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01.09.2010

LA TECHNIQUE DES PETITS PAS

« Ce qui passe a été et sera, et passe du prétérit au futur par un présent imperceptible » Fénélon.

Il est toujours intéressant de se référer à l’Histoire, qui permet parfois (et même souvent) de décrypter le déroulement d’évènements récents, car tout compte fait, il n‘existe pas un nombre illimité de moyens d‘arriver à ses fins.

Sans remonter à Mathusalem, il est passionnant de se remémorer le déroulement de la crise tchécoslovaque, dans l’immédiate avant-guerre, et la façon dont le Chancelier Hitler parvint à imposer sa volonté à une coalition de dirigeants européens assoiffés de compromis.

Qu’est-ce que la Tchécoslovaquie en 1938 ? Un pays formé principalement de deux nations qui furent longtemps séparées, augmentées de nombreuses minorités dont trois millions de germanophones, les Allemands des Sudètes, appelés plus simplement les Sudètes. Dans un premier temps, soit les années 20 et le début des années 30, ceux-ci, tout en réclamant leur rattachement à l’Allemagne, se répartissaient dans l’éventail des partis de l’époque, sociaux-démocrates, sociaux-chrétiens, communistes etc…

Puis survint en Allemagne l’émergence du parti national-socialiste, instrument de la politique expansionniste de Hitler. Dès 1933 se créa un parti frère dans les Sudètes, qui recueilli de plus en plus de voix au fil des élections, pour triompher lors des élections de 1938, où le parti Nazi recueilli plus de 97% des suffrages.

En 1938, nous sortons de l’Anschluss, imposé à une population autrichienne largement consentante malgré l’opposition vite réprimée d’une fraction de la classe politique, et sans réaction notable des puissances européennes.

Vint alors la technique des « petits pas », menée de main de maître par Hitler et son allié sudète, Conrad Henlein. A chaque concession du gouvernement tchécoslovaque répondait de nouvelles exigences allemandes, rendant impossible tout accord.

Par la voix de Henlein (au congrès de Breslau) , l’Allemagne exigea d’abord l’autonomie territoriale et ethnique des Sudètes, ce qui fut dans un premier temps repoussé par le gouvernement tchécoslovaque qui se montrait toutefois disposé à des concessions.

En septembre, devant l’aggravation de la situation, et vivement influencé par la Grande-Bretagne et la France, le gouvernement tchèque fit des contre-propositions à Henlein que celui-ci, pressé par Berlin, refusa en élargissant ses exigences.

Ainsi, peu à peu, chaque fois que Prague acceptait de lâcher du lest, les nazis présentait de nouvelles exigences chaque fois plus étendues. Hitler s’impatientait et Chamberlain, Premier britannique, fit deux voyages successifs en Allemagne en vue d’éviter le pire. Nous en arrivâmes ainsi à la conférence de Munich, de sinistre mémoire, entre l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne et la France, en l’absence du principal intéressé, la Tchécoslovaquie, à qui on imposa la cession pure et simple du territoire des Sudètes au troisième Reich en échange de garanties franco-britanniques. Mais là n’était pas le but ultime de l’Allemagne, qui sous le couvert des tendances séparatistes de la Slovaquie qu’elle manoeuvrait en sous-main, finit par annexer militairement l’ensemble du territoire tchécoslovaque sans provoquer aucune réaction.

Dans la crise tchécoslovaque comme dans d’autres crises d’avant-guerre, la tactique des petits pas, voulant qu’à chaque concession réponde de nouvelles exigences, permit à Hitler d’accomplir sa volonté politique sans tirer un coup de fusil. Et lorsque la guerre éclata, c’est encore lui qui en écrivit le scénario.

Les puissances européennes qui n’avaient pas pu -ou pas voulu- discerner le but ultime du Chancelier du Reich, furent en définitive les victimes de sa grande manipulation.

A vous d’établir des parallèles avec des situations existantes, ou ayant existé, ce qui ne sera pas difficile car la technique démontre chaque jour son efficacité …

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Aldebaran.

18.07.2010

AMNISTIE OU PARDON ?

Numériser0003.jpg Des dépêches d’agence impliquent le pré-formateur Elio di Rupo dans un processus d’amnistie pour les collaborateurs condamnés après la libération.

Cela me paraît tout d’abord une interprétation très exagérée. A ma connaissance le vice-premier a simplement pris l’opinion du psychiatre Van Meerbeeck, favorable lui à une telle mesure qui favoriserait -dit-il- une réconciliation entre tous les Belges. Mais la manipulation ou la distorsion de l’information par les médias ou par des commentateurs divers n’est pas un fait nouveau.

Contrairement à la Wallonie, la question est surtout sensible du côté flamand, ce point ayant toujours été une revendication des mouvements nationalistes du nord du pays (et ce dès après la première guerre mondiale). Non pas qu’objectivement la collaboration ait été plus intense en Flandre qu’en Wallonie, le nombre de condamnations pour faits de collaboration étant proportionnellement équivalente pour chaque communauté, mais elle fut pour certains d’un autre ordre. Les collaborateurs flamands ont été pour une partie, convaincus que le régime nazi serait le vecteur d’un autre avenir pour une Flandre en-dehors de la Belgique, soit au sein du Reich, soit dans une indépendance musclée.

Ce en quoi ils devaient en définitive être bien déçus, mais pas découragés !

Mais que ce soit dans le Nord ou le Sud du pays, il y eut la masse de dénonciateurs, des assassins, des profiteurs, des traîtres à leur pays qui n’hésitèrent pas à porter l’uniforme de l’ennemi, alors qu’aucun traité de paix n’était signé. Et puis tous ceux qui adhérèrent avec enthousiasme à une idéologie dont le caractère criminel ne pouvait échapper à personne.

Une grande partie d’entre eux s’échappèrent du pays en 1944, la plupart en Amérique du Sud où ils fondèrent de véritables communautés, notamment en Argentine, où eux ou leurs descendants perpétuent encore aujourd‘hui le souvenir de leurs exploits, comme cela existe chez nous également.

Alors, quand on me parle de « réconciliation entre les Belges » en faveur de ceux qui n’avaient -et n’ont toujours- de cesse de hurler « België barst  » (que la Belgique crève) me ferait doucement rigoler, si ce n‘était si triste…

Quand je vois des milliers de spectateurs de courses cyclistes agiter en toute innocence des drapeaux flamingants qui leur ont été distribués par des représentants de mouvements extrémistes dirigés par des nostalgiques de la croix gammée, je suis révolté. (Malgré une certaine ressemblance, il ne s’agit en effet pas du drapeau de la Région flamande).

Le pardon ? Pourquoi pas, au cas par cas, pour celui qui le demande et qui est conscient de s’être trompé.

L’effacement de certaines conséquences pour les descendants ? A examiner, mais des indemnités quelconques pour quelque raison que ce soit sont à exclure.

L’amnistie ? J’aurais l’impression d’inverser les rôles, et que nous reconnaîtrions une injustice à l’égard de ces dévoyés. Je ne conçois pas d’amnistie généralisée, qui bénéficierait surtout à ceux qui n’ont en rien renié leur idéologie.

Qu’ils soient Flamands ou Wallons.

Certains faits particulièrement graves ne peuvent être passés par pertes et profits, et chacun doit être conscient que certains choix ont des conséquences irréversibles. Cela était vrai hier, et ce doit encore l’être aujourd’hui.

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D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE !

Aldebaran.

15.07.2010

QUELQUES ACTUALITES PARALLELES 15/07/2010

Quelques faits d’actualité récente qui m’ont interpellé à un titre ou un autre, et qui n’ont pas ou peu reçu d’écho dans nos médias nationaux.

- INDE - L’Inde demande à la communauté internationale de rester engagée en Afghanistan pour la sécurité et la stabilité non seulement de ce pays, mais également de la sienne propre. IRNA 01/07/2010

- PAKISTAN - Le Pakistan déclare sans fondement les déclarations de l’armée indienne, qui dénonce des camps de la terreur dans le Cachemire pakistanais. IRNA 01/07/2010

- Un rapport de l’Agence Néerlandaise de l’Environnement montre que les efforts de réduction du CO2 par les pays industrialisés ont été totalement annulés par la forte augmentation constatée en Inde et en Chine. IRNA 02/07/2010

- RUSSIE - Le traité d’union douanière a été signé par la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie. RIA NOVOSTI 03/07/2010

- LIBAN - Les députés du Hezbollah reprennent leurs attaques contre l’action de la FINUL. Sur le terrain, les accrochages avec la FINUL dans le Liban-Sud contrôlé par le Hezbollah semblent le fait d’un plan pré-établi. L’ORIENT LE JOUR 08/07/2010

- LIBAN - La France envisage de saisir le Conseil de Sécurité suite aux agressions contre la FINUL au Liban-Sud L’ORIENT LE JOUR 08/07/2010

- LIBAN - Le Hezbollah a réussi à garder son armement, en contradiction avec la légalité internationale et des résolutions de l’ONU. Cet armement pèse lourdement sur la vie politique intérieure du pays. L’ ORIENT LE JOUR 15/07/2010

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Aldebaran.