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27/04/2015

L' EFFET DE SERRE VERSION GIEC N' EXISTE PAS.

effet de serre,CO2,réchauffement climatique,GIEC,climat,Dans un article précédent, Mercurius démontrait que rien ne permettait de conclure à un quelconque effet de serre dans le bilan thermique de la Terre. (1)

 

Dans le présent billet, ce scientifique remet en cause la théorie même de l'effet de serre tel que défini par le GIEC.

 

Bonne lecture !

 

Jo Moreau.

 

 

La théorie de l' effet de serre a été élaborée pour la première fois par Arrhenius en 1896 pour lier une éventuelle élévation de température à l'augmentation de la teneur en CO2 dans l'atmosphère  résultant de l'activité humaine. Cet effet, considéré initialement comme bénéfique, donna lieu à partir de 1990 à une série de rapports d'évaluation de plus en plus alarmistes rédigés par le GIEC.

 

Pour les partisans de cette théorie, l' effet de serre est un phénomène radiatif  causé par des gaz tels que la vapeur d'eau ou le CO2, qui absorbent une fraction du rayonnement infrarouge émis par la Terre, et le ré-émettent ensuite dans toutes les directions et notamment vers la surface terrestre dont la température serait, de ce fait, plus élevée qu'en l'absence de gaz absorbant l'infrarouge. Ces gaz sont dès lors qualifiés de "gaz à effet de serre".

 

Pour mettre en évidence ce phénomène, certains climatologues ont eu l' idée saugrenue de calculer la température "théorique" qu'aurait la Terre en l'absence d'atmosphère, pour la comparer à la température "moyenne globale" résultant de mesures dans une série de stations météorologiques situées principalement dans l' hémisphère nord. L' idée est saugrenue car une Terre sans atmosphère est nécessairement sans océans. C'est une Terre morte sans courants marins, sans nuages et sans vents qui sont des éléments déterminants du climat. On voit mal, dès lors, l'intérêt d'une telle comparaison si ce n'est de présenter la différence comme la manifestation d'un "effet de serre".

 

Comme un modèle scientifiquement valable tenant compte de la vitesse de rotation de la Terre, de l'inclinaison de son axe de rotation et de sa capacité calorifique donnerait lieu à des difficultés de calcul insurmontables, certains climatologues ont imaginé un modèle "simplifié" impliquant une distribution uniforme de l'énergie sur toute la surface terrestre. Un tel modèle, négligeant l'existence d'un hémisphère non éclairé et la variation d'ensoleillement en fonction de la latitude n'a aucun sens physique et une température uniforme  n'est évidemment pas équivalente à une température moyenne.  Poursuivant néanmoins dans cette orientation erronée, les climatologues théoriciens concluent, moyennant certaines approximations, que pour maintenir une température constante, la Terre en l'absence d'atmosphère devrait dissiper sous forme de rayonnement infrarouge un flux énergétique correspondant,  d'après la relation de Stefan-Boltzmann, à une témpérature de -18°C.

 

Bien que cette valeur soit erronée, elle est très souvent comparée à la température "moyenne globale" de +15°C résultant de mesures effectuées dans une série de stations météorologiques. La différence de 33°C est alors présentée comme la manifestation d'un "effet de serre". Il est clair cependant que les prémisses étant fausses, la conclusion n'a aucun sens et que cette différence ne peut justifier un quelconque "effet de serre".

 

Quel peut être le rôle de la vapeur d'eau dont la teneur très variable est de l'ordre de 1% en moyenne et du CO2 qui n'intervient qu'en proportion de 0,04% dans une atmosphère constituée à près de 99% d'azote et d'oxygène ? Toutes ces molécules en agitation constante s'entrechoquent et subissent chacune, dans le domaine des températures et pressions atmosphériques habituelles, plusieurs milliards de collisions par seconde. L' énergie du rayonnement infrarouge émis par la Terre et absorbé par la vapeur d'eau et le CO2 va donc se répartir sur l'ensemble des molécules atmosphériques dont l'énergie cinétique va augmenter. La vapeur d'eau et le CO2 ne vont donc pas ré-émettre sous forme de rayonnement l'énergie absorbée, et on peut en conclure que l'effet de serre tel que défini par le GIEC n'existe pas. 

 

Cette énergie absorbée initialement par la vapeur d'eau et le CO2 peut-elle néanmoins servir à réchauffer la surface terrestre par l' émission d'un rayonnement thermique en provenance des basses couches atmosphériques ? Cet effet, parfois envisagé, ne peut cependant se produire car le rayonnement thermique émis par un corps à une température quelconque ne peut être absorbé par un corps plus chaud. De plus, le rayonnement thermique est une propriété quasi exclusive des solides, l'émissivité des liquides est très faible et à fortiori celle des gaz est pratiquement nulle dans le domaine des températures et pressions atmosphériques.

 

Si l'énergie absorbée par la vapeur d'eau et le CO2 ne peut réchauffer la surface terrestre, dans quelle mesure peut-elle réchauffer les basses couches atmosphériques ? Pour estimer cette contribution, il faut connaître la fraction d'énergie dissipée par la Terre sous forme radiative. Or, en présence d'une atmosphère, le bilan thermique de la Terre est complexe.

 

Pour maintenir une température constante, la Terre doit émettre vers l'atmosphère autant d'énergie qu'elle en reçoit du Soleil.  Trois mécanismes y contribuent : convection de l'air, évaporation de l'eau des océans suivie de condensation en altitude, et enfin rayonnement thermique. Seul ce dernier mécanisme peut donner lieu à une absorption d'énergie par la vapeur d'eau et le CO2. Son importance relative varie de 8 à 41% selon les auteurs. Il subsiste donc à ce sujet une très grande incertitude. Tenant compte de la fraction du rayonnement émis par la Terre à la température "moyenne globale" de 15°C et du coefficient d'absorption du CO2, on peut calculer, sur la base de la théorie cinétique des gaz, que la présence de 0,04% de ce gaz conduirait à une élévation de température des basses couches atmosphériques de quelques millièmes ou dix-millièmes de degré selon l'estimation de la fraction d'énergie dissipée sous forme radiative.

 

 

En conclusion, on peut affirmer que 

 

- L' effet de serre tel que défini par le GIEC n'existe pas.

 

- La présence de CO2 dans l'atmosphère ne peut contribuer par aucun mécanisme au réchauffement de la  surface terrestre. 

 

- La contribution du CO2 au réchauffement des basses couches atmosphériques est négligeable.

 

Mercurius

 

(1)  http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/11/28/bilan-thermique-de-la-terre-et-effet-de-serre-1137166.html

 

10:17 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : effet de serre, co2, réchauffement climatique, giec, climat | |  Facebook |

20/04/2015

POURQUOI NOUS AVONS UN BESOIN VITAL DE CO2

Marko[1].jpgCe 16 avril, le quotidien belge "L' ECHO" publiait de larges extraits d'un article de Istvan Markö, sur le rôle capital du CO2 dans la vie de notre planète.

 

Voici l'article complet du coordinateur scientifique du livre " Climat, 15 vérités qui dérangent".

 

Jo Moreau.

 

 

Le CO2 n'est ni un poison, ni un polluant.

 

Non, non non et non !! Je le répète et le répéterai sans cesse :  le CO2 n'est ni un poison, ni un polluant ! Il ne l'a jamais été et il ne le sera jamais ! Malgré les nombreuses campagnes de désinformation, menées par des ONG environnementalistes sans scrupule, qui n'hésitent pas à endoctriner nos jenes têtes blondes dès le début de leurs études, en dépit des accusations médiatiques injustes relayées par certains journalistes trop occupés pour vérifier leurs sources les plus fondamentales ou déjà acquis à "la cause", et nonobstant sa condamnation par certains politiciens dogmatiques et aux connaissances scientifiques hésitantes, le CO2 est et reste ce qu'il a toujours été : l'une des molécules les plus importantes de la vie ! Pas de CO2 et pas de vie sur Terre telle que nous la connaissons. 

 

Le CO2, c'est avant tout "la nourriture" des plantes. C'est leur aliment de base. La photosynthèse, cette merveilleurse transformation que les plantes ont appris à maîtriser, utilise la lumière du soleil et le CO2 pour fabriquer sucres, cellulose et amidon et donner vie à nos végétaux. Pas de CO2, pas de plantes et donc pas d'herbivores, ni de carnivores, ni ... d'humains. Le CO2 est vraiment source de vie ! Nous savons aujourd'hui que nos végétaux sont affamés en CO2. De nombreux scientifiques ont montré que la quantité de CO2 dans l'air était plus importante auparavant et que nos plantes souffrent d'un manque chronique de gaz carbonique. Elles ont faim. Tous ceux qui cultivent dans une serre botanique industrielle savent très bien que la quantité de CO2 à l'intérieur de la serre est environ trois fois plus élevée (1100 à 1200 ppmv) que celle présente dans l'atmosphère que nous respirons (un peu moins de 400 ppmv en 2015). Dans ces conditions, les végétaux poussent plus vite, sont plus robustes, apprécient une température plus élevée et consomment moins d'eau. 

 

On observe un verdissement de la planète.

 

Cette dernière propriété explique aussi pourquoi, depuis plus de 30 ans, on observe un verdissement de la planète de plus de 20%. Oui, vous lisez bien ! Il y a 20% de verdure en plus sur Terre aujourd'hui qu'il n'y en avait il y a trente ans. Malgré la déforestation continue - qui n'est une réalité qu'en certains endroits de la planète- et l'action des hommes, les plantes poussent plus vite et en plus grand nombre car elles ont enfin davantage de nourriture. L'un des résultats les plus visibles (par satellite) de ces conditions favorables à la croissance des plantes est le recul de certains déserts, dont celui du Sahel. L'autre est l'augmentation constante de la production mondiale de céréales pour lesquelles une hausse du taux de CO2 atmosphérique est un formidable bonus. Une belle gifle pour ceux qui veulent diminuer la quantité de CO2 présent dans l'atmosphère. La Nature nous donne un tout autre message : encore du CO2 ! Plus de CO2 !

 

Pour vivre, la plupart des animaux, en ce compris les humains, ont besoin d'oxygène. Celui-ci est produit notamment par les arbres et les végétaux, mais en quantités relativement faibles. La majorité de l'oxygène que nous respirons provient du phytoplancton. Ces minuscules organismes marins utilisent la lumière du soleil et le CO2 atmosphérique pour se nourrir. Ils rejettent en même temps d'importantes quantités d'oxygène. Plus de 75% de l'oxygène présent dans l'atmosphère provient de ce phytoplancton et donc, du CO2 qu'ils utilisent ! Pas de CO2, pas de phytoplancton et donc pas assez d'oxygène pour vivre ! A l'inverse de ce que l'on tente d'imprimer dans nos esprits depuis des lustres, les forêts ne sont pas les "poumons" de la Terre, à peine quelques petites alvéoles pulmonaires. Les vrais poumons, ce sont les phytoplanctons !

 

Pas d'augmentation récente du réchauffement global.

 

Malgré toutes ces qualités vitales à notre survie, le CO2 est devenu la bête noire des climatologues alarmistes du GIEC (Groupement Intergouvernemental pour l'Etude du Climat) et des ONG environnementalistes qui accusent le CO2 produit par l'Homme (uniquement celui-là, bien sûr) d'être responsable de l'augmentation de la "température moyenne" de notre globe depuis le début de l'ère industrielle. Le CO2 est un "gaz à effet de serre" dont la puissance phénoménale de réchauffement est égale à ...1 ! La vapeur d'eau est dix fois plus puissante et certains fréons plus de 10.000 fois !

 

Le problème de cette théorie fumeuse est que depuis plus de 18 ans, la "température moyenne" de notre Terre n'a pas augmenté d'un iota ! Durant cette période, plus d'un tiers du CO2 total émis depuis le début de l'ère industrielle a été relâché dans l'atmosphère. Si ce gaz était vraiment responsable d'un quelconque réchauffement climatique anthropique, on s'attendrait à tout le moins à observer une hausse vigoureuse des températures. Rien de tout cela ne se produit. Nada. Comme le disait le grand physicien Richard Feynman : "Lorque votre théorie, aussi belle et géniale soit-elle, est invalidée par l'expérience, c'est qu'elle est fausse. Il faut s'en débarrasser et en formuler une meilleure". Exit la théorie du GIEC sur le CO2. Exit le GIEC aussi ?

 

La vraie question reste cependant : pourquoi le GIEC, l'ONU, de nombreuses ONG, certains politiciens, de grandes compagnies électriques et d'autres veulent-elles à tout prix la peau du CO2 anthropique ? La raison est double : politique et financière (pour changer).

Politique parce que de nombreuses organisations, dont l'ONU, ont trouvé dans la lutte contre le changement climatique et donc contre le CO2, un thème unifiant qui leur ouvre la possibilité d'une gouvernance mondiale à laquelle elles aspirent depuis plusieurs générations. Le CO2 est un problème mondial qui ne peut être résolu que par une action mondiale, et qui mieux qu'un gouvernement mondial pourrait y pourvoir ? Le document qui sera discuté au prochain sommet du climat à Paris en décembre 2015 n'est rien de moins qu'un pas gigantesque en ce sens. On y trouve même la volonté d'instaurer un tribunal climatique mondial. A quand le rationnement du nombre de respirations par humain par jour ?

 

Le GIEC, la politique et la finance.

 

Politique parce que certaines élites occidentales ne veulent pas que les pays émergents quittent leur état de pauvreté et de dépendance actuelles. Ils risqueraient de devenir de nouvelles puissances et leur feraient de l'ombre, voire relègueraient leurs rêves idéologiques à l'arrière-plan. Quel meilleur moyen de ralentir leur développement économique et technologique que de leur proposer d'investir dans la sauvegarde de notre Terre commune en utilisant directement des énergies renouvelables et en appliquant les principes du développement durable ? Moyennant finances, bien entendu, via des transferts de richesse directs consentis par les pays "riches". Ainsi on maintient les pays émergents dans leur état actuel de précarité, voire on l'accentue, tout en condamnant les pays "riches" à s'appauvrir (le dernier rapport du GIEC préconise expressément la "décroissance", ce concept "scientifique" bien connu, pour les pays "riches"). Malthus serait fier de ses enfants !

 

Financier parce que la gigantesque arnaque du développement durable et de son corollaire, les énergies renouvelables, repose exclusivement sur la peur générée dans le grand public -et continuellement maintenue à grand renfort de publicité dans tous les médias- du réchauffement climatique dû au CO2 produit par l'Homme. C'est une crainte soigneusement entretenue qui permet aux gouvernements de créer de nouveaux impôts "verts", de financer avec l'argent du contribuable des éoliennes inutiles et d'investir dans des énergies renouvelables aussi ridicules que superflues, emplissant ainsi les poches de certains industriels peu scrupuleux, voire mafieux, avec l'argent des honnêtes citoyens. Quant aux ONG, elles reçoivent maintes subventions pour maintenir cette peur dans l'esprit du public.

 

La chasse au CO2 n'a évidemment rien à voir avec son misérable "effet de serre", ni avec un quelconque réchauffement de la planète. Tout cela n'est que politique nauséabonde et combines financières en tous genres. Qui sont les perdants ? Les pauvres des pays riches. Qui sont les gagnants ? Les riches des pays pauvres. Sans l'imaginaire toxicité du CO2 et de ses effets néfastes sur l'environnement, toute cette gigantesque supercherie se dégonflerait comme une baudruche percée. Tant d'intérêts sont cependant en jeu que leurs bénéficiaires ont certainement prévu de larges quantités de rustines pour colmater les fuites et maintenir en l'air aussi longtemps que possible ce claudiquant attelage.

 

Istvan E. Markö

L'auteur s'exprime à titre personnel.  

 

Pour ce qui concerne le récent "palier" des températures terrestres, voir notamment :

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/09/24/le-rechauffement-climatique-en-panne-info-ou-intox-1135103.html

 

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15/04/2015

SUR LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES (3)

réchauffement climatique,évènements extrêmes,GIEC,CO2,Suite 3.

"IL N'Y A DE NOUVEAU QUE CE QUI EST OUBLIE" (Melle Bertin)

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui nous menace, mais dont en plus nous serions responsables !

Et ceux qui avalisent aveuglément les conclusions du GIEC font des déclarations péremptoires à ce sujet.

 

 

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiq

Contexte et mise en garde, voir : 

1140511.htmlhttp://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1-

 

Anno 525 : Une crue de la rivière Trent cause de nombreux morts en Angleterre.

 

Anno 529 : En Angleterre une crue de la rivière Humber cause de nombreux morts.

 

Anno 536 : Dans le Northumberland une crue de la rivière Tweed occasionne de nombreux morts.

 

Anno 540 : En France et en Italie, des pluies importantes causent de nombreuses inondations. La crue du Tibre cause un véritable massacre d'hommes et de bétail.

 

Anno 549 : Une terrible tempête balaye Londres, causant d’énormes dégâts et près de 300 morts.

 

Anno 552 : En Grèce, un raz de marée envahit une grande partie des terres.

 

Anno 559 : Europe de l’ouest : Juillet et août furent marqués par des tempêtes, des raz de marée et des tremblements de terre.

 

Anno 563 : La "grande montagne" s'effondre dans le lac Léman, écrasant un fort, des villages et tous leurs habitants. Le lac sortit de ses rives en un véritable tsunami qui détruisit de nombreuses bourgades et tua leurs habitants. 

 

Anno 564 : Grandes inondations en Angleterre suite à des pluies incessantes. L’Italie fut également touchée et la crue du Tibre submergea les plaines.

 

Anno 566 : En Angleterre, de grandes tempêtes balayent les côtes du Kent, le Sussex et Hampshire.

 

Anno 568 : Italie : Inondations catastrophiques du Pô. Le lit de l’Adige est repoussé de plusieurs kms au Nord par suite de l’accumulation des alluvions.

 

Anno 570 : Sur l’ouest européen, les pluies furent si importantes que les rivières débordèrent et causèrent les plus terribles ravages. L’Italie fut particulièrement touchée.

 

Anno 572 : Pluies diluviennes sur la France. Grandes inondations.

 

Anno 575 : Angleterre : Les côtes de l Essex , Suffolk et Norfolk sont submergées par un raz de marée.

France : Crue exceptionnelle de la Loire.

 

Anno 576 : France : Crue de la Loire.

 

Anno 579 : Grandes inondations en France et en Italie.

 

Anno 580 : France : été très chaud et grande sécheresse.Les arbres fleurirent une seconde fois aux mois de septembre ou d’octobre. Des pluies abondantes et des inondations terribles avaient précédé cette floraison inaccoutumée.

Ensuite survint une grande tempête et des trombes d’eau tombent sans discontinuer pendant plus de 2 semaines. De grandes inondations noient les rives du Rhône et de la Loire, grands dégâts à Lyon dont la plaine de Brotteaux est transformée en grand lac.  A la jonction du Rhône et de la Saône, près de St Nizier, la crue atteint une telle hauteur que la plupart des murs de la cité de Lyon sont submergés et de nombreuses constructions détruites. Après 4 jours d’inondations, les eaux semblent commencer à se retirer quand le ciel se couvrit à nouveau de nuages noirs, et les pluies violentes reprirent. Les habitants terrifiés fuirent avec femmes et enfants et leurs biens les plus précieux, vers les collines de Saint Just et Saint Sebastien. Là, ils tombèrent en prières  jour et nuit. Les pluies violentes durèrent 20 jours, et une terrible tempête accompagnée d‘orages, de chutes de grêle et d‘un tremblement de terre ajouta à la désolation.

Bordeaux, Arles et Bourges furent notamment touchés par des tremblements de terre, des incendies et des orages de grêle.

Ces conditions extrêmes s’estompèrent au début de l’automne, et on vit une floraison inhabituelle des arbres en septembre et en octobre .

L' Auvergne fut également touchée et les semailles ne furent pas possibles.

Le Pays de Galles  fut touché par un raz de marée .

L’ouest de l’ Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg furent également touchés par des inondations et des tremblements de terre.

L' Italie souffrit prodigieusement des inondations. 

 

Anno 582 : En France, été très chaud et grande sécheresse. La chaleur de l’année 582 fit fleurir les arbres au mois de janvier suivant.

 

Anno 583 : En février. en France grandes inondations dues au débordement de la Seine et de la Marne.

 

Anno 584 : France : été très chaud et grande sécheresse. En 584, on eut des roses en janvier : une gelée blanche, un ouragan et la grêle ravagèrent successivement les moissons et les vignes ; l’excès de la sécheresse vint consommer ensuite les désastres de la grêle passée : aussi ne vit-on presque pas de raisins cette année ; les cultivateurs désespérés livrèrent leurs vignes à la merci des troupeaux.

Cependant les arbres, qui avaient déjà porté des fruits au mois de juillet, en produisirent une nouvelle récolte au mois de septembre, ce qui implique régulièrement 20° à 24° de chaleur moyenne, et 32° à 34° au moins de chaleur extrême ; quelques-uns refleurirent encore au mois de décembre, et les vignes offrirent à la même époque des grappes bien formées, augurant 12° à 14° de chaleur moyenne, et 24° à 25° de chaleur extrême.

En Europe, un ouragan et la grêle ravagèrent successivement les moissons et les vignes.

 

Anno 585 : En France, été très chaud et grande sécheresse persistante. Les vignes fleurissent deux fois.

 

Anno 586 : En France, été très chaud et grande sécheresse. Les arbres  refleurirent encore au mois de septembre 586, et un grand nombre de ces derniers, qui avaient déjà porté des fruits, en produisirent une seconde fois jusqu’aux fêtes de Noël.

 

Anno 587 : En France, été très chaud et grande sécheresse. Au mois d’octobre 587, après la vendange, les vignes présentèrent de nouveaux jets avec des raisins bien formés.

La Bourgogne est ravagée par de grandes inondations.

 

Anno 588 : Douceur insolite en France. Arbres en fleur en automne et les rosiers fleurissent en décembre. Grandes inondations dues au débordement de la Saône et de la Loire. "La Loire entraina les hommes et leurs maisons, renversa les ponts et les murs les plus solides, on crut que c'était le déluge".

 

Anno 589 : Eté très chaud et grande sécheresse en France. Les arbres refleurirent pendant l’automne de 589, et ils donnèrent ensuite d’autres fruits : on eut aussi des roses au mois de novembre.

 

Anno 590 : L Italie est ravagée par de grandes inondations.

La pluie tombe en septembre et octobre sans discontinuer et provoque de grandes crues de toutes les rivières et lacs, et un nombre infini d’habitants et de troupeaux sont noyés. Certains évoquent même un nouveau déluge.Le niveau du Tibre était si élevé que tous les champs qui sont en plaine sont inondés. Ils ne purent ensuite être cultivés, et il s’ensuivit une grande famine. Les réserves de grains furent également perdues. 

L’Espagne et la France furent également ravagés (certaines chroniques datent ces évènements en 588 ou 589).

En automne, pluies et inondations pendant 3 mois sur l'Europe orientale.

 

Anno 591 : Eté très chaud et grande sécheresse en France. La sécheresse excessive de 591 consuma toutes les prairies.

Grande chaleur et sécheresse de janvier à septembre en Europe orientale.

 

Anno 592 : Grande sécheresse en Angleterre du 10 janvier à septembre, qui cause une famine généralisée.

"Croire que nous pouvons maîtriser le climat en tournant un bouton de réglage du CO2 est une absurdité scientifique" . Klaus-Eckart Puls - Physicien - Météorologue.

Jo Moreau

 

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01/04/2015

SUR LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES (2)

évènements extrêmes,climat,CO2,GIEC,Suite 2.

 

"IL N'Y A DE NOUVEAU QUE CE QUI EST OUBLIE" (Melle Bertin)

 

Voir la première liste, le contexte et la mise en garde : 

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1-1140511.html

 

Anno 300-336 : Une sécheresse sévit à Chypre pendant 36 ans, qui provoque l exode de ses habitants.

Anno 317 : L île de Thanet dans le Kent est ravagée par un raz de marée.

Anno 323 : L île de Ferne dans le Northumberland est détruite par un raz de marée, et tous ses habitants noyés.

Anno 330 : Les côtes du Lancashire sont ravagées par un raz de marée.

Anno 346 : En mars, des pluies continues occasionnent de grandes inondations en France.

Anno 349 : En Angleterre, 420 maisons sont détruites dans une grande tempête causant un nombre considérable de morts.

Anno 353 : Grande inondation en Angleterre, causant plus de 3000 morts.

Anno 357 : Grande sécheresse en été en Allemagne.Le Rhin peut être traversé à pied sec.

Anno 358 : Raz de marée sur les côtes anglaises. Plus de 5000 morts et de grands dommages.

Anno 362 : Grande chaleur et sécheresse en Angleterre. Les récoltes sont détruites.

Anno 368 : Raz de marée en Sicile causant de nombreuses destructions.

Anno 400 : (environ) Deuxième transgression dunkerkienne. Un énorme raz de marée accompagne une avancée de la mer du Nord qui se poursuivra pendant 300 ans. La mer pénètrera de 10 Kms à l’intérieur des terres.

Anno 416 : En Essex, une grande tempête détruit une grande partie de Colchester, tuant beaucoup d’habitants.

Anno 419 : Raz de marée dans le Hampshire et destructions dans Southampton.

Anno 439 : Grande sécheresse et famine en Angleterre.

Anno 441 : Raz de marée en Wales. Grandes destructions et nombreux morts.

Anno  451 à 453 : Période de sécheresse dévastant la Bretagne du diocèse de Vannes, suivies par de grandes inondations. 

Anno 458 : A York, une grande tempête détruit de nombreuses habitations et cause de nombreux morts.

Anno 480 : Sécheresse causant une famine en Ecosse.

A suivre.

Jo Moreau

17:31 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : évènements extrêmes, climat, co2, giec | |  Facebook |

12/03/2015

CLIMAT : POURQUOI LE GIEC DOIT ÊTRE DÉMANTELÉ

Drieu Godefridi, un des co-auteurs du livre « Climat, 15 vérités qui dérangent », est l'auteur de cet article qui fut repris par le média informatique « Contrepoints » (1), et par le quotidien belge « L'Echo » (2)

 

Il y démontre le caractère essentiellement politique de cet organisme, qui prône le versant le plus extrémiste de l'écologisme.

 

Jo Moreau

 

 

Sous couvert de science, le dernier rapport du GIEC (« AR5 ») diffuse la version la plus échevelée de l’idéologie écologiste (décroissance, égalitarisme, deep ecology). Le problème réside dans la structure même de l’organisation onusienne, qui n’est pas scientifique, mais scientiste.

 

Le scientisme

 

Le scientisme est la théorie selon laquelle nos sociétés doivent être gouvernées par la science.

Cette théorie fut mise en forme par deux intellectuels français du dix-neuvième siècle, Auguste Comte et Ernest Renan.

 

La difficulté que rencontre la théorie scientiste est la différence de registre entre la science et la norme.

La science s’occupe de décrire la réalité, elle décrit ce qui est. La norme, morale ou juridique, ne décrit pas la réalité : elle dit ce qui doit être. On perçoit aisément que l’énoncé scientifique « L’eau bout à 100 degrés » est d’une nature différente de la norme « L’eau doit être consommée avec modération. »

 

La science nous montre que la consommation de tabac cause toutes sortes de maladies. Ce que sachant, chacun peut décider, en son âme et conscience, de fumer, car cela relève de la norme que chacun se donne à lui-même, par exemple en attachant davantage de prix au plaisir immédiat qu’à la santé. Du même énoncé scientifique « le tabac nuit à la santé » peuvent suivre une multitude de normes, juridiques et morales, générales et individuelles, qui sont fonction des valeurs mises en œuvre par le législateur et les individus. Autrement dit, l’énoncé scientifique ne donne naissance, par lui-même, à aucune norme. La norme relève d’une réalité étrangère à celle de la science : celle des valeurs.

 

En prétendant dériver (déduire logiquement) la norme de la science, le scientisme est une erreur de raisonnement.

 

Le GIEC est une organisation scientiste

 

Le GIEC n’est pas une organisation scientifique, mais une organisation scientiste. Cela se démontre facilement. Commençons par rappeler, comme le soulignait le physicien Hervé Le Treut du GIEC, que « le GIEC ne fait pas de science ». En effet, la première partie de ses rapports est une recollection des articles scientifiques jugés pertinents dans le domaine du climat, plus précisément de l’influence de l’homme sur le climat (qui est l’objet social du GIEC). Les deux autres parties – impact négatif, pour l’homme, des changements climatiques observés, et normes à mettre en œuvre pour y remédier — reposent sur des jugements de valeur, qui sont la province du politique, et non de la science. Quand est formulée une proposition qui repose sur ou contient un jugement de valeur (un devoir-être), elle relève de la politique, pas de la science (ni non plus d’un mélange des deux : un énoncé est scientifique ou politique, il n’y a pas de moyen terme). Par conséquent, sur les trois parties des rapports du GIEC, la première n’est scientifique que par emprunt, les deux autres sont politiques au sens strict.

 

Présenter les deuxième et troisième parties des rapports du GIEC comme « scientifiques » est donc une erreur objective. Mais la vraie erreur consiste à présenter les 2e et 3e parties comme découlant logiquement de la première ; en cela réside le cœur de l’illusion scientiste. Or, c’est très précisément ce que font ceux, GIEC en tête, qui présentent les rapports du GIEC comme scientifiques.

 

Le dernier rapport du GIEC, « AR5 »

 

Le cinquième et dernier en date des rapports du GIEC, baptisé « AR5 », prend en compte ces objections. Ainsi est-il affirmé que les scientifiques du GIEC sont soucieux de « neutralité axiologique » (neutralité quant aux valeurs) et que, s’ils s’attachent à proposer des normes aux États, il ne leur revient bien sûr pas de les imposer.

 

Toutefois, cette prétention formelle à la neutralité ne résiste pas à l’analyse. Comme nous venons de le rappeler, la science ne dicte, ne renseigne ni n’induit aucune norme par elle-même. D’un constat scientifique aussi clair et net que « le tabac nuit à la santé » peuvent jaillir une infinité de normes différentes, concurrentes et, surtout, parfaitement contradictoires. Tout dépend des valeurs que l’on met dans le brouet dont sort la norme. Or, qu’observe-t-on à la lecture attentive de la troisième partie de l’AR5 ? Que les normes « suggérées » sont parfaitement cohérentes et même qu’elles s’inscrivent toute entière dans une seule et même idéologie : la décroissance, qui est le versant le plus extrême de l’idéologie écologiste.

 

De prime abord, pour qu’un rapport soit crédible, il doit être exempt de contradictions. Ce n’est pas toujours vrai. Pour que la troisième partie des rapports du GIEC, la partie normative, soit crédible et fondée dans sa prétention à la neutralité axiologique, il eût fallu qu’elle offre un catalogue de différents bouquets de normes possibles, chaque bouquet cohérent par lui-même, mais parfaitement contradictoires les uns avec les autres. Cela pour tenir compte de la diversité possible des valeurs à mettre en œuvre (comme dans notre exemple du tabac).

 

Jugeons-en in concreto en étudiant attentivement la partie 3 de l’AR5. La lecture est laborieuse, mais nécessaire, au vu de l’influence planétaire du GIEC depuis 27 ans. Rappelant sa neutralité axiologique, le GIEC propose un programme mondial qui consiste, d’une part, pour les pays « riches » à entrer en décroissance et, d’autre part, pour les pays « pauvres », à limiter leur croissance tout en bénéficiant de transferts de richesse directs de la part des pays riches. L’analyse fait preuve de finesse et d’un certain raffinement conceptuel. Ainsi est-il exposé que les pays riches doivent apprendre à déconnecter les concepts de bien-être et de croissance. En d’autres termes, à augmenter leur bien-être tout en acceptant la décroissance économique. En effet, explique le GIEC, l’humanité doit comprendre qu’il existe des « valeurs non humaines », et que la domination de la nature est un manque de respect à son égard. Les lecteurs du Nouvel Ordre écologique, de Luc Ferry, auront reconnu l’idéologie de la deep ecology, selon laquelle, de par son accroissement et sa consommation des ressources naturelles, l’humanité a dépassé le stade de composante de la nature, pour gagner celui de nuisance objective, dont les méfaits doivent être corrigés (ce qui, pour la plupart des auteurs de l’écologie profonde, implique une réduction drastique de l’humanité…). Sur cette base, le GIEC « suggère » un impressionnant catalogue de mesures détaillées que les États doivent mettre en œuvre dans tous les secteurs de l’activité humaine. Tous les secteurs d’activité ? Il n’est pas jusqu’au simple fait de faire un pas dans la rue qui n’émette de CO2. Par conséquent, rien de ce qui est humain n’est étranger au GIEC. Il convient pour les pays riches, conclut le GIEC, de renoncer à la croissance économique, qui n’est pas durable, et de travailler à réduire les inégalités matérielles avec les pays pauvres. Adviendrait ainsi une manière d’égalité matérielle globale, concomitante de l’harmonie retrouvée de l’homme avec la nature.

 

Ce n’est pas le lieu de discuter de la rationalité, de la souhaitabilité ou de l’humanisme de ce programme. Seulement de constater qu’il ne s’agit que de cela : un programme politique, celui de l’écologisme dans son versant le plus extrême.

 

En cela qu’il repose sur une erreur de raisonnement qui lui permet, sous couvert de science, de se faire le vecteur de l’idéologie écologiste, le GIEC doit être démantelé.

 

- Drieu Godefridi donnera le 28 avril prochain, à l’Académie royale (Collège Belgique, Bruxelles), une communication « Critique épistémologique du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC)

 

(1) https://www.contrepoints.org/2015/03/07/200348-climat-pourquoi-le-giec-doit-etre-demantele

 

(2) http://www.lecho.be/detail.art?a=9610369&n=7499&h...

 

 

 

 

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27/02/2015

SUR LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES (1)

"IL N'Y A DE NOUVEAU QUE CE QUI EST OUBLIE" (Melle Bertin)

climat,GIEC,CO2,Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus nous serions responsables !

Et ceux qui avalisent aveuglément les conclusions du GIEC font des déclarations péremptoires à ce sujet, qualifiant souvent ces évènements de "sans précédent".

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques. Ce ne sont bien entendu pas des observations scientifiques, telles que nous les connaissons aujourd’hui. Les principales difficultés résident souvent dans la datation, au gré des transcriptions, le 1 peut se changer en 7, le 3 en 8 etc… Il se présente également des erreurs de transcription, voire de traduction qui se répercutent de scribe en scribe…

Mais dans leur grande majorité, ils décrivent des évènements réels, ayant affecté les populations de façon assez marquante que pour être consignés, ou ayant impressionné la mémoire collective. Voici la première énumération. Je n'ai repris que les pays de l'Ouest européen, mais il existe également d'autres sources très complètes pour d'autres aires géographiques, comme par exemple la Chine. Les années les plus anciennes sont bien entendu également les plus clairsemées...

 

-200 :  première " transgression dunkerquienne" caractérisant une avancée de la Mer du Nord. 

An 7 : Grandes inondations dans la vallée de la Tamise. De nombreux noyés parmi les riverains

An 15 : Grandes inondations en Italie, autour du Tibre.

An 29 : Grandes inondations en Angleterre autour de la Trent River

An 33 : Grandes inondations en Angleterre dues à la Dee River

An 37 : Grandes inondations en Angleterre, autour de la Medway River

An 43 : Violente tempête en Mediterrannée

An 48 : Inondations en Angleterre dues à la crue de la Tamise. Grands dommages et plus de 10.000 morts

An 68 : Raz de marée en Angleterre, dû à une éruption volcanique. L île de Wight est séparée du Hampshire

An 70:  Grandes chaleurs et sécheresse dans le nord de la Gaule. Le Rhin est à sec.

An 79 à 88 : Grande sécheresse en Italie débouchant sur une famine. Il se dit qu’en une seule journée, 10.000 Romains meurent. Les maisons sont remplies de cadavres.

An 80 Grandes inondations en Angleterre dues à la crue de la Severn River. Nombreux morts.

An 86 et 87 : Crues de la Medway River en Angleterre causant de nombreux morts .

An 95 Crue de la Humber River en Angleterre, qui inonde le pays jusqu'à 80 Kms au-delà des berges.

An 115 : Crue de la Severn River en Angleterre, causant plus de 5000 morts.

An 120 : Crue de la Meuse

An 125 : Grande crue de la Humber River en Angleterre.

An131 : Raz de marée dans le Dorsetshire. La mer pénètre de plus de 20 miles dans les terres, faisant de nombreux morts et destructions

An 155 : Grandes inondations en Ecosse. Edinbourg connaît de grandes destructions.

An 167 : Grandes crues du Tibre en Italie.

An 214 : Grandes inondations en Angleterre, dues a la Trent River, qui déborde de plus de 20 miles.

An 234 : Une grande tempête détruit des centaines d’habitations à Canterbury, tuant de nombreux habitants.

An 245 : Une avancée marine a lieu dans le Lincolnshire en Angleterre, engloutissant définitivement de grandes surfaces de terre.

An 277 Une grande tempête fait de nombreuses victimes à Londres.

An 280 : Lyon inondée.

An 298 Grande sécheresse et famine en Wales.

Les sources sont nombreuses. Je m'en voudrais toutefois de ne pas mentionner la principale :

http://www.breadandbutterscience.com/Weather.pdf

 

A suivre

Jo Moreau

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06/02/2015

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : QUEL CONSENSUS ? (48)

Suite n°48 (Voir les 47  listes précédentes dans la catégorie « climat »)

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par leurs déclarations, que contrairement à un prétendu consensus, de nombreux scientifiques contestent tout ou partie des conclusions climatiques émises par le GIEC. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

532 - "Le soleil est le principal facteur du changement climatique (...) Des changements climatiques extrêmes et soudains ont été vus dans le passé (...) Le CO2 n'est pas la réponse à de nombreuses questions". Christian SCHLUCHTER - Professeur émérite Université de Berne (CH) Géologie du Quaternaire - Paléoclimatologue. http://www.derbund.ch/wissen/natur/Unsere-Gesellschaft-ist-grundsaetzlich-unehrlich/story/24948853

533 - "Les cycles naturels ainsi que les phénomènes extérieurs tels que les cycles solaires ou les variations de l'orbite terrestre ont une influence sur les changements climatiques nettement supérieurs aux activités humaines". Regis Crepet - Géographe - Climatologue - Collaborateur de la "Chaine Meteo". http://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2014-09-14-17h59/2015---debut-du-refroidissement-climatique--26215.php

534 - "La température de l'hémisphère Nord va baisser doucement au cours des prochaines décennies". Dr Jianping Li - Directeur du State Key Laboratory de Modélisations numériques pour les Sciences Atmosphériques Académie Chinoise des Sciences. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2013GL057877/abstract

535 - « Les affirmations assénées avec certitude sur les causes et les conséquences du réchauffement climatique ont été terriblement exagérées, de manière irresponsable ». Caleb Rossiter - PhD - Professeur adjoint Dept Mathématiques et statistiques - American University Washington DC. http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303380004579521791400395288

536 - "Un travail de recherche qui remettait en question l'exactitude des modèles informatiques utilisés pour prédire le réchauffement climatique a été censuré par des climatologues". Vladimir Semenov - PhD - Météorologie marine - Chercheur au GEOMAR - Helmholz Institute (D). http://www.thetimes.co.uk/tto/environment/article4141528.ece

537 - "Le réchauffement constaté sur la côte et les eaux de surface du Pacifique Nord Est depuis le début du XXe siècle est le résultat de changements de la circulation atmosphérique, et non à l'effet de serre dû aux émissions de CO2". James A Johnstone - PhD - Climatologue - Joint Institute for the Study of the Atmosphere - University of Washington. http://www.pnas.org/content/early/2014/09/16/1318371111.abstract

538 - "Les changements constatés dans le réchauffement atmosphérique et de surface de la Mer de Bering semblent dus à la variabilité climatique naturelle". James Overland - PhD - Océanographe - Chercheur au NOAA Pacific Marine Environnemental Laboratory. http://www.washingtonpost.com/national/energy-environment/study-links-changing-winds-to-warming-in-pacific/2014/09/22/3b0200a0-428b-11e4-8042-aaff1640082e_story.html

539 - "Beaucoup plus de progrès sont nécessaires pour notre compréhension du climat, et notre capacité à le modéliser (...) Jusque là, la variabilité du climat restera incertaine et controversée". Oliver W Frauenfeld - PhD - Sciences de l'environnement - Professeur Sciences de la Terre University of Texas - Author IPCC AR4. http://denierlist.wordpress.com/2012/11/26/dr-oliver-w-frauenfeld/

540 - "Ma vie serait plus facile si je croyais (à la responsabilité de l'homme dans les changements climatiques). Ce débat est devenu un combat politique plutôt qu'un débat scientifique". Geoff Fox - Météorologue. http://www.geofffox.com/MT/archives/2012/01/24/i-deny-im-a-denier.php

541 - "Chacun des aspects de la théorie d'un réchauffement climatique d'origine humaine est erroné, et basé sur des hypothèses et des arguments non validés". Darko Butina - PhD - Chimie organique de synthèse - Expert en modélisation moléculaire et en analyse des données de température. http://wattsupwiththat.com/2013/04/17/on-the-scales-of-warming-worry-magnitudes-part-2/

542 - "Le réchauffement climatique est moins rapide que ce qui nous avait été annoncé, et n'est pas la cause de conditions météo extrêmes. La méthodologie utilisée et les conclusions qu'on en tire sont inexactes". Mark Johnson - Météorologue - WEWS TV. http://saintignatiuseye.org/2014/01/31/mark-johnsons-talk-on-climate-change-draws-large-crowd-asks-heated-questions/

543 - "Les chercheurs et les hommes politiques s'entendent pour créer la peur d'une catastrophe climatique qui n'arrivera jamais. (...) La majorité des scientifiques travaillant sur le climat sont disposés à prostituer leur science en donnant aux politiciens ce qu'ils attendent pour gagner des votes. Terry Hughes - Glaciologue -Professeur émérite dept Sciences de la Terre - Institut sur les changements climatiques - Université du Maine. http://www.thecollegefix.com/post/20751/

544 - "On trompe les gens sur le climat. L'influence humaine est très faible (...) Le rôle du CO2 dans les changements climatiques est surévalué". Klaus Hager - Climatologue - Chargé de cours Université d'Augsbourg (D) Expert en instruments météo et de mesure. http://www.augsburger-allgemeine.de/bayern/Meteorologe-findet-Diskussion-um-Klimaschutz-laecherlich-id32569342.html

A suivre.

 

La liste complète et à jour des déclarations de scientifiques « GIECosceptiques », avec les liens directement accessibles, peut être obtenue sur demande via mon e-mail : jo_moreau@yahoo.fr  En indiquant « liste » comme objet du message. Un instrument efficace de contre-information à diffuser dans votre entourage !

L’usage de tout ou partie de la liste est libre, merci toutefois d’en mentionner la source : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/

 

Jo Moreau.

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26/01/2015

CLIMAT : L' AVIS DE L'ASTROPHYSICIEN GERARD BODIFEE

climat,réchauffement climatique,GIEC,CO2,"Les modèles qu'on élabore aujourd'hui sont sans valeur".

Anne Debeil et Rob Lemeire ont interviewé pour "De Bron" GERARD BODIFEE, astrophysicien et philosophe.

http://de-bron.org/content/gerard-bodif%C3%A9e-klimaatinterview

Gerard Bodifée est un scientifique bien connu des médias flamands. Docteur en Sciences (Vrije Universiteit Brussel), il a mené des recherches dans le domaine de la formation des étoiles et l'évolution des galaxies. Il a travaillé dans l'industrie, l'enseignement et dans les médias et est actuellement auteur indépendant. En 1999, il fonde "La Maison de la Philosophie" (Huis voor Filosofie) . Il a publié une vingtaine de livres sur des sujets où la science, la philosophie et la religion se rencontrent. En parallèle avec sa carrière de scientifique, il a été actif dans les médias notamment en tant que rédacteur scientifique du Standaard, columnist dans Knack et dans des programmes d’opinion de la VRT (télévision flamande). C’est un scientifque philosophe, optimiste et démocrate.

RL : Le climat va-t-il bien?

Bodifée : ‘Le climat est une donnée capricieuse. Au cours du vingtième siècle nous avons vécu un réchauffement climatique, d'environ 0,6 degrés Celsius. Un léger réchauffement donc, qui s’est arrêté il y a maintenant une quinzaine d'années. Comment évoluera-t-il ensuite, nous ne le savons pas. L’impossibilité de prédire cette évolution s’appuie sur une analyse scientifique.

Qu'est-ce donc que le climat ? C’est un système hypercomplexe d’interactions de l’atmosphère avec les océans, avec la biosphère et énormément de facteurs y interfèrent. Déjà depuis les années soixante , nous savons que le système est intrinsèquement instable, comme l’ont démontré les simulations d’Edward Lorenz. Cela signifie donc que nous ne pouvons faire des prédictions tout au plus qu'à très court terme. Comme le climat est hypersensible aux plus petites fluctuations, il nous est impossible de prédire comment il évoluera. Avec tout le respect dû pour le temps et les efforts qu’on leur consacre, il faut constater que les modèles qu'on élabore aujourd'hui sont sans valeur. D’ailleurs, rappelez-vous que dans les années quatre-vingt, on prédisait une nouvelle période glaciaire causée par la quantité de poussières produites dans l’atmosphère obstruant la lumière solaire. En réalité, nous nous situons maintenant dans une période interglaciaire. Nous sommes toujours occupés à émerger de la dernière période glaciaire qui s’est terminée il y a dix mille ans. Depuis, la température terrestre monte très progressivement, et le niveau de la mer monte également. Les Néerlandais en sont parfaitement conscients, eux qui depuis le début de leur histoire sont constamment occupés à rehausser leurs digues et doivent continuer à le faire. Mais si maintenant les Maldives étaient inondées, l'homme n'en serait pas responsable.

RL : Des spécialistes tiennent un discours complètement différent, comment cela se fait-il?

Bodifée : Il y a assez de spécialistes qui racontent la même chose que moi. Ce n’est pas parce qu’ils sont ignorés par les médias qu’ils n’existent pas. Nous ne pouvons pas oublier que nous vivons dans une période avec une exigence du “politiquement correct” angoissante, et ce également dans le domaine scientifique. Nous avons créé une sorte de "système-DDR" (1). Aujourd’hui, celui qui veut faire carrière comme climatologue ou chercheur en quoi que ce soit, doit faire très attention à ce qu’il dit, sous peine de ne plus recevoir de subsides et d'être considéré comme un scientifique peu sérieux.

AD : Comment devrions-nous traiter le débat sur le climat?

Bodifée : Je ne plaide pas pour une pensée univoque, mais bien pour ouvrir le débat et confronter les opinions. Or, aujourd’hui on n’entend qu'un seul point de vue dans les médias, celui du pessimisme climatique. Les personnes ayant d’autres opinions, devraient aussi pouvoir s'y exprimer. Nous (en tant que critiques du constat climatique actuel, n.d.l.r.) ne pouvons tolérer qu'une seule opinion soit diffusée, et qu’on prétende en plus qu'elle bénéficie d'un consensus dans le monde scientifique.

RL : Avez-vous rencontré des difficultés à cause de votre opinion sur le climat?

Bodifée : Eh bien, il faut constater que cela est mal accepté dans beaucoup de milieux. A "Radio 1", j’avais jadis un temps de parole dans le programme ‘De Ochtend’. J’y parlais un jour de façon nuancée de la problématique climatique dans le sens de “peut-être y a-t-il un problème et peut-être n’y en a-t-il pas. Mais ne soyons pas si pessimistes de ne penser qu’aux scénarios apocalyptiques.” Par hasard ou pas, ce fut ma dernière intervention dans ce programme. Jamais personne ne m’en a donné la raison.

RL: Etes-vous assez qualifié en science climatique pour émettre un avis autorisé ?

Bodifée : Je ne suis pas en détail la littérature, mais je regarde les principes généraux. Je ne suis pas un climatologue. Je suis un physicien. Cette discipline doit également jouer un rôle important dans le débat. Je suis un élève d’Ilya Prigogine, prix Nobel belge de chimie et philosophe scientifique, malheureusement décédé il y a quelques années. Aujourd’hui il aurait pu être une voix intéressante dans le débat. Prigogine soulignait qu’on ne peut pas traiter les systèmes complexes comme s’ils étaient des systèmes mécaniques classiques dont on peut facilement calculer l’évolution à partir d’une situation définie. Ce n’est tout simplement pas possible. Ils sont seulement susceptibles d'expliquer les choses a posteriori. Cela vaut également pour le climat. Regardez ce qu’on a vécu en Amérique du nord, avec l’hiver 2013. On y a subi un froid intense avec beaucoup de neige. Il fut affirmé que c'était à cause du réchauffement climatique. En Californie il règne maintenant une grande sécheresse. Ailleurs il pleut énormément.

Dans la foulée, on peut prédire que les pessimistes climatiques se donneront une nouvelle fois raison, car quoiqu'il se passe, ils auront toujours raison... Il existe également une certaine tendance, au lieu de parler de “global warming”, de parler de “climate change”. En soi, cela ne veut déjà plus rien dire. Tout peut arriver. Il faut balayer ces bavardages.

RL : Selon vous, il ne faut donc pas être expert climatique, mais une formation scientifique décente suffit-elle pour émettre une opinion sur le climat?

Bodifée : Les experts climatiques ont leur place, mais il faut aussi parler sur base de points de vue globaux, de principes généraux. Egalement de vérités sociologiques, du fait que les gens sont sensibles à la panique et que bizarrement, les gens préfèrent les mauvaises nouvelles aux bonnes. L’année passée (2013) il a neigé au mois de mars. Je me rappelle que les journaux parlaient de conditions extrêmes, bien qu’il soit tout à fait normal d’avoir de la neige en mars. Tout le pays était perturbé, c’est vrai, mais la raison se trouve dans des infrastructures plus du tout conçues pour des conditions météorologiques tout à fait normales. Qu’est-ce qui est extrême et qu’est-ce qui est normal? Pour certaines personnes le normal, c'est la moyenne. Oui, mais les fluctuations autour de la moyenne sont également normales. Si nous vivons de temps à autre un hiver froid ou un été chaud, on parle tout de suite de “conditions extrêmes” - mais non, c’est tout à fait normal. On trouve bien toujours quelque part un “temps extrême”. Regardez le passé avec du bon sens, sans être expert climatique, et vous allez le constater. Je suis surpris que les journalistes et le public le remarquent si peu. Evidemment on a besoin d’experts, mais on a beaucoup plus besoin de bon sens et de réflexion critique.

AD : Comment pourrions-nous inciter les scientifiques critiques à s’exprimer?

Bodifée : Le malaise qui touche la climatologie ne lui est pas propre. Quasi tous les scientifiques sont aujourd’hui pieds et poings liés à des institutions, et à des fonds sans lesquels ils ne peuvent fonctionner. Ils doivent publier. Or, on n'a plus accès aux revues scientifiques si on ne participe pas à la pensée prédominante, donc il faut un énorme courage. Mais il y a des personnes qui se libèrent du système. En général ce sont des gens en fin de carrière, ils peuvent parler plus librement. La combinaison entre une longue expérience et la liberté d’expression est très intéressante. Un exemple typique est Freeman Dyson. On ne peut pas dire qu’il ne soit pas un scientifique capable, bien au contraire, il est un des physiciens les plus éminents qui existent, et il se montre critique de toute la pensée climatique obligatoire. Nous devrions demander à plus de scientifiques de faire preuve d'un courage similaire. Les scientifiques “politiquement corrects” du hype climatique raisonnent à partir d’une idéologie imposée, à laquelle ils finissent par croire eux-mêmes.

RL : Voyez-vous une évolution dans le débat sur le climat?

Bodifée : A peine. Je constate qu’il devient de plus en plus acharné. Mais l’opinion publique peut parfois provoquer des mouvements de bascule puissants, ce qui n’est pas toujours sain non plus. Nous devons pouvoir parler de ces choses d’une manière apaisée.

RL : Aux Pays-Bas, en Angleterre, en Allemagne et même en Wallonie, les sceptiques climatiques obtiennent plus facilement la parole qu’en Flandre. En Wallonie par exemple, il y a eu récemment quelques émissions radio et télé avec des opposants au GIEC, aux Pays-Bas les scientifiques des deux côtés du débat se parlent. Avez-vous une explication pour cela?

Bodifée : Ce qui se passe là est naturellement réjouissant, et c’est exactement de cette façon que les choses doivent se passer. Nous ne devons pas non plus basculer d'un extrême à l’autre et dire qu’absolument rien ne se passe. Non, nous devons en débattre. C’est un problème complexe et en plus un problème intéressant, parlons-en. En effet, en Flandre on ne rencontre pas cette ouverture d’esprit. Mais je n'en recontre pas tellement non plus au niveau mondial, mais principalement un durcissement des positions. Je lis pas mal de revues scientifiques, telles que Nature et Science, et là aussi on trouve principalement une pensée unidimensionnelle, et pourtant c’est le top de la littérature scientifique. On n'y trouve qu'exceptionnellement des opinions divergentes, mais elles existent.

AD : Malgré tout, nous voyons apparaître des articles qui remettent en question les “faits accomplis” du GIEC, et ce également dans "Nature" et "Science" (p.e. la contestation du stockage de la chaleur dans les profondeurs océaniques due à l’augmentation de CO2 de ces dernières décennies).

Bodifée : En effet, "Nature" a également été attentif au fait que la température n’augmente plus depuis déjà 15 ans. Mais cela est allé de pair avec des éditoriaux et des commentaires qui concluaient ...de n'en tirer aucune conclusion. Les opinions sont toujours orientées dans un seul sens, même si pour cela aucun argument n’existe dans l’article même. Si on regarde cela par la théorie paradigme de Thomas Kuhn, elles se trouvent encore dans un paradigme très classique, un penser newtonien. Elles considèrent la terre comme un système modellisable, dont on peut mécaniquement construire un modèle.

Mais Prigogine suivait une façon de penser totalement différente. Le système est tellement instable que des fluctuations infinitésimales dérèglent la balance. Ainsi naît un comportement totalement imprévisible. Cela vaut également pour les êtres vivants, ceci est probablement la base physique de notre liberté. Une atmosphère n’est pas un être vivant mais possède un peu de cette imprévisibilité. Pareils systèmes intrinsèquement instables peuvent adopter un comportement limité semi-stable. Cela donne un système assez constant qui ensuite peut tout à coup basculer, et chuter dans un autre régime. Un exemple de Prigogine est le comportement d’un liquide qu’on réchauffe : on crée alors un flux de chaleur, mais le liquide reste simplement en repos. Au-dessus d’une certaine valeur critique de température, le liquide commence tout à coup à bouger et cela donne de belles cellules de convection. Au lieu d’un chaos, le système s'autorégule. Si vous augmentez encore le gradient de température, le liquide circulera de façon toujours plus véhémente et vous arrivez dans un régime turbulent, et alors on a de nouveau du chaos. Les climatologues devraient examiner de plus près ce type de phénomène, et ils devraient accepter l'idée que notre système, qui paraît assez stable et résistant, peut basculer à tout moment vers un régime totalement différent. Et cela n’est jamais exactement prévisible.

AD : vous êtes astrophysicien, quelle perception supplémentaire cela vous donne-t-il, notamment sur l’influence du soleil et des planètes sur notre climat?

Bodifée : Dans cette optique, l'étude comparative des planètes est intéressante. La planète ressemblant le plus à la terre est Mars. L’atmosphère de Mars comporte 95 % de CO2. Sur Terre nous avons 0,03% de CO2 dans l’air. Tenant compte de l’atmosphère beaucoup plus lourde et de la superficie plus grande de la Terre, il y a sur Mars approximativement un tiers du CO2 présent sur Terre. Mars a une température moyenne de moins 60 degrés Celsius. Donc le CO2 a un effet de serre négligeable sur Mars. Sur Terre il n’aura pas beaucoup d’effets non plus. Et nous avons quand’même un effet de serre, environ quarante degrés Celsius. D’où cela vient-il alors? Pas du CO2, mais bien de la vapeur d’eau, qui se trouve ici en quantités colossales dans l’air.

RL : On dit que le temps de la discussion est dépassé. Le temps de l’action est donc arrivé.

Bodifée : Si on dit que le temps de la discussion est dépassé, c’est à ce moment-là qu’une discussion est nécessaire, et que nous devons avant tout en débattre. Comment peut-on dire des choses pareilles ? Comme en démocratie, nous vivons de discussions. La science se construit sur la discussion, pas sur le consensus.

RL : Que pouvez-vous dire de la politique climatique actuelle?

Bodifée : Notre politique climatique est bien entendu une fiction. Comme si notre ministre pouvait diriger le climat terrestre ! Mais ce que nous devons avoir c’est une politique énergétique. Et dans ce cas je suis en faveur de la recherche d’alternatives pour les carburants fossiles, pas à pas, en toute sérénité. Je plaide également pour la réduction d’émissions CO2. Je ne pense pas que la concentration CO2 actuelle dans l’air soit responsable du réchauffement de la Terre, mais je crois que ce serait une bonne chose de l’arrêter. D’abord il s'agit en termes absolus d’une grande augmentation. Avant la révolution industrielle la concentration de CO2 dans l’air était de 0,028 %. Maintenant presque 0,04 %. En deux cents ans c’est donc une forte augmentation. Je ne pense pas que cela peut faire du mal, mais peut-être ne devons-nous pas continuer à le faire. Deuxièmement, il faudra y arriver car bientôt il n’y aura plus de carburants fossiles. Mon grand reproche à ma génération c’est que nous sommes de terribles profiteurs. Nous avons bénéficié de toutes les recherches et investissements réalisés pendant les années cinquante et soixante. On a bâti alors une industrie nucléaire fantastique qui a fonctionné sans faille pendant un demi-siècle, à deux ou trois exceptions près, et fait beaucoup moins de victimes que l’industrie minière. avant d'être tout à coup diabolisée.

Mais entretemps nous, nous n’avons rien investi, et maintenant nous devons nous débrouiller avec des éoliennes et des panneaux solaires. Ca ne fonctionne pas, naturellement, et débouche sur une escalade des prix de l’énergie et une pénurie généralisée. Nous n’avons pas fait ce que nous devions faire, notamment en terme de recherches et d'investissements. D’abord pour la recherche sur la sécurisation de la filière de la fission nucléaire. L’industrie en est dès lors restée au niveau technologique des années soixante, et en fait ce n’était pas suffisant. Nous n’avons rien fait non plus et investi beaucoup trop peu dans la filière de la fusion nucléaire. Chaque projet s'étend sur une cinquantaine d'années. La fission nucléaire sur base de thorium serait beaucoup plus sûre qu’avec l’uranium. Il faut tout recommencer à zéro, mais nous n’avons rien fait.

Le réacteur international de fusion nucléaire ITER qu’on construit pourrait ouvrir une voie, mais on y investit si peu. On y coopère aussi internationalement. Cela semble peut-être paradoxal, mais la coopération internationale ne fonctionne pas! Elle avance extrêmement lentement, c’est un mastodonte bureaucratique qui connaît énormément de freins. La concurrence fonctionne beaucoup mieux que la coopération. Si l’Amérique avait eu un projet, et le Japon, et l’Europe, alors il aurait déjà été finalisé. Nous avons profité d’une industrie nucléaire et de la consommation de carburants fossiles sans penser à l’avenir et sans investir pour la génération qui nous suivait. Cette génération arrive maintenant, et en subit déjà les conséquences. Cet hiver la lumière s’éteindra peut-être, et dans un certain sens, la lumière est déjà éteinte. Vous n’avez qu’à rouler sur autoroute, il fait tout noir. Cela me donne un sentiment inconfortable. Nous ne sommes plus capables de faire ce que nous avions l’intention de faire. Nous ne le pouvons plus. Le pays est en train de s’effondrer.

(1) Pour nos plus jeunes lecteurs, Gérard Bodifée fait ici allusion au système totalitaire qui prévalait dans l'ancienne partie communiste de l'Allemagne aujourd'hui réunifiée, la Deutsche Demokratische Republik.

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19/01/2015

INTERVIEW DU CLIMATOLOGUE KLAUS HAGER

réchauffement climatique,CO2,GIEC,climat,"L'homme n'a guère d' influence sur le climat".

Le quotidien allemand « Augsburger Zeitung » a publié une interview du climatologue Klaus Hager. Chargé de cours à l'Université d'Augsbourg depuis près de 10 ans, son expertise dans le domaine climatique est reconnue. Il est également considéré comme un expert en instruments et en mesures météorologiques.

http://www.augsburger-allgemeine.de/bayern/Meteorologe-findet-Diskussion-um-Klimaschutz-laecherlich-id32569342.html

Son avis sur le traitement des changements climatiques est très tranché : l'homme n'a guère d'influence sur le climat, et à fortiori ne peut rien pour modifier celui-ci dans un sens ou dans l'autre. On trompe le public sur l'influence du CO2. Je vous livre ici les éléments marquants de cette interview, dans une traduction maison.

Jo Moreau.

Le climat est dominé par des fluctuations, et en aucun cas par des tendances. La seule constante qu'on peut historiquement relever sont des changements en zig-zag, entre réchauffements et refroidissements.

La période récente est caractérisée par un réchauffement qui eut lieu dans la période des années 60 jusqu'au milieu des années 90. Depuis, nous sommes entrés dans une période de refroidissement, modérée dans les chiffres suite aux modifications de la nature des instruments de mesure. En effet, depuis 1995 environ, les thermomètres classiques ont été remplacés par des thermomètres électroniques, bien plus sensibles et d'un affichage plus rapide. J'ai moi-même effectué des mesures parallèles avec les deux types d'instruments, et les thermomètres électroniques montraient une température de 0,9° plus élevée que leurs prédécesseurs.

Les changements climatiques, et la prétendue protection contre ceux-ci, sont devenus des sujets à lourde charge idéologique. On ose à peine contredire ces tendances, sous peine d'être accusé de favoriser la pollution. La météo et le climat sont par nature incontrôlables, car d'un caractère chaotique. Quant à l'objectif de réduction du CO2, les gens sont menés par le bout du nez. Le CO2 est un gaz non toxique, et nécessaire à la photosynthèse.

L'atmosphère se compose d'environ 78% d'azote et de 21% d'oxygène. Le CO2 s'y retrouve à concurrence de 0,038%. En d'autres termes, sur 2632 molécules, une seule est du CO2, et sur 83 molécules de CO2, une seule provient des activités humaines. Quand on constate les taxes diverses perçues sur les émissions de CO2 au titre de lutte contre les changements climatiques, on identifie aussi ceux qui en sont les bénéficiaires au détriment des citoyens.

Et quand on lui fait remarquer que ses déclarations contredisent les théories de nombreux autres scientifiques, Klaus Hager répond : Je veux vérifier les faits par moi-même et stimuler la réflexion, et pas tout avaler tel quel parce que cela serait conforme à l'air du temps. Le moteur principal de chaque évènement météorologique est l'activité solaire. L'influence humaine est une bulle climatique...

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

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12/01/2015

COMMUNIQUE DU COLLECTIF "15 VERITES QUI DERANGENT"

                                            Communiqué - 12 janvier 2015

 

Par les auteurs du livre « Climat : 15 vérités qui dérangent », 2e édition, 2014 (sous la direction scientifique du Pr. István Markó), et quelques chercheurs associés

 

Prions le gouvernement fédéral belge de reconsidérer le soutien apporté, sous la précédente législature, à la candidature du Pr. van Ypersele à la présidence du groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC)

 

 

Nous, soussignés,

 

Considérant que le Pr. Jean-Pascal van Ypersele est officiellement candidat à la présidence du GIEC (http://www.elic.ucl.ac.be/modx/elic/index.php?id=951) ;

 

Considérant que le Pr. van Ypersele refuse systématiquement de débattre avec ses contradicteurs, scientifiques ou non (http://www.rtbf.be/info/emissions/article_l-evolution-climatique-un-debat-scientifique-ou-religieux?id=8100968) ;

 

Considérant que le Pr. van Ypersele traite les critiques du GIEC de « négationnistes » (http://www.uclouvain.be/46803.html), terme qui sert à désigner les négateurs des chambres à gaz nazies ;

 

Considérant que le Pr. van Ypersele est intervenu pour faire interdire un colloque scientifique à la Fondation universitaire (Bruxelles), autour des Pr. Fred S. Singer (Univ. de Virginie, USA, ancien chef de projet à la Nasa pour les mesures de température atmosphérique par satellite) et Claes-Göran Johnson (École Royale Polytechnique, Université de Stockholm, spécialiste de la turbulence et de la thermodynamique de l’atmosphère), tous deux critiques parmi des milliers d’autres de la science officielle du GIEC ;

 

Considérant que le Centre de recherche sur la Terre et le climat Georges Lemaître (TECLIM, UCL), dont le Pr. van Ypersele est membre, renseigne des articles qui traitent les critiques du GIEC de « criminels contre l’humanité » (http://www.elic.ucl.ac.be/modx/elic/index.php?id=315) ;

 

Considérant que le Centre de recherche sur la Terre et le climat Georges Lemaître (TECLIM, UCL) a mis en ligne une pétition, co-initiée par le Pr. van Ypersele, aujourd’hui retirée, demandant aux autorités universitaires des sanctions disciplinaires contre l’un des collègues du Pr. van Ypersele, au motif des critiques formulées par ce scientifique contre la science officielle du GIEC ;

 

Considérant que le Pr. van Ypersele a travaillé pour le compte de la puissante ONG écologiste Greenpeace (rapport « Impacts des changements climatiques en Belgique », Philippe Marbaix et Jean-Pascal van Ypersele (sous la direction de), Greenpeace, Bruxelles, 2004, 44p.) qui milite, entre autres, pour la renonciation non seulement aux énergies fossiles, mais au nucléaire civil, ainsi que pour la décroissance, dans le cadre d’un projet qu’on ne peut qualifier que de politique et idéologique au sens fort, dont la mise en œuvre mettrait en faillite la Sécurité sociale et le système des retraites ;

 

Considérant que le consensus scientifique dont se prévaut le Pr. van Ypersele n’existe pas, et que l’accession de ce militant écologiste radical à la présidence du GIEC ne pourrait que politiser et envenimer davantage encore un débat qui a besoin de sérénité ;

 

Par ces motifs et dans l’intérêt de la science, prions le gouvernement fédéral belge de reconsidérer le soutien apporté, sous la précédente législature, à la candidature du Pr. van Ypersele à la présidence du GIEC.

 

Fait à Bruxelles, le 12 janvier 2015.

 

ANNE DEBEIL, Ingénieur civil Chimiste, ingénieur conseil en sécurité & environnement — DRIEU GODEFRIDI, Juriste, Docteur en Philosophie, Essayiste – HENRI LEPAGE, Economiste — ISTVAN MARKO, Docteur en Chimie, Professeur à l'Université Catholique de Louvain (UCL) - HENRI MASSON, Ingénieur civil, Docteur en Sciences Appliquées, Professeur émérite à l’Université d’Anvers et Pr. visiteur à la Maastricht School of Management — LARS MYREN, Ingénieur civil Chimiste, ingénieur conseil en sécurité & environnement — ALAIN PRÉAT, Docteur en Géologie, Professeur à l'Université Libre de Bruxelles (ULB).

 

Les auteurs s’expriment à titre personnel.

 

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http://www.amazon.fr/Climat-15-vérités-qui-dérangent/dp/2930650052/

 

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