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29/05/2009

LA VOLONTE DE L'ELECTEUR, ou la grande mystification.

Les élections approchent, au grand désarroi des citoyens, et favorisant le grand cirque des présidents de partis.

Pas ou peu de promotion pour son propre programme, la campagne se limitant à dépeindre les catastrophes épouvantables programmées si par malheur le concurrent prenait le pouvoir à la Région.

« Infréquentable », le mot a un succès fou pour qualifier l’autre. Comme si les dérapages les plus graves - soit les manipulations de la démocratie-, étaient l’apanage d’un seul. Comme si les cumuls de mandats , la copaincratie , les élus qui ne siègeront pas là ou ils se présentent, les abus commis avec l’argent du contribuable, les grands fraudeurs qui sont absous par un système défaillant, non, chez nous ça n’existe pas.

Lamentable et ridicule.

Quelle est la vision européenne de ces partis, quelle action entreprendre pour contrer la crise bancaire et sociale au cœur de l’Europe ? Que faire pour sortir l’Union Européenne du blocage actuel ?

Rien, le vide absolu sinon des clichés qui n‘engagent à rien.

Et les seuls qui me paraissent (un peu) en-dehors de cette mascarade de démocratie, me promettent des taxes toujours plus élevées au nom de principes biaisés sinon contestables et contestés.

Et tous de parler de la « volonté de l’électeur ».

C’est là un aspect vicié de notre système électoral : comment percevoir la volonté de l’électeur ?

L’électeur n’a aucune volonté, ni d’ailleurs aucun droit de regard, dans les accords pré ou post-électoraux.

Un parti qui passe de 5 à 12% des voix a-t-il gagné les élections ?

Un autre qui passe de 45 à 30%, soit en restant le parti qui a recueilli le plus de voix, a-t-il perdu et doit-il aller dans l’opposition ?

Un troisième qui reste au statu-quo à 25% des voix, est-il gagnant ou perdant ?

Encore une fois, la démocratie sera confisquée par les présidents de partis qui interprèteront la « volonté de l’électeur » comme cela les arrange.

Des présidents de partis qui ne sont même pas capables de faire régner un minimum d’ordre et d’éthique parmi leurs propres cadres et adhérents, et qui prétendent diriger une région ou un pays. (je mets un pluriel pour ne vexer personne).

Quand j’entendais Mme Milquet aux élections précédentes (mais elle n’est pas la seule) pérorer que si le CDH entrait au gouvernement régional, c’était suite à la prétendue « volonté de l’électeur », cela me hérisse.

Non, l’électeur n’a aucun moyen d’exprimer sa volonté quant à un accord gouvernemental, décidé par les seuls présidents de partis, après des tractations pré ou post-électorales qui sont tout sauf démocratiques, présidents de partis qui n’ont eux-mêmes aucune légitimité devant l’ensemble de la population, étant élus par leurs propres cadres et membres, et encore …

Mais place au grand cirque, le rideau va se lever…

Jo Moreau

(je vous renvois aussi à l’article : Pour une nouvelle loi électorale.

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17:27 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, élections, particratie, démocratie | |  Facebook |

27/05/2009

RENATIONALISER L'ENERGIE ?

Poussés par les décisions de l’Union Européenne qui enjoint le « tout au privé » dans une espèce de fuite en avant déstructurante, les pays européens sont contraints de se séparer de services publics, qui auraient pourtant dû échapper aux contraintes des sacro-saintes lois du marché.

Même dans une société libérale, il est du devoir de l’état de contrôler les services indispensables à la vie journalière de la population, et de garantir à l‘ensemble des citoyens l‘accès à ces services de base.

Dans cette optique, il est primordial que les états aient la possibilité de reprendre sous leur contrôle notamment l’approvisionnement et la distribution et la tarification du gaz et de l’électricité .

Que se passera-t-il en effet si l’an prochain, GDF SUEZ tombait en faillite, ou, si suite à une modification de l’actionnariat, elle décidait de se retirer du marché européen, ou encore que cet actionnariat soit contrôlé par des nations ou ressortissants de nations hostiles à nos intérêts ?

 Cela vous parait invraisemblable ? Il y a seulement cinq ans, la faillite du géant General Motors était-elle envisageable ?

Il est également important de contrôler les sources d’approvisionnement, pour des raisons politique et stratégique. On peut constater, dans beaucoup de domaines de la politique internationale, à quel point nous sommes les otages de conflits locaux impliquant des pays qui sont nos fournisseurs.

En-dehors des approvisionnements, il y a aussi le problème de la production, de l’avenir des centrales nucléaires pour lesquelles la population belge s’est déjà fait gruger, du développement et de l’entretien du réseau de distribution, toutes choses engageant non seulement la sécurité mais qui devraient également dépendre de choix politiques.

Il est dès lors impérieux que les élus belges à l’Europe oeuvrent pour la révision de sa politique assez incompréhensible du « tout au privé ».

 Aucun accord , aucun traité fut-il international n’est éternel. Si nous nous apercevons que ces accords ou traités sont défavorables à nos populations, il est alors du devoir du politique de les modifier ou de les dénoncer.

Dans beaucoup de domaines, dont la privatisation à tout va, les accords climatiques (dont il y aurait beaucoup à dire), l’aide aux pays étrangers, l’accueil des immigrés, les accords de l’OMC, l’Europe en général et la Belgique en particulier sont les champions du ’plus citoyen que moi tu meurs’.

Ceci payé bien entendu par les contribuables, à qui on ne demande pas leur avis.

D’autres pays, comme les USA ou la Chine, considèrent ces accords comme étant à géométrie variable, en fonction de leurs intérêts propres.

Il est grand temps que l’Union Européenne, elle aussi, en revienne à une politique pragmatique prenant en compte les intérêts non seulement de ses industriels, mais aussi et surtout de ses citoyens.

Dans le même esprit, je prône le maintien de certains services publics basiques comme la poste ou les transports, dans une certaine mesure. Mais j’y reviendrai plus tard.

Jo Moreau

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10:53 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, énergie, privatisation, état, belgique | |  Facebook |

22/05/2009

LE CHOMAGE DES ANCIENS

Quoi qu’en disent certains, le nombre réel d’emplois offerts est très loin de satisfaire les demandes.

Certains tests montrent que la publication d’offres d’emplois, que ce soit dans la presse ou via les nouveaux médias, tiennent plus du marketing et de la promotion de la marque, que d’emplois réellement disponibles.

Il existe parait-il des milliers d’emplois disponibles en Flandre, que les Wallons mépriseraient.

Mais on oublie de dire que les patrons flamands préfèreront toujours engager un travailleur français, d’abord pour les avantages fiscaux liés à l’emploi de travailleurs frontaliers, et ensuite par méfiance pour ces ouvriers wallons fainéants et revendicatifs. Et oui, la propagande politique laisse des traces …

D’autre part, même si un chômeur habitant Hout-si-plout trouvait un emploi à Broebelbeek, dans la campagne entre Bruges et Gand, comment s’y rendre ?? En voiture, à vélo ??

Il faut aussi tenir compte de la segmentation des travailleurs d’un certain âge, licenciés sans espoir de retrouver un emploi.

Il est donc exclu de limiter dans le temps le droit aux indemnités de chômage.

D’ un autre côté, les communes ou collectivités diverses manquent elles aussi cruellement de moyens face à des besoins croissants qu‘elles sont incapables de satisfaire.

Je propose dès lors de joindre ces deux problèmes.

Qui serait concerné ? Tout demandeur d’emploi indemnisé depuis minimum 3 ans, et âgé au maximum de 45 ans (ou sur base du volontariat en-dehors de ce cadre)- Pourquoi minimum 3 ans ? Pour lui permettre pendant ces 3 premières années la recherche d'emploi, des formations complémentaires etc.. Ensuite, le découragement risque de le gagner et d'ankyloser sa volonté. 

Pour faire quoi ? Il est mis au service de la collectivité, celle-là même qui finance ses indemnités. 

A quelle fréquence ? 2 demi-journées par semaine. (ou sur base du volontariat pour une fréquence plus élevée). Pourquoi seulement 2 demi-journées? Afin justement de lui laisser l'opportunité de continuer à chercher un emploi, et d'autre part pour éviter un caractère "punitif" de cette mesure.

Quelle serait la sanction en cas de refus ou d’absence injustifiée ? La cessation, partielle ou définitive, du paiement des indemnités de chômage.

Il faut évidemment veiller à ce qu’il n’y ait aucune concurrence avec le personnel en place, et éviter que ces collectivités ne procèdent à des licenciements, afin de profiter de cette main-d’œuvre pour elle gratuite !. Il faudra en outre résoudre les problèmes d’organisation, d’encadrement, d’assurances etc…

Un autre avantage sera la réhabilitation du chômeur aussi bien aux yeux de son milieu familial que du voisinage.

L’éventail des tâches à remplir est particulièrement vaste, et est bien entendu fonction de la formation , de l’âge, et des préférences personnelles autant que faire se peut.

Cela va de l’aide pour les surveillances scolaires, les gardes d’enfants, l’aide aux devoirs pour les enfants en retard scolaire, la compagnie des personnes âgées, la préparation de repas, l’entretien des voiries, des bois, des rivières et ruisseaux, des espaces verts, la préservation du patrimoine, l’étude de la pertinence des devis pour les travaux publics, j’en passe et des meilleurs.

Jo Moreau

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15:01 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, emploi, collectivité, motivation | |  Facebook |

21/05/2009

LE CHOMAGE DES JEUNES

Je ne prétends détenir aucun remède miracle à la résorption du chômage, hélas.

Voir toutefois mon post précédent intitulé : « Europe, arrêtons le massacre« . Mais restons réalistes…

Ma réflexion s’oriente sur les points suivants :

Le casse-tête du financement des indemnités des demandeurs d’emploi, dont le nombre va croissant . Corollaire direct : les caisses se vident, faute de cotisants en nombre suffisant.

Or il est indispensable de ne pas limiter dans le temps le paiement de ces indemnités, au vu notamment du licenciements de travailleurs d’un certain âge dont le marché de l’emploi ne veut plus.

Il deviendra donc indispensable de faire des choix, parfois déchirants.

Constatons aussi certaines évidences : 

  • La démotivation des jeunes face à l’école est profonde.
  • Le nombre, déjà élevé, de jeunes sans aucune formation ni diplôme lancés sur le marché de l’emploi va croissant.
  • D’autre part, continuer à financer des indemnités pour des jeunes débarquant sur le marché de l’emploi et qui n’ont jamais travaillé ni cotisé, devient un luxe (relativement récent) aujourd’hui impayable pour la collectivité.

Pour toutes les catégories de travailleurs, et surtout pour les jeunes, un préalable incontournable et urgent sera la diminution drastique des charges sur les salaires les plus bas, afin d’augmenter le « net » et ainsi creuser la différence entre les revenus du travail et les indemnités de chômage. Cette mesure est susceptible également de réduire peu ou prou le travail au noir.

Je propose dès lors, afin de rencontrer les trois points précédents, pour les jeunes qui n‘ont jamais travaillé, qu’une indemnité de chômage ne serait allouée que dans les cas suivants :

  •  Aucune indemnité pour ceux qui n’ont pas réussi au minimum le cycle d’études moyennes inférieures ou l’équivalent technique ou professionnel.
  • Si réussite de ce cycle : indemnités à 50%.
  • Si réussite du cycle d’études moyennes supérieures ou l’équivalent technique ou professionnel : indemnités à 70%.
  • Si réussite minimum d’une licence ou d’un régendat : indemnités à 100%.

Les examens de cycle moyen inférieur et supérieur, ainsi que les équivalents technique et professionnels seraient cotés par des professeurs anonymes, extérieurs aux établissements fréquentés, afin d’éviter toute influence ou intimidation.

Il reste évidemment pas mal de filières à raccrocher à ces catégories (cours du soir, artistiques, etc…)

Ces indemnités seraient versées pendant 12 mois, après le stage d'attente, le montant de référence étant fixé à 250 eur à moduler si chef de ménage.   

Les 12 mois suivants, elles sont réduites de 50%.

Elles sont ensuite supprimées.

Les droits normaux seraient intégralement récupérés après 12 mois de travail effectif. 

D’ACCORD ? PAS D ’ACCORD ? Laissez-moi votre commentaire !

Jo Moreau

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19/05/2009

BIEFNOT, PEDOPHILIE ET PORNOGRAPHIE

Monsieur Biefnot est laissé en liberté, mais doit se soumettre à un traitement thérapeutique.

Avant tout, entendons-nous sur deux points : Ce n’est pas parce qu’il stocke des images pédo-pornographiques qu’il est passé à l’acte pédophile, bien que ce soit un préalable inquiétant. Je pense qu’il est important de rechercher ce que ce genre de personnage attend de ces images : le caractère pédophile ou le caractère pornographique ? Ce qui est particulièrement grave, c’est que ce genre de comportement favorise l’exploitation de mineurs, qu’on peut toujours qualifier de ’forcée’, et en soi ce comportement de consommateur d’images est toujours condamnable.

Deuxièmement, je ne suis ni médecin ni spécialiste en quoi que ce soit (sinon, je me serais fait consultant…comme tant d‘autres), ceci n’est donc qu’une réflexion d’un citoyen moyen.

La pédophilie est-elle une maladie qui se soigne ? J’en doute fort. Il existe à mon sens deux grands types de pédophilie.

La pédophilie innée: on est alors pédophile comme d’autres sont hétéro ou homo. Je ne parlerai plus de ce type de pédophilie, qui bien entendu ne se soigne pas, comme on ne soigne pas quelqu’un qui est hétéro !

Par contre l’apparition de la pédophilie « acquise » chez un hétéro ou un homo est, à mon avis, favorisée par l’étalement de la pornographie « courante », depuis les clips des chaînes musicales, jusqu’aux films dits commerciaux et bien sûr les films pornos, qui peuvent être visionnés par n’importe qui n’importe où.

La satisfaction visuelle de fantasmes qui autrefois restaient enfouis au plus profond de nous-mêmes, et qui maintenant s’étalent partout, favorise chez quelques uns, la recherche de fantasmes allant « toujours plus loin ». Ceci favorise non seulement l’extension de la pédophilie active ou passive, mais également la violence , la mise en scène d’images pornographiques étant souvent baignée de violences morales ou physiques.

Innée ou acquise, la pédophilie ne se soigne pas mais peut tout au plus être contrôlée, jusqu’à ce que la pulsion devienne trop forte. Ceci fut mis en lumière par les déclarations de pédophiles suivis dans un documentaire canadien vu il y a quelques mois.

Faut-il dès lors revoir la libéralisation totale de la pornographie ? J’en suis persuadé, sans être pour autant partisan de la pudibonderie …!

Jo Moreau

13:13 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, pédophilie, politique, morale | |  Facebook |

17/05/2009

PLUS ETHIQUE QUE MOI, tu meurs.

L’émission de ce dimanche à la RTBF nous a montré des élus de nos principaux partis assoiffés de moralité, et se demandant la main sur le cœur comment ramener plus d’éthique en politique . Et de prôner de nouveaux règlements pouvant encadrer les pratiques défaillantes de certains d‘entre eux.

Il me semble évident que l’éthique ne se décrète pas, il se trouvera toujours quelques profiteurs pour contourner tous règlements internes ou écrits.

L’éthique doit se trouver dans l’état d’esprit de ceux qui s’engagent dans la représentation populaire, mais combien d’entre eux sont réellement habités par le seul but de servir, sans aucune autre arrière-pensée ? (j’allais dire par le seul but de servir, et non de se servir, mais c’eut été trop facile !)

Chaque parti a déjà sa charte éthique, aussitôt signée et aussitôt oubliée. Car le problème est immense. Après les problèmes de cumul de mandats, de profits scandaleux comme l’affaire Donfut, des nominations politiques pour les copains, restera ceux des intercommunales, des cabinets ministériels « doublant » les administrations, des milliers d’ASBL subventionnées et non contrôlées, de subventions aux syndicats via les caisses de chômage, de dépenses inconsidérées d’organismes publics (voir les dépenses des cadres du FOREM) , j’en oublie et non des moindres, le tout financé par vous et par moi.

Et ces affaires touchent tous les partis, n’en doutons pas, soit par implication directe, soit par la volonté de ne pas voir .

L’engagement de respecter à priori est inutile. Par contre , instaurer une loi qui punit l’abus de fonction publique, comme il existe une loi commerciale qui punit l’abus de position dominante, par de très lourdes peines aussi bien civiles que pénales, freinerait peut-être les abus et les sanctionnerait sûrement.

J’allais y ajouter la condamnation pour non-dénonciation de tels faits, mais on m’accuserait sûrement de favoriser la délation …. On place sa morale personnelle où on peut.

Il existe des dizaines de milliers de citoyens vivant en Wallonie sous le seuil de pauvreté . D’autres n’en sortent pas malgré qu’ils soient salariés.

Ceci en partie par le fait de ces scandaleux détournements de fonds, soit au profit personnel de quelques uns, soit au profit du « système » particratique.

14:13 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ethique, politique, belgique | |  Facebook |

16/05/2009

ETHIQUE et CONSULTANCE.

Nous voici submergés par la révélation d’affaires en tous genres, qu’en fait tout le monde ou à peu près connaissait ou à tout le moins, soupçonnait.

Le détonateur médiatique, d’ailleurs initié par un citoyen blogueur -Olivier Baum-, en fut clairement le voyage californien de nos élites parlementaires accompagnées de leurs épouses , et qui n’était que le dernier voyage d’une longue série, ceci dans un contexte de crise profonde et de pauvreté croissante.

Le cas Donfut met le doigt sur la multiplication des consultants en tous genres, souvent liés au monde politique quant ils n’en sont pas tout simplement issus. J’aimerais qu’on m’explique la nécessité de faire appel à des consultants, quand les hommes politiques disposent d’une administration pléthorique, souvent doublée de cabinets ministériels, refuges rémunérateurs pour les copains et assimilés. En quoi ces consultants -grassement payés par l’argent du contribuable- font-ils un travail plus efficace que ce que les administrations sus-nommées auraient pu effectuer ?

Dans le cas Donfut, un ministre, coiffant une casquette de consultant, se fait un plantureux second salaire pour un travail qu’il aurait parfaitement pu accomplir dans le cadre de ses fonctions, à condition qu’il ait été nommé à la bonne place .

Il y a donc un carrousel rémunérateur à caractère maffieux à exploiter : spécialiste (auto-proclamé ou non) dans un domaine particulier, je me fais nommer ministre dans un tout autre domaine, et je deviens en plus consultant dans ma spécialité pour un autre copain ministre…

Le cas Chastel, qu’il soit ou non justifiable, met le doigt sur les milliers d’ ASBL (sans but lucratif ??) subsidiées par l’argent des contribuables (j’emploierai toujours cette phraséologie, car l’argent de l’état, de la région, de la communauté, c’est le mien, c’est le vôtre), ASBL dont personne ne contrôle ni la justification, ni le travail effectué, ni l’usage fait des fonds confiés.

La seule COCOF subsidie plus de 3700 ASBL…. Ceci est favorisé par notre système électoral, où nos adversaires actuels pourraient bien devenir nos alliés d’après élections, et chaque parti (y compris Ecolo, qui ne participe pas mais qui sait et se tait) a avantage à faire profil bas.

Le système uninominal à deux tours , de par le fait même qu’il n’y a plus d’alliance indispensable à la formation d‘un gouvernement régional, est plus à même d’éliminer pas mal de ces magouilles, même s‘il ne s‘agit pas de la solution à tout.

14:54 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éthique, belgique, wallonie, particratie | |  Facebook |

14/05/2009

LES AGRICULTEURS manifestent

Les problèmes de survie subis par les agriculteurs me suscitent une interrogation : et si on appliquait à leur égard le principe du commerce équitable ?

Il me semble que leur payer justement ce qu‘ils produisent est bien la moindre des choses, au vu notamment de la pénibilité de leur travail quotidien.

De plus, certains voudraient voir les subventions accordées par l’Europe supprimées, au nom d’une soi-disant concurrence déloyale vis-à-vis des pays émergents.

Il est essentiel que les pays européens préservent, ou rétablissent (?) leur auto-suffisance alimentaire. Il s’agit là d’un impératif politique et stratégique essentiel dans le maintien de notre indépendance.

Le soutien à nos agriculteurs est essentiel , fût-ce au prix d’une légère augmentation de certains produits, au même titre que nous acceptons le principe du commerce équitable au profit de producteurs du tiers-monde.

aldebaran

21:02 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agriculture, prix, europe, belgique | |  Facebook |

12/05/2009

POUR UNE NOUVELLE LOI ELECTORALE

Aujourd’hui, le citoyen constate que son vote n’a qu’une influence infime sur la direction politique du pays.

La faute en incombe au système électoral, qui dans les faits, impose une coalition pour recueillir la majorité requise pour l’exercice du pouvoir. Si ce système apporte une certaine modération dans les orientations politiques et économiques, il empêche un choix clair du citoyen dans l’orientation politique qu’il souhaite donner à sa région. Il a donc l’impression -justifiée- que quel que soit son vote, celui-ci n’a aucune influence sur la direction du pays, et qu’en définitive la démocratie est en fait confisquée par les états-majors des partis.

En effet, les coalitions obligatoires post-élections, font qu’un accord de gouvernement qui s’en dégage n’a plus rien à voir avec les programmes des partis pour lesquels le citoyen a voté. Afin de redonner du sens à l’exercice de la démocratie , nous préconisons l’adoption d’une nouvelle loi électorale au niveau régional, aussi susceptible d’apporter une solution à la multiplication d’élections qui aboutit à une campagne électorale permanente, source de paralysie de la vie politique.

Donc, 3 objectifs :

1. Davantage de démocratie. 2. Prendre en compte l’organisation régionale de la Belgique, tout en ménageant l’équilibre au niveau fédéral. 3. Regrouper les élections régionales et fédérales , une fois tous les 4 ans.

Comment ?

NIVEAU REGIONAL L ‘élection régionale se passera sur le principe d’un scrutin majoritaire à 2 tours. Chaque parti autorisé à se présenter désigne son candidat, qui mènera la campagne électorale. Les deux candidats ayant recueilli le plus de voix se présentent au second tour, qui a lieu 15 jours plus tard.

Entre les deux tours, des alliances peuvent se former mais un programme clair devra être présenté aux citoyens. 

Le candidat vainqueur au 2e tour est nommé ministre-président de sa région. Celui-ci ne pourra exercer aucune autre fonction au niveau du gouvernement fédéral ou de son parti.

Le parti (ou coalition) vainqueur au 2e tour est assuré d’obtenir au minimum la majorité des sièges au parlement régional. Le solde des sièges est réparti entre les autres partis ayant obtenu au minimum 5% des voix, au prorata des voix obtenues au 1er tour. Le ministre-président régional élu formera ensuite son gouvernement.

L’électeur aura ainsi le choix entre des programmes impliquant une orientation politique claire de sa région. Il y aura obligation d’exercer le mandat pour lequel on a été élu.

NIVEAU NATIONAL L’élection pour le parlement national aura lieu en même temps que le second tour de l’élection régionale. La répartition des sièges se fera à la proportionnelle sans modification fondamentale avec la situation actuelle, au vu de l‘organisation politique et communautaire actuelle du pays.

Les députés élus seront obligatoirement ceux ayant obtenu le plus de voix sur leurs listes respectives. Chaque député élu aura l’obligation d’assumer son mandat, et ne pourra se désister pour remplir un autre mandat politique, à l’exception éventuelle d’un mandat ministériel au niveau régional.

Jo Moreau

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11/05/2009

EUROPE : arrêtons le massacre des emplois

Les élections européennes approchent, et on est bien obligé de constater l’absence totale de vision européenne proposée par les partis, et leur incapacité à s‘attaquer aux véritables problèmes que nous devons affronter aujourd’hui.

L’Union Européenne (UE) est maintenant au cœur de la plus grave crise de son histoire. Partout, le chômage s’accroît , les industries sont frappées durement et sa technologie s’évade hors frontières. La mondialisation sans nuances à laquelle nous sommes confrontés, conduit à la délocalisation de nombreuses productions autrefois fabriquées dans nos contrées, et qui seront réimportées à bas prix.

Comme corollaire, nous constatons outre la destruction grandissante des emplois , la dilution du modèle social européen. Avec la complicité des dirigeants politiques des pays émergents, la main-d’œuvre locale est pratiquement toujours exploitée à la limite de l‘esclavage. Et ne parlons pas de l’impact écologique de l’industrialisation de pays curieusement exonérés de toute obligation à cet égard, grâce à la complicité étonnante des alter-mondialistes et des industriels , et du coût écologique du transport de ces marchandises.

Une autre conséquence, et non des moindres, de cet appauvrissement global de l’Europe, est la perte de son indépendance politique, de plus en plus soumise à des contingences commerciales et financières.

Certains dirigeants de sociétés sont pratiquement obligés de délocaliser sous peine de disparaître. D’autres en profitent pour accroître les bénéfices des actionnaires, mais en aucune manière il n’y a un quelconque return pour nos populations, sauf la possibilité d’acquérir à bas prix des produits médiocres. Certains de ceux-ci mettent d’ailleurs en péril la sécurité de nos populations. Un seul exemple: les composants électroniques des salles de contrôle des nouvelles centrales nucléaires, à la fiabilité très douteuse aux dires même des spécialistes.

Il semble évident que lorsque la crise financière sera derrière nous, une gigantesque restructuration industrielle mondiale aura eu lieu, nous laissant avec une Union Européenne définitivement sinistrée économiquement.

Il existe pourtant un moyen de contrer ce scénario : Une imposition des produits et services importés, calculée au prorata du niveau social du pays exportateur.

Il s’agit ainsi de rétablir une véritable concurrence basée sur des critères objectifs, susceptible de ramener dans les frontières européennes un tissus industriel digne de ce nom et un renouveau de l’esprit d’entreprise. Elle contribuerait aussi à l’amélioration notable des conditions de vie des habitants de ces pays exportateurs , dont les gouvernants et industriels auront intérêt à se voir dégrèver de cette taxe le plus rapidement possible.

Quand on parle de niveau social, il faut prendre notamment en compte :

  • Le niveau du salaire.
  • La législation sur les heures hebdomadaires de travail, de congés obligatoires et l‘interdiction du travail des enfants.
  • La possibilité d’arrêter de travailler à un âge raisonnable.
  • La possibilité d’accéder aux soins de santé.
  • L’accès à un revenu de remplacement en cas de chômage.

Un coëfficient sera imputé à chacun de ces points, dont la somme déterminera le taux de taxation imposé à l’importation dans l‘ UE. Cette taxe serait appliquée sur tous les produits finis ou composants provenant de ces pays extra-européens, ainsi que sur les services à destination des consommateurs européens.

Le taux pourra être revu à la demande du pays concerné. Pourront être exonérés de cette taxe, en tout ou en partie, les produits en provenance de pays ayant adopté une législation ad-hoc , ou proposé un calendrier à respecter dans des délais chiffrés. Les matières stratégiques ou n’ayant pas de concurrence possible en UE pourront également être exonérés de cette taxe.

Il ne s’agit donc nullement d’un protectionnisme bête et méchant, mais d’une remise à niveau des normes de  concurrence mondiale.

Jo Moreau

 

10:35 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mondialisation, europe, chômage | |  Facebook |