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11/03/2010

TOYOTA, LE NUCLEAIRE ETC..,

Le rappel de millions de véhicules par TOYOTA, PSA, ISUZU, HONDA, NISSAN -et j’en passe- est révélateur d'une évolution inquiétante, soit la baisse dramatique de la qualité des produits actuellement mis sur le marché, conséquence de la recherche effrénée de profits de plus en plus gigantesques, ou de la simple survie des entreprises concernées.

Pour se limiter au marché automobile :

ISUZU rappelle des camions au Japon, fonctionnant au gaz naturel. Une fuite de gaz peut provoquer un incendie. Rappel aussi des 4X4 Trooper pour un problème d’injecteurs. Le Trooper est un clone de l’Opel Frontera.

NISSAN rappelle 540000 véh . Défaut notamment d’axe de pédale de frein, et de jauges à carburant fabriquées en Chine par une co-entreprise de Solvay, Inergy Automotive System.

HONDA : airbag défectueux et lève vitres électrique pouvant provoquer un court-circuit.

TOYOTA et PSA (Peugeot 107 ET Citroen C1) pour des problèmes de pédale de frein , quoique certains mettent en cause l’électronique du véhicule. La pédale de frein est fabriquée par l’américain CTS, qui a toutefois des usines à Taiwan notamment. Les Peugeot 107 et Citroen C1 sont des clones de la Toyota Aygo, tous véhicules construits da ns l’usine Toyota de Kolin, en République Tchèque.

Il faut savoir que les marques automobiles ne sont en fait devenues que des assembleurs. Pour les marques françaises par exemple, on estime que seules 40% des pièces sont directement produites par elles, le reste étant des composants fabriqués par des firmes étrangères, souvent asiatiques, qui fournissent plusieurs marques. Comme toutes les entreprises industrielles, elles sont soumises à des impératifs de prix et de délais de plus en plus contraignants, qui finissent par transparaître sur la qualité et la fiabilité des composants fournis.

Inutile d’encore parler, dans ce cas de « traçabilité » , à l’heure où même des modèles de véhicules ou de moteurs deviennent communs à plusieurs marques.

Cette évolution (régression ?) se retrouve ainsi dans la fabrication de beaucoup de produits manufacturés, notamment l’électro-ménager, et l’informatique.

Pour ce dernier poste, les choses deviennent toutefois nettement plus inquiétantes, à l‘heure où il est question de la prolongation de la vie des centrales nucléaires.

Il se pose en effet un problème de vieillissement des salles de contrôle de ces centrales. La majorité des composants électroniques ou électromagnétiques utilisés pour piloter les réacteurs datant des années 70 ou 80, ils sont non seulement devenus obsolètes, mais les techniciens récemment engagés ne connaissent pas grand-chose à leur maniement ou à leur maintenance.

Or leur remplacement par des systèmes tout informatisé de dernière génération pose de gros problèmes, car le cycle de vie de ces nouveaux systèmes sont de plus en plus courts, et leurs composants (pièces détachées) disparaissent tout aussi rapidement du catalogue. Cela pose de sérieux problèmes de gestion des stocks aux gestionnaires de ces centrales. D’autre part, même les fabricants de ces nouveaux composants (également asiatiques pour la plupart) ne connaissent pas leur évolution face à la chaleur ou aux rayonnements. Enfin, le problème le plus grave est leur qualité sans cesse déclinante. (Source: Science et Vie 12/2008)

On peut extrapoler ces craintes quant à la fiabilité vers tous les systèmes utilisant l’électronique, par exemple dans l’aviation, ou les transports en général. Il est permis de penser au comportement apparemment erratique de certains avions lors de catastrophes aériennes récentes.

Il serait intéressant aussi de reconsidérer les problèmes rencontrés il y a quelques années par des automobilistes ayant perdu le contrôle de leur véhicule après un blocage du système de vitesse automatisée. On avait à l’époque mis lourdement leur parole en doute… De quoi réfléchir à la pertinence d’une certaine évolution financiéro-industrielle, et aux conséquences de l’abandon de la maîtrise de fabrication de la technologie de pointe au nom d‘une certaine conception de la rentabilité…

Voir aussi : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/05/11/eur...

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Jo Moreau

18:23 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : economie, industrie, concurrence | |  Facebook |

Commentaires

Dans certains cas ce manque de fiabilité est volontaire.
J'ai vu un reportage dans lequel des anciens ingénieurs de firmes d'électro-ménager affirment que les composants sont conçus et testés pour ne pas tenir plus de 10 ans. Le remplacement de certaines pièces est aussi rendu impossible car elles sont scellées ou moulées dans la masse.

Écrit par : Pascal | 15/03/2010

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