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29/06/2010

CONSENSUS CLIMATIQUE, DISIEZ-VOUS (14)

Suite n° 14

- « Après avoir obtenu les données brutes utilisées par le GIEC (pour le calcul des courbes de température) je suis choqué par ce travail bâclé ».Peter Webster - PhD - Météorologue - Professeur Ecole des Sciences terrestres et atmosphériques - Georgia Institute of Technology (USA).

- « Les recherches sur le climat ont été influencées par la politisation, comme aucune autre branche scientifique ».Hans Von Storch - Climatologue - Professeur au Meteorogical Institute - Université de Hambourg(D)

- « Les scientifiques devraient pouvoir se détacher de leurs théories et les réviser au vu des nouvelles découvertes. La recherche (climatique) doit être basée sur des certitudes, et non sur des croyances ». Reinhard Hüttl - PhD - Directeur du German Research Center for Geosciences - Potsdam (D)

- « Les deltas des principaux fleuves mondiaux s’enfoncent d’eux-mêmes plus rapidement que la mer ne monte ». James Syvitski - PhD - Géologue - University of Colorado.

- « Le travail (du GIEC) a été trop politisé pour que la communauté paléoclimatique puisse réévaluer ses positions publiques sans perdre sa crédibilité ». Edward Wegman - PhD - Professeur de sciences statistiques - George Mason University (USA).

- « Le rayonnement solaire a bien un rôle important dans les changements climatiques ». Eigil Friis-Christensen - PhD - Physicien - Directeur du Danish National Space Center.

- « Il est difficile d’évaluer l’impact du réchauffement climatique sur le nombre et la force des cyclones, ceux-ci étant soumis à une oscillation naturelle tous les 20 à 30 ans ». Michel Desbois - Directeur de recherches - Laboratoire de Météorologie du CNRS (F).

- « On peut identifier une grande corrélation entre les taches solaires, l’activité magnétique du soleil et leur influence sur le champ magnétique terrestre, et les anomalies climatiques ». Robert Baker - PhD - Professeur agrégé Sciences Environnementales - University of New England (AUS)

-  « On ne peut lier la tendance à l’aggravation des cyclones au réchauffement climatique. La série est bien trop courte pour généraliser ». Kerry Emanuel - Climatologue - Professeur de météorologie - Massachusetts Institute of Technologie (USA).

- « Bien sûr qu’il y a un réchauffement climatique, et ceci depuis la fin du mini-âge glaciaire qui s’est terminé au XIXe siècle ». Reid Bryson - Géologue - Météorologue - Sciences de l’atmosphère - Professeur émérite Université du Wisconsin (USA)

- « J’ai entendu des histoires scandaleuses de la part de collègues qui ont essayé de faire publier des thèses en désaccord avec les vues du GIEC. Il y avait un comportement totalement contraire à l’éthique de la part de certains éditeurs ». William Briggs - Statisticien climatique - American Meteorological Society - Probability Statistics Committee.

- « Il subsiste des incohérences importantes entre les températures relevées au niveau du sol ou au niveau océanique, et les enregistrements par satellites. Philip J. Klotzbach - PhD - Dept Sciences Atmosphériques Colorado State University. (USA)

A suivre

Voir les 13 précédents billets dans la catégorie « climat ».

Jo Moreau

16:06 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : climat, réchauffement, politique, giec, copenhague | |  Facebook |

18/06/2010

ELECTIONS...ET MAINTENANT ?

Le clash annoncé a bien eu lieu : environ 50% des Flamands ont voté pour des partis peu ou prou autonomistes, et ce en additionnant les voix de la NVA, du VB et de la LDD.

Il est inconcevable que ce résultat ait pu étonner les politiciens francophones, et démontre ce que je dénonçais dans mes billets précédents : une méconnaissance crasse des attentes d’une majorité des habitants du Nord de ce pays. Ils ont tous démontré leur incapacité à gouverner, car gouverner c’est prévoir. Leur indigence est d’autre part affolante quand on pense aux défis futurs que nous réserve la crise économique…

C’est principalement cette volonté de ne rien entendre qui a poussé une importante fraction des citoyens flamands dans les bras des plus jusqu’au-boutistes.

Le réveil est brutal pour ceux qui étaient endormis depuis longtemps sur leurs certitudes : la supériorité de la langue française qui se suffit à elle-même, justifiant le front des francophones abandonné à la direction exclusive de Monsieur Maingain, dont l’essentiel du programme politique consiste à s’opposer à toute demande flamande, quelle qu’elle soit.

Et aujourd’hui, on est prêt à accorder à la NVA et à BDW ce qu’on a toujours refusé aux partis flamands modérés : de vraies négociations institutionnelles. Mais nous ne nous trouvons plus face à des Belges néerlandophones, mais à de vrais nationalistes dont le but final est bien de larguer la Wallonie, dont il n’ont rien à cirer. Et pour sauver la face, tout le monde découvre aujourd’hui un De Wever devenu subitement parfaitement fréquentable, et dont la morgue pourtant n’a d’égal que le mépris dont les francophones tenaient jadis les Flamands…

Croire que celui-ci a modifié ses objectifs serait une profonde erreur, et d’ailleurs BDW n’a en rien renié son discours autonomiste, il y introduit simplement une notion de délai.

Ceci ne signifie pas que les Flamands sont de doux petits anges incompris, car le discours tenu par leurs hommes (et femmes..) politiques ont également une large part de responsabilité dans la situation que nous connaissons. Un discours qui s’est radicalisé dans la mesure où le nationalisme flamand a remplacé dans la majorité de la population flamande, un nationalisme belge « soft », qu’on a préféré occulter complètement au nom de je ne sais quelle idéologie humaniste qui n’a cours que chez nous. Il s’agissait là d’une erreur fondamentale qui est, parmi d’autres, à la source de l’estompement de l’idée nationale belge.

S’il a toujours existé dans l‘histoire de la Belgique, bien qu’au départ il fut simplement réformiste, le sentiment autonomiste flamand n’a jamais été aussi fort qu‘actuellement, même lors des meilleurs scores du Vlaamsch Nationaal Verbond, qui eut 16 élus en 1936 avant son virage néo-belge vers la fin de la guerre, ou de la Volksunie qui compta 21 députés, après toutefois qu‘elle aussi ait abandonné ses rêves autonomistes.

Jamais, la réputation autoproclamée de pays du surréalisme n’a autant justifié cette appellation : voir un républicain autonomiste chargé par le Roi de « sauver le brol », comme disait un certain Prince-Régent juste après la guerre, en est la parfaite illustration.

Quelle sera la suite ? Je n’en sais fichtre rien. La seule chose dont je sois certain, c’est qu’il faut aller très loin dans la réforme des institutions, vers un fédéralisme très élaboré (pour ne plus parler de confédéralisme, qui fait hurler les puristes). Si nous nous nous satisfaisons une nouvelle fois de demi-mesures, nul doute que la prochaine étape sera très douloureuse.

Voir aussi : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/11/05/reba...

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Jo Moreau

17:47 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : élections, particratie, crise, communautaire, fédéralisme | |  Facebook |

08/06/2010

TURQUIE : UN REPOSITIONNEMENT INTERPELLANT

Les derniers évènements ayant interrompu le convoi soi-disant humanitaire vers Gaza a révélé au grand jour la rupture entre la Turquie et Israël, et plus généralement entre la Turquie et le monde occidental.

Cette rupture était pendante depuis quelques années maintenant, et est révélatrice du rapprochement entre Ankara et le monde musulman , et malheureusement avec les plus extrémistes du monde musulman soit le Hamas, l‘Iran et la Syrie.

L’appui apporté à cette occasion au Hamas tend également à décridibiliser l’Autorité Palestinienne, coupable à ses yeux de laïcité et de faiblesse vis-à-vis d‘Israël , et à embarrasser l’Egypte, co-participante au blocus de Gaza, et qui est sur le plan intérieur en lutte permanente contre les Frères Musulmans, organisation ultra-religieuse dont est issu le Hamas.

On pouvait craindre cette évolution depuis l’élection de Recep Erdogan, une élection révélatrice de la radicalisation des masses musulmanes, que ce soit en Turquie ou ailleurs. Il faut aussi constater que ce succès électoral fut grandement favorisé par la déliquescence des autres partis, et par les crises financières qui se sont succédées dans ce pays.

On se souvient du clash de la conférence de Davos, où Recep Erdogan condamna violemment et sans nuance Israël et s’y fit d’ailleurs rappeler à l’ordre, ce qui provoqua son départ définitif.

On peut raisonnablement supposer que non seulement la Turquie a soutenu publiquement l’ONG islamiste à l’origine de la flottille vers Gaza, mais qu’elle en est même l’initiatrice en sous-main, tendant ainsi le piège dans lequel est tombé Israël, prisonnier de sa politique aveuglément égocentrique, et permettant ouvertement le renversement d’alliance auquel nous assistons.

SUR LE PLAN INTERIEUR

L’ AKP, parti du premier ministre Erdogan, est qualifié d’islamiste « modéré », mais il a entrepris de façon insistante l’islamisation de la société turque, officiellement encore un état laïque.

Le projet de modification constitutionnelle autorisant le port du voile dans les universités ne fut bloqué que par le veto de la Cour Constitutionnelle, mais gageons que ce n’est que partie remise.

L’armée turque, garante de la laïcité, a fait récemment l’objet d’une purge très « soviétique ». La mise à l’écart d’un certain nombre de cadres, parallèlement à l’islamisation grandissante des recrues, permet de prévoir la chute prochaine de ce rempart de la laïcité.

La télévision turque a récemment diffusé un feuilleton violemment anti-israélien, reprenant les poncifs de la propagande anti-israélienne la plus basique.

De plus en plus de juges nommés sortent d’écoles coraniques.

SUR LE PLAN INTERNATIONAL

On assiste à la constitution d’un nouvel axe Ankara-Téhéran- Damas, dont un objectif commun est notamment la lutte contre le sentiment national kurde.

Ceci est illustré par le rapprochement spectaculaire avec l’Iran, dont le dernier accord d’échange d’uranium était en fait une tentative de soustraire l’Iran à ses obligations internationales. Déjà le 28/10/2009, recu à Téhéran, Recep Erdogan était chaleureusement remercié par Ahmadinedjab pour ses violentes critiques à l’égard d’Israël, et pour son soutien à l’Iran sur le dossier nucléaire.

En décembre, l’armée turque a mené des actions contre les Kurdes, en commun avec l’armée iranienne. Les deux pays passent de plus en plus d’accords dans les domaines économiques et politiques. En mai, le ministre turc des sports appelle au renforcement de la coopération avec l’Iran.

Il faut aussi noter le rapprochement entre la Russie et la Turquie entre autres sur le plan énergétique.

SUR LE PLAN INTER-EUROPEEN.

Erdogan apporte son soutien à la demande de la communauté turque d’Autriche, dont une majorité voudrait y voir légalisées certaines règles de la charriah.

On se souviendra aussi que lors de sa visite en Belgique, s’adressant à la communauté turque à Gand, il avait exhorté ses compatriotes à prendre la nationalité belge, mais à ne pas s’assimiler à la population locale.

En mars, le PM turc Recep Erdogan a marqué sa volonté de mettre en place des lycées turcs en Allemagne, ce qui a amené une réaction négative de Madame Merkel. De plus en plus apparaît la volonté du gouvernement turc de mettre en place partout en Europe, de véritables colonies de peuplement, échappant aux lois et coutumes locales.

LA TURQUIE A-T-ELLE ENCORE SA PLACE DANS L OTAN ?

Le virage à 180° de la politique turque pose évidemment question quant à sa place de membre de l’ OTAN. On se rappelle que récemment, la Turquie s’était brièvement opposée à la candidature du nouveau Secrétaire Général Fogh Rasmussen, sous le prétexte que celui-ci avait refusé de faire pression sur la presse danoise lors de l’affaire des caricatures, alors qu’il était premier ministre de ce pays.

Pour obtenir son accord, il a été promis à Erdogan la nomination de deux Turcs à des postes de haut niveau au sein de l’organisation…

Cela amène à se poser de sérieuses questions sur la capacité de l’OTAN d’encore assumer certaines missions , alors qu’un de ses membres dont on peut désormais douter de la loyauté, a accès à tous les plans et projections stratégiques.

 

Alors, il faut s’attendre à des bouleversements réellement inquiétants pouvant également affecter le Caucase et les Balkans, et ces nouvelles donnes géopolitiques rendent apparemment obsolète toute tentative de rapprochement entre l’Union Européenne et la Turquie.

 

D’ ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE !!

Jo Moreau

19:28 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : turquie, islamisme, otan, israel, europe | |  Facebook |