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16/11/2010

CONSENSUS CLIMATIQUE, DISIEZ-VOUS (17)

Suite n° 17

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

- « Il y a des signes montrant que le système climatique s’adapte et s’auto-règlemente. Ceci n’est pas pris en compte dans les modèles du GIEC ». Christian Beer - Max Planck Institute for Biochemistry (D)

- « Les phénomènes météorologiques extrêmes ont toujours existé, et ne peuvent être imputés à l’activité humaine ». Joe Bastardi - Météorologue - Collaborateur météo de médias TV (USA)

- « Les hautes couches de l’atmosphère terrestre se sont refroidies de façon inattendue depuis la faible activité solaire qui dure depuis 2007, et qui pourrait se prolonger pendant les 10 à 30 prochaines années ». Stanley Solomon - PhD - Professeur Université du Colorado - Chercheur au National Center for Atmospheric Research (USA)

- « Je n’ai constaté aucun lien scientifique entre le CO2 d’origine humaine et le réchauffement climatique. Des modèles informatiques incomplets négligent un trop grand nombre de variables ». John W Brosnahan - Physicien - Professeur émérite Université du Colorado dépt Astrophysique.

- « Une température ne définit pas à elle seule un climat. Le réchauffement de l’atmosphère de moins de 1°C a provoqué surtout un échauffement des esprits ». Martine Tabeaud - Géographe - Climatologue - Professeur de Géographie Université de la Sorbonne (F).

- « Au cours de ces dernières années, les observations montrent de façon écrasante que les émissions de gaz à effet de serre n’ont aucun rôle perceptible dans les changements climatiques ». Göran Ahlgren - PhD - Professeur de chimie organique - Stockholm (S)

- « Pour ce qui concerne la fonte des glaces en Arctique, il faut compter avec la variabilité naturelle et ne pas tout attribuer au réchauffement climatique ». Ola Johannessen - Océanographe - Président de l’Académie pour la recherche polaire - Professeur à l’Université  de Bergen (N).

- « Les fluctuations du champ magnétique terrestre pourraient être à l’origine de certaines variations climatiques ». Yves Gallet - Directeur du Laboratoire de Paléomagnétisme de l’Institut de Physique du Globe - Chercheur au CNRS (F).

- « Le fait de ne pas inclure l’activité solaire dans les modèles climatiques est synonyme de naïveté ». Jay Lehr - PhD - Sciences de l’environnement - Science Director of Heartland Institute (USA)

- « La quantité de méthane larguée par les océans a été sous-évaluée et non prise en charge par le GIEC. Sa contribution dans le réchauffement climatique est plus importante que prévu ». Evan A Solomon - PhD - Sciences de la Terre - Institut d’Océanographie - University of California (USA).

- « Le fait que la zone de glace de l’Arctique serait en baisse globale se fonde sur des données partielles ». Jock Allison - PhD - Ex Directeur de recherches en Sciences agricoles (NZ).

A suivre.

Voir les 16 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

Jo Moreau (Aldébaran).

16:42 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : climat, réchauffement, politique, giec, copenhague, co2 | |  Facebook |

Commentaires

C'est sympa de glisser dans vos listes des scientifiques qui vont résolument dans le sens des rapport du GIEC (et même plus loin). C'est pour un jeu ? Cherchez l'intrus ? Personnellement, dans cette liste, j'en vois quatre. J'ai gagné ?

Écrit par : reverb | 23/11/2010

Bonjour reverb.
Heureux de vous revoir ici car j'ai attendu vainement votre réponse à mon message du 11.09 ...(RTBF etc...)

Pour être clair, je vous suggère de lire mon sous-titre jusqu'au bout.

J'essaye autant que possible, et ce n'est pas toujours facile mais certainement long et fastidieux, de vérifier si celui à qui on attribue une déclaration existe bien, et s'il a bien dit ce qu'on lui attribue (vous me suivez ?).

Il est vrai que j'ai déjà cité par exemple des relecteurs ou des membres du GIEC, et une déclaration de Jouzel suivra bientôt. Quand j'en ai connaissance, je le note clairement.

Maintenant, je suis attentif à toute critique et j'attends vos remarques, mais svp clairement exprimées, n'ayant ni le goût ni le temps pour les devinettes.

Écrit par : jo moreau | 23/11/2010

Jo,

Vos listes de scientifiques allant à l'encontre du consensus sur les conclusions du GIEC me dérangent à plus d'un titre.

1) Pour commencer, d'un point de vue de pure forme, en ne citant pas de référence, vous ne permettez pas au lecteur de juger de la pertinence de la citation, du contexte, bref de tout ce qui est nécessaire pour se faire une opinion sur ces déclarations. Même en effectuant une recherche exacte sur google de ces citations, on retombe très souvent sur votre blog, ce qui indique que c'est vous-même qui avez fait la traduction de ces propos. Est-ce bien traduit, est-ce réellement ce qu'il a dit, est-ce qu'il y avait par après des nuances apportées à ces propos ? Vous ne nous laissez pas le choix que d'entamer des recherches parfois longues de la citation originale, ou de vous croire sur parole. Mais n'est-ce pas ce que vous recherchez ?

Pour prendre un exemple de traduction et de contexte : Vicky Pope : "Les fontes dramatiques des glaces de l’Arctique résultent plutôt des cycles naturels que du réchauffement climatique" (votre liste n°7). Si je ne me trompe, cette citation est tirée d'un op-ed du Guardian, et dans son entièreté dit "the record-breaking losses in the past couple of years could easily be due to natural fluctuations in the weather, with summer sea ice increasing again over the next few years. This diverts attention from the real, longer-term issues. For example, recent results from the Met Office do show that there is a detectable human impact in the long-term decline in sea ice over the past 30 years, and all the evidence points to a complete loss of summer sea ice much later this century."

D'abord, et ce n'est pas qu'un détail, vous traduisez "could be due" par "résultent", en remplaçant le conditionnel par l'indicatif, mais surtout, vous laissez tomber les deux phrases suivantes, qui apportent un tout autre éclairage à la citation.

2) Vous me donnez l'impression de considérer que tous les "scientifiques" sont interchangeables. Vos avis viennent de personnes aux backgrounds aussi variés que biologiste, géographe, entomologue, astrophysicien, toutes la palette de physiciens, chimistes, ... Je vous concède que la climatologie est une discipline plurale, et que les climatologues viennent de plusieurs horizons, mais avec un peu d'expérience, vous remarquerez aussi que les climatologues ont un domaine d'expertise, et qu'ils s'y tiennent. Un glaciologue ne va pas faire la leçon à un paléoclimatologue, et un spécialiste du cycle du carbone ne critiquera pas un article sur l'ozone troposphérique. Si vous souffrez d'un problème cardiaque, qui irez-vous consulter ? Un proctologue ? Un vétérinaire ? Au fond, ils ont probablement deux tiers de leur formation en commun. Quand je vois dans votre dernière liste un directeur de recherche en sciences agricoles donner son avis sur la fonte de la glace arctique, je le prends pour ce que c'est ... un avis ... sans plus.

3) Quand vous parlez de "consensus sur les conclusions émises par le GIEC", vous semblez méconnaître à la fois ce que contiennent les rapports du GIEC, comment les scientifiques qui y ont travaillé sont arrivés à ce résultat, et en général, comment fonctionne la recherche scientifique.

- ce que contiennent les rapports du GIEC : le fait que nombre de vos citations reprennent presque mot pour mot ce qu'il y a dans les rapport du GIEC montrent que vos listes reflètent plutôt "des paroles de scientifiques dont vous croyez qu'elles vont à l'encontre de ce que vous croyez être les conclusions du GIEC".

- comment les rapports ont ils été élaborés : vous le savez, le GIEC ne produit pas de recherche par lui-même. Ses rapports ne font que refléter, avec toutes les nuances nécessaires pour concilier les conclusions de milliers d'articles, l'état de nos connaissances en sciences du climat ... il y 5 ans. Depuis lors les chercheurs ont continué à produire, ont amélioré des résultats, en ont infirmé d'autres. Il ne faut pas croire, comme vous semblez le faire, que quelqu'un qui aujourd'hui mentionne qu'il manque quelque chose dans les rapports du GIEC est nécessairement sceptique, au sens où vous l'entendez.

Par exemple, les "conclusions" du GIEC prévoyaient une montée du niveau des océans de 18 à 59 cms d'ici à la fin du siècle. Entretemps, Siddal qui avait estimé une hausse jusque 82 cm a jugé que ce serait sans doute plus. Vermeer et Rahmstorf ont calculé 190 cm. Par contre Wenzel et Schröter ne prévoient que 15 cm, etc... Tous vont "à l'encontre du consensus sur les conclusions du GIEC", pourtant je suppose qu'à vos yeux, seuls les derniers cités pourront mériter le titre de sceptique.

- le fonctionnement de la recherche scientifique : la recherche a toujours avancé par essais et erreurs. Des articles sur un même sujet vont se contredire, des questions vont être résolues, d'autres vont être posées. La compréhesion avance, malgré les querelles, les articles et réfutations et réponses et rétractations. Des congrès permettent aux chercheurs dans des domaines proches de collaborer, mais aussi de mettre à l'épreuve les idées des autres. Un article allant à l'encontre de tous les autres ne fait pas vaciller l'édifice, pas plus qu'une hirondelle ne fait le printemps. Quand vous citez Piers Corbyn prétendant qu'"il n’existe aucune preuve que le CO2 soit à l’origine d’un quelconque changement climatique", il faut vous rendre compte que cela va à l'encontre de 150 années de physique éprouvée. J'ose espérer que M. Corbyn a de sérieux indices qui lui permettent de dire cela. Sinon, je mettrai cela sur le compte de la mauvaise foi.

4) je vous ai taquiné avec les quatre citations allant dans le sens du GIEC. Cessons donc les devinettes.

- Si je ne me trompe pas, Christian Beer n'a jamais dit cela. Votre citation est une traduction de l'interprétation qu'a faite le bloggeur Doug Hoffman de la conclusion d'un de ces article. A la lecture de l'article, je n'arrive pas du tout à la même interprétation. Beer cherche seulement à améliorer la fiabilité de la modélisation du couplage climat-cycle de carbone. Quoi qu'il en soit, la citation est plus que probablement erronée.

- Le refroidissement de la haute atmosphère dépend de plusieurs phénomènes, dont l'activité solaire. Les travaux de Stanley Solomon sont discutés dans le rapport WGI du GIEC, mais depuis cinq ans, il a continué ses recherches dans ce domaine, et ses dernières publications montrent seulement l'amélioration de notre connaissance des processus en jeu.

- Le chapitre 4 du rapport WGI du GIEC discute en long et en large de la glace arctique, y compris la variabilité naturelle de la température et son influence sur la fonte des glaces, et les travaux de Ola Johannessen y sont bien représentés.

- L'ironie vous a probablement échappé de citer Evan Solomon, qui déplore que le GIEC se soit montré trop conservateur dans ses projections d'émissions de méthane. Trouveriez-vous que le GIEC est trop peu alarmiste ?

Si l'un de vos lecteur a lu ce commentaire jusqu'ici, je l'en félicite. Pour ma part, je m'excuse d'avoir été aussi long, mais il y avait un moment que j'avais envie de donner mon avis sur vos listes.

Cordialement,

R.

Écrit par : reverb | 24/11/2010

Bonjour reverb,
ma réponse dans
http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2010/11/24/dialogue-climatique.html

Écrit par : jo moreau | 24/11/2010

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