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27/11/2010

LA COMPAGNIE DES WAGONS LITS

histoires belges

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Par ses ingénieurs et financiers, la Belgique fut une véritable pionnière des chemins de fer dans le monde, non seulement dans le lancement de lignes à travers les cinq continents, mais aussi dans la construction de matériel ferroviaire.

L’aventure la plus mythique fut cependant écrite par la COMPAGNIE INTERNATIONALE DES WAGONS-LITS.

A l’origine de sa création se trouve le liégeois Georges Nagelmackers. Il naît en 1845 dans une famille de banquiers actifs depuis 1747.

En 1867, il entreprend un voyage en Amérique, et durant ses déplacements dans le nouveau monde, il fut très impressionné par les wagons particulièrement confortables conçus par un certain Pullman notamment des voitures-lits, qui furent suivies en 1868 par des voitures-restaurant. Ce matériel permettait des voyages de longue durée, de dormir dans des draps et de déjeuner sans devoir s‘arrêter à des buffets de gares. Il prend alors conscience des possibilités qui s‘ouvrent en Europe en ce domaine, mais aussi des difficultés pour traverser les nombreuses frontières, élevées par des pays parfois antagonistes et très soucieux de leurs prérogatives.

A son retour, il prend contact avec des opérateurs de chemin de fer pour examiner la façon de concrétiser ses idées, et en 1872, il conçoit de concert avec William Mann la première voiture-lit qui est présentée la même année à l’Exposition Internationale de Vienne. Il obtient en 1873 sa première autorisation d’exploitation sur la ligne Ostende-Vienne via Paris et Berlin. Le premier convoi est constitué de voitures construites en Autriche.

Le 04 décembre 1876, il fonde devant le notaire Van Halteren la « Compagnie Internationale des Wagons-Lits », qui aura son Siège Social à Bruxelles, et qui compte parmi ses principaux actionnaires le Roi Léopold II.

Il dispose bientôt d’une flotte de voitures de grand luxe, susceptibles d’être attelées à des convois classiques ou de former des trains complets. Les accords de circulation sont obtenus entre Ostende-Cologne, Ostende-Berlin et Paris-Berlin, évitant ainsi le changement de voiture aux frontières . Les lignes vont se multiplier, et en 1882 il met en service la première voiture-restaurant entre Marseille et Nice. Le succès est au rendez-vous, et ce sera le lancement des trains spéciaux composés uniquement de voitures de la CIWL, ce qui justifie en 1884 la nouvelle raison sociale qui devient «  COMPAGNIE INTERNATIONALE DES WAGONS LITS ET DES GRANDS EXPRESS EUROPEENS ».

Un grand nombre de ses trains deviendront célèbres, et parmi eux le plus mythique fut certainement l’Orient Express, sur la ligne Paris-Istanbul, prolongé par le Taurus Express jusque Bagdad. Il servit de décor à de nombreux romans et films, dont le célèbre « Le crime de l’Orient Express » écrit par Agatha Christie.

D’autres lignes célèbres furent le Calais-Méditerranée (futur Train Bleu), la Malle des Indes (Bombay Express), Le Caire Louxor Express, le Transmandchourien Express, l’Etoile du Nord et les premières 2e classe sur un train de luxe, le Londres-Vichy, l’Oiseau Bleu, le Nord Express, le Pyrénees Côte d’Argent parmi plus de 30 lignes sur plusieurs continents … La CIWL fut également partie prenante au lancement du Transsibérien vers la Chine et le Japon.

Pour ses voyageurs, il construira des hôtels prestigieux à ses principales villes-terminus, parmi lesquels le Pera Palas à Istanbul en 1892, le Royal Palace Hôtel à Ostende, les hôtels Terminus à Bordeaux et Marseille, le Grand Hôtel à Pékin et à Saint Petersbourg. Ceci se concrétisera via une filiale de la CIWL : LA COMPAGNIE INTERNATIONALE DES GRANDS HOTELS.

La guerre de 14-18 fut un premier frein à l’expansion de la compagnie, dont les activités continuèrent cependant en fonction des alliances conclues par les pays traversés. Notons ici la destinée particulière de la voiture-restaurant 2419D. Celle-ci fut réquisitionnée, transformée en voiture-bureau et incorporée au train du Grand Quartier Général français mis à disposition du Maréchal Foch. C’est dans cette voiture, amenée dans la forêt de Rethondes, que fut signé l’armistice de 1918. En 1940, Hitler voulut « effacer » cet épisode en y faisant acter la capitulation de la France, et la voiture fut ensuite transférée à Berlin pour y être exposée. Elle fut détruite par les SS quelques jours avant la fin du conflit, sur ordre du Führer.

La première guerre mondiale terminée, l’expansion reprit de plus belle, avec du matériel de plus en plus luxueux et représentatif du style « Art Deco » alors très à la mode. Tout ce que le monde comptait de têtes couronnées, d’aristocrates, de gens connus, en un mot la « jet-set » de l’époque était la cliente assidue du Simplon Orient Express.

Après 1945, le matériel de la compagnie avait subi de très lourdes pertes, et la nouvelle division géo-politique mondiale, la disparition d’une partie de la clientèle fortunée et la concurrence du transport aérien devait amener peu à peu la disparition de plusieurs lignes et le déclin de la compagnie. Elle fut toutefois partenaire dans la création en 1957 des Trans-Europ Express.

La CIWL qui avait aussi absorbé l’agence Thomas Cook en 1927 pour former le premier réseau mondial d‘agences de voyages sous le nom de « Wagons Lits Cook » , fut reprise en 1991 par le groupe français Accor et en 2007, les trois derniers services de voitures-lits de la compagnie disparaissent, pour laisser subsister des seules activités de restauration et de services sur le réseau ferroviaire.

Les ateliers de la CIWL étaient établis dans l’arrière-port d’Ostende, sur l’axe Londres-Méditérranée, ligne à l’origine très prisée pour gagner les Indes. La fonction de ces ateliers était l’entretien du matériel. Ils réalisèrent notamment la récente remise en état du matériel en bois , retrouvé parfois dans un état déplorable aux quatre coins de l‘Europe. Les travaux portèrent sur les travaux de menuiserie, ébénisterie, de marquetterie, laquage des boiseries et tôlerie, alors que la décoration intérieure était réalisée à Paris. Ils cessèrent toute activité en 2006.

Car dans un but de tourisme de luxe, un convoi est remis épisodiquement en service entre Paris et Venise sous le nom de Venice Simplon Orient Express, avec des voitures des années 20 dont 4 sont classées monument historique. Il s‘agit de l‘initiative de James Sherwood, un industriel américain richissime.

La Banque Nagelmackers, quant à elle, exista sous son nom jusqu’en 2001, année ou elle fut intégrée au groupe Delta Lloyd.

Il est aujourd’hui question d’un projet porté par des anciens collaborateurs de la Compagnie des Wagons Lits. Il s’agirait de relancer un projet de trains de luxe vers des destinations de sports d’hiver en Autriche et en France, au départ de Bruxelles-Midi, service destiné à des consommateurs recherchant confort et sécurité. Les premiers départs sont annoncés pour mi-décembre 2010. Suivraient ensuite des trains d’été. A suivre donc…

http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/605164/t...

Jo Moreau

14:35 Publié dans histoires belges | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : belgique, industrie, train, wagons lits, chemins de fer | |  Facebook |

24/11/2010

DIALOGUE CLIMATIQUE

Dans les commentaires de ma liste n°17, un correspondant m’adresse certaines remarques. J’ai pensé que son contenu et ma réponse pouvait intéresser certains habitués de mon blog, et j’en fais donc un billet à part entière. Bon courage !

Réponse à reverb.

Wourff, ça m’apprendra à demander d’être clair… (lol)

Je commencerai par une mise au point suivant votre point 3). Je crois que nous partons de bases essentiellement différentes. Vous suivez un raisonnement purement scientifique, ce que je ne vous reproche bien entendu pas, mais je pars personnellement d’un point de vue médiatique. Quand vous dites : « …vos listes reflètent plutôt des paroles de scientifiques dont vous croyez qu’elles vont à l’encontre de ce que vous croyez être les conclusions du GIEC », vous avez raison, n’ayant jamais lu les conclusions du GIEC. Je n’en sais donc que ce que tout le monde (scientifique, politique, écologique, médiatique et industriel) clame tous azimuts : « Il y a un réchauffement climatique qui est dû aux activités humaines et principalement aux émissions de CO2 anthropique, et qui aura des conséquences désastreuses si on n’agit pas immédiatement. Ceci résulte d’un consensus de la quasi-totalité du monde scientifique » . Je suppose que celà n’est pas en totale contradiction avec les conclusions du GIEC. Je me suis aperçu que ce consensus autoproclammé n’était pas aussi unanime que les médias le prétendent, que ce soit sur la réalité du phénomène, ou ses causes, ou ses conséquences. C’est cela que je compte montrer par ces listes, sans aucunement prendre position sur la pertinence scientifique des arguments des uns ou des autres. Quant à la majorité des scientifiques qui soutiennent les conclusions du GIEC, je pourrais retourner l’argument : combien d’entre eux ont lu ce fameux rapport ? Ne se contentent-ils pas de faire confiance les yeux fermés à leurs confrères qui y sont impliqués ?

1) J’ai renoncé à citer mes sources, non par volonté de manipulation, mais parce que, dans certains cas, je résume en une phrase tout un raisonnement. Par exemple :

« In June 2007 he authored a general interest article in the Financial Post (part of the National Post) predicting general climatic cooling as the sun enters Solar cycle 25 about 2018. He based his prediction on the close correlation between solar and climate cycles in his high resolution analysis of late Holocene cores deposited under anoxic conditions within deep Western Canadian fjords.[1] Solar cycle 25 will be as weak as solar cycles in the early 19th century during a very cold phase of the Little Ice Age. At this time drought and short growing seasons would have made present day agricultural practices used in areas like the grain growing region of western Canada impossible. In a June 2007 presentation to the annual meeting of the Ontario Agri Business Association in Huntsville, Ontario he stated that "climatic cooling associated with Solar Cycle 25 should be of concern to the Canadian agricultural sector. During any climatic warming agricultural methods used to the south can be immediately adapted. However, cooling such as may occur beginning about 2018 would be an agricultural and national disaster as no one is farming north of us."

Je résumerai par : « C’est l’activité solaire qui est à la base des changements climatiques ».

Peut-être trouverez-vous que cela manque de rigueur, mais je m’efforce de rester « lisible » pour la majorité de ceux qui me font le plaisir de me lire, et je ne crois pas avoir trahi le fond du raisonnement de l‘auteur. ….

Dans plusieurs cas, j’effectue effectivement moi-même la traduction , avec les problèmes de nuance(s) que cela comporte, mais j’ai toujours à l’esprit la volonté de restituer la pensée de l’auteur. Il est exact que je relaye parfois des propos trouvés dans la presse, ce qui est vraisemblablement risqué au vu de ce que les médias manipulent en tous sens…

Pour ce qui concerne Vicky Pope, vous avez raison et j’ai erronément traduit un conditionnel par un indicatif et j‘aurais dû préciser que le Hadley Center faisait partie des instituts de référence du GIEC, et que l‘auteur adhérait donc à ses conclusions. Je me réjouis toutefois que vous deviez retourner 10 listes en arrière pour trouver ce type d’erreur.

2° Je ne considère pas tous les scientifiques comme interchangeables, mais je crois savoir que les 2500 scientifiques travaillant pour le GIEC ne sont pas tous climatologues -loin de là- et c’est réjouissant. Le climat peut être influencé par tant de paramètres, pour en citer quelques-uns : les variations de l’orbite terrestre ou de l’inclinaison de l’axe polaire, la position des amas d’astéroïdes (effet miroir du rayonnement), du rayonnement solaire ou plus généralement du rayonnement cosmique, des variations de l’orbite lunaire, de l’influence du volcanisme terrestre ou sous-marin (120.000 volcans sous-marins dans le seul Pacifique dont nous ne savons à peu près rien de leur influence sur la température des océans), la dynamique des masses océaniques et des courants marins et leurs oscillations diverses et cycliques, les glaciations et inter glaciations, les variations d’activité du noyau terrestre, les modifications de l’occupation des sols et je m’arrête ici car la liste est loin d‘être complète. Notons encore l’apport des historiens ou des archéologues, par exemple, dans la description des climats au cours des périodes historiques et préhistoriques. Je crois que tous peuvent être aptes à donner un avis sur les changements climatiques. D’autre part, la pertinence d’une théorie ou d’une opinion doit se trouver dans son contenu, et ne doit pas être jugée par les titres de celui qui l’émet. En partant de ce principe, on aurait dû rejeter une théorie de la relativité d’un certain Albert Einstein, employé à l’Office des Brevets de Berne…(ce qui fut d’ailleurs le cas à l’origine, si je ne m’abuse).

3) Je reviens à votre commentaire sur la déclaration de Piers Corbyn : « il n’existe aucune preuve que le CO2 soit à l’origine d’un quelconque réchauffement climatique », et votre affirmation que cela va à l’encontre de 150 ans de physique éprouvée ou de la mauvaise foi, je tiens tout de même à préciser qu’il est loin d’être le seul à prétendre cela. Il faudrait aussi renvoyer Monsieur Jean Jouzel, vice-président du GIEC dans ses foyers, lorsqu’il déclare :  « Q : Un des arguments avancés pour discréditer la responsabilité des gaz à effet de serre est l’idée que le réchauffement a précédé l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère ? Jouzel : C’est d’autant plus vrai que ce sont des travaux de Nicolas Caillon auxquels j’ai été associé qui l’ont démontré. Mais on n’a jamais dit que le CO2 était à l’origine du réchauffement. Ce que l’on dit c’est qu’une fois qu’il a commencé à augmenter en Antarctique et dans l’océan austral, il a très largement participé aux grandes déglaciations qui se produisent des milliers d’années plus tard dans l’hémisphère nord. »

http://blog.lefigaro.fr/climat/2010/03/-cest-lautre-auteu...

Pour ceux qui désirent approfondir, notamment :

http://met.hu/idojaras/IDOJARAS_vol111_No1_01.pdf

http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0707/0707.1161v4.pdf

4) Pour ce qui concerne Christian Beer, je retiens cette phrase : « Christian Beer et ses collègues expliquent qu'avec la respiration, la PPB est l'un des principaux processus contrôlant les échanges de CO2 atmosphérique et terrestre. En tant que tel, elle permet aux écosystèmes terrestres de contrebalancer les émissions de CO2 d'origine humaine. Jusqu'à présent, on ne pouvait réaliser que des estimations provisoires basées sur l'observation de la PPB terrestre mondiale. » Je ne pense toutefois pas l’avoir radicalement trahi au vu de ce qui ressort de l’article ci-dessous :

http://www.research-in-germany.de/49466/2010-07-06-a-new-...

Je n’avais aucune intention ironique à citer Evan Solomon, dans ce qu’il contredit l’importance apparemment exagérée donnée au CO2 d’origine anthropique dans le processus de réchauffement climatique.

Voilà mes justifications quant à ma démarche, éléments qui peuvent bien entendu être contestés et discutés, contrairement à ce qui nous est imposé à l’heure actuelle en opposition formelle à toute démarche scientifique. Par l’intermédiaire du GIEC, le postulat actuel est :

  • Il y a un réchauffement climatique
  • Causé par le CO2 émis par les activités humaines
  • Les conséquences en seront catastrophiques à terme si aucune mesure n’est prise
  • L’ensemble des scientifiques se rallient à ces constatations.

Or chacun de ces points est contesté. Cela est soit occulté, ou alors les contradicteurs sont discrédités. C’est ce que je désire montrer par ces listes, ni plus, ni moins.

Je prends toutefois bonne note de vos remarques, et tenterai de remédier à certains points à l'avenir.

Amicalement,

Jo Moreau.

16:55 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : climat, réchauffement, politique, giec, copenhague, co2 | |  Facebook |

18/11/2010

LA BELGIQUE, UN NON-PAYS POUR DES NON-CITOYENS

Je suis frappé par la véritable non-existence de la Belgique dans les commentaires des médias étrangers, sur quelque plan que ce soit, historique, social ou économique. Alors qu’on y cite régulièrement les Pays-Bas, par exemple, notre pays est systématiquement ignoré , sauf lorsque des évènements négatifs locaux le rendent incontournable.

Je comprendrais cette attitude depuis que l’existence de notre pays est en sursis, mais cette non-existence ne date pas d’hier et détermine également les évènements d‘aujourd‘hui. Quelles en sont les causes ?

La première, et sans doute la principale, vient de notre propre attitude à l’égard de notre pays, et de l‘image que nous en répercutons vers l‘extérieur. L’intelligentsia belge, largement relayé en cela par nos médias notamment audio-visuels, a depuis une cinquantaine d’années choisi de systématiquement tourner en dérision, sinon de détruire, tout sentiment national en l‘assimilant erronément au nationalisme, synonyme d‘impérialisme et de xénophobie.

Or notre pays est en train de crever par excès de démocratie (pas politique, je vous rassure). Alors que la majorité des nations en formation extirpèrent les particularismes des régions annexées, souvent de façon coërcitive, l’ Etat belge les reconnut après quelques années, tout d’abord en adoptant le néerlandais et ensuite l’allemand comme langues nationales, et dans une deuxième étape en modifiant la structure même de l’Etat vers des aménagements de plus en plus centrifuges. Justifiés ou non, ces « aménagements » voulus principalement par certaines fractions politiques, favorisèrent la disparition du sentiment national belge naissant.

Nulle part dans le monde, un pays n’est autant dénigré par ses propres citoyens.

Mais contrairement au discours des régionalistes ou rattachistes de tous acabits, la Belgique n’est pas plus « artificielle » que la grande majorité des pays qui l’entourent, en partant de la France et passant par l’Allemagne ou l‘Italie. Partout, la fondation d’un pays est affaire d’une élite, le résultat de guerres, d’alliances, d’unions et de désunions, et pratiquement jamais d’un peuple qui se lève un beau matin en disant : « tiens, si nous fondions aujourd’hui un pays indépendant » ? A quelques exceptions près, le sentiment national est fabriqué artificiellement, et suit d’un nombre considérable d’années la création d’un Etat, et non le contraire. Et ce sentiment national est indispensable à l’émergence de l’Etat-Nation, par la perspective offerte à l’ensemble de ses citoyens d‘avoir un avenir en commun.

Ceci passe aussi par la fabrication plus ou moins artificielle d’un passé en commun. J’appartiens à une génération qui collectionnait les chromos représentant des scènes d’histoire soi-disant nationale, de portraits de nos Gloires Nationales (sic) au cours des siècles où l’Etat belge n’existait pas, et comme écoliers nous étions régulièrement réquisitionnées pour participer à des célébrations diverses aux monuments aux morts.

Tout cela a été escamoté fin des années 50, en faveur de la résurgence politique de micro-nationalismes internes, bien à la mesure de la stature de nos politiciens actuels, et destructeurs de toute idée d’Etat-Nation.

Malheureusement, la conséquence en fut également d’occulter tout ce qui pouvait constituer un motif de fierté, remplacé aujourd’hui par la seule auto-glorification systématique du surréalisme à la belge, ce qui a comme avantage de ne rien vouloir dire, et des seules choses dont nous avons encore le droit de nous glorifier soit nos chocolats et nos frites, et de temps en temps nos tenniswomen.

Or la Belgique fut tout autre chose, et elle constitua pour différentes raisons un terreau qui permit entre autres qu’elle devint la deuxième puissance industrielle mondiale à la fin du XIX e siècle, et qu’y prospérèrent plusieurs courants artistiques novateurs.

Ce sont quelques épisodes parmi beaucoup d’autres savamment refoulés aujourd’hui, que j’aimerais ressusciter dans la rubrique « histoires belges » . S’ils s’étaient déroulés sous d’autres bannières, ces épisodes seraient encore et toujours évoqués …

D' ACCORD  ? PAS D' ACCORD  ?? N ’HESITEZ PAS A LAISSER VOS COMMENTAIRES.

Jo Moreau (Aldebaran)

16:44 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : belgique, fédéralisme, institutions, confédéralisme, nation | |  Facebook |

16/11/2010

CONSENSUS CLIMATIQUE, DISIEZ-VOUS (17)

Suite n° 17

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

- « Il y a des signes montrant que le système climatique s’adapte et s’auto-règlemente. Ceci n’est pas pris en compte dans les modèles du GIEC ». Christian Beer - Max Planck Institute for Biochemistry (D)

- « Les phénomènes météorologiques extrêmes ont toujours existé, et ne peuvent être imputés à l’activité humaine ». Joe Bastardi - Météorologue - Collaborateur météo de médias TV (USA)

- « Les hautes couches de l’atmosphère terrestre se sont refroidies de façon inattendue depuis la faible activité solaire qui dure depuis 2007, et qui pourrait se prolonger pendant les 10 à 30 prochaines années ». Stanley Solomon - PhD - Professeur Université du Colorado - Chercheur au National Center for Atmospheric Research (USA)

- « Je n’ai constaté aucun lien scientifique entre le CO2 d’origine humaine et le réchauffement climatique. Des modèles informatiques incomplets négligent un trop grand nombre de variables ». John W Brosnahan - Physicien - Professeur émérite Université du Colorado dépt Astrophysique.

- « Une température ne définit pas à elle seule un climat. Le réchauffement de l’atmosphère de moins de 1°C a provoqué surtout un échauffement des esprits ». Martine Tabeaud - Géographe - Climatologue - Professeur de Géographie Université de la Sorbonne (F).

- « Au cours de ces dernières années, les observations montrent de façon écrasante que les émissions de gaz à effet de serre n’ont aucun rôle perceptible dans les changements climatiques ». Göran Ahlgren - PhD - Professeur de chimie organique - Stockholm (S)

- « Pour ce qui concerne la fonte des glaces en Arctique, il faut compter avec la variabilité naturelle et ne pas tout attribuer au réchauffement climatique ». Ola Johannessen - Océanographe - Président de l’Académie pour la recherche polaire - Professeur à l’Université  de Bergen (N).

- « Les fluctuations du champ magnétique terrestre pourraient être à l’origine de certaines variations climatiques ». Yves Gallet - Directeur du Laboratoire de Paléomagnétisme de l’Institut de Physique du Globe - Chercheur au CNRS (F).

- « Le fait de ne pas inclure l’activité solaire dans les modèles climatiques est synonyme de naïveté ». Jay Lehr - PhD - Sciences de l’environnement - Science Director of Heartland Institute (USA)

- « La quantité de méthane larguée par les océans a été sous-évaluée et non prise en charge par le GIEC. Sa contribution dans le réchauffement climatique est plus importante que prévu ». Evan A Solomon - PhD - Sciences de la Terre - Institut d’Océanographie - University of California (USA).

- « Le fait que la zone de glace de l’Arctique serait en baisse globale se fonde sur des données partielles ». Jock Allison - PhD - Ex Directeur de recherches en Sciences agricoles (NZ).

A suivre.

Voir les 16 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

Jo Moreau (Aldébaran).

16:42 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : climat, réchauffement, politique, giec, copenhague, co2 | |  Facebook |