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18/01/2011

HAITI, DONS EVAPORES ET CAPITAUX ERRANTS.

Il y a un an, Port-Au-Prince était détruit par un violent tremblement de terre.

De nombreux dons furent récoltés par des ONG, des ASBL ou même par des initiatives privées multiples et diverses, et des promesses de transferts de fonds furent annoncés par les gouvernements, même s’ils furent -parait-il- bien moins nombreux que ceux recueillis lors du tsunami en Thaïlande.

Il y a certainement un effet de lassitude, mais surtout de grandes interrogations de la population quant au sort réservé aux montants récoltés ou promis par les gouvernements, et qui sont en fait sortis eux aussi de la poche du contribuable.

On se souvient des questions qui se posèrent sur la répartition des aides destinées à la Thaïlande, et des interrogations graves soulevées par la Cour des Comptes sur les considérables « frais de gestion » retenus par la Région Wallonne.

Ces points ont-ils reçu une justification satisfaisante, ou cela est-il tombé dans un confortable oubli ?

On se souvient aussi qu’ils servirent -en petite partie- au déplacement sur place d’une délégation parlementaire, une goutte d’eau dans l’océan, si j’ose dire, mais interpellante malgré tout quant à l‘usage que certains réservent aux fonds publics.

Le chiffre d’une aide totale de 13,5 milliards de dollars a été cité pour la Thaïlande.

Revenons à Haïti. On nous dit que les aides promises par les Etats ne sont pas arrivées à destination dans leur intégralité. Je veux bien, mais une partie au moins a été transmise. Combien, à qui, et à quoi ont-ils servi ? A voir l’état actuel de la ville 1 an après la catastrophe, et les conditions désastreuses dans lesquelles les malheureux habitants doivent survivre, j’ai de sérieux doutes quant à la pertinence de leurs destinataires… Il y a deux ou trois jours, une ministre haïtienne, très élégante, était interviewée dans le cadre d’un JT. Devant l’étonnement du journaliste quant à l’état actuel de la ville, elle se félicita du fait que les voiries avaient été dégagées, même si les décombres étaient toujours en place. Un an après…

Si certaines (rares) ONG sont bien connues pour leur action volontaire et positive, il en existe quantité d’autres qui recueillent également des fonds, mais dont personne ne sait très bien quelle est leur finalité exacte, ni leur action effective sur place.

Lorsqu’il est fait appel à la solidarité de tous suite à une catastrophe (ou pour toute autre raison), et que des fonds publics sont engagés, j’estime qu’il faut impérativement fournir à la population ,de façon transparente et évolutive:

  • L’identité des structures ayant recueilli des fonds, et leur montant exact.
  • Le décompte des « frais de gestion » et des transferts d’argent réellement effectués, que ce soit par des ONG ou par les pouvoirs publics, et leur(s) destinataire(s).
  • L’obligation pour ceux-ci d’en détailler l’utilisation, quelle que soit l’origine des fonds.
  • Un contrôle strict et indépendant de tout ceci. Il est indispensable de restaurer la confiance de la population, actuellement largement entamée…

Le retour récent de Jean-Claude Duvalier dans le pays dont il fut chassé autrefois, me semble à cet égard surtout justifié par la douce odeur du dollar de l’aide internationale…

Je voudrais aussi relater mon expérience personnelle, bien que ce soit un peu hors sujet. Il y a maintenant de nombreux mois, j’ai effectué un don (minime) à une ONG. Depuis, ma boite aux lettres est encombrée presque quotidiennement par des demandes de dons d‘organismes aussi divers qu‘inconnus de moi, souvent accompagnées de petits cadeaux allant de bics, et passant par des boussoles, des loupes, des porte-clés, des agendas, j’en passe et des meilleurs. Souvent, leurs demandes sont appuyées par des dépliants et revues parfois luxueuses. Et de plus, la lettre d’accompagnement me rend directement responsable de la mort de nombreux petits enfants ou de la misère définitive de nombreuses familles si je n’effectue pas un versement immédiat au moyen du bulletin annexé.

Ce qui me chagrine, et me convainc malheureusement de ne plus jamais recommencer, c’est le coût de cette débauche de publicités et de gadgets en tous genres, qui est de nombreuses fois plus élevé que le don fait au départ …

Jo Moreau.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE…

11:56 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : haïti, aide internationale, ong, catastrophes | |  Facebook |

11/01/2011

CONSENSUS CLIMATIQUE, DISIEZ-VOUS (19)

Suite n°19

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

204- « Au minimum 60% du réchauffement climatique récent est induit par des cycles naturels présents dans le système solaire » Nicola Scafetta - PhD - Physicien - Chercheur au dept Physique Duke University (USA)

205- « Les photos de Yann Arthus Bertrand sont traumatisantes et sans aucun rapport avec la réalité. Je regrette leur large diffusion dans les écoles ». Alain Miossec - Recteur de l’Académie de Rennes - Professeur de géographie à l’Université de Nantes - Ex directeur de l’Institut de Géographie.

206- « Les variations de température de ces 100 dernières années sont en grande partie imputables à des variations naturelles ». Frederick Seitz - PhD - Physicien - ex Président de la National Academy of Sciences (USA)

207- « Il semble que nous exagérions la question du réchauffement climatique comme s’il s’agissait d’un phénomène nouveau, alors qu’il s’est déjà produit de nombreuses fois conformément aux cycles glaciaires ». BPR Radhakrishna - PhD - Géologue - Ex directeur Geological Society of India - (admet toutefois une certaine influence humaine sur les changements climatiques)

208- « Il faut condamner le bourrage de crâne médiatique sur le changement climatique, un sujet qui souffre d’une grande démagogie ». Jean-Robert Pitte - Géographe - Président de l’Université Paris VI (F)

209- « La Terre est maintenant entrée dans une période de refroidissement global qui durera au moins 20 ans ». Terri Jackson - Physicien - Climatologue - Independant Climate Research Group (GB)

210- « Après toute la désinformation menée par Al Gore et ses amis, les vrais climatologues doivent montrer au public la nature réelle du problème ». Robert Durrenberger - PhD - Ex président de American Association of State Climatologists - Professeur émérite de Géographie Arizona State University (USA)

211- « L’idée d’un réchauffement climatique catastrophique réduit la science à un jeu politico-économique. La tactique de la peur et la science tronquée sont au service de lucratifs contrats ». Gordon J. Fulks - PhD - Physicien.

212- « Pour l’évaluation scientifique du réchauffement global, seul l’examen de tous les paramètres est correct. Or, le gouvernement (néo-zélandais) ne prend en compte qu’un seul point de vue : celui qui conforte sa politique (de lutte contre le réchauffement climatique) ». RW Gauldie - PhD - Professeur émérite Hawai Institute of Geophysics and Planetology.

213- « Il est plus exact de dire que le CO2 est l’un des multiples composants des changements climatiques, plutôt que le principal ». Ole Humlum - PhD - Professeur Institute of Geosciences - University of Oslo (N).

214- « On commence à douter que la très faible proportion des gaz à effet de serre d’origine humaine aurait un effet notable sur le climat planétaire ». Albrecht Glatzle - PhD - Agrobiologiste - Directeur scientifique de INTTAS (Paraguay).

A suivre.

Voir les 18 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

Jo Moreau

11:02 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : climat, réchauffement, politique, giec, cancun, co2 | |  Facebook |

05/01/2011

UNE NOTE TRES FLAMANDE ? EVIDEMMENT !

L’ensemble des commentateurs francophones qualifient la note Vande Lanotte de « très flamande ». Je ne l’ai pas encore lue, et je ne porterai donc pas d’avis quant au fond.

Mais pouvait-il en être autrement ?

Ce sont les Flamands qui depuis des années sont demandeurs de changements profonds dans la structure de l’Etat, se heurtant d’abord à un ’non’ ferme et absolu à des changements en douceur. Ce blocage méprisant devait amener la moitié de la population flamande à voter pour des partis que nous qualifions d’extrémistes, tels que la NV-A, la LDD ou le VB.

Mis devant le résultat des dernières élections, les politiciens francophones ont réagi dans la panique et la précipitation, acceptant enfin l’ouverture de négociations communautaires qui ne pouvaient être que conflictuelles au vu de la personnalité des interlocuteurs dont ils avaient eux-mêmes, par leur attitude antérieure, favorisé l’émergence.

Ils vont par la même occasion conforter l’opinion flamande dans ses choix électoraux, puisqu’ils vont accorder à la NV-A des négociations qu’ils ont toujours refusé aux partis flamands modérés.

Nouvelle erreur de stratégie dès l’ouverture de ces négociations. Face au nouveau schéma institutionnel voulu par les plus nationalistes des Flamands, soit la NV-A, les politiciens francophones vont freiner des quatre fers, restant dans une conception très passéiste de l’Etat Belgique, alors qu’il eut fallu mettre sur la table leur propre vision d’un futur confédéral dont tout le monde pressent qu’il est inéluctable.

Nous sommes donc face à des demandes unilatérales flamandes, et seulement des tentatives d’atténuation de ces demandes du côté francophone.

Pas étonnant donc, que cette note nous paraisse très « flamande », puisque par essence même, elle est le reflet des demandes flamandes…

Jo Moreau

11:44 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, fédéralisme, institutions, confédéralisme, politique | |  Facebook |