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27/07/2011

OVNI SUR LA BELGIQUE : FAKE ?

L’auteur de la photo d’ovni, célèbre depuis la vague belge de 1989-90, vient d’avouer la surpercherie.

Cela a ouvert la porte à des interventions nombreuses de nos médias, qui semblent méconnaître les pérégrinations de cette photo.

Un sommet fut atteint par la présentatrice du JT RTBF de 13 heures de ce jour, qui interrogeait le plaisantin, et lui demandait : « Pourquoi n’avoir pas tout révéler à l’époque, pour éviter de mettre les F-16 en action ? » Etant bien connu que les F-16 ont poursuivi une photo…

Un petit rappel de la chronologie des évènements. La « vague belge » a débuté en novembre 1989, le 29 de ce mois vit un nombre de témoins considérable, parmi lesquels des gendarmes, des scientifiques et des militaires firent état d’un nombre étonnant d’observations -concordantes pour la plupart- d’un objet non identifié, aux performances totalement inhabituelles. Cette vague d’observations s’éteignit peu à peu durant l’année 1991.

Autre caractéristique originale de cette vague, le nombre assez élevé d’observations diurnes, par rapport aux « lumières nocturnes », toujours sujettes à confusion.

Sorties des F-16 : les 30 et 31 mars 1990. Une réaction suite à une confirmation d’observation de la Gendarmerie, et d’une observation simultanée de radars au sol.

La photo dont il est question -qui est en réalité une diapositive- apparut en août 1990. Elle fut d’abord accueillie avec circonspection par les collaborateurs de la SOBEPS*, au vu de divergences apparues dans les témoignages des deux témoins de leur prétendue observation. La politique constante de cette organisation était, même antérieurement à la « vague belge », de ne jamais considérer un document photo ou ciné comme preuve de l’existence d’un phénomène, mais uniquement comme l’illustration d‘un témoignage, au vu des possibilités de plus en plus étendues de trucage de tels documents par de simples particuliers.

Notons aussi qu’un photographe professionnel de Verviers devint détenteur du copyright sur le document, et sera chargé de sa commercialisation. (Je vous laisse libre de certaines déductions…).

Voyons maintenant un résumé des conclusions des spécialistes qui ont examiné ‘scientifiquement’ la photo, et qui l’ont fait à titre privé, et non au nom des organisations qui les emploient.

P.Magain et M. Remy - Institut d’Astrophysique - Université de Liège. « Nous ne pouvons qu’émettre les plus nettes réserves quant à l’authenticité de ce document (…) »

Prof Acheroy - Ecole Royale Militaire « L’hypothèse selon laquelle ce document serait un faux ne peut pas être rejetée jusqu’à présent, et ne le sera sans doute jamais (…).

Richard F Haynes - NASA - Examina le document sous l’angle de déductions quant à l’objet lui-même, mais ne se prononça jamais sur l’authenticité éventuelle du document.

Daniel Soumeryn - Dept photographique Institut Royal du Patrimoine Artistique. « (…)Soit cet engin est le produit d’un canular ou d’une mystification (…) ».

A ma connaissance, et contrairement à ce qui a été dit aux JT d’aujourdhui, aucune personnalité du CNRS n’a pris position.

Nous sommes donc bien loin de scientifiques qui auraient été abusés. La seule conclusion qui en a été tirée à l’époque par la SOBEPS, est que personne n’a pu établir qu’il s’agissait d’un faux, mais personne n’a affirmé qu’il était incontestable. Le cas de la photo de Petit-Rechain et de son examen occupe une vingtaine de pages du rapport de la SOBEPS sur la vague belge, sur un total de 980 pages.

La photo n’est donc nullement à l’origine de la « vague belge », mais en est une péripétie. Elle eut bien entendu un grand retentissement à l’époque, mais la révélation récente, si elle apporte incontestablement une certaine déception, n’entame nullement le fait que des évènements toujours inexpliqués eurent bien lieu dans le ciel belge de 1989 à 1991. Et ce, même s’il est probable que quelques uns des milliers de témoignages recueillis à cette époque sont également le fait de plaisantins…

Comme j’aime souvent à le répéter, ce n’est pas parce que j’ai réussi à photographier la maquette d’un Airbus A-380, que j’ai prouvé que l’A-380 est une mystification…

*SOBEPS : Société Belge d’Etude de Phénomènes Spatiaux. Fondée en 1971. Le sérieux de son étude du phénomène OVNI était reconnu, et elle bénéficiait du concours de plusieurs « scientifiques ». La SOBEPS fut également très active dans le « débunkage » (la démystification) de plusieurs soi-disants phénomènes tels que le triangle des Bermudes, ou beaucoup autres. Quant aux explications possibles des OVNIS, elle se détacha de plus en plus de l’hypothèse extra-terrestre. Elle fut dissoute en 2007.

Source : Vague d’OVNI sur la Belgique - SOBEPS.

Jo Moreau.

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19/07/2011

VOLCANISME SOUS-MARIN ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES

ash_rock_molten_lava_200[1].pngIl existe un nombre bien plus important de volcans sous-marins que de volcans terrestres. On ne peut évidemment établir un décompte précis, mais les estimations vont de plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions de bouches éruptives d‘importances variées. Les découvertes technologiques récentes dans le domaine des engins sous-marins de recherche, ainsi que des appareils divers de détection, autorisent des recherches et des découvertes de plus en plus nombreuses dans ce domaine assez méconnu jusqu’à aujourd‘hui.

La plupart de ces bouches volcaniques sont localisées à la zone de subduction des plaques tectoniques, ou indépendamment de celles-ci, sur ce qu’on appelle des « points chauds » dans les océans.

Les dorsales océaniques, d ‘une longueur de plus de 65000 Kms, sont donc abondamment pourvues de ces volcans. Beaucoup d’entre eux constituent «  l’ Anneau de Feu » , soit géographiquement un arc volcanique et sismique partant des îles Tonga, au large des Philippines, du Japon, des côtes Pacifique de l’Amérique du Nord et du Sud, ou sur la dorsale du Pacifique, qui lui fait face . Il en existe ainsi dans la « Fosse des Caïmans », à plus de 7000 m de profondeur.

La dorsale médio-atlantique, est une chaîne de volcans de 15000 Kms de long, dont l’Islande forme la partie émergée. Mais on en trouve un peu partout sous la mer, comme en témoignent de nombreuses découvertes récentes, dont une gigantesque structure volcanique de 30 Kms de long sur 25 de large, située au large des côtes sud de la Sicile.

L’océan Arctique lui-même est aussi le siège d’une activité volcanique et hydrothermale beaucoup plus intense que supposé récemment. On y trouve notamment la chaîne de volcans sous-marins dite crête Gakkel longue de 1800 Kms au nord du Groenland. On peut légitimement s‘interroger quant à leur impact cyclique sur la fonte des glaces.

Où qu’ils se situent, la majorité des volcans sous-marins sont à des profondeurs telles que la pression océanique diminue le caractère explosif d’une majorité des éruptions, ce qui les rend très difficilement détectables, au profit de coulées de lave éruptive qui forme ainsi le nouveau plancher océanique. D’autres, plus proches de la surface, peuvent éjecter dans l’atmosphère aussi bien les gaz émis que de la matière.

Des recherches récentes ont aussi établi que la quantité de CO2 libéré par ces éruptions était beaucoup plus importante que prévu. Cette découverte a évidemment une influence notable sur l’étude du cycle du CO2 dans l‘atmosphère terrestre. D’autres chercheurs ont par contre mis en évidence une production importante de fer par ces volcans, ce qui favorise le phytoplancton qui lui-même joue un rôle important dans l’absorption de ce même CO2.

D’autres types de volcans sont appelés volcans (ou dômes) d’asphalte, qui déversent de l’asphalte au lieu de lave. On en a détecté dans le Golfe du Mexique et au large de la Californie. Outre l’asphalte, ces bouches volcaniques émettent d’énormes quantités de méthane, autre gaz à effet de serre. Ce phénomène est connu sous le nom de « cheminées de méthane ». On croyait auparavant que ce gaz était dissous dans l’eau, mais on a constaté récemment qu’il atteignait la surface sous forme d’un véritable bouillonnement. On estime que la quantité ainsi relarguée dans l’atmosphère terrestre est de 10 à 10.000 fois supérieure aux prévisions antérieures, et quand on sait que le méthane est un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2, on imagine l‘importance de cette découverte dans la modélisation climatique. Ces relargages de méthane peuvent d’ailleurs être indépendants de phénomènes volcaniques (?), ce qui devrait être confirmé par l’étude d’autres zones marines riches en hydrocarbures.

Ainsi se dessine une toute autre image des fonds océaniques, qui se rapproche plus du « chaudron des sorcières », que du calme obscur et profond médiatisé par les films et documentaires.

On peut raisonnablement se poser pas mal de questions sur l’influence des forces en jeu dans cette intense activité volcanique, sur plusieurs composantes des changements climatiques, en commençant par l’augmentation de la température des océans, dont on sait que les plus minimes variations ont des répercussions immédiates sur notre climat et le régime des courants aussi bien marins qu'aériens.

Se pose également le problème du largage dans l’atmosphère de quantités de CO2 et de méthane parmi d‘autres, beaucoup plus importantes que prévues initialement, et à côté desquelles les émissions humaines de gaz à effet de serre paraissent de plus en plus anecdotiques.

Pour ce qui concerne le niveau des océans enfin, quelle pourrait être l’influence de l’écoulement continu de lave et débris divers formant un nouveau plancher océanique, quand on sait que les îles Hawaï par exemple partent d’une profondeur de 5000 mètres sous le niveau de la mer, pour culminer à 4000 mètres d’altitude. On imagine le volume d’eau déplacé par ces phénomènes éruptifs. (Photo NOAA) 

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Jo Moreau.

16:37 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : changement climatique, giec, cancun, co2, gaz effet serre | |  Facebook |

17/07/2011

CONSENSUS CLIMATIQUE, DISIEZ-VOUS (25)

Suite n°25

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

-272 « Les changements climatiques ne sont pas causés par les activités humaines. Au plus on analyse les données alarmistes, au plus on constate des conclusions erronées. Burt Rutan - Ingénieur en Aérospatiale - Concepteur d’engins spatiaux et en Aéronautique.

-273 « Nous en sommes arrivés au point où chaque évènement météo est relié à la théorie des gaz à effet de serre causés par l’homme. Tout ce qui arrive servira à conforter cette théorie falsifiée ». Tim Coleman - PhD - Sciences de l’atmosphère - Professeur associé University of Alabama (USA).

-274 « Le climat global dépend de l’interaction atmosphère-océans, du rayonnement solaire, des forces gravitationnelles entre la Terre et la Lune et de la rotation de la Terre. L’influence du CO2 est une pure fiction ». Claes Johnson - PhD - Professeur en Mathématiques appliquées et Modélisations - Royal Institute of Technology (S)

-275 « Le climat mondial est influencé par l’activité volcanique, les variables de l’activité solaire, les courants océaniques, les régimes des vents. Le rôle des activités humaines est éclipsé par la variabilité naturelle ». Dave Epstein - Météorologue - Membre du American Meteorological Society - Professeur au Framingham State College (USA) .

-276 « Le réchauffement climatique est devenu une question politique. Toute autre cause (que le CO2 d’origine humaine) sur le sujet est un intrus qui bouleverse l’orthodoxie établie ». Eugene Parker - PhD - Astrophysicien - ex professeur d’astrophysique University of Chicago - A développé les théories du vent solaire et de la « Spirale de Parker ».

-277 « Les effets du rayonnement solaire sur les changements climatiques sont historiquement mis en évidence, et sont sans doute prépondérants ». Nigel Marsh - Spécialiste en rayonnement cosmique - Center for Sun-Climate Research - Danish National Space Center (DK).

-278 « Les flux de plasma -ou le vent solaire- sont à l’origine des changements climatiques. Ils sont responsables de la désorganisation des courants d’air chaud dans l’atmosphère ». Neil Arnold - Modélisation de l’Atmosphère - Professeur de Physique et Astronomie University of Leicester (UK).

-279 « Les changements climatiques sont liés à la variabilité des champs magnétiques solaires ». Oliver K Manuel - Chimie nucléaire - University of Missouri (USA).

-280 « Les glaciers himalayens, et ceux du reste du monde, ont reculé et avancé sans aucun lien avec un réchauffement ou un refroidissement climatique ». Vijai Kumar Raina - Glaciologue - Ex directeur Division Glaciologie du Geological Survey of India - Auteur d’un livre blanc pour le Gouvernement Indien.

-281 « Le réchauffement climatique n’est pas causé par les activités humaines. Il trouve son origine dans les variations cycliques du climat terrestre ». James Spann - Météorologue - Collaborateur météo de médias audiovisuels.

-282 « Le réchauffement climatique actuel n’est pas le premier dans l’histoire de la Terre. Il y a des tas de raisons pour lutter contre la pollution; le réchauffement global n’en est pas une ». Peter Sciaky - Géologue (USA)

A suivre.

Voir les 24 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

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Jo Moreau.

13:13 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : climat, réchauffement climatique, politique, giec, cancun, co2, gaz effet serre | |  Facebook |

07/07/2011

DES ELECTIONS ? POURQUOI PAS ...

Après le refus de négocier de la NV-A, et de son annexe le CD&V, l’impasse est plus que jamais totale dans notre pays, et on ne voit plus de solution à la crise politique.

Alors, pourquoi pas de nouvelles élections ?

Mais avec un but bien précis : des élections qui auraient pratiquement valeur de consultation populaire. Les citoyens flamands devraient être mis clairement devant leurs responsabilités, et les francophones ne devraient laisser planer aucune équivoque : une nouvelle victoire électorale de la NV-A, et de ses satellites le Vlaams Belang, et la LDD (je n’ose encore y mettre le CD&V) signifierait le choix définitif vers le confédéralisme ou le séparatisme.

Certains sondages montraient récemment qu’une grande majorité de citoyens flamands, y compris parmi les adhérents de la NV-A, étaient opposés au séparatisme. Et bien qu’ils le montrent par les urnes, en excluant ces partis de leur choix, au profit du SP-A ,du VLD ou de Groen.

 La NV-A perdant une partie de ses électeurs, la négociation pourrait reprendre.

Une confirmation du succès antérieur de la NV-A devrait automatiquement déboucher sur des Etats Généraux, devant préparer une scission du pays soit vers un confédéralisme très approfondi, soit vers le séparatisme.

Mais il faut également que tout le monde soit bien conscient que cela suppose de faire table rase de tout le passé, par une renégociation de tous les aspects du problème. Y compris du tracé de la frontière linguistique, y compris la redistribution des bijoux du ménage.

Et d’un arbitrage international (européen ?) sur les points qui ne peuvent trouver un accord, par le biais éventuel de consultations populaires.

Je n’ai jamais caché mon agacement devant l’attitude des francophones de ce pays, qui n’ont voulu prendre conscience du vent qui venait de Flandre qu’au cœur de la tempête.

Mais le positionnement actuel de l’extrême-droite flamande me heurte profondément dans son refus absolu de tout compromis. A nous d’en tirer les conséquences, en fonction d‘un positionnement clair de nos compatriotes flamands.

Voir aussi :

http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/11/05/reba...

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOS COMMENTAIRES !

Jo Moreau.

19:59 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, fédéralisme, dialogue communautaire, confédéralisme | |  Facebook |