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27/11/2011

LA DIABOLISATION DU NUCLEAIRE CIVIL

nucléaire,environnement,énergie,écologieLa levée de boucliers contre la filière nucléaire, instrumentalisée par les partis écologistes et reprise en chœur par les suivistes, est un nouvel exemple du caractère quasi-religieux d’une réflexion qui abandonne toute rationalité. Malheureusement, manipulés par une propagande mystique, et soucieux d’une popularité basée sur un impératif sécuritaire, les gouvernements condamnent le nucléaire dans sa globalité et ouvrent ainsi la porte à une accentuation de la crise dans laquelle nous sommes plongés.

Qu’on me comprenne bien : je considère également que la filière de la fission nucléaire souffre de ses inconvénients évidents, sans solution depuis son éclosion soit une bonne septantaine d’années. Le problème principal et le mieux connu est celui des déchets et du démantèlement des centrales. Toutefois, de grands espoirs peuvent être mis dans d’autres filières du nucléaire actuellement à l’étude, notamment le principe de la fusion nucléaire, qui minimisent ce genre d’inconvénients.

Mais l’anathème qui frappe tout ce qui porte l’étiquette « nucléaire » conduira, et conduit déjà, à la diminution sinon la coupure des crédits de recherche affectés à cette filière. La conséquence directe en est la diminution dramatique du nombre d’étudiants dans la recherche ou le génie nucléaire, découragés avec raison par un avenir devenu plus qu’aléatoire.

Du moins en Occident, car tel n’est pas le cas dans les pays émergents, tels que la Chine ou l’Inde par exemple, où le développement du nucléaire est plus que jamais d’actualité.

Ces pays risquent de prendre un avantage décisif dans l’étude et le développement de cette technologie de pointe dont l'abandon est programmé dans plusieurs pays européens, et ce pour des raisons plus idéologiques et électoralistes que scientifiques.

La catastrophe de Fukushima a évidemment apporté un éclairage inespéré aux thèses antinucléaires. Toutefois, je considère que les catastrophes de Fukushima, comme celle de Tchernobyl, découlent d’erreurs humaines et pouvaient donc être évitées, et ne peuvent donc être imputées à la technologie elle-même.Tchernobyl pour les raisons bien connues, et Fukushima par une implantation peu compréhensible de centrales nucléaires face à une faille géologique bien connue, sur une bande côtière particulièrement exposée aux séismes et par conséquent aux tsunamis.

Il faut être bien conscient des perspectives de l’abandon du nucléaire, outre les problèmes d’approvisionnement en électricité, mais aussi le fait que cette énergie subira une augmentation très importante des coûts pour tous les usagers. Non seulement les ménages, mais aussi et surtout les industries grandes utilisatrices de cette énergie. Il s’agira d’une nouvelle et peut-être décisive motivation pour une délocalisation des derniers pourvoyeurs d’emplois de nos pays vers des cieux moins sujets au catastrophisme ambiant.

Toute activité humaine comporte des risques.

Qu’il faut bien entendu circonscrire au maximum. Mais l’industrie chimique a également généré diverses catastrophes industrielles ayant fait plusieurs milliers de morts pendant la même période d’existence (sans compter les dégâts et victimes indirectes). Qui réclame la fin définitive de l’industrie chimique ?

Les laboratoires biologiques et pharmaceutiques cultivent des virus, bactéries ou autres joyeuses bestioles qu’ un accident pourrait diffuser dans l’atmosphère, et déclencher des épidémies dévastatrices dans le monde entier . Qui réclame l’arrêt définitif de ces recherches ?

Essayons de garder raison afin d’éviter un dramatique coup d’arrêt à notre développement, en faisant évoluer le parc nucléaire vers plus de sécurité. Il en va de notre avenir et de notre bien-être.

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

17:55 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, environnement, énergie, écologie | |  Facebook |

13/11/2011

MODIFICATIONS CLIMATIQUES BRUTALES DANS LE PASSE

changements climatiques,réchauffement climatique,CO2,GIEC, Un des arguments les plus fréquemment cités par les partisans de la responsabilité humaine dans les changements climatiques, consiste à constater que jamais dans l’histoire de la Terre, ces changements n’avaient été aussi rapides. Ce fait devait démontrer l’implication des émissions de CO2 par les activités humaines dans le réchauffement climatique. Nonobstant le fait qu’une augmentation de la température globale de 0,7°c constatée sur tout le XXe siècle puisse paraître très éloigné de la notion de modification rapide, des études relativement récentes contredisent cette affirmation.

Le Professeur Peter Ditlevsen, de l’ Institut Niels Bohr, branche de l’Université de Copenhague et par ailleurs chercheur au Ice and Climate Group , a publié en 2010 dans la revue Geophysical Research Letters une étude qui conforte le fait que des changements climatiques très brutaux ont bien eu lieu dans le passé.

L’étude des carottes de glace extraites notamment au Groenland montre qu’à la fin de la dernière époque glaciaire, la température augmenta de 10 à 15 degrés en moins de 10 ans. Ce réchauffement brutal dura environ un millénaire et tout aussi brusquement, la température a de nouveau chuté de façon drastique. Ces épisodes ne sont pas uniques, et sont imbriqués dans les cycles période glaciaire-période interglaciaire décrits comme les évènements de Dansgaard-Oescher, qui impliquent les courants océaniques. L’origine exacte de ces « points de basculement » fait toujours l’objet de théories diverses, et ne sont pas reproductibles dans les modèles climatiques actuels.

L’étude de Peter Ditlevsen conclut à la responsabilité de causes chaotiques, influencées peu ou prou par les tempêtes, de fortes précipitations, les fluctuations des calottes glaciaires etc. Cela démontre l’ extrême difficulté de prévoir ces changements de climat. Pour être complet, signalons que Ditlevsen n’exclut pas l’influence éventuelle du CO2 anthropique comme facteur supplémentaire dans l’actuel changement climatique, mais précise que ses recherches ne concernent que le passé.

Cela fit également l’objet d’une étude du CNRS parue en 2008, sur un basculement semblable il y a environ 14700 ans par un réchauffement rapide de plus de 10°c, suivi à -12900 d’un refroidissement causant un nouvel épisode glaciaire, et enfin un nouveau réchauffement menant à la fin de la dernière période glaciaire il y a 11700 ans. Cette étude, à laquelle participa des paléoclimatologues du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, concluait quant à elle à la responsabilité des modifications radicales dans les courants atmosphériques. Les chercheurs ont montré que le climat a véritablement basculé d’une année à l’autre. « Les renversements climatiques ont véritablement eu lieu comme si quelqu’un avait appuyé sur un bouton » a constaté Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet de forage glaciaire NorthGrip.

Les scientifiques mettent en cause notamment le contenu en poussières de l’atmosphère, entraînant les modifications brutales de la circulation atmosphérique tropicale, puis polaire.

En juillet 2011, une équipe européenne (Université d’Utrecht) mettait en évidence un changement climatique brutal survenu il y a 200 millions d’années, simultanément à une extinction massive d’espèces marines et de vertébrés. Selon ces scientifiques, ce changement climatique fut causé par un largage massif de méthane (sans doute aux environs de 12.000 gigatonnes) consécutif à un épisode volcanique géant en Sibérie. Cela n’est pas un épisode unique dans l’histoire de la Terre, puisqu’il se produisit aussi il y a 55 millions d’années. Ce largage de méthane provient du plancher océanique, les bactéries qui le produisent étant stimulées par un réchauffement climatique déjà en cours.

Il peut aussi exister d’autres causes possibles, parmi lesquelles on peut citer des modifications dans le régime du Gulf Stream. Celui-ci réchauffe l’Atlantique Nord (et l’Europe par la même occasion) surtout en hiver. Certaines études font coïncider un arrêt ou un ralentissement de ce courant marin avec de brusques changements climatiques passés.

Ils peuvent bien entendu aussi se produire soit par des causes extra-terrestres, comme la chute d’une météorite ou des modifications dans l‘activité solaire, soit aussi par des éruptions volcaniques « mégacolossales », parmi lesquelles l‘éruption du Lac Toba il y a 75000 ans, qui causa un mini âge glaciaire qui dura un millier d‘années.

L’étude des carottes glaciaires démontre non seulement que des modifications climatiques brutales eurent bien lieu dans le passé, mais aussi que la relative stabilité actuelle est exceptionnelle.

A cela, les tenants de la responsabilité humaine dans les modifications climatiques récentes me diront : tout cela, nous le savions déjà et il n’y a aucun point commun avec le réchauffement actuel (?). Fort bien, mais il reste une certitude absolue : lors des périodes glaciaires et interglaciaires, les activités humaines ne pouvaient en aucun cas être mises en cause…!

Sources :

http://climatechangepsychology.blogspot.com/2010/08/peter...

 http://www.insu.cnrs.fr/co/environnement/climats-du-passe...

http://meetingorganizer.copernicus.org/EGU2010/EGU2010-72...

http://www.com.univ-mrs.fr/~r603365/cycle_DO_H_Rimaud2008...

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Jo Moreau

15:59 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : changements climatiques, réchauffement climatique, co2, giec | |  Facebook |

03/11/2011

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, QUEL CONSENSUS ? (29)

Suite n°29

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

- "Le climat terrestre a toujours varié. Il est très difficile de déterminer les causes de ces changements, et il n'est nullement établi que l'homme en soit responsable". Youri Zaitsev - Académie des Sciences (Russie) - Institut d'Etudes Spatiales. http://en.rian.ru/analysis/20070928/81541029.html

- "L'influence de l'effet de serre comme cause des changements climatiques est un mythe basé sur des modèles erronnés et des assimilations incluant une 'température globale' simpliste". Gerhard Kramm - PhD - Géophysicien - Atmospheric Science Group of Geophysical Institute - University of Alaska. http://www.gi.alaska.edu/~kramm/

- "L'origine humaine du réchauffement climatique n'est absolument pas établie. Cette théorie est loin de faire l'unanimité dans le monde scientifique". Laurence Gould - PhD - Physicien - Professeur à Hartford University (USA) - Correspondant de l'American Physical Society. http://uhaweb.hartford.edu/LGOULD/NES%20APS%20Spring%2020...

- "La tendance au réchauffement climatique remonte au minimum à la moitié du XlXe siècle". John Magnusson - PhD - Systèmes écologiques des Lacs et Cours d'eau - Professeur émérite Zoologie et Limnologie University of Wisconsin (USA) http://www.rtflash.fr/climat-tendance-rechauffement-est-a...

- "Le réchauffement climatique global n'est pas un phénomène anormal. Y voir une responsabilité humaine découle d'une science fausse". Franco Battaglia - PhD - Professeur de Chimie de l'environnement Université de Modène (I) http://peppecaridi2.wordpress.com/2009/11/28/clima-interv...

- "L'hypothèse de la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique est maintenant réfutée par beaucoup de scientifiques dans le monde". Eric T Karlstrom - PhD - Professeur de Géographie Physique et Environnementale - State University of California. http://www.naturalclimatechange.us/

- "Les variations de la distribution des glaces de mer dans l'Arctique répondent à des cycles naturels". Ivan Frolov - PhD - Océanographe - Directeur de l'Institut de Recherches sur l'Arctique et l'Antarctique de St Petersbourg (Russie) http://www.lecerclepolaire.com/saving/Frolov.html

- "L' effet de serre n'est qu'un facteur affectant le climat parmi beaucoup d'autres. Je ne crois pas aux prévisions climatiques à long terme". William R Cotton - PhD - Physique des Nuages - Professeur en Sciences Atmosphériques Colorado State University. http://ff.org/centers/csspp/library/co2weekly/20070109/20...

- "Il y a une relation claire entre la couverture nuageuse et la température de la journée. En Australie, l'ennuagement a diminué depuis 1950, tandis que la température augmentait en conséquence". Jonathan Lowe - BSc - Analyses statistiques appliquées à la météo. http://gustofhotair.blogspot.com/

- "Le récent réchauffement global est dû à des modifications de l'ennuagement et des changements dans la quantité de cristaux de glace dans la haute atmosphère, et non aux gaz à effet de serre dûs aux activités humaines". Vladimir Shaidurov - Expert en modélisations - Membre de l'Académie des Sciences de Russie. http://www2.le.ac.uk/ebulletin/news/press-releases/2000-2...

- "Quoique les modèles climatiques aient une valeur considérable pour notre compréhension de la physique du climat, on ne peut affirmer qu'ils sont fiables pour des prédictions à long terme". Peter Ridd - PhD - Physique des Océans - Professeur de Physique James Cook University - Conseiller scientifique Australian Environment Foundation http://www.onlineopinion.com.au/view.asp?article=11387&am...

Les records climatiques "sans précédent" : Anno 1646 : « En ceste année y fut peu de cerises, encore furent elles la moitié gastées de la chaleur qu’il faisoit. On a commença la moisson quinze jours après la Saint Jean, il se fist une telle chaleur et sy véhémente qu’il y avoit plus de vingt ant qu’il n’avoit faict. Fut neuf sepmaines enthières, sçans pleuvoir qu’une petite bruine qui survint une seule fois, tellement que plusieurs moururnt de ceste chaleur au moisonner et en la vigne, tesmoin un pauvre jeune homme, nommé de Molin, qui estoit soldat, qui mourut à Tury ès champs et une filles de Lessy qui mourut en ouvré de la vigne nommé Briate Bouvier et bien d’aultres di conté du Sablon.

Pour des raisons pratiques, vous ne trouverez plus désormais ici les liens vers les sites concernés. Vous pourrez néanmoins les retrouver en suivant mon profil Facebook.

A suivre.

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Jo Moreau.