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16/02/2012

LES GIECOSCEPTIQUES, TOUS CORROMPUS ?

Ceux qui expriment leur scepticisme quant aux conclusions du GIEC sur les changements climatiques, sont régulièrement confrontés aux accusations stéréotypées destinées à les discréditer. Les plus fréquemment rencontrées sont :

  • D’être ou d’avoir été employé directement par des firmes du secteur pétrolier ou minier, ou d’avoir bénéficié de subventions de ces lobbies dans le cadre de leurs recherches.
  • D’avoir défendu l‘inocuité du tabagisme passif,
  • D’être assimilés aux défenseurs de la Terre plate,
  • D’être des manipulateurs, ou coupables de fraude caractérisée
  • De ne pas être climatologues
  • D’être créationnistes, ultra-conservateurs, ou négationnistes.
  • De ne pas avoir publié d’article dans une revue à comité de lecture
  • Etc..

L’exemple parfait fut l’intervention destinée à discréditer tous les giecosceptiques à travers les personnalités de Fred Singer et Vincent Courtillot, par le Monsieur Jean-Pascal Van Ypersele de Strihou, le vice-président du GIEC que le monde entier nous envie, dans l’émission de propagande diffusée par la RTBF et qui fit l‘objet d‘un billet précédent :http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2010/09/09/la-...

Ainsi que son action qui aboutit récemment à l’annulation d’une conférence-débat sur les changements climatiques : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2011/08/30/inq...

 Ces accusations sont véhiculées par les blogs de soi-disant « debunkers », gardiens sourcilleux de la stricte orthodoxie climatique, dont les plus usités sont :

Leurs accusations sont d’ailleurs fréquemment soit très imprécises ou exprimées au conditionnel, soit fermement démenties par ceux-là même qui ont été mis au pilori.

Je dois avouer qu’au début de mon intérêt pour l’évolution du climat, j’ai été sensible à certains de ces arguments, au point d’écarter de mes listes les scientifiques qui paraissaient trop impliqués par exemple avec les lobbies pétroliers.

Jusqu’au jour où j’ai décidé de ne plus considérer les antécédents professionnels ou les convictions personnelles de l’intervenant, mais uniquement l’opinion qu’il exprime ou la théorie qu’il développe dans le cadre climatique.

Seuls ces éléments sont à prendre en considération, et sont à contester éventuellement par leurs contradicteurs.

Depuis, je m’accroche à cette position. Comme je l’ai écrit par ailleurs, le fait que ce scientifique porte des caleçons roses ou qu’il lise la Semaine de Suzette m’importe peu.

Un de mes correspondants l‘a explicité bien mieux que j‘aurais pu le faire :

« (…)Une chose ne doit être contestée que pour elle-même et non pour quoi que ce soit d'autre, donc pas pour ses choix politiques, amicaux ou financiers, fussent-ils suspects (mais non coupables) de collusion avec le sujet du discours. Et donc que monsieur X touche du blé d'un lobby peut évidemment nous rendre suspicieux quant à ses intentions et de celles du lobby, et notre perspicacité peut en être stimulée. Cela étant dit, que des pétroliers me paient pour ma bonne gueule ou pour que je dise que 1+1=2, cela ne change rien au fait que 1+1=2. Même si l'archétype émotionnel populaire se conforte dans le romanesque que "les pétroliers" sont "tous des salauds". Comme dirait JM, restons sur le sujet, car si ennemi il y a, il serait bien avisé de profiter de vos émotions et impulsions pour vous mener par le bout du nez. En se focalisant sur les "résultats factuels" (le contenu effectif du discours) et non les intentions et péripéties romanesques qu'on leur attribue, on se donne en même temps les moyens d'action réels, factuels, tangibles et mesurables, notamment en s'évitant d'être télécommandé par notre cerveau reptilien si perméable aux manipulateurs (…)».

Cela étant dit, tout scientifique est payé par quelqu’un, que ce soit par l’industrie privée ou par un gouvernement. Et pourrait être soupçonné de défendre les intérêts de l’un ou de l’autre par intérêt personnel ou simplement pour sauvegarder son avenir professionnel. Qu’une grande partie des géologues, par exemple, travaillent pour des sociétés minières ou pétrolières, et non par des fabriques de conserves de petits pois, me parait d’une évidence aveuglante. Ils n’en sont pas pour autant automatiquement corrompus, et cela ne peut remettre leur compétence en question, -ces sociétés n’étant pas réputées employer des nullités-, et cette proximité professionnelle ne les disqualifie pas d’office..

L’opinion d’un scientifique qui travaille pour l’industrie, fut-elle pétrolière, n’est pas plus sujette à caution que celle d’un autre scientifique qui publie dans le cadre d’une ONG militant dans le secteur écologique, par exemple.

Car on oublie trop souvent de mentionner que des ONG telles que Greenpeace ou le WWF sont également des lobbies, très influents dans le monde politique et médiatique, et idéologiquement très orientés.

On reproche aussi à une majorité de ces empêcheurs de réchauffer en rond de n’être pas climatologues.

Faut-il rappeler que la climatologie se nourrit de pratiquement toutes les disciplines scientifiques, depuis l’astrophysique jusqu’à la géologie, en passant par les mathématiques (statistiques et modélisations), l’océanographie, la glaciologie, la physique, la volcanologie, l’Histoire et la paléoclimatologie et j‘en passe… Les implications du débat climatique intéressent également la philosophie, l’économie, et bien entendu la politique.

Parmi les 2500 collaborateurs du GIEC, bien peu sont climatologues (moins d’une centaine dit-on).

Et on n’a pas censuré Al Gore, Yann-Arthus Bertrand, Alain Hubert, par exemple sous prétexte qu’ils n’étaient pas climatologues…

D’autre part, il apparait que le titre de « climatologue » s’acquiert plus fréquemment par l’expérience acquise « sur le tas » et les centres d‘intérêt affichés, que par un diplôme en bonne et due forme. Monsieur Jean Jouzel pour ne citer que lui, autre vice-président du GIEC, -dont je ne remet nullement en cause l’expérience- est ingénieur diplômé de l’Ecole Supérieure de Chimie Industrielle de Lyon, Docteur en Sciences Physiques, et néanmoins reconnu comme étant expert en glaciologie et climatologie.

Quand au fait que beaucoup de GIECosceptiques n’aient pas publié dans des revues à comité de lecture, ils ne sont pas les seuls. Dans un autre registre, les mails du « Climategate » ont mis en lumière les manipulations tendant à disqualifier les revues qui accueilleraient des études contraires aux conclusions du GIEC.

On cite aussi l’affirmation selon laquelle « une grande majorité de scientifiques approuvent les conclusions du GIEC », … En tout état de cause, il faut tenir compte du fait que les GIECosceptiques se sont manifestement penchés sur le problème, tandis qu’une grande partie des autres se rallie en toute confiance au prétendu consensus.

Comme le dit John Brignell, la notion même de consensus est une terminologie politique, pas scientifique. Beaucoup des idées novatrices en matière de sciences ont été imposées par un seul individu contre un consensus rassemblant ses pairs. Qu’on pense à Galilée, Copernic, Hutton, Wegener, Einstein, Lemaître et combien d’autres…La société scientifique est semblable à toute société humaine : elle déteste voir bousculer ses certitudes.

Voilà quelques unes des positions auxquelles je m’accroche au gré des discussions, que ce soit sur mon blog, ou en petit comité.

Car il est tout de même interpellant de constater qu’après plusieurs années de bourrage de crâne, une grande partie de l’opinion publique en soit arrivée au réflexe pavlovien d‘attribuer automatiquement les changements climatiques aux activités humaines, sans qu’il ne soit même plus nécessaire de le mentionner.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? VOTRE COMMENTAIRE EST BIENVENU.

Jo Moreau.

Note rectifiée ce 04/08

10:30 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, co2 | |  Facebook |

Commentaires

Notons surtout qu'on ne payerait pas longtemps un Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat qui nous dirait que tout va bien, qu'il n'y a pas d'évolution sensible du climat, ou que celle-ci n'est en rien la faute de l'Homme. En réalité, les membres du GIEC sont certainement les plus corrompus, car l'existence même de cet organe est conditionnée à celle d'un réchauffement climatique anthropique que ces pseudos experts ont tout intérêt à appuyer

Écrit par : SENECHAL Guillaume | 16/02/2012

Monsiur Moreau,

Vous faites une erreur fondamentale, le GIEC ne fait pas de science, il se contente de faire la synthèse de l'état de cette science, ce n'est pas le cas de Singer ou Courtillot qui eux font de la science dévoyée. On peut ajouter que des gens comme Jouzel ne touche aucun centime de leur activité au GIEC (Singer perçoit 5000$/mois du Hearland Institute).

Écrit par : Robert | 19/02/2012

test

Écrit par : jo moreau | 29/02/2012

Un commentaire sur ce post est publié sur le site
http://jules-klimaat.blogspot.com/2012/02/answer-to-jo-moreau.html

Pour des raisons mystérieuses, il n'y a pas moyen de transférer sur mon blog.

Je vous invite donc à en prendre connaissance sur le blog sus-mentionné

Écrit par : jo moreau | 29/02/2012

Dans la liste des accusations stéréotypées, on pourrait ajouter : publier des articles (scientifiques ou non) remplis de fautes (voulues ou non).

Voici deux exemples :
Fred Singer dans American Thinker:
http://www.skepticalscience.com/fred-singer-debunks-and-denies.html

Vincent Courtillot dans la revue Earth and Planetary Science Letters
http://www.liberation.fr/jour/0101118077-le-coup-de-colere-du-climatologue

Écrit par : Sylvain | 10/04/2012

Bonjour Mr Moreau,

n'est ce pas de la mauvaise foi que d'annoncer que Mr van Ypersele n'a pas publié dans des revues à comité de lecture alors qu'il suffit de se rendre sur sa page personnelle pour trouver la liste de ses publications?

http://www.elic.ucl.ac.be/repomodx/elic/index.php?id=65

Sylvain

Écrit par : Sylvain | 13/04/2012

@sylvain : vous avez parfaitement raison, c'est pour cela que j'ai précisé "à titre personnel", car il était compris dans des publications de groupes.
Mais je n'emploirai plus cet argument très "limite" à l'avenir.
Jo.

Écrit par : jo moreau | 13/04/2012

Les commentaires sont fermés.