Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

04/12/2012

NOUVELLE LETTRE OUVERTE DE SCIENTIFIQUES SUR LE CLIMAT

Il existe déjà de nombreuses pétitions et lettres ouvertes de scientifiques contestant les conclusions climatiques du GIEC, et les politiques qui en découlent.

En voici une toute récente, signée par plus de 120 scientifiques de renom.

J’en ai assumé la traduction, aussi vous voudrez bien excuser quelques approximations éventuelles, et vous référer au besoin, à la version originale.

Lettre ouverte à SE Monsieur BAN KI-MOON Secrétaire Général des Nations-Unies

Le 29.11.2012

Monsieur le Secrétaire Général,

Le 09 novembre de cette année, vous avez déclaré devant l’Assemblée Générale: « Les phénomènes météorologiques extrêmes dûs au changement climatique constituent la nouvelle norme. Notre défi reste clair et urgent: Réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de renforcer l’adaptation aux chocs climatiques encore plus violents, et pour atteindre d’ici à 2015, un accord sur le climat qui soit juridiquement contraignant. Cela devrait être l’une des principales leçons de l’ouragan Sandy ».

Le 13 novembre, vous déclariez à Yale : « Le débat scientifique est clos. Nous ne devons plus perdre de temps sur ce débat ».

Le jour suivant, au « Al Gore Meteo Dirty Webcast », vous avez parlé de « tempêtes plus sévères, de sécheresses plus dures et d’inondations plus importantes » concluant « Il y a deux semaines, l’ouragan Sandy a frappé la côte Est des Etats-Unis. Une nation a vu la réalité du changement climatique. Les conséquences coûteront des dizaines de milliards de dollars. Le coût de l’inaction serait encore bien plus élevé. Nous devons réduire notre dépendance aux émissions de carbone ».

Nous soussignés, compétents dans des domaines liés au climat, tenons à préciser que les connaissances scientifiques actuelles ne confirment pas vos affirmations.

Le Met Office britannique a récemment publié des données qui montrent qu’il n’y a pas eu de réchauffement global statistiquement significatif depuis près de 16 ans. Durant cette période, selon le US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) ont augmenté de près de 9% dans l’atmosphère, et en constituent aujourd’hui 0,039% . Le réchauffement climatique qui n’a pas eu lieu ne peut donc être la cause des évènements extrêmes de ces dernières années. Si il redémarre, le moment et la cause de la reprise du réchauffement climatique est inconnu. La science n’a pas de réponse définitive. Certains scientifiques soulignent qu’à terme, un refroidissement climatique lié à l’activité solaire est tout aussi possible.

Les « chocs climatiques » que vous avez mentionnés seront pires en cas de refroidissement climatique qu’en cas de réchauffement. Le climat change naturellement tout le temps, parfois de façon spectaculaire. L’hypothèse selon laquelle nos émissions de CO2 ont causé ou causeront un réchauffement dangereux n’est étayé par aucune preuve.

La fréquence et l’intensité de phénomènes météorologiques extrêmes n’a pas augmenté. Il y a peu d’indices que de dangereux phénomènes météorologiques seraient plus fréquents à l’avenir.

Le GIEC -organe de l’ONU- affirme dans son rapport spécial sur les phénomènes météorologiques extrêmes (2012) qu’il y a à ce jour une absence de signal pouvant relier les phénomènes extrêmes aux changements climatiques.. Plutôt que de consacrer des fonds à essayer d’empêcher des conditions météorologiques extrêmes, il serait plus judicieux de les réserver à renforcer nos infrastructures de manière à être en mesure de résister à ces inévitables évènements naturels, et à aider les populations à reconstruire après des catastrophes naturelles telles que l’ouragan Sandy.

Il n’y a aucune raison valable en faveur de décisions coûteuses et restrictives de politiques publiques soient proposées à la conférence climatique de l’ONU au Qatar. Une analyse rigoureuse de données d’observation non biaisées ne confirme pas les prédictions du réchauffement climatique futur montré par des modèles informatiques dont il est désormais établi qu’ils amplifient ce réchauffement et ses effets. Le rapport de la NOAA « State of Climate in 2008 » affirme que 15 ans ou plus sans réchauffement statistiquement significatif indiquerait une contradiction entre l’observation et la prévision. Seize ans sans réchauffement prouve maintenant que les modèles sont faux, si on suit les critères de leurs propres créateurs.

Sur base de ces considérations, nous vous demandons de cesser d’exploiter la détresse des familles qui ont perdu un des leurs ou leurs biens lors de la tempête Sandy, en prétendant par des déclarations inconsidérées que l’influence de l’homme est la cause de cette tempête. Elle ne l’est pas. Nous vous demandons également de reconnaître que les mesures prônées par l’ONU ou par les pays signataires de la UNFCCC*, qui visent à réduire les émissions de CO2, ne sont pas susceptibles d’exercer une influence notable sur le climat futur. Les politiques climatiques doivent donc se focaliser sur l’étude et la prévention des effets des évènements climatiques dangereux quelle qu’en soit la cause.

* United Nations Framework Convention on Climate Change.

Signé par

Habibullo I. Abdussamatov, Dr. Sci., mathematician and astrophysicist, Syun-Ichi Akasofu, PhD, Professor of Physics, Bjarne Andresen, Dr. Scient., physicist, J. Scott Armstrong, PhD, Professor of Marketing, Timothy F. Ball, PhD, environmental consultant and former climatology professor, James R. Barrante, Ph.D. (chemistry, Harvard University), Colin Barton, B.Sc., PhD (Earth Science, Birmingham, U.K.), Joe Bastardi, BSc, (Meteorology, Pennsylvania State), meteorologist, Franco Battaglia, PhD (Chemical Physics), Professor of Physics, Richard Becherer, BS , MS , PHD, Edwin X. Berry, PhD (Atmospheric Physics, Nevada), Ian Bock, BSc, PhD, DSc, Biological sciences (retired), Ahmed Boucenna, PhD, Professor of Physics (strong climate focus), Antonio Brambati, PhD, Emeritus Professor (sedimentology), Stephen C. Brown, PhD (Environmental Science, State University of New York), Mark Lawrence Campbell, PhD chemical physics; Rudy Candler, PhD (Soil Chemistry, University of Alaska Fairbanks, Alan Carlin, B.S. (California Institute of Technology), PhD, Dan Carruthers, M.Sc., Arctic Animal Behavioural Ecologist, Robert M. Carter, PhD, Professor, Marine Geophysical Laboratory, Uberto Crescenti, PhD, Full Professor of Applied Geology, Arthur Chadwick, PhD (Molecular Biology), George V. Chilingar, PhD, Professor, Ian D. Clark, PhD, Professor (isotope hydrogeology and paleoclimatology), Cornelia Codreanova, Diploma in Geography, Researcher , Michael Coffman, PhD (Ecosystems Analysis and Climate Influences, Piers Corbyn, ARCS, MSc (Physics, Imperial College London)), Richard S. Courtney, PhD, energy and environmental consultant, IPCC expert, Roger W. Cohen, B.S., M.S., PhD Physics, Susan Crockford, PhD (Zoology/Evolutionary Biology/Archaeozoology), Walter Cunningham, B.S., M.S. (Physics – Institute of Geophysics, Joseph D’Aleo, BS, MS (Meteorology, University of Wisconsin), David Deming, PhD (Geophysics), Professor of Arts and Sciences, James E. Dent; B.Sc., FCIWEM, C.Met, Willem de Lange, MSc (Hons), DPhil (Computer and Earth Sciences), Silvia Duhau, Ph.D. (physics), Solar Terrestrial Physics, Geoff Duffy, DEng (Dr of Engineering), PhD (Chemical Engineering), Don J. Easterbrook, PhD, Emeritus Professor of Geology, Ole Henrik Ellestad, former Research Director, applied chemistry, Per Engene, MSc, Biologist, Co-author – The Climate, Science and Politics (2009), Gordon Fulks, B.S., M.S., PhD (Physics, University of Chicago), Katya Georgieva, MSc (meteorology), PhD (solar-terrestrial climate physics), Lee C. Gerhard, PhD, Senior Scientist Emeritus, University of Kansas, Ivar Giaever PhD, Nobel Laureate in Physics 1973, Albrecht Glatzle, PhD, ScAgr, Agro-Biologist and Gerente ejecutivo, Fred Goldberg, PhD, Adj Professor, Royal Institute of Technology, Laurence I. Gould, PhD, Professor of Physics, Vincent Gray, PhD, New Zealand Climate Coalition, expert reviewer for the IPCC, William M. Gray, PhD, Professor Emeritus, Dept. of Atmospheric Science, Charles B. Hammons, PhD (Applied Mathematics), climate-related specialties, William Happer, PhD, Professor, Department of Physics, Hermann Harde, PhD, Professur f. Lasertechnik & Werkstoffkunde, Howard Hayden, PhD, Emeritus Professor (Physics), Ross Hays, Meteorologist, atmospheric scientist, Martin Hovland, M.Sc. (meteorology, University of Bergen), PHD, Ole Humlum, PhD, Professor of Physical Geography, Craig D. Idso, PhD, Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change, Sherwood B. Idso, PhD, President, Center for the Study of Carbon Dioxide, Larry Irons, BS (Geology), MS (Geology), Sr. Geophysicist, Terri Jackson, MSc (plasma physics), Albert F. Jacobs, Geol.Drs., P. Geol., Calgary, Alberta, Canada, Hans Jelbring, PhD Climatology, Stockholm University, Bill Kappel, B.S. (Physical Science-Geology), B.S. (Meteorology), Storm Analysis, Olavi Kärner, Ph.D., Dept. of Atmospheric Physics, Tartu Observatory, Leonid F. Khilyuk, PhD, Science Secretary, Russian Academy of Natural Sciences, William Kininmonth MSc, former head of Australia’s National Climate Centre, Gerhard Kramm, Dr. rer. nat. (Theoretical Meteorology), Leif Kullman, PhD (Physical geography, plant ecology, landscape ecology), Professor, Hans H.J. Labohm, PhD, Independent economist, author specialised in climate issues, Rune Berg-Edland Larsen, PhD (Geology, Geochemistry), Professor, C. (Kees) le Pair, PhD (Physics Leiden, Low Temperature Physics), Douglas Leahey, PhD, meteorologist and air-quality consultant, Jay Lehr, B.Eng. (Princeton), PhD (environmental science, Bryan Leyland, M.Sc., FIEE, FIMechE, FIPENZ, MRSNZ, Edward Liebsch, B.A. (Earth Science, St. Cloud State University); William Lindqvist, PhD (Applied Geology), Horst-Joachim Lüdecke, Prof. Dr. , PhD (Physics), Anthony R. Lupo, Ph.D., Professor of Atmospheric Science, Oliver Manuel, BS, MS, PhD, Post-Doc (Space Physics), Francis Massen, professeur-docteur en physique, Henri Masson, Prof. dr. ir., Emeritus Professor University of Antwerp, Ferenc Mark Miskolczi, PhD, atmospheric physicist, Nils-Axel Mörner, PhD (Sea Level Changes and Climate), John Nicol, PhD (Physics, James Cook University), Ingemar Nordin, PhD, professor in philosophy of science , David Nowell, M.Sc., Fellow of the Royal Meteorological Society, Cliff Ollier, D.Sc., Professor Emeritus (School of Earth and Environment , Oleg M. Pokrovsky, BS, MS, PhD (mathematics and atmospheric physiques, Daniel Joseph Pounder, BS (Meteorology, University of Oklahoma), Brian Pratt, PhD, Professor of Geology (Sedimentology), Harry N.A. Priem, PhD, Professore-emeritus isotope-geophysics, Oleg Raspopov, Doctor of Science and Honored Scientist of the Russian Federation, Curt G. Rose, BA, MA (University of Western Ontario), MA, PHD, S. Jeevananda Reddy, M.Sc. (Geophysics), Arthur Rorsch, PhD, Emeritus Professor, Molecular Genetics, Leiden University, Rob Scagel, MSc (forest microclimate specialist), Chris Schoneveld, MSc (Structural Geology), PhD (Geology), Tom V. Segalstad, PhD (Geology/Geochemistry), John Shade, BS (Physics), MS (Atmospheric Physics), Thomas P. Sheahen, B.S., PhD (Physics, Massachusetts Institute of Technology), Fred Singer, PhD, Professor Emeritus (Environmental Sciences), Frans W. Sluijter, Prof. dr ir, Emeritus Professor of theoretical physics, Jan-Erik Solheim, MSc (Astrophysics), Professor, Institute of Physics, H. Leighton Steward, Master of Science (Geology), Arlin B. Super, PhD (Meteorology – University of Wisconsin, Edward (Ted) R. Swart, D.Sc. (physical chemistry, University of Pretoria), George H. Taylor, B.A. (Mathematics, U.C. Santa Barbara), J. E. Tilsley, P.Eng., BA Geol, Acadia University, Göran Tullberg, Civilingenjör i Kemi, Brian Gregory Valentine, PhD, Adjunct professor of engineering, Bas van Geel, PhD, paleo-climatologist, Gerrit J. van der Lingen, PhD (Utrecht University), geologist and paleoclimatologist, A.J. (Tom) van Loon, PhD, Professor of Geology , Fritz Vahrenholt, B.S. (chemistry), PhD (chemistry), Prof. Dr., Michael G. Vershovsky, Ph.D. in meteorology, Gösta Walin, PhD and Docent (theoretical Physics, University of Stockholm), Anthony Watts, ItWorks/IntelliWeather, Carl Otto Weiss, Direktor und Professor at Physikalisch-Technische Bundesanstalt, Forese-Carlo Wezel, PhD, Emeritus Professor of Stratigraphy, Boris Winterhalter, PhD, senior marine researcher (retired), David E. Wojick, PhD, PE, energy and environmental consultant, George T. Wolff, Ph.D., Principal Atmospheric Scientist, Thomas (Tom) Wysmuller –NASA (Ret) ARC, GSFC, Hdq. - Meteorologist, Bob Zybach, PhD (Environmental Sciences, Oregon State University), Milap Chand Sharma, PhD, Associate Professor of Glacial Geomorphology, Valentin A. Dergachev, PhD, Professor and Head of the Cosmic Ray Laboratory, Vijay Kumar Raina, Ex-Deputy Director General, Geological Survey of India, Scott Chesner, B.S. (Meteorology, Penn State University), Richard A. Keen, PhD (climatology, University of Colorado),

Pour plus de lisibilité, j’ai abrégé les cv des scientifiques. Ils sont complets sur la version originale de cette lettre ouverte : http://opinion.financialpost.com/2012/11/29/open-climate-...

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS

Jo Moreau.

13:43 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, co2, doha | |  Facebook |

Commentaires

Je prends un de ces scientifiques au hasard : Arthur Rorsch, PhD, Emeritus Professor, Molecular Genetics, Leiden University. Compétences en matière de climat nulles. A part ça on retrouve la cohorte habituelle : Singer, Varenholt, et même Anthony watts qui n'est pas scientifique du tout. Une belle pitrerie comme celle de la pétition de l'Orégon...

Écrit par : robert | 13/12/2012

Bonjour Robert,
Grand merci de traiter mon blog de pitrerie. Cela aura au moins l'avantage de générer votre bonne humeur, à défaut de votre courtoisie; depuis les années que vous m'honorez de votre lecture.
Pour en revenir à votre attachement indéfectible aux compétences, laissez-moi vous rappeler aussi inlassablement que vous resortez les mêmes arguments éculés, l'extrait d'un de mes billets précédents :
"On reproche aussi à une majorité de ces empêcheurs de réchauffer en rond de n’être pas climatologues.
Faut-il rappeler que la climatologie se nourrit de pratiquement toutes les disciplines scientifiques, depuis l’astrophysique jusqu’à la géologie, en passant par les mathématiques (statistiques et modélisations), l’océanographie, la glaciologie, la physique, la volcanologie, l’Histoire et la paléoclimatologie et j‘en passe… Les implications du débat climatique intéressent également la philosophie, l’économie, et bien entendu la politique.
Parmi les 2500 collaborateurs du GIEC, bien peu sont climatologues (moins d’une centaine dit-on).
Et on n’a pas censuré Al Gore, Yann-Arthus Bertrand, Alain Hubert, par exemple sous prétexte qu’ils n’étaient pas climatologues…
D’autre part, il apparait que le titre de « climatologue » s’acquiert plus fréquemment par l’expérience acquise « sur le tas » et les centres d‘intérêt affichés, que par un diplôme en bonne et due forme. Monsieur Jean Jouzel pour ne citer que lui, autre vice-président du GIEC, -dont je ne remets nullement en cause l’expérience- est ingénieur diplômé de l’Ecole Supérieure de Chimie Industrielle de Lyon, Docteur en Sciences Physiques, et néanmoins reconnu comme étant expert en glaciologie et climatologie."

Écrit par : jo moreau | 14/12/2012

Monsieur Moreau,
Ce n'est votre blog que je traite de pitrerie mais cette lettre ouverte. Gore, Bertrand et Hubert ne sont pas scientifiques mais s'appuient sur celle-ci (même si quelques fois il y a exagération).

A propos de compétences, je cite : "Nous soussignés, compétents dans des domaines liés au climat, tenons à préciser que les connaissances scientifiques actuelles ne confirment pas vos affirmations." Quand on prétend avoir des compétence sur un sujet on le justifie par des études publiées en peer-review. Combien en ont en comparaison de celles de Jouzel ? je prends le quatrième de la liste voir ici :

http://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&q=J.+Scott+Armstrong&btnG=&lr=


D'autre part affirmer que les connaissances scientifiques ne confirment pas les dires de Ban Ki-Moon doit se justifier. Quelles sont les références de ces assertions ?

Ces scientifiques sont comme vous dans le déni, certains comme singer sont même carrément dévoyés. On attend toujours un argument valable de la part des "sceptiques".

Écrit par : robert | 15/12/2012

Les commentaires sont fermés.