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29/01/2013

UN RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE EN PANNE.

Ces dernières années ont été caractérisées par une divergence de plus en plus marquée entre les quantités croissantes de CO2 relachées dans l’atmosphère par les activités humaines, et la courbe de la température globale terrestre qui est restée pratiquement stable depuis environ 1998.

Un graphique publié récemment par le MET Office (1), qu’on ne peut décemment soupçonner de climato-scepticisme, en est l’illustration :

réchauffement climatique,changements climatiques,CO2,GIEC,

Je me garderai bien de tomber dans les mêmes simplifications auxquelles sont coutumiers des aficionados du GIEC, ou certains de leurs opposants, en tirant des conclusions définitives de ce que sera l’évolution climatique sur le long terme, en partant de tendances constatées sur une durée aussi courte.

Je ne peux toutefois m‘empêcher d‘émettre certaines constatations, basiques j‘en conviens.

La première est que le CO2 relâché par les activités humaines n’est décidément pas cette espèce de couvercle étanche placé au-dessus de nos têtes, qui était sensé nous réchauffer suivant une croissance linéaire, comme semblait le démontrer les modèles climatiques catastrophistes brandis par le GIEC et les lobbies politico-écologiques.

Depuis plusieurs années, de nombreux scientifiques, négligeant le consensus unanime sur le sujet -les incompétents !- , en avaient déjà fait le constat, mettant en évidence une causalité privilégiant souvent leur propre domaine d‘expertise, ce qui est conforme à un débat ouvert pour un domaine généraliste -la climatologie- qui se nourrit de pratiquement toutes les spécialisations scientifiques.

Le fait que ces quantités de CO2 d’origine humaine ne représentent qu’une infime partie du total des gaz à effet de serre présents dans l‘atmosphère est prudemment occulté par les partisans du GIEC, ou au besoin justifié par des explications alambiquées.

A aucun moment d‘ailleurs, cette théorie impliquant le CO2 émis par l’homme ne put être définitivement établie suivant les exigences de la preuve scientifique, -sinon tout débat deviendrait sans objet- et on peut raisonnablement considérer comme mieux fondées des corrélations avec des causes naturelles, ainsi qu‘il apparaît clairement d‘observations sur de très longs termes.

Une autre constatation concerne la notion même de « réchauffement global » .

Celle-ci se fonde sur une moyenne des températures relevées sur l’ensemble du globe terrestre. Cette notion est à la base même des travaux du GIEC, et constitue conjointement aux émissions humaines de CO2, l’autre composante des conclusions idéologico-environnementalistes qui ont tellement influencé les orientations politiques et économiques de nos pays au cours de ces dernières décennies.

Sans vouloir remettre en cause la possibilité d’un réchauffement global, tout à fait conforme à la logique de l’alternance des cycles climatiques après la période de refroidissement qui prit fin vers 1860, il faut rappeler que le GIEC brandit les dangers d’un réchauffement global qui se monte à 0.8°C dans la période de 1880 jusqu’à ce jour, soit une durée d‘observation de 133 ans sur environ 4 milliards et demi d‘années.

Or, les techniques employées pour effectuer les relevés des températures terrestres ou océaniques se sont fondamentalement modifiées depuis la fin du XIXe siècle jusqu’aux mesures par satellite actuelles, sans d’ailleurs que leur fiabilité soit devenue irréprochable. La localisation géographique ainsi que le nombre des stations terrestres a elle-même constamment évolué, et je ne parle pas de l‘influence grandissante sur le climat de l‘urbanisation tentaculaire et des modifications du paysage.

A cela, les rédacteurs du GIEC rétorquent d’un air entendu qu’ils ont évidemment tenu compte de ces modifications dans leurs calculs, en appliquant les correctifs nécessaires aux valeurs des relevés historiques successifs.

On conçoit aisément combien la détermination et le choix de ces cœfficients de correction peuvent être autant subjectifs qu’objectifs. Une variation minime de ces cœfficients, en positif ou en négatif, peut modifier fondamentalement les résultats obtenus.

Ma dernière interrogation portera sur la notion de « moyenne des températures » relevées sur une année. Moyenne signifie qu’on tient compte des températures supérieures à la moyenne antérieure, et des températures inférieures à cette moyenne en des endroits donnés. Or, si on nous signale systématiquement les premières, on occulte tout aussi systématiquement les secondes.

 Diable, il y a donc des endroits du globe où les températures sont inférieures à la moyenne mondiale ? Mais alors, l’effet de serre n’est pas uniforme et privilégie certains endroits ? En voilà une drôle de serre…

Si Monsieur Sarkozy était encore Président, il expliquerait sans sourciller ce phénomène par un déplacement du trou dans la couche d’ozone, qui laisse échapper la chaleur en certains endroits !…

(1) : http://www.metoffice.gov.uk/research/climate/seasonal-to-...

Jo Moreau.

10:58 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, co2, giec | |  Facebook |

Commentaires

Bonjour Jo,

pas besoin d'un long message pour réfuter vos arguments, il suffit de suivre ce lien:
http://www.skepticalscience.com/docs/Guide_Skepticism_French.pdf

Bonne lecture aux vrais sceptiques

Sylvain

Écrit par : Sylvain | 01/02/2013

Bonjour Sylvain,
Rien que l'introduction de ce document bien connu, est divertissante: il suffit d'inverser un petit nombre de termes pour en faire une argumentation sceptique !!!
Il n'empêche que la température globale s'est "globalement" stabilisée depuis plusieurs années alors que les rejets de CO2 n'ont cessé d'augmenter,
Et qu'il n'y a toujours aucune preuve scientifique d'une causalité quelconque entre ces deux évènements.
Pas besoin d'une longue argumentation pour réfuter vos arguments, il suffit de suivre ce lien :
http://www.pensee-unique.fr/
ou les 450 autres qui apparaissent dans mes listes 'Quel consensus'.
Bonne lecture aux vrais curieux.

Écrit par : jo moreau | 02/02/2013

Comme d'habitude, Saint Sylvain vient nous remettre sur la bonne voie de la religion climato-réchauffiste. Pauvres agneaux égarés que nous sommes, tentés par le démon du scepticisme et par la recherche d'une quelconque preuve scientifique pouvant répondre à nos légitimes questionnements. Mais cela, c'est interdit par les dogmatiques prêtres de l’Apocalypse climatique. Pas question de contester leurs "preuves" idéologiques et leur ramassis de prédictions toutes plus fausses les unes que les autres.

Ah ces merveilleuses prédictions du GIEC, dont aucune, absolument aucune, nada, niet, zip, ne s'est avérée correcte, mais qui effraient tant le petit peuple par leur démesure apocalyptique ! Ah ces modélisations simplistes auxquelles il manque tant d'éléments pour les rendre un tant soit peu crédibles et qui sont toutes, sans exception aucune, fausses ! Ah ce stupide réchauffement climatique qui s'est arrêté depuis plus de 15 ans alors que tous les modèles prédisaient l'inverse: une explosion de températures et la Terre qui allait être calcinée d'ici 2100.

Saint Sylvain. Que tout cela est ennuyeux, n'est-ce pas?

Cette constance dans l'erreur, cette nécessité de tenter de trouver en permanence des réponses de plus en plus alambiquées à des questions dérangeantes. Et puis, lorsqu'on est le nez dedans, cette capacité remarquable à effectuer une pirouette à 180°, comme le Met Office britannique et le GIEC, qui dans son dernier rapport, reconnaît cette stagnation de la température.

Oh bien sûr, on va nous dire que c'est temporaire, que 15 ans c'est trop peu car, comme nous le savons tous, la climatologie, cette pseudo-science devenue pour certains une religion ou son remplacement, requiert au minimum trente ans. Par contre, lorsque cela vous arrange, 1 an est suffisant.

Ah l'ouragan Sandy, dû au changement climatique ! Ah la fonte record des glaces arctiques, due au réchauffement climatique ! Ah le regel éclair de la banquise arctique, dû aussi, je suppose, au réchauffement climatique (c'est bizarre, on n'en parle pas. C'est étrange, on ne l'avait pas prédit). Pour un expert des glaces polaires, vous vous êtes encore planté, Saint Sylvain. Peut être devriez-vous travailler davantage à votre thèse, vérifier les données expérimentales et pas seulement vous focaliser sur vos calculs théoriques simplistes. Peut être devriez-vous passer moins de temps à essayer d'enseigner la "bonne parole".

Pauvre Saint Sylvain. Le martyre vous irait si bien.

Remarquable est le lavage de cerveau auquel on vous a soumis. Fabuleux est votre manque total d’ouverture d’esprit. Je ne sais quel métier vous compter faire à l’avenir, mais celui de chercheur et de scientifique intègre vous est totalement inaccessible. Vous êtes dépourvu de la qualité première que tout vrai scientifique possède : la capacité de douter, de remettre en permanence ses résultats en question. Vous devriez essayer le GIEC, vous y avez votre place…

Adios, Saint Sylvain. Que le Grand Réchauffement soit avec vous. Amen GIEC.

Écrit par : hector | 02/02/2013

Bonjour Jo,

pour info, même Contrepoints se met à être sceptique des climato-sceptiques, de quoi peut-être inspirer votre blog.

http://www.contrepoints.org/2013/02/27/116355-rechauffement-decryptage-dune-image-de-climato-sceptiques#comment-351727

Bien à vous,

Sylvain

Écrit par : Sylvain | 08/03/2013

Monsieur Moreau,

""""Et qu'il n'y a toujours aucune preuve scientifique d'une causalité quelconque entre ces deux évènements.""""

Il y a longtemps que le lien CO2 => températures ne fait plus débat. C'est un fait scientifiquement prouvé. Par ailleurs, où avez vous lu que les températures devaient coller à l'augmentation du taux de CO2 ? Ce serait oublier l'influence du soleil, des aérosols, des phénomènes ENSO pour ne citer que les plus importants.

J'ajoute que les oéans continuent à gonfler ce qui est une preuve indéniable que le réchauffement ne s'est arrêté.

Vous devriez lire des sources fiables en lieu et place de penséeunique. Non seulement Duran est un scientifique dévoyé mais en plus il est totalement incompétent sur le sujet. Quant à Contrepoints, no comment.

Je note tout de même que les libéraux n'hésitent pas à utliser mensonges et désinformation pour tenter de faire avaler leurs couleuvres. Belle éthique s'il en est.

Écrit par : Robert | 12/03/2013

Robert, votre soumission aux préceptes de GIEC m'émeut.
J'admets qu'il n'y a plus débat sur le lien CO2-température parmi ses seuls adeptes, et c'est le motif principal de mes reproches.
Malheureusement pour vous, à côté de la foi en ce précepte, il n'y a effectivement toujours aucune preuve scientifique sur ce fait, cela se saurait...
Votre argumentation se limite désormais à : scientifique dévoyé (adepte du diable ?), mensonges et désinformation, faire avaler des couleuvres.
Et vous parlez d'éthique ...?

Écrit par : jo moreau | 15/03/2013

Monsieur Moreau,

Quels sont donc les arguments des sceptiques ? Nous sommes en ce moment dans une période où l'activité solaires est au ras des pâquerettes, que les Ninã sont plus présentes que les Niño sans ccompter les efforts des Chinois et des Indiens qui font tout ce qu'ils peuvent pour stopper le réchauffement en envoyant un maximum d'aérosols dans l'atmosphère. Résultat ça continue à grimper (moins vit c'est vrai mais ça grimpe) alors que ça devrait logiquement se refroidir. 2012 a vu la plus forte régression de la banquise arctique; les USA on eu droit à une sécheresse carabinée et les Australiens ont été obligés de rajouter une couleur pour leurs températures. Ca monsieur Moreau, ce sont des faits et les faits sont têtus.


Un peu de bonne information (çà vous changera des mensonges de duran):

http://www.skepticalscience.com/jones-2013-attribution.html

Écrit par : Robert | 19/03/2013

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