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28/04/2013

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET POLITIQUE ENERGETIQUE PERTINENTE

J’ai lu avec un plaisir non dissimulé un texte écrit par le Professeur Lennart Bengtsson, personnalité scientifique incontestée, et que tout politicien impliqué dans le décisionnel devrait méditer.

Le Professeur Bengtsson est un météorologue suédois de référence, ex-Directeur au Max Planck Institute for Meteorology, Directeur des Sciences de la Terre à l’Institut International des Sciences de l’Espace (Berne), Professeur Environmental Systems Science Center University of Reading, Professeur Invité Université Uppsala et j’en passe. Il a un PhD en météorologie de l‘Université de Stockholm, un MSc et un BSc de l‘Université de Uppsala.

Le Professeur Bengtsson est favorable à la théorie de l’impact des gaz à effet de serre émis par les activités humaines sur les changements climatiques. On ne pourra donc le taxer d’être un partisan de la Terre Plate. Il relativise toutefois grandement les conclusions tirées par le GIEC sur la question, et tire la sonnette d‘alarme sur un catastrophisme ambiant utilisé par les groupes politico-idéologiques, inspirant une orientation de la politique énergétique défiant toute réalité.

Il est connu dans son pays pour ses opinions dérangeantes, et se fait régulièrement taper sur les doigts aussi bien par les GIECosceptiques que par leurs adversaires, tant il est vrai qu’il est indispensable d’être définitivement classé blanc ou noir pour rassurer tout le monde.

Je reprends ici les passages qui me paraissent les plus représentatifs, avec une traduction maison, mais n’hésitez pas à consulter le texte intégral (1).

Jo Moreau.

(…) Il existe une tendance croissante vers une focalisation des avis sur le changement climatique, avec d’une part une attirance marquée pour les conséquences dramatiques et extrêmes, et d’autre part une interrogation sur les aspects fondamentaux de la physique du changement climatique.

Le réchauffement est un processus complexe, intégrant la dynamique de l’atmosphère et des flux océaniques, et les interactions de nombreuses composantes. Son étude nécessite des modèles informatiques de pointe ainsi que d’autres outils pour l’analyse et sa compréhension. Il s’agit d’une entreprise extrêmement complexe qui exige également des observations précises pour la validation de nombreux aspects cruciaux des modèles.

Nous sommes aujourd’hui confrontés à un dilemme qui voit le public et la communauté politique tellement impliqués dans le débat scientifique sur le changement climatique, et cela n‘est pas nécessairement positif.

Ce réchauffement est principalement causé par les émissions de CO2, et sont donc directement liés à la production d’énergie causée par les combustibles fossiles.

Depuis la fin du 19e siècle, le réchauffement global s’élève à environ ¾ °C. Il s’agit d’une augmentation très modeste au regard du fait que l’effet de serre a augmenté de près de 80%, ou d’environ 3W/m2, et ces variations climatiques se sont opérées à des intervalles irréguliers.

Une tendance au réchauffement de 1910 à 1940, une tendance au refroidissement de 1945 à 1970, ensuite une forte tendance au réchauffement jusqu’à la fin du 20e siècle suivie par une stabilisation durant les 15 dernières années.

Les évènements météorologiques extrêmes ont toujours fait partie du climat et sont sans rapport avec le modeste réchauffement que nous avons connu jusqu’ici.

Ces observations n’ont reçu aucun écho de la part des médias, et le public a été abreuvé ces dernières années par des rapports excessifs démontrant un réchauffement climatique rapide et menaçant, et bientôt hors de tout contrôle si les mesures les plus drastiques ne sont pas prises rapidement pour l’arrêter.

La problématique du réchauffement climatique a été confisquée des mains des météorologues et climatologues traditionnels, et est maintenant gérée par des experts qui sont des professionnels des médias, ainsi que par les différents membres bien connus du monde politique ou autre qui y trouvent un bon moyen d’obtenir ou de conserver une place sous les projecteurs des médias.

Pour certains secteurs de l’industrie, ainsi que pour les différentes ONG telles que GREENPEACE ou le WWF, un réchauffement climatique menaçant est devenu une nécessité pour une source de revenus supplémentaires, sous forme notamment de subventions continues pour l’énergie éolienne et solaire.

Si vous ne soutenez pas l’idée de catastrophes climatiques imminentes, vous êtes placé dans le clan des négationnistes et accusé de soutenir les intérêts des industries pétrolières. Certains de nos collègues sont ainsi exposés à une puissante pression de groupe.

La vérité dans l’étude du climat est en train de disparaître au profit du concept dominant et du politiquement correct. En fait, contrairement au dramatique changement climatique rapporté par les médias, le réchauffement est beaucoup plus lent que prévu. Il n’y a pas d’explication simple à cela, sauf constater le fait que la planète est capable de se débarrasser de la chaleur plus efficacement que montré par les modèles.

Cette constatation n’est pas très bien reçue au milieu du battage climatique hystérique que nous connaissons aujourd’hui. Les partisans des mouvements écologiques préfèrent dissimuler ce fait, afin de maintenir la ligne politique de l’abandon de l’énergie fossile et de l’énergie nucléaire au profit des énergies renouvelables.

Or, même l’Allemagne a été forcée de construire un certain nombre de centrales à combustibles fossiles pour remplacer les centrales nucléaires, car c’est la seule manière d’assurer un approvisionnement régulier en électricité, non soumis aux conditions météorologiques.

Devant l’augmentation de la population mondiale et l’industrialisation accélérée des pays émergents, la production d’énergie dans le monde doit au moins être multipliée par deux au cours des 50 prochaines années. Cela signifie que l’emploi des énergies fossiles aussi bien que de l’énergie nucléaire devront augmenter. Contrairement à ce que certaines projections théoriques veulent démontrer, la pratique montre que les énergies renouvelables sont insuffisantes pour couvrir ces besoins.

Beaucoup de choses pourront se produire dans les 100 prochaines années, et il sera ainsi possible d’éviter des investissements subventionnés inutiles et très coûteux, pris dans une ambience de panique et poussés par des intérêts politiques.

(1) http://klimazwiebel.blogspot.be/2013/03/lennart-bengtsson...

 

11:43 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, co2, énergies vertes | |  Facebook |

16/04/2013

CLIMAT : QUAND L'AMALGAME TIENT LIEU D'ARGUMENTAIRE.

Avec une constance digne d’admiration, au gré de ses interventions Sylvain m’assimile (ainsi que mes semblables) aux courants « dénialistes » en tous genres, voulant par là confondre mon discours avec celui des partisans du tabac, du créationnisme, de la Terre plate, etc…

Dans son commentaire à un de mes derniers billets (1), il franchit allègrement un nouveau pas en m’incorporant aux opposants de la lutte contre le Sida.: « Est-ce que par "amalgames douteux" vous voulez parler des nombreuses similitudes que j'ai relevées entre votre discours et d'autres courants dénialistes? Un exemple avec le mouvement anti-HIV: "de plus en plus de scientifiques commencent à interroger l'hypothèse que le VIH puisse créer tout seul le chaos dans le système immunitaire conduisant au SIDA ».

Chacun peut ainsi constater le caractère odieux et dérisoire des arguments avancés dans le débat impliquant les origines des changements climatiques. Rabaisser le niveau des échanges au niveau des dépotoirs est une attitude malheureusement coutumière parmi les activistes de la Pensée de GIEC à travers le monde.

Revenons en Belgique et recadrons le débat : Parmi quelques unes des actions récentes des activistes climatiques, notons :

- Sous la pression directe de Monsieur Van Ypersele, une conférence prévue devant la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels et à laquelle devait participer Fred Singer et le Professeur Claes-Johnson est décommandée. (2)

- Lorsqu’un professeur de l’Université de Louvain, assez réfractaire aux arguments du GIEC, essaye de se faire entendre, « on » fait circuler au sein de cette université une pétition destinée à lui ôter toute possibilité de s’exprimer (cette pétition, assez immonde, sera heureusement retirée après quelques jours). Des étudiants s’élèvent contre ceux qui n’hésitent pas à maltraiter et même traîner dans la boue ce professeur.

- Une série de conférences présentant d’autres points de vue que ceux défendus par le GIEC se sont tenues devant l’Académie Royale de Belgique (3). Assez curieusement, il semble que deux des orateurs initialement prévus se soient désistés. On s’interroge sur la cause de cette décision…

- Rappelons aussi le refus absolu et systématique de participer à tout débat scientifique contradictoire sur la question.

L’Université Catholique de Louvain, à travers notamment son « Centre de Recherche sur la Terre et le Climat Georges Lemaitre » , est un creuset particulièrement militant dans la diffusion des thèses du GIEC, le Professeur JP Van Ypersele étant Vice-Président de ce même GIEC.

Puisqu’on m’assimile clairement à des personnes ou des groupes auxquels je suis totalement étranger, et dont je ne partage par ailleurs nullement les opinions, je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle entre certains actes et attaques personnelles auxquelles sont confrontés la plupart des GIECosceptiques, avec ce qui se passait dans les régimes totalitaires -de droite ou de gauche- quand ce genre de pratiques nauséabondes étaient monnaie courante. Rappelons la tentative de promotion d’une « science aryenne » d’un côté, ou du « Lyssenkisme » de l’autre.

Nous progressons insidieusement vers cette perspective totalitaire quand un nombre croissant de partisans du GIEC, parmi lesquels on retrouve Evo Morales, Eva Joly ou Edgar Morin resortent l’idée de la création, dans le cadre de l’ONU, d’un « tribunal climatique international pouvant juger des pays, entités ou personnes aggravant le réchauffement ou détruisant l’environnement » (4).

La boucle serait ainsi bouclée et les bûchers allumés, toute tentative de résistance à la Pensée de GIEC pouvant facilement être assimilée d’office à cette définition et étouffée dans l‘oeuf.

 (1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/03/27/une...

(2) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2011/08/30/inq...

(3) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/11/12/con...

(4) http://www.reporterre.net/spip.php?article4062

Jo Moreau.

16:36 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, ipcc, co2 | |  Facebook |

09/04/2013

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, QUEL CONSENSUS ? (42)

Suite n°42 (Voir les 41 autres listes dans la catégorie « climat »)

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

462 - "La théorie de l'effet de serre fut démystifiée à plusieurs reprises depuis 1900, notamment par le Philosophical Magazine, appuyé par la Royal Society". Brian G Valentine - PhD - ex professeur adjoint Science Engineering University of Maryland - US Dept Energy and Renewable Energy Program. http://joannenova.com.au/2009/06/the-wong-fielding-meetin...

463 - "Le réchauffement climatique auquel nous serions confrontés n'est certainement pas exceptionnel. Des recherches récentes montrent que ces périodes de réchauffement ont eu lieu plus fréquemment que nous le pensions". AJ (Tom) Van Loon - PhD - Géologue - Professeur de Géologie Adam Mickiewicz University (PL) http://www.geo.uu.nl/ngv/geonieuws/geonieuwsnr.php?nummer...

464 - "L'influence de l'homme sur le climat est négligeable. Le rayonnement solaire est le principal responsable du niveau des températures terrestres". Adriaan Broere - Géophysicien - Ingénieur - ex spécialiste Technologie Satellitaire (NL) http://www.rotary.nl/purmerendpolderland/nieuws/archief/b...

465 - "La théorie de l'effet de serre n'a aucune confirmation expérimentale directe, ni preuves empiriques de nature matérielle. Ainsi, la notion de réchauffement de la planète dû aux activités humaines, qui repose sur cette théorie, n'a aucun fondement réel". Thimothy Casey - BSc - Géologue. http://greenhouse.geologist-1011.net/

466 - « Le rôle du CO2 d’origine humaine est mineur dans l’évolution du climat terrestre » Rob Kouffeld - PhD - Professeur émérite Énergie - Technical University Delft (NL) http://www.youtube.com/watch?v=I7c_TtaeBhA

467 - "Le réchauffement de la planète tant évoqué ces dernières années n'est pas tant un problème scientifique qu'un stratagème marketing. Ce n'est pas de la science mais de la politique". Vladimir Bachkine - Institut de Biologie - Académie des Sciences de Russie. http://french.ruvr.ru/2013_03_03/Le-monde-menace-par-un-n...

468 - "Des centaines de milliards de dollars sont gaspillés pour rentabiliser des énergies renouvelables et contrôler les émissions de CO2, alors qu'il n'est pas établi que celui-ci ait une quelconque influence sur le climat". Norman Page - PhD - Géologue http://climatesense-norpag.blogspot.be/

469 - "Il existe un cycle de 200 ans de réchauffement suivi de refroidissement climatique, causé par des variations de la luminosité solaire". Eugen Borisenkov - Géophysicien - Russian Academy of Sciences. http://www.gao.spb.ru/english/astrometr/index1_eng.html

470 - "La science n'est pas déterminée par un vote à la majorité. (Pour ce qui concerne le réchauffement climatique) des mots tels que consensus ou incontestable n'y ont pas leur place". Thomas Wolfram - Physicien - Professeur émérite University of Missouri - Dept Physics and Astronomy. http://www.aps.org/publications/apsnews/201101/letters.cfm

471 - "Je suis totalement convaincu qu'il n'y a aucune base scientifique à la responsabilité du CO2 dans l'évolution du climat". John Coleman - Météorologue - KUSI TV (USA) http://www.kusi.com/story/13167480/the-amazing-story-behi...

472 - "Le soleil est le principal moteur du changement climatique, par les cycles d'activité solaire, les modifications du champ magnétique, son influence sur l'ennuagement". Terry Donze - BS - Géophysicien - Prospection minière - Ex Président Denver Geophysical Society. http://www.oredigger.net/news/8-news/2053-a-new-perspecti...

473 - "Des études récentes démontrent le caractère erroné de l'influence des émissions humaines de CO2 sur les changements climatiques". Martin Fricke - Physique nucléaire - Senior Fellow American Physical Society. http://templeofmut.wordpress.com/2010/08/02/scientist-tra...

A suivre.

    « Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques     sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ». (GELBSPAN ROSS- éditeur du Boston Globe - 07/2000)

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Des records climatiques « sans précédent » ??? Anno 1727 : Eté très chaud et grande sécheresse. Le thermomètre commença à monter le 7 février. Le 10 mai suivant, il marquait déjà, au lever du soleil, 18°, et  le soir près de 27°. Les chaleurs se poursuivirent en augmentant pendant les mois de juillet et d’août. Le 7 de ce dernier mois, à trois heures de l’après-midi, elles atteignirent un maximum de 35° ; depuis, la température ne cessa d’être élevée le reste du mois d’août et dans le cours du mois de septembre. A Paris, il y eut 59 jours de chaleur.

Jo Moreau