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05/06/2013

INTERVIEW DU PROFESSEUR ISTVAN MARKO

Le professeur Istvan Marko est le coordinateur scientifique du livre « 15 vérités qui dérangent », qui vient de paraître. Il a accordé une interview, parue sur le site de « Texquis », dont je reprends ici quelques passages. Je vous conseille vivement de lire le texte complet, qui vous fera découvrir une personnalité teintée d’humour et de modestie : http://texquis.com/content/6-lhomme-qui-rend-le-co2-utile

Jo Moreau

Quel est votre domaine de recherche à l'UCL ? Notre recherche est centrée sur la chimie organique, c’est-à-dire la chimie du carbone et du vivant, et ses transformations. Nous fabriquons de nouvelles molécules qui possèdent un grand nombre de propriétés, par exemple des activités biologiques importantes, comme des antibiotiques, des antifongiques ou encore des anti-tumoraux, que nous essayons de rendre plus efficaces et moins toxiques. Nous travaillons aussi sur de nouveaux matériaux et des polymères qui, nous l’espérons, pourront être utiles à la société. En plus, nous créons de la nouvelle chimie et accordons une attention toute particulière à des réactions respectueuses de l’environnement. Parmi celles-ci, nous imaginons de nouvelles transformations utilisant l’électricité, ou encore nous cherchons à convertir le CO2 en composés utiles à la société. Enfin, nous utilisons des résidus de l’industrie agro-alimentaire et des déchets agricoles pour fabriquer des molécules importantes par un procédé écologique que nous avons appelé : « Botanochimie ». Enfin, nous travaillons aussi sur la conversion de l’énergie lumineuse en énergie électrique. Comme vous le voyez, la chimie est partout et apporte des solutions inédites dont nous avons grand besoin.

Comment êtes-vous devenu critique vis-à-vis des arguments avancés par le GIEC ? Tout a commencé il y a plusieurs années de cela, d’une façon assez banale, par un cours vacant que l’on m’a demandé de donner avec un collègue. Je vous le donne en mille : « Chimie de l’environnement » ! Je vous jure que ce n’est pas une blague. Bien. Comment fait-on pour donner un nouveau cours ? On le prépare, pardi ! Mon collègue et moi-même avons acheté plusieurs livres traitant du domaine, les avons lu et avons commencé à préparer nos notes de cours. Toutefois, au fur et à mesure de mon investissement dans cette matière, je me suis rendu compte qu’il y avait des points obscurs, des zones pas très claires, des affirmations pas toujours étayées de démonstrations convaincantes,… Si vous voulez vraiment bien donner cours, vous devez absolument maîtriser la matière dans ses moindres détails. Je me suis donc plongé dans les articles originaux et, à ma grande surprise, plus je creusais, et plus apparaissaient des incohérences, des sélections arbitraires de données, des conclusions non étayées par les résultats, bref, de la science de plus en plus « douteuse », si j’ose dire. J’ai fait part de ces observations à mon ami, le Pr. Robert B.Crichton, qui m’invita dans la foulée à participer à un café-débat avec mon collègue, le Pr. Jean-Pascal van Ypersele, à l’occasion de l’Année de la Chimie. J’y ai rencontré des gens formidables, dont Anne Debeil et Lars Myren et, plus tard, Alain Préat, Samuel Furfari, Ludovic Delory, Corentin de Salle, David Clarinval, Drieu Godefridi et Henri Masson. Ensemble, nous avons décidé de coucher sur le papier les incohérences scientifiques relatives à la thèse « réchauffiste » du GIEC. Il en a résulté ce livre : « 15 vérités qui dérangent » que je vous conseille vivement de lire si vous voulez en savoir plus et vous forger une opinion informée sur le sujet. Il ne s’agit pas d’une opinion formatée par les médias qui ressassent sans cesse les mêmes mantras officiels et qui jouent sur votre peur de l’avenir et vos rêves d’une planète « propre » sur laquelle il fait bon vivre. La planète, j’y tiens autant que vous (j’aime mon jardin, les fleurs, les balades en forêt, les plages de sable fin et les mers aux eaux turquoises), mais pas au prix du mensonge scientifique, d’interprétations douteuses et de messages tronqués.

Des professeurs de l'UCL ont lancé une fronde contre vous, notamment pour demander votre mise à l'écart. Comment l'avez-vous pris ? Au départ, j’ai cru qu’il s’agissait d’une farce de mes chercheurs. Ils sont tellement facétieux, si vous saviez. Ce sont eux qui créent cette atmosphère extraordinaire au laboratoire et qui me donnent envie de me lever tous les matins vers cinq heures pour aller travailler. Vous n’imaginez pas les blagues qu’ils m’ont déjà faites. Ensuite, ce fut l’incompréhension. Je n’en revenais pas. Dans un pays comme la Belgique, où tout un chacun jouit d’une liberté d’expression totale, dans un lieu comme l’Université, où la liberté d’expression académique est fondamentale, tenter de faire taire quelqu’un de cette façon parce qu’il ne partage pas votre opinion est tout simplement ahurissant. Puis, est venue la tristesse. Pour eux, pas pour moi. J’ai compris que c’était la seule solution à laquelle ils avaient pensé, qu’ils se défendaient avec les seuls moyens qu’ils connaissaient. Ils risquaient de perdre beaucoup dans cette histoire et j’ai eu mal au cœur pour eux. Vraiment. Encore aujourd’hui, malgré les insultes de certains et les critiques personnelles d’autres, je les plains. Sans le savoir, ils m’ont donné encore plus envie d’aller de l’avant.

István Markó, êtes-vous d'accord sur le fait que le débat sur le réchauffement climatique a pris une tournure idéologique ? Comment pourrait-il en être autrement ? N’oublions pas que le rôle du GIEC et sa raison d’exister est de démontrer que le réchauffement dérèglement climatique est dû à la production de CO2 par l’Homme (voir notre livre et celui de Drieu Godefridi : « Le GIEC est mort, vive la science »). Remarquez la subtilité du langage des politiciens du GIEC : le réchauffement climatique s’étant arrêté depuis plus d’une quinzaine d’années, dans l’indifférence générale des médias francophones, il devenait difficile de continuer à utiliser ce terme. Dès lors, il s’est transmué en : changement climatique. Toute modification, quelle qu’elle soit de notre climat, devenait ainsi imputable à l’action de l’Homme. Un joli coup, vraiment. Ceci n’étant pas suffisant, le changement climatique est devenu le dérèglement climatique. A ce stade, de la pluie en automne et de la neige en hiver sont dus au… dérèglement climatique. S’il fait chaud, s’il fait froid, s’il pleut, s’il y a une sècheresse, c’est la faute à l’Homme et à ses rejets de gaz à effet de serre, surtout, le terrifiant CO2 ! Tout s’articule autour de cela et la science est utilisée à charge et jamais à décharge. Le procès est truqué depuis le début. Malheur à celui qui oserait se dresser contre le courant de pensée actuelle ! Il y a, d’un côté, la parole sacro-sainte du GIEC, les affirmations répétées tant de fois qu’elles en sont devenues des vérités incontestées et non contestables, peu importe leur véracité scientifique, les mantras des ONG environnementales qui ont tout à y gagner et le lavage de cerveau constant de la population depuis la plus tendre enfance. De l’autre, il y a quelques scientifiques, de plus en plus nombreux faut-il le dire, qui essayent de faire entendre leurs voix, qui apportent des arguments scientifiques contradictoires de plus en plus gênants pour les ténors du barbecue mondial. David contre Goliath. Mais la science n’est plus la partie importante de l’équation. Aujourd’hui, le rationnel scientifique et l’argumentation solide, basés sur des faits établis et non des calculs théoriques simplistes et des prédictions plus erronées les unes que les autres, ont laissé la place à l’idéologie, à l’émotionnel, au quasi-religieux. Difficile de dialoguer dans de telles circonstances.

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09:33 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, ipcc, co2 | |  Facebook |

Commentaires

"""" le réchauffement climatique s’étant arrêté depuis plus d’une quinzaine d’années, dans l’indifférence générale des médias francophones, il devenait difficile de continuer à utiliser ce terme. Dès lors, il s’est transmué en : changement climatique.""""

IPCC = Intergovernemental panel on climate change (création en 1988). Il a vu où que le réchauffement s'est arrêté ? Peut il nous expliquer cet "arrêt" de manière scientifique ?

""""Toutefois, au fur et à mesure de mon investissement dans cette matière, je me suis rendu compte qu’il y avait des points obscurs, des zones pas très claires, des affirmations pas toujours étayées de démonstrations convaincantes,… Si vous voulez vraiment bien donner cours, vous devez absolument maîtriser la matière dans ses moindres détails. Je me suis donc plongé dans les articles originaux et, à ma grande surprise, plus je creusais, et plus apparaissaient des incohérences, des sélections arbitraires de données, des conclusions non étayées par les résultats, bref, de la science de plus en plus « douteuse », si j’ose dire.""""

Tout ça sans avoir la moindre compétence dans les domaines de la climatologie. On peut demander à ce monsieur de qui il se moque ? S'il est persuadé d'avoir raison pourquoi ne suit t'il pas la voie scientifique en publiant dans des revues à comité de lecture plutôt que d'écrire un bouquin? Sans doute parce que ce monsieur fait plus dans la négation et dans la politique qu'autre chose....

Écrit par : Robert | 05/06/2013

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