Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

30/09/2013

RAPPORT DU GIEC : COMMUNIQUE DU COLLECTIF 15 VERITES QUI DERANGENT

30/9/2013 15 Vérités

Communiqué des auteurs de “Climat : 15 vérités qui dérangent”

sur le rapport du GIEC (Working Group I, AR5),

27 septembre 2013 (Stockholm)

Une analyse critique

Ce qui vient d’être présenté n'est pas un rapport scientifique mais une synthèse de science et de politique. Nous allons tenter de le montrer de manière factuelle dans le texte qui suit, en soumettant ce nouveau texte du GIEC au prisme de la critique scientifique.

1. Le rapport du GIEC repose sur une méthodologie politique Il est surprenant d’entendre présenter ce rapport comme étant scientifique parce qu’il se base sur des publications scientifiques. Ce n’est pas parce que le GIEC a analysé des milliers de publications scientifiques que sa synthèse est une vérité absolue. De l’aveu même du GIEC, ce rapport est un «jugement d’experts». Ce sont en effet des experts qui ont effectué une analyse des publications scientifiques choisies par eux parce qu’elles corroborent leur thèse de départ. De nombreuses publications scientifiques sont ignorées parce qu’elles ne rentrent pas dans le canevas proposé par les statuts du GIEC, qui exigent de se concentrer sur l’influence de l’homme (par opposition à celle de la nature) sur le climat.

2. Le rapport minimise le plateau de température depuis 15 ou 17 ans Depuis quelques années, des scientifiques n’ont de cesse de montrer que la température du monde n’augmente pas. Trop longtemps cachée, cette vérité a éclaté au grand jour il y a quelques mois et aujourd’hui elle ne peut plus être ignorée. Ne parvenant plus à masquer ce fait majeur, le GIEC tente par des arguties sémantiques d’en minimiser la portée. Le plateau de températures observé depuis 15 ou 17 ans(1) est désigné, par le GIEC, comme une « réduction dans la tendance de réchauffement de surface » (sic). Le GIEC tente ainsi de noyer le poisson par des formules alambiquées qui jouent sur des moyennes décennales et n’expliquent en rien ce plateau, qui défie toutes les tentatives de modélisation du climat par le GIEC. 

(1) Cela dépend de l’année de référence.

3. La causalité entre la croissance des émissions de CO2 depuis 1998 et l’ “augmentation” de température n’est pas soutenable De 1998 à nos jours, l’homme a émis le tiers de toutes les émissions humaines (anthropiques, selon le terme consacré) de CO2 depuis le début de la Révolution industrielle. Or, pendant cette période, la température s’est stabilisée. Il n’est pas possible de soutenir l’existence d’un rapport de causalité entre cette croissance sans précédent des émissions de CO2, et la non-augmentation de la température.

4. La théorie de la captation de la chaleur par les océans paraît, au mieux, téméraire Ne sachant expliquer comment la température s’est stabilisée depuis 15 voire 17 ans, le GIEC propose une parade surprenante : la chaleur supplémentaire serait captée par les océans (alors qu’il n’avait jamais été question de cette captation dans les rapports précédents). Soudainement les océans se transforment en trous noirs qui absorbent de l’énergie avant de la restituer dans les décennies ou les siècles à venir...

Cette thèse paraît d’autant plus téméraire que les mesures effectuées sur le contenu thermique des océans sont entachées de marges d’erreur gigantesques, de loin supérieures aux valeurs obtenues. Pire, de récents travaux indiquent que l’on a sous-estimé la perte d’énergie de la part des océans. Autrement dit, les océans relachent plus d’énergie qu’on ne le pensait, ce qui veut dire qu’ils en accumulent beaucoup moins que prévu.

5. L’intervalle de température futur est de plus en plus incertain Le GIEC donne aujourd’hui une fourchette d’augmentation de la température de 1,5 à 4,5° C, alors qu’elle était de 2 à 4,5° C dans le précédent rapport de 2007. On doit constater qu’au fil des rapports, les fourchettes de température que propose le GIEC sont de plus en plus larges. Selon le GIEC, cela démontre une meilleure compréhension du phénomène. Conclusion : mieux on comprend, plus grande est l’incertitude.

6. Peut-on se tromper sur une partie, et avoir raison sur le tout ? Le GIEC parle peu de la période 1998-2012, dont ses modèles ne parviennent pas à rendre compte, mais il prétend que ses modèles ne se trompent pas pour la durée de 1951 à 2012 ! Cette période 1951-2012 inclut également un intervalle allant de 1951 jusqu’en 1975, où les températures son restées stables voire en légère diminution, ce que les modèles ne sont parvenus à simuler qu’en attribuant à l’atmosphère de cette période une quantité d’aérosols qu’aucune observation n’a corroboré. Étrangement, le GIEC soutient que sur des périodes beaucoup plus longues on peut accorder une «très haute confiance aux modèles».

7. L’impact d’un doublement des émissions de CO2 est totalement imprévisible Selon le GIEC dans un scénario de croissance de 1% l’an des émissions de CO2, lorsque la concentration en CO2 dans l’atmosphère aura doublé, c’est-à-dire lorsqu’elle atteindra 800 ppm(2), la température augmentera dans une gamme de 1,0°C à 2,5°C (avec une haute confiance) et très probablement pas plus que 3°C(3). Quelle est, en fin de compte, la prévision de fourchette d’augmentation, pour un doublement de la concentration en CO2 : 1,5-4,5° C ou 1,0°C-2,5° C ? Intervient ici un distinguo subtil qu’on n’explique évidemment pas aux décideurs auxquels le résumé s’adresse. Les modélisateurs du GIEC considèrent qu’une grande partie de la chaleur due à l’effet de serre est emmagasinée dans l’océan profond, et que celle-ci demeurera captive pendant plusieurs siècles voire plus d’un millénaire. La fourchette 1,5°C-4,5°C , c’est pour dans 300, 500 ou 1000 ans ! En 2100, nous serons loin d’atteindre un tel niveau, et donc nous nous situerions bien en dessous de cette fourchette.

Alors, si l’objectif politique est de maintenir la hausse de température en dessous de 2° C, il est urgent de ne rien faire !

(2) ppm: parties par million

(3) Box 12.2

8. Le GIEC reconnaît enfin qu’il y eut des périodes chaudes avant l’ère industrielle Après l’avoir occulté dans les rapports précédent, le GIEC reconnaît enfin que des régions ont été aussi chaudes, au Moyen Age, qu’en fin de XXème siècle. Il tempère cette affirmation en insistant sur le caractère régional, et non global, du réchauffement médiéval constaté. Il n’est pas étonnant que l’on ne puisse disposer, pour le Moyen Age, d’observations couvrant la totalité de la planète. Néanmoins, des études locales réparties sur tous les continents et océans, attestent d’un net réchauffement médiéval (ainsi que du refroidissement du Petit âge glaciaire). Ce réchauffement a été estimé de 1°C supérieur par rapport la moyenne des températures de 1880 estimée pour la planète. Il fut même plus important lors de l’Optimum holocène il y a 7 000 ans, période pendant laquelle pratiquement tous les glaciers ont disparu(4) . Le CO2 présent au cours de ces périodes n’avait bien évidemment aucune origine anthropique. 36 études scientifiques ont été recensées, en ce sens, par le magazine “CO2 Sciences”(5). La formulation du GIEC « Ces périodes chaudes régionales ne se sont pas produites, selon les régions, de façon aussi cohérente qu’au 20ème siècle » ne doit pas induire en erreur : ce qui est qualifié de manque de cohérence résulte du fait que pour un bon nombre de régions on ne possède pas d’observations scientifiques relatives à l’époque médiévale. Observons également de nos jours que si les glaces en Arctique fondent (bien que s’étant en partie reformées en 2013), les glaces en Antarctique ont augmenté.

(4) Cronin, T.M. 2010 “Paleoclimates : Understanding Climate Change Past and Present”, Columbia University Press

(5) http://www.co2science.org/data/mwp/mwpp.php

9 Le GIEC ne parvient pas à expliquer de manière convaincante l’effet du principal gaz à effet de serre : la vapeur d’eau Comme dans les rapports précédents, le GIEC introduit un effet de rétroaction positive dû à la vapeur d’eau. Il est ainsi expliqué qu’une faible augmentation des émissions de CO2 induit un effet de levier sur le principal gaz à effet de serre qu’est la vapeur d’eau (un peu de CO2 fait que la grande quantité d’eau multiplie son effet de serre). Le problème est que si cette formule était appliquée à la quantité de CO2 émise depuis la révolution industrielle, nous aurions tous grillé depuis longtemps. Cette théorie est d’autant plus irrecevable que le GIEC admet une mauvaise compréhension des mécanismes de nuages et des précipitations, indispensables pour estimer la quantité de vapeur d’eau.

10 Il paraîtrait que la montée des océans s’accélère ? Basé sur l’utilisation des satellites (depuis 2003), des marégraphes et des proxys, le GIEC est “quasi totalement certain” qu’il y a une accélération de la montée du niveau des océans. Force est de constater cependant que de nombreuses publications(6) et experts (N-A. Mörner) indiquent au contraire un ralentissement dans la montée des océans. De plus, les valeurs obtenues sont de l’ordre de quelques millimètres tandis que les imprécisions sur les marégraphes et les proxys varient de plusieurs centimètres à des dizaines de centimètres. Les imprécisions sur les mesures des satellites sont de l’ordre du centimètre. L’imprécision est plus grande que la mesure. Sachant qu’estimer le niveau des océans est d’une complexité inouïe, des valeurs aussi minuscules sont hautement sujettes à caution et permettent de dire tout et son contraire.

(6) Voir Journal of Climate 2012, 'American Meteorological Society, "Twentieth-century global-mean sea-level rise: is the whole greater than the sum of the parts ?" J.M.Gregory et al (dont Fettweis de l’Université de Liège)

 Conclusion

En conclusion, les auteurs de “Climat : 15 vérités qui dérangent” constatent que:

● le cinquième rapport du GIEC (partie I, la science), s’il ne peut nier le plateau de température observé depuis au moins 15 ans, est incapable d’en rendre compte d’une façon scientifiquement satisfaisante;

● qu’un rapport scientifique au sens strict ferait état des nombreuses incertitudes qui affectent encore la science du climat;

● au lieu de quoi les experts du GIEC tentent de gommer les incertitudes, au profit de la soutenance d’une thèse politique, qui est la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique;

● les 95% de confiance n’ont rien à voir avec la science, les mathématiques ou les statistiques, mais, comme le GIEC l’écrit lui-même, résultent d’un “jugement d’experts”.

-----------------------------------------------------------------------------------------

réchauffement climatique,changements climatiques,GIEC,AR5,Un livre incontournable, qui peut être commandé via 

 

http://texquis.com/texquis-essais/22-climat-15-verites-qui-derangent.html

 

Ou 

http://www.amazon.fr/Climat-15-v%C3%A9rit%C3%A9s-qui-d%C3%A9rangent/dp/2930650052/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1368784858&sr=1-1&keywords=15+v%C3%A9rit%C3%A9s+qui+d%C3%A9rangent

15:32 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, ar5 | |  Facebook |

16/09/2013

SUEDE : UNE PRISE DE CONSCIENCE EXEMPLAIRE POUR LES TRAVAILLEURS EUROPEENS

Voici un billet que m’a confié un ami suédois, familier également du paysage économico-politique belge. (traduit de l’anglais)

Jo Moreau.

                                                 -------------------------- 

Une évolution intéressante au sein du parti Social-Démocrate est en cours en Suède.

 Actuellement, environ 50% des besoins éléctriques du pays sont fournis par le nucléaire, le reste étant produit par les centrales hydrauliques. Cela permet de fournir l’énergie à un coût parmi les plus bas d'Europe.

Les industriels et les syndicats de l’ensemble des secteurs tels que l’acier, l’aluminium, l’industrie papetière, l’automobile, la chimie etc…sont favorables au remplacement des anciens réacteurs par ceux de la dernière génération.

Stefan Löfven, leader des Sociaux-Démocrates, est l’ancien dirigeant du syndicat des Métallurgistes, le plus important des syndicats qui a toujours privilégié l’énergie nucléaire, afin de maintenir la compétitivité de leur secteur.

Mais ce souhait de l’ensemble des acteurs du secteur privé se heurte globalement aux vues des employés du secteur public et des organisations étatiques.

En effet, les travailleurs du secteur privé réalisent que leur emploi dépend directement de la compétitivité de leurs produits, induits principalement par le coût de l’énergie.

Les travailleurs du secteur public, comme l’enseignement, les soins de santé, l’administration etc…, qui sont payés par l’argent public, sont favorables à l’arrêt des centrales nucléaires. Ils ne réalisent pas que la pérennité de leur emploi dépend d’une économie compétitive.

Ainsi, la fracture -principalement idéologique- se creusant entre ses deux composantes principales sur ce sujet sensible, la division du parti Social-Démocrate suédois en deux partis distincts est une éventualité envisageable dans un avenir rapproché.

Il y a de nouvelles élections en Suède en septembre 2014, et à l’heure actuelle, la gauche et les écolos tiennent le haut du pavé. Mais si la gauche persistait dans son intention d’abandonner le nucléaire, alors les travailleurs de l’industrie pourraient à nouveau se tourner vers la droite, comme en 2010.

En Europe, et plus spécifiquement en Belgique, les coûts de l’éléctricité et de l’energie en général sont entrés dans une spirale haussière, boostés par une politique d’abandon du nucléaire. Ceci a mené à un remplacement par un cocktail d’énergies dites vertes, qui ne doivent leur existence qu’à des subventions massives supportées par l’ensemble des consommateurs et qui influence directement le coût des marchandises que nous produisons.

Faut-il rappeler que cette orientation est avant tout idéologique, inspirée par la peur d’un réchauffement climatique qui serait causé par les activités humaines, alors que cette théorie n’est toujours scientifiquement pas prouvée.

Le palier du réchauffement global, observé depuis 17 ans maintenant, alors que les émissions de CO2 n’ont cessé d’augmenter, est la preuve de l’absence de corrélation entre ces deux paramètres.

Récemment, les représentants du secteur industriel ont instamment demandé de donner la priorité à la réduction des coûts de l’énergie, au risque de voir une délocalisation massive de la production notamment vers les USA et son énergie bon marché.

Il est particulièrement surprenant que les syndicats belges continuent à privilégier les phantasmes des « green jobs ».

Quand donc les travailleurs prendront-ils conscience que la manipulation idéologico-politique dont ils sont l’objet conduit à la disparition des emplois encore occupés dans le secteur industriel en Belgique ?

Lars.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

réchauffement climatique,changements climatiques,CO2,GIEC,énergies vertes,Un livre incontournable, qui peut être commandé via

 

 

 

 

 

 

 

http://texquis.com/texquis-essais/22-climat-15-verites-qui-derangent.html

Ou

 

 

 

 

http://www.amazon.fr/Climat-15-v%C3%A9rit%C3%A9s-qui-d%C3%A9rangent/dp/2930650052/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1368784858&sr=1-1&keywords=15+v%C3%A9rit%C3%A9s+qui+d%C3%A9rangent

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

10:33 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, co2, giec, énergies vertes | |  Facebook |