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28/10/2013

UN REQUISITOIRE CONTRE LES MODELES CLIMATIQUES

Après sa précédente analyse critique sur le dernier rapport du GIEC (1), Jean Michel Belouve se penche sur la crédibilité qu’on doit accorder aux modèles climatiques sur lesquels se fondent les prévisions de cet organisme.

Ici encore, il évite les polémiques habituelles et se fondant sur les informations publiées par cet organisme, il en tire une conclusion très différente quant à l’évolution future du climat : "Si augmentation de température il y a au cours de ce XXIe siècle, elle ne devrait pas dépasser au maximum 1 degré centigrade."

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/10/16/le-...

Jo Moreau

Le rapport du GIEC : un réquisitoire contre les modèles climatiques.

Le GIEC a-t-il perdu toute confiance dans les modèles climatiques ? C’est ce que laisse penser la lecture du chapitre 9 du rapport AR5 Groupe1 récemment publié, relatif à l’évaluation de ces modèles. Certes, il n’est écrit nulle part qu’ils sont mauvais, mais la liste des discordances relevées par les rédacteurs entre les données modélisées et les observations scientifiques du monde réel conduit nécessairement à mettre en doute la pertinence des prévisions faites par ces modèles.

Un modèle de circulation générale n’est valide que s’il reproduit les principales évolutions des variables climatiques. Le GIEC s’attache surtout à vérifier la validité des simulations de températures globales. Mais la température dépend de facteurs interdépendants : la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre, l’humidité atmosphérique aux différentes altitudes, la couverture nuageuse, l’étendue des banquises sont les principaux d’entre eux. Si un modèle parvient à reproduire des températures tout en affichant des profils d’humidité et de nébulosité erronés, c’est qu’il ne constitue pas une bonne représentation de la réalité, et l’on ne peut que se méfier des conclusions qu’il tire pour l’avenir du climat à long terme. De tous les paramètres entrant en jeu, le moins discutable est la concentration atmosphérique en CO2, parfaitement connue depuis 1959. De 316 ppm en 1959, elle a continument grimpé jusqu’à 393 ppm en 2012. Examinons les conclusions des rapporteurs sur la concordance des autres variables climatiques des modèles et du monde réel.

Modèles vs observations : les températures (paragraphe 9.4.1.1 du rapport) :

Les auteurs notent que les moyennes globales de températures de la surface terrestre indiquées par les modèles, pour le XXème siècle, concordent à 2° C près avec les températures observées. La différence de 2° C n’est pas négligeable lorsqu’on s’intéresse à une évolution qui s’est traduite par une élévation de +0,8° C en un siècle, mais acceptons le haut degré de confiance qu’accorde le rapport à cette évolution. On remarque toutefois que les auteurs font état de différences de 3° C à 5° C dans plusieurs grandes régions du monde. Que l’on parvienne à une moyenne à peu près juste à partir de valeurs régionales qui s’écartent autant de la réalité observée montre déjà que les modèles ne sont qu’une reproduction imparfaite de la réalité. La ceinture intertropicale constitue une zone qui représente 40% de la superficie de la planète, et 70% de l’énergie du soleil. C’est donc un lieu déterminant pour la température globale. Or le rapport note que les observations relatives à ces régions indiquent, pour la période 1979-2012, une tendance décennale à la hausse de +0,06° C à +0,13° C, alors que les modèles affichent, pour la même période de 33 ans, une tendance décennale de +0,15° C à +0,40° C.

Mais ce qui interpelle encore plus, c’est la différence des températures globales pour la période récente 1998-2012. Toutes les statistiques montrent une pause des températures globales pendant toute cette période, alors que la concentration en CO2 est passée de 363 à 393 ppm. Le GIEC admet une tendance décennale à la hausse de +0,04° C pour ces quinze années, alors que la tendance des modèles est de +0,21° C. Il est bien obligé d’admettre que, sur cette période-là, les modèles n’ont pas intégré tous les facteurs de variabilité du climat, et avancent l’hypothèse que la diminution d’activité solaire et la capture de chaleur par l’océan expliqueraient l’absence de réchauffement récent. Les auteurs mentionnent également l’éventualité d’erreurs dans les forçages radiatifs ou dans la réponse des modèles à ces forçages. Mais si les modèles n’incluent pas correctement les facteurs de variabilité solaire et océanique, cela vaut autant pour la stagnation des quinze dernières années que pour les périodes de réchauffement observées et simulées au cours du XXème siècle, et si les modélisateurs se trompent dans les forçages ou les réponses, cela entache forcément leurs simulations du siècle précédent. Les remarques des auteurs du chapitre 9 mettent donc bien en évidence une carence sérieuse des modèles.

Modèles vs observations : l’humidité troposphérique (paragraphe 9.4.1.2)

Les climatologues considèrent que la vapeur d’eau troposphérique apporte une forte rétroaction positive au forçage radiatif dû au CO2. La hausse de température due à l’augmentation de concentration en CO2 entraine une évaporation supplémentaire de l’océan et des eaux de surface, ce qui entraine une augmentation supplémentaire de l’effet de serre et donc de la température. Ce forçage additionnel est dû essentiellement à l’augmentation de l’humidité dans la partie haute de la troposphère, car dans la partie basse la quantité de vapeur d’eau est telle que l’effet de serre à ce niveau est déjà saturé.

Or qu’est-ce que les auteurs constatent ? Les modèles sous-estiment de 25% l’humidité qui règne au voisinage de la surface, - la partie séparant la surface de la première couche de nuages bas-, et exagèrent l’humidité de la partie supérieure de la troposphère dans une proportion allant jusqu’à 100 % ! C’est dire implicitement que la rétroaction de la vapeur d’eau prise en compte par les modèles est considérablement supérieure à celle qui existe réellement.

Modèles vs observations : les nuages

A la page 9-24, les rédacteurs écrivent « des erreurs importantes demeurent dans la simulation des nuages par les modèles. Il y a un haut degré de confiance dans le fait que ces erreurs contribuent de façon significative aux incertitudes d’estimations des rétroactions des nuages, et par conséquent dans l’étendue du changement climatique… ». Leurs réserves sont donc très claires. Ils font suivre cette remarque d’une longue liste d’erreurs et d’imperfections : les processus de formation des nuages sont mal simulés, des erreurs importantes apparaissent dans la simulation des nuages tropicaux, il y a une piètre simulation des nuages subpolaires arctiques et antarctiques, etc.

Il existe une vive controverse entre climatologues sur la nature de la rétroaction des nuages, positive pour les uns, négative pour d’autres. Les modélisateurs ont choisi : la rétroaction est nettement positive. Une carte, figurant page 9-158, montre que les nuages des modèles exagèrent le forçage au sommet de l’atmosphère d’une valeur de 10 à 20 watts/m² dans de nombreuses régions de la ceinture tropicale, et de 0 à 10 watts/m² ailleurs, ce qui est considérable et induit des surestimations de température allant jusqu’à +5° C !

Ce paragraphe met particulièrement en relief l’indigence des modèles dans l’appréhension des processus de formation des nuages, et ce seul constat mériterait une réfutation de la valeur prédictive des modèles.

Modèles vs observations : la banquise (paragraphe 9.4.3).

Les variations d’étendue des banquises constituent une troisième source de rétroaction. Lorsque leurs surfaces diminuent, il y a moins de flux solaire réfléchi vers l’espace, et le réchauffement augmente. Les auteurs du rapport constatent « dans de nombreux modèles, la distribution régionale de la concentration de glace de mer est mal simulée, même si l’étendue hémisphérique est approximativement correcte ». Ils ajoutent : « La majorité des modèles montre une tendance régressive de l’étendue estivale de la banquise australe sous l’ère des satellites, en contradiction avec l’accroissement faible, mais significatif, qui est observé ».

Même si l’effet de la banquise est moins déterminant que celui de la vapeur d’eau ou des nuages, les modèles ajoutent encore un excédent important à la rétroaction de ces glaces, et, de plus, ils montrent une fois de plus leurs limites dans la simulation du climat réel.

Nous ne nous attarderons pas à recenser tous les biais, souvent importants, que le chapitre 9 signale. Les modèles sont pris en défaut dans la prise en compte du réchauffement océanique, des puits de carbone, du cycle du carbone, le traitement des aérosols, les processus de flux atmosphériques et océaniques… Bref, les modèles parviennent à faire une simulation cohérente d’évolutions climatiques, mais il ne s’agit pas des évolutions observées dans la réalité.

Conclusion : les évolutions de température du XXIème siècle devraient être beaucoup plus faibles que celles généralement annoncées.

Deux tableaux figurant page 9-133 et 9-134 donnent les principaux paramètres chiffrés des modèles climatiques pris en compte par le GIEC. Un test permettant de comparer les modèles consiste à simuler les effets d’un doublement de la concentration en CO2 sur une période de 70 ans. On constate à la lecture du tableau page 9-133 que ce test conduit à une augmentation de température de +1,8 °C au terme des 70 ans («transient climate response »), et de +3,2° C au terme de 1000 années (« equilibrium climate sensitivity »). Ce délai de 1000 ans est précisé dans la légende du tableau page 9-134. L’explication de cette double évolution vient du fait que pendant la phase de « transient climate response » de 70 ans, une part importante de chaleur est, d’après les modèles, stockée dans l’océan, et qu’elle n’est restituée à l’atmosphère que très lentement, selon un processus s’étalant sur plus de mille années.

Ainsi, si les modèles sont valides, le doublement de la concentration actuelle, 393 ppm, nous conduirait, pour la période 2073-2093, à une augmentation de température de +1,8° C. Pour parvenir à une telle concentration, il faudrait consommer, en 70 ans, une quantité de combustibles d’origine fossile supérieure à 1700 gigatonnes en équivalent carbone pur (une augmentation de 1 ppm est provoquée par l’émission de 4,38 gigatonnes de carbone). Or les réserves mondiales actuelles d’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon et lignite) s’élèvent, d’après l’annuaire statistique BP de 2013, à 1009 gigatonnes équivalent carbone pur. Il faudrait donc découvrir 70% de réserves supplémentaires s et épuiser toute la ressource en 70 ans, ce qui constitue une hypothèse peu réaliste.

La lecture attentive du chapitre 9 nous conduit donc à la conclusion que le GIEC surestime considérablement le réchauffement que nous sommes susceptibles de connaître au cours du XXIème siècle, et on pourrait s’attendre à une légère augmentation, très inférieure au +1,8° C annoncé .

Lire le chapitre 9 du rapport du GIEC n’est pas une tâche spécialement ardue. Il convient d’avoir une bonne culture générale des concepts et du vocabulaire de la climatologie, ce que l’on pourrait attendre des journalistes qui rendent compte du changement climatique, ainsi que des conseillers scientifiques dont s’entourent les décideurs politiques. On peut légitimement s’étonner, et s’indigner, de lire et d’entendre les déclarations alarmantes que les médias multiplient. Et que penser de nos gouvernants qui persistent dans des choix politiques aberrants au vu de l’insignifiance d’une hausse de températures qui ne devrait pas dépasser un degré centigrade au cours de ce siècle, voire même ne pas se produire ?

Il ne s’agit pas là de lubies de climato-sceptiques. Le chapitre 9 du rapport du GIEC constitue un énorme travail de compilation et d’analyse de centaines de publications scientifiques, réalisé par des spécialistes compétents et qui ont accompli honnêtement leur mission, même si on peut leur reprocher d’avoir laissé de côté certaines études scientifiques tendant à réfuter sévèrement les thèses du changement climatique catastrophique. Certes, ces rédacteurs n’écrivent pas expressément que les modèles sont une mauvaise représentation du système climatique. Ils auraient été sévèrement censurés dans un tel cas. Mais ils ont livré au lecteur toutes les clés nécessaires à une appréciation objective de la valeur des modèles.

A nous d’en tirer des leçons !

Jean Michel Belouve.

10:46 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, modèles climatiques | |  Facebook |

Commentaires

Monsieur *** n'est pas scientifique il ne connaît rien à la modélisation ni à la climatologie...

Qu'il continue à faire de la politique, mais qu'il ne s'occupe pas de science.

Écrit par : Robert | 28/10/2013

@ Robert
On se demande bien ce que vous avez comme formation et/ou connaissances pour vous hisser ainsi en juge. Vous parliez précédemment de l’oncle Georges… prenez garde au gorille !
« Qu'il continue à faire de la politique, mais qu'il ne s'occupe pas de science. »
Comme ces mots sont amusants pour quelqu’un qui se réfère si souvent à un organe de l’ONU, institution politique s’il en est !

Écrit par : Vistodelperu | 28/10/2013

@ Robert : Encore une fois, je demanderai aux afficionados du GIEC de ne pas attaquer l'homme, mais de contester éventuellement ses arguments.

Écrit par : jo moreau | 28/10/2013

Merci de cette analyse du rapport du GIEC.
Bonne analyse de comment des scientifiques consilient l'honêteté intellectuelle, leur intérêt long terme, et la nécessité de manger.

C'est le signe que la pensée de groupe est en train de se fissurer.
Là encore un mur de Berlin qui semble tenir debout alors qu'il est miné de l'intérieur.

Écrit par : AlainCo | 28/10/2013

@ Robert
Si c'est tout ce que vous trouvez comme argument pour démolir l'article, c'est que vous n'avez rien à dire! Je n'ai pas besoin d'être un professionnel de la climatologie pour lire et comprendre le chapitre 9 du rapport du GIEC. De plus, n'importe quel individu doué d'un peu d'intelligence peut comprendre que si un modèle ne ressemble pas à l'original, c'est qu'il y a un sérieux problème. Mais vous, apparemment, vous gobez tout ce que disent les experts sans vous poser de questions.

Écrit par : Jean-Michel Bélouve | 28/10/2013

Je vous recommande de ne pas être trop méchant avec Robert. Tout le monde a besoin, un jour, d'une tête à claques. Mais il ne faut pas l'user d'un seul coup.

Robert ne sait pas faire grand chose que répéter "Le GIEC a raison, la preuve c'est qu'il le dit". Il n'est pas très méchant, même s'il est un peu bête.

Merci Jean-Michel Bélouve pour votre synthèse, complète et documentée comme d'habitude.

Écrit par : PapyJako | 28/10/2013

Monsieur Moreau,

Quels arguments ? Ce monsieur n'en présente aucun de solide. Je suis désolé mais quand un charcutier prétend mettre au point un moteur de fusée Ariane, je tique. J'adorerai le voir face à un Bernard Legras, il ne tiendrait pas 10 secondes.

Monsieur *** n'a aucune compétence pour parler science climatologique et à fortiori modélisation dont il ignore jusqu'à l'alphabet..

Il y a des limites à ne pas dépasser, et je vois que les libéraux ne se gênent pas pour franchir le Rubicon (je tiens le même discours à propos de certains écolos).

Écrit par : Robert | 28/10/2013

@ Robert
Bernard Legras est un remarquable scientifique et enseignant. Je suis persuadé qu'entre nous, si nous nous rencontrions un jour, un échange riche et constructif se développerait. Entre gens intelligents et honnêtes, cela se passe toujours courtoisement et de manière positive. Adieu, Robert. Je ne répondrai plus à vos invectives. Nous n'avons pas la même éducation.

Écrit par : Jean-Michel Bélouve | 28/10/2013

@Jean-Michel Bélouve

Merci de tenter d'élever un peu le niveau et de vous baser sur la littérature scientifique. Ca change des absurdités habituelles de nos sceptiques locaux.

Cependant, je ne pense pas que votre analyse tienne la route. Vous vous basez sur l'estimation de la réponse transitoire du climat à un doublement progressif de la concentration (1%/an, soit fois 2 en 70 ans). Seulement vous oubliez que ces estimations sont relatives à la situation climatique à l'équilibre avec une concentration de CO2 typique de la période pré-industrielle. Dans votre calcul de ce qu'il faudrait encore lancer comme CO2 dans l'atmosphère, vous oubliez donc simplement tout ce qu'on y a déjà balancé. Comme quoi, c'est quand même mieux que ce soit des scientifiques du domaine qui écrivent ensemble tous ces rapports.

Pour le reste, on revient sur votre raccourci qui consiste à confondre les réserves prouvées et exploitables aux ressources estimées de charbon, pétrole, gaz et toutes ces beaux combustibles fossiles. Encore une fois, heureusement que ce sont des experts du domaine qui s'occupent d'établir divers scénarios réalistes. A nous de les rendre trop pessimistes en prenant nos responsabilités dés à présent.

Concernant les modèles, c'est bien de découvrir qu'ils ne sont pas parfaits et c'est là une grande motivation pour les scientifiques. Vous semblez cependant ne pas avoir bien réalisé que ceux qui développent les modèles sont souvent les mêmes qui vont sur le terrain ou analysent des données satellites. Les modèles sont des outils parmi d'autres pour comprendre le climat et son évolution, mais même sans eux on n'arriverait à des conclusions similaires sur les perturbations climatiques induites par l'homme.

Bien à vous et félicitation encore, je vois que vous commencez à prendre au sérieux les rapports du GIEC même si votre lecture est encore trop sélective.

Écrit par : Sylvain | 28/10/2013

@ Sylvain

"Pour le reste, on revient sur votre raccourci qui consiste à confondre les réserves prouvées et exploitables aux ressources estimées de charbon, pétrole, gaz et toutes ces beaux combustibles fossiles. Encore une fois, heureusement que ce sont des experts du domaine qui s'occupent d'établir divers scénarios réalistes. A nous de les rendre trop pessimistes en prenant nos responsabilités dés à présent."

Afin d'avancer dans le débat et de passer à des aspects concrets, pourriez vous éclairer les simples citoyens que nous sommes, et qui pourraient être les premiers concernés, sur les mesures que vous préconisez lorsque vous parler de prendre nos responsabilités?

Écrit par : Vistodelperu | 28/10/2013

Quand un charcutier lis un rapport sur la comptabilité de l'état, il peut au moins en extraire ce qui y est dit.
Pour le reste il est vrai qu'il ne fait pas faire plus que lire entre les lignes aveclles outils de la psychologie humaine... évitons trop de calcul...

il est clair que les modèles ne sont pas imparfaits, mais inopérants.
ce n'est pas une surprise, car ils sont conçus de façon absurde selon le principe du lampadaire : faire avec ce qu'on a, même si c'est a coté de la solution.

La seule bonne manière de faire de la climato serait, avec de bons jeux de données sur qq millénaires, de comprendre la structure des oscillations océaniques et des téléconnectiobns, de façon à en extraires des orbites chaotiques et analyse en quoi les forcages font évoluer les orbites chaotiques...

Judith curry a eu son petit succès chez les orthodoxes avec sa théorie (ancienne) de l'onde de stade... l'idée que les oscillations océaniques s'enchainent comme un hola dans un stade.

vu que le cycle dure 50-100 ans... je pense qu'il est plus facile de terraformer Mars et Venus que de prévoir le climat à 30ans... peut êter que 1000 ans serait plus facile, si on accepte que le résultat soit -> ca va partir en vrille soit vers ... soit vers... après une période de bazar général... c'est ca une prévision dans un contexte chaotique, comme celui des orbites planétaires à n>2 corps, au delaà des millions d'années...

Écrit par : AlainCo | 28/10/2013

Monsieur Bélouve/Bénard,

"""". Entre gens intelligents et honnêtes,""""

J'ai lu avec attention votre livre qui est en grande partie un copié-collé du site de ***. Vous y publiez à la fois des tenants de l'effet de serre et des détracteurs (G&T) du même effet de serre. Trouvez vous honnête ce genre de démarche ? Si les uns ont raison, les autres on tort et inversement. D'autre part vous tenez des propos sur certains scientifiques qui frisent la calomnie. J'ajoute que la conduite de ***est sujette à caution (on peut parler de dévoiement de la science).

Etes vous certain que les mots que vous avez employés et que j'ai cité ci-dessus s'appliquent bien à votre comportement ?

Écrit par : Robert | 28/10/2013

@ sylvain
La TCR ne dépend pas de la concentration en CO2 de départ. C’est le doublement de celle-ci au rythme de 1% l’an qui compte. Il est vrai que les comparaisons intermodèles CMIP se font d’après le test x2CO 1% à partir du taux préindustriel. Mais le résultat en terme de forçage ou de hausse de température est le même avec un autre point de départ, car il dépend du logarithme du rapport concentration finale/concentration initiale : ln(560/280)=ln(780/390) !
Je n’oublie absolument pas ce qu’on a déjà émis jusqu’à aujourd’hui. Je ne prends en compte que ce qu’il reste à émettre, chaque ppm supplémentaire correspondant à l’émission de 4,38 gigatonnes de carbone.
Moi aussi je fréquente des experts en pétrole et gaz naturel, et j’ai eu à réaliser des enquêtes auprès d’eux. Ils ne font pas de scénarios pour le GIEC, mais ils explorent, ils exploitent et mettent au point de nouvelles technologies. Je suis très informé par eux des espoirs de découvertes futures d’hydrocarbures conventionnels. Elles sont limitées par des considérations technologiques et économiques. Idem pour le charbon, qu’on ne peut exploiter économiquement à des profondeurs de 3000 mètres. L’évolution vers des mix favorisant le nucléaire et le solaire est inéluctable, et il n’y aura pas besoin de contraindre et légiférer pour y parvenir.
D’accord avec vous sur le fait que les modèles sont utiles pour comprendre l’évolution du climat. Mais ce ne sont pas de bons outils pour des prévisions à cent ans et plus. D’ailleurs, dans tous les domaines, les humains s’illusionnent sur leur capacité à prédire l’avenir.
Je fais une différence entre les rédacteurs du gros rapport scientifique et les cuistres politiques qui en tirent des résumés destinés à leurrer les politiques. Les premiers ont toute mon estime, car ils font ce qu’ils peuvent dans un contexte de contraintes très difficile.
Au plaisir d’échanger à nouveau.

Écrit par : Jean-Michel Bélouve | 28/10/2013

Oui, oui ... tout ça c'est bien gentil. Mais les vieux comme moi ne se laisseront pas intimider, ni par les modèles, ni par les observations, qu'elles soient satellitaires ou humaines. AlainCo a raison, mais avec des arguments incomplets: quelques exemples divergents mais pertinents, qui pourraient bien mettre à mal tout le bazar de théories assenées par les uns et par les autres:
-1- la "mutation" carbone : on sait aujourd'hui que le pétrole et le gaz ne se forment pas à partir de déchets du carbonifère comme les miméticiens du début du 20eme siècle ont bien voulu nous le faire croire en comparant charbon (et ses dérivés) et pétrole (et ses dérivés). Si le charbon a effectivement une source biotique démontrée (fossiles de feuilles etc...) il n'en n'est pas de même avec le pétrole. la mission IFREMER "serpentine" de 2007 a démontré la formation des hydrocarbures à partir des failles liées à la dérive des continents et à la production liée à la "formation" du manteau terrestre, théorie déjà développée en 1954 par Lomonossov, reprise depuis par toutes les entreprises de prospection pétrolière (théorie des failles vs théorie des poches). De ce fait le cycle carbone est bien un cycle, dont le "turn-over" n'est pas encore chiffré, mais probablement supérieur au million d'années.
-2- la force biologique d'absorption: le plancton océanique produit 216 fois plus de carbone que nos activités humaines, et l'activité du plancton est directement lié à l'activité solaire. Toute augmentation de puissance solaire provoque donc une augmentation du CO2 planctonique, et inversement.
-3- le suivi récent de l'activité solaire (y compris les "évènements" de type explosions et rayonnements anormaux (flares) bouleverse de manière significative notre perception de l'impact de l'activité solaire au niveau macro et micrométrique, y compris au niveau géophysique.
Or, aucun de ces éléments n'est "implanté" de manière significative dans les modèles, alors que les conséquences liées à ces trois paramètres sont importantes, voire primordiales.

Mon propos n'est pas de jeter l'anathème sur qui que ce soit. Juste de manifester mon opposition à l'obéissance aux modèles dont les résultantes peuvent être diamétralement opposées en fonction de (1) le type de paramètres, (2) la variation de ces paramètres, (3) leur incidence sur les autres paramètres, (4) la durabilité des valeurs dans le temps... exemple: que se passe-t-il si le permafrost lâche ses mégatonnes de méthane ? la planète prend feu ? le méthane produit des acides par décomposition chimique et la vie biologique disparait ? l'écran méthane produit une refroidissement et tout regèle ?
En conclusion, nos petites spéculations, comme le souligne AlainCo, finissent par paraitre un peu ridicule face aux capacités entropiques et enthalpiques de notre système solaire. Nous serions bien inspirés de modestie...

Écrit par : robinson | 28/10/2013

Ouaip, je crois même que je suis un peu optimiste dans mon désespoir climatologique...

de toute façon, oubliez le carbone dans le sol, il y arestera dans une dizaine d'année par manque d'utilité de l'en sortir....

ca s'appelle un cygne noir... caché en pleine vue!
la climato a coté c'est une tragédie prévisible comme les subprime.

Écrit par : AlainCo | 29/10/2013

@ Sylvain,
Nous savions donc ce qu'il fallait penser des agro carburants, vous n'avez rien à y redire et même Robert considère, pour reprendre ses mots, que c'est une foutaise.
Pour les éoliennes vous n'avez pas non plus trouvé à redire sur leurs impacts environnementaux, sociaux et financiers. Nous sommes donc à nouveau d'accord. Vous voyez que nous progressons.
Puisque vous n'avez pas encore suggéré d'autres mesures, peut être pourrez-vous commenter la dernière grande avancée préconisée par l'EU... Après les lampes a mercure et champs magnétiques, maintenant je suis rassuré pour l'avenir de la planète ! C’est en allemand mais le traducteur de google peut faire des miracles :
http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/zu-hoher-stromverbrauch-eu-verbietet-energiehungrige-staubsauger-12632478.html
Si Papyjako nous lis encore, cet article lui inspirera peut être un post sur son blog… (Que j’ai hâte de lire)

Écrit par : Vistodelperu | 29/10/2013

@Jean-Michel Bélouve

Oui mais non, la TCR part d'une situation à l'équilibre. Imaginez un plat qui mijote sur une vielle cuisinière électrique à la puissance 2, si vous décidez d'augmenter la puissance d'un cran et qu'après 30 secondes vous vous dites que ca ne chauffe pas assez et décidez d'augmenter la puissance jusque 6, il y a fort à parier que votre bon petit plat sera vite cramé. Car vous ne partez plus d'une situation à l'équilibre et le fait d'avoir déjà augmenté le niveau à 3 va faire que le doublement de puissance de 3 à 6 va vous donner une augmentation de la température bien plus grande que prévue. Donc non, pour augmenter encore de 1.8 °C la température d'ici 70 ans, il n'est pas nécessaire de doubler la concentration de CO2 actuelle, car on ne part pas d'une situation à l'équilibre.

Votre analyse se base donc déjà d'une interprétation plus que bancale des résultats scientifiques, mais c'est bien essayé.

Pour le reste, il est étonnant qu'un homme libéral comme vous ne croit plus aux progrès technologiques et au vertu du marché quand il s'agit d'aller pomper plus de combustibles fossiles (charbon, gaz de schiste, sable bitumeux, ...). BP est pourtant bien clair en considérant comme réserve, ce qui est directement exploitable avec la technologie et le prix du marché actuel. Les RESSOURCES en combustibles fossiles sont bien plus importantes et pourront être exploitées joyeusement si nous restons aussi dépendants de ce type d'énergie.

Pour la fiabilité des modèles, votre analyse tombe encore à coté de la plaque car ce sont justement pour les périodes plus longues que les modèles climatiques sont particulièrement bons. Il est difficile de faire des prévisions décennales et locales, à cause par exemple de la variabilité des échanges de chaleur entre l'océan et l'atmosphère. On a un bon exemple avec la situation actuelle où les océans semblent depuis quelques années accumuler quasi toute la chaleur excédentaire venant de l'augmentation de l'effet de serre. Par contre, on a beaucoup moins d'incertitude sur l'évolution du climat pour une échelle de temps plus longue. C'est totalement l'inverse pour la météo, mais j'imagine que vous ne confondez quand même plus ces deux disciplines.

N'hésitez pas à poser vos questions à un expert du domaine avant de publier vos analyses sur le web. Cela ne pourra être que bénéfique car il est parfois difficile de bien comprendre toutes les informations condensées dans ces rapports du GIEC.

Bien à vous

Écrit par : Sylvain | 29/10/2013

@Sylvain
Sur votre premier point, logique implacable, mais prémisse FAUSSE. On part justement d'une situation d'équilibre (stabilité des températures depuis 17 ans au moins) alors que les feux (pour suivre votre analogie) sont poussés à fond sous la plaque. Peut-être donc n'a-t-on pas mis la casserole sur le feu ?

Sur votre deuxième point, vous avez RAISON. Comme c’est le cas depuis plus de 100 ans, les réserves de combustibles fossiles augmentent sans cesse, alors que leur consommation augmente de façon vertigineuse. Et on ne tient pas encore compte des hydrates (ou clathrate) de méthane, que l’évolution technologique se chargera bien de domestiquer. Les Japonais, étranglés au plan énergétique par les âneries des écolos, ont commencé à s’y intéresser de très près. Je prends le pari d’une percée déterminante dans les quelques années qui viennent.

On continuera donc longtemps vous avez RAISON, à ajouter du CO2 dans l’atmosphère – et même de plus en plus chaque année, car il y a encore quelques milliards d’êtres humains qui sont dans le dénuement le plus complet, que l’énergie est un incontournable pour qu’ils en sortent, et que les conneries des anti-nucléaires interdisent le développement de la seule alternative valable aux fossiles.

Mais, même si le nouveau plancher abaissé des catastrophistes s’avère une évaluation correcte de la sensibilité du climat au CO2, et on découvrira vite qu’il est encore un peu élevé (rendez-vous en AR6, si on trouve encore de quoi financer cette gabegie), les quelques degrés supplémentaires seront les bienvenus, car le principal ennemi de la nature est le froid, pas le chaud.

Dans votre point suivant, votre « bon » exemple, en est en fait un très MAUVAIS. Ceux qui ont inventé l’énorme fable de la chaleur qui va se planquer au fond des océans, pour nous revenir à la figure plus tard – seulement pour ne pas avoir à reconnaître que leurs modèles sont faux – font courir à « La Science » un très grand risque. Ils continuent à puiser dans le capital de confiance accumulé par le commun des mortels envers « La Science », continuent à inventer des bobards de plus en plus énormes (plus c’est gros, plus ça passe) en contradiction avec toute réalité perceptible …

Un jour, la coupe sera pleine, le vent tournera, comme a tourné celui qui portait Lyssenko. Les climastrologues seront déconsidérés, ce dont on se fiche pas mal, mais ils auront déconsidéré « La Science », et ça, on ne le leur pardonnera pas.

Sur votre dernier point, je suppose que "l'expert du domaine" s'appelle ... Sylvain ?

Écrit par : PapyJako | 30/10/2013

@ Papyjako
Je n'ai seulement dit que les espoirs de découvertes importantes d'hydrocarbures CONVENTIONNELS étaient limités. Il y a par contre des perspectives importantes pour le gaz et l'huile de schistes, les roches bitumineuses, et peut-être les clathrates de méthane. Cela dit, ce sont mille deux cents gigatonnes équivalent pétrole qu'il faut découvrir et consommer jusqu'à la dernière goutte pour atteindre les émissions prévues par le scénario RCP 6. La continuation d'une consommation en croissance exponentielle d'énergies fossiles ne se produira pas, parce que d'autres formes d'énergies vont les concurrencer efficacement, et que l'humanité se tournera de plus en plus vers des solutions électriques et l'énergie nucléaire, dont les perspectives sont immenses avec les surgénérateurs de quatrième génération. Je pense également que de bonnes opportunités résident dans de nouvelles technologies solaires (tellurure de cadmium en couche mince, par exemple), associée à des progrès importants dans les technologies de stockage de l'électricité. Les futurs bonds technologiques dans le stockage de l'électricité changeront considérablement les choix de production et de consommation. Le carbone fossile sous toutes ses formes continuera à être utilisé là où les autres solutions seront moins performantes, mais il sera de plus en plus une matière première réservée à des usages de transformations chimiques.

Écrit par : Jean-Michel Bélouve | 30/10/2013

@ sylvain
Expliquez-moi comment des modèles qui ne reproduisent pas les évolutions de température passées, ni les distributions verticales de vapeur d'eau atmosphérique, ni la couverture nuageuse, ni la banquise antarctique, ni les masses atmosphériques d'aérosols peuvent être particulièrement bons pour les longues périodes futures.

Écrit par : Jean-Michel Bélouve | 30/10/2013

""""La continuation d'une consommation en croissance exponentielle d'énergies fossiles ne se produira pas, parce que d'autres formes d'énergies vont les concurrencer efficacement, et que l'humanité se tournera de plus en plus vers des solutions électriques et l'énergie nucléaire, dont les perspectives sont immenses avec les surgénérateurs de quatrième génération.""""

Les super générateurs de 4ème génération n'existent pas, tous les réacteurs en construction (donc pour les 60 ans à venir) sont des réacteurs conventionnels. D'autre part le nucléaire c'est à peine 6%
de la consommation d'énergie dans le monde. Ni le nucléaire ni les renouvelables ne pourront concurrencer les 90 millions de barils de pétrole/jour +l’équivalent en charbon que nous consommons chaque jour, (+ le gaz). Pour le reste, vous nous jouez les Germaine Soleil.
Jancovici a écrit un très bons article là dessus, je vous conseille vivement de visiter son site. http://www.manicore.com/

Écrit par : Robert | 30/10/2013

@ Robert (et le point de vue vaut pour Sylvain)
Vous êtes un peu comme mon voisin de gauche qui voudrait me convaincre de ne pas participer à un barbecue organisé chez mon voisin de droite argumentant que le cuisinier POURRAIT se bruler et que somme toute les aliments cuits sur charbon de bois ont un potentiel cancérigène accru. Ne me proposant pas de menu alternatif crédible vous faites donc figure de rabat joie !
Considérant que dans l’histoire les Cassandre de tout bord se sont toujours trompés, je prends le parti de participer à la petite fête !
J’y passerai très vraisemblablement un bon moment sans que personne ne soit blessé. Quant au cancer, un verre dans le nez et refaisant le monde avec mon voisin, je me dirais que c’est incroyable tout ce que la technologie basée sur la consommation énergétique en générale et l’électricité en particulier, ont apportés à l’humanité serait-ce seulement en terme d’espérance de vie par rapport à l’époque préindustrielle si chérie par certain...

Écrit par : Vistodelperu | 30/10/2013

Vistodelperu,

Il y a une chose que vos coreligionnaires et vous n'avez pas compris, Il ne s'agit pas de *si* mais de *quand*...

Écrit par : Robert | 31/10/2013

@ Robert,
Parlant de dogme climatique que défendent certains, il me semble qu'une allusion à la religion est mal venue en particulier sur un site blog qualifié de libéral.
Ceci étant si vous voulez renvoyer le débat à un niveau philosophique directement lié à l'angoisse de la mort, ce qui n'a rien de péjoratif et/ou de négatif, sachez que cette question anime l'humanité depuis longtemps... certain y voit même la majeure différence entre humanité et animalité!
Si cette angoisse taraude l'humanité pratiquement depuis ces débuts, elle n'en a pour autant pas empêché l'extraordinaire avancée de notre espèce! N'en déplaise aux adorateurs de Gaia qui sont aussi les principaux détracteurs de notre espèce, je ne connais pas d'animaux qui en quelques dizaines de milliers d'années sont sortis des plaines d’Afrique pour rejoindre la lune et envisager maintenant de relier mars. A titre individuel certes une certaine angoisse du "quand" puisque nous sommes tous condamné à mourir... à titre collectif je choisi par contre l'optimisme considérant que notre espèce a déjà pu s'adapter à nombres de situations et que par ailleurs aucune alternative crédible n’est fournie par les adeptes de Nostradamus!
Ne dit-on pas que les pessimistes comme les optimistes ont tort mais que ces derniers vivent mieux que les autres? Si des angoisses existentielles vous assaillent je vous conseille – plutôt que de tenter de contaminer vos condisciples - de consulter des spécialistes ! Une technique moins couteuse est de parcourir les posts de Papyjako qui, avec un humour certain, parvient à dédramatiser la situation (Mon best off étant « Pour 0,7 centime d'Euro par jour » et les trois textes relatifs à l’expédition « catlin ») !

Écrit par : Vistodelperu | 31/10/2013

@Vistodelperu

Merci de votre fidélité !... Pour ceux qui seraient intéressés par votre "best of Papyjako", voici les liens :

"Pour 0,7 centimes par jour" http://huff.to/19V34SH
Les 3 posts sur Catlin, dans l'ordre : http://huff.to/19V3sAu http://huff.to/19V3zw2 http://huff.to/19V3Df9

Je n'opère plus sur LePost, mais ai réalisé d'autres petites choses sur skyfall (où j'ai eu le grand plaisir de faire la connaissance de Robert) et maintenant sur Contrepoints.

Si vous avez aimé mon "humour", vous adorerez sûrement les deux posts :
"La submersion des Maldives" http://bit.ly/19j1V4m

"Les océans montent dangereusement, sauf autour des îles" http://bit.ly/18Iz38y

A bientôt sur Contrepoints

Cordialement votre

Écrit par : PapyJako | 31/10/2013

Vistodelperu

""""à titre collectif je choisi par contre l'optimisme considérant que notre espèce a déjà pu s'adapter à nombres de situations et que par ailleurs aucune alternative crédible n’est fournie par les adeptes de Nostradamus!""""

Il existe sur cette planète des gens heureux et qui ont un mode de vie leur ayant permis de franchir les millénaires et leur permettant de continuer pendant encore des millénaires. Combien de temps croyez vous que notre société durera ? Elle donne déjà des signes inquiétants (pour qui sait ouvrir les yeux). Je vous le répète, la question c'est : Quand ?

Citer contrepoints, il faut le faire, un site qui pratique une telle censure et où n'importe qui écrit n 'importe quoi ....

Écrit par : Robert | 31/10/2013

@ Cher Robert (après que vous ayez généré une certaine antipathie, maintenant que je vous cerne mieux - il fallait vous faire parler- je commence à éprouver de la compassion... tout arrive!)
"Il existe sur cette planète des gens heureux et qui ont un mode de vie leur ayant permis de franchir les millénaires et leur permettant de continuer pendant encore des millénaires."
Hormis quelques "réducteurs de têtes" au fin fond de l’Amazonie je ne vois pas quelle société humaine a franchis des millénaires sans changer de mode de vie, vous m’éclairerez à ce propos.
La notion de bonheur sous-tendue par "les gens heureux" est toute relative. Pour ne prendre qu'un exemple de l’ère préindustrielle (une référence de choix en climatologie) le bon peuple de Paris était-il heureux en 1788? L'était-il plus en 1800? Vaste programme que de répondre à cette question...
"Combien de temps croyez vous que notre société durera ?".
A quelle société faites-vous références? Le régime nord-coréen champion toute catégorie du Earth hours (encore un hommage aux textes de Papyjako!...), les démocraties occidentales, ... un fourre-tout moyen et planétaire qui aurait autant de sens que la température moyenne de la planète?
Pour le surplus, à la différence d'autres, je me garderais de planter une date pour répondre à une question qui dépasse largement la thématique climatique qui nous occupait !
La suite de votre texte et la question « Quand ? » renvoient à nouveau à vos angoisses existentielles. Une fois encore je pense que certains spécialistes pourraient vous aider… même si en la matière je ne vous cacherais pas un certain scepticisme due aux analyses « anti-freudienne » de M. Onfray (un autre dangereux sceptique ?)!
Je laisserai enfin à qui de droit, le soin de répondre au thème de «contrepoints» même si je soupçonne que certains abus de langage aient pu être sanctionnés… Soulignons néanmoins les efforts et progrès dont vous faites preuve ici récemment !

Écrit par : Vistodelperu | 31/10/2013

Vistodelperu,

"""" Une fois encore je pense que certains spécialistes pourraient vous aider…""""

Or l'injure, quels sont vos arguments ?

""""Hormis quelques "réducteurs de têtes" au fin fond de l’Amazonie je ne vois pas quelle société humaine a franchis des millénaires sans changer de mode de vie, vous m’éclairerez à ce propos.""""

Googlez peuples premiers, ce sera un bon départ.

Si un jour vous arrivez à donner du contenu à votre prose, faites moi signe.

Vous citez la Corée du Nord (je ne sais pas pourquoi d'ailleurs) mais vous n'êtes pas mplus libre, vous êtes esclave du pétrole, vous me rétorquerez que moi aussi mais j'ai un avantage, je le sais.


Ce qui m'étonne chez vous et vos coreligionnaires c'est votre manque de rationnalité, Vous vivez dans le déni, pourquoi ? Peur des taxes ?

Écrit par : Robert | 31/10/2013

@ Papyjako
J’avais déjà pu prendre connaissance de vos posts « La submersion des Maldives » et « Les océans montent dangereusement, sauf autour des îles » qui m’avaient autant amusé qu’intéressé… mais LA palme reste, pour moi, et Martin Hartley vous a beaucoup aidé, le… « the STUPIDLY cold temperatures » ! Savez vous si une nouvelle évaluation du QI du froid est envisagée prochainement ? Peut-on proposer de nouvelles figures pour le test de Rorschach ?
J’ai commencé à prendre connaissance de vos interventions sur Skyfall mais là, sur la forme, le ton semble plus «grave» («thérapeutiquement» parlant, je ne le recommanderais pas à Robert). Parlant de lui, je n’y ai pas encore trouvé ses commentaires … mais je vois que d’autres «zozio» ne doutent de rien ! Si le sujet traité n’était pas aussi dramatique vos réponses 99 et 108 de l’article http://www.skyfall.fr/?p=750&cp=2#comments pourraient être drôle… Comme nous avons déjà pas mal digressé sur ce post à propos de qualité de vie ou d’angoisses existentielles,… je trouve que les réponses susmentionnées apportent encore un peu plus de lumière sur mes propos. Je me permets donc de les référencer.
Au plaisir de vous lire à nouveau… pourquoi pas sur les aspirateurs (voir mon message du 29/10/2013) sans vouloir être insistant je sens un certain potentiel en cette nouvelle !

Écrit par : Vistodelperu | 31/10/2013

@Vistodelperu

Le coup des aspirateurs, dont la puissance va être réduite d'abord à 1600 watts, puis à 900 watts ... Je savais depuis longtemps qu'il était en préparation. Il fera peut-être partie du décor d'un des mes posts, mais le sujet en lui-même est un peu mince. En tout cas, il faut que vienne l'inspiration.

Cordialement

Écrit par : PapyJako | 01/11/2013

@ Robert

« Or l'injure, quels sont vos arguments ? » Je ne savais pas que recommander de «consulter» à une personne qui souffre d’angoisse existentielle était une injure… Utilisant beaucoup se mode de communication vous pensez peut être que c’est le cas de tout le monde (note : ajouter un début de paranoïa au diagnostic du patient)
Quant à mes arguments il s’égrainent au fil de mes messages… que leur contenu vous plaise ou non ! Comme souvent chez vous un sens aigu de l’autocritique (« Si un jour vous arrivez à donner du contenu à votre prose. ») qui s’accompagne trop vite d’une mise en accusation d’autrui et peu de travail sur vous même !

« Googlez peuples premiers, ce sera un bon départ. » Ouvrant la première page de google, c’est un tel fourre-tout qu’on s’y perd, quand à prétendre que les peuples (premier ou autochtone) qu’on y trouve n’ont pas eu à s’adapter et changer leur mode de vie c’est faire preuve d’une naïveté poignante !
« Vous citez la Corée du Nord mais vous n'êtes pas plus libre ». L’argument fait tellement honte à tous les résistants de peuples opprimés par les dictatures de tout bord que je me garderais de le commenter plus.
« vous êtes esclave du pétrole »… C’est donner à ce produit des pouvoirs bien importants que d’affirmer cela. De manière plus générale je considère que le développement va de pair avec l’accès à l’énergie. Relisez cette petite carte de R. McKitrick (http://rossmckitrick.weebly.com/uploads/4/8/0/8/4808045/earthhour.pdf) (disponible en français chez Papyjako)
« vous me rétorquerez que moi aussi mais j'ai un avantage, je le sais. » Mis à part de gros problème de conscience, je ne vois pas ce que cela vous apporte (Note : ajouter à l’anamnèse du patient un penchant masochiste).
« votre manque de rationnalité »
Est-ce si irrationnel que de demander avant de changer mon mode d’approvisionnement énergétique de demander comme je l’ai fait à mainte reprise « quelles solutions de remplacement concrètes, pragmatiques et efficaces nous proposez-vous dès à présent pour éviter une éventuelle « catastrophe » futur (2100) sans engendrer maintenant (2013) d’impacts sociaux, environnementaux et financiers pires à l’échelle mondiale ? »
« Vous vivez dans le déni, pourquoi ? »
Je vous l’ai dit dans un post plus haut, les optimistes vivent mieux que les pessimistes… Quant au déni proprement dit, dans un soucis écologique, social, … je ne souhaite pas faire plus de dégât en appliquant des méthode farfelues… A vous de répondre à la question si avant (mais… je suppose que si vous aviez une réponse à proposer vous l’auriez déjà donné !)
Peur des taxes ? C’est donc tout ce que vous avez à proposer ? Le paiement d’une indulgence ? En quoi une taxe constitue-t-elle une alternative crédible ? Rien que du point de vue « impact social » c’est une ineptie ! Là où je vis, on peut multiplier par deux le prix de l’énergie, je m’en cogne, je pourrais encore consommer 3 fois plus qu’actuellement, ceux qui trinqueront seront les plus pauvres. Et pour moi, « les plus pauvres » n’est pas une notion abstraite que j’ai besoin de «Googlez», je vous invite quand vous voulez à nous rendre dans un village andin pour que je vous présente certain des plus pauvres !

Écrit par : Vistodelperu | 01/11/2013

Vistodelperu,

""""Quant à mes arguments il s’égrainent au fil de mes messages…""""

MDR, à part des attaques personnelles noyées dans un flood incessatn, votre prose est vide de contenu.

Ne parlez pas trop des Andes, je les connais peut-être mieux que vous ainsi que les peuples qui y vivent. Il y en a beaucoup qui ne veulent pas de notre mode de vie Pachamama est trop précieuse.

Je n'ai aucun problème existanciel,

""""st-ce si irrationnel que de demander avant de changer mon mode d’approvisionnement énergétique de demander comme je l’ai fait à mainte reprise « quelles solutions de remplacement concrètes, pragmatiques et efficaces nous proposez-vous dès à présent pour éviter une éventuelle « catastrophe » futur (2100) sans engendrer maintenant (2013) d’impacts sociaux, environnementaux et financiers pires à l’échelle mondiale ? »""""

La question est de savoir quels sacrifices sommes nous prêts à consentir pour laisser une situation acceptable aux générations futures. Ca passe bien évidemment par un changement de paradigme sociétal. Le maître mot étant celui- : sobriété. Nous avons faits les idiots, il faut bien payer la facture. Connaissant l'homme comme je le connais je sais que ce n'est pas dans la fouille.

Surtout ne me parlez pas de libéralisme ce dernier a montré qu'il ne marchait pas.

Écrit par : Robert | 01/11/2013

@ Robert
« à part des attaques personnelles »
Ecoutez le geindre maintenant! On vous donne un peu de votre propre potion (la vulgarité en moins) et vous faites la grimace! Mais combien d’attaques personnelles, d’injure et de grossièreté entachent vos interventions sur ce forum ?
Vous en appelez à la science et à la rationalité mais dans une crise aigüe de schizophrénie vous vénérez Gaïa (ou sa représentation locale : « Pachamama est trop précieuse ») et les peuples premiers!
Vous connaissez les Andes, grand bien vous fasse! Mais venez voir à Lima, Huancayo, Trujillo, Huaraz,… combien de gens ont quittés les montagnes pour «notre mode de vie» que vous haïssez tant? Et ceux qui restent dans les zones plus reculées, j’y étais il y a encore moins de deux mois, ne réclament que développement (eau potable, électricité, poste de santé, irrigation mécanisée,…) et progrès (école pour leur enfants, accès à internet, route et transport pour leur produits,…)… Vous êtes évidemment libre de considérer que cela «est vide de contenu.»!
« Je n'ai aucun problème existanciel », votre « vous êtes esclave du pétrole, vous me rétorquerez que moi aussi mais j'ai un avantage, je le sais. » pour ne citer que lui transpire vos problèmes existentiels !

« La question est de savoir quels sacrifices sommes nous prêts à consentir pour laisser une situation acceptable aux générations futures. Ca passe bien évidemment par un changement de paradigme sociétal. Le maître mot étant celui- : sobriété. Nous avons faits les idiots, il faut bien payer la facture. » Alléluia !
Mais quel sacrifice? Deux lampes « économique », un aspirateur a 900 Watt, et une toyota Prius? Mon pauvre amis, pour chaque européen qui fera un tel acte de constriction combien de Chinois, Indiens, Péruviens ou autres, commençant enfin à sortir de leur misère, achètent des voitures, aspirateur et autres? Et combien rêve encore de progresser pour pouvoir s’en acheter!
Vous en appelez aux générations futures quitte à tuer dans l’œuf le développement des générations actuelles dans les pays émergents ou la reprise économique pour les jeunes européen, allez donc parler des bienfaits de la « décroissance » aux espagnols et grecs…
Vous voulez changer de paradigme, vous voulez de la sobriété… faites donc! R. McKitrick, vous y invite et moi aussi… Terminez de lire ce message, éteignez votre ordinateur (débarrassez-vous de votre frigidaire, votre chauffage, votre four à micro-ondes, votre chauffe-eau, vos lumières, votre télévision et vos autres appareils) couvrez-vous d’un pagne et rejoignez (à la nage ou en pirogue, surtout pas en avions) vos chers peuples premiers, par exemple les aborigènes d’Australie, et vivez leur quotidien ! Mais de grâce, ne cherchez pas à imposer un retour au néolithique à d’autre et surtout pas au nom d’une fausse menace construite de toute pièce… sur des ordinateurs !

« Surtout ne me parlez pas de libéralisme ce dernier a montré qu'il ne marchait pas. »
Enfin et par définition même de Wikipédia, et puisque ce terme vous est cher, arrêtez de venir faire ici le troll (« personne qui participe à une discussion ou un débat dans le but de susciter ou nourrir artificiellement une polémique, et plus généralement de perturber l'équilibre de la communauté concernée »).

Écrit par : Vistodelperu | 02/11/2013

Vistodelperu,


"""" combien de gens ont quittés les montagnes pour «notre mode de vie»""""

Oui attiré par un mirage et laissés pour compte, j'ai rencontré ces gens qui regrettent amèrement d'avoir laisser leur mode de vie traditionnel.

""""Vous en appelez à la science et à la rationalité mais dans une crise aigüe de schizophrénie vous vénérez Gaïa (ou sa représentation locale : « Pachamama est trop précieuse ») et les peuples premiers!""""

Je ne vénère rien, j'ai parlé des peuples andins qui eux vénèrent la terre mère. Je vois que l'honnêteté ne vous étouffe pas et que vous déformez les propos de vos interlocuteurs. Je ne commente pas le reste de votre prose toujours vide de contenu et dans laquelle vous glissez quelques mensonges..

ps dénoncer n'incompétence de Monsieur Bélouve n'est pas une insulte, juste un constat.

Écrit par : Robert | 02/11/2013

« Oui attiré par un mirage et laissés pour compte, j'ai rencontré ces gens qui regrettent amèrement d'avoir laisser leur mode de vie traditionnel. »
1. Je peux vous présenter des gens qui s’en sortent très bien.
2. Ceux qui regrettent leur mode de vie traditionnel peuvent retourner à la montagne, il y a des zones entières dépeuplées… s’ils restent c’est que dans la balance tout ne doit pas être si négatif!
Je remets votre frase initiale « Il y en a beaucoup qui ne veulent pas de notre mode de vie Pachamama est trop précieuse. » Le pachamama est trop précieuse … ressemble beaucoup plus dans cette phrase à un credo qu’une citation ! Si vous vouliez citer, vous auriez pu écrire par exemple « Beaucoup considère -selon leur termes- que« pachamama est trop précieuse » et ne veulent ainsi pas de notre mode de vie »… une idée claire s'énonce clairement!
« Je ne commente pas le reste de votre prose toujours vide de contenu et dans laquelle vous glissez quelques mensonges. »
Cela fait un certain temps que l’on comprend que vous n’avez pas grand-chose de CONCRET à dire et en particulier à proposer ! Ce qui est vide de contenu c’est votre propre phrase… Quant à l’accusation de mensonge, faute d’argument elle s’apparente à la simple calomnie.

Écrit par : Vistodelperu | 03/11/2013

Visotdelperu

Mensonge ? en voici un """" au nom d’une fausse menace construite de toute pièce… sur des ordinateurs !""""

J'attends que vous me prouviez que c'est une fausse menace.

""""Vous en appelez aux générations futures quitte à tuer dans l’œuf le développement des générations actuelles dans les pays émergents ou la reprise économique pour les jeunes européen, """"

Il faut sortir mon petit et vous tenir au parfum.

Excusez moi mais je vous coupe le son.

Écrit par : Robert | 03/11/2013

@ Robert
"Mensonge ? en voici un au nom d’une fausse menace construite de toute pièce… sur des ordinateurs !"
Vous avez décidément de gros problème avec la langue française, mon pauvre… A pire cette phrase est une opinion! Que vous ne puissiez l’accepter est un autres problème... mais commencer par me DEMONTRER l'inverse.
Pour le surplus cette opinion est basée sur un élément majeur, nombre de prévisions catastrophiques se sont révélés fausses jusqu’à l’heure et je n’ai aucune raison de penser qu’il en ira autrement plus tard !
Montrez-moi par exemple :
- les 50 millions de réfugier climatique prévu pour 2010 ;
- la banquise arctique disparue en 2013
- la submersion des îles Tollès
J'en veux aussi pour preuve les a peine 2% de modèles encore capable de rendre compte de la pause actuelle (dixit H. Von Storch)soit 98% des modèles à coté de la plaque!

Enfin, essayez de me montrer en outre que les visions du GIEC pour 2100 sont construite sur autre chose que des modèles informatiques tournant sur ordi... à moins que l'on ne nous ai pas tout dis et qu'il y a une boule de cristal cachée!

"Il faut sortir mon petit et vous tenir au parfum."
Pouvez vous exprimer une idée, une opinion, quelque chose pour que l'on puisse vous comprendre?
Enfin et comme toujours, ça deviendra un Leitmotiv, pour que vous deveniez un rien crédible, montrez-nous quelles solutions de remplacement concrètes, pragmatiques et efficaces nous proposez-vous dès à présent pour éviter une éventuelle « catastrophe » futur (2100) sans engendrer maintenant (2013) d’impacts sociaux, environnementaux et financiers pires à l’échelle mondiale ?

Écrit par : Vistodelperu | 03/11/2013

@ Papyjako

Je viens de relire votre article "Des promesses … Toujours des promesses … Rien que des promesses." (http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/12/21/2348016_des-promesses-toujours-des-promesses-rien-que-des-promesses.html)
Comme il me reste une petite place pour un top 5, j'ajouterai cet article à ceux précédement cités!

Bien à vous

Écrit par : Vistodelperu | 04/11/2013

@ Papyjako
pour compléter, malheureusement, votre bonne information sur la vague de froid au sud voici:
un article de la situation en 2010 a Puno: http://elcomercio.pe/peru/623309/noticia-ola-frio-ha-causado-muerte-250-ninos-menores-cinco-anos-lo-que-va-2010
Voici une liste d'articles plus récents (2013) de la poursuite de cette vague de froid: http://elcomercio.buscamas.pe/ola+de+fr%C3%ADo
Dont entre autre l'évaluation préliminaire au premier septembre de cette année:
"La evaluación preliminar de daños indica también que hay 83.444 afectados, 137 viviendas destruidas y 6.259 afectadas, y 683.344 camélidos y ovinos afectados."
Soit:
-83444 affectés
-137 habitations détruite et 6259 endommagée
-683344 camélidés et ovins affectés
...

Mais quelle importance puisqu'on vous le dit, c'est le rechauffement qui menace! On se perd en conjecture à imaginer ce que donnerait le suivi des mesures de température si la majorité des terres émergée se trouvait au sud de même que la pluspart des stations de mesure terrestre...

Écrit par : Vistodelperu | 04/11/2013

@Vistodelperu
La version skyfall de "Des promesses … Toujours des promesses … Rien que des promesses" est plus complète ... Pour moi, c'est mon "Top 1" :-)

Merci pour les renseignements sur les tragédies découlant du froid en Amérique du Sud. Je n'ose imaginer les conséquences d'un "minimum de Maunder", s'il devait se produire dans ce contexte. N'hésitez pas à m'en transmettre d'autres (sur twitter @PapyJako). Je lis très bien l'Espagnol.

Le plus ahurissant c'est d'imaginer les cris que pousseraient les écolos si une extraordinaire vague de chaleur arrivait à faire un dixième des dégâts que vous énumérez.

Puisqu'il semble que vous viviez au Pérou, comment réagit la population là-bas quand on lui parle du "réchauffement" climatique ?

Écrit par : PapyJako | 04/11/2013

@ Papyjako
Effectivement je vis au Pérou, la majeure partie du temps à Lima mais me rend, n’en déplaise à ceux qui s’imaginent que je ne sors pas de chez moi, fréquemment en mission (environnementale et sociale) à la sierra.
« Comment réagit la population là-bas quand on lui parle du "réchauffement" climatique ? »
Vaste programme que de répondre à cette question ! Avant d’y répondre et puisque vous m’en donnez l’opportunité j’aimerais étendre le discours… Vous m’excuserez, je viens d’arriver au bout de mon message c’est un peu long. J’ai bien essayé d’y glisser quelques bon jeux de mots et autres traits d’humour mais je ne prétends pas avoir votre talent !
De manière générale je dirais d’abord que depuis quelques années nait une « conscience » écologique dans la population (1). Comme à d’autres endroits il ne s’est pas fallu longtemps pour que le thème soit exploité par l’un ou l’autre escrologue professionnel (comme Gregorio Santo dans le cadre du projet minier Conga(2)). Ce qui est sûr, c’est que - comme toujours - les populations qui trinquent sont évidemment les plus pauvres !
Nonobstant, une partie importante de la population est consciente que l’activité minière représente une part importante, pour ne pas dire le moteur, de la croissance péruvienne (3). Des économistes et autres observateurs s’en inquiète en ce sens que le déséquilibre de cette activité fragilise l’économie (entre autres par une dépendance importante des cours des matières premières). Je pense que là où la solution serait toute trouvée pour certains verdâtres (« l’activité minière est trop importante, vous voyez, même les économistes le dise, donc il faut la réduire ! »), le pragmatisme ici tend à considérer qu’il faut maintenir cette activité voire la développer plus encore tout en appuyant d’autres secteurs pour que leur croissance équilibre l’économie nationale… j’aurais bien du mal à vous cacher que cette solution présente à mon sens quelques avantages !
Quant aux entreprises minières pour ce que j’en observe, elles ont fait de gros progrès en termes de gestion environnementale (programme de contingence, fermeture d’exploitation et réhabilitation de site) et social (programme d’inclusion, contact avec les populations local) mais, faute d’une communication idoine risque de payer les abus de certaines entreprises encore quelques années.
Une « conscience » écologique donc et de vrai problèmes à régler (selon moi : traitement eaux usées, gestion des déchets, transport (à Lima du moins) et exploitation minière informelle) le tout un peu parasité par la question climatique… encore qu’ici vu la météo des dernières semaines la presse ne se veut pas aussi « élogieuse » et prolixe quant au réchauffement que en Europe !
Au sein de la population, la question climatique ne me semble pas aussi prégnante qu’en Europe même si d’aucuns trouvent à s’émouvoir sur le cadavre d’un ours polaire joliment mis en scène (http://elcomercio.pe/actualidad/1614386/noticia-oso-polar-murio-cambio-climatico). Comme je le disais, et malgré la croissance, les préoccupations (ou la volonté de profité du boom après de nombreuse années de restrictions) restent autres(4). En outre, la (dés ?)information n’a pas encore bien pénétré l’inconscient populaire et on entend un peu de tout. La question reste ainsi floue, les gens se demandent si ça à avoir avec le trou dans la couche d’ozone ou à l’inverse se demande si une voiture pollue autrement qu’en émettant du CO2… de tout et surtout n’importe quoi…
Dans les entreprises, du moins celle que je connais, la question climatique est plus prégnante pour des questions marketing (par exemple, obtenir un beau diplôme d’entreprise socialement et environne mentalement responsable voir http://www.peru2021.org). En outre, les rares boites de consultances « environnementale » ayant bien saisi l’attrait financier de programme de « huella carbono » et autre vente d’indulgence (http://libelula.com.pe/) en font évidemment la promotion !... Comme je le dis à ceux qui me demandent mon avis sur les « huella carbono », c’est comptable, c’est simple et ça évite de devoir réfléchir.
Au niveau politique, la question climatique est loin d’être une priorité même si c’est, entre autres, ce que met en avant le ministère de l’environnement (http://www.minam.gob.pe). On parle bien de la COP 20 qui se tiendra à Lima… Les plus pragmatiques (ou cynique) y voit surtout la possibilité d’attirer les regards sur le Pérou… une bonne publicité ne faisant jamais de tort au commerce ! Je gage que Gaston Acurio et ses amis ne manqueront pas d’y trouver une belle vitrine pour la gastronomie locale (on sait les participants aux COP être un publique de choix !), on parviendra bien à faire la pub pour les asperges péruviennes « bio » transférées par fret aérien aux écolo-bobo européens, le tout, en chopant au passage quelques deniers européens pour sauver la forêt équatoriale… 
Pour le surplus, oui, on peut lire de ci delà des préoccupations par exemple quant à l’approvisionnement futur en eau de la côte et en particulier de Lima (crainte autant exportée par les « experts » internationaux, que développée par les experts locaux). Ici encore, il me semble que le pragmatisme prend le dessus… peut-être parce que la préoccupation a toujours existée, la cote étant un vaste désert ! Ainsi l’entreprise en charge de l’approvisionnement en eau envisage le percement d’un tunnel sous les Andes pour amener de l’eau depuis le bassin amazonien, l’état envisage des échanges économiques et techniques avec des pays arabes (cumbre ASPA) par exemple en termes de technologie de désalinisation d’eau de mer. Bref on se prépare plus à un changement (5) qu’à prévenir un mal fort abstrait !
Pour ma part, j’espère que les questions climatiques se dégonfleront un peu (beaucoup ?) sur le plan international, de sorte à ce que, croissance économique le permettant, la « conscience » écologique naissante ici puisse se tourner vers la gestion de problèmes sérieux que j’énumérais avant !
Voilà, j’espère que vous êtes arrivé au bout de mon message et que je réponds au moins partiellement à votre question… Je vous promets que si vous en avez d’autres, je tenterais d’être plus concis !
Note :
(1) Il fallait d’abord une forte croissance économique permettant à une part importante de la population de sortir de ses préoccupations quotidiennes : « que vais-je manger ce midi » (je caricature à peine). En somme, de manière optimiste et sans sarcasme, j’y vois un indicateur positif de développement considérant, vous me passerez l’expression, que c’est une fois « le cul dans le beurre » que l’on se demande si la vache est bien traitée…
(2) Si la question vous intéresse, je pourrais vous donnez plus d’informations à propos de ce qui s’est passé.
(3) Avec, pour les pessimistes maison, tout le flot de maux qui accompagnent cette croissance : accès étendu à l’éducation et aux soins de santé, diminution de la pauvreté et émergence d’un classe moyenne chaque jours plus importante, accès à l’eau potable, diminution de la mortalité infantile et je ne vous parle pas des très épouvantables programmes d’électrification rural qui tendent à introduire Lucifer (étymologiquement parlant le Porteur de lumière) au sein des chaumières les plus reculées...
(4) Par exemple, étant situé sur la ceinture de feu et vu le peu de séisme ces dernières décennies, les gens s’inquiètent plus d’un tremblement de terre (et pas un truc de tapette à 3.5 sur l’échelle de Richter) qu’une vague hausse des températures en 2100… chacun ses priorités !
(5) On se prépare au changement ou on anticipe ce qui posera problème pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le RCA… pour revenir à l’approvisionnement en eau, Lima a vu sa population exploser en quelques décennie et étant construite au milieu du désert, avec ou sans RCA il faut se préparer pour assurer l’apport d’eau

Écrit par : Vistodelperu | 04/11/2013

@Vistodelperu
Merci de cet exposé fort intéressant.
Ce serait bien qu'on ait un contact direct par mail.
Si vous le voulez, mettez-moi un message privé ("Jacques Corbin"="PapyJako") sur twitter, ou facebook.

Très cordialement,

Écrit par : PapyJako | 05/11/2013

@ Papyjako
« Le plus ahurissant c'est d'imaginer les cris que pousseraient les écolos si une extraordinaire vague de chaleur arrivait à faire un dixième des dégâts que vous énumérez. »

Je ne pense pas que les escrologistes de se(r)vices s'intéresseront beaucoup au cas des pauvres en question... Ces derniers présentent à leurs yeux trop de qualité que pour s’épancher sur leur sort (3).
D'abord ils ont suffisamment bien intégré le « maître mot » de « sobriété » que pour être un public cible intéressant dans le cadre des campagnes marketing rechauffiste. Certes, il leur arrive bien de bruler l’un ou l’autre bout de bois ou autre bouse de lama mais globalement ils sont assez proche du saint graal « Zéro CO2 ».
Ensuite il sera assez difficile de leur vendre des crédits carbone, pas que l’on ne puisse les convaincre du bien fonde de l’indulgence mais leur solvabilité laisse à désirer!
Par ailleurs certain quetchua ou aymara hablantes dominant peu l’espagnol et encore moins l’anglais ne constitue pas un public aisément accessible aux textes peer viewé... Voilà donc des gens qui se garderont bien de remettre en cause le bienfondé de telle ou telle étude!
Par ailleurs, constituant une main d’œuvre bon marché, là je parle pour les boliviens, ils peuvent travailler dans les salar pour extraire le lithium si important pour les batteries de Prius. Si leur animaux ont le bon gout de disparaitre pourquoi se priver de l’occasion? Pierre Desproges ne disait-il pas « en fin de compte les aspirations des pauvres ne sont pas si éloignées de la réalité des riches... » On pourrait ajouter, si en plus les pauvres peuvent participer à la « réalité » des riches !
Un peu plus tordu, pourquoi s’émouvoir du sort de gens qui dans un sursaut de fanfaronnerie défie tous les modèles informatiques en place et ont cette lubie de mourir de froid quand à grand renfort de millions (milliards ?!?) et de petits zakouskis servis entre amis dans les lunches « COPien » on assure qu’ils doivent mourir de chaud (1) !
Enfin, autre qualité et non des moindre au sens des malthusiens de service, chaque enfant (un public très réceptif aux vagues de chaud qui glacent (le chaud-froid ou le froid-chaud, j admet être perdu)) qui disparait (un euphémisme) faute de condition basique de vie (un chauffage, de l’électricité,...) participe à diminuer la pression exercée sur cette pauvre Gaia (Pacha Mama est trop précieuse pour que l’on continue à faire les idiots »).
Je ne sais pas vous mais moi c’est bon… j’ai la nausée ! Je vais m’arrêter là... Marre des escrologistes qui veulent tuer dans l’œuf le développement ! Plein le cul des frustrés de Marx qui ne peuvent ou ne veulent comprendre que oui le libéralisme et les activités économiques sont des outils puissants de développement (2) et qui voient dans la décroissance quelques vertus ou un bon système égalitaire (nivellement par le bas) !
J’avais promis de faire cours, c’est encore raté pour cette fois !

Note :
(1) Ayant échappé de peu aux enseignements de la «nov-physique», je ne fais pas non plus partie de ceux qui croient que quand la température baisse c’est que ça se réchauffe. Imaginez-vous que l’on a même osé m’enseigner que par le principe d’Archimède (un dangereux sceptique ?!?) les eaux chaudes et moins denses ne se réfugient pas au fond des océans…
(2) http://www.rpp.com.pe/2013-09-18-onu-peru-redujo-pobreza-pero-tiene-desafios-pendientes-en-areas-rurales-noticia_632071.html
(3) Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer les commentaires «éclairés» d’un internaute à qui j’avais conseillé la lecture de « I abord Heart Hour », sic : « L'avis de McKitrick met trop en évidence les avantages de l'électricité dans une société où ceux-ci sont déjà bien trop évidents. Surtout, ils sont bien trop prégnants. Sachant qu'il est bien plus difficile de se résoudre à diminuer nos avantages, nos facilités, notre confort, il est plus salutaire pour la communauté de souligner les excès à combattre.»

Écrit par : Vistodelperu | 05/11/2013

@ Papyjako
Figurez-vous que dans un élan contradictoir marqué et malgré mon attrait pour le progrès, je ne dispose pas de compte twitter, ou facebook…
C’est cependant avec plaisir que nous pourrions communiquer via mon adresse « preguntaclimatica(arobase)gmail.com »

Écrit par : Vistodelperu | 05/11/2013

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