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28/10/2013

UN REQUISITOIRE CONTRE LES MODELES CLIMATIQUES

Après sa précédente analyse critique sur le dernier rapport du GIEC (1), Jean Michel Belouve se penche sur la crédibilité qu’on doit accorder aux modèles climatiques sur lesquels se fondent les prévisions de cet organisme.

Ici encore, il évite les polémiques habituelles et se fondant sur les informations publiées par cet organisme, il en tire une conclusion très différente quant à l’évolution future du climat : "Si augmentation de température il y a au cours de ce XXIe siècle, elle ne devrait pas dépasser au maximum 1 degré centigrade."

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/10/16/le-...

Jo Moreau

Le rapport du GIEC : un réquisitoire contre les modèles climatiques.

Le GIEC a-t-il perdu toute confiance dans les modèles climatiques ? C’est ce que laisse penser la lecture du chapitre 9 du rapport AR5 Groupe1 récemment publié, relatif à l’évaluation de ces modèles. Certes, il n’est écrit nulle part qu’ils sont mauvais, mais la liste des discordances relevées par les rédacteurs entre les données modélisées et les observations scientifiques du monde réel conduit nécessairement à mettre en doute la pertinence des prévisions faites par ces modèles.

Un modèle de circulation générale n’est valide que s’il reproduit les principales évolutions des variables climatiques. Le GIEC s’attache surtout à vérifier la validité des simulations de températures globales. Mais la température dépend de facteurs interdépendants : la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre, l’humidité atmosphérique aux différentes altitudes, la couverture nuageuse, l’étendue des banquises sont les principaux d’entre eux. Si un modèle parvient à reproduire des températures tout en affichant des profils d’humidité et de nébulosité erronés, c’est qu’il ne constitue pas une bonne représentation de la réalité, et l’on ne peut que se méfier des conclusions qu’il tire pour l’avenir du climat à long terme. De tous les paramètres entrant en jeu, le moins discutable est la concentration atmosphérique en CO2, parfaitement connue depuis 1959. De 316 ppm en 1959, elle a continument grimpé jusqu’à 393 ppm en 2012. Examinons les conclusions des rapporteurs sur la concordance des autres variables climatiques des modèles et du monde réel.

Modèles vs observations : les températures (paragraphe 9.4.1.1 du rapport) :

Les auteurs notent que les moyennes globales de températures de la surface terrestre indiquées par les modèles, pour le XXème siècle, concordent à 2° C près avec les températures observées. La différence de 2° C n’est pas négligeable lorsqu’on s’intéresse à une évolution qui s’est traduite par une élévation de +0,8° C en un siècle, mais acceptons le haut degré de confiance qu’accorde le rapport à cette évolution. On remarque toutefois que les auteurs font état de différences de 3° C à 5° C dans plusieurs grandes régions du monde. Que l’on parvienne à une moyenne à peu près juste à partir de valeurs régionales qui s’écartent autant de la réalité observée montre déjà que les modèles ne sont qu’une reproduction imparfaite de la réalité. La ceinture intertropicale constitue une zone qui représente 40% de la superficie de la planète, et 70% de l’énergie du soleil. C’est donc un lieu déterminant pour la température globale. Or le rapport note que les observations relatives à ces régions indiquent, pour la période 1979-2012, une tendance décennale à la hausse de +0,06° C à +0,13° C, alors que les modèles affichent, pour la même période de 33 ans, une tendance décennale de +0,15° C à +0,40° C.

Mais ce qui interpelle encore plus, c’est la différence des températures globales pour la période récente 1998-2012. Toutes les statistiques montrent une pause des températures globales pendant toute cette période, alors que la concentration en CO2 est passée de 363 à 393 ppm. Le GIEC admet une tendance décennale à la hausse de +0,04° C pour ces quinze années, alors que la tendance des modèles est de +0,21° C. Il est bien obligé d’admettre que, sur cette période-là, les modèles n’ont pas intégré tous les facteurs de variabilité du climat, et avancent l’hypothèse que la diminution d’activité solaire et la capture de chaleur par l’océan expliqueraient l’absence de réchauffement récent. Les auteurs mentionnent également l’éventualité d’erreurs dans les forçages radiatifs ou dans la réponse des modèles à ces forçages. Mais si les modèles n’incluent pas correctement les facteurs de variabilité solaire et océanique, cela vaut autant pour la stagnation des quinze dernières années que pour les périodes de réchauffement observées et simulées au cours du XXème siècle, et si les modélisateurs se trompent dans les forçages ou les réponses, cela entache forcément leurs simulations du siècle précédent. Les remarques des auteurs du chapitre 9 mettent donc bien en évidence une carence sérieuse des modèles.

Modèles vs observations : l’humidité troposphérique (paragraphe 9.4.1.2)

Les climatologues considèrent que la vapeur d’eau troposphérique apporte une forte rétroaction positive au forçage radiatif dû au CO2. La hausse de température due à l’augmentation de concentration en CO2 entraine une évaporation supplémentaire de l’océan et des eaux de surface, ce qui entraine une augmentation supplémentaire de l’effet de serre et donc de la température. Ce forçage additionnel est dû essentiellement à l’augmentation de l’humidité dans la partie haute de la troposphère, car dans la partie basse la quantité de vapeur d’eau est telle que l’effet de serre à ce niveau est déjà saturé.

Or qu’est-ce que les auteurs constatent ? Les modèles sous-estiment de 25% l’humidité qui règne au voisinage de la surface, - la partie séparant la surface de la première couche de nuages bas-, et exagèrent l’humidité de la partie supérieure de la troposphère dans une proportion allant jusqu’à 100 % ! C’est dire implicitement que la rétroaction de la vapeur d’eau prise en compte par les modèles est considérablement supérieure à celle qui existe réellement.

Modèles vs observations : les nuages

A la page 9-24, les rédacteurs écrivent « des erreurs importantes demeurent dans la simulation des nuages par les modèles. Il y a un haut degré de confiance dans le fait que ces erreurs contribuent de façon significative aux incertitudes d’estimations des rétroactions des nuages, et par conséquent dans l’étendue du changement climatique… ». Leurs réserves sont donc très claires. Ils font suivre cette remarque d’une longue liste d’erreurs et d’imperfections : les processus de formation des nuages sont mal simulés, des erreurs importantes apparaissent dans la simulation des nuages tropicaux, il y a une piètre simulation des nuages subpolaires arctiques et antarctiques, etc.

Il existe une vive controverse entre climatologues sur la nature de la rétroaction des nuages, positive pour les uns, négative pour d’autres. Les modélisateurs ont choisi : la rétroaction est nettement positive. Une carte, figurant page 9-158, montre que les nuages des modèles exagèrent le forçage au sommet de l’atmosphère d’une valeur de 10 à 20 watts/m² dans de nombreuses régions de la ceinture tropicale, et de 0 à 10 watts/m² ailleurs, ce qui est considérable et induit des surestimations de température allant jusqu’à +5° C !

Ce paragraphe met particulièrement en relief l’indigence des modèles dans l’appréhension des processus de formation des nuages, et ce seul constat mériterait une réfutation de la valeur prédictive des modèles.

Modèles vs observations : la banquise (paragraphe 9.4.3).

Les variations d’étendue des banquises constituent une troisième source de rétroaction. Lorsque leurs surfaces diminuent, il y a moins de flux solaire réfléchi vers l’espace, et le réchauffement augmente. Les auteurs du rapport constatent « dans de nombreux modèles, la distribution régionale de la concentration de glace de mer est mal simulée, même si l’étendue hémisphérique est approximativement correcte ». Ils ajoutent : « La majorité des modèles montre une tendance régressive de l’étendue estivale de la banquise australe sous l’ère des satellites, en contradiction avec l’accroissement faible, mais significatif, qui est observé ».

Même si l’effet de la banquise est moins déterminant que celui de la vapeur d’eau ou des nuages, les modèles ajoutent encore un excédent important à la rétroaction de ces glaces, et, de plus, ils montrent une fois de plus leurs limites dans la simulation du climat réel.

Nous ne nous attarderons pas à recenser tous les biais, souvent importants, que le chapitre 9 signale. Les modèles sont pris en défaut dans la prise en compte du réchauffement océanique, des puits de carbone, du cycle du carbone, le traitement des aérosols, les processus de flux atmosphériques et océaniques… Bref, les modèles parviennent à faire une simulation cohérente d’évolutions climatiques, mais il ne s’agit pas des évolutions observées dans la réalité.

Conclusion : les évolutions de température du XXIème siècle devraient être beaucoup plus faibles que celles généralement annoncées.

Deux tableaux figurant page 9-133 et 9-134 donnent les principaux paramètres chiffrés des modèles climatiques pris en compte par le GIEC. Un test permettant de comparer les modèles consiste à simuler les effets d’un doublement de la concentration en CO2 sur une période de 70 ans. On constate à la lecture du tableau page 9-133 que ce test conduit à une augmentation de température de +1,8 °C au terme des 70 ans («transient climate response »), et de +3,2° C au terme de 1000 années (« equilibrium climate sensitivity »). Ce délai de 1000 ans est précisé dans la légende du tableau page 9-134. L’explication de cette double évolution vient du fait que pendant la phase de « transient climate response » de 70 ans, une part importante de chaleur est, d’après les modèles, stockée dans l’océan, et qu’elle n’est restituée à l’atmosphère que très lentement, selon un processus s’étalant sur plus de mille années.

Ainsi, si les modèles sont valides, le doublement de la concentration actuelle, 393 ppm, nous conduirait, pour la période 2073-2093, à une augmentation de température de +1,8° C. Pour parvenir à une telle concentration, il faudrait consommer, en 70 ans, une quantité de combustibles d’origine fossile supérieure à 1700 gigatonnes en équivalent carbone pur (une augmentation de 1 ppm est provoquée par l’émission de 4,38 gigatonnes de carbone). Or les réserves mondiales actuelles d’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon et lignite) s’élèvent, d’après l’annuaire statistique BP de 2013, à 1009 gigatonnes équivalent carbone pur. Il faudrait donc découvrir 70% de réserves supplémentaires s et épuiser toute la ressource en 70 ans, ce qui constitue une hypothèse peu réaliste.

La lecture attentive du chapitre 9 nous conduit donc à la conclusion que le GIEC surestime considérablement le réchauffement que nous sommes susceptibles de connaître au cours du XXIème siècle, et on pourrait s’attendre à une légère augmentation, très inférieure au +1,8° C annoncé .

Lire le chapitre 9 du rapport du GIEC n’est pas une tâche spécialement ardue. Il convient d’avoir une bonne culture générale des concepts et du vocabulaire de la climatologie, ce que l’on pourrait attendre des journalistes qui rendent compte du changement climatique, ainsi que des conseillers scientifiques dont s’entourent les décideurs politiques. On peut légitimement s’étonner, et s’indigner, de lire et d’entendre les déclarations alarmantes que les médias multiplient. Et que penser de nos gouvernants qui persistent dans des choix politiques aberrants au vu de l’insignifiance d’une hausse de températures qui ne devrait pas dépasser un degré centigrade au cours de ce siècle, voire même ne pas se produire ?

Il ne s’agit pas là de lubies de climato-sceptiques. Le chapitre 9 du rapport du GIEC constitue un énorme travail de compilation et d’analyse de centaines de publications scientifiques, réalisé par des spécialistes compétents et qui ont accompli honnêtement leur mission, même si on peut leur reprocher d’avoir laissé de côté certaines études scientifiques tendant à réfuter sévèrement les thèses du changement climatique catastrophique. Certes, ces rédacteurs n’écrivent pas expressément que les modèles sont une mauvaise représentation du système climatique. Ils auraient été sévèrement censurés dans un tel cas. Mais ils ont livré au lecteur toutes les clés nécessaires à une appréciation objective de la valeur des modèles.

A nous d’en tirer des leçons !

Jean Michel Belouve.

10:46 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, modèles climatiques | |  Facebook |

25/10/2013

L'EOLIEN : UN SCANDALE ECOLOGIQUE ET HUMANITAIRE

réchauffement climatique,GIEC,CO2,énergies vertes,éolien,Il n‘y a pas si longtemps, j‘écrivais un billet dénonçant les dépenses mirobolantes nécessitées par une politique énergétique initiée par des arguments scientifiques loins d’être établis : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/03/27/une...

Entre autres personnalités, le Professeur Lennart Berngston -qui ne peut être taxé de « climato-scepticisme »- dénonçait les motivations financières qui animent les lobbies environnementalistes ultra-puissants, que sont notamment GREENPEACE et le WWF. http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/04/28/cha...

 Un article du Professeur Istvan Marko paru récemment dans "Marianne Belgique" illustre parfaitement la voie économiquement suicidaire que certains nous imposent, au nom d‘une idéologie politique parfaitement rétrograde.

Voici cet article.

Jo Moreau.

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Qu’il est difficile de tirer les leçons des erreurs du passé. Qu’il est dur de se remettre en question, de reconnaître que l’on s’est trompé, et de revenir sur des décisions idéologiques aux conséquences écologiques, économiques et sociales désastreuses.

Pour certains, c’est tout simplement impossible.

La débâcle du photovoltaïque wallon et son coût exorbitant, que nous allons devoir assumer durant de nombreuses années, n’ont pas servi de leçon à notre ministre Henry. Malgré l’échec de son premier plan d’installation d’éoliennes, il revient à la charge avec une seconde mouture. Pourquoi ? Pourquoi ne peut-il pas comprendre que la plupart des Wallons ne veulent pas de ces inutiles moulins-à-vent ? Les sirènes des lobbies de l’éolien sont-elles à ce point attirantes ? Leur pression est-elle par trop puissante ? La Wallonie est financièrement exsangue et nos ministres peinent à trouver quelques dizaines de millions d’euros. La note salée de la gestion désastreuse du photovoltaïque n’est rien, eu égard au coût exorbitant de l’implantation des éoliennes qui se chiffrera en milliards d’euros ! Les Wallons seront encore une fois les dindons de la farce. Va-t-on de nouveau se faire plumer pour satisfaire un égo et une idéologie personnels ? Les intérêts servis par cette vaste entreprise sont-ils à ce point importants ?

Mais pourquoi veut-on absolument implanter des éoliennes en Wallonie ?

Pour diminuer la quantité de CO2 émise dans l’atmosphère par l’activité de l’Homme. Suite à des modélisations climatiques – des calculs théoriques et non pas des mesures expérimentales – certains climatologues ont émis le postulat que le CO2 anthropique serait responsable d’une hypothétique augmentation de la température de la Terre.

Nous savons aujourd’hui que cette théorie et les modèles qui y ont conduit sont erronés.

En effet, il a été montré à de nombreuses reprises que l’élévation de la température de notre globe précède systématiquement l’augmentation de la concentration en CO2 dans notre atmosphère.[1] En d’autres mots, le CO2 est toujours produit après une hausse de la température. Il en est une conséquence et ne peut donc pas en être la cause ! Cet effet est vérifié pour des durées allant de millénaires à l’année ! Même au niveau de quelques mois, la variation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère suit la fluctuation de la température, jamais l’inverse ! Rappelons que depuis plus de 15 ans, la température de notre planète n’a pas augmenté d’un iota.[2] Pendant ce temps, la concentration en CO2 n’a eu de cesse de poursuivre sa lente et monotone ascension, sans effet aucun sur la température ! Chaque année, la concentration en CO2 augmente de 3 ppm environ. Cela signifie qu’en 10 ans, 30 nouvelles molécules de CO2, par million de molécules de gaz, viennent s’ajouter aux autres. Sauf qu’il vient d’être montré par Murry Salby [3] que plus de 96% de ce CO2 est d’origine naturelle ! Cela signifie qu’une seule molécule de CO2 produite par l’homme vient s’ajouter tous les 10 ans au pool global. Une quantité ridiculement faible, sur laquelle sont focalisés tous nos efforts, tandis que nous n’avons aucune prise sur les 96% produits par la nature !

Le recours aux éoliennes pour diminuer le taux de CO2 est donc une insulte à la raison et à l’intelligence humaine !

Rappelons que la production d’électricité par les éoliennes est très faible et totalement erratique. Elle est soumise au bon vouloir du vent, un vent qui nous coûte très cher. De nombreux citoyens semblent ignorer que, même si les pales tournent, les éoliennes ne produisent pas nécessairement de l’électricité. Si l’on devait fixer sur une éolienne une ampoule qui s’allumait à chaque fois qu’elle produit 10% de sa capacité nominale, cette ampoule resterait éteinte plus de 90% du temps ! Ajoutons à cela la nécessité de centrales au gaz complémentaires pour compenser l’aléatoire de l’énergie éolienne et la production de CO2 qui devait diminuer grâce aux éoliennes explose ! Quant aux modifications coûteuses du réseau de distribution d’électricité, n’en parlons même pas.

Faire la publicité de l’électricité éolienne comme étant une énergie respectueuse de l’environnement est facile chez nous, puisque l’on ne nous présente que le produit fini. Cependant, il a fallu construire ces éoliennes, ce qui implique notamment pour les éoliennes synchrones, l’extraction et le raffinage de centaines de tonnes de métaux précieux que l’on appelle les Terres Rares ou Lanthanides. Ces Lanthanides, qui doivent atteindre une pureté minimale de 99, 999% sont nécessaires à la construction des aimants permanents des turbines éoliennes. L’impact environnemental et le scandale sanitaire associés à l’extraction et la purification de ces métaux sont purement et simplement escamotés du débat public, alors qu’ils sont épouvantables ! Pour fabriquer les aimants permanents d’une turbine éolienne de 3 Méga Watts, il faut 2 tonnes de Terres Rares. Leur production génère environ 20.000 m3 de gaz contenant de l’acide fluorhydrique, de l’acide sulfurique et du dioxyde de soufre. A cela s’ajoutent 150 m3 d’eaux usées acides, contaminées par divers métaux lourds toxiques, et quelques 2 tonnes de résidus radioactifs, dont de l’uranium et du thorium ! La radioactivité au niveau du village de Baotou (Mongolie), l’un des sites principaux d’extraction des Lanthanides en Chine, est 32 fois supérieur à la normale et atteint 2 fois la valeur de Tchernobyl ! Il n’est pas étonnant que Baotou ait été surnommé le « village du cancer » ! [4]

Les poussières radioactives, contenant des métaux lourds particulièrement toxiques, flottent dans les airs et contaminent la population et les travailleurs. Les exploitations minières détruisent le couvert végétal, décapent profondément le sol et polluent les nappes phréatiques. Pour une turbine d’éolienne, 13 tonnes de sulfate d’ammonium et 2,5 tonnes d’acide oxalique terminent dans des boues acides qui suintent constamment des sites de stockage des déchets.[5] La folie éolienne entraîne une pression de plus en plus élevée sur la production de ces Terres Rares, avec des conséquences environnementales et humanitaires inacceptables.

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai toujours pensé que le respect de l’environnement impliquait notre planète entière. J’ai toujours cru qu’une analyse complète du cycle de vie d’un système, depuis sa naissance jusqu’à sa disparition finale, était requise afin de s’assurer de son aspect « écologique ». Il est significatif que dans le cas des éoliennes, les terribles cicatrices environnementales causées à notre Terre et l’impact négatif sur la santé humaine ne semblent pas troubler les écologistes et les autres ONG « vertes » , en particulier notre ministre écolo ! Que l’on occulte cette pollution primaire est honteux, mais tellement prévisible. Par contre, que l’on encourage la construction et l’installation de ces machines, responsables de la maladie et de la mort de dizaines de personnes, est tout simplement intolérable !

La décarbonisation est une arnaque monumentale, basée sur des calculs erronés et des prévisions idéologiques plutôt que mesures scientifiques. C’est surtout un marché juteux qui a rapporté des fortunes colossales à ceux qui exploitent le portefeuille et la naïveté sincère de la plupart d’entre nous. Les éoliennes font partie de ce marché. Elles se construisent sur la destruction de la nature et de la santé d’hommes, de femmes et d’enfants innocents. Regardons tourner une éolienne et ayons la conscience tranquille.

Vive l’écologie !

[1] O. Humlum, K. Stordahl, J.-E. Solheim Global and Planetary Change, 2013, 100, 51-69.

[2] Voir la figure 1.4 : http://climatefailfiles.files.wordpress.com/2012/12/ch1-i...

[3] http://www.youtube.com/watch?v=YrI03ts--9I&feature=pl...

[4] http://www.youtube.com/watch?v=JL4fluj004o

[5] http://ecoinfo-oldweb.grenoble.cnrs.fr/spip.php?article172

István E. Markó Professeur à l’Université catholique de Louvain L’auteur s’exprime à titre personnel

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18:17 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, énergies vertes, éolien | |  Facebook |

16/10/2013

LE GIEC OU LE CATASTROPHISME A TOUT PRIX

réchauffement climatique,changements climatiques,GIEC,CO2,AR5,Jean-Michel Belouve (1) s’est livré à l’examen attentif du dernier rapport du GIEC.

Evitant les polémiques habituelles entourant le sujet, et reprenant uniquement les informations publiées par cet organisme, il arrive à des conclusions très différentes quant à l’évolution future du climat.

Son étude a été mise en ligne par l’Institut Turgot (2) et est très révélatrice du cheminement qui consiste à imposer des hypothèses en fonction du résultat à atteindre.

(1) Auteur de « La Servitude Climatique »

(2) http://blog.turgot.org/index.php?post%2FBelouve-GIEC

Le dernier rapport du GIEC : tout n'y est pas aussi alarmant que ses auteurs le disent

 Par Jean-Michel Bélouve le lundi 14 octobre 2013,

Le rapport AR5 du GIEC n’est alarmant qu’en apparence. En fait, ses scénarios pratiques donnent des prévisions de hausses de température allant de 0,9° C à 1,8° C pour la fin du vingtième siècle. Ce n’est qu’en ajoutant deux scénarios totalement invraisemblables qu’il parvient à annoncer des valeurs allant jusqu’à +4,8 ° C pour 2100.

En fait, il apparait que l’évolution économique naturelle conduira à des limitations des émissions bien plus efficaces que celles prévues par les politiques actuelles, et que les lois du marché conduiront à des mix énergétiques dans lesquels les énergies fossiles seront minoritaires, pourvu qu’on laisse se développer l’économie et que l’on concentre les efforts sur la recherche et le développement des énergies de demain. Le rapport du Groupe 1 de l’AR5 recèle un grand nombre d’informations importantes qu’il convient d’examiner attentivement pour évaluer les impacts des évolutions climatiques présentes et futures, et pour déterminer les enjeux des choix politiques à faire.

L’une des informations les plus importantes réside dans les augmentations de températures globales prévues pour le 21ème siècle. Ces évaluations dépendent des scénarios d’évolution des concentrations en CO2 définis en vue de modélisations. Ils sont au nombre de 4, et le rapport AR5 communique très peu d’information sur eux. Pour mieux les connaitre et les comprendre, les francophones peuvent consulter un document en ligne publié par la Direction Générale de l’Energie et du Climat .

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Le tableau ci-dessus indique dans les colonnes successives le nom des scénarios, le forçage radiatif résultant en 2100, la concentration en CO2 atteinte en 2100, l’augmentation de température moyenne globale par rapport à la période préindustrielle, et la forme de courbe obtenue. Intéressons-nous d’abord aux concentrations prévues. Un ppm de CO2 atmosphérique correspond à 2,19 gigatonnes de carbone atmosphérique. Cette valeur est tirée de la masse globale de CO2 atmosphérique (3160 GT), divisée par 390 ppm, valeur actuelle de la concentration, qui ce qui donne 8,10 gigatonnes de CO2 par ppm. Pour obtenir la valeur de carbone contenu, il convient de diviser cette dernière valeur par 3,7, et on obtient 2,19 GT par ppm. On sait que le carbone qui reste dans l’atmosphère correspond à la moitié des quantités émises. Il faut donc émettre 4,38 GT de carbone pour une concentration augmentée de 1 ppm. Nous pouvons alors calculer la quantité de carbone à émettre d’ici 2100, et donc à consommer sous forme d’énergie fossile, dans chacun des scenarios.

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Rapprochons maintenant les valeurs de la colonne 5 des réserves mondiales en énergie fossiles.

D’après l’annuaire statistique BP de l’énergie 2013, les réserves prouvées de pétrole sont de 236 gigatonnes, correspondant à 196 GT de carbone contenu, les réserves de charbon sont de 405 GT, celles de lignites et charbons sub-bitumineux 456 Gt, correspondant à 319 GT de carbone, et les réserves de gaz naturel sont de 187000 milliards de m3, ce qui correspond à 89 GT de carbone contenu. Soit un total de réserves de 1009 GT de carbone combustible. On voit déjà que les consommations RCP8.5 et RCP 6 sont irréalistes. Malgré toutes les espérances de découvertes en gaz et huiles de schistes, en pétrole conventionnel, et en ajoutant toute la biomasse disponible, on se situera très au-dessous des 2000 gigatonnes de la RCP 6. Certains argueront qu’il faut ajouter aux émissions de CO2 l’équivalent CO2 du méthane et des autres gaz à effet de serre. Cela peut représenter une centaine de Gt équivalent C pour le scénario RCP 6 et 150 à 200 GT pour le RCP8, et ne change pas substantiellement les ordres de grandeur.

D’autres s’alarmeront de la possible saturation des puits de carbone océaniques et végétaux. Lorsque sa température augmente, l’océan émet du CO2, car la solubilité du dioxyde de carbone dans l’eau varie en sens inverse de la température. Mais la solubilité du CO2 atmosphérique dans l’eau est proportionnelle à sa pression partielle (Loi de Henry), et donc à sa concentration atmosphérique, et ce facteur est bien plus important que le facteur température (qui ne joue que sur 2 ou 3 degrés Kelvin). Quant aux végétaux, la longue expérience des serres à atmosphère enrichie en gaz carbonique, à des taux allant jusqu’à 1500 ppm, montre que la croissance végétale augmente fortement avec la concentration en CO2. D’ailleurs le GIEC n’a pas retenu de facteur limitant relatif aux puits de carbone, et les modélisations n’en tiennent pas compte.

Cela nous conduit à ne retenir que les deux scénarios RCP 4.5 et RCP 2.6. Les deux autres scénarios n’ont manifestement été sélectionnés que pour faire peur et annoncer des fourchettes de températures culminant à +4,8° C.

La réalisation du RCP 4.5 suppose que l’on découvre quelques 400 GT de carbone combustible en plus des 711 GT des réserves actuelles. Ce n’est pas impossible, bien que les espoirs les plus optimistes de découvertes de réserves économiquement exploitables de gaz de schiste sont bien inférieurs à cette valeur, et que les découvertes de pétrole conventionnel ou de charbon seront probablement très limitées. Mais on pourrait penser aussi à une augmentation de la consommation de biomasse combustible. Bref, le scénario 4.5 n’est pas irréaliste, mais sa réalisation est aléatoire. Même avec des découvertes de réserves de 400 GT ou plus, le réalisme économique nous oblige à penser que la consommation d’énergie fossile augmentant, il arrivera un moment où la raréfaction de la ressource entrainera une augmentation des prix de l’énergie telle, entrainant une évolution, progressive mais rapide, vers d’autres sources d’énergie.

On peut penser à l’énergie électrique issue de réacteurs nucléaires de quatrième génération, qui rendent la ressource en uranium et thorium illimitée à l’échelle de nombreux millénaires, et qui diminuent les volumes de déchets radioactifs les plus dangereux. On peut espérer que le temps viendra où l’électricité photovoltaïque bénéficiera de solutions technologiques bien moins coûteuse que celles reposant sur le silicium (des solutions prometteuses sont au stade de la R & D), et que des progrès importants seront obtenus dans le domaine du stockage de l’électricité. On aboutirait alors à un mix énergétique dans lequel les combustibles fossiles seraient fortement minoritaires.

Le scénario 4.5 aboutit à une prévision de hausse de températures de +2,4° C par rapport à celle de la période préindustrielle (voir le premier tableau), soit +1,8° C par rapport à celle d’aujourd’hui, ce qui devrait comporter bien plus d’avantages que d’inconvénients. Compte tenu des remarques faites au paragraphe précédent, il est probable que nous nous plafonnerons assez nettement en dessous de la consommation de 1139 GT de carbone calculée pour ce scénario, et que la hausse des températures sera encore moins forte et se situera entre celles des scénarios 2.6 et 4.5.

Ainsi, à défaut d’imposer des politiques de limitation des émissions dont ne veulent pas les pays en développement, qui sont ceux qui génèrent les hausses d’émissions de CO2 actuelles, on peut compter sur les mécanismes du marché et la hausse des prix des énergies fossiles pour parvenir à une limitation choisie par tous, en fonction d’intérêts économiques.

Ce que nous avons de mieux à faire est d’éviter les dommages économiques que nous subirons en perpétuant la politique énergétique actuelle de règlementation, de taxation, de subventions à des solutions industrielles inadaptées et non rentables (éolien, photovoltaïque), mais plutôt d’assurer le meilleur développement possible à nos économies, afin qu’elles nous permettent de financer l’effort de recherche et développement nécessaire aux énergies du futur.

Il reste à évaluer le scénario RP 2.6, celui que le GIEC et les mouvements écologistes veulent promouvoir. Il peut paraitre séduisant par sa prévision d’une hausse de températures de +1,5° C par rapport à la période préindustrielle, soit +0,9° C par rapport à aujourd’hui. Mais en examinant les conditions dans lesquelles il devrait se dérouler, on constate qu’il est tout à fait irréaliste et irréalisable.

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Dans le tableau ci-contre figure les courbes d’émissions de CO2 correspondant aux quatre scénarios. La courbe verte est celle du scénario RCP 2.6. On constate qu’elle prévoit une inversion brutale de la tendance en 2020, avec une diminution constante et forte jusqu’au niveau zéro en 2070, c’est-à-dire l’abandon complet des énergies fossiles à cette date. Même si on peut imaginer infliger un tel traitement aux populations des pays les plus développés, cette médecine n’est pas supportable pour les pays en développement, car elle tuerait leur développement économique.

La courbe rouge du scénario 4.5 est bien plus acceptable, en prévoyant une croissance des émissions au rythme d’aujourd’hui jusqu’en 2040, avec une inflexion douce sur une dizaine d’années avant de redescendre progressivement et d’atteindre, en 2080, un palier de 4,5 GT/an, moitié moindre qu’aujourd’hui.

Ainsi, l’AR5 nous délivre un message d’espoir, si on ne se laisse pas impressionner par les alarmes qu’il multiplie tout au long de ses chapitres. Même pour celui qui prend le parti d’accepter dans sa totalité son contenu scientifique, les considérations développées ci-dessus montrent bien que la situation n’est pas alarmante, que les augmentations de températures annoncées sont loin d’être redoutables, et que l’évolution naturelle des comportements économiques aboutira à une situation maîtrisée bien mieux que ne le feraient des politiques coercitives aux conséquences négatives.

Jean-Michel Bélouve

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09/10/2013

LA FUITE EN AVANT DES EXPERTS DU CLIMAT

Sous ce titre, le quotidien belge « l’Echo » de ce 09 octobre publie un article du Professeur Istvan Marko, Professeur à l’Université Catholique de Louvain, et par ailleurs coordinateur scientifique du livre « 15 vérités qui dérangent ».

La conclusion de cet article montre l’urgence pour les hommes et femmes politiques, de qui dépendent les orientations prises pour notre économie, de se détacher de l’influence des super-puissants lobbies idéologico-politiques environnementalistes qui commandent aujourd’hui le devenir de notre paysage économique.

Voici le texte de cet article .

Jo Moreau.

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Les désastreuses politiques énergétiques qui sont menées en Europe, avec l’appui de certains scientifiques et sous la pression de puissantes ONG environnementales sont la conséquence directe des rapports du GIEC.

Voici une dizaine de jours, le cinquième rapport du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) était dévoilé en grande pompe à Stockholm. Depuis des mois, les ténors du réchauffement climatique dû à l’homme ont multiplié les exercices de musculation vocale et préparé la planète à la sortie de leur Bible Climatique.

Pourtant, le contenu de ce rapport ne s’écarte en rien des précédents. Il reprend, avec la même monotonie, le même mantra martelé sans cesse depuis des années. « L’homme est responsable du réchauffement climatique actuel ! La faute en incombe à l’usage des énergies fossiles ! Le CO2 est le grand coupable ! Il faut diminuer le taux de CO2 que nous rejetons ! »

Au fil des rapports successifs, la conviction de la culpabilité de l’homme n’a cessé de croître, passant de 50% à 90%, et aujourd’hui à 95% ! Cette certitude est fondée, selon le vice-président du GIEC lui-même, sur une amélioration des modèles climatiques. Cette affirmation est tellement incroyable qu’on en reste médusé.

La validité de ces modèles « améliorés » vient d’être infirmée par l’un des climatologues allemands les plus renommés, le Professeur Hans Von Storch, membre éminent du GIEC. Dans un article récent, il note qu’aucun des modèles du GIEC n’a pu prévoir la pause observée dans le réchauffement climatique durant les 17 dernières années ! Même pas dans un intervalle de confiance de 2% ! Autrement dit, les modèles sont faux à plus de 98% !

Et c’est sur la base de tels modèles qu’on affirme « avec 95% de certitude que l’homme est responsable d’un soi-disant réchauffement climatique !

Entretemps, le CO2 n’a eu de cesse d’augmenter et nous approchons la barre des 400 ppm (parts par million). Durant cette période, et d’après les prédictions coûteuses du GIEC, qui incriminent encore et toujours le CO2, la température aurait dû augmenter de 0,2 à 0,9°C. Hélas, trois fois hélas, elle est à peine montée de 0,1°C, une misère. Dans le même temps, plus d’un tiers de tout l’horrible CO2 émis depuis le début de l’ère industrielle était relâché dans l’atmosphère.

La molécule de la vie

Combien de fois et durant combien d’années faudra-t-il le répéter, le CO2 est produit après une augmentation de la température, pas avant. Il est une conséquence de cette hausse de température et pas la cause. Cette erreur a été récemment reconnue par le Professeur François Gervais, physicien français et membre du GIEC. Il ajoute que, si l’on augmente davantage la quantité de CO2 dans l’atmosphère, cela ne changera quasiment rien à son effet de serre, celui-ci étant arrivé à son maximum. Cette constatation, basée sur les lois de la physique, corrobore ce que d’éminents climatologues ne cessent de dire et de publier : plus il y a de CO2 dans l’atmosphère, moins son effet de serre est important !

Rappelons que le CO2 est la molécule de la vie et que, sans elle, il n’y aurait ni plantes, ni micro-organismes sur Terre. Pas d’humains, non plus. Dans des temps anciens, l’atmosphère contenait bien davantage de CO2 qu‘aujourd‘hui. La preuve par certaines bactéries qui ont dû mettre en place des systèmes de survie pour s’adapter à la diminution du taux de CO2.

Signalons enfin que, durant certaines périodes glaciales, le taux de CO2 était trois à quatre fois supérieur à celui mesuré aujourd’hui, attestant s’il le fallait encore, de son effet de serre minime. Quant aux valeurs « constantes » de l’ordre de 280 ppm d’avant la révolution industrielle, elles résultent d’une sélection précise, guidée par une volonté de démontrer une théorie sur l’influence néfaste de l’utilisation des énergies fossiles. Cette attitude totalement non scientifique est chose courante dans ce domaine où la politique l’emporte sur le scientifique.

Barbecue mondial

L’arrêt du réchauffement climatique, l’écart de plus en plus abyssal entre les prédictions des modèles et les mesures réelles, le décalage entre l’augmentation du CO2 et la halte des températures, la non-fonte totale de la banquise arctique, pourtant annoncée à grands cris pour l’été 2013, et son regel extrêmement rapide qui se matérialise en ce moment, par l’englacement de malheureux navigateurs qui ont cru naïvement aux prédictions des ténors du barbecue mondial, posent de gigantesques problèmes aux décideurs politiques et aux scientifiques acquis à la cause du GIEC.

C’est ainsi que, lors de récentes discussions concernant le dernier rapport du GIEC, les représentants politiques des différents pays présents n’ont pas hésité à proposer de gommer cet hiatus dans le réchauffement climatique (Allemagne), de simplement annoncer que la chaleur est dans les océans (USA, très commode, on ne peut aller la mesurer) ou de ne pas en parler parce que cela donnerait des munitions aux climato-sceptiques (Hongrie). On ne peut que s’émerveiller de la manière avec laquelle ces politiciens tentent de cacher, masquer, ou déformer un fait scientifique avéré mais non expliqué -et non explicable- par les modèles climatiques actuels.

Car c’est bien de politique et d’argent qu’il s’agit. Pas de science. Les désastreuses politiques énergétiques qui sont menées en Europe, avec l’appui de certains scientifiques et sous la pression de puissantes ONG environnementales sont la conséquence directe des rapports du GIEC. Les politiques et les scientifiques qui s’activent dans l’orbite du GIEC ne peuvent faire machine arrière. Car les modélisateurs ne peuvent se passer de leurs crédits, et leurs relais politiques ne peuvent reconnaître publiquement qu’ils (qu’elles) se sont trompé(e)s, sous peine de perdre leur électorat.

 Du GIEC et des ses relais politiques, il ne faut attendre aucun changement.

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05/10/2013

VACHE QUI FLATULE, LE CLIMAT BASCULE.

Chacun a pu prendre conscience de l’importance des pets de vache dans le processus du réchauffement climatique.

Non seulement, cela a donné à certains l’idée d’imaginer un système de primes, comparable aux « certificats verts » qui finançaient généreusement les propriétaires de panneaux photovoltaïques (1), mais aussi de réunir de consciencieux colloques sur le sujet (2). (notons dans cet article l’influence des pets de vache sur la couche d’ozone : on nous a bien eu avec les CFC !).

Mais, dans une lettre ouverte parue notamment dans le quotidien belge « L’Avenir », un vétérinaire donne un avis essentiellement différent.

(1) http://www.liberation.fr/economie/2013/02/17/des-pets-de-...

(2) http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF2...

Jo Moreau

La responsabilité insignifiante de nos vaches dans le réchauffement climatique.

La vache mâchonnait paisiblement son repas tout en regardant nonchalamment passer le train. Les herbes qu’elle avait broutées auparavant avaient été partiellement digérées dans sa panse par des bactéries anaérobies. Elle broyait à nouveau son bol alimentaire afin d’en extraire encore davantage de substance nutritive. Tout à son travail, la vache ne se rendit même pas compte qu’elle venait de roter et de libérer, parmi d’autres gaz, un peu de méthane. Ce gaz à effet de serre, qui n’est rien d’autre que notre bon vieux gaz naturel ou notre biogaz favori, est devenu aujourd’hui le cheval de bataille des écologistes climatistes qui le présentent comme la dernière réincarnation du Mal. Tandis que l’innocence du CO2, condamné sans jugement, ni preuves scientifiques aucunes, comme responsable principal d’un hypothétique réchauffement climatique dû à l’Homme, se révèle de jour en jour plus évidente, effritant graduellement les thèses alarmistes de certains membres du GIEC (groupe d’étude de l’ONU sur le climat), il fallait absolument trouver un autre coupable. Qui, mieux que le méthane, pour faire l’affaire ?

Ce gaz, inodore et incolore, est déjà bien connu pour les nombreuses victimes qu’il a faites, depuis les mineurs de fond qui succombaient aux coups de grisou, jusqu’à la tragédie de Ghislenghien. Pauvre méthane ! On le déteste par avance. Ajoutons qu’il fait partie des gaz à effet de serre et la haine du peuple à son égard s’accroît. Le fait qu’il soit 21 à 25 fois plus puissant que le CO2 dans sa capacité à réchauffer la Terre sur une période de 100 ans est une preuve suffisante pour réclamer la peine capitale à son égard. Il faut en finir avec le méthane ou, au minimum, diminuer drastiquement sa quantité dans notre atmosphère !

Oui, mais voilà. Le méthane est notre gaz de chauffage. Il est aussi le produit de base principal de l’industrie pétrochimique qui le transforme en une myriade de produits finis, allant des médicaments aux vêtements en passant par l’automobile, les plastiques et l’informatique, sans lesquels notre société péricliterait et nous retournerions vivre à l’état de bêtes sauvages.

Bêtes, dites-vous ? Les ruminants produisent bien du méthane, non ? Pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups : en diminuant la quantité de bovins, on diminuerait la production de méthane et donc, son action sur l’augmentation de la température du globe. Mais en même temps, on inciterait les gens à manger moins de viande. C’est mieux pour leur santé, non ? Et puis, ces pauvres bêtes ne devraient plus être abattues. Un pas de plus serait franchi dans la bonne voie: tous végétariens, une direction prônée par de nombreuses ONG écologistes.

C’est dans ce sens que des calculs et statistiques savantes ont été avancées pour diaboliser encore davantage le méthane et surtout, l’élevage. Combien de blagues de potache ne voit-on pas à propos du méthane produit par nos vaches ! A ce sujet, une petite correction s’impose : nos bovins rejettent le méthane principalement (95%) en rotant. Pour cela, il vaut donc mieux être derrière une vache que devant. Les quantités de ce gaz produites par les animaux d’élevage (vaches, moutons, etc.) sont de l’ordre d’environ 115 millions de tonnes par an, soit approximativement 37 % du total produit par l’Homme chaque année. De prime abord, ces chiffres font peur et c’est leur but ! Mais que représentent-ils réellement ?

Entre 1984 et 2011, le taux de méthane dans l’atmosphère a augmenté de 170 ppb (170 molécules de méthane parmi 1.000.000.000 de toutes les molécules de gaz de l’atmosphère), c’est à dire 6,3 ppb par an ! L’humain est responsable de 55% de ces émissions, soit 3,5 ppb par an (on inclut les émissions des ruminants d’élevage aux émissions « humaines »). L’élevage de ruminants produirait 37% du méthane « anthropique », ce qui correspond à 1,28 ppb par an (1 molécule de méthane pour 1.000.000.000 d’autres). Pour le traduire en équivalents CO2, multiplions par 72 (le méthane possède un indice de réchauffement climatique de 25 sur une période de 100 ans et de 72 pour une durée de 20 ans. Même s’il est détruit en moins de 10 ans, utilisons cette valeur maximale), ce qui nous donne 92 ppb/an ou encore 0,092 ppm/an, une valeur minuscule comparée au taux de CO2 qui augmente de 2 à 2,5 ppm par an. Ce qui signifie que la contribution des rots et pets de vaches est négligeable dans les émissions « humaines » de CO², qui sont elles-mêmes dérisoires en comparaison avec les émissions de CO² par la Nature.

Ce raisonnement, qui consiste à stigmatiser l’élevage et, par conséquent, les éleveurs est donc sans fondement, mais également incohérent. En effet, la culture du riz est responsable de 20% de la production de méthane anthropique, soit une quantité équivalente à la moitié de celle produite par les ruminants (50 ppb/an). Va-t-on demander aux gens de ne plus manger de riz ?

L’innocence du CO2 dans le réchauffement climatique anthropique devenant de plus en plus évidente, diaboliser un gaz produit en si faible quantité et dont l’effet de serre global se situe dans la marge d’erreur, est donc une hérésie scientifique. En déduire et clamer à tous vents qu’il faille drastiquement réduire l’élevage de Blanc-Bleu-Belge et notre consommation de viande pour sauver la planète est non seulement absurde mais est aussi une atteinte directe à notre liberté individuelle. Manger de la viande ou non est un choix personnel. Se nourrir de riz l’est tout autant.

Que ceux qui veulent être végétariens ou végétaliens, ne manger que des lentilles ou du tofu, ne sucer que des graines de lin ou de pastèque, le fassent. Mais qu’ils respectent le choix de ceux d’entre nous qui, devant un steak juteux, salivent de bonheur. Laissez nos vaches en pet.

Didier Vanderbiest

Docteur Vétérinaire

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