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25/08/2014

METEOROLOGUES A MONTREAL : ISTVAN MARKO REPLIQUE.

réchauffement climatique,GIEC,CO2,météorologues montreal,Les medias ont abondamment relaté la récente réunion à Montreal de 1000 météorologues (?), qui faute de pouvoir nous livrer des prédictions fiables pour la semaine prochaine, nous ont dépeint l’apocalypse qui nous attend en 2050. Dans la foulée du « résumé pour les décideurs » que nous a concocté le GIEC (1), bien plus affolant que le rapport complet AR5, nos 1000 météorologues nous ont donc prédit une hausse de la température moyenne de 2°C, des turbulences aériennes rendant les voyages en avion pour le moins inconfortables, toujours plus de vagues énormes etc… (Notons que le mécanisme de ces vagues énormes, connues depuis toujours par les navigateurs et dénommées « vagues scélérates », n’est toujours pas connu avec certitude et je ne vois pas sur quelles statistiques fiables pourraient se fonder nos météorologues, qui constatent dès à présent leur augmentation), une succession accrue des périodes de canicule ou de froid polaire etc...

Et bien entendu, le coupable est désigné : les activités humaines.

Le quotidien belge « La Dernière Heure » (titre sans rapport avec ce qui précède…) a eu la bonne idée d’ouvrir ses colonnes au Professeur Istvan Marko, de l‘Université Catholique de Louvain, par ailleurs coordinateur scientifique de l‘ouvrage : Climat, 15 vérités qui dérangent (2). Voici quelques extraits.

Jo Moreau

"ON NE PARLE PLUS DE SCIENCE , MAIS DE RELIGION."

Istvan Marko, chimiste et qualifié de climato-sceptique, réagit à l’alarmisme et expose ses craintes pour la science.

Cet alarmisme à outrance est tout-à-fait déplacé. Si on les écoute, c’est l’apocalypse! (…). Le GIEC commence seulement à le reconnaître, du bout des lèvres : la température mondiale n’a pas bougé d’un iota en 18 ans (…) Leurs modèles se sont plantés. Il y a de plus en plus d’articles scientifiques qui remarquent que ces modèles sont faux ». (…)

Le scientifique ne s’oppose pas à la recherche, au contraire. « Il y a la science, des gens qui essaient de comprendre, c’est tout-à-fait louable. Mais ici, on ne parle plus de science; c’est de la religion, un dogme. Evidemment, il faut se rendre compte des intérêts économiques et politiques qui se trouvent derrière. »

(…) (La conférence de météorologie à Montreal) est organisée par l’Organisation météorologique mondiale, qui est l’un des parents du GIEC. Selon le chimiste, de nombreux chercheurs n’oseraient pas s’opposer à ce « dogme », de peur de voir leurs recherches non financées, leur carrière freinée. « Aujourd’hui, je suis malheureux de voir que la vraie science va être galvaudée, que la perception du public à l’égard des scientifiques sera négative, lorsque les prédictions du GIEC ne se réaliseront pas. Tout cela est extrêmement gênant ».

 

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/06/24/la-primaute-du-politique-dans-les-rapports-du-giec-1131972.html  

(2) https://www.facebook.com/15VeritesQuiDerangent 

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22/08/2014

DES MODIFICATIONS CLIMATIQUES RAPIDES DANS LE PASSE

Voici venu le temps des vacances, propice à la paresse. J’en profiterai donc pour exhumer quelques billets parus il y a déjà quelques années sur mon blog, et qui me paraissent toujours d’actualité. Celui-ci date de novembre 2011.

Un des arguments les plus fréquemment cités par les partisans de la responsabilité humaine dans les changements climatiques, consiste à déclarer que jamais dans l’histoire de la Terre, ces changements n’avaient été aussi rapides. Ce fait devait démontrer l’implication des émissions de CO2 par les activités humaines dans le réchauffement climatique. Nonobstant le fait qu’une augmentation de la température globale de 0,7°c constatée sur tout le XXe siècle puisse paraître très éloignée de la notion de modification rapide, des études relativement récentes contredisent cette affirmation.

Le Professeur Peter Ditlevsen, de l’ Institut Niels Bohr, branche de l’Université de Copenhague et par ailleurs chercheur au Ice and Climate Group , a publié en 2010 dans la revue Geophysical Research Letters une étude qui conforte le fait que des changements climatiques très brutaux ont bien eu lieu dans le passé.

L’étude des carottes de glace extraites notamment au Groenland montre qu’à la fin de la dernière époque glaciaire, la température augmenta de 10 à 15 degrés en moins de 10 ans. Ce réchauffement brutal dura environ un millénaire et tout aussi brusquement, la température a de nouveau chuté de façon drastique. Ces épisodes ne sont pas uniques, et sont imbriqués dans les cycles « période glaciaire-période interglaciaire » décrits comme les évènements de Dansgaard-Oescher, qui impliquent les courants océaniques. L’origine exacte de ces « points de basculement » fait toujours l’objet de théories diverses, et ne sont pas reproductibles dans les modèles climatiques actuels.

L’étude de Peter Ditlevsen conclut à la responsabilité de causes chaotiques, influencées peu ou prou par les tempêtes, de fortes précipitations, les fluctuations des calottes glaciaires etc. Cela démontre l’ extrême difficulté de prévoir ces changements de climat. Pour être complet, signalons que Ditlevsen n’exclut pas l’influence éventuelle du CO2 antropique comme facteur supplémentaire dans l’actuel changement climatique, mais précise que ses recherches ne concernent que le passé.

Cela fit également l’objet d’une étude du CNRS parue en 2008, sur un basculement semblable il y a environ 14700 ans par un réchauffement rapide de plus de 10°c, suivi à -12900 d’un refroidissement causant un nouvel épisode glaciaire, et enfin un nouveau réchauffement menant à la fin de la dernière période glaciaire il y a 11700 ans. Cette étude, à laquelle participèrent des paléoclimatologues du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, concluait quant à elle à la responsabilité des modifications radicales dans les courants atmosphériques. Les chercheurs ont montré que le climat a véritablement basculé d’une année à l’autre. « Les renversements climatiques ont véritablement eu lieu comme si quelqu’un avait appuyé sur un bouton » a constaté Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet de forage glaciaire NorthGrip.

Les scientifiques mettent en cause notamment la présence de poussières de l’atmosphère, entraînant les modifications brutales de la circulation atmosphérique tropicale, puis polaire.

En juillet 2011, une équipe européenne (Université d’Utrecht) mettait en évidence un changement climatique brutal survenu il y a 200 millions d’années, simultanément à une extinction massive d’espèces marines et de vertébrés. Selon ces scientifiques, ce changement climatique fut causé par un largage massif de méthane (sans doute aux environs de 12.000 gigatonnes) consécutif à un épisode volcanique géant en Sibérie. Cela n’est pas un épisode unique dans l’histoire de la Terre, puisqu’il se produisit aussi il y a 55 millions d’années. Ce largage de méthane provient du plancher océanique, les bactéries qui le produisent étant stimulées par un réchauffement climatique déjà en cours.

Il peut aussi exister d’autres causes possibles, parmi lesquelles on peut citer des modifications dans le régime du Gulf Stream. Celui-ci réchauffe l’Atlantique Nord (et l’Europe par la même occasion) surtout en hiver. Certaines études font coïncider un arrêt ou un ralentissement de ce courant marin avec de brusques changements climatiques passés. Ils peuvent bien entendu aussi se produire soit par des causes extra-terrestres, comme la chute d’une météorite ou des modifications dans l‘activité solaire, soit aussi par des éruptions volcaniques « mégacolossales », parmi lesquelles l‘éruption du Lac Toba il y a 75000 ans, qui causa un mini âge glaciaire qui dura un millier d‘années.

L’étude des carottes glaciaires démontre non seulement que des modifications climatiques brutales eurent bien lieu dans le passé, mais aussi que la relative stabilité actuelle est exceptionnelle.

A cela, les tenants de la responsabilité humaine dans les modifications climatiques récentes me diront : tout cela, nous le savions déjà et il n’y a aucun point commun avec le réchauffement actuel (?). Fort bien, mais il reste une certitude absolue : lors des périodes glaciaires et interglaciaires, les activités humaines ne pouvaient en aucun cas être mises en cause…!

Sources :

http://climatechangepsychology.blogspot.com/2010/08/peter-ditlevsen-sudden-climate-change.html 

http://www.insu.cnrs.fr/co/environnement/climats-du-passe/le-climat-a-bascule-de-facon-extremement-brutale-a-la-fin-de-la-derni 

http://meetingorganizer.copernicus.org/EGU2010/EGU2010-7212.pdf

http://www.com.univ-mrs.fr/~r603365/cycle_DO_H_Rimaud2008.pdf

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Jo Moreau

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16/08/2014

LA PALESTINE, TERRE DE PERPETUELS CONFLITS.

Je reprends ici un article paru sous ce titre en septembre 1937 dans l’ancien hebdomadaire belge « Le Patriote Illustré », de tendance catholique. Cette revue avait relaté épisodiquement depuis les années 1920 les heurts violents successifs survenus entre Juifs et Arabes dans cette région du monde, et le présent article me parait assez correct du point de vue historique, et établit un état des lieux de ce territoire en 1937. Cet article est également instructif pour ceux qui persistent à croire que les problèmes actuels datent du lendemain de la dernière guerre, et de la fondation de l’état d’Israël.

Jo Moreau.

« La Palestine est actuellement un des points névralgiques du globe. Le conflit entre juifs et musulmans, loin d’être une simple question locale, soulève les passions dans l’ensemble de l’Islam aussi bien que chez les Israélites du monde entier. Les chrétiens eux-mêmes suivent avec un intérêt mêlé de tristesse les phases d’un conflit dont le berceau du christianisme est l’enjeu. Ville sainte pour les Chrétiens, Jérusalem l’est aussi pour les juifs et pour les musulmans. Une effusion de sang sous ses murs a aussitôt son rententissement dans le monde entier.

Territorialement, la Palestine actuelle ne forme qu’une partie de la Palestine de l’histoire, qui s’étendait des bords de la Méditerranée jusqu’au grand désert. Le pays, tel que l’ont délimité les traités, a une superficie totale de 26.158 kilomètres carrés, soit 5000 de moins que la Belgique, et une population estimée en juin 1936 à 1.336.518 habitants, dont 848.342 musulmans, 370.483 juifs et 106.474 chrétiens.

Définitivement séparée de la Turquie par le traité de Lausanne en date du 24 juillet 1923, la Palestine constitue actuellement -pour combien de temps encore ?- un état à administration centrale unique, sous mandat de l’Angleterre. Depuis la campagne de 1917, qui aboutit à la conquête de Jerusalem, le 9 décembre, les Anglais occupaient d’ailleurs le pays, qui constitue pour eux une excellente position stratégique sur la route des Indes et dans la Méditerranée orientale.

Les villages arabes sont au nombre de 750, et les colonies juives, installées par le Fonds National Juif en collaboration avec le « Keren Hayesod » , autre émanation du Sionisme, forment un total de 201, avec une population de 96.289 individus venus surtout d’Europe Centrale, des Etats Slaves, de Pologne etc…

L’établissement des colons sionistes a donné une incontestable impulsion à la prospérité du pays : les entreprises juives, au nombre de 4615 en 1935, avaient investi à cette date un capital de 8.654.000 livres palestiniennes en territoire mandaté. Haïfa, le meilleur port de la Méditerranée orientale, terminus du « pipe-line » qui amène les pétroles de Mossoul, et Tel-Aviv, cité neuve,sont les principaux centres de l’activité économique et industrielle des immigrants. Capitaux, cerveaux, personnel technique et main-d’œuvre, tout est fourni par les Sionistes qui ont entrepris la restauration d’un Etat juif sur les bords du Jourdain. Ils créent un système d’irrigation, et faisant de l’agriculture la base de la rénovation économique de l’antique Terre Promise, développent les plantations d’orangers, de citronniers, de pamplemousses, de figuiers, de vignes, d’oliviers. Ils font produire au sol du blé, de l’orge, des tomates, des melons; leur initiative va jusqu’à exploiter les eaux de la Mer Morte pour en extraire les produits chimiques. Les fameuses forêts du Liban, réduites à quelques cèdres, vont redevenir une réalité : en une seule année, les services de réafforestation ont planté 904.733 arbres.

Les Arabes, malgré leur supériorité numérique, n’ont que 183 écoles avec 12.275 élèves, les catholiques ont 111 écoles avec 13.645 enfants; les juifs, eux, ont une université et 554 écoles comtant 60211 élèves.

La fameuse « Déclaration Balfour », publiée le 2 novembre 1917, fixa les nouvelles destinées du pays du Christ : l’Angleterre s’engageait à y faciliter l’établissement d’un foyer national pour les juifs en Palestine, sous la réserve qu’aucun préjudice ne serait causé aux droits des communautés non-juives. Les Sionistes y ont vu la consécration officielle de leur programme de colonisation en Palestine, sous la protection des baïonnettes anglaises, tandis que les Arabes prétendent y trouver une garantie pour leurs droits. Toutes les difficultés actuelles de la politique anglaise y sont nées de l’irréductible opposition de ces deux races. L’immigration juive, de quelques milliers d’individus par an au début du mandat britannique, s’éleva à 29.727 pour l’année 1936. Menacés d’être submergés, les Arabes ont eu recours à une agitation qui a fini par alarmer les Anglais : 2735 crimes y ont été commis en 1936, malgré une répression rigoureuse qui est allée jusqu’à la destruction à la dynamite de quartiers indigènes.

Dans l’espoir de donner à une aussi irritante question une solution définitive qui amènerait la pacification des esprits, l’Angleterre avait chargé une commission spéciale de préparer un statut pour le pays confié à son mandat. Les propositions formulées, partage de la Palestine en trois zones : arabe, juive, et sous contrôle anglais, sont partout combattues » .

palestine,israel,

 

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13/08/2014

VOLCANISME SOUS-MARIN ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Voici venu le temps des vacances, propice à la paresse. J’en profiterai donc pour exhumer quelques billets parus il y a déjà quelques années sur mon blog, et qui me paraissent toujours d’actualité. Celui-ci date de juillet 2011.

Il existe un nombre bien plus important de volcans sous-marins que de volcans terrestres. On ne peut évidemment établir un décompte précis, mais les estimations vont de plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions de bouches éruptives d‘importances variées. Les découvertes technologiques récentes dans le domaine des engins sous-marins de recherche, ainsi que des appareils divers de détection, autorisent des recherches et des découvertes de plus en plus nombreuses dans ce domaine assez méconnu jusqu’à aujourd‘hui.

La plupart de ces bouches volcaniques sont localisées à la zone de subduction des plaques tectoniques, ou indépendamment de celles-ci, sur ce qu’on appelle des « points chauds » dans les océans.

Les dorsales océaniques, d ‘une longueur de plus de 65000 Kms, sont donc abondamment pourvues de ces volcans. Beaucoup d’entre eux constituent «  l’ Anneau de Feu » , soit géographiquement un arc volcanique et sismique partant des îles Tonga, au large des Philippines, du Japon, des côtes Pacifique de l’Amérique du Nord et du Sud, ou sur la dorsale du Pacifique, qui lui fait face . Il en existe ainsi dans la « Fosse des Caïmans », à plus de 7000 m de profondeur.

La dorsale médio-atlantique, est une chaîne de volcans de 15000 Kms de long, dont l’Islande forme la partie émergée. Mais on en trouve un peu partout sous la mer, comme en témoignent de nombreuses découvertes récentes, dont une gigantesque structure volcanique de 30 Kms de long sur 25 de large, située au large des côtes sud de la Sicile.

L’océan Arctique lui-même est aussi le siège d’une activité volcanique et hydrothermale beaucoup plus intense que supposé récemment. On y trouve notamment la chaîne de volcans sous-marins dite crête Gakkel longue de 1800 Kms au nord du Groenland. On peut légitimement s‘interroger quant à leur impact cyclique sur la fonte des glaces.

Où qu’ils se situent, la majorité des volcans sous-marins sont à des profondeurs telles que la pression océanique diminue le caractère explosif d’une majorité des éruptions, ce qui les rend très difficilement détectables, au profit de coulées de lave éruptive qui forme ainsi le nouveau plancher océanique. D’autres, plus proches de la surface, peuvent éjecter dans l’atmosphère aussi bien les gaz émis que de la matière.

Des recherches récentes ont aussi établi que la quantité de CO2 libéré par ces éruptions était beaucoup plus importante que prévu. Cette découverte a évidemment une influence notable sur l’étude du cycle du CO2 dans l‘atmosphère terrestre. D’autres chercheurs ont par contre mis en évidence une production importante de fer par ces volcans, ce qui favorise le phytoplancton qui lui-même joue un rôle important dans l’absorption de ce même CO2.

D’autres types de volcans sont appelés volcans (ou dômes) d’asphalte, qui déversent de l’asphalte au lieu de lave. On en a détecté dans le Golfe du Mexique et au large de la Californie. Outre l’asphalte, ces bouches volcaniques émettent d’énormes quantités de méthane, autre gaz à effet de serre. Ce phénomène est connu sous le nom de « cheminées de méthane ». On croyait auparavant que ce gaz était dissous dans l’eau, mais on a constaté récemment qu’il atteignait la surface sous forme d’un véritable bouillonnement. On estime que la quantité ainsi relarguée dans l’atmosphère terrestre est de 10 à 10.000 fois supérieure aux prévisions antérieures, et quand on sait que le méthane est un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2, on imagine l‘importance de cette découverte dans la modélisation climatique. Ces relargages de méthane peuvent d’ailleurs être indépendants de phénomènes volcaniques (?), ce qui devrait être confirmé par l’étude d’autres zones marines riches en hydrocarbures.

Ainsi se dessine une toute autre image des fonds océaniques, qui se rapproche plus du « chaudron des sorcières », que du calme obscur et profond médiatisé par les films et documentaires.

On peut raisonnablement se poser pas mal de questions sur l’influence des forces en jeu dans cette intense activité volcanique, sur plusieurs composantes des changements climatiques, en commençant par l’augmentation de la température des océans, dont on sait que les plus minimes variations ont des répercussions immédiates sur notre climat et le régime des courants.

Se pose également le problème du largage dans l’atmosphère de quantités de CO2 et de méthane parmi d‘autres, beaucoup plus importantes que prévues initialement, et à côté desquelles les émissions humaines de gaz à effet de serre paraissent de plus en plus anecdotiques.

Pour ce qui concerne le niveau des océans enfin, quelle pourrait être l’influence de l’écoulement continu de lave et débris divers formant un nouveau plancher océanique, quand on sait que les îles Hawaï par exemple partent d’une profondeur de 5000 mètres sous le niveau de la mer, pour culminer à 4000 mètres d’altitude. On imagine le volume d’eau déplacé par ces phénomènes éruptifs.

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Jo Moreau.

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05/08/2014

CLIMAT : LA RTBF ET LA DESINFORMATION MAJUSCULE.

Voici venu le temps des vacances, propice à la paresse. J’en profiterai donc pour mettre au goût du jour quelques billets parus il y a déjà quelques années sur mon blog, et qui me paraissent toujours d’actualité. Celui-ci date de septembre 2010.

Je viens de regarder l’émission sur le climat concoctée ce 08 septembre par notre grand média de sévice public , et je suis encore révolté par la volonté affichée de disqualifier de la façon la plus abjecte non seulement les scientifiques, mais avec eux tous ceux qui ne partagent pas aveuglément les thèses officielles du GIEC.

Alors que cette émission était annoncée comme présentant les thèses des tenants et des opposants de l’impact des activités humaines sur les changements climatiques, nous eûmes droit à une succession de courtes interventions enregistrées des intervenants, sans débat aucun. Mais le pire était à venir : les ¾ du temps de l’émission servirent à tenter de disqualifier parfois de façon carrément diffamatoire ceux qui apportent d’autres hypothèses aux modifications climatiques. En un mot : si vous osez contester le point de vue officiel du GIEC, c’est que vous êtes en faveur du tabagisme. (lol)

Mais revenons au début de l’émission, qui s’annonce prometteur. Intervenants en faveur du GIEC : Monsieur Van Ypersele de Strihou -qui en est le vice-président- (Climatologue) - et Monsieur André Berger, (Mathématicien) - tous deux membres de l’Institut d’Astronomie et de Géophysique de l’UCL (Université Catholique de Louvain-La-Neuve). L’autre camp sera représenté par Monsieur Vincent Courtillot (Géophysicien - Professeur à l’Université de Paris Vll - Directeur de l’Institut de Physique du Globe ) et Monsieur Laurent Cabrol, ancien présentateur Météo à la Télévision française.

Le premier sujet abordé porte sur l’augmentation éventuelle des évènements météorologiques extrêmes. Alors que Monsieur Berger lui-même déclare que dans l’état actuel des recherches, on ne peut établir un lien certain avec le réchauffement climatique, le présentateur déclare : « on ne peut départager les tenants des changements climatiques des climato-sceptiques ». Le ton est immédiatement donné, et la Grande Confusion insinuée : on mélange la réalité de l’existence des changements climatiques avec la cause présumée de ceux-ci. Le réflexe de Pavlov va jouer : dès qu’on parle de changement climatique, il est évident que la cause ne peut qu’en être les activités humaines. Et cette confusion se base sur le fait que certains sembleraient établir que le climat est quelque chose d’immuablement stable, seulement troublé ces dernières années par les activités humaines et les émissions de CO2.

Mais ô miracle, Monsieur Van Ypersele de Strihou reconnaît que les émissions humaines de CO2 ne représentent qu’environ 5% de la totalité de ce gaz à effet de serre, et conclut de façon réellement étonnante que la nature qui émet les 95 % restants, recycle celui-ci, sous-entendu qu’elle serait incapable de recycler également ces malheureux 5%… (Et comme d’habitude, le fait que l’ensemble du CO2 atmosphérique ne représente qu’une petite partie des gaz à effet de serre est escamoté, mais soit).

Dès ce préambule, Monsieur Berger met immédiatement les choses au point : les climato-sceptiques ne sont dans leur ensemble que des manipulateurs. A bon entendeur…

Vient ensuite une séquence consacrée à la fonte des glaciers et à la montée des océans, avec des conclusions qui ne verront aucune hypothèse autre que l’officielle. On y répète inlassablement qu’on n’a jamais vu historiquement de modifications aussi rapides, ce qui est évidemment faux et en contradiction avec par exemple les seules variations de la Mer du Nord dans le haut Moyen Age (transgressions marines Dunkerque ll ou lll) , ou des données établies par le CNRS, pourtant peu coupable de manipulation (voir notamment 

http://www.insu.cnrs.fr/a2622,climat-bascule-facon-extremement-brutale-fin-derniere-periode-glaciaire.html  

Monsieur Courtillot est ensuite accusé sans nuances de fraude caractérisée, sans aucune possibilité pour lui de se défendre ou de présenter ses arguments. Le voici donc définitivement disqualifié.

Une brave américaine nous déclare ensuite sans rire qu’aux USA, seuls 3 ou 4 scientifiques sérieux s’opposent aux thèses du GIEC, affirmation pour le moins interpelante pour qui veut bien lire au minimum mes billets « consensus climatique … », et qui démontre la volonté de tromper l‘opinion publique.

Vient ensuite une longue dissertation sur le « Climategate« , qui est réduit à 2 mails controversés, alors que ceux qui s’intéressent un peu à ce problème savent parfaitement que ce sont 1500 mails qui ont été publiés, dont des dizaines ont ensuite été soigneusement occultés, mais évidemment cela demanderait un travail journalistique d’investigation manifestement hors de portée de notre réalisateur, ou plus exactement une recherche qu’il n’a pas envie de faire.

Je pense notamment à ces mails qui menacent de retirer du pannel des revues sélectionnées par le GIEC, celles qui publieraient encore des articles opposés aux thèses de celui-ci.

Je passe sur d’autres données clairement inexactes concernant ce qui reste un véritable scandale, pour en arriver à la conclusion que le « Climategate » fut concocté, peut-être par les services secrets (ben tiens), pour torpiller la conférence de Copenhague. Rappelons que ces mails furent divulgués par Wikileaks, qui en d’autres circonstances, bénéficie pourtant d’un grand écho et de la grande bienveillance de nos médias, lorsqu‘il diffuse des éléments conformes à l’idéologie de ceux-ci.

Alors qu’il a été montré que certaines conclusions du dernier rapport du GIEC sont tirées telles quelles de revues écologiques militantes, les erreurs sont ramenées à une faute de frappe… Consternant.

L’émission est parsemée d’une multitude d’autres affirmations fausses ou biaisées, notamment sur le rôle de Georges W. Bush (l’affreux valet des pétroliers) qui a refusé de signer les accords de Kyoto, alors qu’il n’avait aucun pouvoir de le faire sans l’aval du Congrès.

Vient enfin la conclusion finale et sans appel : les climato-sceptiques ne sont que des gens corrompus et payés grassement par l’industrie pétrolière. Ces climato-sceptiques sont d’ailleurs représentés dans l’émission par un scientifique américain dont on cite d’autres conclusions sujettes à caution mais hors-propos, et qui sert d’épouvantail bien commode pour discréditer tous les autres. Une manipulation bien dans les habitudes de notre RTBF. On oublie d’ailleurs de mentionner les enjeux financiers des alliés du GIEC, voir notamment : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/10/13/al-gore-un-business-qui-derange.html 

Et les magouilles probables du président du GIEC : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2010/02/04/pachaury-un-directeur-du-giec-tres-occupe.html 

Car à abaisser le débat au niveau des égouts, on risque d’y retrouver beaucoup de monde.

Je ne crains pas de qualifier cette émission scandaleusement tendancieuse, de nouvelle manipulation de l’opinion publique par notre RTBF , destinée à remettre impérativement nos populations dans le droit chemin de l’Eglise de Climatologie, dont il se confirme qu’elle en est devenue le porte-parole inconditionnel.

Rien de changé depuis un an, et mon précédent billet concernant ce média qui méconnait les rudiments de tout travail journalistique honnête, et dont il faut quand même rappeler qu’elle est financée par l’argent de tous : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/11/24/climategate-desinformation-et-politiquement-correct.html

Beaucoup de choses restent à dire sur cette émission dégoulinante de soumission au seul GIEC, mais je m’arrête ici, au risque de vous lasser.

Cela m’a amené aussi à réduire au minimum les liens, mais ceux que je cite dans ce billet me semblent exemplatifs, même si d’autres que moi ont développé certains thèmes bien mieux et plus complètement que moi.

En conclusion, la façon dont ce sujet a été traité disqualifie automatiquement à mes yeux tout autre sujet traité par la RTBF.

Jo Moreau

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