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11/10/2017

LA PEUR COMME MOTEUR MEDIATIQUE

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En 2015, le Dr. Daniel W NEBERT, professeur émérite de santé environnementale au Centre médical de l'Université de Cincinnati, soulevait le problème de l'effroi du public devant les mythes successifs véhiculés par les médias. Que ceux-ci soient guidés par le souci de l'audience, ou manipulés par des organisations politiques ou environnementalistes, ils sont les porteurs des grandes peurs actuelles répandues dans le public. On peut y ajouter la masse de rumeurs et de fantasmes qui foisonnent sur internet.

Voici la "traduction maison" d'un article paru dans le Cincinnati Enquirer, sous le titre "Don't join the panic, just pay attention".

Bonne lecture !

Jo Moreau.

Les médias s'efforcent constamment d'accroître la diffusion de journaux et magazines; mais aussi l'audience des stations de radio et le nombre de téléspectateurs. Un moyen efficace d'atteindre cet objectif est d'exploiter le thème: " Dois-je avoir peur ? "

Par exemple, après la Seconde Guerre mondiale, la crainte d'une invasion extra-terrestre portée par la médiatisation des "soucoupes volantes" a certainement fait vendre plus de journaux et de magazines et a augmenté l'attrait de la télévision. Cette préoccupation a également conduit au programme financé par le gouvernement, Search for Extraterrestrial Intelligence (SETI).

Dans les années 1940-1950, certains étaient convaincus que la fluoration de l'eau potable était une «conspiration communiste». La crainte est restée suffisamment forte dans certaines communautés, de sorte que le fluorure n'est toujours pas ajouté aux approvisionnements en eau de distribution - malgré les avantages avancés par la médecine montrant que les enfants qui boivent de l'eau fluorée ont moins de caries dentaires en raison du renforcement de l'émail.

À la fin des années 1940, la peur de l' «hiver nucléaire» a été répandue par Carl Sagan et d'autres. Les explosions de plusieurs bombes nucléaires, provoquant de nombreux incendies et libérant une énorme quantité de poussière atmosphérique, étaient susceptibles de bloquer la lumière du soleil et provoquer un refroidissement climatique.

Dans les années 1960, Paul Ehrlich et d'autres ont promu l'arrêt de la croissance de la population terrestre. Si d'ici à l'an 2000, la population de la Terre continuait d'augmenter, l'approvisionnement en nourriture serait épuisé. Certains partisans de ce mouvement politique ont réellement décidé d'avoir moins d'enfants en raison de cette peur.

Entre 1950 et 1970, un temps plus frais a prévalu aux États-Unis et en Europe, par rapport aux années 1930-1940. Le «refroidissement global» est devenu une préoccupation. Les principaux articles dans les magazines Time (1974) et Newsweek (1975) ont soutenu l'hypothèse que la Terre puisse entrer dans un nouvel "âge glaciaire". Pourtant, dès 1978, cette tendance au refroidissement de 1945 à 75 avait disparu.

En 1975, dans un article de la revue "Science", Wallace Broecker, géochimiste de l'Université de Columbia a été crédité d'avoir le premier utilisé le terme de «réchauffement climatique». En 1988, le Groupe Intergouvernemental d'Experts des Nations Unies sur l'évolution du climat (GIEC) a tenu sa première réunion, ce qui a marqué le début de l'hystérie du réchauffement climatique.

A la fin de 1978, les mesures extrêmement précises des températures de surface par satellite ont débuté, et ont montré un réchauffement de quelques dixièmes de degré jusqu'en 1997. Cela a coïncidé la même année avec l'attribution du Prix Nobel de la paix conjointement à Al Gore et au GIEC pour "avoir créé la sensibilisation au réchauffement climatique".

Au cours des 18 dernières années, cependant, aucune augmentation statistiquement significative des températures mondiales de surface n'a été constatée - alors que l'agenda politique de l'entretien de la peur envers les «niveaux croissants de dioxyde de carbone» et du «changement climatique» s'est poursuivie sans discontinuer dans les médias.

Les énergies éolienne et solaire, fortement subventionnées par des fonds gouvernementaux à défaut d'être rentables, ont ainsi été imposées par les écologistes.

Ensuite nous connûmes l'effroi du "Bug de l'an 2000", ou la crainte du crash simultané de tous les ordinateurs du monde lors du passage du 31 décembre 1999 au 1er janvier 2000. Le "problème informatique qui a effrayé le monde" - ne s'est jamais concrétisé.

Il y a d'autres sujets de préoccupation. Les vaccinations infantiles causant un trouble du spectre autistique (ASD) ou un trouble déficitaire de l'attention et l'hyperactivité (TDAH). Les cancers causés par la consommation de nourriture préparée commercialement ou d'aliments contenant des conservateurs, plutôt que des aliments "biologiques", et l'exposition aux produits génétiquement modifiés. Tout ce qui précède, et bien d'autres choses, sont désignés comme responsables des augmentations spectaculaires du TEA, du TDAH, de l'asthme et de l'obésité observés aujourd'hui dans les sociétés occidentales.

Chaque jour, en consultant les médias, chacun de nous est placé devant un choix : « Dois-je m'inquiéter? "ou" Dois-je ignorer tout ce battage médiatique? "

Etre attentif à ces problèmes est judicieux. En être paniqué n'est pas sain.

Daniel W NEBERT.

(1) http://www.cincinnati.com/story/opinion/contributors/2015/05/19/join-panic-just-pay-attention/27575319/

 

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14:43 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : réchauffement climatique, climat, médias | |  Facebook |