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11/07/2018

LE JOURNALISTE ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, INFORMATION OU ACTIVISME

 

A plusieurs reprises, j’ai dénoncé (parmi d'autres) la soumission complice d’une grande majorité de journalistes aux thèses du GIEC, officine de l’ONU, quant à l’avenir climatique catastrophique de la planète provoqué par l’homme (1).  Ce ralliement sans aucune nuance s’observe à des degrés divers au niveau mondial . De façon plus générale, cette soumission s’observe aussi par rapport aux ONG « environnementalistes » telles que GREENPEACE ou le WWF, très actives dans le domaine climatique, dont les communiqués idéologiquement et politiquement orientés et souvent contestables sont repris sans aucune vérification ni réserve par nos médias, tels parole d’évangile.

Alan Rusbridger est le directeur du collège LMH Oxford, est membre du « The Scott trust », propriétaire du Guardian et de l’Observer, et fut rédacteur en chef du Guardian. Dans l’entretien repris par le site du Global Editors Network,  il justifie de façon péremptoire l’obligation pour le journaliste de se transformer en propagandiste du changement climatique causé par l’homme, et d’oublier pour ce faire tout souci d’objectivité (2). Cet entretien est en fait un échange sous forme de questions-réponses avec d’autres représentants de médias, mais je n’en reprends ici que les éléments les plus significatifs  dans une traduction maison, comme d’habitude.

Il y reprend presque mot pour mot l’affirmation faite en juillet 2000 par Gelbspan Ross,  éditeur du Boston Globe : « Non seulement les journalistes n’ont pas à rendre compte de ce que disent les scientifiques sceptiques, ils ont la responsabilité de ne pas en rendre compte ». Tout était déjà dit, et l’injonction scrupuleusement suivie par l’ensemble des médias, pour des raisons diverses et variées …

Jo Moreau

Les journalistes ont le devoir de ne pas être impartiaux quand il s’agit de changement climatique.

Le changement climatique se déroule comme une catastrophe au ralenti. Ses effets ne sont pas toujours immédiatement visibles, ce qui le rend beaucoup moins excitant que la consultation des tweets de Trump.

Si nous croyons qu’il s’agit du fait le plus important au monde,  ce qui est probablement le cas, et que vous regardez comment cela se traduit dans la couverture médiatique, il y a une terrible inadéquation entre l’importance historique de cette histoire et la couverture qui lui est réservée par les médias.

Tout est histoire de changement climatique. Il faut mettre cela en avant dans vos salles de rédaction. Qu’il s’agisse de l’immigration, de la sécurité, de la nourriture, de l’économie, de la politique, de tout ce qui est affaire de spécialistes, vous devez y impliquer le changement climatique.

Nous devons utiliser toutes nos compétences de journaliste pour dramatiser le sujet et rendre notre reportage inébranlable, car nous serons attaqués.

A la question ; « Le journalisme sur le changement climatique devrait-il être plus proche de l’activisme ? », Alan Rusbridger répond : Si vous croyez comme moi que la science est largement réglée, que le changement climatique est une terrible menace pour l’espèce humaine, si vous croyez que l’immense majorité de la science le confirme, alors nous avons le devoir de ne pas être impartiaux.

Nous avons le devoir d’adopter le point de vue des scientifiques et de ne pas perdre de temps à se demander s’ils ont raison ou non.

 

 

 

 

 

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