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10/09/2009

JE SUIS SIONISTE ET LIBERAL.

Visiteur curieux de forums en tous genre, et spectateur comme beaucoup de la vie politique en particulier, je suis interpellé par la tactique adoptée par certains qui consiste à vider un mot de sa signification première, pour lui en substituer une autre, plus conforme à leur propre vision des évènements.

Ce glissement sémantique est particulièrement vicieux, et se passe dans l’indifférence générale.

Le sionisme est un mouvement visant à l’établissement d’un état juif en Palestine (Larousse).

Un sioniste est donc un partisan de l’existence de l’état d’Israël.

Point à la ligne, ni plus, ni moins.

Peu à peu, ce terme a été détourné par ceux qui combattent l’état d’Israël, et se proclament dès lors antisionistes. Ceci équivaut, il faut bien s’en rendre compte, à être favorable à la destruction de cet état (et de ses habitants si possible).

Ils assimilent de cette manière tous les Israéliens, et par extension tous les juifs dans le monde censés être sionistes, non seulement aux extrémistes partisans du « grand Israël« , mais également à la conspiration juive mondiale, responsable de tous les maux de la terre.

 L’antisionisme est devenu le paravent commode de l’antisémitisme pur et simple.

Le meilleur exemple en est donné par l  « humoriste » Dieudonné, et son « parti antisioniste ». Il aurait pu l’appeler « pro palestinien » ou autrement, mais le terme « antisioniste », qui est rassembleur d’une partie de la population aussi bien autochtone qu’allochtone, permet désormais tous les débordements envers une autre catégorie de citoyens. Il adhère ainsi aux thèses terroristes du mouvement fondamentaliste Hamas, qui dans sa charte prône la destruction de l‘état d‘ Israël et l’éradication des juifs (notamment art 7 du chapitre premier). Par assimilation, il rend ce mouvement acceptable aux yeux d’un maximum de gens et notamment d’hommes et de femmes politiques belges.

Petit à petit, un sioniste n’est plus simplement un partisan de l’existence d’un état pour les juifs, mais est devenu à leurs yeux, et maintenant aux yeux d’une partie de la population, une monstruosité nazie exécutant l’holocauste des palestiniens.

Evidemment, tous les extrémistes juifs sont sionistes, mais tous les sionistes ne sont pas extrémistes !

Un autre exemple, moins tragique mais tout aussi insidieux sur le plan politique, se trouve dans l’utilisation actuelle par la gauche européenne, et belge en particulier, du terme libéralisme utilisé par eux dans le sens de financiérisme débridé ayant mené à la crise actuelle. Par extension, le terme « libéral » (associé au bain de sang social) est utilisé comme repoussoir contre les mouvements politiques et les hommes prônant la doctrine libérale.

On se souvient de la levée de boucliers ayant accueilli à gauche la déclaration du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, qui déclarait quelques jours avant le déclenchement de la crise actuelle qu’il était favorable au libéralisme, car il défendait la démocratie politique, les libertés individuelles et la libre entreprise. C’est évidemment un acte de foi qu’il n’oserait plus poser aujourd’hui …!

Quand on entend Elio Di Rupo -dans un bel élan populiste- pourfendre le libéralisme dans tous ses discours, mélangeant joyeusement idéologie et adversaire politique, j’ai toujours envie de lui demander : puisque vous luttez contre le libéralisme, que proposez-vous à la place ? Mais je n’assiste pas à ses meetings...

Bien sûr, tous les partisans des magouilles financières ayant débouché sur la crise sont libéraux (quoique …), mais tous les libéraux etc… !

Ce sont à mes yeux deux exemples de glissements sémantiques vers les interprétations les plus extrémistes de ces idéologies, afin d’y englober tous leurs partisans, utilisés par certains qui en vicient la signification afin de la faire coller à leurs propres fantasmes politiques.

 D’autres exemples existent , dans toutes les sphères de la vie sociale et politique, à vous de les découvrir …

Quant à moi, et bien je suis un sioniste libéral, dans les significations premières et seules valables, de ces mots devenus maudits pour certains.

Jo Moreau

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16:09 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : politique, sionisme, libéral, extrémisme | |  Facebook |

15/07/2009

UN CHOC INSTITUTIONNEL pour réveiller la Wallonie

Le gouvernement wallon est donc bientôt formé, et va pouvoir se mettre à l’ouvrage.

Quelles sont les perspectives de mise en œuvre de son plan, 500 pages de bonnes intentions proclamées, qui tomberont peu à peu dans l’oubli comme sont tombées dans l’oubli celles des gouvernements précédents.

Cela ne serait que du réchauffé, si nous ne nous trouvions face à deux échéances capitales : la crise, qui suivant certains n’est pas prête d’être terminée, et le dialogue (?) institutionnel, dont il est clair maintenant que les flamands attendent de voir arriver les wallons à genoux et la main tendue.

Car là gît le problème : il n’y a plus de sous, et il y en aura de moins en moins, si j’ose cette audacieuse formule de style, autorisée par les techniques budgétaires.

Ces deux problèmes s’imbriquent intimement, et il est indispensable maintenant que les francophones aient le courage politique, ou tout simplement la fierté retrouvée d’affronter l’inévitable grande réforme institutionnelle voulue par la Flandre.

Comme francophone, je me sens ulcéré de me voir représenté par des personnalités qui se réfugient derrière des notions dont leurs interlocuteurs n’ont que faire, pour tenter de s’opposer de toutes leurs forces à l’inéluctable.

En clair, j’en ai marre d’être redevable à la Flandre de ce qui n’est plus de la solidarité, notion qui ne doit être qu’une aide ponctuelle à une situation accidentelle, mais d’être un perpétuel assisté.

Nous devons tout d’abord considérer la limite politique imposée par l’International. Les nations européennes, dont beaucoup sont confrontées à des degrés divers à des problèmes nationalistes semblables à ce qui se passe chez nous, l’Ecosse pour la Grande-Bretagne, l’Espagne et plusieurs de ses régions, l’Italie, la France, et j’en oublie, problèmes qui pourraient déboucher sur une véritable balkanisation de l’Europe géographique qui a déjà commencé dans les …Balkans, alors qu’aucune organisation politique européenne ne peut prendre le relais. Car tel est le drame qu’occultent les régionalistes : l’Europe politique n’existe pas, et ce n’est pas demain qu’elle naîtra.

Pour d’autres raisons, dont la « visibilité » internationale de la Belgique, profitable aussi bien à la Flandre qu‘à la Wallonie-Bruxelles, un état belge continuera donc à exister. Mais que contiendra-t-il ?

Il convient d’abord de faire un bilan réaliste. Les régions belges ont un passé en commun, et qui remonte bien loin dans l’histoire. Ont-elles un avenir en commun ? C’est à leurs représentants d’en décider en toute lucidité en fonction de leurs sensibilités actuelles.

En fonction de la réponse, il faudra définir les matières laissées à la compétence des régions-états, et de l’état central. A mon sens, la seule solution durable et acceptable par tous, est un état central financé par les régions-états, gérant la politique étrangère, l’armée, la police criminelle et la sûreté de l‘état, un tronc commun de sécurité sociale, ainsi que certains organismes nationaux de coordination de compétences régionales comme la justice, les sports, les communications etc...

Les problèmes à résoudre seront bien entendu énormes, car il n’est ici pas question d’une capitulation des francophones en rase campagne, mais bien d’une négociation qui comprendra l’avenir de Bruxelles, et notamment son financement, en passant par la fixation définitive de la frontière linguistique acceptée par tous comme frontière d’état, y compris l’abandon des facilités. Il sera indispensable d’abandonner les demi-mesures, les non-dits, et les faux-semblants et les agendas cachés.

Les fameux « compromis à la belge » -dont nous nous gargarisons volontiers- ont longtemps fait effet, mais ont aussi mené à la situation inextricable que nous connaissons aujourd‘hui, en servant de camouflage à la réalité et en évitant soigneusement de résoudre clairement les problèmes qui se présentaient.

Les francophones devront également abandonner leur vision de l’organisation de l’état : ok pour tout modifier, à condition que rien ne change. Cet état d’esprit est également responsable de la situation inextricable dans laquelle nous nous trouvons.

Si nous parvenons à entamer ce dialogue entre ‘honnêtes hommes’, je suis persuadé que les positions extrémistes des uns et des autres s’estomperont, et que certains problèmes qui nous paraissent aujourd’hui insolubles trouveront une solution raisonnable.

Je suis aussi persuadé que cet électro-choc institutionnel est seul capable de sortir enfin la Wallonie de sa douce torpeur, et qu’un véritable renouveau politique et économique naîtra de cette évolution . A ce moment, ce ne sera plus un vœu pieux, mais une obligation incontournable.

Billets associés : voir dans la catégorie ‘institutionnel’ colonne de gauche.

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Jo Moreau

13:44 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, fédéralisme, dialogue communautaire | |  Facebook |

28/06/2009

LES FRANCOPHONES FACE AU CONFEDERALISME

La composition des gouvernements régionaux une fois bouclée, le communautaire va revenir au galop, n’en doutons pas, avec leurs super-stars Olivier Maingain d’une part, et Bart De Wever de l’autre.

Inutile de revenir sur l’historique du problème, et sur les origines du mouvement activiste flamand, qui fut -malheureusement pour lui- entaché deux fois peu ou prou dans la collaboration avec l’ennemi. Ce mouvement utilisa dans sa dialectique, la confusion facile entre le communautarisme linguistique et la réalité socio-économique de l‘époque.

Notons toutefois qu’à l’origine, le français était la seule langue reconnue en Belgique et le français fut imposé aussi bien aux flamands qu’aux wallons. Ces derniers acceptèrent sans réticence l’abandon de leurs dialectes, contrairement aux flamands qui tentèrent d’unifier les leurs vers l’Algemeen Beschaafd Nederland, ce qui n‘est d‘ailleurs pas gagné.

Mon propos dans ce billet n’est pas de relever tous les excès du nationalisme flamand, depuis le Walen buiten, (rappelant le sinistre Jüden raus), jusqu’aux prises de position actuelles à la limite du racisme, mais j’aimerais relever certaines attitudes francophones, que notre opinion publique préfère soigneusement occulter.

Le citoyen flamand a longtemps traîné derrière lui l’image d’un paysan, qui avait avantage à rapidement parler le français sous peine de sous-développement éternel. Ce type de mentalité parmi une large frange de la population francophone, surtout bruxelloise, était une réalité jusqu‘à un passé fort proche. Sans remonter à Mathusalem, lors des premières « mars op Brussel » des années 60, les affichettes brandies par les opposants francophones portaient : « keer naar uw dorp », ce qui était bien le reflet d’un sentiment général de mépris.

Sous la pression d’une attente de reconnaissance de l’identité flamande, les francophones ont accepté le fédéralisme du bout des lèvres, avec l’arrière-pensée : d’accord pour le fédéralisme, à condition que rien ne change. Cette attitude n’est pas sans responsabilité dans l’attitude des milieux flamands modérés, bien obligés dès lors de courir derrière les plus nationalistes.

Après plusieurs dizaines d’années (et combien de milliards d’euros ?) de transferts Nord-Sud, tout le monde doit bien constater que dans le sud du pays, rien n’évolue dans un sens positif, et que la mentalité immobiliste et frileuse d’une large part de la population wallonne n’est pas prête d’évoluer.

Inutile de se voiler la face, de part et d’autre, et chacun sûr de son bon droit, l’escalade communautaire nous placera sous peu devant un blocage des institutions. Cette escalade est bien sûr alimentée aussi bien par les prises de position de plus en plus extrémistes des milieux flamands, que par le blocage francophone systématique aux demandes flamandes , aussi justifiées soient-elles.

Par exemple, lorsque les flamands demandent un effort pour se débrouiller dans leur langue sur leur propre territoire, certains milieux francophones sont prêts à un appel aux casques bleus…

Il me parait évident que les choses sont allées maintenant trop loin que pour espérer un rabibochage définitif.

Plutôt que de s’épuiser en négociations communautaires successives, les deux communautés (pardon à la communauté germanophone) ont maintenant avantage à se mettre autour d’une table, et à négocier la mise sur pied d’un état confédéral, où chacune d’entre elles assumera le maximum de compétences.

L’Etat belge, financé par les Régions autonomes, ne subsisterait que dans les compétences de politique extérieure, de défense, de justice, et d‘un tronc minimal de sécurité sociale.

Repartant ainsi sur des bases franches et assainies, en-dehors de tout agenda caché, rien n’empêchera les régions d’établir entre elles des accords de coopération dans tous les domaines possibles, entre partenaires égaux et dans le respect mutuel.

Cela obligera bien sûr la Région Wallonne à des efforts considérables vers une autonomie économique, et une gestion pragmatique de ses moyens, avec toutes les conséquences politiques que cela sous-entend. Mais cela aidera sans conteste à l’assainissement de bien des choses …

Billet associé : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/05/09/bel...

Jo Moreau

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16:54 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fédéralisme, flandre | |  Facebook |

20/06/2009

LES DEBORDEMENTS SYNDICAUX.

L’action syndicale fut et reste primordiale pour la défense des intérêts des salariés, surtout dans la situation actuelle, où beaucoup d’entreprises licencient du personnel, soit par obligation devant des carnets de commande vides, soit par opportunisme dans l’optique d’une délocalisation future.

C’est grâce à l’action syndicale que des conditions souvent à peine décentes sont faites aux travailleurs licenciés.

Là où le bât blesse, c’est lorsque cette action dérape, principalement vers des grèves sauvages de plus en plus fréquentes, des piquets de grève où une minorité impose sa loi, des prises en otage de cadres ou de dirigeants, de consignes de votes en faveur d’un parti qui en devient ainsi l’obligé.

Dans l’immédiate après-guerre, il fallut une vigoureuse action des dirigeants de la FGTB pour assainir celle-ci, par l’expulsion des délégués provenant de l’extrême-gauche qui l’avaient infiltrée. Cela ne se fit pas sans heurts violents et grincements de dents.

Je suis persuadé q’une action similaire est aujourd’hui indispensable, si on veut éviter des lendemains qui déchantent. L’infiltration actuelle des syndicats par des éléments incontrôlés, notamment issus du PTB+ et d‘autres mouvances d‘extrême-gauche , est évidente.

Ce type de parti ou de mouvement à la représentation politique négligeable, mais dont les idées ont en sous-main un succès certain dans plusieurs milieux y compris pseudo-intellectuels, a évidemment avantage à pourrir la situation sociale , et fait tout pour envenimer les choses. Son objectif est le chaos, sur lequel il rêve de pouvoir bâtir la révolution finale tellement souhaitée.

Cette forme d’action syndicale de plus en plus dévoyée est encouragée par l’inertie ou la lâcheté du pouvoir, surtout en Wallonie, qui n’ose pas réagir devant cette emprise grandissante de mouvements qui n’ont par ailleurs aucune légitimité démocratique. Et l’étonnement va croissant quand la Justice fait preuve d’un laxisme inexplicable pour des faits qui, causés par d’autres en d‘autres lieux, verraient s’abattre des peines sévères.

Les mouvements de grève sauvage, surtout perceptibles dans les services publics , sont une insulte au bon sens quand on connaît les garanties dont bénéficient ces salariés du secteur public. Elles sont souvent déclenchées pour un oui ou pour un non, sous couverture de motifs de sécurité du personnel ou des usagers, que tout le monde ou à peu près est bien obligé de trouver légitime. Mais qu’en serait-il si suite à l’agression physique ou verbale d’un d’entre eux, tous les employés de banque se mettaient chaque fois en grève, ou les libraires, ou …etc etc…

Les piquets de grève sont une autre déviance du combat syndical, quand une minorité d’individus, parfois même extérieurs à l’entreprise, en bloque les activités ou prennent le public en otage. L’action d’un piquet de grève est parfois nécessaire dans la prise de conscience d’un problème, mais doit être dissocié du droit de grève en lui-même, et son action en être strictement limité dans le temps.

Vient enfin la prise d’otages, action relativement récente en elle-même totalement injustifiable.

Le droit de grève doit être intégralement protégé, dans le cadre légal qui lui est imputé. Ses excès doivent être combattus, car dévoyés par certains au profit de buts inavoués.

Dans les années 1980, aux USA, 30.000 contrôleurs aériens furent licenciés suite à une grève sauvage. Hier, LCI annonçait qu’en Grande-Bretagne, Total licenciait 900 salariés pour le même motif.

On peut s’offusquer de telles mesures, mais sont-elles vraiment excessives lorsqu'il y a rupture aussi flagrante des accords sociaux conclus ?

Jo Moreau

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18/06/2009

DIDIER REYNDERS RESPONSABLE DE L'ECHEC ?

Maintenant que les élections sont derrière nous, il faut s’interroger sur les raisons de ce qu’il faut bien appeler l’échec relatif du MR.

Je suis persuadé que le cumul de mandats de Didier Reynders entre le poste de ministre des finances, très exposé ces derniers mois, et celui de président de parti, soit figure de proue lors de la campagne électorale, est la première et principale cause de la fuite des électeurs MR potentiels vers d‘autres horizons.

Il y eut d’abord la crise financière, où il fut bien sûr fortement impliqué dans le sauvetage des banques, et qui est apparu comme le sauvetage des banquiers aux yeux d’une propagande au raz des pâquerettes.

Mais ni le MR, ni DR ne fut capable de renverser cette impression aux yeux d’une large couche de la population pour laquelle il reste étroitement lié au déroulement de cette crise.

DR a été largement médiatisé ces derniers mois dans l’affaire Fortis, et s’il a donné l’image d’un homme apte à prendre une décision dans un environnement « paniqué », il est aussi apparu comme quelqu‘un qui se cramponne coûte que coûte à son objectif, refusant même ne fut-ce que d’envisager d’autres éventualités.

Cette attitude rigide a sûrement incommodé les partisans d’une solution « belgo-belge », nombreux parmi la population même s’il s’agissait d’une position sentimentale, ce qui reste d’ailleurs à démontrer. Plusieurs acteurs du monde financier en effet étaient favorables à cette solution.

La confusion entre les actes d’un ministre des finances se retrouvant au centre d’une crise, et d’un président de parti en campagne électorale, confusion largement entretenue par ses adversaires (mais c’est de bonne guerre) est certainement une cause première de la défection d’une bonne partie du corps électoral.

Il faut en tirer une conclusion, bien dans l’air du temps : le cumul de mandats entre celui de président de parti, et celui de ministre surtout dans un poste sensible, doit être banni. Non seulement et surtout pour des motifs éthiques, mais également pour des motifs de stratégie politique.

Reste son attitude vis-à-vis du PS, que beaucoup ressentirent comme une attitude méprisante vis-à-vis non seulement d’un parti, mais aussi d’une partie non négligeable de la population. Une phrase malheureuse lors de moments cruciaux, peut avoir des conséquences énormes, et un président de parti ou son staff, doit être capable de maîtriser ce qui peut apparaître comme un sentiment de supériorité ou de dédain.

On pouvait aussi pointer son langage corporel lors de plusieurs débats télévisés, quand il arborait un large sourire condescendant aux propos de son adversaire principal.

Il y a ensuite le laxisme apporté à rechercher ou à poursuivre la grande fraude financière, qui n’est peut-être pas à imputer à DR personnellement, mais dont on peut au moins penser qu’il ne fut pas à la pointe du combat…

Enfin, le MR donne l’image d’un rassemblement de personnalités, mais aussi d’une réelle absence de vision commune d’un projet pouvant apporter des solutions concrètes aux problèmes que rencontrent -ou craignent de rencontrer- de nombreux citoyens. Et si des propositions existent, elles ne reçurent pas la publicité nécessaire.

Donc DR apparaît bien comme le responsable -direct ou indirect- de l’échec, combiné à l’incompétence de son bureau de « propagande et contre-information », pour autant que celui-ci existe ...

Il apparaissait déjà bien avant la date du scrutin, qu’une très importante partie des électeurs (30 à 40%) étaient indécis. L’image donnée par DR et son appareil ne fut pas propice à rallier un nombre suffisant de ces indécis.

Jo Moreau

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18:52 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, élections, cumul, didier reynders, politique | |  Facebook |

16/06/2009

LE CHOIX DE L'ELECTEUR

Nous voici fixés : ECOLO et le CDH ont choisi le PS, dans un grand mouvement de changement, voulu par l‘électeur. (ceci est un trait d’humour …)

Car c’est bien ce que nous disaient tous les commentateurs : le citoyen a voté pour le changement.

Plus que jamais, l’inanité des élections à la belge éclate au grand jour : quel que soit le résultat des urnes, l’électeur n’a définitivement pas voix au chapitre.

Les élections ne sont là que « pour mémoire », pour faire joli dans le paysage des pays démocratiques et pour continuer à faire partie de leur club. Mais plus que jamais, il s‘agit ici de particratie et non de démocratie.

Car chacun des dirigeants de partis participant à la négociation le déclare : nous respectons le choix de l’électeur. Si ces négociations échouent, et que le CDH et ECOLO se tournent vers le MR, (politique-fiction) ils ne manqueront pas de nous ressortir exactement la même phrase, la main sur le coeur.

On voit aussi les limites d’un système où ceux qui décident de l’orientation politique d’une région, sont les partis ayant recueilli le moins de voix.

Un des points principaux du programme sera une meilleure gouvernance, qui semble toutefois limitée à l’interdiction du cumul des mandats. On verra ce qui en sera après quelques mois, mais ce point n’est qu’un détail dans l’immense chantier d’une meilleure gouvernance, car il faut y ajouter les dépenses énormes dans par exemple la constellation des ASBL, des intercommunales, des organismes en tous genres qui coûtent très cher au contribuable et dont la pertinence reste à démontrer.

Pour ma part, je ne peux imaginer qu’un président qui n’a pas été capable d’imposer un minimum d’éthique parmi les cadres dirigeants de son propre parti, et ce depuis plus d’une dizaine d‘années, ait la prétention de gouverner plus blanc (ou plus vert) en quelques mois. Il n’en a d’ailleurs apparemment pas le pouvoir, au vu de la structure de son parti, mais là je peux me tromper.

Il est urgent que, par une réforme de la loi électorale, le citoyen soit réconcilié avec la démocratie. Plusieurs systèmes sont envisageable, depuis le système majoritaire à deux tours pur et simple (comme l’élection présidentielle en France), jusqu’à un système où le citoyen devrait se prononcer sur les coalitions proposées.

Pour l’heure, le système donne raison au nez rouge du PTB.

Il faut également que les choix proposés , notamment par ECOLO et les partis ayant sauté dans le train en marche de l‘écologie, aient fait l’objet de débats ouverts, impartiaux et clairs, aussi bien sur le nucléaire que sur l’importance donnée au caractère anthropique du réchauffement climatique, tous domaines qui vont profondément influer sur le développement énergétique et économique de notre pays et d‘ailleurs, confronté à l‘explosion démographique et du désir de mieux vivre et de consommation des populations mondiales.

Car il faudra bien discuter des choix de société en partant de bases scientifiques solides, et non d’un paralysant principe de précaution appliqué à tort et à travers, au profit de solutions durables convenablement étudiées, et éviter un joli flop illustré par les bio-carburants, qui nous ont déjà coûté pas mal d’argent.

Jo Moreau

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20:15 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, particratie, démocratie | |  Facebook |

12/06/2009

L'APRES ELECTIONS, ou la démocratie confisquée.

Vous avez voté ? Bravo et au-revoir, car on ne vous demandera plus votre avis avant plusieurs années. Maintenant, laissez faire ceux qui détiennent la connaissance , ceux que vous avez ou non élus, des gens sérieux qui savent mieux que vous ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Voici venir le moment privilégié où ils se retrouvent enfin entre eux, débarrassé de cette campagne électorale où tout fut discuté, sauf les vrais problèmes, où chacun a pu contenter son ego devant les caméras, exposer un programme dont tout le monde sait parfaitement qu’il ne pourra être mis en application.

Le grand rendez-vous est pris pour mettre au point ce fameux accord de coalition pour lequel vous n’avez rien à dire, et dont vous n’avez d’ailleurs rien à cirer car mieux que quiconque, vous savez que dans notre système électoral, « plus ça change, et plus c’est la même chose ».

Plusieurs se poussent en avant, depuis Demotte jusque Louis Michel, afin de pouvoir coiffer l’autre au poteau, et s’autoproclamer Président de la Région Wallonne, car là non plus on n’a pas demandé votre avis.

D’ailleurs chacun sait que vous n’êtes pas assez qualifié pour le donner.

Ce fameux accord de gouvernement, disais-je , assez dilué pour plaire à tous ceux qui devront s’en accommoder , assez fadasse pour que rien ne bouge, et surtout assez flou pour qu’aucune décision un peu trop volontariste soit appliquée.

Et nous allons bientôt retourner dans le train-train quotidien de l’envasement d’une région, qui continuera à s’embourber dans les méandres de ses faiblesses pourtant dûment répertoriées : éducation, goût de l’effort, respect des autres et de l’environnement, éthique, courage politique, frein à l‘assistanat et aux subsides tous azimuths.

Plus que jamais, pour sortir de l’immobilisme politique et social, je suis partisan d’un scrutin majoritaire à deux tours qui, s’il est loin de tout régler, permet au moins un exercice plus ouvert et plus sain de la démocratie, et ne plus la voir confisquée par les présidents de partis.

 Jo Moreau

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19:29 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : wallonie, élections, démocratie, particratie | |  Facebook |

09/06/2009

INDECROTTABLES, CES WALLONS ?!

Les résultats des élections sont maintenant connus, et , divine surprise, il ne s’est rien passé ou à peu près.

Je parle bien entendu du rapport de force entre libéraux et socialistes, sans évoquer le cas Ecolo.

Et d’aucun de s’étonner et de condamner ces satanés wallons,décidément engoncés dans leur assistanat et incapables du moindre effort pour s’en sortir.

Je pense que la majorité de ces censeurs n’est pas consciente de la réalité de la Wallonie en général, et du Borinage (que je connais parce que j’y habite) en particulier.

Ils devraient se balader dans certains patelins de cette région, où la misère et la détresse sociale règnent en maître.

Les habitants ne sont pas capables d’un raisonnement de salon, et quand on leur dit que les libéraux (entendez le MR) réservent l’argent aux banquiers, ils le croient (d’autant plus que certains économistes le croient aussi…) Quand on leur dit que les libéraux sont avides de traquer les fraudes sociales, mais agissent pour enterrer les fraudes fiscales, ils le croient (et peut-être ne sont-ils pas les seuls).

Pour eux, à tort ou à raison, ils ressentent le PS (ou le syndicat, c’est kif-kif) à leurs côtés dans les moments de détresse, d’autant plus que ceux qui ont encore le courage et la ténacité de chercher un emploi, ont des monceaux de lettres envoyées, sans jamais aucune réponse. Alors à quoi bon continuer ?

Quant à ceux qui ont encore un emploi, la question qu’ils se posent est : pour combien de temps encore ?

Il y a en Wallonie 250.000 demandeurs d’emploi indemnisés, plus ceux qui sont en stage ou en formation, plus ceux qui sont dispensés de recherche d’emploi, plus ceux qui émargent du CPAS. Cela fait combien de personnes ? 400.000 ? Je ne sais pas , je n’ai pas recherché les chiffres. 400.000 personnes qui se débrouillent comme elles peuvent, avec leur loyer, leur chauffage et leurs dettes.

Vous avez 400.000 emplois à leur proposer ?

Quel espoir le MR leur donne-t-il ? Certains leur reprochent d’avoir encore voté PS, après tout ce qu’on sait, mais raisonnablement, quel autre choix ont-ils ?

Et surtout, quel autre choix leur a-t-on donné ?

Dans la crasse et la misère pour certains d’entre eux (non, ce n’est pas du misérabilisme mais la réalité), et dans l’absence totale d’espoir en l’avenir pour les autres, une situation où on ne peut demander un raisonnement élaboré sur les mérites comparés du libéralisme et du socialisme, qu’auriez-vous fait à leur place ?

Ecolo leur passe par-dessus la tête, et n’est à leurs yeux qu’un parti d’intellos de salon. Quant au CDH, -humanisme, kèksèksa ?- n’en parlons même pas.

Avant de condamner ou de s’esbaudir, essayons de comprendre et surtout , de proposer une alternative valable.

Jo Moreau

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16:19 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : élections, région wallonne | |  Facebook |

05/06/2009

MARQUES WALLONNES PRESTIGIEUSES

Les difficultés actuelles de Royal Boch, et les bruits qui ont couru à cette occasion, mettent en évidence le risque d’évasion des quelques marques prestigieuses que compte encore la région wallonne.

Je pense ici à Royal Boch, Val Saint Lambert, FN, Eaux de Spa et j’en oublie sans doute même s’il n’en reste plus beaucoup.

Il serait peut-être judicieux qu’au gré de modifications de l’actionnariat ou de difficultés financières, la région devienne propriétaire de la marque, celle-ci étant simplement mise à disposition du nouvel actionnaire, et conditionnée au maintien de sa production locale .

On pourrait sans doute ainsi éviter que Royal Boch soit un jour produit sous sa marque en Chine, ou Val Saint Lambert à Hong-Kong.

 

Jo Moreau.

17:59 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wallonie, industrie, délocalisation | |  Facebook |

01/06/2009

MARRE DE SUBSIDIER MON VOISIN !

Mon voisin a une bien belle maison, et je l’envie un petit peu, moi qui n’ai qu’une très petite maison, et pas toujours les sous pour l’embellir. (jaloux …!)

Alors , quand je le vois installer des panneaux solaires photovoltaïques et en profiter pour refaire l‘isolation de la toiture, une nouvelle chaudière ultra-performante, un système d’alarme tout neuf , des double vitrages partout, j’ai bien regretté de ne pouvoir l‘imiter, et réaliser comme lui de confortables économies.

Mais quand j’ai appris que je subsidiais une partie non négligeable de ses travaux, (en plus de la prime qu’il a perçue à l’achat de sa nouvelle voiture -faute de moyens, je conserve mon vieux clou- ) alors là, j’ai râlé sec.

Et je ne savais pas encore qu’il allait en plus bénéficier de confortables réductions d’impôts…

Et voilà que s’il avait un peu attendu, il aurait eu droit à un « prêt vert », dont 1,5% d’intérêt sera pris en charge par … les contribuables lambda. Ben voyons …

Et j’ai entendu parler récemment de primes pour les propriétaires qui rénovent leurs habitations.

Je me suis dit que nos politiciens exagéraient un peu beaucoup avec l’argent des autres, soit celui des contribuables tels que vous et moi.

Je suis totalement opposé à ces primes tous azimuts, payées à quelques-uns par l’ensemble des citoyens, souvent bien moins nantis que les bénéficiaires !

A l’heure de la paupérisation d’une partie importante de nos concitoyens, suite notamment aux charges énormes sur les salaires auxquelles participent ces fameuses primes, je pense que la solidarité pourrait s’exercer de façon plus sociale que de promouvoir ce genre d’équipements au profit de personnes qui , pour la plupart, n’ont certainement pas besoin de ces aides. Il me semble urgent de concevoir un ordre de priorité drastique dans les dépenses prévues, alors que les rentrées budgétaires vont en s’amenuisant.

Dans le cas présent je concevrais tout au plus des prêts à taux réduit -ou même à taux zéro-, mais certainement pas de remboursement en cash cumulées à des économies d’impôts, payées par moi et par vous.

Jo Moreau 

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? Laissez-moi votre commentaire !

17:14 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, primes, climat | |  Facebook |