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12/05/2009

POUR UNE NOUVELLE LOI ELECTORALE

Aujourd’hui, le citoyen constate que son vote n’a qu’une influence infime sur la direction politique du pays.

La faute en incombe au système électoral, qui dans les faits, impose une coalition pour recueillir la majorité requise pour l’exercice du pouvoir. Si ce système apporte une certaine modération dans les orientations politiques et économiques, il empêche un choix clair du citoyen dans l’orientation politique qu’il souhaite donner à sa région. Il a donc l’impression -justifiée- que quel que soit son vote, celui-ci n’a aucune influence sur la direction du pays, et qu’en définitive la démocratie est en fait confisquée par les états-majors des partis.

En effet, les coalitions obligatoires post-élections, font qu’un accord de gouvernement qui s’en dégage n’a plus rien à voir avec les programmes des partis pour lesquels le citoyen a voté. Afin de redonner du sens à l’exercice de la démocratie , nous préconisons l’adoption d’une nouvelle loi électorale au niveau régional, aussi susceptible d’apporter une solution à la multiplication d’élections qui aboutit à une campagne électorale permanente, source de paralysie de la vie politique.

Donc, 3 objectifs :

1. Davantage de démocratie. 2. Prendre en compte l’organisation régionale de la Belgique, tout en ménageant l’équilibre au niveau fédéral. 3. Regrouper les élections régionales et fédérales , une fois tous les 4 ans.

Comment ?

NIVEAU REGIONAL L ‘élection régionale se passera sur le principe d’un scrutin majoritaire à 2 tours. Chaque parti autorisé à se présenter désigne son candidat, qui mènera la campagne électorale. Les deux candidats ayant recueilli le plus de voix se présentent au second tour, qui a lieu 15 jours plus tard.

Entre les deux tours, des alliances peuvent se former mais un programme clair devra être présenté aux citoyens. 

Le candidat vainqueur au 2e tour est nommé ministre-président de sa région. Celui-ci ne pourra exercer aucune autre fonction au niveau du gouvernement fédéral ou de son parti.

Le parti (ou coalition) vainqueur au 2e tour est assuré d’obtenir au minimum la majorité des sièges au parlement régional. Le solde des sièges est réparti entre les autres partis ayant obtenu au minimum 5% des voix, au prorata des voix obtenues au 1er tour. Le ministre-président régional élu formera ensuite son gouvernement.

L’électeur aura ainsi le choix entre des programmes impliquant une orientation politique claire de sa région. Il y aura obligation d’exercer le mandat pour lequel on a été élu.

NIVEAU NATIONAL L’élection pour le parlement national aura lieu en même temps que le second tour de l’élection régionale. La répartition des sièges se fera à la proportionnelle sans modification fondamentale avec la situation actuelle, au vu de l‘organisation politique et communautaire actuelle du pays.

Les députés élus seront obligatoirement ceux ayant obtenu le plus de voix sur leurs listes respectives. Chaque député élu aura l’obligation d’assumer son mandat, et ne pourra se désister pour remplir un autre mandat politique, à l’exception éventuelle d’un mandat ministériel au niveau régional.

Jo Moreau

18:23 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, région wallonne, démocratie | |  Facebook |

09/05/2009

BELGOTOPIA, un acte de foi ?

BELGO, parce que j’ai toujours été attaché à mon pays, notion complètement ringarde à l’heure actuelle, ok inutile de me le rappeler.

Etre conscient de vivre sur un territoire géographique connu depuis plus de 2000 ans sous l’adjectif qualificatif « belgique », être intégré à sa façon de vivre, de voir le monde d’un œil critique et quelque peu détaché, d’avoir dégoûté ses multiples occupants tout en ayant conservé plus que le souvenir dans la pierre et au sein de ses familles, avoir été à la pointe de maints progrès économiques et sociaux me procure la conscience de mon identité bien particulière.

Ceux qui s’intéressent un tant soit peu à l’histoire savent que si la Belgique n’existe que depuis 1830 comme Etat, après un bref épisode en 1790 (Les Etats Fédéraux Belgiques Unis), ce territoire était qualifié déjà de belgique dans de très nombreux ouvrages depuis l‘époque romaine, je ne citerai que le Prince de Ligne, ou même de Nostradamus (!) qui parle notamment du « Grand Prince belgique« , les « Leo Belgicus«  des cartes du Xvlle siècle. Et je vous épargne bien sûr le grand Jules. Pour les numismates, la mention « Ad usum belgii austr » sur les monnaies autrichiennes du Xvllle etc…

Tout cela démontre à mon avis la singularité d’une région qui avait des spécificités bien établies à défaut d’une existence politique. A ceux qui dénoncent le caractère soi-disant artificiel de notre pays, je leur demande s’ils connaissent un seul Etat -hors la période contemporaine- qui se soit fondé sur base de la volonté populaire ? Tous, je dis bien tous, existèrent de par la volonté d'une élite, dans le sens large du terme.  

Si certains voulaient quitter cet ensemble politique très particulier pour un avenir autonome, et après tout ce serait leur droit le plus strict, je suis partisan de continuer l’aventure belgique, en dehors de tout rattachement à un autre ensemble plus vaste qui ne m’apporterait rien, bien au contraire.

Et je suis révolté de voir ce pays aux mains d’imposteurs, incapables de s’élever au rang d’hommes (et de femmes) d’Etat après avoir confisqué la démocratie.

TOPIA, car je voudrais ne rejeter aucune idée, et je me retrouve dans cette définition de « UTOPIE : forme de gouvernement idéal « .

Bon week-end !

Jo Moreau

17:30 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |