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03/12/2012

LES SUITES D'UNE AUDITION DEVANT LA COMMISSION CLIMAT.

réchauffement climatique,changement climatique,GIEC,CO2,politique,Le 13 mars 2012, de concert avec le chimiste Istvan Marko, le philosophe Drieu Godefridi a notamment pu exposer devant la « Commission Climat » du Parlement, le thème qu’il a magistralement développé dans son livre remarquable « Le Giec est mort, vive la Science ».

Il y démontre qu’au vu de sa composition, de ses compétences et de son fonctionnement, le GIEC n’est pas un organisme scientifique, mais une organisation politique à caractère scientiste.

Je vous avais déjà entretenu de ce sujet et de certaines réactions: http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/03/14/le-...

 La contre-attaque de la garde rapprochée des tenants de la Vérité Climatique était prévisible et ne tarda pas, utilisant les arguments éculés qu’on lui connaît, et relayée comme d‘habitude par des médias plus préoccupés par la défense d’une propagande idéologico-politique entièrement acquise à la cause des environnementalistes, que par une information complète et objective.

Drieu Godefridi détaille les avatars de cet épisode dans le style brillant et incisif qu’on lui connaît, dans un article publié dans le média Contrepoints, que je vous invite vivement à lire dans son intégralité : http://www.contrepoints.org/2012/11/19/104874-climatologi...

 Je me contenterai ici de reprendre sa conclusion:

(…) De cette humble incursion dans la galaxie du GIEC, tirons les constats suivants :

- La galaxie du GIEC est un fait ; sa ramification dans chacun des domaines d’activités de nos sociétés, de la faculté à la presse écrite, de la télévision à la culture, en passant par les partis politiques, le Parlement, le monde de la finance et les associations environnementales est d’une ampleur qu’on ne peut qualifier que de formidable ;

- En puissance et en rapidité, la capacité de mobilisation médiatique de la galaxie du GIEC, même à l’échelon national, est un modèle du genre ;

- La coordination, en temps et en substance, des différentes composantes de la riposte aura été parfaite ;

- Pas un seul de nos contradicteurs, à l’exception de F. Gemenne, ne prit la peine d’opposer le moindre argument à notre analyse critique de la structure mixte du GIEC ;

- L’usage de procédés et d’attaques ad hominem comme substituts à l’argumentation est systématique ;

- Le refus d’un débat public contradictoire est, à ce jour, sans exception.

On peut voir dans cette riposte protéiforme et magistralement coordonnée à ce qui n’aura été qu’une audition de deux heures, un terrible aveu de faiblesse.(…)

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

10:31 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : réchauffement climatique, changement climatique, giec, co2, politique | |  Facebook |

26/11/2012

TROISIEME CONFERENCE SUR LE CLIMAT A L'ACADEMIE ROYALE

Ce mercredi 28 novembre se tiendra à l’Académie Royale de Belgique, la troisième et dernière des conférences consacrées à la controverse sur les changements climatiques. Au cours de celles-ci, des professeurs d’université auront développé dans le champ de leur compétence, une conception différente de celle du GIEC, ce qui est en soi un évènement dans le paysage « climatique » belge, entièrement soumis à la cause de cet organisme.

Cette réunion est ouverte à tous, et se tiendra au Palais des Académies, 1 rue Ducale à Bruxelles à partir de 17 heures. L’entrée est gratuite.

http://www.academieroyale.be/cgi?usr=wcw8cnmmdr&lg=fr...

 Le conférencier sera : Monsieur Henri MASSON, PhD, Ingénieur, Ancien vice-président de la Société Royale Belge des Ingénieurs et Industriels, Professeur d’Economie Appliquée de l’Université d’Anvers. Voir notamment : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/02/07/un-...

Et son intervention portera sur "La prédictabilité du climat".

Jo Moreau.

10:10 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, doha, co2 | |  Facebook |

16/11/2012

LA BBC ET L'INFORMATION CLIMATIQUE

Une nouvelle affaire secoue le monde des blogs, à défaut d’émouvoir nos médias : il y a de la boue qu’il vaut mieux ne pas remuer, surtout lorsqu’on risque de y retrouver sa propre image….

Mais de quoi s’agit-il ?

La BBC a toujours été citée en exemple pour la qualité de son information, indépendante parait-il de toute influence extérieure. Dans le domaine des changements climatiques, elle a depuis longtemps suivi la voie tracée au bulldozer par le GIEC, et a très largement ouvert ses antennes aux partisans de la responsabilité humaine sur les changements climatiques.

Pour s’en justifier, elle se retranchait derrière la décision d’un séminaire de « 28 meilleurs experts scientifiques » qui furent réunis à son initiative le 26 janvier 2006, sur le thème «le changement climatique et son impact sur le développement» et sur «les défis auxquels fait face la télévision dans la couverture de cette question".

La conclusion fut que le débat scientifique était définitivement clôt, que l’homme était bien responsable du réchauffement en cours et qu‘il était dès lors inutile et même dommageable de donner la parole à ceux qui étaient en désaccord avec cette théorie.

L’identité de ces 28 experts fut toutefois officiellement tenue secrète, jusqu’à ce que récemment, un blogueur aussi efficace qu’obstiné, Monsieur Morabito, en découvre l‘énumération. http://omnologos.com/author/omnologos/

 Et là, il apparaît que parmi ces « 28 meilleurs experts scientifiques » , seuls quelques-uns peuvent se parer de cette étiquette, d’ailleurs tous aveuglement acquis aux théories du GIEC, les autres étant membres ou proches de la mouvence des activistes écologiques soit des journalistes.

Voici cette fameuse liste.

Robert May, Oxford University and Imperial College London- Membre du Comité sur les changements climatiques du Gouvernement Britannique .

Mike Hulme, Director, Tyndall Centre, University of East Anglia- Lead Author of IPCC (GIEC) AR3 -

 Blake Lee-Harwood, Head of Campaigns Greenpeace : élaboration des stratégies sur le changement climatique - Spécialiste en Sciences biologiques

Dorthe Dahl-Jensen, Professeur Niels Bohr Institute, Copenhagen

Michael Bravo, Scott Polar Research Institute, University of Cambridge

Andrew Dlugolecki, Insurance industry consultant

Trevor Evans, US Embassy Colin Challen MP, parlementaire travailliste, a fondé le Groupe Parlementaire Interpartis sur les changements climatiques. A demandé un prime time de 2 heures par semaine à la BBC sur les dangers du réchauffement climatique.

Anuradha Vittachi, journaliste - Director, Oneworld.net

Andrew Simms, Policy Director New Economics Foundation.

Claire Foster, Church of England

Saleemul Huq, Membre International Institute for Environment and Développement-Directeur fondateur de International Centre for Climate Change (Bengladesh); Lead Author IPCC (GIEC) AR2 -

Poshendra Satyal Pravat, chercheur et consultant en sciences environnementales notamment Open University; Bird-Life International.

Li Moxuan, Climate campaigner, Greenpeace China

Tadesse Dadi, Charity Tearfund Ethiopia

Iain Wright, CO2 Project Manager, British Petroleum International

Ashok Sinha, physicien; activiste environnementaliste , mouvement Stop Climate Chaos

Andy Atkins, Advocacy Director, Campagne de charité Tearfund, executive director of Friends of the Earth.

Matthew Farrow, CBI responsable des solutions environnementales incluant le réchauffement climatique - Confederation of British Industry

Rafael Hidalgo, TV/multimedia producer

Cheryl Campbell, Executive Director, Television for the Environment

Kevin McCullough, Director RWE, secteur Energies Renouvelables

Richard D North, Think Tank Institute of Economic Affairs

Steve Widdicombe, Responsable scientifique Plymouth Marine Labs, biodiversité et écosystèmes marins.

Joe Smith, Maitre de conférence en environnement The Open University, dont l’Engagement du Public et des Médias, avec de nombreuses réalisations sur le climat avec la BBC.

Mark Galloway, Director, International Broadcasting Trust. Lobbying associations environnementalistes.

Anita Neville, E3G

Eleni Andreadis, diplômée Harvard University Public and Environmental Policy -- Government Strategy - Chercheuse Friends of the Earth

Jos Wheatley, Global Environment Assets Team, Department For International Development.

Tessa Tennant, Chair, Association for Sustainable and Responsible Investment in Asia, Board member of The Calvert World Values Fund, Washington DC and an adviser to the UNEP Finance Initiative

BBC attendees: Jana Bennett, Director of Television Sacha Baveystock, Executive Producer, Science Helen Boaden, Director of News Andrew Lane, Manager, Weather, TV News Anne Gilchrist, Executive Editor Indies & Events, CBBC Dominic Vallely, Executive Editor, Entertainment Eleanor Moran, Development Executive, Drama Commissioning Elizabeth McKay, Project Executive, Education Emma Swain, Commissioning Editor, Specialist Factual Fergal Keane, (Chair), Foreign Affairs Correspondent Fran Unsworth, Head of Newsgathering George Entwistle, Head of TV Current Affairs Glenwyn Benson, Controller, Factual TV John Lynch, Creative Director, Specialist Factual Jon Plowman, Head of Comedy Jon Williams, TV Editor Newsgathering Karen O’Connor, Editor, This World, Current Affairs Catriona McKenzie, Tightrope Pictures catriona@tightropepictures.com

BBC Television Centre, London (cont) Liz Molyneux, Editorial Executive, Factual Commissioning Matt Morris, Head of News, Radio Five Live Neil Nightingale, Head of Natural History Unit Paul Brannan, Deputy Head of News Interactive Peter Horrocks, Head of Television News Peter Rippon, Duty Editor, World at One/PM/The World this Weekend Phil Harding, Director, English Networks & Nations Steve Mitchell, Head Of Radio News Sue Inglish, Head Of Political Programmes Frances Weil, Editor of News Special Events

Notons que parmi ces « scientifiques spécialistes du climat », seuls 2 d’entre eux -sauf erreur- ont publié dans des peer-review sur le sujet (un argument-choc utilisé à tort et à travers par les supporters du GIEC).

On constate que parmi les participants BBC, tous les programmes sont concernés, et donc instamment invités à ne propager que la bonne parole.

Voilà comment la BBC honore son contrat de service public, et interprète à sa façon la neutralité de l’information. Mais qu’elle se rassure : elle n’est pas la seule sur ce terrain, voir : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2010/09/09/la-...

 Si vous désirez approfondir le problème, il vous suffit de rechercher sous Google en tapant BBC28 ou 28gate. Un autre excellent  article : http://www.contrepoints.org/2012/11/15/104449-la-bbc-entr...

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Jo Moreau.

18:55 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, medias | |  Facebook |

12/11/2012

CONFERENCE SUR LE CLIMAT A L'ACADEMIE ROYALE DE BELGIQUE

Ce mercredi 14 novembre 2012 se tiendra à l’Académie Royale de Belgique, la deuxième des trois conférences consacrées à la controverse sur les changements climatiques. Au cours de celle-ci, des professeurs d’université développeront dans le champ de leur compétence une conception différente de celle du GIEC, ce qui est en soi un évènement dans le paysage « politico-climatique » belge, entièrement soumis à la cause de cet organisme.

Cette réunion est ouverte à tous, et se tiendra au Palais des Académies, 1 rue Ducale à Bruxelles de 17 à 19 heures. L’entrée est gratuite.

http://www.academieroyale.be/cgi?usr=cw6yxj4xna&lg=fr...

 Les intervenants seront :

Monsieur Henri MASSON, PhD, Ingénieur, Ancien vice-président de la Société Royale Belge des Ingénieurs et Industriels, Professeur d’Economie Appliquée de l’Université d’Anvers. Voir notamment : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/02/07/un-...

Monsieur Alain PREAT, PhD, Géologue, Professeur à l’ULB (Université Libre de Bruxelles). Président du Dept Earth and Environmental Sciences.

Celui-ci a récemment accordé une interview au bulletin de l’Académie Royale, où apparaît clairement son expertise pointue et mesurée notamment dans le domaine des énergies fossiles. Il y parle aussi des changements climatiques, et de son étonnement devant certaines prises de position en ce domaine. Je relève notamment :

« (…) le GIEC fonctionne au consensus, ce qui me paraît incompatible avec une démarche proprement scientifique.(…) (…)Le GIEC est tenu de résumer son immense travail en une petite centaine de pages destinées aux décideurs politiques dont dépend l'obtention de crédits... Simplifications, intérêts, qui ne voit là un risque, un danger pour la science authentique ?Je ne dis pas du tout que le GIEC travaille mal, je dis seulement que toute démarche scientifique implique des discussions, des controverses, des doutes... et pas le consensus (…). »

Il y parle aussi de la démarche suivie lors de la conférence de mercredi :

« (…) Personne n'a le courage de dire : à ce stade de nos connaissances, on ne sait pas prévoir l'avenir du climat. Les facteurs sont tout simplement trop complexes. Et cela commence avec les données climatiques elles-mêmes : il semble ne pas y avoir de consensus sur la pertinence de ces relevés. C'est ce que je vais tenter d'expliquer lors de cette conférence à l'Académie Royale le 14 novembre prochain, que j'intitule : « La récolte des données climatiques : quelles controverses ? ».

Il faut lire le texte complet de cette interview ici : http://www.academieroyale.be/cgi?usr=ktcs6s322c&lg=fr...

 Jo Moreau

11:30 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, co2 | |  Facebook |

01/11/2012

SANDY, LES OURAGANS ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

réchauffement climatique,changements climatiques,co2,GIEC, L’ouragan Sandy, qui a balayé les côtes américaines, a eu la vedette dans les médias du monde entier. Les dégâts spectaculaires, certains commentaires journalistiques infondés et les témoignages des habitants « qui n’avaient jamais connu cela » ont convaincu une majorité de gens que nous étions face à un évènement unique dans l’histoire de la côte Est des USA.

Or, dans un passé pas si éloigné, le grand ouragan de 1938 (illustré par la photo ci-contre) balaya une région similaire, soit Long Island, le Connecticut, Rhode Island et le Massachusetts, pour s’éteindre au-dessus du Canada, où les vents étaient cependant encore violents . Par bonheur, il évita de justesse la ville de New York. Les dommages furent immenses dans les villes touchées, et il y eut plus de 680 morts. A certains endroits, des maisons furent emportées à 3 kilomètres de leur emplacement initial. Normal, quand on sait que cet ouragan fut classé en catégorie 3 au moment où il touchait les côtes américaines, alors que Sandy n’atteignit « que » la catégorie 1. Jusque dans les années ’50, les cicatrices étaient encore visibles dans les forêts et sur certains bâtiments touchés.

Un autre ouragan remarquable toucha New York en août 1893, y causant des dégâts considérables et de nombreux morts.

D’autres exemples existent, voir notamment http://www.livescience.com/3820-history-reveals-hurricane...

Tout ceci pour démontrer que si cet évènement n’est pas courant, il n’est pas non plus « extraordinaire » pour la région concernée.

Toutefois, dans l’environnement idéologico-écolo dans lequel nous baignons, nul doute que le réchauffement climatique (qui ne peut qu’être provoqué par l’homme) allait sortir du chapeau comme LA cause de ce phénomène météorologique.

Bingo : au cours du JT de 13 heures, la RTBF nous gratifiait d’une interview de Monsieur JP Van Ypersele -le vice-président du GIEC que le monde entier nous envie- qui ne laissait aucun doute à ce sujet : Sandy est bien l’enfant naturel du réchauffement climatique (dont l‘homme est responsable, bien entendu), suivi d’une explication saisissante et plutôt biaisée du mécanisme des ouragans.

Au même moment, dans l’émission RTL+ sur RTL-TVI, le météorologue prévisionniste Fabian Debal, pas encore touché par la Pensée Unique, disait exactement le contraire : l’ouragan Sandy n’a rien à voir avec le réchauffement climatique.

Mais je suppose que cette apparition d’un troll partisan de la Terre plate fut financée par les lobbies pétroliers….

De nombreuses études le confirment : Il n’y a aucune corrélation entre le nombre et la puissance des phénomènes extrêmes, et l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère. Ce serait même le contraire qui se passe à l‘heure actuelle…

A ce sujet, je ne peux que vous inciter à prendre connaissance du rapport parlementaire établi à la suite de la tempête Xinthia, par Monsieur Emmanuel Garnier, Historien et Maître de Conférence à l’Université de Caen, qui met en évidence le fait qu’il y eut plus d’ouragans au XVIII e siècle qu’au XXe. Il met aussi l’accent sur la volonté des médias et d’une certaine partie du monde politique à rattacher à tout prix tout évènement extrême à la problématique du changement climatique. http://securite-commune-info.info/documents/crues/Xynthia...

De nombreux autres scientifiques partagent ce point de vue, et j’en ai évoqué quelques-uns dans un billet précédent : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/05/19/les...

 Il est parfois nécessaire de relativiser les choses, en recadrant le dernier évènement dans son contexte historique.

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Jo Moreau.

15:35 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, co2, giec | |  Facebook |

03/10/2012

DES ECOLOGISTES US OPPOSES A DES FERMES PHOTOVOLTAIQUES

CO2,énergies vertes,GIEC,réchauffement climatique,éolien,photovoltaique,Je suis favorable aux recherches sur les énergies renouvelables, pour des motifs principalement politiques et économiques. Il est important que nous devenions indépendants dans le domaine énergétique, et pour atteindre ce but, aucune source ne doit être négligée, y compris l’exploitation du gaz de schiste ou les nouvelles filières nucléaires.

Si je suis convaincu que l’éolien et le photovoltaïque ont un avenir certain dans des niches bien précises, la prétention de certains de voir ces moyens remplacer dès à présent une grande partie des sources existantes est non seulement totalement prématurée mais également dispendieuse.

Prématurée car nous ne sommes qu’aux balbutiements du développement technologique de ces moyens de production, et parce que les réserves des énergies fossiles que nous exploitons aujourd’hui sont encore largement suffisantes pour plusieurs centaines d’années, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, et parce que d‘autres moyens alternatifs sont actuellement à l‘étude.

Aux USA, trois groupements écologistes ont envoyé une lettre commune au Bureau of Land Management, suite aux projets de construction de « fermes solaires » dans les déserts. Il s’agit des organisations Western Lands Project, Basin and Range Watch et Solar Done Right. http://online.wsj.com/article/SB1000087239639044361860457...

 La lettre dénonce le fait que ces projets, portés par l‘industrie privée, déboucheraient en fait sur une privatisation virtuelle d’espaces publics.

Mais le plus interpellant est à venir. La lettre précise « qu’ aucune évidence scientifique n’a été présentée qui prouverait que ces projets seraient de nature à réduire l’émission de gaz à effet de serre (…) et le contraire pourrait être vrai, comme le montre une étude récente du « Center for Conservation Biology University of California ». http://escholarship.ucop.edu/uc/item/2ff17896

Cette étude montre également les risques encourus par la faune et la flore de ces régions.

Dispendieuse, car l’éolien et le photovoltaïque ne survivent que grâce à l’injection massive de subventions en tous genres, primes, certificats verts, réaménagement du réseau existant, rachat obligatoire de l’électricité excédentaire produite, entre autres, tous coûts finalement à charge de l’ensemble des contribuables et consommateurs.

Cette politique ruineuse est principalement menée en Europe, portée par l’ensemble des partis politiques à la traîne électoraliste de partis écologistes et des lobbies environnementalistes. Elle est responsable, pour une part non négligeable, de la crise actuelle causée notamment par l’endettement des Etats.

La transition énergétique allemande suite à la décision de fermeture des centrales nucléaires est montrée en exemple. Or cette transition est tout, sauf exemplaire. Cela va engendrer des « coûts gigantesques pour le consommateur » , les investissements nécessaires sont estimés à environ 150 milliards d’euros (chiffres actuels) pour ce seul pays. http://www.voseconomiesdenergie.fr/actualite/panneaux-pho...

Ceci doit se combiner aux difficultés techniques, l’ensemble du réseau doit en effet se réadapter aux nouvelles implantations géographiques de la production, et aux pertes d’emplois générés par l’importation de Chine de la majeure partie des panneaux photovoltaïques, au détriment de producteurs locaux en faillite. Ainsi, le raccordement des parcs éoliens en Mer du Nord accuse de sérieux retards.

Et quand on sait que l’irrégularité de production du solaire et de l’éolien sera compensée par de nouvelles centrales au …charbon, on se dit que l’objectif écologique loin d‘être atteint.

Alors, il serait temps que le monde politique se ressaisisse, et réévalue correctement l’ensemble de la politique énergétique, indépendamment de toute idéologie et en fonction des réalités de l‘approvisionnement, des impératifs techniques et financiers qui contribuent à l‘appauvrissement de la population.

L’Union Européenne vient de faire une timide marche arrière pour les biocarburants. Il ne faut pas s’arrêter en aussi bon chemin. http://www.levif.be/info/actualite/environnement/biocarbu...

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Jo Moreau.

17:14 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : co2, énergies vertes, giec, réchauffement climatique, éolien, photovoltaique | |  Facebook |

11/09/2012

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, QUEL CONSENSUS ? (38)

Suite n°38

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

- 412 "La plupart des conclusions extrêmes sur les changements climatiques n'ont peu ou pas de fondement scientifique". Gerd-Rainer Weber - PhD - Météorologue - Sciences Atmosphériques - Reviewer IPCC 2001. http://www.google.be/search?sourceid=navclient&hl=fr&...

- 413 "Les modèles climatiques doivent encore prouver leur exactitude. Comme pour les modèles mathématiques, modifier une seule variable peut faire changer les résultats du tout au tout". Gregory Young - PhD - Physicien - ex Professeur d'Analyses Statistiques et Modélisations Mathématiques. http://www.americanthinker.com/2009/03/its_the_climate_wa...

- 414 "Depuis la fin du XXe siècle, la température moyenne de la Terre est restée globalement constante, apès une période d'environ 30 ans où elle a augmenté d'environ 3/4 d'un degré F. Les modèles climatiques, les simulations et spéculations sont dépourvues de toute justification expérimentale". Wallace Manheimer - Physique Atomique et Moléculaire - ex US Naval Research Laboratory Plasma Physics Division. http://www.aps.org/units/fps/newsletters/200907/letters.cfm

- 415 "Les volcans sous-marins libèrent beaucoup plus de CO2 dans l'atmosphère que prévu précédemment. Ceci a des implications importantes pour le cycle mondial de CO2" Christoph Helo - Dept Sciences de la Terre et des Planètes - Université Mac Gill Montreal (Canada) http://www.physorg.com/news/2011-03-deep-sea-volcanoes-do...

- 416 "Le non-respect des lois de la physique par les tenants du réchauffement climatique a comme conséquence que de nombreux physiciens considèrent la théorie du réchauffement climatique (causé par l'homme) comme une religion prônée par les écologistes, incorporée dans nos lois et constitutive d'un lavage de cerveaux". Edwin X Berry - PhD - Physicien de l'Atmosphère - Météorologue. http://www.lewrockwell.com/orig10/berry-e1.1.1.html

- 417 "Les modèles climatiques du GIEC prévoient une zone chaude à 10 kms d'altitude dans l'atmosphère. Cette zone n'a toujours pas été découverte. L'application de mesures draconiennes n'est pas justifiée par des théories incertaines". Vladislav A Bevc - PhD - Physicien - Assiciate Professor Naval Postgraduate School. http://newsgroups.derkeiler.com/Archive/Soc/soc.culture.s...

- 418 "Ce sont des causes naturelles très importantes qui influencent le climat de la Terre. L'émission de CO2 par les activités humaines n'ont rien à y voir, et ont été grandement exagérées par le GIEC". Rodney W Nichols - Physicien - ex President New York Academy of Sciences - ex President Rockefeller University. http://www.marshall.org/article.php?id=1061

- 419 "La doctrine du réchauffement global n'est plus simplement une théorie scientifique, mais est devenue un outil politique, social et populiste. Les bénéficiaires en sont les puissants et les riches. Le reste du monde est perdant". Nicholas Drapela - PhD - Ex professeur Oregon State University - Bioorganic and General Chemistry - http://www.slideshare.net/sholom770/global-warming-cracke...

- 420 "Tous les facteurs influençant le climat ne sont pas connus. Les modèles climatiques n'ont donc aucune valeur prédictive. (...) Mais aucun étudiant en sciences ne peut obtenir de diplôme s'il ne fait pas allégeance au 'réchauffement climatique' ". Roger Dewhurst - B.Sc - M.App.Sc - Géologue - Hydrogéologue (N-Z) http://www.climateconversation.wordshine.co.nz/2011/10/oc...

- 421 "Au cours du XXe siècle, l'accroissement du CO2 a été exponentiel, mais il y eut des périodes pendant lesquelles la température a stagné ou diminué. Les gaz à effet de serre ne sont pas nécessairement le générateur principal des variations climatiques". Etienne Juvigné- ex Professeur de Géologie du Quaternaire - Université de Liège (B) http://www.laicite-herstal.be/activites/juvigne.html

- 422 "La science du climat en est encore à ses balbutiements. Les facteurs qui régissent le climat mondial sont variés, pas entièrement connus et le plus souvent naturels. Notre capacité à influer sur ces facteurs est très limitée". Uberto Crescenti - PhD - Professeur de Géologie Université G. d'Annunzio - Ex Président de la Société Italienne de Géologie - Co-auteur de 'Combiamenti Climatici e Conoscenza Scientifica' http://forum.meteonetwork.it/meteorologia/93595-gli-scett...

- 423 "Le système Terre/Atmosphère possède des caractéristiques intrinsèques qui annulent les variations de temérature mondiale causées par les activités humaines". Ernest C Njau - Université de Dar-Es-Salam (Tanzanie) Dept Physique. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0960148...

- 424 "Pour ce qui est du nombre et de l'intensité des ouragans, on ne peut comparer les constatations actuelles par satellite, avec les observations antérieures qui sont sous-évaluées". Andrew B Hagen - University of Miami - Institute for Marine and Atmospheric Studies. http://www.aoml.noaa.gov/hrd/Landsea/CAT_5_PAPER.p

A suivre.

Des records climatiques « sans précédent » ?

Anno1893: Le 10 février, une tempête cause de grandes pertes de vies humaines en Grande-Bretagne, sur la Manche et la Mer du Nord. La Hongrie est touchée par de grandes inondations fin février. Un mois d’août torride : Après une année 1892 déjà très chaude, le mois d’août est à nouveau très chaud et également très sec. Une vague de chaleur exceptionnelle concerne toutes les régions de France du 8 au 24 août. A Madrid (Espagne), on relève 44.4° c le 15 août. Le 21 septembre, une zone d’orages particulièrement violents traverse le nord du pays ainsi que les régions méditerranéennes. Des tornades sont observées sous certains orages, notamment à Maisons-Laffite (nord-ouest de Paris) et Cette (Hérault) où les ravages sont inestimables. A partir de septembre, des inondations extrêmes touchent l’Espagne et l’Italie. Une des plus violente tempête jamais observée a lieu du 16 au 19 novembre sur l’Europe et les Iles Britanniques. Un grand nombre de navires sont perdus corps et biens. Une nouvelle tempête violente frappe l’Angleterre le 12 décembre. Des évènements climatiques apocalyptiques touchent également l’Australie et les USA.

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Jo Moreau.

17:26 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, co2, giec, climat | |  Facebook |

21/08/2012

UN UNIVERSITAIRE BELGE BRISE L'OMERTA CLIMATIQUE (SUITE)

Suite à : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/01/04/un-...

Assez curieusement, je ne parviens pas à répondre au dernier commentaire de Sylvain sous ce billet !. Voici donc cette réponse:

Bonjour Sylvain,

Je ne connais pas les projets dont vous parlez, CAPCO2, REDCO2 etc…, pourriez-vous alors m’indiquer les liens utiles pour les consulter. Car les exemples que vous énumérez méritent d‘être mis en perspective, le premier, par exemple, lorsque Istvan Marko dit, selon vous, : « Le gaz carbonique (CO2) est considéré comme étant un des principaux responsables de l’effet de serre et il est impératif de réduire sa concentration dans l’air », s’agit-il de sa propre position sur le problème, ou exprime-t-il un sentiment général ? Le reste à l’avenant ?

Je n’ose penser, Sylvain, que vous faites du « cherry picking » , ce que vous me reprochiez il y a peu …

Sous chacun des scientifiques que je cite dans mes listes figure un lien fiable qui permet de situer dans son contexte la citation que j’en fais.

Ce serait bien que vous fassiez de même.

Lorsque, lors d’une interview, Monsieur Jean Jouzel -autre vice-président du GIEC- déclare : « Le réchauffement climatique a précédé l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère (…) On n’a jamais dit que le CO2 est à l’origine du réchauffement (…) »   http://blog.lefigaro.fr/climat/2010/03/-cest-lautre-auteu...

je n’en déduis pas automatiquement que Monsieur Jouzel nie le rôle du CO2 dans le réchauffement climatique ! (Ce qui serait malgré tout comique, avouez-le).

Simple question de correction.

Enfin, je constate que vous appréciez le fait de pouvoir intervenir librement sur mon blog, afin d’y exprimer vos arguments.

Dommage que ce ne soit pas possible sur celui que vous prônez, mais je comprends que ce soit intellectuellement infiniment plus confortable.

Cordialement, Jo

11:27 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : climat, réchauffement climatique, co2 | |  Facebook |

16/07/2012

UCL ET CLIMAT : CONTRE-ATTAQUE DES TENANTS DU GIEC

J’ai pris connaissance de la dernière livraison de la revue de l’Université Catholique de Louvain, et plus particulièrement de la page 11 sous le titre : Remettre les pendules à l’heure. http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/revue-louvain/documen...

On y découvre avec ravissement l’affolement dont a été saisi l’entourage du professeur JP Van Ypersele -qui est, comme chacun sait, vice-président du GIEC- à la suite d’une série d’évènements proprement inconvenants survenus récemment en Belgique, et qui ont manifestement pris au dépourvu nos militants du réchauffement-climatique-catastrophique-causé-par-l’homme.

Une première constatation : Le vocabulaire utilisé n’a guère évolué depuis de nombreuses années. Déjà, une phrase du sommaire (page 3) nous prépare au pire : « face au lobby climatosceptique international (…) », qu’on croirait -à un mot près- sortie tout droit d’une brochure de la Propaganda-Abteilung du docteur Goebbels de sinistre mémoire. D’emblée se profile dans l’ombre la mouvance d’une conspiration qui menace notre planète, au même titre que les francs-maçons, les illuminatis, Bilderberg ou les extra-terrestres.

Plus loin dans le texte, nous retrouvons pêle-mêle « la prose négationniste », les « dénigreurs du réchauffement » ou « les pourfendeurs du GIEC », termes qui commencent tout doucement à sentir le moisi, et mériteraient un renouvellement actualisé, surtout émanant d’un milieu universitaire ! Etre assimilé à un négateur de la réalité des chambres à gaz ou des crimes de guerre n’est déjà pas agréable, mais cela se situe bien dans la ligne idéologique de certains militants activistes écolos, dont on connaît la propension à assimiler la contestation des thèses du GIEC à un crime contre l’humanité. Mon seul regret est de n’y avoir pas retrouvé l’expression « adorateurs de la Terre plate », qui fait la joie de l’entourage de Monsieur Van Ypersele, mais nul doute que cela se retrouvera dans le site web dont il est question plus loin. Dommage, quand on sait que justement, les partisans de la théorie de la Terre plate constituaient le consensus de leur époque…

Dans le même ordre d’idée, il est d’ailleurs assez piquant de constater que les initiateurs de la présente réaction sont issus du Centre de Recherche qui porte le nom de Georges Lemaître, un illustre chercheur qui se heurta au consensus scientifique de son temps. Ce doit être pour eux un héritage lourd à assumer !

Mais quelles circonstances ont-elles donc déclenché l’affolement de nos amis de l’UCL ? Ils citent la montée croissante d’un scepticisme incompréhensible parmi les étudiants des premières années scientifiques, ensuite l’invitation récente du Parlement Fédéral à des climato- sceptiques (1), et son impact symbolique et médiatique.

On pourrait y rajouter les interviews récentes de plusieurs personnalités scientifiques belges , (2 + 3), l’indifférence croissante de l’opinion publique face à la problématique du réchauffement climatique, et les doutes iconoclastes qui commencent timidement à apparaître dans certains médias (Pas à la RTBF, porte-parole inconditionnelle et indéfectible des thèses et recettes écolos, rassurez-vous (4).

Mais à l’initiative de quelques imprécateurs (5), des fissures apparaissent et minent dangereusement les fondements mêmes des postulats posés par le GIEC.

Alors, il était urgent de réagir. On pouvait espérer l’annonce d’un débat ouvert, où les arguments des climato-sceptiques auraient été balayées de façon éclatante, pour l’édification de tous ? Que nenni, vous n’y êtes pas du tout . Car « accepter la confrontation (…) revient à cautionner l’idée qu’un doute subsiste(…) », ce qui est inconcevable puisque comme chacun devrait le savoir, la thèse de l’implication humaine dans un réchauffement climatique est la seule et unique thèse scientifique (ou soi-disant telle) qu’il est définitivement interdit de contester. Donc, fidélité au principe de toujours, pas de débat contradictoire.

Je suis alors assez troublé par la phrase : « (…) et confondant la nécessité du débat démocratique et celle du débat scientifique », lorsqu‘il est question de la prestation devant le Parlement. En la matière, ou bien on refuse le débat sur le plan démocratique, ce qui est parfaitement justifié dans le domaine scientifique, mais alors on renonce définitivement à illustrer son argumentation par un prétendu consensus autoproclammé, notion qui n’est rien d’autre que la soumission de l’opinion d’une minorité à celle de la majorité. Le débat dans un cadre démocratique est par contre parfaitement justifié quand on constate l’importance énorme qu’a pris le domaine climatique dans l’orientation des décisions politiques et économiques et ce, dans le monde entier. Quant au débat scientifique, on vient de le refuser quelques paragraphes plus haut, comme étant « suranné » , puisque plus aucun doute ne peut subsister.

Quoi de mieux, dès lors, qu’un site web dont l'adresse : www.climate.be/desintox , est déjà tout un programme : désintoxiquer les malheureux contaminés, non par l’usage du tabac, mais par des pensées iconoclastes. Sauf erreur ou omission, pas moyen hélas d’y poser quelque question que ce soit, même innocente…

« Cela s’appelle de la pédagogie » ? Je dirais plutôt « Cela s’appelle du bourrage de crânes ».

(1) : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/03/14/le-...

(2) : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/03/26/hen...

(3) http://www.contrepoints.org/2011/12/10/59762-echec-du-som...

(4) La présidente du CA de la RTBF est Bernadette Wynants, issue du parti Ecolo.

(5) En référence à un bon livre (déjà assez ancien) : L’Imprécateur, de René-Victor Pilhes.

Jo Moreau.

13:31 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, co2, giec, ucl | |  Facebook |

04/07/2012

POUR L'INTERDICTION IMMEDIATE DES BARRAGES HYDROELECTRIQUES

L’écologie politique a réussi à instiller une peur quasi-mystique du nucléaire parmi la population, au point de l’imposer dans l’agenda des autres partis.

Entendons-nous bien. Comme je l’ai déjà exprimé précédemment, je suis convaincu que le modèle actuel de la fission nucléaire basé sur l’utilisation de l’uranium enrichi est dans une impasse, au vu des problèmes non résolus qu’elle pose et bien connus de tous, que sont le traitement des déchets et le démantèlement des centrales obsolètes. (Ce qui ne veut pas dire qu’il faille ipso-facto fermer les centrales existantes !). Mais il existe des filières prometteuses, qui répondent en grande partie à ces objections, telles que les réacteurs à sels fondus-thorium, ou dans une autre voie la fusion thermonucléaire contrôlée. De telle sorte qu’il serait inconscient de condamner « le nucléaire » et de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Toute activité humaine présente des dangers, et notre action doit tendre à circonscrire ces dangers autant que faire se peut, mais sûrement pas à stopper tout progrès ou à régresser dans le développement, tel que l’imposent quelques intégristes écologiques suivis par l’ensemble des hommes et femmes politiques qui les suivent aveuglément, dans un remake saisissant du « joueur de flûte d’Hamelin ».

Peur du nucléaire, des OGM, du gaz de schiste, du CO2, des carburants fossiles et de bien d‘autres choses dont nous délaissons maintenant le développement aux autres continents, ce qui nous rend de plus en plus dépendants et engagés dans un idéalisme béat qui risque bien d'être suicidaire.

Dans cet ordre d’idée, je me suis penché sur les dangers de l’hydro-électricité, énergie ô combien verte, et les catastrophes causées par les ruptures de barrages.

Parmi les causes de ces catastrophes, on en retrouve d'identiques que pour les accidents nucléaires que nous avons connus ou que nous craignons tant, soit : des erreurs humaines, des séismes, des faits de guerre, des défauts d’entretien etc… Leurs conséquences, hors les pertes en vies humaines, sont également dévastatrices pour l’environnement.

En voici une énumération, forcément incomplète car on dénombre plus de 400 ruptures de barrages dans le monde (pas tous hydroélectriques). Devons-nous pour autant, à l’instar de ce que font les écologistes à l'égard du nucléaire, demander la mise hors-service immédiate et définitive de tous les barrages et à chercher des solutions alternatives… ???

QUELQUES RUPTURES DE BARRAGES

  • - --/--/1802 Puentes (Espagne) 600 morts
  • - 12/03/1864 Sheffield (GB) 250 morts
  • - --/--/1868 Irukaike (Japon) 1.100 morts
  • - 16/05/1874 Williamstown (USA) 144 morts
  • - 10/03/1872 Fergoug l (Algérie)
  • - 15/12/1881 Fergoug ll (Algérie) 200 morts
  • - --/--/1885 Fergoug lll (Algérie)
  • - 31/05/1889 South Fork River (USA) 2.200 morts
  • - --/--/1890 Walnut Grove (USA) 129 morts
  • - --/--/1893 Austin (USA)
  • - 27/04/1895 Bouzey (France) 200 morts
  • - --/--/1911 Bayles (USA) 700 morts
  • - --/--/1912 Elwha River (USA)
  • - --/--/1917 Tigra (Inde) 1000 morts
  • - 01/12/1923 Gleno( Italie) 600 morts
  • - --/--/1925 Eiguiau (France)
  • - --/--/1925 Kundli (Inde)
  • - --/--/1926 San Alphonso (Bolivie) 1.000 morts
  • - 25/11/1927 Fergoug llll (Algérie)
  • - 31/12/1927 St Maur (Algérie)
  • - 13/03/1928 St Francis - région de Los Angeles (USA) 420 morts
  • - --/--/1943 Pagara (Inde)
  • - --/05/1943 bombardement des barrages de Mohne et Eder (Allemagne) 1300 morts
  • - 09/01/1959 Wega de Tera (Espagne) 144 morts
  • - 02/12/1959 Malpasset(France) 423 morts
  • - 28/03/1960 Oros (Brésil) 1.000 morts
  • - 13/03/1961 Kiev (Ukraine URSS) 145 morts
  • - --/--/1961 Khadakswalla (Inde) 2.000 morts
  • - 28/10/1962 Sunchon (Corée du Sud) 163 morts
  • - --/--/1963 Quebrada la Chapa (Colombie) 3300 morts
  • - 14/12/1963 Baldwin Hills (USA)
  • - 09/10/1963 Vajont (Italie) 2.000 morts
  • - --/--/1967 Nanak Sagar (Inde) 100 morts
  • - 27/11/1967 Kebumen (Indonesie) 160 morts
  • - 04/01/1970 Mendoza (Argentine) 100 morts
  • - 25/02/1972 Foledon(Colombie) 60 morts
  • - 26/02/1972 Logan (USA) 450 morts
  • - --/--/1972 Chikkaole (Inde)
  • - --/--/1975 Banqiao (Chine) 230.000 morts (victimes directes et indirectes)
  • - 05/06/1976 Teton (USA) 10 morts
  • - 11/08/1979 Morvi (Inde) 15.000 morts
  • - --/--/1980 Gotvan (Iran) 200 morts
  • - 19/07/1985 Val de Stava (Italie) 268 morts
  • - --/--/1986 Kendale (Sri Lanka) 127 morts
  • - --/--/1991 Isla Verdes (Philippinnes) 3.500 morts
  • - 27/08/1993 Prov de Qinghai (Chine) 240 morts
  • - --/--/2012 Ivanovo - Bulgarie 9 morts 

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Jo Moreau.

11:32 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : réchauffement climatique, nucléaire, co2, écologie | |  Facebook |