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22/03/2012

NAOMI ORESKES, UN DEBAT CLIMATIQUE TRES ORIENTE.

L’ Institut Emile Vandervelde (PS) annonce l’organisation d’un débat ayant pour titre « Changement Climatique et climato-scepticisme», qui aura lieu à l‘ULB ce 27 mars.

 http://www.iev.be/Activites/Conference-debat---Changement...

Enfin, dirons-nous, voici un débat qui permettra à chacun, partisans des conclusions du GIEC et GIECosceptiques, de pouvoir confronter leurs points de vue sur base d’arguments scientifiques.

En effet, si je lis la définition de débat, je vois « discussion sur un thème donné entre personnes physiques d’opinions différentes ».

Erreur profonde, dès qu’on prend connaissance de la liste des participants:

  • Naomi Oreskes, Professeur à l’Université de Californie, co-auteur du livre « Les Marchands du doute ».
  • Edwin Zaccai, professeur à l’ULB en sciences et gestion de l’environnement.
  • Frank Pattyn, Glaciologue, Professeur en climatologie à l’ULB.
  • Paul Magnette,Ministre (PS) de la Politique scientifique et de la Coopération au développement.

Ceci n’est donc pas un débat, tout au plus un exposé (un de plus) sur ce que doit être la Pensée Autorisée sur le réchauffement climatique dû aux activités humaines.

Mais qui est Naomi Oreskes ? Elle est Historienne et Professeur d’Histoire des Sciences à l’Université de Californie. Elle est co-auteur d’un livre récemment traduit en français « Marchands de doute : Comment une poignée de scientifiques obscurcit la vérité sur les questions de la fumée de tabac au réchauffement climatique ».

Ce livre est censé démontrer (et démonter) les moyens utilisés par les GIECosceptiques pour distiller leur propagande nauséabonde dans les couches populaires. A mon avis, elle eut été incontestablement mieux inspirée d’étudier les méthodes utilisées par le GIEC pour rallier à ses thèses controversées le monde politique, médiatique, financier et industriel… Mais bref, ce n’est que mon avis.

Le ton est donné, et d’après les échos (je n’ai pas lu le livre), celui-ci reprend tous les poncifs dont on affuble les GIECosceptiques :

  • Il s’agit d’un nombre extrêmement restreint d’individus.
  • Porteurs d’idées simplistes sur le prétendu rôle du soleil dans les changements climatiques.
  • Défenseurs des cigarettiers.
  • Ce sont des scientifiques âgés, qui courent derrière une nouvelle renommée médiatique.
  • Etroitement liés aux lobbies des industries fossiles et des pétroliers.
  • Et bien entendu issus de la mouvance ultra-libérale.

En bref, comme elle le déclare dans une interview accordée à la revue « La Recherche » : « (…) Ils s’appuient sur les incertitudes de la science climatique pour entretenir le doute. Pour l’essentiel, ces critiques émanent d’alliances entre des idéologues ultralibéraux et des industriels émetteurs de dioxyde de carbone ».

Il s’agit là des outrances habituelles aux partisans du GIEC, mais on ne s’étonnera pas après cela que de nombreux scientifiques préfèrent ne pas afficher publiquement le moindre doute sur la Pensée Autorisée. D’autant plus, quand la promotion de tels livres est assurée par les personnalités citées plus haut, ainsi que par Monsieur JP Van Ypersele -le vice-président du GIEC que le monde nous envie- et Thierry Liebaert, le 26 de ce mois à l’Université de Louvain.

J’ai trop défendu l’idée que chacun puisse défendre son opinion sur la question sans nécessairement justifier sa virginité économique et politique, ou sa formation climatologique, que pour dénier à Madame Oreskes le droit d’exprimer ses idées.

Mais cela devient franchement désopilant lorsqu’elle émet un jugement sur la compétence de certains. En effet, dans la même interview, Madame Oreskes (historienne) dit avoir rencontré Vincent Courtillot, Géophysicien et Directeur de l’Institut de Physique du Globe, lors d’un colloque à Londres. Lors de cette discussion, elle en est sortie « confortée dans l’idée qu’il n’a tout simplement pas assez travaillé sur le sujet (climatique) pour que ses idées soient crédibles ».

Ah bon…

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

19:39 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, durban | |  Facebook |

14/03/2012

LE DEBAT CLIMATIQUE AU PARLEMENT ET LA DEMOCRATIE SNOBEE

Ce mardi 13 mars , à l’initiative du Député MR David Clarinval, s’est tenue devant la Commission Parlementaire « Climat et développement durable », l’audition de deux « GIECosceptiques » soit le philosophe DRIEU GODEFRIDI, auteur du livre « Le Dieu GIEC est mort, vive la Science », et ISTVAN MARKO, Professeur de Chimie organique à l’Université de Louvain.

Ce dernier a déjà pu exprimer précédemment son opinion via une interview au média web Contrepoints, qui eut un écho notamment aux Pays-Bas, mais fut superbement ignorée par les médias belges. Voir :

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/01/04/un-...

Les exposés devant les parlementaires se résumaient en plusieurs points dont:

  •  La collusion entre la politique et une science lissée allergique à toute contestation.
  •  La mise en évidence du caractère naturel et cyclique des changements climatiques, sans qu’il soit besoin d’y faire intervenir les activités humaines,
  •  Le caractère aléatoire des modèles utilisés par le GIEC, et de ce fait des prévisions erronées qui en découlent.

Les propos étaient étayés par une projection de graphiques très explicites.

Comme on sait, il est plus facile en Belgique de débattre de tous les problèmes possibles,même les plus délicats, plutôt que mettre en cause la parole sacrée du GIEC.

La première réaction ne se fit pas attendre : le Groupe Ecolo-Groen, affichant une nouvelle fois l’intégrisme bien connu de ce groupe pour tout ce qui ne partage pas inconditionnellement ses vues, boycotta l’exposé, dans un déni intégral du débat non seulement scientifique, mais surtout démocratique.

Cette prise de position constitue un parallèle éclatant et non équivoque avec la position récente de Monsieur JP Van Ypersele, vice-président du GIEC, aboutissant à l’annulation d’une conférence-débat sur le sujet : mêmes stratégies, même combat.

L’article du site web d’Ecolo est révélateur à cet égard : maniant à plaisir la mise en cause des personnes, avec des arguments forcément faux ou auto-proclamés tels que la magnifique phrase « la Communauté scientifique unanime des climatologues ».

http://web4.ecolo.be/?Ecolo-et-Groen-refusent-de-perdre

Je ne peux que les engager à consulter mes listes de « scientifiques sceptiques », toujours en cours d’élaboration, et dont je tiens d’ailleurs un exemplaire complet et mis à jour à leur disposition…(lol)

« Le consensus unanime du monde scientifique » a bien dû s’incliner un jour devant les arguments de Copernic, de Galilée, Hutton, Wegener, Lemaître et bien d’autres. C’est faire injure à l’esprit scientifique que d’affirmer qu’il n’y a plus de discussion possible, ainsi que le font régulièrement les dignes successeurs de la Sainte Inquisition.

Dans le journal « Le Soir », un article de Michel de Muelenaere était subtilement orienté dans le bon sens écologique, afin de mettre en garde les lecteurs contre ces deux comiques qui osent égratigner le GIEC, et dont l’incompétence n’a d’égale que les alliances suspectes.

Il n’en reste pas moins que pour la première fois, il a été démontré au monde politique belge que les GIECosceptiques ne sont pas nécessairement des hystériques incompétents manipulés en coulisse par l’argent de lobbies pétroliers.

C’est en soi une victoire et une excellente nouvelle.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS

Jo Moreau.

15:40 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, co2, durban | |  Facebook |

06/03/2012

CHANGEMENTS CLIMATIQUES : QUEL CONSENSUS ? (33)

Suite n°33

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

-363 "Ceux qui osent douter de la responsabilité humaine dans les changements climatiques sont traités de négationnistes, d'assassins ou de constructeurs de chambres à gaz. Il n'existe pas de preuve scientifique que le CO2 émis par l'homme est en train de bouleverser le climat". Olivier Cogels - Docteur en Sciences Agronomiques et Hydrologie - Professeur extraordinaire Université Catholique de Louvain (B) - Expert en Gestion des Ressources en Eau - http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/555294/apre...

-364 "Il y a une grande incertitude sur le fait que les activités humaines modifient le climat mondial". Dennis Jensen - PhD - Physique et Science des Matériaux - Ex chercheur au CSIRO - Chercheur et Analyste Defence Science and Technology Organisation (AUS) http://www.dennisjensen.com.au/media/opinion-pieces/22/le...

-365 "La normalité n'existe pas en climatologie. Le 'consensus' est une terminologie politique, pas scientifique. Les résultats publiés en faveur du réchauffement climatique sont basés sur des relevés plus que douteux" John Brignell - PhD - BSc - Ex professeur d' Instrumentation Industrielle University of Southampton. http://numberwatch.co.uk/lying.htm

-366 "L'hypothèse de l'origine humaine des changements climatiques est erronnée, cela est démontré par la stagnation des températures globales dans les dernières années, alors que les émissions de CO2 ne cessent de croître". Klaus P Heiss - PhD - ex expert auprès de la NASA - ex Professeur assistant Princeton University. http://www.schmanck.de/Heiss.pdf

-367 "Il n'y a pas de preuve irréfutable ni de l'existence d'un effet de serre, ni de son lien éventuel avec le réchauffement global présumé". Heinz Thieme - Dipl Ing - Spécialiste des systèmes complexes de physique dans le secteur énergétique. http://groups.yahoo.com/group/energyresources/message/122...

-368 "L'hypothèse de l'origine humaine du réchauffement climatique n'est pas de la vraie science. Ce sont les données observées qui doivent mener à des convictions, et non manipuler les données pour se conformer aux convictions". Art Raiche - PhD - ex Chief Research Scientist Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (AUS) http://www.quadrant.org.au/blogs/doomed-planet/2011/09/th...

-369 "Il n'existe aucune preuve d'un lien direct entre les émissions de CO2 et le réchauffement climatique. D'autres facteurs semblent plus importants que l'impact du CO2". Cornelis Van Kooten - PhD - Professeur Etudes Environnementales et Climatiques University of Victoria (Canada). http://www.vkooten.net/

-370 "Je ne crois pas que l'homme soit à l'origine des changements climatiques. Si nous sommes dans une période de réchauffement, un refroidissement peut survenir ultérieurement". Edwin Aldrin - ScD Astronautique - BS Génie Mécanique - Astronaute Apollo 11. http://www.populartechnology.net/2010/06/nasa-astronauts-...

-371 "On ne peut exclure l'origine naturelle des changements climatiques. Les modèles montrant un réchauffement sont incohérents et non valides". Antonio Zichichi - Physicien - Professeur émérite de Physique Université de Bologne - Ex Président de l'Institut National Italien de Physique Nucléaire. http://www.zoominfo.com/#!search/profile/person?personId=...

-372 "Il n'existe aucun lien entre les récents niveaux de CO2 et les températures atmosphériques". Joel M Kauffman - PhD - Professeur émérite de Chimie Organique Université des Sciences de Philadelphie. http://www.lewrockwell.com/orig8/kauffman5.html

-373 "L'impact des activités humaines sur les changements climatiques sont si minimes qu'on peut les assimiler à une erreur statistique". Yuri Leonov - Directeur Institute of Geology - Russian Academy of Sciences. http://en.rian.ru/analysis/20070928/81541029.html

-374 "L'impact du réchauffement climatique est beaucoup moins sévère qu'on le croit, et est loin d'être catastrophique. La science est devenue de plus en plus biaisée". Robert Balling - PhD - Professeur de Géographie - Arizona State University - Office of Climatology. http://books.google.co.uk/books?id=lWQdP4_7SycC

Des records climatiques « sans précédent » ??? : - Anno 1921 : Après la sécheresse qui a commencé à l’automne 1920, le 1er janvier 1921 la vague de douceur se poursuit : 19.4° à Bordeaux, 16.5° à Châteauroux, et s’aggrave en février. Mars et avril sont toujours exceptionnellement secs et ensoleillés. Du 14 au 17 avril, il neige fréquemment sur presque toute la France - En juin, la sécheresse devient dramatique - aucune goutte de pluie n’est observée dans l’Oise, la Somme et le Languedoc-Roussillon - à Paris, c’est le mois de juin le plus sec depuis 1810 - une vague de chaleur exceptionnelle se produit entre le 24 et le 28 juin - le 28 juin, un orage de grêle ravage les Deux-sèvres avec des grêlons de 125g. Un été caniculaire s'abat sur la Lorraine. Les prés, pâturages et parcs sont « grillés » comme les arbres qui « se laissent déplumer » par le vent brûlant. Juillet reste extrêmement sec, absolument sans pluie dans la Beauce, le pays de Caux et la Picardie - du 22 mai au 11 juillet, il ne tombe que 2mm d’eau à Paris - Cette sécheresse concerne également la Hollande et l’Angleterre (le débit de la Tamise est réduit à 1/10eme de la normale) - On y dénombre de nombreux décès dus à la chaleur. Record de chaleur depuis 40 ans. Aux USA, les températures élevées perdurent depuis août 1920, avec des températures mensuelles supérieures de 3.4° (F) supérieures à la moyenne. Le mois de mars vit une température supérieure à 10.8° (F) Le 13 juillet, on observe également une chaleur torride et un maximum de 44°8 aurait été mesuré à Bourg -il s’agit de la valeur non officielle la plus élevée mesurée à l’ombre, en France - Le vent déclenche des incendies en Champagne et le village de Loisy-sur-Marne est totalement détruit. La vague de chaleur atteint son maximum les 28 et 29 juillet où l’on mesure des températures supérieures à 38° sur les trois quarts de la France (40 à 42° à Vesoul, Besançon, Albertville, Bourg en Bresse et Moulin) Le 29 juillet ,véritable « sirocco » en Lorraine. Les fils téléphoniques sont distendus par la chaleur. Août est un peu plus humide - Le 7 août , la grande sécheresse en Europe, combinée avec des températures élevées, est la cause d’une fonte rapide des glaciers alpins. Octobre est le plus chaud et le plus sec depuis 1757 . Une vague de chaleur exceptionnelle se produit du 1er au 20 octobre au cours de la première semaine, les températures dépassent partout les 30° -le 5 octobre, on atteint même 36° dans les Basses Pyrénées. 4 novembre 1921 voit enfin le retour de la pluie, mettant fin à la sécheresse mais le beau temps dominera pratiquement jusqu’à Noël. Après qu’un véritable ouragan ait balayé les Flandres et toute la Belgique dans la journée du 7 novembre, de l’air glacial envahit tout le pays entre le 11 et le 14 novembre Du 4 au 7 décembre, les gelées restent très fortes - Les 28 et 29 décembre, sont à l’inverse très doux - les températures dépassent 15° sur presque tout le pays. L’année 1921 aura été la plus chaude et la plus sèche à Paris depuis le début des observations météo (1851) - au total, il ne tombe que 270mm d’eau contre 625mm en moyenne - l’insolation fut également très élevée avec 2314h de soleil contre 1650h en moyenne. (source notamment : http://www.meteoromandie.ch/)

A suivre.

Voir les 32 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

La diffusion de tout ou partie de ces listes est libre -à l’exclusion de toute utilisation commerciale-, sous réserve de mentionner un lien vers le présent site: http://belgotopia.blogs.lalibre.be/climat/ Merci !

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

11:05 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, co2, durban | |  Facebook |

16/02/2012

LES GIECOSCEPTIQUES, TOUS CORROMPUS ?

Ceux qui expriment leur scepticisme quant aux conclusions du GIEC sur les changements climatiques, sont régulièrement confrontés aux accusations stéréotypées destinées à les discréditer. Les plus fréquemment rencontrées sont :

  • D’être ou d’avoir été employé directement par des firmes du secteur pétrolier ou minier, ou d’avoir bénéficié de subventions de ces lobbies dans le cadre de leurs recherches.
  • D’avoir défendu l‘inocuité du tabagisme passif,
  • D’être assimilés aux défenseurs de la Terre plate,
  • D’être des manipulateurs, ou coupables de fraude caractérisée
  • De ne pas être climatologues
  • D’être créationnistes, ultra-conservateurs, ou négationnistes.
  • De ne pas avoir publié d’article dans une revue à comité de lecture
  • Etc..

L’exemple parfait fut l’intervention destinée à discréditer tous les giecosceptiques à travers les personnalités de Fred Singer et Vincent Courtillot, par le Monsieur Jean-Pascal Van Ypersele de Strihou, le vice-président du GIEC que le monde entier nous envie, dans l’émission de propagande diffusée par la RTBF et qui fit l‘objet d‘un billet précédent :http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2010/09/09/la-...

Ainsi que son action qui aboutit récemment à l’annulation d’une conférence-débat sur les changements climatiques : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2011/08/30/inq...

 Ces accusations sont véhiculées par les blogs de soi-disant « debunkers », gardiens sourcilleux de la stricte orthodoxie climatique, dont les plus usités sont :

Leurs accusations sont d’ailleurs fréquemment soit très imprécises ou exprimées au conditionnel, soit fermement démenties par ceux-là même qui ont été mis au pilori.

Je dois avouer qu’au début de mon intérêt pour l’évolution du climat, j’ai été sensible à certains de ces arguments, au point d’écarter de mes listes les scientifiques qui paraissaient trop impliqués par exemple avec les lobbies pétroliers.

Jusqu’au jour où j’ai décidé de ne plus considérer les antécédents professionnels ou les convictions personnelles de l’intervenant, mais uniquement l’opinion qu’il exprime ou la théorie qu’il développe dans le cadre climatique.

Seuls ces éléments sont à prendre en considération, et sont à contester éventuellement par leurs contradicteurs.

Depuis, je m’accroche à cette position. Comme je l’ai écrit par ailleurs, le fait que ce scientifique porte des caleçons roses ou qu’il lise la Semaine de Suzette m’importe peu.

Un de mes correspondants l‘a explicité bien mieux que j‘aurais pu le faire :

« (…)Une chose ne doit être contestée que pour elle-même et non pour quoi que ce soit d'autre, donc pas pour ses choix politiques, amicaux ou financiers, fussent-ils suspects (mais non coupables) de collusion avec le sujet du discours. Et donc que monsieur X touche du blé d'un lobby peut évidemment nous rendre suspicieux quant à ses intentions et de celles du lobby, et notre perspicacité peut en être stimulée. Cela étant dit, que des pétroliers me paient pour ma bonne gueule ou pour que je dise que 1+1=2, cela ne change rien au fait que 1+1=2. Même si l'archétype émotionnel populaire se conforte dans le romanesque que "les pétroliers" sont "tous des salauds". Comme dirait JM, restons sur le sujet, car si ennemi il y a, il serait bien avisé de profiter de vos émotions et impulsions pour vous mener par le bout du nez. En se focalisant sur les "résultats factuels" (le contenu effectif du discours) et non les intentions et péripéties romanesques qu'on leur attribue, on se donne en même temps les moyens d'action réels, factuels, tangibles et mesurables, notamment en s'évitant d'être télécommandé par notre cerveau reptilien si perméable aux manipulateurs (…)».

Cela étant dit, tout scientifique est payé par quelqu’un, que ce soit par l’industrie privée ou par un gouvernement. Et pourrait être soupçonné de défendre les intérêts de l’un ou de l’autre par intérêt personnel ou simplement pour sauvegarder son avenir professionnel. Qu’une grande partie des géologues, par exemple, travaillent pour des sociétés minières ou pétrolières, et non par des fabriques de conserves de petits pois, me parait d’une évidence aveuglante. Ils n’en sont pas pour autant automatiquement corrompus, et cela ne peut remettre leur compétence en question, -ces sociétés n’étant pas réputées employer des nullités-, et cette proximité professionnelle ne les disqualifie pas d’office..

L’opinion d’un scientifique qui travaille pour l’industrie, fut-elle pétrolière, n’est pas plus sujette à caution que celle d’un autre scientifique qui publie dans le cadre d’une ONG militant dans le secteur écologique, par exemple.

Car on oublie trop souvent de mentionner que des ONG telles que Greenpeace ou le WWF sont également des lobbies, très influents dans le monde politique et médiatique, et idéologiquement très orientés.

On reproche aussi à une majorité de ces empêcheurs de réchauffer en rond de n’être pas climatologues.

Faut-il rappeler que la climatologie se nourrit de pratiquement toutes les disciplines scientifiques, depuis l’astrophysique jusqu’à la géologie, en passant par les mathématiques (statistiques et modélisations), l’océanographie, la glaciologie, la physique, la volcanologie, l’Histoire et la paléoclimatologie et j‘en passe… Les implications du débat climatique intéressent également la philosophie, l’économie, et bien entendu la politique.

Parmi les 2500 collaborateurs du GIEC, bien peu sont climatologues (moins d’une centaine dit-on).

Et on n’a pas censuré Al Gore, Yann-Arthus Bertrand, Alain Hubert, par exemple sous prétexte qu’ils n’étaient pas climatologues…

D’autre part, il apparait que le titre de « climatologue » s’acquiert plus fréquemment par l’expérience acquise « sur le tas » et les centres d‘intérêt affichés, que par un diplôme en bonne et due forme. Monsieur Jean Jouzel pour ne citer que lui, autre vice-président du GIEC, -dont je ne remet nullement en cause l’expérience- est ingénieur diplômé de l’Ecole Supérieure de Chimie Industrielle de Lyon, Docteur en Sciences Physiques, et néanmoins reconnu comme étant expert en glaciologie et climatologie.

Quand au fait que beaucoup de GIECosceptiques n’aient pas publié dans des revues à comité de lecture, ils ne sont pas les seuls. Dans un autre registre, les mails du « Climategate » ont mis en lumière les manipulations tendant à disqualifier les revues qui accueilleraient des études contraires aux conclusions du GIEC.

On cite aussi l’affirmation selon laquelle « une grande majorité de scientifiques approuvent les conclusions du GIEC », … En tout état de cause, il faut tenir compte du fait que les GIECosceptiques se sont manifestement penchés sur le problème, tandis qu’une grande partie des autres se rallie en toute confiance au prétendu consensus.

Comme le dit John Brignell, la notion même de consensus est une terminologie politique, pas scientifique. Beaucoup des idées novatrices en matière de sciences ont été imposées par un seul individu contre un consensus rassemblant ses pairs. Qu’on pense à Galilée, Copernic, Hutton, Wegener, Einstein, Lemaître et combien d’autres…La société scientifique est semblable à toute société humaine : elle déteste voir bousculer ses certitudes.

Voilà quelques unes des positions auxquelles je m’accroche au gré des discussions, que ce soit sur mon blog, ou en petit comité.

Car il est tout de même interpellant de constater qu’après plusieurs années de bourrage de crâne, une grande partie de l’opinion publique en soit arrivée au réflexe pavlovien d‘attribuer automatiquement les changements climatiques aux activités humaines, sans qu’il ne soit même plus nécessaire de le mentionner.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? VOTRE COMMENTAIRE EST BIENVENU.

Jo Moreau.

Note rectifiée ce 04/08

10:30 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, co2 | |  Facebook |

07/02/2012

UN AUTRE REGARD SUR LES ANOMALIES DE TEMPERATURE GLOBALE

PREFACE

Dans cet article, le Professeur Henri Masson, Dr. Ir., interprète d’une façon innovante les données relatives aux anomalies de « température globale », et insiste sur le caractère chaotique et par conséquent non-linéaire du système climatique.

Henri Masson fut l’organisateur d’une conférence-débat qui devait réunir Fred Singer et Claes-Goran Johnson, conférence qui fut annulée suite aux pressions exercées par Monsieur J-P Van Ypersele, vice-président du GIEC, voir : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2011/08/30/inq...

Je sais gré à Henri Masson d’avoir réservé la primeur de son article à belgotopia.

Jo Moreau.

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12:46 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : changements climatiques, réchauffement climatique, giec, climat | |  Facebook |

02/02/2012

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, QUEL CONSENSUS ? (32)

Suite n°32

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

-351 "Les seules "preuves" de l'implication des activités humaines dans le réchauffement climatique sont données par des modèles informatiques dont les résultats dépendent des paramètres qu'on y introduit. Et cela ne constitue pas des preuves." Michael J Economides - PhD - Professeur au Chemical and Biomolecular Engineering University of Houston - Editeur de Energy Tribune. http://www.canadafreepress.com/index.php/article/17478

-352 "Comme scientifique, je crois dans les cycles naturels et la variabilité. La théorie du réchauffement global a quelques défauts. Les rapports alarmistes véhiculés par les médias peuvent avoir été exagérés". Justin Berk - MS Météorologie - Professeur de Météorologie Stevenson University (USA) Météorologue auprès de médias TV. http://anhonestclimatedebate.wordpress.com/2009/03/05/glo...

-353 "Notre compréhension du système climatique est rudimentaire et insuffisamment fiable que pour élaborer des politiques gouvernementales qui coûtent des milliards de dollars, et n'auront en définitive aucun effet sur les changements climatiques". John S. Theon - PhD - ex senior Nasa Atmospheric scientist - ex Science consultant Institute for Global Environmental Strategies. http://heartland.org/sites/all/modules/custom/heartland_m...

-354 "Après 20 ans de recherches, on est très loin d'avoir une réponse sur le rôle du CO2 émis par les combustibles fossiles dans le réchauffement climatique. Affirmer que le taux de CO2 augmente la température du globe est erronné". Istvan E Marko- PhD- Docteur en chimie- Professeur Institut de la Matière Condensée et Nanosciences Université Catholique de Louvain (B) http://www.contrepoints.org/2011/12/10/59762-echec-du-som...

-355 "Le réchauffement climatique a beaucoup de causes controversées, naturelles ou d'origine humaine. Toutes des questions doivent encore être définies". Zhen Shan Lin - Université normale de Fujian - Collège de Géographie - http://www.google.be/search?sourceid=navclient&hl=fr&...

-356 "Le réchauffement climatique constaté au XXe siècle n'est statistiquement pas significatif". Gerd Bürger - Potsdam Institute of Climate Impact Research (D) http://www.sciencemag.org/content/316/5833/1844.1.full

-357 "Il est difficile de mettre en évidence l'impact des activités humaines sur le climat de l'Antarctique". David H Bromwich - PhD - Professeur Dept Géographie Ohio State University - Chercheur au Byrd Polar Research Center. http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d...

-358 "Depuis 1880 environ il y a eu 4 périodes d'une trentaine d'années : 2 périodes de refroidissement climatique : de 1886 à 1915 et de 1946 à 1975, et 2 périodes de réchauffement climatique : de 1916 à 1945 et de 1976 à 2005. Ceci est régi par les phénomènes El Nino et El Nina". Ian Wilson - Astronome - ex Operations Astronomer Hubble Space Telescope Institute. http://beforeitsnews.com/stories/by/0000000000048432

-359 "(Pour ce qui concerne les changements climatiques) je reste convaincu que la preuve ne peut reposer sur des hypothèses, et que l'humanité n'a aucun contrôle sur les changements climatiques. Guy LeBlanc Smith - PhD - ex Principal Research Scientist Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (AUS) http://www.garnautreview.org.au/ca25734e0016a131/WebObj/D...

-360 "La nature est cyclique, et le changement climatique est une réalité depuis la création de la Terre. Le catastrophisme climatique est très bien vu par les médias et les politiques". Jean Laherrere - Géologue - Géophysicien - Spécialiste de la recherche pétrolière. http://aspofrance.viabloga.com/files/JL-FIG-climat-part1....

-361 "L'idée (de la responsabilité humaine dans les changements climatiques) est devenue un dogme au sens propre, sur lequel même les scientifiques ne peuvent émettre de doutes sans passer pour des fumistes, être cloués au pilori, leurs résultats écartés des publications et leur carrière mise entre parenthèses". Georges Rossi - Professeur de Géographie Université de Bordeaux - Chercheur au CNRS (F) http://www.abdistri.com/fileadmin/user_upload/ruptures/Hi...

-362 "Tous ceux qui luttent contre le réchauffement climatique devraient réfléchir à ce que nous devrions faire si nous nous trouvions plutôt confrontés à un prochain refroidissement global". Philip K Chapman - BS Physique et Mathématiques - MS Astronautique - Physicien - Astronaute Apollo 14 - http://www.populartechnology.net/2010/06/nasa-astronauts-...

Des records climatiques « sans précédent » ??? : Anno 1473 : L’été de 1473 fut caniculaire et généra une sécheresse « sur presque toute la Terre » (sic) : la chaleur se prolongea depuis le mois de juin jusqu’en décembre. En Lorraine, les raisins sont mûrs le 8 juillet. A Dijon, les vendanges ont lieu le 29 août. Dans la région de Metz, les cerises sont mûres dès le 1er mai. La chaleur et la sécheresse sont si intenses que les cours d’eau sont à sec. Les forêts prennent feu, dont la forêt de Harz, en Allemagne. En Hongrie, le Danube peut être traversé à pied sec. Les légumes ne peuvent être récoltés à cause de la sécheresse. Il n’y eut ni froid, ni gelées jusqu’en février de l‘année suivante.

A suivre.

Voir les 31 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

18:41 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : réchauffement climatique, changement climatique, co2, giec, durban, kyoto | |  Facebook |

19/01/2012

L'EUROPE ET LA GRANDE PEUR.

Il fut un temps où chaque catastrophe engendrée par une nouvelle invention induisait des recherches sur les causes du dysfonctionnement, et débouchait sur les perfectionnements et les modifications permettant de les éviter, ou du moins d’en atténuer les conséquences.

Les premiers chemins de fer furent la cause de multiples catastrophes entraînant la mort de nombreux passagers. Déjà à l’époque, les médias se déchaînèrent contre cette « invention du diable » qui affolait les troupeaux. Mais heureusement, les responsables politiques et les industriels ne remirent nullement en cause ce formidable outil de développement.

Que dire de l’application du gaz de houille, au début du XIXe siècle, d’abord nauséabond et dangereux à l’usage, au vu de ses composants très toxiques. Il était produit dans des « usines à gaz », à proximité immédiate des villes dont il éclairait les nuits. Après de multiples améliorations, il fut dans l’après-guerre remplacé par le gaz naturel que nous connaissons aujourd’hui, nettement plus sécurisant. Mais à aucun moment, le principe même de l’usage du gaz ne fut remis en question.

Les premiers avions à réaction commerciaux furent également un dramatique échec. Mais les progrès technologiques découlant de l’étude des épaves des De Havilland « Comet » britanniques qui s’écrasaient permirent ensuite la mise en service de « jets » plus sûrs et plus performants.

On pourrait ainsi multiplier les exemples, car le chemin qui mena au bien-être et aux facilités dont nous jouissons chaque jour fut balisé d’erreurs, d’errements, d’approximations peu à peu rectifiées et faisant l’objet d’évolutions constantes.

Mais aujourd’hui, l’Europe a peur, une peur quasi-religieuse et obsessionnelle de l’apocalypse annoncée par des prédicateurs d‘une nouvelle Eglise, et cette peur paralyse de plus en plus les différents vecteurs de son dynamisme et de son développement.

Le nucléaire qui nous menace tous, un réchauffement climatique catastrophique provoqué par les activités humaines, des OGM qui nous promettent des mutations monstrueuses, une pollution qui nous étouffe lentement, des gaz de schiste dont l’exploitation va bouleverser notre environnement, des micro-ondes qui nous cuisent à petit feu et j‘en passe. Plutôt que pousser la recherche et débattre sereinement des problèmes pour trouver des solutions, l’Europe, fatiguée de tout et surtout d’elle-même, préfère le renoncement scientifique, politique, économique, moral et culturel.

Nous assistons à une capitulation sur tous les fronts dans un pathétique remake hollywoodien de la chute de l‘empire romain.

Heureusement, on a inventé le merveilleux et hyper-populiste « principe de précaution », destiné à préserver nos malheureuses populations de toutes ces inventions du diable et des innombrables catastrophes qui en sont les conséquences inévitables. Et qui permet au monde politique de surfer sur la vague électoralement rentable de la sécurité à tout prix. Si certaines recherches fondamentales se poursuivent malgré tout, c’est presque honteusement et en toute discrétion.

Et pendant que la Chine prépare la conquête de l’espace avec de nouveaux véhicules spatiaux, l’ Europe a construit une avionnette propulsée à l’énergie solaire. Avant de redécouvrir le cerf-volant ? A chacun ses ambitions.

Minuscule Europe sur une carte du monde, que ses renoncements frileux ne pourront cependant protéger des pseudo-dangers qu‘elle redoute tant, entraînée dans un rêve d’avènement d’une société pastorale confraternelle et angélique, nourrie au fromage de chèvre. Un fantasme qui n’aura d’autre issue qu’une paupérisation dramatique de ses populations, et une soumission totale aux autres puissances émergentes partout dans le monde.

Des sociétés qui fondent l’espoir de leur développement sur la confiance en la science pour maîtriser les errances des nouvelles technologies, mais certainement pas sur leur interdiction.

Comme le fit l’Europe dans des temps maintenant révolus, quand elle n’avait pas peur du progrès.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !

Jo Moreau.

18:12 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : progrès, crise, nucléaire | |  Facebook |

15/01/2012

CHANGEMENTS CLIMATIQUES, UN DEBAT ESCAMOTE (31)

Suite n°31

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

-339 "Les projections climatiques n'intègrent pas un élément majeur : les énormes quantités de CO2 dégagées par les matières végétales en décomposition. Ce dégagement est de nature à compenser d'une certaine manière l'action de recyclage du CO2 par les forêts". Carlos Sierra - PhD - Chercheur section Biogéochimie Institut Max Planck - Ex chercheur Oregon State University. http://oregonstate.edu/ua/ncs/archives/2011/jun/climate-p...

-340 "Les températures n'ont plus augmenté depuis 2000, contrairement aux niveaux de CO2 dans l'atmosphère. Cela implique que d'autres mécanismes naturels sont au moins aussi importants que le CO2 dans les changements climatiques". Clive Best - PhD - Physicien - Ex chercheur au CERN (Centre Européen pour la Recherche Nucléaire)et au Joint Research Centre (European Commission) http://clivebest.com/blog/?p=2208

-341 "Il faut être prudent dans le débat climatique, quand des milliards de dollars risquent d'être investis à tort. Il y a un scepticisme de principe à adopter sur les causes du réchauffement global". Michael Kelly - PhD - Professeur University of Cambridge (UK)- Solid State Nanoscale Science http://www.climateconversation.wordshine.co.nz/2011/06/pr...

-342 "Il est possible que les activités humaines ne soient pas le facteur le plus important dans le réchauffement climatique". Larry Cosgrove - BS - Météorologue - Spécialiste des prévisions à long terme. http://www.easternuswx.com/bb/index.php?/topic/137214-mor...

-343 "L'affirmation selon laquelle le CO2 d'origine humaine est le principal responsable du réchauffement climatique actuel est scientifiquement insoutenable. Les modèles climatiques ne sont pas fiables". Patrick Frank - PhD - Chimiste - Auteur de "A Climate of Belief" http://wattsupwiththat.com/2011/06/02/earth-itself-is-tel...

-344 "L'hystérie actuelle sur le réchauffement climatique doit plus à la peur, aux agendas politiques, à des modèles informatiques divergents entre eux ou avec le climat réel, que sur des preuves scientifiques établies". Michael R Fox - PhD - ex professeur Chimie et Energie - Chercheur domaine Nucléaire. http://www.hawaiireporter.com/science-corruption-at-the-n...

-345 "Les preuves scientifiques montrent que la théorie du réchauffement climatique causé par les activités humaines est complètement fausse". Martin Hertzberg - PhD - Chimie Physique - Ex météorologue US Navy - Expert international en combustion et explosions. http://www.summitdaily.com/article/20091107/COLUMNS/91106...

-346  "Il est difficile d'attribuer la hausse du niveau des océans au changement climatique. D'autres causes peuvent expliquer ce phénomène". Anny Cazenave - PhD - Géophysicienne - Astronomie fondamentale - Chercheur au CNRS et au CNES http://www.larecherche.fr/content/actualite/article?id=8516

-347 "Le GIEC a une grande responsabilité dans le fait que des milliers de chercheurs dans le monde ont consacré des années de recherche pour calculer des augmentations de température d'après des scénarios totalement irréalistes". Kjell Aleklett - PhD - Professeur de Physique Uppsala University (S) Dirige le Global Energy System Research. http://aleklett.wordpress.com/2009/12/07/%E2%80%9Dthe-un%...

-348 "Les émissions naturelles de CO2 représentent 96% du total des émissions de CO2. Ces émissions, indépendantes des activités humaines, sont non maîtrisables". Murry Salby - Professeur Sciences Atmosphériques - Macquarie University (AUS) http://www.thesydneyinstitute.com.au/podcast/global-emiss...

-349 "La climatologie en est à ses balbutiements. Il y a de nombreuses causes aux changements climatiques, et il n'existe aucun consensus à ce sujet". Jennifer Marohasy - PhD - Chercheur associé Centre for Plant and Water Science - Central Queensland University (AUS). http://jennifermarohasy.com/about/

-350 "Il n'y a pas eu de réchauffement climatique ces 15 dernières années. Malgré le penchant du GIEC à dissimuler les données incommodes, ceci ne peut être nié". James Wanliss - PhD - Physicien - Professeur associé de Physique et Sciences Informatiques Presbyterian College (USA). http://www.wanliss.com/2011/03/does-the-planet-really-hav...

Des records climatiques « sans précédent » ??? : anno 1540 : Année dite « chaude année » . La Suisse connut des conditions climatiques telles qu’on en rencontre dans les régions méditerranéennes. Ailleurs, le printemps fut très chaud et extrêmement sec. En Bretagne, on mangea des cerises à la fin mai. En Lorraine, la moisson se fait le 15 juin, et les vendanges en août (le 30 août dans le Nord de la France). L’été fut brûlant et sec à l’extrême. Le Rhin est franchissable à pied sec. Septembre et octobre furent également chauds et secs. En Angleterre, les cours d’eau sont à sec, et l’eau salée remonte la Tamise jusqu’au-delà de Londres. En Italie, la sécheresse est la cause de gigantesques incendies de forêt. A partir de l’an 1540, on note le début d’un recul glaciaire modéré qui durera jusqu’en 1570. Quoique dans une moindre mesure, les années 1541 et 1542 furent également anormalement chaudes en France et en Italie.

A suivre.

Voir les 30 listes précédentes dans la catégorie « climat ».

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Jo Moreau.

10/01/2012

LE CO2 ET LES RELATIONS INTERNATIONALES

Jusqu’il y a peu, je croyais que Istvan Marko était le premier universitaire belge à avoir osé briser l’omerta climatique soigneusement entretenue dans notre pays par le lobby entourant Monsieur JP Van Ypersele.

(voir à ce sujet mon billet « Un universitaire belge brise l’omerta climatique »).

Or, voici qu’un honorable correspondant, W Muyldermans, me signale un article paru en janvier 2010 dans le quotidien La Libre Belgique, dont vous trouverez le lien ci-dessous.

Olivier Cogels, l’auteur de l’article, est Professeur Extraordinaire à l’Université Catholique de Louvain (B), Docteur en Sciences Agronomiques et Hydrologie, Expert en Gestion des ressources en eau.

Il désigne sans détours les véritables enjeux de la gigantesque vague de propagande climatique qui submerge nos sociétés, quand la science n’a plus beaucoup voix au chapitre, étouffée par les intérêts politiques et financiers.

http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/555294/apre...

Je vous recommande vivement la lecture de ce remarquable article.

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Jo Moreau

18:33 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : giec, co2, réchauffement climatique, changements climatiques, durban | |  Facebook |

04/01/2012

UN UNIVERSITAIRE BELGE BRISE L'OMERTA CLIMATIQUE

Il y a peu, je vous conseillais un lien vers une interview accordée par un professeur de l‘Université de Louvain-la-Neuve au média informatique Contrepoints. Cette interview iconoclaste dans le paysage médiatique belge, n’y eut -à ma connaissance- aucun écho. Je la reprends in-extenso ici.

Chimiste de renommée mondiale, István Markó a pour collègue universitaire le vice-président du GIEC. Cela ne l’empêche pas d’être en désaccord total avec lui sur la question des changements climatiques. A l’heure où le sommet de Durban se solde par un échec cinglant, Contrepoints a rencontré ce chercheur atypique dans le paysage universitaire belge.

Le 27 janvier 2011 à Bruxelles, István Markó était invité à débattre des changements climatiques avec Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du GIEC. À l’entame du débat, le public est prié de répondre à ces deux questions : « Le réchauffement climatique est-il vraiment en train de se produire ? » et « Si c’est le cas, est-ce dû principalement aux activités humaines ? ». Une majorité de « oui » sanctionnèrent ces deux questions. Mais, après le débat, la proportion de sceptiques s’inversa. Les arguments du Pr Markó semblaient avoir conquis une grande partie du public. Depuis ce jour, Jean-Pascal van Ypersele refuse de débattre publiquement avec son collègue de l’UCL.

Docteur en chimie et professeur à l’UCL,, István Markó remet les pendules à l’heure, au moment où le sommet de Durban se solde par un échec. « Nous ne savons que peu de choses du climat terrestre, et les déclarations du GIEC sont utilisées dans un but politique ».

CP - Le Japon, le Canada, la Russie n’envisagent pas de prolonger le protocole de Kyoto. Les USA ne l’ont jamais fait. Est-ce que cela signifie qu’on va assister, à Durban, à un enterrement de première classe du protocole de Kyoto ?

IM - Il faut s’attendre à ce qu’on n’aille pas très loin. Le réalisme, une fois encore, l’emportera sur le dogmatisme. Prenez l’exemple de l’Allemagne : le gouvernement quitte le nucléaire sous la pression des Verts. Or, le nucléaire reste à ce jour la seule source capable de générer de l’électricité abondante et à cout compétitif à l'exception de l'hydro-électricité sans produire de CO2. Lorsqu’on quitte le nucléaire, on devient dépendant des autres pays. Le coût de l’électricité augmente pour le citoyen. De plus, les éoliennes et les autres sources d’énergie renouvelables ne sont pas capables de produire assez d’électricité pour couvrir la consommation. Il faut donc retourner à des centrales au charbon ou au gaz.

Je ne peux pas concevoir qu’un pays comme l’Allemagne ne construise pas en parallèle un système basé sur le gaz ou le charbon. Donc, qu’il en soit amené inévitablement à générer plus de CO2. Pourquoi, dès lors, l’Allemagne prolongerait-elle le protocole de Kyoto ? La Grande-Bretagne est en train de faire la même chose… Sans subventions étatiques, il est impossible d’être compétitif dans le domaine des énergies renouvelables. Or, avec la crise économique, les primes sont supprimées, voyez ce qu’on a fait en Belgique. Dans une écrasante partie du monde, les gouvernements se rendent enfin compte que les objectifs de Kyoto, en plus d’être inatteignables, sont extrêmement coûteux. En ces temps de crise de la dette, je me demande encore pourquoi l’Union européenne seule continue à pousser vers de nouveaux accords contraignants.

- Quel est votre principal grief, envers le débat actuel sur le réchauffement climatique ?

- C’est qu’on mélange allègrement deux aspects: un aspect purement scientifique (y a-t-il réchauffement ? est-il dû à l’activité humaine ?) et un aspect « politique » (que fait-on ? quitter le nucléaire ? diminuer la quantité de CO2 dans l’atmosphère ?, etc.) Chacun de ces aspects doit être traité séparément. Or, en ce qui concerne la partie scientifique, on est très loin d’avoir une réponse, après plus de 20 ans de recherche, à la question principale, notamment le rôle des émissions de CO2 des combustibles fossiles dans le réchauffement climatique On ne fait que découvrir l’influence des phénomènes naturels sur le climat. Voyez l’expérience CLOUD faite par le CERN à Genève. Il n’y a aucune certitude vu la complexité du problème et des processus en jeu. Des paramètres particulièrement importants sont quasiment ignorés (par exemple, l’effet de serre du à la vapeur d’eau, notamment à travers les nuages…, la contribution du CO2 volcanique). Nous sommes clairement dans un système physicochimique chaotique et créer des modèles de projection, à notre niveau de connaissance actuel, n’a pas beaucoup de sens et induit tout le monde en erreur.

Surtout, affirmer que le taux de CO2 augmente la température du globe, est erroné.

La hausse de température précède l’augmentation du taux de CO2, comme cela a été mis en évidence dans les glaces de Vostock, datées de 240000 années ainsi que dans les données récentes du XXème siècle (Keeling). Le problème est l’observation (via des preuves indirectes) d’une augmentation de la température moyenne du globe. Dès lors, le discours officiel proclame que cette hausse provient de l’augmentation du CO2 dû à l’activité humaine. Désolé, mais aucune démonstration n’a été faite, même par le GIEC.

On est donc en droit, scientifiquement, de se demander si cela vaut la peine d’investir une telle quantité d’argent et de mettre en péril nos industries et nos sociétés, pour un résultat qu’on ne sait de toutes façons pas atteindre.

- De nouveaux e-mails de ce que l’on appelle le « Climategate » ont été dévoilés, une fois encore, à la veille d’un sommet de l’ONU sur le climat. Que nous apprennent-ils de plus que la première série, sortie juste avant Copenhague en 2009 ?

- S’agit-il ou pas d’un hasard ? Je ne le pense pas, mais je n’oserai pas m’avancer làdessus.

Par contre, que nous apprennent ces courriels volés ?

Fondamentalement, rien de neuf. Les scientifiques restent des humains. En l’occurrence, ceux du CRU [un de principaux centre de recherche climatique] paraissent malhonnêtes dans leur interprétation des choses : courbes trafiquées, effacement de données, petits arrangements pour faire croire au réchauffement inéluctable. Ce qui m’inquiète, c’est que, contrairement à la presse anglo-saxonne, cette affaire trouve peu de retentissement dans la presse européenne continentale et Belge en particulier. Est-ce volontaire ? Y a-t-il eu des pressions ?L’impact de ces courriels sur l’opinion publique reste négligeable, à l’exception des personnes qui s’informent via le Net. C’est regrettable.

- Et c’est néfaste pour le débat scientifique ?

- Absolument ! De nos jours, il y a des idées qui sont établies en dogmes. On y croit : ce n’est plus une question de science. C’est ainsi. Cela a été établi on ne sait par qui, on ne sait pas quand, mais c’est ainsi. Ces scientifiques, membres d’un grand organisme onusien, n’ont pas envie de voir mourir la poule aux oeufs d’or. Voilà pourquoi ils bloquent le débat en nous traitant, moi comme des millions d’autres à travers le monde, de « sceptiques » ou même parfois de « négationnistes ». Le pire, c’est que le monde politique et les médias y trouvent aussi leur compte. Les politiciens et les autres ont trouvé dans ces mensonges un moyen de faire admettre aux citoyens qu’il fallait vivre avec une énergie plus chère, avec une production d’énergie verte plus abondante, etc. La presse, elle, n’a jamais pris de position déontologique et de recul critique. Elle a répercuté les infos provenant du GIEC sans se poser de questions. On lit régulièrement que l’Arctique est en train de disparaître, alors que les études montrent le contraire. Idem pour les mouvements, naturels, de l’Antarctique. Mais je ne blâme pas les journalistes, même les scientifiques. Ils risquent de se heurter à une censure parfois violente, à un dénigrement.

- Quel est votre sentiment aujourd’hui ? Vous pensez que l’humanité a perdu du temps et de l’argent en se fourvoyant dans un débat volontairement tronqué ?

- Avec le temps, de plus en plus de scientifiques devraient sortir du bois. On sent que le message du GIEC passe de moins en moins bien. Notamment grâce au travail d’internautes, qui montrent comment des graphes ont été trafiqués.

Dans les cénacles académiques, beaucoup de scientifiques ont eu peur pour leur avenir. Les choses sont en train de changer. Au début, je n’y connaissais rien en chimie environnementale. C’est en m’y intéressant, en discutant avec des géologues, des physiciens,… que j’ai constaté que je n’étais pas satisfait des réponses qu’on me fournissait. La climatologie, qui est une science récente, doit encore progresser énormément dans des tas de domaines : l’étude de l’impact des fonds marins, de l’atmosphère et du soleil,… tout cela est encore incompris aujourd’hui. Le mieux, pour la science, c’est qu’on nous laisse travailler sereinement, et sans parti-pris, à l’évolution de nos connaissances et qu’on arrête de nous faire croire que "le débat est clos"..

- Qui visez-vous en particulier ?

- Tous ceux qui ont intérêt à poursuivre le martèlement publicitaire. Greenpeace, WWF et les autres vont, par exemple, s’obstiner dans leur combat idéologique. Moi, je crois qu’on va assister à un tassement de la quantité d’argent dépensé dans l’économie verte. Elle n’est pas viable, je le rappelle, sans subventions ou découvertes fondamentales majeures. Le politique va ouvrir les yeux, en raison de la crise. Le gouvernement japonais a constaté qu’il allait détruire son économie s’il continuait à subventionner l’économie verte. En Europe, on commence à se rendre compte de l’impact des mesures « vertes » sur le pouvoir d’achat des citoyens. Le fait que le nouveau gouvernement belge n'ait plus un ministre en charge du climat en dit long sur l'évolution de ces dernières années. Le problème, c’est que les recherches technologiques ne sont pas abouties. En matière photovoltaïque, par exemple, d’énormes progrès restent à faire. Mais il faut financer la recherche dans les domaines du futur. Cela veut dire demander aux politiciens d’avoir une vision à dix-quinze ans. Sur ce dernier point, je réserve toujours mon optimisme.

 

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Jo Moreau

 

 

 

 

 

 

 

11:52 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, co2, durban | |  Facebook |