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22/08/2014

DES MODIFICATIONS CLIMATIQUES RAPIDES DANS LE PASSE

Voici venu le temps des vacances, propice à la paresse. J’en profiterai donc pour exhumer quelques billets parus il y a déjà quelques années sur mon blog, et qui me paraissent toujours d’actualité. Celui-ci date de novembre 2011.

Un des arguments les plus fréquemment cités par les partisans de la responsabilité humaine dans les changements climatiques, consiste à déclarer que jamais dans l’histoire de la Terre, ces changements n’avaient été aussi rapides. Ce fait devait démontrer l’implication des émissions de CO2 par les activités humaines dans le réchauffement climatique. Nonobstant le fait qu’une augmentation de la température globale de 0,7°c constatée sur tout le XXe siècle puisse paraître très éloignée de la notion de modification rapide, des études relativement récentes contredisent cette affirmation.

Le Professeur Peter Ditlevsen, de l’ Institut Niels Bohr, branche de l’Université de Copenhague et par ailleurs chercheur au Ice and Climate Group , a publié en 2010 dans la revue Geophysical Research Letters une étude qui conforte le fait que des changements climatiques très brutaux ont bien eu lieu dans le passé.

L’étude des carottes de glace extraites notamment au Groenland montre qu’à la fin de la dernière époque glaciaire, la température augmenta de 10 à 15 degrés en moins de 10 ans. Ce réchauffement brutal dura environ un millénaire et tout aussi brusquement, la température a de nouveau chuté de façon drastique. Ces épisodes ne sont pas uniques, et sont imbriqués dans les cycles « période glaciaire-période interglaciaire » décrits comme les évènements de Dansgaard-Oescher, qui impliquent les courants océaniques. L’origine exacte de ces « points de basculement » fait toujours l’objet de théories diverses, et ne sont pas reproductibles dans les modèles climatiques actuels.

L’étude de Peter Ditlevsen conclut à la responsabilité de causes chaotiques, influencées peu ou prou par les tempêtes, de fortes précipitations, les fluctuations des calottes glaciaires etc. Cela démontre l’ extrême difficulté de prévoir ces changements de climat. Pour être complet, signalons que Ditlevsen n’exclut pas l’influence éventuelle du CO2 antropique comme facteur supplémentaire dans l’actuel changement climatique, mais précise que ses recherches ne concernent que le passé.

Cela fit également l’objet d’une étude du CNRS parue en 2008, sur un basculement semblable il y a environ 14700 ans par un réchauffement rapide de plus de 10°c, suivi à -12900 d’un refroidissement causant un nouvel épisode glaciaire, et enfin un nouveau réchauffement menant à la fin de la dernière période glaciaire il y a 11700 ans. Cette étude, à laquelle participèrent des paléoclimatologues du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, concluait quant à elle à la responsabilité des modifications radicales dans les courants atmosphériques. Les chercheurs ont montré que le climat a véritablement basculé d’une année à l’autre. « Les renversements climatiques ont véritablement eu lieu comme si quelqu’un avait appuyé sur un bouton » a constaté Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet de forage glaciaire NorthGrip.

Les scientifiques mettent en cause notamment la présence de poussières de l’atmosphère, entraînant les modifications brutales de la circulation atmosphérique tropicale, puis polaire.

En juillet 2011, une équipe européenne (Université d’Utrecht) mettait en évidence un changement climatique brutal survenu il y a 200 millions d’années, simultanément à une extinction massive d’espèces marines et de vertébrés. Selon ces scientifiques, ce changement climatique fut causé par un largage massif de méthane (sans doute aux environs de 12.000 gigatonnes) consécutif à un épisode volcanique géant en Sibérie. Cela n’est pas un épisode unique dans l’histoire de la Terre, puisqu’il se produisit aussi il y a 55 millions d’années. Ce largage de méthane provient du plancher océanique, les bactéries qui le produisent étant stimulées par un réchauffement climatique déjà en cours.

Il peut aussi exister d’autres causes possibles, parmi lesquelles on peut citer des modifications dans le régime du Gulf Stream. Celui-ci réchauffe l’Atlantique Nord (et l’Europe par la même occasion) surtout en hiver. Certaines études font coïncider un arrêt ou un ralentissement de ce courant marin avec de brusques changements climatiques passés. Ils peuvent bien entendu aussi se produire soit par des causes extra-terrestres, comme la chute d’une météorite ou des modifications dans l‘activité solaire, soit aussi par des éruptions volcaniques « mégacolossales », parmi lesquelles l‘éruption du Lac Toba il y a 75000 ans, qui causa un mini âge glaciaire qui dura un millier d‘années.

L’étude des carottes glaciaires démontre non seulement que des modifications climatiques brutales eurent bien lieu dans le passé, mais aussi que la relative stabilité actuelle est exceptionnelle.

A cela, les tenants de la responsabilité humaine dans les modifications climatiques récentes me diront : tout cela, nous le savions déjà et il n’y a aucun point commun avec le réchauffement actuel (?). Fort bien, mais il reste une certitude absolue : lors des périodes glaciaires et interglaciaires, les activités humaines ne pouvaient en aucun cas être mises en cause…!

Sources :

http://climatechangepsychology.blogspot.com/2010/08/peter-ditlevsen-sudden-climate-change.html 

http://www.insu.cnrs.fr/co/environnement/climats-du-passe/le-climat-a-bascule-de-facon-extremement-brutale-a-la-fin-de-la-derni 

http://meetingorganizer.copernicus.org/EGU2010/EGU2010-7212.pdf

http://www.com.univ-mrs.fr/~r603365/cycle_DO_H_Rimaud2008.pdf

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Jo Moreau

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13/08/2014

VOLCANISME SOUS-MARIN ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Voici venu le temps des vacances, propice à la paresse. J’en profiterai donc pour exhumer quelques billets parus il y a déjà quelques années sur mon blog, et qui me paraissent toujours d’actualité. Celui-ci date de juillet 2011.

Il existe un nombre bien plus important de volcans sous-marins que de volcans terrestres. On ne peut évidemment établir un décompte précis, mais les estimations vont de plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions de bouches éruptives d‘importances variées. Les découvertes technologiques récentes dans le domaine des engins sous-marins de recherche, ainsi que des appareils divers de détection, autorisent des recherches et des découvertes de plus en plus nombreuses dans ce domaine assez méconnu jusqu’à aujourd‘hui.

La plupart de ces bouches volcaniques sont localisées à la zone de subduction des plaques tectoniques, ou indépendamment de celles-ci, sur ce qu’on appelle des « points chauds » dans les océans.

Les dorsales océaniques, d ‘une longueur de plus de 65000 Kms, sont donc abondamment pourvues de ces volcans. Beaucoup d’entre eux constituent «  l’ Anneau de Feu » , soit géographiquement un arc volcanique et sismique partant des îles Tonga, au large des Philippines, du Japon, des côtes Pacifique de l’Amérique du Nord et du Sud, ou sur la dorsale du Pacifique, qui lui fait face . Il en existe ainsi dans la « Fosse des Caïmans », à plus de 7000 m de profondeur.

La dorsale médio-atlantique, est une chaîne de volcans de 15000 Kms de long, dont l’Islande forme la partie émergée. Mais on en trouve un peu partout sous la mer, comme en témoignent de nombreuses découvertes récentes, dont une gigantesque structure volcanique de 30 Kms de long sur 25 de large, située au large des côtes sud de la Sicile.

L’océan Arctique lui-même est aussi le siège d’une activité volcanique et hydrothermale beaucoup plus intense que supposé récemment. On y trouve notamment la chaîne de volcans sous-marins dite crête Gakkel longue de 1800 Kms au nord du Groenland. On peut légitimement s‘interroger quant à leur impact cyclique sur la fonte des glaces.

Où qu’ils se situent, la majorité des volcans sous-marins sont à des profondeurs telles que la pression océanique diminue le caractère explosif d’une majorité des éruptions, ce qui les rend très difficilement détectables, au profit de coulées de lave éruptive qui forme ainsi le nouveau plancher océanique. D’autres, plus proches de la surface, peuvent éjecter dans l’atmosphère aussi bien les gaz émis que de la matière.

Des recherches récentes ont aussi établi que la quantité de CO2 libéré par ces éruptions était beaucoup plus importante que prévu. Cette découverte a évidemment une influence notable sur l’étude du cycle du CO2 dans l‘atmosphère terrestre. D’autres chercheurs ont par contre mis en évidence une production importante de fer par ces volcans, ce qui favorise le phytoplancton qui lui-même joue un rôle important dans l’absorption de ce même CO2.

D’autres types de volcans sont appelés volcans (ou dômes) d’asphalte, qui déversent de l’asphalte au lieu de lave. On en a détecté dans le Golfe du Mexique et au large de la Californie. Outre l’asphalte, ces bouches volcaniques émettent d’énormes quantités de méthane, autre gaz à effet de serre. Ce phénomène est connu sous le nom de « cheminées de méthane ». On croyait auparavant que ce gaz était dissous dans l’eau, mais on a constaté récemment qu’il atteignait la surface sous forme d’un véritable bouillonnement. On estime que la quantité ainsi relarguée dans l’atmosphère terrestre est de 10 à 10.000 fois supérieure aux prévisions antérieures, et quand on sait que le méthane est un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2, on imagine l‘importance de cette découverte dans la modélisation climatique. Ces relargages de méthane peuvent d’ailleurs être indépendants de phénomènes volcaniques (?), ce qui devrait être confirmé par l’étude d’autres zones marines riches en hydrocarbures.

Ainsi se dessine une toute autre image des fonds océaniques, qui se rapproche plus du « chaudron des sorcières », que du calme obscur et profond médiatisé par les films et documentaires.

On peut raisonnablement se poser pas mal de questions sur l’influence des forces en jeu dans cette intense activité volcanique, sur plusieurs composantes des changements climatiques, en commençant par l’augmentation de la température des océans, dont on sait que les plus minimes variations ont des répercussions immédiates sur notre climat et le régime des courants.

Se pose également le problème du largage dans l’atmosphère de quantités de CO2 et de méthane parmi d‘autres, beaucoup plus importantes que prévues initialement, et à côté desquelles les émissions humaines de gaz à effet de serre paraissent de plus en plus anecdotiques.

Pour ce qui concerne le niveau des océans enfin, quelle pourrait être l’influence de l’écoulement continu de lave et débris divers formant un nouveau plancher océanique, quand on sait que les îles Hawaï par exemple partent d’une profondeur de 5000 mètres sous le niveau de la mer, pour culminer à 4000 mètres d’altitude. On imagine le volume d’eau déplacé par ces phénomènes éruptifs.

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Jo Moreau.

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05/08/2014

CLIMAT : LA RTBF ET LA DESINFORMATION MAJUSCULE.

Voici venu le temps des vacances, propice à la paresse. J’en profiterai donc pour mettre au goût du jour quelques billets parus il y a déjà quelques années sur mon blog, et qui me paraissent toujours d’actualité. Celui-ci date de septembre 2010.

Je viens de regarder l’émission sur le climat concoctée ce 08 septembre par notre grand média de sévice public , et je suis encore révolté par la volonté affichée de disqualifier de la façon la plus abjecte non seulement les scientifiques, mais avec eux tous ceux qui ne partagent pas aveuglément les thèses officielles du GIEC.

Alors que cette émission était annoncée comme présentant les thèses des tenants et des opposants de l’impact des activités humaines sur les changements climatiques, nous eûmes droit à une succession de courtes interventions enregistrées des intervenants, sans débat aucun. Mais le pire était à venir : les ¾ du temps de l’émission servirent à tenter de disqualifier parfois de façon carrément diffamatoire ceux qui apportent d’autres hypothèses aux modifications climatiques. En un mot : si vous osez contester le point de vue officiel du GIEC, c’est que vous êtes en faveur du tabagisme. (lol)

Mais revenons au début de l’émission, qui s’annonce prometteur. Intervenants en faveur du GIEC : Monsieur Van Ypersele de Strihou -qui en est le vice-président- (Climatologue) - et Monsieur André Berger, (Mathématicien) - tous deux membres de l’Institut d’Astronomie et de Géophysique de l’UCL (Université Catholique de Louvain-La-Neuve). L’autre camp sera représenté par Monsieur Vincent Courtillot (Géophysicien - Professeur à l’Université de Paris Vll - Directeur de l’Institut de Physique du Globe ) et Monsieur Laurent Cabrol, ancien présentateur Météo à la Télévision française.

Le premier sujet abordé porte sur l’augmentation éventuelle des évènements météorologiques extrêmes. Alors que Monsieur Berger lui-même déclare que dans l’état actuel des recherches, on ne peut établir un lien certain avec le réchauffement climatique, le présentateur déclare : « on ne peut départager les tenants des changements climatiques des climato-sceptiques ». Le ton est immédiatement donné, et la Grande Confusion insinuée : on mélange la réalité de l’existence des changements climatiques avec la cause présumée de ceux-ci. Le réflexe de Pavlov va jouer : dès qu’on parle de changement climatique, il est évident que la cause ne peut qu’en être les activités humaines. Et cette confusion se base sur le fait que certains sembleraient établir que le climat est quelque chose d’immuablement stable, seulement troublé ces dernières années par les activités humaines et les émissions de CO2.

Mais ô miracle, Monsieur Van Ypersele de Strihou reconnaît que les émissions humaines de CO2 ne représentent qu’environ 5% de la totalité de ce gaz à effet de serre, et conclut de façon réellement étonnante que la nature qui émet les 95 % restants, recycle celui-ci, sous-entendu qu’elle serait incapable de recycler également ces malheureux 5%… (Et comme d’habitude, le fait que l’ensemble du CO2 atmosphérique ne représente qu’une petite partie des gaz à effet de serre est escamoté, mais soit).

Dès ce préambule, Monsieur Berger met immédiatement les choses au point : les climato-sceptiques ne sont dans leur ensemble que des manipulateurs. A bon entendeur…

Vient ensuite une séquence consacrée à la fonte des glaciers et à la montée des océans, avec des conclusions qui ne verront aucune hypothèse autre que l’officielle. On y répète inlassablement qu’on n’a jamais vu historiquement de modifications aussi rapides, ce qui est évidemment faux et en contradiction avec par exemple les seules variations de la Mer du Nord dans le haut Moyen Age (transgressions marines Dunkerque ll ou lll) , ou des données établies par le CNRS, pourtant peu coupable de manipulation (voir notamment 

http://www.insu.cnrs.fr/a2622,climat-bascule-facon-extremement-brutale-fin-derniere-periode-glaciaire.html  

Monsieur Courtillot est ensuite accusé sans nuances de fraude caractérisée, sans aucune possibilité pour lui de se défendre ou de présenter ses arguments. Le voici donc définitivement disqualifié.

Une brave américaine nous déclare ensuite sans rire qu’aux USA, seuls 3 ou 4 scientifiques sérieux s’opposent aux thèses du GIEC, affirmation pour le moins interpelante pour qui veut bien lire au minimum mes billets « consensus climatique … », et qui démontre la volonté de tromper l‘opinion publique.

Vient ensuite une longue dissertation sur le « Climategate« , qui est réduit à 2 mails controversés, alors que ceux qui s’intéressent un peu à ce problème savent parfaitement que ce sont 1500 mails qui ont été publiés, dont des dizaines ont ensuite été soigneusement occultés, mais évidemment cela demanderait un travail journalistique d’investigation manifestement hors de portée de notre réalisateur, ou plus exactement une recherche qu’il n’a pas envie de faire.

Je pense notamment à ces mails qui menacent de retirer du pannel des revues sélectionnées par le GIEC, celles qui publieraient encore des articles opposés aux thèses de celui-ci.

Je passe sur d’autres données clairement inexactes concernant ce qui reste un véritable scandale, pour en arriver à la conclusion que le « Climategate » fut concocté, peut-être par les services secrets (ben tiens), pour torpiller la conférence de Copenhague. Rappelons que ces mails furent divulgués par Wikileaks, qui en d’autres circonstances, bénéficie pourtant d’un grand écho et de la grande bienveillance de nos médias, lorsqu‘il diffuse des éléments conformes à l’idéologie de ceux-ci.

Alors qu’il a été montré que certaines conclusions du dernier rapport du GIEC sont tirées telles quelles de revues écologiques militantes, les erreurs sont ramenées à une faute de frappe… Consternant.

L’émission est parsemée d’une multitude d’autres affirmations fausses ou biaisées, notamment sur le rôle de Georges W. Bush (l’affreux valet des pétroliers) qui a refusé de signer les accords de Kyoto, alors qu’il n’avait aucun pouvoir de le faire sans l’aval du Congrès.

Vient enfin la conclusion finale et sans appel : les climato-sceptiques ne sont que des gens corrompus et payés grassement par l’industrie pétrolière. Ces climato-sceptiques sont d’ailleurs représentés dans l’émission par un scientifique américain dont on cite d’autres conclusions sujettes à caution mais hors-propos, et qui sert d’épouvantail bien commode pour discréditer tous les autres. Une manipulation bien dans les habitudes de notre RTBF. On oublie d’ailleurs de mentionner les enjeux financiers des alliés du GIEC, voir notamment : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/10/13/al-gore-un-business-qui-derange.html 

Et les magouilles probables du président du GIEC : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2010/02/04/pachaury-un-directeur-du-giec-tres-occupe.html 

Car à abaisser le débat au niveau des égouts, on risque d’y retrouver beaucoup de monde.

Je ne crains pas de qualifier cette émission scandaleusement tendancieuse, de nouvelle manipulation de l’opinion publique par notre RTBF , destinée à remettre impérativement nos populations dans le droit chemin de l’Eglise de Climatologie, dont il se confirme qu’elle en est devenue le porte-parole inconditionnel.

Rien de changé depuis un an, et mon précédent billet concernant ce média qui méconnait les rudiments de tout travail journalistique honnête, et dont il faut quand même rappeler qu’elle est financée par l’argent de tous : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/11/24/climategate-desinformation-et-politiquement-correct.html

Beaucoup de choses restent à dire sur cette émission dégoulinante de soumission au seul GIEC, mais je m’arrête ici, au risque de vous lasser.

Cela m’a amené aussi à réduire au minimum les liens, mais ceux que je cite dans ce billet me semblent exemplatifs, même si d’autres que moi ont développé certains thèmes bien mieux et plus complètement que moi.

En conclusion, la façon dont ce sujet a été traité disqualifie automatiquement à mes yeux tout autre sujet traité par la RTBF.

Jo Moreau

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE !

12:15 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : réchauffement climatique, co2, giec, climat | |  Facebook |

30/07/2014

CLIMAT - PARIS 2015 APPROCHE : OBJECTIF ARNAQUE.

Voici venu le temps des vacances, propice à la paresse. J’en profiterai donc pour mettre au goût du jour quelques billets parus il y a déjà quelques années sur mon blog, et qui me paraissent toujours d’actualité. Celui-ci date de octobre 2009 sous le titre « Copenhague approche : objectif arnaque » . A l’approche de la conférence de Paris 2015 sur le climat, j’ai repris tel quel ce billet, en changeant simplement le nom de la ville. Les arguments sont toujours d‘actualité.

La conférence de Paris sur le réchauffement climatique approche, justifiant tous les emballements médiatiques, politiques et taxatoires.

Le débat climatique a, depuis plusieurs années maintenant, quitté le terrain scientifique pour les domaines politiques et financiers. Il est devenu l’objet de toutes les outrances et de tous les amalgames. Il justifie une modification profonde de la politique industrielle et économique des pays développés, déjà fragilisés par la concurrence discriminatoire des pays émergents. Une partie de ceux-ci vont sans doute profiter d’une distribution généreuse de fonds provenant des contribuables des pays développés, capitaux qui ne seront pas perdus pour tout le monde … (1)

Rappelons d’abord quelques faits qui eux au moins, sont incontestables.

- Le climat est tout, sauf stable. Tout au long de l’histoire de notre planète eurent lieu des modifications climatiques, parfois brutales et souvent catastrophiques.

- Il n’existe AUCUNE preuve scientifique que l’activité humaine soit à l’origine des modifications climatiques.

- Le CO2 représente environ 5% de l’ensemble des gaz à effet de serre, et la part émise par l’homme représente une partie infime de ces 5%. - Il est faux de prétendre qu’il y aurait un consensus de l’ensemble des scientifiques dans le monde, qui aille dans le sens des conclusions du GIEC, organisme onusien à l’origine de l’emballement actuel. Des dizaines de milliers de scientifiques de toutes disciplines, ont émis de sérieuses réserves quant à ces conclusions, quand ils n‘y sont pas totalement opposés. Des conclusions d’ailleurs évolutives dans le temps, et émises au conditionnel…

La presse, surtout européenne et encore plus francophone, s’est précipitée sur les scénarios catastrophistes émis par les adeptes du réchauffement climatique, comme elle s’était précipitée en son temps sur le refroidissement climatique (milieu des années’70), les chutes de météorites, ou tout scénario apocalyptique qu’on met à la mode, et qui fait vendre.

Ces mêmes médias européens ont d’ailleurs observé un black-out total sur toute information ou théorie qui irait à l’encontre, ou qui mettrait simplement en doute ce qui est devenu ce qu’il faut bien appeler la pensée unique et obligatoire.

On en est arrivé à mélanger tout et n’importe quoi dans un gigantesque « melting pot », assimilant des questions fondamentales, qui ne sont pas nécessairement liées les unes aux autres.

- Sommes-nous engagés dans des changements climatiques hors normes ?

- Allons-nous vers un réchauffement ou un refroidissement climatique ?

- Ces modifications sont-elles le fait de l’activité humaine ? Oser mettre en doute un seul de ces points est assimilé à un véritable crime contre l’avenir de l’humanité, au point qu’on qualifie les contestataires de ‘négationnistes’, servant une science ‘d’extrême droite’, et qu’on essaye de discréditer par n’importe quel moyen, alliant les sous-entendus douteux aux allégations mensongères, ou les accusant tout simplement d‘être achetés par les industries pétrolières.

Mais qui profite de cet état de fait ? Tout d’abord une partie du monde scientifique. Il suffit aujourd’hui d’abonder dans le sens du réchauffement climatique d’origine humaine pour voir s’ouvrir la manne financière. Des laboratoires qui, il y a quelques années devaient passer une bonne partie de leur temps à la chasse aux subsides, se voient aujourd’hui dotés de moyens conséquents. En quelques années, le budget global annuel destiné à la climatologie est passé de 170 millions de dollars à plusieurs milliards de dollars.

Le monde politique est évidemment soumis au même matraquage médiatique que l’ensemble de la population, et a trouvé dans le sujet un bon moyen de récolter des voix. Tout d’abord les partis écologistes (bien que certains écolos se soient distancés des conclusions actuelles du GIEC). Les autres partis ont évidemment embrayé sur un sujet très payant électoralement parlant, et aujourd’hui, chacun veut paraître plus vert que vert. La mise en œuvre d’une telle politique justifie également la multiplication de taxes dites « écologiques », affirmées ou déguisées, bénéficiant en outre de l’approbation inespérée d’une partie de la population, et qui tombent à pic dans le climat de crise que nous connaissons actuellement.

Le monde industriel s’est engouffré dans le juteux nouveau marché , par la commercialisation prématurée d’énergies « renouvelables » tels que l’éolien ou le photovoltaïque, qui n’ont technologiquement pas quitté le stade expérimental. Cette mise sur le marché fut facilitée par des subsides, incitations, primes, certificats verts et détaxations diverses supportées par l’ensemble des contribuables, sans lesquelles ces systèmes seraient à l’heure actuelle totalement invendables.

Le lobby nucléaire a bien entendu joué de la peur du CO2, pour promouvoir son énergie dite « propre ».

Le monde financier est en train de profiter largement du système mis en place, notamment via les bourses de « crédits carbone » qui brasseront bientôt des centaines de milliards de dollars, le lancement de fonds « éthiques et responsables », l’investissement dans des entreprises soi-disant écologiques.

Il y a aussi quelques particuliers qui surfent sur la vague -extrêmement rémunératrice pour certains, tels que Al Gore et son business financier-, ou d’autres que je veux croire plus idéalistes comme Yann Arthus Bertrand, Nicolas Hulot ou encore notre Alain Hubert.

Cette addition d’intérêts convergents a pris une telle dimension mondiale que je crains qu’une quelconque marche arrière soit devenue impossible, car elle mettrait en jeu la crédibilité des principaux piliers de nos sociétés : le politique, l’humanitaire et l’industriel. (sans compter une partie du monde scientifique).

Pourtant, je veux malgré tout croire que nos décideurs sont encore capables d’une analyse critique des arguments de chacun, et de s’interroger sur la pertinence des options dans lesquelles nous allons être inexorablement engagés, sur les motivations réelles de ses initiateurs et surtout prendre conscience qu’à l’heure actuelle, contrairement au bourrage de crâne savamment orchestré, il n’y a aucun consensus scientifique au niveau mondial, et que le débat reste ouvert.

L’influence de l’activité humaine sur les changements climatiques n’est absolument pas établie.

Jo Moreau.

(1) Le « Fonds Vert » prévoit le versement de 100 milliards de dollars PAR AN aux gouvernements des pays dits en voie de développement, pour la lutte contre les changements climatiques (?)

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE .

18:17 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, paris 2015, climat | |  Facebook |

23/07/2014

AL GORE, UN BUSINESS QUI DERANGE.

réchauffement climatique,CO2,GIEC,al gore,Voici venu le temps des vacances, propice à la paresse. J’en profiterai donc pour mettre au goût du jour quelques billets parus il y a déjà quelques années sur mon blog, et qui me paraissent toujours d’actualité. Celui-ci date de octobre 2009.

Albert Arnold Gore fut le vice-président des USA, avec Bill Clinton, de 1993 à 2001.

Il est surtout connu en Europe pour son film écologique « Une vérité qui dérange », qui est censé montrer les conséquences catastrophiques du réchauffement climatique supposé causé par l’activité humaine.

Ce film reçu deux oscars, celui du meilleur film documentaire et celui de la meilleure chanson originale.

Il devait entamer en 2007 une tournée européenne pour présenter son film qui reçut à travers le continent un accueil enthousiaste, personne ne paraissant se formaliser du fait qu’il s’agissait d’un film militant contenant un nombre très important d’erreurs, amalgames et approximations.(1)

Il se vit décerner, avec le GIEC, le prix Nobel de la paix, pour « ses efforts afin de mettre en place et diffuser une meilleure compréhension du changement climatique causé par l’homme, et de jeter les bases des mesures nécessaires pour contrecarrer un tel changement ».

Mais Al Gore, est-il cet écologiste sincère et désintéressé, véritable idole de nos écologistes et des publics et médias européens ?

Al Gore a créé sa propre fondation, « The Alliance for Climate Protection », qui gère une partie des bénéfices découlant de ses productions d‘auteur de films, et de livres.

Pour chacune de ses conférences d‘une durée d‘environ 75 minutes, Al Gore réclame à titre personnel un cachet oscillant de 100.000 à 175.000 US $. Il est l’auteur de livres dont un doit paraître (ou est paru ?) en 2009.

Mais le plus troublant est qu’il a co-créé et préside la «Generation Investment Management » (GIM) , bureaux implantés à Londres et New-York. Le but de cette société est d’intégrer la notion de développement durable dans les transactions financières, soit opérer pour le compte de ses clients des placements financiers intégrant cette stratégie.

GIM, dès sa création, a drainé sur le marché des capitaux plus de 5 milliards de dollars pour le business du CO2.

Le CEO en est David Blood, ex-chief exécutive de Goldman Sachs Asset Management, et plusieurs anciens cadres de ce géant financier se retrouvent dans l’organigramme de GIM, comme d‘ailleurs dans la nouvelle administration américaine, tels Mark Patterson et Gary Gensler.

Depuis 2007, il collabore avec Kleiner Perkins Canfield & Byers (KPCB), une des principales sociétés d’investissement pour le capital à risques, très engagée dans le financement d’entreprises industrielles impliquées dans l’application de solutions écologiques dans différents domaines. A côté du prix KPBC de 200 millions de dollars pour le développement des énergies vertes, elle vient notamment de lancer l’iFund, un fonds doté de 100 millions de dollars, pour aider des start-up développant des applications pour l’iPhone et l’iPod Touch.

En guise de remerciement, Apple vient de rejoindre le club des entreprises favorables à la signature des accords de Kyoto…

GIM détient une participation de 10% dans la Chicago Climate Exchange (bourse carbone de Chicago), qui à son tour détient 50% de la European Climate Exchange, basée à Londres, et s‘occupant du système de commercialisation de «crédits carbone » . La valeur estimée du marché européen est estimé à 285 milliards de dollars pour la période se clôturant en 2012. Goldman Sachs est également investisseur dans la Chicago Climate Exchange.

Ces « bourses carbone » seront chargées de commercialiser les « points de crédit carbone » gagnées par les industries qui réduisent leurs émissions de CO2, au bénéfice de celles qui dépassent leur quota.

Quand on connaît d’autre part la participation financière de Goldman Sachs dans la campagne électorale du parti démocrate, et leur investissement de 3.5 millions de dollars dans du lobbying climatique, on peut s’interroger sur la pureté de l’engagement écologique de la nouvelle administration du président Obama, celui-ci ne faisant d’autre part pas mystère de son intention d’intégrer Al Gore dans son équipe.

Evidemment, il faut maintenant que la législation américaine concrétise le principe du marché des crédits carbone, et on ne peut qu’être optimiste sur ce point quand on constate l’imbrication des intérêts de Goldman Sachs, de Al Gore et de l’administration Obama.

Nul doute que dans cette optique, Al Gore renforcera encore son combat « écologique », dont il m’apparaît clairement aujourd’hui qu’il n’est que le volet « marketing et promotion ventes » de son juteux business …

Jo Moreau.

(1) En Grande Bretagne, sa projection dans les écoles doit obligatoirement être précédé d’un avertissement sur son caractère politiquement orienté.

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24/06/2014

LA PRIMAUTE DU POLITIQUE DANS LES RAPPORTS DU GIEC.

Dans un billet précédent (1), je vous faisais part des remarques désabusées de participants au dernier rapport du GIEC, dénonçant l’influence prépondérante des représentants des gouvernements au détriment des scientifiques dans la rédaction de ce rapport.

Cela n’étonnera personne que les intervenants politiques de la Grande Bretagne, la France, la Belgique et la Norvège figurent parmi les plus actifs pour orienter le rapport dans le sens le plus alarmiste possible (2).

Récemment, Robert Stavins, directeur du programme d’économie environnementale à Harvard et co-coordinating Lead Author du chapitre 13, working group III du AR5 du GIEC, a envoyé une lettre aux co-présidents de son groupe de travail exprimant son désappointement quant aux méthodes ayant abouti à la rédaction du « Résumé pour les décideurs » . Et notamment sur le processus d’approbation du texte par les représentants des gouvernements. (3)

De cette très longue lettre, j’extrais les quelques passages suivants. (traduction « maison » ).

Jo Moreau.

Robert Stavins tient d’abord à bien cibler ses critiques sur le seul chapitre de ce résumé dont il eut la responsabilité. Le rapport scientifique complet du GIEC, qui compte 2000 pages, échappe à l’approbation par les représentants des gouvernements, et ce rapport scientifique conserve toute sa confiance.

(…) Je vous écris aujourd'hui pour vous exprimer ma déception et ma frustration sur le processus et les résultats des réunions à Berlin, qui durèrent cinq longues journées et nuits de discussions, la semaine dernière, au cours desquelles les représentants des gouvernements du monde entier ont en effet, fondamentalement révisé ou rejeté des parties du « Résumé pour les décideurs (SPM) » du Groupe de travail 3 du GIEC.

(…) J'ai eu la responsabilité principale - en coordination avec mon co-auteur principal, le Dr Zou Ji - pour la rédaction du texte de la section SPM.5.2 (Coopération internationale) de la SPM, et je n’implique pas dans cette lettre Zou Ji, pour qui j'ai le plus grand respect et avec qui j'ai apprécié de travailler. Il peut ou non partager les opinions que j'exprime ci-dessous.

(…) Dans cette lettre, je ne ferai aucun commentaire sur l'examen et le processus de révision par les représentants politiques, qui a touché d'autres parties du SPM. Je note toutefois que la semaine avançant, j'ai été surpris par l’ampleur dans laquelle les gouvernements se sont sentis libres de recommander, et parfois imposer des modifications détaillées apportées au texte du SPM inspirées par des considérations politiques, par opposition à des bases scientifiques.

Les motivations générales de la plupart (mais pas de toutes) les délégations participantes ont semblé être tout à fait claires dans les séances plénières. Ces motivations ont été explicitées dans les «groupes de contact», qui se sont réunis à huis clos en petits groupes avec les principaux auteurs. (…) Dans ces groupes de contact, les représentants des gouvernements ont travaillé pour supprimer du texte ce qui pourrait compromettre leurs positions dans les négociations internationales en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Je comprends parfaitement que les représentants des gouvernements ont cherché à répondre à leurs propres responsabilités envers leurs gouvernements respectifs en défendant les intérêts de leurs pays, mais dans certains cas, cela s'est avéré être un problème pour l'intégrité scientifique du « Résumé pour les décideurs »  du GIEC. Cette interférence avec la démarche scientifique du GIEC a été particulièrement sévère dans la section SPM.5.2 sur la coopération internationale. C'est à cette section de la SPM que je vais maintenant m‘attacher.

(…) Le projet a été envoyé aux gouvernements le 7 Avril par le système des écopublication du GIEC. (…) Quand il est devenu clair que les délégués des pays n'étaient pas disposés à aller de l'avant en séance plénière avec l'examen du texte, il a été créé un groupe de contact destiné à travailler sur un texte acceptable. Un délai de 2 heures a été donné à ce groupe pour arriver à un consensus. Les travaux ont commencé à environ 23h00 (et se sont poursuivis après 01h00 le samedi 12 Avril ). Le groupe de contact était composé de représentants d'un ensemble hétérogène de pays, grands et petits, et catalogués riches ou pauvres. Par conséquent, je ne crois pas que la responsabilité dans les problèmes posés sont attribuables à un pays en particulier ou même à un ensemble de pays. Au contraire, presque tous les délégués à la réunion ont démontré la même approche, à savoir que tout texte considéré comme incompatible avec leurs intérêts et leurs positions dans les négociations multilatérales a été considéré comme inacceptable. En fait, plusieurs (peut-être la majorité) des représentants des pays du groupe de contact de SPM.5.2 ont été identifiés comme les participants dans les négociations de la CCNUCC. Cette position a créé un conflit d'intérêt irréconciliable avec le volet scientifique.

Au cours des deux heures de délibérations du groupe de contact, il est devenu clair que la seule façon dont les représentants des gouvernements réunis approuveraient un texte pour SPM.5.2 , consisterait essentiellement à enlever tout élément «controversé» (soit tout ce qui met mal à l'aise un gouvernement ), ce qui signifiait la suppression de près de 75% du texte initial, y compris de presque toutes les explications et exemples sous les rubriques. Dans plus d'un cas, des exemples ou des phrases spécifiques ont été retirées par la volonté d'un seul pays, car, en vertu des règles du GIEC, la dissidence d'un pays est suffisante pour arrêter le processus d'approbation d’un texte (…). Le processus du GIEC qui en a résulté a privilégié les intérêts politiques en sacrifiant l'intégrité scientifique.

Aucune institution ne peut satisfaire intégralement tout le monde, et cela inclut le GIEC. Dans le cas particulier, il peut y avoir un conflit inévitable entre l'intégrité scientifique et la crédibilité politique. Si le GIEC doit continuer à étudier la problématique de la coopération internationale dans les futurs rapports d'évaluation, il ne faut pas mettre les représentants des pays dans la position inconfortable et fondamentalement intenable de revoir un texte afin de donner leur approbation à l'unanimité. De même, le GIEC ne devrait pas demander aux auteurs à faire du bénévolat en sacrifiant d'énormes parts de leur temps sur des périodes pluriannuelles pour effectuer des travaux qui seront inévitablement rejetés par les gouvernements dans le « Résumé pour les décideurs« .

(…) Il est de la responsabilité des dirigeants du GIEC de transmettre au public (et aux décideurs) les résultats des travaux scientifiques solides que les centaines d'auteurs ontles cinq dernières années, et pas simplement la version limitée du « Résumé pour les décideurs » tel que produit la semaine dernière.

Robert N. Stavins, Albert Pratt Professor of Business & Government, John F. Kennedy School of Government, Harvard University Director, Harvard Environmental Economics Program

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/05/03/le-...  

(2) http://www.dailymail.co.uk/news/article-2592992/Britains-...  

(3) http://www.huffingtonpost.com/robert-stavins/is-the-ipcc-...

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10/06/2014

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, QUEL CONSENSUS ? (47)

Suite n°47 (Voir les 46 autres listes dans la catégorie « climat »)

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par leurs déclarations, que contrairement à un prétendu consensus, de nombreux scientifiques contestent tout ou partie des conclusions climatiques émises par le GIEC. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

520 - "Il n'y a aucune certitude que les activités humaines aient une quelconque influence sur le réchauffement climatique. (...) Ceci est motivé par des méthodes d'observation limitées et des modèles climatiques peu évolués". Daniel Rosenfeld - PhD - Physique des nuages - Professeur Institute of Earth Sciences - University of Jerusalem. http://www.reportingclimatescience.com/news-stories/artic...

521 - "Il n'est pas possible d'attribuer les tendances d'inondations d'origine pluviale au changement climatique d'origine humaine (...) Nous ne pouvons avoir qu'une confiance limitée dans les projections de l'évolution de l'amplitute ou de la fréquence des inondations résultant du changement climatique. (cfr AR5 IPCC). Zbigniew Kundzewicz - PhD - DSc - Geophysicien - Potsdam Institute of Climate - Professor of Earth Sciences - Lead Author IPCC - http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/02626667.2013...  

522 - "Le climat ne sera nullement influencé par le fait que nous augmentions ou diminuions nos émissions de CO2 (...) Le CO2 n'a aucun impact sur les températures atmosphériques". Michael Connolly - PhD - MSc - Physique - Chimie - Biologie (IRL) http://oprj.net/articles/atmospheric-science/25 http://globalwarmingsolved.com/2013/11/summary-the-physic...  

523 - "Même si nous arrêtions l'usage de tous les combustibles fossiles, nous n'arrêterions pas les changements climatiques, fluctuations qui ont toujours existé". Sharon Meyer - BS - Météorologue - Director Weather Dept WOAX TV. http://www.sevendaysvt.com/vermont/weather-or-not/Content...

524 - "La théorie de l'origine humaine des changements climatiques est une hypothèse sans fondement (...) Si vous interrogez des scientifiques n'ayant aucun intérêt dans la question, ils vous diront que rien ne valide cette théorie". Leslie Woodcock - PhD - Ex Professor of Chemical Thermodynamics - University of Manchester - ex NASA researcher. http://www.yorkshireeveningpost.co.uk/news/latest-news/to...  

525 - "Ne tombez pas dans le piège d'un 'consensus scientifique' qui soutiendrait la thèse des gaz à effet de serre causant un réchauffement inhabituel de la planète. La science n'est pas conduite par la règle de la majorité". Karl Bohnak - Météorologue - Chief Meteorologist WLUC TV- http://anhonestclimatedebate.wordpress.com/tag/global-war...  

526 - "La Russie doit se préparer à un refroidissement du climat survenant après une brève période de réchauffement". Natalia Riazanova - Directrice du laboratoire de géo-écologie - Université des Relations Internationales de Moscou (MGIMO). http://french.ruvr.ru/2014_04_19/Quel-remede-contre-le-re...

 

527 - "A cause de l'argent, le débat sur le réchauffement global a quitté le domaine scientifique pour devenir politique". Morgan Palmer - Météorologue KIRO7 TV. http://www.kltv.com/story/7332826/local-meteorologists-de...

528 - "Les prévisions des phénomènes complexes restent impossibles. Prédire le climat ne fait pas exception (...) Pourtant, on continue à affoler les populations". Didier Raoult - Biologiste - Professeur de microbiologie Faculté de Médecine de Marseille. http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/le-c...  

529 - "Il semble que les médias et les organisations environnementales ont tendance à accentuer ou même exagérer les dommages causés par le changement climatique". Fuhai Hong - PhD - Professeur d'Economie - Université Technologique de Nanyang (Singapour) http://ajae.oxfordjournals.org/content/early/2014/02/24/a...  

530 - "Les cycles solaires et leur influence sur les océans suffit à expliquer -par la résonance gyrale océanique- le réchauffement climatique de la deuxième moitié du XXe siècle, et ensuite la stagnation de la température moyenne" Jean Louis Pinault - Hydrogéologue - Sciences de la Terre. http://climateguy.blogspot.be/2014/05/dr-jean-louis-pinau...  

531 - "Les outils météo satellitaires sont trop récents pour que les climatologues puissent prétendre disposer de séries de données modernes assez longues et complètes, pour affirmer un dérèglement de la météo et un changement de la fréquence, comme de l'intensité, des phénomènes météo catastrophiques". Michel Erpicum - Docteur en Sciences Géographiques - Climatologue - Directeur du Laboratoire de Climatologie Université de Liège (B) http://m.levif.be/info/actualite/environnement/la-transit...

A suivre.

La liste complète et à jour des déclarations de scientifiques « GIECosceptiques », avec les liens directement accessibles, peut être obtenue sur demande via mon e-mail : jo_moreau@yahoo.fr  En indiquant « liste » comme objet du message. Un instrument efficace de contre-information à diffuser dans votre entourage ! L’usage de tout ou partie de la liste est libre, sous réserve d’en mentionner la source : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/  

Des records climatiques sans précédent ? Anno1504

Année chaude et sèche. En Italie, l’hiver est aussi doux que le printemps. L‘été fut « l’un des plus chauds du demi-millénaire » « Ciel de cuivre et terre de feu ». Le bétail doit descendre des montagnes. Processions dans le Lyonnais où les cours d’eau sont à sec. Des processions sont également organisées en Italie. En Bourgogne, l’été fut extrêmement chaud et sec. Il y eut de nombreux incendies. Une terrible sécheresse ravagea aussi l’Angleterre. Vendanges le 17 septembre très chaud dans l’hémisphère nord.

réchauffement climatique,GIEC,CO2,consensus,es auteurs :

Anne DEBEIL - Ingénieur civil Chimiste - Ingénieur conseil en sécurité et environnement.

Ludovic DELORY - Licencié en Journalisme - Essayiste et Journaliste.

Samuel FURFARI - Ingénieur civil Chimiste - Docteur en Sciences appliquées - Maître de Conférences à l’Université Libre de Bruxelles.

Drieu GODEFRIDI - Juriste - Docteur en Philosophie - Essayiste.

Henri MASSON - Ingénieur Civil - Docteur en Sciences Appliquées - Professeur émérite à l’Université d’Anvers - Professeur visiteur à la Maastricht School of Management (NL).

Lars MYREN - Ingénieur Civil Chimiste - Ingénieur conseil en sécurité et environnement.

Alain PREAT - Docteur en Géologie - Professeur à l’Université Libre de Bruxelles.

Istvan E MARKO - Docteur en Chimie - Professeur à l’Université Catholique de Louvain - Coordinateur scientifique de l’ouvrage.

Préface de Carlo RIPA di MEANA - Ancien commissaire européen à l’environnement - Ancien ministre italien de l’environnement.

Pour ceux qui ne possèderaient pas encore ce livre incontournable, il peut être commandé via :

http://texquis.com/texquis-essais/22-climat-15-verites-qu...

Ou

http://www.amazon.fr/Climat-15-v%C3%A9rit%C3%A9s-qui-d%C3...

Ou encore en le réservant chez votre libraire préféré.

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16/05/2014

CLIMAT : 15 VERITES QUI DERANGENT

 

réchauffement climatique,GIEC,CO2,climat,

 

Le succès du livre a nécessité une ré-édition actualisée, qui vient d’être publiée. J’en rappelle les auteurs :

Anne DEBEIL - Ingénieur civil Chimiste - Ingénieur conseil en sécurité et environnement.

Ludovic DELORY - Licencié en Journalisme - Essayiste et Journaliste.

Samuel FURFARI - Ingénieur civil Chimiste - Docteur en Sciences appliquées - Maître de Conférences à l’Université Libre de Bruxelles.

Drieu GODEFRIDI - Juriste - Docteur en Philosophie - Essayiste.

Henri MASSON - Ingénieur Civil - Docteur en Sciences Appliquées - Professeur émérite à l’Université d’Anvers - Professeur visiteur à la Maastricht School of Management (NL).

Lars MYREN - Ingénieur Civil Chimiste - Ingénieur conseil en sécurité et environnement.

Alain PREAT - Docteur en Géologie - Professeur à l’Université Libre de Bruxelles.

Istvan E MARKO - Docteur en Chimie - Professeur à l’Université Catholique de Louvain - Coordinateur scientifique de l’ouvrage.

Préface de Carlo RIPA di MEANA - Ancien commissaire européen à l’environnement - Ancien ministre italien de l’environnement.

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La nouvelle édition sera fournie d’office.

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03/05/2014

LE CLIMAT ET LA MANIPULATION POLITIQUE

Depuis sa fondation, les conclusions climatiques du GIEC ont été contestées non seulement de l’extérieur, mais également par des scientifiques membres du panel de cet organisme, dont plusieurs ont choisi de ne plus collaborer (1).

Il est évident que le GIEC ne se contente pas du volet scientifique de l’étude et des effets du réchauffement climatique, mais profitant de son aura d’organisme onusien, tente d’imposer des orientations politiques et économiques aux gouvernements mondiaux. Il n’est pas inutile de rappeler l’objectif qui lui avait été fixé à l’origine : « Mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine » . Ce cadre bien défini allait orienter tous les travaux qui allaient suivre par la suite, sous la forme de rapports compilant les études conformes à l’objectif fixé, parues dans les revues scientifiques et surtout le « condensé destiné aux décideurs politiques », de plus en plus catastrophiste au fil des années.

L’orientation politique du GIEC a été clairement mise en évidence à plusieurs reprises, notamment par Drieu Godefridi dans son livre « Le GIEC est mort, vive la Science » (2) , ou encore dans le livre édité par un collectif de scientifiques belges « Climat, 15 vérités qui dérangent ».

Le caractère scientiste du GIEC est encore renforcé par les convictions idéologiques d’une partie des scientifiques qui en font partie, car si la Science est neutre, il n’en est évidemment pas de même des scientifiques, qui au même titre que les historiens par exemple, interprètent les phénomènes observés et surtout leurs conséquences en fonction de leur propre conception philosophique ou politique.

"Nous devons présenter des scénarios effrayants, proférer des affirmations simplistes et catastrophiques sans prêter attention aux doutes que nous pourrions avoir. Chacun d'entre nous doit choisir entre l'efficacité et l'honnêteté ". Stephen Schneider (National Center for Atmospheric Research Boulder, Colorado) à Discover Magazine en 1989.

Le dernier rapport du GIEC (AR5) vient de sortir, et les prédictions apocalyptiques qu’il contient nous glacent le sang. « Sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflit, etc. : le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC), publié lundi 31 mars, recense les impacts déjà observables du changement climatique. » (3)

Alors que les signaux liant les activités humaines aux changements climatiques sont de plus en plus ténus, le GIEC semble engagé dans une fuite en avant de plus en plus absurde. Le palier constaté dans le réchauffement global depuis 1998 se prolonge, la mer libre en Arctique se fait attendre, l’augmentation des évènements extrêmes est contestée et leur imputabilité à un réchauffement global mise en doute même par des scientifiques oeuvrant pour le GIEC.

Comment ne pas penser à la phrase célèbre de Georges Mandel en Juin 40 : « De défaite en défaite, nous allons vers la victoire finale ».

Et bien entendu, ce rapport ne nous apporte toujours aucune preuve scientifique de la causalité entre les émissions humaines de CO2 et les changements climatiques …

Notons toutefois que les « scénarios effrayants » dont il est question ci-dessus et qui furent abondamment repris par nos médias, sont extraits du « condensé pour les décideurs », car en fait le rapport complet est plus circonspect sur beaucoup de points.

Récemment, d’autres membres du panel du GIEC ont à leur tour exprimé leur indignation devant les méthodes employées pour aboutir aux conclusions exposées dans le dernier condensé destiné à orienter le monde politique (4).

« J’en tremble encore« . .déclare Giovanni Baiocchi, économiste à l’Université du Maryland, dont les travaux ont servi à la formulation de la synthèse.« Cela aura comme conséquence que des chercheurs remettent en cause leur participation future au processus développé par le GIEC »

Alors que le rapport complet de 2000 pages est principalement rédigé par des scientifiques, le résumé pour décideurs qui compte 33 pages, a été publié le 13 avril dernier après 5 jours de négociations, et résulte d’un consensus politique entre les représentants des gouvernements et de marchandages avec le monde scientifique. Et ce principalement sur les responsabilités à imputer aux uns et aux autres dans le processus des changements climatiques.

Une autre personnalité participant à ces négociations, David Victor, politologue à l’Université de San Diego, déclare qu’une fois encore, la balance a penché nettement en faveur des politiques au détriment des scientifiques. En définitive, des chapitres entiers ont ainsi été retirés de la synthèse.

On peut donc ironiquement affirmer que ce rapport n’est pas « pour les décideurs », mais « par les décideurs »…

Et quand on connaît l’orientation et le coût actuel des politiques industrielle et énergétique qui ont cette synthèse comme base, on peut légitimement en être plus effrayé que par l’avenir climatique qu’on nous promet !

Jo Moreau 

(1) Parmi d’autres : Richard S LINDZEN - PhD - Titulaire chaire météorologie Massachusets Institute of Technologie - ex lead author IPCC 2001 AR3 « En dépit de toute la mise en scène sur le réchauffement climatique, de plus en plus de gens réalisent que statistiquement, les températures moyennes du globe n’ont pas augmenté de façon significative depuis la fin des années 90 »

Yuri IZRAEL - Vice-président du GIEC jusqu‘en 2008- Conseiller scientifique auprès du gouvernement russe -ex vice-président de l’Organisation Météorologique Mondiale - ex director of the Institute of Global Climate and Ecology Russian Academy of Sciences. « Il n’y a aucun lien prouvé entre réchauffement global et activités humaines ».

John CHRISTY - PhD - Climatologue - Professeur de Sciences de l’Atmosphère - Director of the Earth System Science Center university of Alabama - Climatologue de l’Etat d’Alabama - ex rédacteur principal auprès du GIEC (2001) et collaborateur en 1994,1996 et 2007. « Je ne vois pas la preuve évidente que l’activité humaine soit la cause unique du réchauffement climatique. Je vois plutôt l’utilisation aveugle de modèles climatiques ».

Philip LLOYD - Ingénieur chimiste - Research Professor Energy Institute University of Technology Capetown - ex coordinating lead author au GIEC- « La quantité de CO2 que nous produisons est insignifiante au vu des échanges naturels air-eau-sol. Les résumés (du GIEC) ont distordu la science. Le processus est tellement vicié que le résultat équivaut à une fraude ».

Chris FIELD - Professeur de Biologie et Environnement Université de Stanford (USA) - Lead author auprès du GIEC AR4. « Concernant les effets du réchauffement climatique en Afrique repris dans le rapport du GIEC, je ne trouve dans ce rapport aucune preuve de ce qui est avancé » .

Hans OERLEMANS - Glaciologue - Météorologue - Universiteit van Utrecht (NL) ex Director Institute for Marine and Atmospheric Research - Lead Author GIEC AR1 - AR2 - AR3 "La partie du rapport du GIEC consacrée aux glaciers de l'Himalaya n'est pas fiable. Ce n'est pas là une manière de travailler".

Roger PIELKE Sr - PhD - Météorologue - ex Professeur Colorado State University - Contributing Autor IPCC démissionnaire en 1995. "Les modèles n'ont pas démontré leur capacité à prédire les changements climatiques globaux et régionaux".

(2) http://giec-est-mort.com/  

(3) http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/31/nouveau-...  

(4) http://news.sciencemag.org/climate/2014/04/scientists-licking-wounds-after-contentious-climate-report-negotiations

 

UNE CONFERENCE EXCEPTIONNELLE A LOUVAIN-LA-NEUVE CE 07 MAI :

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24/04/2014

L' IMPORTANCE DE L'ENNUAGEMENT ET SA MODELISATION

Dans une récente livraison, SCIENCE NEWS a publié un article expliquant le rôle primordial de l’ennuagement dans le processus climatique (1).

Les difficultés rencontrées pour une modélisation correcte de l’influence des nuages sur le climat est le sujet principal de cet article, dont je reprends ci-dessous quelques passages significatifs, dans une traduction « maison ».

Il serait toutefois abusif de considérer cet article comme «sceptique », car il détaille en fait les améliorations apportées à une modélisation plus fiable de ce phénomène atmosphérique, permettant des prévisions futures plus fiables qu‘actuellement.

Jo Moreau

Les nuages mènent une sorte de double vie. Leurs molécules, comme toute l'eau présente dans l'atmosphère, contribuent à l'effet de serre en interceptant le rayonnement infrarouge émis par la Terre, pour renvoyer une partie de cette énergie vers la surface de la planète. Mais les sommets blancs des nuages renvoient aussi, collectivement, près d'un quart du rayonnement solaire qui les atteint, en un effet obscurcissant la planète.(…)

Tout compte fait, les nuages refroidissent la planète par cette réflexion du rayonnement solaire beaucoup plus qu'ils ne la réchauffent par le biais de l'effet de serre. Sans eux, la surface de la Terre serait plus chaude en moyenne d'environ 5 degrés Celsius."Les nuages sont vraiment au cœur du système climatique», explique Sandrine Bony, une scientifique du climat à l'Université Pierre et Marie Curie à Paris.(…)

Le dernier rapport du panel (GIEC AR5) , officiellement publié le 30 Janvier, estime une augmentation de température de 1,5 à 4,5 degrés dû au doublement des émissions de dioxyde de carbone. En d'autres termes, sept ans après le précédent rapport, l'incertitude a en fait augmenté. (…)

Modélisation de l'avenir. Les premières bonnes observations des nuages par satellite ont montré que les simulations climatiques obtenues par les superordinateurs utilisés pour prédire un réchauffement futur, étaient cohérentes. Mais ces simulations avaient tendance à produire trop peu de nuages et à exagérer leur pouvoir de réflexion. Les modèles ont également généré trop de tempêtes et n'ont pas réussi à reproduire les grandes tendances météorologiques. Beaucoup de problèmes découlent des simplifications que les scientifiques sont amenés à faire lors de la conception des modèles climatiques.(…)

Une résolution plus élevée est utile, dit Anthony Del Genio, qui développe des simulations à l'Institut Goddard pour les études spatiales à New York. Mais ce n'est pas le seul, ni même le meilleur moyen de faire des modèles plus réalistes. "En ce qui concerne les grandes questions de changement climatique, une résolution plus fine n'est pas nécessairement la réponse," dit-il. «La réponse est à trouver dans la Physique" (…)

Les modèles climatiques actuels représentent des processus liés aux nuages avec de nombreuses variables, y compris l'humidité, la quantité d'eau condensée en eau et en glace, le nombre de gouttelettes qui tombent à des vitesses différentes et les concentrations et tailles différentes des particules des aérosols (…)

Ces améliorations, note Ulrike Lohmann (physique des nuages), donnent une représentation plus réaliste de la complexité de la nature, mais n’ont pas nécessairement une meilleure capacité prédictive. "La tendance qui s’en dégage est que plus nous en savons, plus la marge d’incertitude est grande" dit-elle.(…)

Tous les scientifiques ne sont pas unanimes pour considérer que les nuages entraînent une rétroaction positive. Graeme Stephens (Chercheur au NASA JPL) pense que les modèles climatiques varient encore trop entre eux pour permettre aux scientifiques d’en tirer une conclusion définitive. "Il y a un accord qu’en fonction des évaluations connues, ces évaluations sont plus susceptibles d'être positives", dit-il. "Cela ne signifie pas que les évaluations d'ensemble doivent être positives." En partie à cause de l'influence de Stephens, le rapport du GIEC note que la rétroaction totale des nuages est " probablement positive » (italique dans l'original), laissant la place à un effet neutre ou légèrement négatif. (…)

En Janvier 2014, les scientifiques ont analysé la façon dont les modèles climatiques simulent la convection, et ont constaté que de nombreuses simulations aboutissent à un processus erroné. Avec comme conséquence, note l'équipe dans Nature , que ces simulations produisent trop de nuages ayant un coefficient faible de réflexion de la lumière du soleil. Les modèles qui tiennent compte d’un pouvoir de convection correct prédisent, en moyenne, sensiblement plus de réchauffement au cours du prochain siècle. Les auteurs de l'étude, à laquelle participe Bony, a conclu que le doublement du dioxyde de carbone devrait amener une augmentation de la température de 3 à 4,5 degrés, la tranche supérieure de la prévision actuelle du GIEC. Mais toutes les preuves ne vont pas dans ce sens. Depuis 1998, la température de surface de la Terre est restée à peu près constante, ce qui constitue un changement important après trois décennies de réchauffement rapide ( SN: 05/10/13, p 14. ). Si le climat était vraiment aussi sensible à l'effet de serre que Bony et ses collègues le pensent, le réchauffement aurait continué au même rythme, voire se serait accéléré. Les études sur les changements climatiques dans le passé semblent indiquer que l'effet de serre pourrait avoir moins d'impact sur la température globale que ce que de nombreux modèles prédisent. Concilier ces évidences avec les dernières conclusions des scientifiques sur les nuages est l'un des principaux défis auxquels le secteur est confronté aujourd'hui. (…)

(Notons que l’article se termine par la « phrase magique »(2)… )

(1) https://www.sciencenews.org/article/cloudy-forecast?utm_s...  

(2) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/02/18/la-...

UNE CONFERENCE EXCEPTIONNELLE :

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