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03/01/2014

L' ARCTIQUE DEVIENT-IL CLIMATOSCEPTIQUE ?

Nous avons tous pris connaissance avec un brin d’amusement (un brin seulement), des aventures mouvementées d’un bateau russe prisonnier des glaces de l’Antarctique, alors que la mission scientifique qu’il transportait devait établir l’importance de la fonte de celles-ci. Des brise-glaces qui devaient le secourir ont également dû faire demi-tour, et l‘un d‘entre eux est d‘ailleurs lui-même bloqué à l‘heure actuelle (03..01.2014) Des faits semblables ont déjà eu lieu l’an passé, quand des yachts ont été tirés d’un mauvais pas dans des circonstances similaires.

Il y avait débat sur le fait de savoir si l’Antarctique fondait ou non, sans que personne d’ailleurs ne connaisse l’influence que pouvait avoir sur ce processus éventuel, le gigantesque volcan découvert il y a peu sous les glaces.(1)

Et je ne parle pas de la fameuse chaleur manquante dans l’atmosphère (où le réchauffement global s’est pratiquement arrêté depuis bientôt 18 ans), pour aller se cacher au fond des océans, la coquine, et même sous la banquise, selon certains. Un scénario bouche-trou plutôt étonnant !

La fonte accélérée des glaces de l’Arctique était par contre un fait qui paraissait bien établi. Au point qu’on pouvait annoncer sans sourciller la fonte totale de la banquise en 2015 ou 2016, preuve s’il en était d’un réchauffement climatique catastrophique. (2)

Je n’ai pas l’habitude de me focaliser sur un fait météo ou climatique ponctuel, mais en l’occurrence je ne peux résister au plaisir de répercuter les dernières mesures relevées par le satellite « CryoSat » de l’ESO, sur l’évolution des glaces de l’Arctique, car ces mesures semblent avoir étrangement échappé à la sagacité de nos médias traditionnels, très occupés à tenter de discréditer les Giecosceptiques qu‘ils en deviennent distraits sur d‘autres faits…. (3) (4)

Or donc, le volume de la banquise arctique a augmenté de 50% par rapport à l’an dernier, a annoncé l’Agence Spatiale Européenne. L’épaisseur de la glace permanente est de 20% supérieure à celle relevée l’an dernier.

Il était inattendu que l’augmentation de la surface de la banquise, déjà observée précédemment, se reflète également sur le volume de la glace .

« Nous sommes vraiment très surpris par ce que nous avons vu en 2013. Nous ne nous attendions pas à ce que une plus grande étendue de glace constatée à la fin de la fonte d'été se refléte dans le volume. Mais cela a été le cas " déclare Rachel Tilling, du Centre pour l'observation et de la modélisation polaire (CPOM).

Le volume de la glace de l’Arctique est passé de 6.000 km3 l’an passé à 9.000 km3 à la fin de la saison de fonte. La nouvelle étude CryoSat a été présenté à San Francisco à l' American Geophysical Union (AGU) Réunion d'automne , où le Bulletin annuel de l'Arctique a également été publié.

Bien entendu, il faudra attendre pour situer cet évènement dans une évolution climatique constante ou non, car il est communément admis que le volume de la banquise arctique est un marqueur clé pour l’observation du réchauffement climatique.

(1) http://www.journaldelascience.fr/environnement/articles/v...

(2) http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/18/la-banqu...

(3) http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-25383373

(4) http://www.bfmtv.com/planete/banquise-fait-moyenne-30cm-p...

 

Jo Moreau 

21:04 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : réchauffement climatique, co2, giec, arctique, banquise | |  Facebook |

09/12/2013

L' INDUSTRIE DE L' APOCALYPSE

réchauffement climatique,GIEC,ONG,CO2,Je n’ai jamais adhéré aux thèses conspirationnistes, dans quelque domaine que ce soit, et a fortiori non plus dans le domaine climatique.

On se trouve vite engagé dans un processus de type paranoïaque, où on oublie consciemment ou non les faits incontestables, pour ne retenir que les éléments qui confortent le scénario qu’on désire défendre. Le plus bel exemple à mes yeux en est l’assassinat du Président Kennedy, qui a vu surgir plusieurs dizaines de scénarios et de responsables potentiels, tous plus crédibles les uns que les autres au gré de théories parfaitement convaincantes (et de bouquins ou films très rentables). Et je ne vous parle pas des attentats du 11 septembre !…

Dans le domaine climatique, je ne crois pas au grand complot qui aurait consisté à réunir un jour des têtes pensantes politiques, des milieux financiers et scientifiques et des activistes environnementalistes, accompagnés de journalistes ripoux dans quelque base secrète , et qui aurait pondu un scénario tel que nous le connaissons, imputant aux activités humaines une évolution catastrophique du climat.

Par contre je crois en une convergence d’intérêts qui s’est peu à peu construite autour des travaux du GIEC, et de ses conclusions impliquant la responsabilité des pays industrialisés dans les changements climatiques. Tous ces acteurs retirent aujourd’hui de multiples avantages de l’exploitation de ce scénario, mais s’y sont tellement impliqués que toute marche arrière est devenue impossible, car cela les décrédibiliserait pour longtemps aux yeux de l’opinion.

Ci-dessous, je reprends un excellent article publié dans un important journal suédois, présentant un ouvrage récent de trois auteurs : « Le Jour du Jugement Dernier ».

Une déclaration illustre parfaitement leur propos:

Quelles réformes préconisez-vous ? Demanda le journaliste Philippe Jérôme à Boutros Boutros-Ghali, ex Secrétaire Général de l’ONU. « La plus importante, répondit celui-ci, c'est la démocratisation de l'ONU et des relations internationales. Pour renforcer l'ONU dans un sens plus démocratique, il est nécessaire de lui associer des forces vives dans le monde, je pense en particulier à des ONG ou à des représentants des sociétés civiles, des grandes villes du monde, des Parlements et des milieux d'affaires... Quand la société civile participera à la vie internationale, celle-ci sera démocratisée » . Paru dans l’Humanité le 19.04.1999 (1)

Etrange conception de la démocratie, de la voir ainsi représentée par des groupes de pression qui dans leur majorité, ont la caractéristique de n’avoir justement aucune légitimité démocratique…!

(1) http://www.humanite.fr/node/385196

 Jo Moreau

Illustration : tous droits réservés.

"L’Industrie de l’Apocalypse” est devenue une Machine Autonome. publié le 02 décembre 2013 dans Dagens Nyheter, Stockholm, Suède. (traduction libre LOM/AD).

Un gagne-pain pour un nombre croissant de personnes. La machine de l’apocalypse climatique est portée par des groupes qui ont saisi toutes les opportunités qu’ils pouvaient en retirer, que ce soit pour favoriser leur carrière personnelle, ou promouvoir de vastes intérêts économiques et politiques. Nombreux sont ceux qui sont favorables à un “ordre mondial” dans lequel la démocratie est mise hors-jeu.

« Il est temps de décrypter leurs agendas » , écrivent les auteurs.

Le changement climatique est devenu l’ennemi malveillant de notre époque, et à partir de là, une problématique que tous peuvent exploiter. Une mécanique automatique a été créée, et peu de personnes veulent l’arrêter. Le réchauffement climatique est devenu tellement important comme gagne-pain et en arguments idéologiques que les éléments factuels n’y ont plus leur place.

Les grands médias Suédois ont pour la plupart joué le jeu: l’Apocalypse est un sujet commode pour faire les gros titres des journaux. Celui qui souhaiterait objectiver la menace est exclu du débat, suivant une logique incompréhensible dans la perspective des valeurs générales du respect de la diversité ainsi que des règles du journalisme .

L’Industrie de l’Apocalypse se retrouve dans une zone exempte de toute investigation journalistique.

 Ce qui reste dans la mémoire après la clôture de la 19ème conférence des Nations Unies sur le climat à Varsovie, est l’image du délégué Philippin Naderev Saños très ému, lorsqu’il dénonce les émissions de CO2 comme cause du cyclone tropical qui a frappé son pays. Mais même le Groupe d'experts des Nations Unies sur les changements climatiques (GIEC) n’accorde qu’une faible crédibilité à cette thèse, les éléments de preuve étant faibles voire inexistants. Les statistiques officielles, facilement accessibles, montrent la même chose: il n’est pas possible de démontrer une quelconque augmentation mondiale d’évènements extrêmes climatiques.

En 1945, avec l’explosion de la bombe atomique, l’Apocalypse a fait son entrée dans l’histoire contemporaine. A la fin des années 80, la guerre froide étant terminée et la menace nucléaire n'étant plus perçue comme aigue, l‘idée du réchauffement (ensuite changement) climatique a prospéré grâce à de généreux donateurs.

La puissance de cette menace s’appuie certainement sur un véritable souci pour notre planète, ainsi que sur la mauvaise conscience (judéo-chrétienne), qui semble caractériser l’Homme Moderne. Mais la menace climatique a également été utilisée consciemment par des groupes qui ont perçu son potentiel afin de promouvoir leurs intérêts économiques, leurs carrières et leurs agendas idéologiques ou politiques.

Un certain nombre de groupes de réflexion disposant de grandes ressources, ont eu et ont encore un rôle moteur dans ce processus, notamment le Conseil des Relations Etrangères, l'Institut Aspen, le Fonds des Frères Rockefeller, l’Institut Bookings, Chatham House, le Club de Rome et la Commission Trilaterale, en collaboration avec diverses organisations des Nations Unies (OMM), le PNUE, et le GIEC et depuis les années 90, également la Commission Européenne, un grand nombre d’organisations environnementales lobbyistes telles que le WWF, et l’Institut de Stockholm pour l'environnement, pour ne pas l’oublier. La logique peut sembler étrange, mais le fait est que de grandes compagnies pétrolières ont joué un rôle dans ce domaine. La sphère autour de Rockefeller est un bel exemple, avec un support important pendant des décennies à plusieurs de ces groupes de réflexion, ainsi qu’à un grand nombre de conférences sur le climat et aux organisations de protection de l'environnement, les organisations suédoises entre autres. Le milliardaire Robert O. Anderson a été un important bailleur de fonds du Worldwatch Institute et Friends of the Earth, alors qu'il exploitait du pétrole en Alaska. Maurice Strong a fait fortune en tant que Président et PDG de la société Petro-Canada, entre ses missions de Secrétaire Général de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement à Stockholm et Rio de Janeiro.

La Commission Européenne a utilisé la menace du “Changement Climatique” pour renforcer son propre positionnement sur la scène mondiale. Un des moyens utilisés a été de s’adjoindre des organisations de protection de l'environnement qu’elle finance, pour poursuivre son propre agenda. Les arguments en faveur de cet arrangement ont été donnés dans le rapport Brundtland, et sa mise en œuvre a progressé par étapes dans le programme de l'UE qui a été adopté en 1997. Les organisations environnementales apporteraient le "support public" pour les mesures proposées par l'UE, et agiraient comme catalyseurs et superviseurs sous le mandat de la Commission. Le sixième programme d'Action Communautaire pour l'Environnement 2001, a spécifié que la contribution de l'UE aux dépenses des ONG devait être limitée à 70%. Sept des huit plus grandes organisations de protection de l'environnement basées à Bruxelles ont ainsi reçu leur financement principal de la part la Commission Européenne. Dans le cadre du septième programme d’Action Communautaire pour l’Environnement (EAP, Life+) de 2007, la Commission prescrit que les organisations de protection de l'environnement, doivent assurer "la mise en œuvre des engagements pris par l'UE au titre du Protocole de Kyoto" et en particulier, le commerce des droits d'émissions.

Cela explique pourquoi les principales organisations de protection de l'environnement parlent d’une seule voix de la menace climatique, au risque sinon de perdre leur appui financier. Y a-t-il un objectif derrière tout cela? Oui, mais les motivations sont différentes.

Certains groupes de réflexion ont ouvertement exprimé l‘idée de progresser vers un monde globalisé, non seulement économique mais également politique. Les gens de gauche ainsi que les écologistes veulent obtenir un accord mondial sur l'environnement et le climat. Les organisations internationales telles que l'ONU et l'UE y voient un moyen de renforcer leur pouvoir au détriment des États.

La coopération internationale est nécessaire, mais nous discernons une caractéristique remarquable dans ces propos récurrents pour un nouvel ordre mondial, où la démocratie est décrite comme une forme de gouvernance insuffisante et même inadaptée. Nombreux sont ceux qui pensent que l’Homme doit changer. Ce courant était déjà présent dans la nouvelle "Nova Atlantis" de Francis Bacon (1624) ainsi que dans l'ambition qui a actionné en son temps le communisme soviétique. Bo Ekman, de la Fondation Tällberg, appartient à ceux qui veulent avoir un "pouvoir de supervision" économique, militaire et policier qui permettrait de "corriger les nations qui, pour diverses raisons, ne respecteraient pas les engagements et les objectifs" (DN débat 21/2 2010). Johan Rockström, Margot Wallström ( ancienne commissaire européenne pour l’environnement) et László Szombatfalvy ont pour objectif de leur nouvelle fondation, « Global Challenges » : Comment arriver à "des propositions politiques concrètes" pour « une prise de décision efficace à l'échelle mondiale ». La conférence "La Grande Transformation" à Essen en 2009 avec, entre autres le conseiller de l'UE Hans Joachim Schellnhuber, du l’Institute Potsdam (qui était initiateur de l’alarme climat de la Banque Mondiale de l’année dernière), est encore plus direct : "Les régimes démocratiques ne sont pas bien adaptés pour le degré de participation requis: les sociétés démocratiques libres peuvent-elles traiter les effets des graves changements climatiques mondiaux ? Les régimes autoritaires ne seraient-ils pas mieux adapté pour faire appliquer les mesures nécessaires? ".

Nous sommes susceptibles, à long terme, de voir un changement de climat. Mais n’est-il pas grand temps d’examiner en détail tous ces agendas déguisés en « lutte contre le changement climatique »?

Svenolof Karlsson, journaliste et auteur, Jacob Nordangård, Docteur/professeur en philosophie, Marian Radetzki, Docteur/professeur en économie nationale

10:48 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : réchauffement climatique, giec, ong, co2 | |  Facebook |

02/12/2013

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, QUEL CONSENSUS ? (45)

Suite n°45 (Voir les 44 autres listes dans la catégorie « climat »)

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

498 - "Le soleil influence le climat d'une façon bien plus significative que ne le laisse apparaître le GIEC". Bruce J West - PhD - Physicien - Professeur adjoint Duke University - Chercheur auprès de Army Research Laboratory. http://mechatronics.ece.usu.edu/foc/event/FOC_Day@USU/200...

499 - "Le réchauffement global constaté de 1974 à 1998 s'est stabilisé depuis. Le CO2 n'a rien à voir avec le réchauffement climatique, en fait il refroidit la Terre. La fonte des glaces de l'Arctique n'a rien à voir avec le réchauffement global". Pierre R Latour - PhD - Chemical Engineer. http://slayingtheskydragon.com/en/blog/192-that-bogus-gre...

500 - "Le GIEC privilégie un réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre, et ignore une série de phénomènes climatiques causés par le rayonnement cosmique, le géomagnétisme, les forces de gravitation solaire. Nous sommes engagés dans un processus de refroidissement qui pourrait durer jusqu'à la fin du XXIe siècle". Ivanka Charvatova - CSc (PhD) - Astrophysicienne - Geophysical Institute of Czech Academy of Sciences. http://suite101.com/article/top-scientist-says-new-solar-...

501 - "L'Europe entière postule l'existence d'un réchauffement climatique dû à l'augmentation des gaz à effet de serre. Mais les chercheurs occidentaux se fourvoient". Valeri Loukine - Glaciologue - Directeur adjoint Institut russe de Recherches Arctiques et Antarctiques. http://french.ruvr.ru/2013_05_06/Le-rechauffement-climati...

502 - "(en Australie) Il n'y a pas d'augmentation du nombre des catastrophes naturelles depuis 1950. Le concept du changement climatique responsable d'une augmentation de phénomènes météorologiques extrêmes est une fiction". John McAneney - PhD - Sciences de l'Environnement - Directeur Risk Frontiers - Macquarie University (AUS) http://www.theage.com.au/environment/climate-change/clima...

503 - "Quand on compare les résultats donnés par les modèles, avec les données météo réelles provenant des régions tropicales, on constate des divergences de plus de 2°C pour les températures, et plus de 20% pour les précipitations. Or ces modèles forment la base du rapport 2014 du GIEC" Julian-Ramirez Villegas - International Center for Tropical Agriculture (Columbia) -Institute for Climate and Atmospheric Science - University of Leeds. http://iopscience.iop.org/1748-9326/8/2/024018/

504 - "Il n'y aura pas de catastrophe globale due à la fonte des glaciers dans les siècles à venir. Une élévation catastrophique du niveau des océans ne pourra être provoquée que par un évènement dans le système Terre-Soleil, ou une collision avec un astéroïde". Viktor Boyarski - Glaciologue - Directeur de l'Institut russe de Recherches Arctiques et Antarctiques. http://french.ruvr.ru/2013_05_06/Le-rechauffement-climati...

505 - "Dans l'histoire de la Terre, il n'y a pas de corrélation entre le taux de CO2 et la température.(...) Quantité de soi-disant "preuves" attribuées au soi-disant réchauffement climatique d'origine humaine, ne sont nullement probantes". François Gervais - Physicien - Professeur émérite Université de Tours - ex relecteur du GIEC - Auteur de "L' Innocence du Carbone". http://www.pcfbassin.fr/Fichiers%20PDF/Environnement/Ques...

506 - "La tendance constatée d'un modeste réchauffement climatique est compatible avec le calendrier et l'ampleur des cycles naturels des températures que la Terre connait depuis des milliers d'années". Peter Friedman - PhD - Associate Professor Mechanical Engineering (experimental fluide mechanics) University of Massachusett. http://www.southcoasttoday.com/apps/pbcs.dll/article?AID=...

507 - "Le rôle du soleil dans le réchauffement climatique a été sous-estimé à tort, au profit du rôle de la responsabilité humaine". Georgios Florides - PhD - Maître de conférences - Cyprus University of Technology. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1364032...

À suivre

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CETTE LISTE EST A DIFFUSER SANS MODERATION

La liste complète des déclarations de scientifiques GIECosceptiques parue à ce jour (plus de 500 !), avec les liens utiles, peut être obtenue sur simple demande à :

jo_moreau@yahoo.fr

En indiquant « liste » comme objet du message. Un outil efficace pour une information objective de votre entourage.

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Des records climatiques sans précédent ? Anno 1793

Eté très chaud et grande sécheresse. Une sécheresse sévit déjà au printemps. Les grandes chaleurs commencèrent à Paris le 1er juillet ; à Montmorency, après le 4. Elles augmentèrent si rapidement, que la journée du 8 figure déjà parmi les époques de leur maximum. Pendant tout le mois, le thermomètre se balança, au milieu du jour, entre 40° et 25° à 26°, en indiquant douze fois 24° à 34°, et dix fois 34° à 40° ; son élévation ne fut guère moindre les dix-sept premiers jours du mois d’août. Le maximum de la chaleur a donné 38°4 le 8 juillet à l’Observatoire Royal de Paris, et 40° le 16 du même mois à l’Observatoire de la Marine. Durant ces grandes chaleurs, le vent resta fixé au nord, le ciel fut presque toujours beau, clair et sans nuages. Ces grandes chaleurs ont été très sèches, lourdes et accablantes quoique entrecoupées de violents orages, ; elles différèrent peu du jour à la nuit et du matin au soir. Les objets exposés au soleil s’échauffaient à un tel degré qu’ils étaient brûlants au toucher. Des hommes et des animaux moururent asphyxiés, les légumes et les fruits furent grillés ou dévorés par les chenilles. Les meubles et les boiseries craquaient, les portes et les fenêtres se déjetaient ; la viande, fraîchement tuée, ne tardait pas à se gâter. Une transpiration incessante macérait la peau, et le corps nageait continuellement dans un bain de sueur fort incommode. C’est surtout le 7 juillet qu’on a pu constater de semblables effets. Le vent du nord vint apporter ce jour-là une chaleur si extraordinaire, qu’il paraissait s’exhaler d’un brasier enflammé ou de la bouche d’un four à chaux. Cette chaleur était étouffante, régnait par un ciel très clair, arrivait par bouffées intermittentes, et produisait à l’ombre une impression aussi brûlante que celle des rayons du soleil le plus ardent. Malgré la grande sécheresse, 6 tempêtes désastreuses balayèrent la France, dont 5 pendant le seul mois de juillet causèrent de grands dommages. A Vérone, en Italie,la chaleur fut si suffocante que plusieurs moissonneurs perdirent la vie dans les champs. Cette chaleur inhabituelle sévit sur toute l’Europe.

Jo Moreau.

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26/11/2013

LE CO2 : QUE DE MENSONGES PROFERES EN TON NOM

réchauffement climatique,changements climatiques,CO2,GIEC,Le périodique « Marianne » Belgique vient de publier un article du Professeur Istvan Marko, le coordinateur scientifique du livre « 15 Vérités qui dérangent ».

Il rétablit la vérité sur le rôle capital du CO2 dans le processus de la vie terrestre, alors que de toutes parts, il est cloué au pilori comme ennemi public n°1.

Je reproduis ci-dessous ce recadrage bienvenu, à contre-courant du bourrage de crâne auquel nous sommes soumis presque journellement.

Jo Moreau.

LE CO2 : UN COUPABLE IDEAL.

Pauvre CO2 ! Te voilà déjà condamné, sans procès équitable, ni preuves réelles de ta culpabilité. Condamné par les grands prêtres du climatisme rampant, qui ont décidé que tu étais une menace à cause de ton potentiel minable de un (1), alors que la vapeur d’eau est onze fois (11) plus puissante que toi et donc d’autant plus coupable. Ils t’ont affublé de tous les maux et veulent t’enfouir au plus profond des océans ou t’emprisonner à jamais dans d’obscures galeries souterraines.

Pauvre CO2, ils t’ont sali, souillé, déshonoré, toi, l’une des molécules sans lesquelles la vie n’existerait pas sur Terre ! A force d’entendre inlassablement les mêmes discours (mensonge répété deviendra réalité acceptée), on finit presque par en oublier la science et les propriétés fondamentalement bénéfiques du CO2. Au contraire du monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de carbone n’est pas un gaz toxique, sauf à des concentrations élevées (4% et plus). Il n’est pas inflammable et n’a aucun effet néfaste sur la couche d’ozone. Son inertie thermique en a fait l’un des produits les plus utilisés dans les extincteurs, son absence de toxicité l’élève au rang des gaz propulseurs les plus convoités et il est employé abondamment dans l’industrie du froid, notamment pour les transports réfrigérés.

Mais il y a plus, beaucoup plus. Le CO2 est l’aliment de base du phytoplancton, ces micro-organismes appartenant au règne végétal et qui sont à l’origine de la vie sur Terre. Grâce à la photosynthèse, ces petits organismes unicellulaires transforment l’eau et le CO2 en nutriments et en oxygène (O2) (1). Ils produisent la vaste majorité de l’oxygène présent sur Terre et constituent la nourriture d’une foultitude d’espèces marines, allant des zooplanctons aux baleines à fanons, en passant par de nombreux poissons. Ces minuscules organismes, qui se nourrissent de CO2, et qui génèrent l’oxygène nécessaire à notre survie, sont à la source même de notre existence !

Lorsque la lumière du soleil vient caresser les feuilles des végétaux, le CO2 réagit avec l’eau pour former de l’oxygène et du glucose. Ce sucre sert à divers mécanismes de croissance de la plante, dont la formation d’amidon et de cellulose. De très nombreuses études ont montré les effets bénéfiques pour les plantes d’une augmentation de la concentration atmosphérique en CO2. Si l’on double la quantité de dioxyde de carbone, les plantes les plus importantes pour l’alimentation humaine -toutes les céréales (blé, riz), les légumineuses (pois, haricots), quasi tous les fruits, les racines et tubercules (pommes de terre), et les plantes à fibres (coton)- voient l’efficacité de leur photosynthèse s’améliorer drastiquement(2).

De plus, une hausse du taux de CO2 induit une diminution de la transpiration des plantes par fermeture des stomates, ces petits pores situés sous les feuilles et par où s’échappe l’humidité. Il faut donc moins d’eau pour une croissance égale, voire supérieure (3). Comme une bonne nouvelle arrive rarement seule, l’accroissement de la concentration en CO2 induit aussi une élévation de la résistance des végétaux qui trouvent ainsi leur optimum de croissance à une température plus élevée (4) (5).

Un comble ! De récents rapports utilisant des données satellites, dont celui de Randall Donohue, confirment que le réchauffement climatique de 0,7°C durant les 150 dernières années, couplé à une augmentation du taux de CO2 atmosphérique, a conduit à une amplification de la couverture végétale terrestre (6).

Cet effet, oublié par les fanatiques du climatisme, est connu depuis bien longtemps. Ce n’est pas par hasard qu’une quantité de 1000 à 1300 ppm de CO2 est couramment employée dans les serres botaniques. Accélération de la croissance, augmentation de la taille et du volume, résistance accrue, déperdition d’eau minimale, il semble bien que le réchauffement climatique apporte plus de bénéfices que de problèmes réels (pour les problèmes imaginaires, voir le rapport AR5 du GIEC).

Le CO2 est produit par de nombreuses sources , dont la combustion (naturelle ou non), la fermentation (bière, vin), la respiration des êtres vivants, les volcans, les geysers… La participation de l’Homme à cet immense réservoir de CO2 est minuscule, comme l’ont montré de nombreux scientifiques. Citons le Pr.F.Gervais qui a calculé l’effet de réchauffement dû au CO2 produit par l’Homme à 0,0005°C par an !

De plus, et c’est le GIEC lui-même qui l’écrit (7), l’efficacité du CO2 en tant que gaz à effet de serre diminue de façon logarithmique. En d’autres mots, nous sommes arrivés à quasi saturation et un doublement de la quantité de CO2, ne devrait conduire qu’à une augmentation additionnelle minuscule de température de surface terrestre de l’ordre de 0,2°C, loin, très loin des valeurs apocalyptiques annoncées à grands cris, censées nous effrayer et ainsi, faciliter notre acceptation des politiques environnementales et climatiques aussi désastreuses et douloureuses qu’inutiles.

Mais combien de temps faudrait-il pour doubler la quantité de CO2 dans notre atmosphère ?

Il y a aujourd’hui environ 400 ppm de CO2 dans l’air (en fait, un peu moins, mais j’aime les chiffres ronds, et puis, au diable l’avarice). L’augmentation annuelle du CO2 (naturel + anthropique) étant d’environ 2 ppm par an, il faudrait donc 200 années pour doubler sa quantité ! Gageons que nous ne serons pas là pour vérifier les divinations assistées par ordinateur du GIEC. Profitons-en pour rappeler que dans une maison, le taux usuel de CO2 dans une pièce habitée est d’environ 2000 à 4000 ppm et ce, sans effet aucun sur la santé des habitants. Par contre, trop peu de CO2 dans l’air est dangereux pour notre Monde et, sous le seuil des 200 m, les plantes meurent rapidement.

Au contraire de la doxa prêchée depuis de (trop) longues années, davantage de CO2, et plus de chaleur sont des conditions bénéfiques pour les cultures et donc, pour l’humanité. Tout scientifique qui se respecte sait bien que les civilisations ont toujours fleuri lors des périodes chaudes et se sont disloquées lors des épisodes glaciaires.

Alors, au lieu de le condamner injustement, réhabilitons le CO2 et arrêtons de vilipender ce gaz source de vie qui est non seulement innocent (la température globale de la Terre stagne depuis 15 à 17 ans alors que plus du tiers du CO2 produit par l’Homme depuis l’ère industrielle a été émis durant cette période), mais en plus bénéfique ! Il est temps pour le GIEC de se trouver une autre bouc émissaire ! Le méthane? peut-être ?

(1) L.Taiz, E. Zeiger, Plant Physiology. 4th Edition,2006. The Benjamin/Cummings Publishing Co., Inc.Redwood City, CA.

(2) B.A.Kimball, J.R.Mauney, F.S.Nakayama, S.B.Idso. Vegetatio, 1993, 104/105:65-75. Effects of increasing atmosphérique CO2 on végétation.

(3) S.W.Trimble. Encyclopedia of Water Science, Second Edition, 2007, volume 1, Global Temperature Change and Terrestrial Ecology. CRC Press

(4) T.Hirose, D.D.Ackerly, M.B.Traw, D.Ramseler, F.A.Bazzar, Ecology, 1997, 78,2339-2350, CO2 Elevation Canopy Photosynthesis, and Optional Leaf Area Index.

(5) Liu, S.R.Liu, Y.Liu, Journal of Geographical Sciences, 2010, 20,323-332, Spatial and temporal variation of global during 1981-2006.

(6) R.J.Donohue, M.L.Roderick, T.R.McVicar, G.D.Farquhar, Geographysical Research Letters, 2013,40,3031-3035, Impact of CO2, fertilisation on maximum foliage couver across the globe’s warm, acid environnants.

(7) AR3. Chapter 6, Radiative Forcing of Climate Change, section 6.3.4;Total Well Mixed Greenhouse Gas Forcing Estimate.

Istvan Marko.

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21/11/2013

AVERTISSEMENT -ET GIECOSCEPTIQUES TOUS CORROMPUS ?

Les commentaires de mon blog sont ouverts à quiconque se soumet à l’esprit que je veux y insuffler, soit : Science is not settled, et le débat reste ouvert.

Cela signifie que chacun , partageant ou non mon point de vue sur le sujet, est le bienvenu tant qu’il respecte certains principes que j’ai déjà développé précédemment, soit de ne jamais s’attaquer à la personne ou à son profil, mais à contester s’il y a lieu les arguments qu’il présente.

Celui qui persiste à ne pas se plier à ces règles du jeu, par des dénigrements ad hominem ou par le mépris affiché à l‘encontre des contradicteurs peut sans problème aller jouer ailleurs (ce qu’un certain « robert » fait déjà avec ces mêmes armes…).

En bref, et ceci est mon dernier avertissement à cet intervenant régulier, si vous persistez dans cette attitude, je me verrai obligé de vous exclure définitivement des commentaires.

Pour illustrer ce propos, je reprends ci-dessous certains passages d’un billet édité sur ce blog il y a près de deux ans, mais qui reste plus que jamais d’actualité:

LES GIECOSCEPTIQUES, TOUS CORROMPUS ?

Ceux qui expriment leur scepticisme quant aux conclusions du GIEC sur les changements climatiques, sont régulièrement confrontés aux accusations stéréotypées destinées à les discréditer. Les plus fréquemment rencontrées sont :

  • D’être ou d’avoir été employé directement par des firmes du secteur pétrolier ou minier, ou d’avoir bénéficié de subventions de ces lobbies dans le cadre de leurs recherches.
  • D’avoir défendu l‘inocuité du tabagisme 
  • D’être assimilés aux défenseurs de la Terre plate,
  • D’être des manipulateurs, ou coupables de fraude caractérisée
  • De ne pas être climatologues
  • D’être créationnistes, ultra-conservateurs, ou négationnistes.
  • De ne pas avoir publié d’article dans une revue à comité de lecture
  • Etc..

(…) Leurs accusations sont d’ailleurs fréquemment soit très imprécises ou exprimées au conditionnel, soit fermement démenties par ceux-là même qui ont été cloués au pilori.

Je dois avouer qu’au début de mon intérêt pour l’évolution du climat, j’ai été sensible à certains de ces arguments, au point d’écarter de mes listes les scientifiques qui paraissaient trop impliqués par exemple par leurs activités au sein de firmes pétrolières.

Jusqu’au jour où j’ai décidé de ne plus considérer les antécédents professionnels ou les convictions personnelles de l’intervenant, mais uniquement l’opinion qu’il exprime ou la théorie qu’il développe dans le cadre climatique.

Seuls ces éléments sont à prendre en considération, et sont à contester éventuellement par leurs contradicteurs.

Depuis, je m’accroche à cette position. Comme je l’ai écrit par ailleurs, le fait que ce scientifique porte des caleçons roses ou qu’il lise la Semaine de Suzette m’importe peu.

Un de mes correspondants l‘a explicité bien mieux que j‘aurais pu le faire :

« (…)Une chose ne doit être contestée que pour elle-même et non pour quoi que ce soit d'autre, donc pas pour ses choix politiques, amicaux ou financiers, fussent-ils suspects (mais non coupables) de collusion avec le sujet du discours. Et donc que monsieur X touche du blé d'un lobby peut évidemment nous rendre suspicieux quant à ses intentions et de celles du lobby, et notre perspicacité peut en être stimulée. Cela étant dit, que des pétroliers me paient pour ma bonne gueule ou pour que je dise que 1+1=2, cela ne change rien au fait que 1+1=2. Même si l'archétype émotionnel populaire se conforte dans le romanesque que "les pétroliers" sont "tous des salauds". Comme dirait JM, restons sur le sujet, car si ennemi il y a, il serait bien avisé de profiter de vos émotions et impulsions pour vous mener par le bout du nez. En se focalisant sur les "résultats factuels" (le contenu effectif du discours) et non les intentions et péripéties romanesques qu'on leur attribue, on se donne en même temps les moyens d'action réels, factuels, tangibles et mesurables, notamment en s'évitant d'être télécommandé par notre cerveau reptilien si perméable aux manipulateurs (…)».

Cela étant dit, tout scientifique est payé par quelqu’un, que ce soit par l’industrie privée ou par un gouvernement. Et pourrait être soupçonné de défendre les intérêts de l’un ou de l’autre par intérêt personnel ou simplement pour sauvegarder son avenir professionnel. Qu’une grande partie des géologues, par exemple, travaillent pour des sociétés minières ou pétrolières, et non par des fabriques de conserves de petits pois, me parait d’une évidence aveuglante. Ils n’en sont pas pour autant automatiquement corrompus, et cela ne peut remettre leur compétence en question, -ces sociétés n’étant pas réputées employer des nullités-, et cette proximité professionnelle ne les disqualifie pas d’office..

L’opinion d’un scientifique qui travaille pour l’industrie, fut-elle pétrolière, n’est pas plus sujette à caution que celle d’un autre scientifique qui publie dans le cadre d’une ONG militant dans le secteur écologique, par exemple.

Car on oublie trop souvent de mentionner que des ONG telles que Greenpeace ou le WWF sont également des lobbies, très actifs dans le monde politique et médiatique, et idéologiquement très orientés.

On reproche aussi à une majorité de ces empêcheurs de réchauffer en rond de n’être pas climatologues.

Faut-il rappeler que la climatologie se nourrit de pratiquement toutes les disciplines scientifiques, depuis l’astrophysique jusqu’à la géologie, en passant par les mathématiques (statistiques et modélisations), l’océanographie, la glaciologie, la physique, la chimie, la volcanologie, l’Histoire et la paléoclimatologie et j‘en passe… Les implications du débat climatique intéressent également la philosophie, l’économie, et bien entendu la politique.

Parmi les 2500 collaborateurs du GIEC, bien peu sont climatologues (moins d’une centaine dit-on). Et on n’a pas censuré Al Gore, Yann-Arthus Bertrand, Alain Hubert, par exemple sous prétexte qu’ils n’étaient pas climatologues…

D’autre part, il apparait que le titre de « climatologue » s’acquiert plus fréquemment par l’expérience acquise « sur le tas » et les centres d‘intérêt affichés, que par un diplôme en bonne et due forme. Monsieur Jean Jouzel pour ne citer que lui, autre vice-président du GIEC, -dont je ne remet nullement en cause l’expérience- est ingénieur diplômé de l’Ecole Supérieure de Chimie Industrielle de Lyon, Docteur en Sciences Physiques, et néanmoins reconnu comme étant expert en glaciologie et climatologie.

Dans un autre registre, les mails du « Climategate » ont mis en lumière les manipulations tendant à disqualifier les revues qui accueilleraient des études contraires aux conclusions du GIEC.

(…) Comme le dit John Brignell, la notion même de consensus est une terminologie politique, pas scientifique. Beaucoup des idées novatrices en matière de sciences ont été imposées par un seul individu contre un consensus rassemblant ses pairs. Qu’on pense à Galilée, Copernic, Hutton, Wegener, Einstein, Lemaître et combien d’autres…La société scientifique est semblable à toute société humaine : elle déteste voir bousculer ses certitudes.

Voilà quelques unes des positions auxquelles je m’accroche au gré des discussions, que ce soit sur mon blog, ou en petit comité.

Car il est tout de même interpellant de constater qu’après plusieurs années de bourrage de crâne, une grande partie de l’opinion publique en soit arrivée au réflexe pavlovien d‘attribuer automatiquement les changements climatiques aux activités humaines, sans qu’il ne soit même plus nécessaire de le mentionner.

Jo Moreau.

16:08 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : réchauffement climatique, giec, climato sceptiques, co2 | |  Facebook |

19/11/2013

UN TYPHON PHILIPPIN QUI SOUFFLE A PIC

« Le plus puissant typhon » , « des vents les plus violents jamais enregistrés » , « des destructions hors normes » , le typhon qui a ravagé les Philippines et laissé derrière lui des milliers de malheureuses victimes fait les gros titres de nos médias, tombe à pic dans le contexte de la conférence de Varsovie sur le climat.

Et si nous remettions les choses en perspective ?

Le typhon Haiyan fut assurément destructeur, mais on trouve dans l’histoire météorologique des précédents tout aussi, sinon plus puissants ou meurtriers.

  • 1780 - Grand ouragan Atlantique Nord - vents de plus de 320 km/h et 27.500 morts
  • 1881 - Haiphong - 300.000 morts
  • 1900 - Ouragan de Galveston USA - 6.000 à 12.000 morts
  • 1934 - Mont Washington USA - 372 km/h 1961 - Ouragan Nancy - 340 km/h
  • 1970 - Ouragan Bohla -Bangladesh - 300.000 à 500.000 morts
  • 1991 - Ouragan Gorky - Bangladesh - 138.000 morts
  • 1996 - Cyclone Olivia - Australie - vents de 408 km/h
  • 1998 - Ouragan Mitch - Caraïbes - vents de 290 km/h - de 9.000 à 18.000 morts
  • 2008 - Ouragan Nargis- Birmanie - 100.000 morts

Cette énumération n’est qu’exemplative, parmi d’autres évènements tout aussi spectaculaires.

Mais comme ce fut déjà le cas pour l’ouragan Sandy (1), et comme on pouvait s’y attendre, le responsable ne tarda pas à être dénoncé : le réchauffement climatique, (et donc la responsabilité humaine). Ceci transparaît dans pratiquement tous les articles parus sous la plume de journalistes militants de la cause environnementaliste, ou accordant une confiance aveugle au GIEC. (2)

On ne peut d’ailleurs leur reprocher cet amalgame peu conforme à une simple vérification historique, quand au cours d’une interview un vice-président du GIEC dit, sans le dire mais en le disant quand même : « Il faut être prudent : il est difficile d'affirmer qu'il existe un lien entre les deux même si ce lien est hautement probable".

Voilà donc un lien « hautement probable » , dans le contexte d’une responsabilité humaine « presque certaine ». Que d’incertitudes et d’approximations pour ce qui devrait être un constat conforme à la rigueur scientifique !

Ce triste évènement survient alors que la thèse défendue par le GIEC, désignant les activités humaines comme responsables d’un éventuel réchauffement climatique, rencontrait un scepticisme grandissant, non seulement parmi les opinions publiques mondiales, mais également dans le monde scientifique et politique.

Cet état d’esprit risquait d’hypothéquer lourdement la conférence de Varsovie sur le climat, qui vient de s’ouvrir en préambule à la conférence de Paris prévue en 2015.

De quoi s’agit- il ?

La conférence de Paris 2015, consécutive à l’échec de la conférence de Copenhague, est destinée à la conclusion d’un accord contraignant sur la réduction des émissions de CO2. Le cyclone des Philippines survient au beau milieu de la conférence actuellement en cours à Varsovie, qui doit préparer le terrain à la conclusion de cet accord. Aussitôt, les accents catastrophistes y reçurent un accueil d’autant plus empressé qu‘ils sont de nature à insuffler une dynamique nouvelle à un processus qui en avait bien besoin.

Pourtant, même le GIEC était très prudent quant à l’implication du réchauffement climatique dans la survenance des évènements extrêmes : « (…) Il y a moins de certitudes quant aux causes de l’intensification des cyclones tropicaux constatée depuis 1970, sauf en Atlantique où celle-ci est attribuée en grande partie à la variabilité interne du système, avec pour le futur la possibilité d’une plus grande variété dans leurs trajectoires et intensité. » (3).

Il faut rappeler la phrase suivante, extraite de l’excellent rapport parlementaire français sur la tempête Xynthia :

« Trop souvent affirmée sous l’effet d’une pression médiatique et politique efficace, la corrélation entre les phénomènes éoliens les plus violents et le « changement » climatique constitue un enjeu majeur pour les élus et l’Etat. En effet, la liaison opérée ou non entre les deux phénomènes induit pour les décideurs des réponses très différentes et engage financièrement la communauté nationale dans des voies diamétralement opposées. » (4)

D’autres scientifiques, peu susceptibles d’être partisans de la terre plate ou corrompus par l’industrie pétrolière, sont bien plus réservés quant à l’attribution des évènements extrêmes à la responsabilité humaine. Citons parmi d’autres :

BOUWER LAURENS - PhD - Sciences de l'Environnement - ex Chef de Projet Dutch National Climate Change Research Vrije Universiteit Amsterdam - ex Lead Author IPCC AR3 et AR4. "La survenance d'évènements (climatiques extrêmes) varie en fonction de la variabilité naturelle du climat. Le signal du changement climatique d'origine humaine est suceptible d'être noyé parmi les autres causes". http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1539-6924.20...

BENDER MORRIS - BS - MS - Météorologue - Princeton University (USA) Geophysical Fluid Dynamics - National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) "Nous devrons attendre au moins 60 ans avant de pouvoir établir avec certitude que l'augmentation de la fréquence des ouragans est bien due aux gaz à effet de serre". http://www.riskfrontiers.com/pdf/Translation%20-%20Is%20t...

VILLARINI GABRIELE - PhD - Dept Civil and Environmental Engineering - Princeton University (USA). "La constatation de l'augmentation des tempêtes tropicales de l'Atlantique Nord ne découle pas de la variabilité du climat, mais bien des méthodes d'observation utilisées". http://www.agu.org/pubs/crossref/2011/2010JD015493.shtml

Références

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/11/01/san...

(2) parmi d’autres : http://www.lalibre.be/debats/edito/edito-se-mobiliser-ava...

http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/11/12/01008-20131112...

http://www.lalibre.be/actu/planete/climat-des-extremes-et...

(3) http://leclimatchange.fr/

(4) http://securite-commune-info.info/documents/crues/Xynthia...

Jo Moreau.

08/11/2013

OURS BLANCS, BOISSON GAZEUSE ET ONG, UN COCKTAIL INSIPIDE

réchauffement climatique,CO2,GIEC,ours blancs,Le Professeur Istvan Marko s’est penché sur le sort prétendument tragique des ours blancs, un symbole largement utilisé par les puissants lobbies environnementalistes tels que Greenpeace ou le WWF pour embrigader notamment les plus jeunes dans leur sillage politico-idéologique.

Ils bénéficient de l’appui très intéressé de multinationales, qui se sont vues offrir là un moyen rêvé de doper leurs ventes avec de bons sentiments.

Rappelons que le Professeur Marko s’exprime à titre personnel.

Jo Moreau.

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Ours blancs, boisson gazeuse et ONG, un cocktail insipide

Papa, Maman, Fifille et Fiston nounours blancs érigent avec entrain un bonhomme de neige en forme … d’ours blanc. Les yeux brillants, un peu humides, ils l’admirent un instant. Pourtant, quelque chose semble manquer pour compléter vraiment leur œuvre. Suspense insoutenable. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Il s’agit d’une bouteille callipyge d’une sombre boisson gazeuse ! Ouf ! La petite famille ours blanc peut enfin se réjouir pleinement tout en avalant une large gorgée de ce breuvage pétillant.

Fondu enchaîné. Une représentante de WWF nous apprend que les ours polaires sont une espèce en voie de disparition (à cause de la boisson pétillante ?), que cette disparition s’accélère et que nous devons faire un maximum de dons à cette ONG afin de protéger ces animaux bien sympathiques qui souffrent horriblement du … réchauffement climatique. Ce dérèglement terrible des températures de notre planète - dû à l’Homme, bien entendu – est responsable d’une diminution tragique de la banquise arctique, réduisant ainsi fortement l’habitat indispensable à la survie et à l’alimentation des ours polaires. Pour éviter « que les ours polaires ne disparaissent d’ici la fin du siècle », WWF propose notamment de lutter contre les dérèglements climatiques (sic.) de préserver la banquise. Un programme aussi original mérite d’être souligné.

WWF, comme Greenpeace, est une organisation militante écologique qui utilise toutes les armes médiatiques à sa disposition, dont la désinformation contrôlée. Un exemple illustratif est le rapport sur la disparition, prévue pour 2035, des glaciers de l’Himalaya. Ce document non-scientifique, écrit spécifiquement pour WWF et dont le but est de marquer les esprits en effrayant le public, a été repris dans un chapitre du 4ème rapport du GIEC, cet organisme onusien qui se targue de ne prendre en compte dans sa bible climatique que des articles publiés dans la littérature scientifique « peer-reviewed ». Honnêteté, quand tu nous tiens !

Quant aux ours polaires, ils sont devenus dans l’esprit populaire et bien malgré eux le nouveau symbole écologique d’une lutte contre le réchauffement climatique. Qui ne se souvient de cette photo d’un malheureux ours blanc dérivant sur un minuscule morceau de banquise vers une mort certaine ? Notre cœur se brise d’émotion. Et pourtant, cette photo n’est qu’un trucage, un montage dans lequel l’ours, le morceau de banquise et la mer ont été pris de trois sources différentes et fusionnés en un seul document, une duperie classique de certaines organisations militantes pour frapper les esprits.

Et les faits scientifiques, dans tout cela ?

Il y a quarante ans, en 1973, était signée l’arrêt de la chasse non-réglementée des ours polaires. A cette époque, la population des ours blancs s’élevait à peine à quelques 5000 rescapés. L’interdiction de la chasse a permis à Ursus maritimus de reprendre du poil de la bête et, au dernier recensement datant de 2011, on dénombrait environ 20.000 à 25.000 membres.[1] Un comptage plus récent est en cours et les estimations actuelles indiquent même une augmentation du nombre des ours polaires, dont la somme pourrait atteindre les 27.000 à 32.000 individus. Même la population de la mer de Beaufort, qui était en baisse il y a quelques années, est repartie à la hausse, contredisant les prédictions de certains militants alarmistes qui annonçaient le déclin de ces animaux et leur éventuelle disparition dans les années à venir. Al Gore, un scientifique d’exception, prédisait l’éradication complète d’Ursus maritimus pour … 2005.

Durant les années 1974-75 et 1986-87, la population des ours polaires a enregistré un déclin notoire. Celui-ci a été rapidement – trop rapidement - associé au réchauffement climatique et à ses conséquences possibles sur la fonte de la banquise arctique, avec dislocation précoce de celle-ci et regel tardif.[2] Des modélisations – encore et toujours – ont été effectuées sur la base de « scénarios plausibles », en tenant compte d’une augmentation théorique de la température du globe due aux gaz à effet de serre et d’une fonte accélérée de la banquise. Elles ont abouti à faire passer l’ours blanc du statut « d’espèce dépendante de mesures de conservation » à « espèce vulnérable » et enfin « espèce en voie de disparition (site de WWF) ». Pas mal, pour un animal dont la population a quintuplé en 40 ans !

Des travaux récents du Dr Crockford,[3] une spécialiste des ours polaires qui les étudie depuis 35 ans, révèlent que cette disparition des ours polaires est due à un refroidissement brutal de l’arctique en 73-74 et 84-85 et à la présence de quantités élevées de glace. Au même moment, la population de phoques, nourriture principale des ourses venant de mettre bas, a drastiquement chuté, ceux-ci ayant quitté leur habitat usuel pour des régions plus hospitalières. Il apparaît donc que des hivers doux, avec des glaces peu importantes et jeunes (annuelles) – et donc une population élevée de bébés phoques - soient favorables à la reproduction des ours polaires. En d’autres mots, les conditions de formation et de fonte de la banquise arctique observées de nos jours semblent être celles qui conviennent le mieux à Ursus maritimus : la nature se montre souvent facétieuse avec ceux qui prétendent l’enfermer dans des modèles et des slogans.

De nouveau, les modèles se sont trompés, comme ils se sont trompés sur l’augmentation de la température du globe qui stagne depuis plus de 15 ans, sur le point chaud au niveau des tropiques qui reste toujours introuvable – et pour cause ! - et sur l’élévation de la chaleur due à l’effet de serre du CO2. C’est sur la base de modèles aussi peu crédibles – doublée d’une solide pression de certains lobbies écologistes - que les ours polaires ont été placés dans la catégorie « en voie de disparition ».

 Ursus maritimus est un vétéran de l’Arctique, qui existe depuis au moins 125.000 ans sous une forme distincte et qui a survécu à de multiples périodes de variation climatique bien plus dramatiques que le réchauffement médiatique observé de nos jours. S’il y a un danger pour les ours polaires, ce sont bien les quotas de chasse excessifs, visant essentiellement les mâles et déséquilibrant graduellement le rapport mâles/femelles, et les zélotes de certaines organisations militantes.

Oh, j’oubliais. La firme à la boisson pétillante collabore financièrement avec WWF, notamment pour son combat pour la survie des ours polaires.[4]

Il n’y a pas de petit profit.

Références

[1] Mise à jour Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’ours blanc Ursus maritimus au Canada, 2008. Voir aussi : (IUCN 2006 : http://www.animalinfo.org/refi.htm#iucn%202004%20red%20li...

[2] (a) Ferguson S.H. et al. (1999) ; Determinants of home range size for polar bears (Ursus maritimus), Ecology Letters, 2, 311-318. (b) Ferguson S.H. et al. (2000), Relationships between denning of polar bears and conditions of sea ice, J. Mammology, 81, 4, 1118-1127.

[3] Stirling, I., Derocher, A. E. Global Change Biology, 2012, 18, 2694-2706.

[4] Crockford, S. J. http://polarbearscience.com

[5] http://www.coca-colacompany.com/our-company/coke-raises-o...

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05/11/2013

LE GIEC ET LA POLITIQUE, OU LA SCIENCE DEVOYEE

réchauffement climatique,GIEC,CO2,AR5,Faisant suite à l’échec de Copenhague 2009, la conférence de Paris se profile à l’horizon 2015. Elle devra aboutir à un accord contraignant sur les émissions de CO2.

Dans ce nouvel article, Jean-Michel BELOUVE démonte la collusion entre le GIEC et le monde politique. Les enjeux sont énormes, entre l’agenda politique de l’ONU (dont le GIEC est une émanation) défendant les intérêts financiers des dirigeants des pays émergents, l’aubaine offerte aux gouvernements de nos pays de lever une avalanche de nouvelles taxes au nom de la lutte vertueuse contre le CO2, et l’émergence de nombreux intérêts privés, la Science, avec un grand S, a-t-elle encore réellement sa place ?

Jo Moreau

LE GIEC ET LA POLITIQUE, OU LA SCIENCE DEVOYEE

Par Jean-Michel BELOUVE

Le GIEC est-il crédible ?

Pour être plus précis, posons la question ainsi : les hommes politiques ont-ils raison de faire confiance au GIEC dans l’élaboration de politiques économiques et environnementales aux enjeux planétaires ?

La réponse est non. Le GIEC ne constitue qu’un organe dont le rôle est d’apporter une caution scientifique aux décideurs politiques qui ont besoin de prétextes pour imposer des mesures impopulaires. Dans l’exposé qui va suivre nous allons montrer un exemple de compromis politico-scientifique impliquant les rédacteurs du GIEC.

A l’occasion de la conférence climatique de Copenhague, en 2009, les représentants des pays participants ont reporté l’adoption de mesures de limitation des émissions de CO2 à une conférence ultérieure, et se sont contentés de poser le principe d’une limitation de la hausse de température globale à 2° C au cours du XXIème siècle. D’ajournement en ajournement, il a été convenu que l’accord contraignant devrait être scellé à Paris, en 2015. Le document scientifique de base, à cette occasion, sera le rapport AR5 du GIEC, dont la partie scientifique vient d’être publiée, fin septembre 2013.

Prévisions de température et contradictions du GIEC.

Le rapport du Groupe 1 du GIEC expose nombre de constats que les conclusions du même rapport sur l’évolution du climat infirment. Ainsi, l’examen des modèles climatiques fait apparaître de multiples contradictions. Le résumé à l’intention des décideurs politiques conclut à une évaluation positive de la validité des modèles. Ils sont en gros progrès depuis le précédent rapport (l’AR4), et reproduisent bien les évolutions de températures observées au cours de multiples décennies, même si des différences parfaitement explicables apparaissent sur de courtes périodes de 10 à 15 ans. Il en résulte que « les observations et les modélisations des changements de température, des rétroactions climatiques et des modifications du budget énergétique de la Terre apportent conjointement une confiance dans l’importance du réchauffement climatique en réponse aux forçages du passé et du futur ».

La lecture du chapitre 9 du rapport, consacré à l’évaluation des modèles, apporte des informations bien différentes. Les modèles ne reproduisent pas fidèlement les évolutions de température observées, présentent des écarts considérables dans les profils verticaux d’humidité atmosphérique, et sont inaptes à simuler correctement la formation des nuages. Les principaux forçages concourant à l’évolution de la température ne sont donc pas correctement simulés. Mais ce n’est pas tout. La plupart des autres facteurs à prendre en compte sont biaisés par rapport aux observations, qu’il s’agisse des précipitations, des flux radiatifs au sommet de l’atmosphère, de l’étendue de la banquise antarctique, des aérosols atmosphériques, du cycle du carbone ou des principaux flux de circulation atmosphériques et océaniques. Une lecture critique objective de ce chapitre conduit à la réfutation pure et simple de la capacité prédictive des modèles. Ce n’est pas ce que fait le GIEC, qui valide purement et simplement leurs prévisions de températures.

C’est ainsi que le GIEC propose quatre scénarios d’émissions de CO2 pour le vingtième siècle, baptisés RCP 2.6, RCP 4.5, RCP 6 et RCP 8.5, pour lesquels les modèles annoncent des augmentations de températures variant de 1,5° C à 4,5° C en fin de vingt-et-unième siècle.

Un test largement utilisé pour comparer le fonctionnement des divers modèles consiste à partir d’une situation du système climatique à un moment donné, par exemple celle qui existait lors de la période préindustrielle, où le taux atmosphérique de CO2 se situait à un niveau de 280 ppm (280 molécules de dioxyde de carbone dans un million de molécules atmosphériques diverses), de faire tourner le modèle en ajoutant 1% de CO2 supplémentaire se cumulant chaque année, jusqu’à atteindre la concentration double, en l’occurrence 560 ppm, ce qui se produit au bout de 70 ans. On arrête alors d’ajouter du CO2, et on laisse tourner le modèle. L’augmentation de température constatée au terme de 70 ans est appelée la TCR, « réponse transitoire du climat ». On constate que les températures continuent à progresser au-delà de ces soixante-dix ans, et n’atteignent un niveau d’équilibre qu’au terme de nombreux siècles, plus ou moins 10 siècles selon les modèles. A ce niveau d’équilibre correspond l’ECS, « sensibilité climatique d’équilibre ». L’explication de ce phénomène réside dans le fait que pendant la phase transitoire de 70 ans, l’océan capturerait et accumulerait une partie de l’énergie fournie par l’effet de serre du CO2, et ne la restituerait que très lentement.

Les modèles qui fournissent les données utilisées par le GIEC affichent des moyennes qui sont de 1,8 ° C pour la TCR, au bout de 70 ans, et 3,2° C pour l’ECS, atteint au terme de 995 années.

Pour les politiques publiques, évidemment, c’est la TCR qui constitue la donnée cruciale, ou plutôt l’augmentation de température constatée au terme de quelques décennies, l’année 2100 par exemple. Pour les gens ordinaires, ce qui importe est le climat que leurs enfants et petits-enfants connaitront. Certains écologistes, soucieux du sort des générations futures, portent au contraire une grande attention à l’ECS.

Le pavé dans la mare des rédacteurs de l’AR5

Le rapport du Groupe 1 a été rendu public fin septembre 2013. Mais le 19 mai 2013, la revue Nature http://www.nature.com/ngeo/journal/v6/n6/full/ngeo1836.html publiait l’article d’un collectif de scientifiques (liste en fin d’article) qui présentait de nouvelles valeurs pour la TCR et l’ECS. Intitulé « Energy Budget Constraints on Climate Response », ce document annonçait une valeur de 1,3° C pour la TCR (au lieu de 1,8° C dans l’AR5) et de C pour l’ECS (contre 3,2° C). Or sur les 17 signataires de l’article, 14 étaient des « coordonative lead authors » ou des « lead authors » du rapport du GIEC en cours de finalisation ! Tous sont des personnalités scientifiques reconnues et influentes, tant au sein de l’instance onusienne que de la communauté des climatologues. Pourquoi de telles sommités remettaient-elles en cause des conclusions officielles sur le point d’être publiées, et auxquelles elles avaient contribué activement ?

S’agissait-t-il d’un schisme au sein de la communauté scientifique associée au GIEC ? Invraisemblable, compte tenu de l’implication constante des scientifiques concernés dans la théorie d’un réchauffement climatique d’origine humaine et potentiellement catastrophique. S’agissait-il d’une démarche concertée au sein du GIEC pour corriger l’impression laissée par les explications douteuses de l’AR5 sur l’absence de hausse de température depuis 15 ans ? Mais ce-faisant, le GIEC aurait pris un risque énorme de décrédibiliser le rapport AR5, et donc tout le système.

La lecture de l’étude de mai 2013, et les profils de certains des rédacteurs fournissent des indications sur les motivations des auteurs. L’étude elle-même présente un calcul élémentaire à partir de deux formules très simples donnant la TCR et l’ECS en fonction des valeurs de forçage tirées de données d’observations sur la période 1970-2010. On en déduit les nouvelles valeurs que devraient prendre la TCR et l’ECS si les simulations avaient respecté l’évolution passée des températures. Les auteurs rectifient donc les résultats de modélisations très complexes au moyen de deux banales divisions, et la portée scientifique du document est fort mince. La méthode est d’autant plus problématique qu’elle présuppose que la totalité de la hausse des températures de la période 1970-2013 résulte du CO2 et des rétroactions à l’effet de serre qu’il engendre. Les auteurs prennent grand soin d’assurer que leurs résultats sont en plein accord avec ceux des modélisations précédentes, même s’ils sont sensiblement inférieurs, qu’on reste à l’intérieur des fourchettes, etc…

Outre les 14 rédacteurs-chefs du GIEC, on note la présence de Nicholas Lewis, mathématicien passionné de climatologie, devenu climatosceptique très actif, et intervenant fréquemment sur les blogs de McIntyre et Anthony Watts. Mais la rédaction principale de l’étude est à l’actif du couple Alexander et Friederike Otto, chercheurs à l’Université d’Oxford. L’un et l’autre ont une solide formation de physiciens, mais Friederike est titulaire d’un doctorat en philosophie des sciences et Alexander est docteur en économie, spécialiste d’évaluation des modèles climatiques et d’économie environnementale. Ce dernier est très impliqué en tant que consultant scientifique des autorités environnementales britanniques. Il fait également partie des auteurs-contributeurs de l’AR5 Groupe 1, ce qui porte à 15 le nombre d’auteurs impliqués dans le rapport du GIEC.

La presse britannique s’est empressée de demander à Alexander Otto et à ses coauteurs des explications sur les contradictions apparentes entre leur étude et les conclusions du GIEC. Leur réponse est que les nouveaux chiffres ne justifient absolument pas que l’on renonce à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Il apparait seulement que leur nouveau papier apporte des éléments qui rendront plus facile un accord international, en permettant une solution qui concilie préservation de l’environnement et développement économique, ce qui apparaissait de moins en moins possible avec les précédentes prévisions de températures. Le site britannique « The Carbon Brief » expose ces perspectives dans un article intitulé « Reconciling the science, economics and policy of climate sensitivity: would a lower value buy us more time? » http://www.carbonbrief.org/blog/2013/06/reconciling-the-s... . Le Professeurr Kevin Anderson, Deputy director du Tyndall Center for Climate Change, résume et s’indigne : « scientists are pressured to tailor their arguments to fit “politically palatable” scenarios (on met la pression sur les scientifiques pour qu’ils retaillent leurs arguments pour les mettre aux mesures du ‘politiquement acceptable’) » http://peopleandnature.wordpress.com/2013/07/03/stop-tail... . Kevin Anderson est admirablement placé pour faire cette remarque, car le Tyndall Center réunit un aréopage de politiciens, hauts fonctionnaires, scientifiques et économistes gravitant autour des autorités environnementales britanniques. Et il ajoute, à propos de la concertation climatique internationale : « nombre de scénarios, sinon la plupart d’entre eux, sont complètement irréalistes en proposant des changements immédiats aux tendances courantes des émissions. En outre, ils persistent à négliger ce qui se passe en Chine et en Inde, et à ignorer comment la partie la plus pauvre du monde a besoin de plus d’énergie pour se développer et améliorer son bien-être ». Pour résumer, il n’existe de scénario acceptable, et des chances d’aboutir à un accord avec les pays en développement, que si les programmes de réduction du CO2 sont adoucis et étalés dans le temps. Et pour cela, on a besoin de la caution scientifique d’une sensibilité climatique révisée à la baisse.

Tout cela s’éclaire encore plus lorsqu’on prend connaissance d’une étude, économique celle-là, publiée quelques jours plus tard par Alexander Otto, associé à Benjamin Todd, éminent spécialiste de l’économie du risque climatique, et Myles Allen, l’un des coordinative lead author de l’AR5 signataire de l’étude scientifique du 19 mai. Elle s’intitule « Climate System Properties Determining the Social Cost of Carbon ». http://iopscience.iop.org/1748-9326/8/2/024032/article

Les auteurs s’attachent à relier les valeurs de TCR et d’ECS aux calculs économiques d’évaluation des dommages qui seront causés par le changement climatique. Il s’agit d’établir un «coût social du carbone» qui se chiffre en dollars par tonne de carbone émise. Dans cette étude, une valeur actualisée de US$ 30 est associée à une TCR de 1,3° C. Cela signifie que, dans un scénario aboutissant à cette TCR, chaque tonne de carbone émise aujourd’hui est responsable de 30$ de dommages futurs engendrés par les dérèglements climatiques. Si l’on fait le compte de ce que coûterait le cumul des émissions d’un tel scénario, on aboutit à la valeur astronomique 126 mille milliards de dollars ! Les autorités environnementales et les gouvernants sont friands de l’indicateur que constitue le « coût social du carbone », qui leur permet d’échafauder des budgets de lutte contre le réchauffement, de fixer le barème des taxes carbones, et le tout avec un minimum de réflexion.

La concomitance des deux articles dont Alexander Otto est le principal scripteur rend la manœuvre très claire. Il s’agit de se donner des arguments, en vue de la Conférence de Paris de 2015, pour proposer un accord aussi modéré que possible dans les contraintes à imposer aux diverses parties. Aboutir à un accord est crucial pour tous les protagonistes. Un échec conduirait à la fin du GIEC et de la CCNUCC, et au discrédit de tous les responsables qui ont imposé les politiques climatiques coûteuses qui sévissent depuis une quinzaine d’années. Au contraire, un accord qui atténuerait les diminutions d’émissions des pays développés et laisserait augmenter dans certaines limites celles des pays en développement sauverait la face, et surtout justifierait la poursuite de taxations du carbone et de soutien à une économie verte qui sans cela s’effondrerait.

Halte à la manipulation, halte à la gabegie, halte à la corruption de la démocratie

Ainsi va la climatologie ! On ne parvient pas à un accord politique sur les bases scientifiques actuelles ? Alors on change la science. L’ONU et la CCNUCC se donnent une chance pour 2015, et espèrent s’assurer ainsi un siècle de survie. Les pays développés dépenseraient une modeste part des 126 mille milliards de dollars de coût social du carbone, à la satisfaction des dirigeants des pays en développement qui verraient leur consentement récompensé et rétribué, au grand soulagement aussi des filières de l’énergie verte et de tous ceux qui craignent la mort de la poule aux œufs d’or, et sept milliards de dupes seront invitées à applaudir ce triomphe historique de la science et de la raison.

Est-ce le GIEC qui a imaginé cette tortueuse démarche, ou sont-ce les gouvernements qui l’ont imposée au GIEC ? Peu importe. Cette affaire montre à l’évidence que cette organisation internationale défend avant tout un projet politique de société, et qu’elle favorise le développement d’un courant scientifique inféodé à des organes de gouvernement. Nous ne pouvons croire à cette science qui se déjuge au gré des impératifs de géopolitique. Il faut dire halte à la manipulation, halte à la gabegie, halte à la corruption de la démocratie.

Le GIEC a failli dans sa mission de nous éclairer sur les causes et les conséquences du changement climatique. Après vingt-trois ans de recherches coûteuses, mobilisant des moyens matériels et humains considérables, les questions posées au GIEC n’ont pas reçu de réponses convaincantes. Tous ceux qui ont été les complices de cette supercherie méritent l’opprobre, qu’ils aient agi par duplicité, opportunisme ou naïveté. Le GIEC a dévoyé la climatologie, qu’il faut remettre dans le droit chemin, car on ne peut conclure de son échec que l’action humaine n’a aucune conséquence sur le climat, et il faut que nous obtenions des réponses claires et crédibles sur le futur que nous bâtissons. Il faut libérer la recherche, les chercheurs et le débat scientifique des carcans qui les enferment dans un cadre de présupposés. De la liberté naitra la vérité, et alors seulement nous saurons s’il faut agir, et dans quel sens.

Liste des auteurs de l’étude « Energy Budget Constraints on Climate Response » :

Alexander Otto : Environ ment Change Institute Research Fellow on Climate Decisions, Oxford University http://www.eci.ox.ac.uk/people/ottoalex.php ,auteur-contributeur du rapport Groupe 1 de l’AR5

Friederike Otto : Post Doctoral Research Fellow, ECI, Oxford University

Nicholas Lewis : Mathématicien et physicien, expert réviseur de l’AR5

14 coordonative lead authors ou lead authors de l’AR5 Groupe 1 : Myles R Allen, Olivier Boucher, John Church, Piers M Forster, Nathan P Gillett, Jonathan Gregory, Gabriele Hegerl, Gregory C Johnson, Reno Knutti, Ulrike Lohman, Jochem Marotzke, Gunnar Myrhe, Drew Shindell, Bjorn Stevens.

Jean-Michel BELOUVE

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28/10/2013

UN REQUISITOIRE CONTRE LES MODELES CLIMATIQUES

Après sa précédente analyse critique sur le dernier rapport du GIEC (1), Jean Michel Belouve se penche sur la crédibilité qu’on doit accorder aux modèles climatiques sur lesquels se fondent les prévisions de cet organisme.

Ici encore, il évite les polémiques habituelles et se fondant sur les informations publiées par cet organisme, il en tire une conclusion très différente quant à l’évolution future du climat : "Si augmentation de température il y a au cours de ce XXIe siècle, elle ne devrait pas dépasser au maximum 1 degré centigrade."

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/10/16/le-...

Jo Moreau

Le rapport du GIEC : un réquisitoire contre les modèles climatiques.

Le GIEC a-t-il perdu toute confiance dans les modèles climatiques ? C’est ce que laisse penser la lecture du chapitre 9 du rapport AR5 Groupe1 récemment publié, relatif à l’évaluation de ces modèles. Certes, il n’est écrit nulle part qu’ils sont mauvais, mais la liste des discordances relevées par les rédacteurs entre les données modélisées et les observations scientifiques du monde réel conduit nécessairement à mettre en doute la pertinence des prévisions faites par ces modèles.

Un modèle de circulation générale n’est valide que s’il reproduit les principales évolutions des variables climatiques. Le GIEC s’attache surtout à vérifier la validité des simulations de températures globales. Mais la température dépend de facteurs interdépendants : la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre, l’humidité atmosphérique aux différentes altitudes, la couverture nuageuse, l’étendue des banquises sont les principaux d’entre eux. Si un modèle parvient à reproduire des températures tout en affichant des profils d’humidité et de nébulosité erronés, c’est qu’il ne constitue pas une bonne représentation de la réalité, et l’on ne peut que se méfier des conclusions qu’il tire pour l’avenir du climat à long terme. De tous les paramètres entrant en jeu, le moins discutable est la concentration atmosphérique en CO2, parfaitement connue depuis 1959. De 316 ppm en 1959, elle a continument grimpé jusqu’à 393 ppm en 2012. Examinons les conclusions des rapporteurs sur la concordance des autres variables climatiques des modèles et du monde réel.

Modèles vs observations : les températures (paragraphe 9.4.1.1 du rapport) :

Les auteurs notent que les moyennes globales de températures de la surface terrestre indiquées par les modèles, pour le XXème siècle, concordent à 2° C près avec les températures observées. La différence de 2° C n’est pas négligeable lorsqu’on s’intéresse à une évolution qui s’est traduite par une élévation de +0,8° C en un siècle, mais acceptons le haut degré de confiance qu’accorde le rapport à cette évolution. On remarque toutefois que les auteurs font état de différences de 3° C à 5° C dans plusieurs grandes régions du monde. Que l’on parvienne à une moyenne à peu près juste à partir de valeurs régionales qui s’écartent autant de la réalité observée montre déjà que les modèles ne sont qu’une reproduction imparfaite de la réalité. La ceinture intertropicale constitue une zone qui représente 40% de la superficie de la planète, et 70% de l’énergie du soleil. C’est donc un lieu déterminant pour la température globale. Or le rapport note que les observations relatives à ces régions indiquent, pour la période 1979-2012, une tendance décennale à la hausse de +0,06° C à +0,13° C, alors que les modèles affichent, pour la même période de 33 ans, une tendance décennale de +0,15° C à +0,40° C.

Mais ce qui interpelle encore plus, c’est la différence des températures globales pour la période récente 1998-2012. Toutes les statistiques montrent une pause des températures globales pendant toute cette période, alors que la concentration en CO2 est passée de 363 à 393 ppm. Le GIEC admet une tendance décennale à la hausse de +0,04° C pour ces quinze années, alors que la tendance des modèles est de +0,21° C. Il est bien obligé d’admettre que, sur cette période-là, les modèles n’ont pas intégré tous les facteurs de variabilité du climat, et avancent l’hypothèse que la diminution d’activité solaire et la capture de chaleur par l’océan expliqueraient l’absence de réchauffement récent. Les auteurs mentionnent également l’éventualité d’erreurs dans les forçages radiatifs ou dans la réponse des modèles à ces forçages. Mais si les modèles n’incluent pas correctement les facteurs de variabilité solaire et océanique, cela vaut autant pour la stagnation des quinze dernières années que pour les périodes de réchauffement observées et simulées au cours du XXème siècle, et si les modélisateurs se trompent dans les forçages ou les réponses, cela entache forcément leurs simulations du siècle précédent. Les remarques des auteurs du chapitre 9 mettent donc bien en évidence une carence sérieuse des modèles.

Modèles vs observations : l’humidité troposphérique (paragraphe 9.4.1.2)

Les climatologues considèrent que la vapeur d’eau troposphérique apporte une forte rétroaction positive au forçage radiatif dû au CO2. La hausse de température due à l’augmentation de concentration en CO2 entraine une évaporation supplémentaire de l’océan et des eaux de surface, ce qui entraine une augmentation supplémentaire de l’effet de serre et donc de la température. Ce forçage additionnel est dû essentiellement à l’augmentation de l’humidité dans la partie haute de la troposphère, car dans la partie basse la quantité de vapeur d’eau est telle que l’effet de serre à ce niveau est déjà saturé.

Or qu’est-ce que les auteurs constatent ? Les modèles sous-estiment de 25% l’humidité qui règne au voisinage de la surface, - la partie séparant la surface de la première couche de nuages bas-, et exagèrent l’humidité de la partie supérieure de la troposphère dans une proportion allant jusqu’à 100 % ! C’est dire implicitement que la rétroaction de la vapeur d’eau prise en compte par les modèles est considérablement supérieure à celle qui existe réellement.

Modèles vs observations : les nuages

A la page 9-24, les rédacteurs écrivent « des erreurs importantes demeurent dans la simulation des nuages par les modèles. Il y a un haut degré de confiance dans le fait que ces erreurs contribuent de façon significative aux incertitudes d’estimations des rétroactions des nuages, et par conséquent dans l’étendue du changement climatique… ». Leurs réserves sont donc très claires. Ils font suivre cette remarque d’une longue liste d’erreurs et d’imperfections : les processus de formation des nuages sont mal simulés, des erreurs importantes apparaissent dans la simulation des nuages tropicaux, il y a une piètre simulation des nuages subpolaires arctiques et antarctiques, etc.

Il existe une vive controverse entre climatologues sur la nature de la rétroaction des nuages, positive pour les uns, négative pour d’autres. Les modélisateurs ont choisi : la rétroaction est nettement positive. Une carte, figurant page 9-158, montre que les nuages des modèles exagèrent le forçage au sommet de l’atmosphère d’une valeur de 10 à 20 watts/m² dans de nombreuses régions de la ceinture tropicale, et de 0 à 10 watts/m² ailleurs, ce qui est considérable et induit des surestimations de température allant jusqu’à +5° C !

Ce paragraphe met particulièrement en relief l’indigence des modèles dans l’appréhension des processus de formation des nuages, et ce seul constat mériterait une réfutation de la valeur prédictive des modèles.

Modèles vs observations : la banquise (paragraphe 9.4.3).

Les variations d’étendue des banquises constituent une troisième source de rétroaction. Lorsque leurs surfaces diminuent, il y a moins de flux solaire réfléchi vers l’espace, et le réchauffement augmente. Les auteurs du rapport constatent « dans de nombreux modèles, la distribution régionale de la concentration de glace de mer est mal simulée, même si l’étendue hémisphérique est approximativement correcte ». Ils ajoutent : « La majorité des modèles montre une tendance régressive de l’étendue estivale de la banquise australe sous l’ère des satellites, en contradiction avec l’accroissement faible, mais significatif, qui est observé ».

Même si l’effet de la banquise est moins déterminant que celui de la vapeur d’eau ou des nuages, les modèles ajoutent encore un excédent important à la rétroaction de ces glaces, et, de plus, ils montrent une fois de plus leurs limites dans la simulation du climat réel.

Nous ne nous attarderons pas à recenser tous les biais, souvent importants, que le chapitre 9 signale. Les modèles sont pris en défaut dans la prise en compte du réchauffement océanique, des puits de carbone, du cycle du carbone, le traitement des aérosols, les processus de flux atmosphériques et océaniques… Bref, les modèles parviennent à faire une simulation cohérente d’évolutions climatiques, mais il ne s’agit pas des évolutions observées dans la réalité.

Conclusion : les évolutions de température du XXIème siècle devraient être beaucoup plus faibles que celles généralement annoncées.

Deux tableaux figurant page 9-133 et 9-134 donnent les principaux paramètres chiffrés des modèles climatiques pris en compte par le GIEC. Un test permettant de comparer les modèles consiste à simuler les effets d’un doublement de la concentration en CO2 sur une période de 70 ans. On constate à la lecture du tableau page 9-133 que ce test conduit à une augmentation de température de +1,8 °C au terme des 70 ans («transient climate response »), et de +3,2° C au terme de 1000 années (« equilibrium climate sensitivity »). Ce délai de 1000 ans est précisé dans la légende du tableau page 9-134. L’explication de cette double évolution vient du fait que pendant la phase de « transient climate response » de 70 ans, une part importante de chaleur est, d’après les modèles, stockée dans l’océan, et qu’elle n’est restituée à l’atmosphère que très lentement, selon un processus s’étalant sur plus de mille années.

Ainsi, si les modèles sont valides, le doublement de la concentration actuelle, 393 ppm, nous conduirait, pour la période 2073-2093, à une augmentation de température de +1,8° C. Pour parvenir à une telle concentration, il faudrait consommer, en 70 ans, une quantité de combustibles d’origine fossile supérieure à 1700 gigatonnes en équivalent carbone pur (une augmentation de 1 ppm est provoquée par l’émission de 4,38 gigatonnes de carbone). Or les réserves mondiales actuelles d’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon et lignite) s’élèvent, d’après l’annuaire statistique BP de 2013, à 1009 gigatonnes équivalent carbone pur. Il faudrait donc découvrir 70% de réserves supplémentaires s et épuiser toute la ressource en 70 ans, ce qui constitue une hypothèse peu réaliste.

La lecture attentive du chapitre 9 nous conduit donc à la conclusion que le GIEC surestime considérablement le réchauffement que nous sommes susceptibles de connaître au cours du XXIème siècle, et on pourrait s’attendre à une légère augmentation, très inférieure au +1,8° C annoncé .

Lire le chapitre 9 du rapport du GIEC n’est pas une tâche spécialement ardue. Il convient d’avoir une bonne culture générale des concepts et du vocabulaire de la climatologie, ce que l’on pourrait attendre des journalistes qui rendent compte du changement climatique, ainsi que des conseillers scientifiques dont s’entourent les décideurs politiques. On peut légitimement s’étonner, et s’indigner, de lire et d’entendre les déclarations alarmantes que les médias multiplient. Et que penser de nos gouvernants qui persistent dans des choix politiques aberrants au vu de l’insignifiance d’une hausse de températures qui ne devrait pas dépasser un degré centigrade au cours de ce siècle, voire même ne pas se produire ?

Il ne s’agit pas là de lubies de climato-sceptiques. Le chapitre 9 du rapport du GIEC constitue un énorme travail de compilation et d’analyse de centaines de publications scientifiques, réalisé par des spécialistes compétents et qui ont accompli honnêtement leur mission, même si on peut leur reprocher d’avoir laissé de côté certaines études scientifiques tendant à réfuter sévèrement les thèses du changement climatique catastrophique. Certes, ces rédacteurs n’écrivent pas expressément que les modèles sont une mauvaise représentation du système climatique. Ils auraient été sévèrement censurés dans un tel cas. Mais ils ont livré au lecteur toutes les clés nécessaires à une appréciation objective de la valeur des modèles.

A nous d’en tirer des leçons !

Jean Michel Belouve.

10:46 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, modèles climatiques | |  Facebook |

25/10/2013

L'EOLIEN : UN SCANDALE ECOLOGIQUE ET HUMANITAIRE

réchauffement climatique,GIEC,CO2,énergies vertes,éolien,Il n‘y a pas si longtemps, j‘écrivais un billet dénonçant les dépenses mirobolantes nécessitées par une politique énergétique initiée par des arguments scientifiques loins d’être établis : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/03/27/une...

Entre autres personnalités, le Professeur Lennart Berngston -qui ne peut être taxé de « climato-scepticisme »- dénonçait les motivations financières qui animent les lobbies environnementalistes ultra-puissants, que sont notamment GREENPEACE et le WWF. http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/04/28/cha...

 Un article du Professeur Istvan Marko paru récemment dans "Marianne Belgique" illustre parfaitement la voie économiquement suicidaire que certains nous imposent, au nom d‘une idéologie politique parfaitement rétrograde.

Voici cet article.

Jo Moreau.

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Qu’il est difficile de tirer les leçons des erreurs du passé. Qu’il est dur de se remettre en question, de reconnaître que l’on s’est trompé, et de revenir sur des décisions idéologiques aux conséquences écologiques, économiques et sociales désastreuses.

Pour certains, c’est tout simplement impossible.

La débâcle du photovoltaïque wallon et son coût exorbitant, que nous allons devoir assumer durant de nombreuses années, n’ont pas servi de leçon à notre ministre Henry. Malgré l’échec de son premier plan d’installation d’éoliennes, il revient à la charge avec une seconde mouture. Pourquoi ? Pourquoi ne peut-il pas comprendre que la plupart des Wallons ne veulent pas de ces inutiles moulins-à-vent ? Les sirènes des lobbies de l’éolien sont-elles à ce point attirantes ? Leur pression est-elle par trop puissante ? La Wallonie est financièrement exsangue et nos ministres peinent à trouver quelques dizaines de millions d’euros. La note salée de la gestion désastreuse du photovoltaïque n’est rien, eu égard au coût exorbitant de l’implantation des éoliennes qui se chiffrera en milliards d’euros ! Les Wallons seront encore une fois les dindons de la farce. Va-t-on de nouveau se faire plumer pour satisfaire un égo et une idéologie personnels ? Les intérêts servis par cette vaste entreprise sont-ils à ce point importants ?

Mais pourquoi veut-on absolument implanter des éoliennes en Wallonie ?

Pour diminuer la quantité de CO2 émise dans l’atmosphère par l’activité de l’Homme. Suite à des modélisations climatiques – des calculs théoriques et non pas des mesures expérimentales – certains climatologues ont émis le postulat que le CO2 anthropique serait responsable d’une hypothétique augmentation de la température de la Terre.

Nous savons aujourd’hui que cette théorie et les modèles qui y ont conduit sont erronés.

En effet, il a été montré à de nombreuses reprises que l’élévation de la température de notre globe précède systématiquement l’augmentation de la concentration en CO2 dans notre atmosphère.[1] En d’autres mots, le CO2 est toujours produit après une hausse de la température. Il en est une conséquence et ne peut donc pas en être la cause ! Cet effet est vérifié pour des durées allant de millénaires à l’année ! Même au niveau de quelques mois, la variation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère suit la fluctuation de la température, jamais l’inverse ! Rappelons que depuis plus de 15 ans, la température de notre planète n’a pas augmenté d’un iota.[2] Pendant ce temps, la concentration en CO2 n’a eu de cesse de poursuivre sa lente et monotone ascension, sans effet aucun sur la température ! Chaque année, la concentration en CO2 augmente de 3 ppm environ. Cela signifie qu’en 10 ans, 30 nouvelles molécules de CO2, par million de molécules de gaz, viennent s’ajouter aux autres. Sauf qu’il vient d’être montré par Murry Salby [3] que plus de 96% de ce CO2 est d’origine naturelle ! Cela signifie qu’une seule molécule de CO2 produite par l’homme vient s’ajouter tous les 10 ans au pool global. Une quantité ridiculement faible, sur laquelle sont focalisés tous nos efforts, tandis que nous n’avons aucune prise sur les 96% produits par la nature !

Le recours aux éoliennes pour diminuer le taux de CO2 est donc une insulte à la raison et à l’intelligence humaine !

Rappelons que la production d’électricité par les éoliennes est très faible et totalement erratique. Elle est soumise au bon vouloir du vent, un vent qui nous coûte très cher. De nombreux citoyens semblent ignorer que, même si les pales tournent, les éoliennes ne produisent pas nécessairement de l’électricité. Si l’on devait fixer sur une éolienne une ampoule qui s’allumait à chaque fois qu’elle produit 10% de sa capacité nominale, cette ampoule resterait éteinte plus de 90% du temps ! Ajoutons à cela la nécessité de centrales au gaz complémentaires pour compenser l’aléatoire de l’énergie éolienne et la production de CO2 qui devait diminuer grâce aux éoliennes explose ! Quant aux modifications coûteuses du réseau de distribution d’électricité, n’en parlons même pas.

Faire la publicité de l’électricité éolienne comme étant une énergie respectueuse de l’environnement est facile chez nous, puisque l’on ne nous présente que le produit fini. Cependant, il a fallu construire ces éoliennes, ce qui implique notamment pour les éoliennes synchrones, l’extraction et le raffinage de centaines de tonnes de métaux précieux que l’on appelle les Terres Rares ou Lanthanides. Ces Lanthanides, qui doivent atteindre une pureté minimale de 99, 999% sont nécessaires à la construction des aimants permanents des turbines éoliennes. L’impact environnemental et le scandale sanitaire associés à l’extraction et la purification de ces métaux sont purement et simplement escamotés du débat public, alors qu’ils sont épouvantables ! Pour fabriquer les aimants permanents d’une turbine éolienne de 3 Méga Watts, il faut 2 tonnes de Terres Rares. Leur production génère environ 20.000 m3 de gaz contenant de l’acide fluorhydrique, de l’acide sulfurique et du dioxyde de soufre. A cela s’ajoutent 150 m3 d’eaux usées acides, contaminées par divers métaux lourds toxiques, et quelques 2 tonnes de résidus radioactifs, dont de l’uranium et du thorium ! La radioactivité au niveau du village de Baotou (Mongolie), l’un des sites principaux d’extraction des Lanthanides en Chine, est 32 fois supérieur à la normale et atteint 2 fois la valeur de Tchernobyl ! Il n’est pas étonnant que Baotou ait été surnommé le « village du cancer » ! [4]

Les poussières radioactives, contenant des métaux lourds particulièrement toxiques, flottent dans les airs et contaminent la population et les travailleurs. Les exploitations minières détruisent le couvert végétal, décapent profondément le sol et polluent les nappes phréatiques. Pour une turbine d’éolienne, 13 tonnes de sulfate d’ammonium et 2,5 tonnes d’acide oxalique terminent dans des boues acides qui suintent constamment des sites de stockage des déchets.[5] La folie éolienne entraîne une pression de plus en plus élevée sur la production de ces Terres Rares, avec des conséquences environnementales et humanitaires inacceptables.

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai toujours pensé que le respect de l’environnement impliquait notre planète entière. J’ai toujours cru qu’une analyse complète du cycle de vie d’un système, depuis sa naissance jusqu’à sa disparition finale, était requise afin de s’assurer de son aspect « écologique ». Il est significatif que dans le cas des éoliennes, les terribles cicatrices environnementales causées à notre Terre et l’impact négatif sur la santé humaine ne semblent pas troubler les écologistes et les autres ONG « vertes » , en particulier notre ministre écolo ! Que l’on occulte cette pollution primaire est honteux, mais tellement prévisible. Par contre, que l’on encourage la construction et l’installation de ces machines, responsables de la maladie et de la mort de dizaines de personnes, est tout simplement intolérable !

La décarbonisation est une arnaque monumentale, basée sur des calculs erronés et des prévisions idéologiques plutôt que mesures scientifiques. C’est surtout un marché juteux qui a rapporté des fortunes colossales à ceux qui exploitent le portefeuille et la naïveté sincère de la plupart d’entre nous. Les éoliennes font partie de ce marché. Elles se construisent sur la destruction de la nature et de la santé d’hommes, de femmes et d’enfants innocents. Regardons tourner une éolienne et ayons la conscience tranquille.

Vive l’écologie !

[1] O. Humlum, K. Stordahl, J.-E. Solheim Global and Planetary Change, 2013, 100, 51-69.

[2] Voir la figure 1.4 : http://climatefailfiles.files.wordpress.com/2012/12/ch1-i...

[3] http://www.youtube.com/watch?v=YrI03ts--9I&feature=pl...

[4] http://www.youtube.com/watch?v=JL4fluj004o

[5] http://ecoinfo-oldweb.grenoble.cnrs.fr/spip.php?article172

István E. Markó Professeur à l’Université catholique de Louvain L’auteur s’exprime à titre personnel

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