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25/03/2014

L' AMERICAN PHYSICAL SOCIETY ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE.

Depuis plusieurs années, la prestigieuse AMERICAN PHYSICAL SOCIETY est agitée par la problématique du changement climatique.

En 11/2007, le Conseil de l’APS s’alignait sur les conclusions du GIEC, et validait péremptoirement et sans réserve aucune la thèse de la responsabilité humaine dans l’émission de gaz à effet de serre responsables des changements climatiques. Il considérait le processus comme « incontestable ».

En novembre 2009, dans une lettre à l’Association, 80 membres contestèrent cette position et demandaient de revoir ces conclusions, en insistant sur le peu de fiabilité des modèles climatiques. Mais leur requête fut rejetée.(2)

La position de l’APS était confirmée par un commentaire du 18 avril 2010, revenant toutefois sur le caractère « incontestable » des observations, concédant que ce terme est rarement utilisé en matière scientifique. D’autres passages modéraient quelque peu le communiqué initial. (1)

Entre ces deux communiqués, de nombreux physiciens autres que les signataires de la lettre ouverte, avaient mis en doute à titre personnel une partie ou l’ensemble des conclusions du GIEC.

Deux démissions de personnalités de premier plan allaient ensuite illustrer de façon spectaculaire cette contestation :

Harold LEWIS, professeur émérite de Physique University of California qui dans sa lettre de démission de 10/2010, qualifie « l’arnaque du réchauffement climatique, menée par les milliards de dollars qui ont corrompu tant de scientifiques, (…) comme la plus grande et la plus réussie fraude pseudo-scientifique que j’ai vu dans ma longue vie de physicien » .(3)

Ivar GIAEVER - PhD - Prix Nobel de Physique - Professeur émérite au Rensselaer Polytecnic Institute et Professeur honoraire à l Université d’Oslo (N) prix Nobel de Physique 1973 suivit en 09/2011. Il écrit notamment dans une lettre de 09/2011 : «  "Au sein de l'APS, on est autorisé à discuter les changements de la masse des protons dans le temps et la façon dont un multi-univers se comporte, mais les preuves du réchauffement climatique seraient -elles- incontestables ?" (4)

Récemment, certains annonçaient un revirement spectaculaire de l’APS, qui aurait nommé trois personnalités reconnues « GIECosceptiques » dans son Pannel of Public Affairs (POPA) .

Ces personnalités sont :

John CHRISTY - PhD - Climatologue - Professeur de Sciences de l’Atmosphère - Director of the Earth System Science Center university of Alabama - Climatologue de l’Etat d’Alabama - ex rédacteur principal auprès du GIEC (2001) et collaborateur en 1994,1996 et 2007.

Judith CURRY - PhD - Climatologue - Sciences Geophysiques Georgia Institute of Technology - Membre du Conseil scientifique de la NASA.

Richard LINDZEN - PhD - Titulaire chaire météorologie Massachusets Institute of Technology - ex lead author IPCC 2001 AR3

Qu’en est-il exactement ?

Tous les cinq ans, un sous-comité du POPA revoit les prises de position officielles de l’APS concernant le réchauffement climatique, en vue d’une mise à jour éventuelle. Le communiqué de l’APS précise : « la formation du sous-comité et un comité de pilotage, qui conseille le sous-comité (…). En plus de peser les opinions des experts de son atelier, le sous-comité étudie les informations relatives au changement climatique et l'examen du rapport de 1500 pages environ sur le changement climatique par le GIEC » (5)

Il apparait finalement que les trois personnalités GIECosceptiques citées n’ont pas été incorporées au pannel du POPA , mais ont été invitées comme experts à un atelier organisé par le sous-comité sur le thème du changement climatique.(6).

Moins spectaculaire que ce qui était annoncé à grand fracas par certains, il s’agit néanmoins d’une avancée significative dans la prise en compte des arguments solides défendus par une partie non négligeable du monde scientifique, et d’un coin sérieux enfoncé dans l’infaillibilité dont voudrait se parer le GIEC.

Maintenant, il faudra attendre la position définitive qu’adoptera l’APS, mais je serais très surpris si ce vénérable organisme devait adopter une position iconoclaste sur le sujet !

Jo Moreau.

(1) http://www.aps.org/policy/statements/07_1.cfm

 (2) http://news.heartland.org/newspaper-article/2009/11/01/op...

(3) http://qbit.cc/physics-professor-harold-lewis-calls-globa...

(4) http://www.foxnews.com/scitech/2011/09/14/nobel-prize-win...

(5) http://www.aps.org/publications/apsnews/updates/statement...

(6) http://www.aps.org/policy/statements/upload/climate-semin...

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28/02/2014

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, QUEL CONSENSUS ? (46)

Suite n°46 (Voir les 45 autres listes dans la catégorie « climat »)

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer par des déclarations de scientifiques, que le prétendu consensus sur les conclusions climatiques émises par le GIEC, n‘existe pas. D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

508 - "Prévoir et contrôler le climat a toujours été un objectif fallacieux.(...) Le changement climatique et les conditions météo extrêmes ont mis en danger chaque génération d'êtres humains, mais nous sommes les premiers à sacrifier nos économies sur les autels des dieux du climat". Viv Forbes - PhD - Sciences appliquées - Géologue. http://australianconservative.com/2011/01/adapting-to-cli...

509 - "Dire que le CO2 est le principal facteur dans les changements climatiques est une affirmation ne reposant sur aucune preuve". Jonathan DuHamel - MSc - Géologue - Recherches minières http://tucsoncitizen.com/wryheat/2013/04/01/hansen-burnin...

510 - "Il y a 4 à 9000 ans, l'atmosphère était plus chaude qu'aujourd hui. La calotte glaciaire du Groenland était la plus réduite de l'histoire récente, tandis qu'il y a 3 à 5000 ans, les océans étaient plus chauds". Jason Briner - PhD - Professeur associé de Géologie - University of Buffalo. http://www.sciencedaily.com/releases/2013/11/131122165523...

511 - "L"hémisphère Nord pourrait entrer dans une période de refroidissement climatique aux environs de 2015". Mototaka Nakamura - ScD - Météorologue - Dynamique du climat - Senior Scientist Japan Agency for Marine-Earth Science - Research Scientist University of Hawai. http://journals.ametsoc.org/doi/abs/10.1175/JCLI-D-12-004...

512 - "Le CO2 n'est pas la principale cause du réchauffement climatique, mais bien l'interaction de l'activité solaire et la pénétration des rayons cosmiques dans l'atmosphère terrestre" Terry (Edward) Wimberley - PhD - Professeur Ecological Studies Florida Gulf Coast University. http://www.napleschamber.org/Chamber/articles_Detail.aspx...

513 - "Les médias favorisent les alarmistes du réchauffement climatique, et ignorent ou marginalisent ceux qui constatent qu'il n'existe aucune évidence convaincante de l'influence éventuelle du CO2 produit par l'homme sur le climat". Mark Campbell - PhD - Chimie Physique - Professeur US Naval Academy http://www.globalwarminghoax.com/print.php?news.100

514 - "Le CO2 n'est pas un facteur majeur du réchauffement climatique, pas plus aujourd'hui que dans les variations du passé". Leighton Steward - MSc - Géologue - Auteur de "Fire, Ice and Paradise". http://www.plantsneedco2.org/default.aspx?act=documentdet...  

515 - "La machine climatique mondiale est extrêmement complexe (...) Les scientifiques du GIEC sont majoritairement d'accord entre eux. Mais de nombreux climatologues ou Instituts indépendants émettent régulièrement des théories contradictoires". Frederic Decker - Géographe - Météorologue à Meteo News. http://www.atlantico.fr/decryptage/signaux-mediatiques-co...  

516 - "Tous les changements (climatiques) ont un caractère cyclique (...) Nous sommes touché à chaque fois par le changement de circulation des courants atmosphériques qui influent sur la température et les précipitations". Arkadi Tichkov - Académie des Sciences de Russie - Directeur adjoint Institut de Géographie. http://french.ruvr.ru/2014_01_24/Baisse-de-l-activite-sol...

517 - "L'activité solaire a contribué à l'effet de serre (...) Le rôle des activités humaines est exagéré". Serguei Aviakiane - PhD - Physicien - Mathématicien. http://french.ruvr.ru/2013_07_15/Qu-est-ce-qui-nous-atten...

518 - "Le changement climatique est piloté par l'activité solaire, et non par les émissions de CO2". Gerhard Lobert - Physicien - Ex project leader of Aeronautics (D) http://jennifermarohasy.com/2009/03/atmospheric-greenhous...

519 - "Il n'existe aucune preuve scientifique d'une influence dangereuse des activités humaines sur le climat". Larry Bell - Professor Space Architecture - University of Houston - Auteur de « Climate of corruption : Politics and Power behind the Global Warming Hoax ». http://www.forbes.com/sites/larrybell/2014/02/24/lets-be-...  

A suivre.

Des records climatiques sans précédent ? Anno 838

Dans toute l’Eurtope, l’hiver fut caractérisé par le vent et la pluie. Les orages furent constatés de janvier à la mi-février accompagnés de pluies diluviennes qui occasionnèrent de grandes inondations dans l‘Ouest de l‘Europe. , jusqu’à ce que en mars, une chaleur extraordinaire assécha la terre. L’année 838 fut caractérisée par des changements atmosphériques très inhabituels. Un raz de marée engloutit la presque totalité de la Frise (NL)

Jo Moreau

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18/02/2014

LA PHRASE MAGIQUE - Merveilleux conte climatique

Félicien Bircland se ravisa à temps : il allait traverser le carrefour alors que le feu était rouge. D’habitude méticuleux, Félicien se plie volontiers aux diverses petites contraintes de la vie quotidienne. Cela tient à son caractère, mais aussi à ses fonctions occupées à la prestigieuse Université de Ploefokkerzeel. Il y occupe une chaire de géophysique , et s’efforce jour après jour de transmettre son savoir à une multitude d’adolescents des deux sexes, plus ou moins perméables à son enthousiasme.

Il entra dans une petite épicerie où il avait l’habitude de se fournir en menus achats. Mais lorsque l’accorte commerçante le salua d’un vigoureux - Bien le bonjour, Monsieur le Professeur, qu’est-ce que je vous sers ? Félicien Bircland resta quelque peu interdit : il ne se souvenait plus pourquoi il s’était arrêté ici. - Heu, un kilo de pommes vertes, Madame Dubrol. Il était certain de ne pas avoir besoin de pommes, qu’il n’aimait d’ailleurs pas particulièrement, mais il fallait bien se sortir dignement de ce mauvais pas. Pas de doute, Félicien Bircland était préoccupé.

Arrivé dans son studio, il s'attabla pour ausitôt s’apercevoir qu’il n’avait plus une seule tranche de pain (Ah, c‘est pour cela que …). Il mangea donc quelques quartiers de pommes vertes. Heureusement qu’à midi, il avait déjeuné au mess universitaire…Ensuite, il vida la litière souillée du chat dans la poubelle, la remplaça distraitement par des céréales au chocolat, et s‘affala dans son fauteuil préféré, qui était d‘ailleurs le seul présent dans la pièce.

Il regardait fixement le manuscrit posé sur la table devant lui. Plusieurs mois, sinon plusieurs années de travail sous la forme d’équations et de graphiques s’y trouvaient. Une démonstration limpide (pour les initiés) qui établissait de manière implacable que les variations de la gravitation initiées par les mouvements planétaires, combinées au rayonnement cosmique, suffisaient à eux seuls pour expliquer les changements climatiques observés sur notre planète. Et depuis plusieurs semaines, il s’interrogeait sur le sort qu’il devait réserver à ce travail considérable.

Félicien Bircland aurait tellement aimé voir son manuscrit édité par une revue scientifique, de premier plan si possible. Mais voilà, il apréhendait le fait qu’aucune de ces revues n’accepte de l’éditer, au vu des conclusions révolutionnaires et tellement à contre-courant de la pensée actuelle. Et même s’il trouvait un éditeur, il craignait les réactions négatives, voire même hostiles de son entourage professionnel.

Se voir considéré comme un original, risquer même d’être mis à l’index par la communauté universitaire, être la cible de pétitions hostiles, ou suprême déshonneur, se voir taxé de climatosceptique ou d’inféodé à l’industrie multinationale, non décidément, il n‘y était pas préparé ... Il ne s’étonnait même pas de voir son chat croquer goulûment sa litière.

Il en était là dans ses réflexions, lorsqu’une détonation assourdie le fit sursauter, et un épais nuage bleu se répandit face à lui. L’image d’un gros bonhomme tout aussi bleu coiffé d’un turban en émergea. Plutôt secoué, Félicien Bircland s’exclama : - Mais qui êtes-vous ? Et comment êtes-vous entré ? - Cool, répondit l’apparition avec un large sourire. Je suis ton parrain le djinn, et je sais le dilemme dans lequel tu es plongé. Je connais ta théorie, et je partage tes craintes devant les réactions qu’elle ne manquera pas de provoquer. Aussi, je vais te laisser ce petit papier. Tu y trouveras la phrase magique, qui ajoutée en fin de ton texte, permettra de tout résoudre.

Et tout aussi brusquement qu’il était apparu, le bon génie disparut de sa vision. A ses pieds, il ramassa un bout de papier. Bizarre, l’écriture était semblable à la sienne. Mais il n‘hésita pas à se ranger au conseil qui lui avait été donné, et il rajouta la phrase magique en conclusion de son étude :  

« Bien entendu, ces effets sur le climat de notre planète ne feront qu’amplifier les fluctuations causées par le largage du CO2 émis par les activités humaines ».

La phrase magique lui permit de publier son texte dans une revue prestigieuse, et sa renommée fut définitivement établie dans la communauté scientifique. Il reçut même des subsides conséquents pour la poursuite de ses recherches.

Il ne fut pas le seul à apprécier les vertus de la phrase magique. Un nombre croissant de scientifiques, ayant perçu tous les avantages de la formule rédemptrice, l’employèrent sans modération.

Ah, vous l’aviez également remarqué ?

Jo Moreau

13:45 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2 | |  Facebook |

11/02/2014

LA CONFERENCE AURA BIEN LIEU ...

 

Numériser0001 (4).jpgMALGRE LES PRESSIONS la présentation du livre « Climat : 15 vérités qui dérangent » aura bien lieu le 13 février !

Le Professeur Istvan Marko vous y attend …

De 18h30 à 20h00

Auditoire LAVO 51
Bâtiment Lavoisier
Place Louis Pasteur 1
1348 Louvain-la-Neuve

19:01 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : réchauffement climatique, istvan marko | |  Facebook |

10/02/2014

UCL : BLACK-OUT SUR UN LIVRE ET ECHOS MEDIATIQUES

réchauffement climatique,GIEC,CO2,UCL,Par le passé, j’ai suffisamment critiqué les médias dans leur ensemble, pour leur information orientée qui ignorait totalement les GIECosceptiques, soit ceux qui mettaient en doute tout ou partie des conclusions du GIEC. (climato-sceptiques ? Mais que je n’aime pas ce mot, aurait pu dire Monsieur Beulemans). Aujourd’hui, j’aimerais signaler certaines réactions réconfortantes, même si elles sont très limitées.

Depuis peu déjà, une certaine évolution se faisait jour, et on a pu constater plusieurs apparitions des iconoclastes du climat sur le petit écran. Une d’entre elles fut l’occasion mémorable de voir le Professeur Jean-Pascal Van Ypersele, par ailleurs vice-président du GIEC, refuser de se voir confronté à son confrère le Professeur Istvan Marko.

Les évènements récents survenus à l’Université Catholique de Louvain (1), à Louvain-La-Neuve, ont fait réagir deux médias belges parmi les plus importants , le quotidien « La Libre Belgique » et la station de radio « BEL RTL ».

Je reprends ci-dessous les passages qui me semblent importants, et réconfortants pour l’indépendance de certains d’entre eux. Indépendance tempérée cependant, car le journaliste de « La Libre » ne peut s’empêcher d’y ajouter certaines considérations de son cru ….(voir l’article complet) . Mais soit, il faut un début à tout…

Dans l’article de LA LIBRE BELGIQUE. (2)

À l'UCL, un professeur qui dérange Après la "vérité qui dérange" d'Al Gore sur le climat, voici le climato-sceptique qu'on fait taire.

(…) Ainsi, une rencontre était prévue le 13 février avec István Markó, professeur (climato-sceptique) de chimie à l'UCL et co-auteur de "Climat: 15 vérités qui dérangent" (Texquis Essais). Une semaine avant le jour J, la DUC publie sur sa page Facebook ce très laconique : "Il apparaît que pour cet événement, l’ampleur de la polémique nous empêche de l’organiser sereinement, ne fût-ce que sur le plan matériel." (…) Le nombre de chaises disponibles ou la qualité du "drink" final semblent assez peu en cause. En coulisses, on évoque des pressions d'autres professeurs de l'alma mater. Ceux-ci, mécontents des théories mettant en doute le réchauffement climatique avancées par leur collègue, ont fortement encouragé la DUC à annuler la soirée. Alors, l'université, qui préfère mettre en avant sa "marque" Jean-Pascal van Ypersele, climatologue couronné avec Al Gore du prix Nobel de la paix en 2007, aurait-elle une brebis galeuse en son sein? "Pas un instant on a imaginé une levée de boucliers", s'étonne Geoffrey Wolters, directeur de la DUC contacté par LaLibre.be. "Les attaques allaient dans un sens très dogmatique, sur le mode 'Comment peut-on donner la parole à quelqu'un qui profère des thèses pareilles?'." (…) Un peu dépassé par les événements, le staff de la librairie laisse tomber. "On a mis les pieds dans quelque chose pour quoi on n'était pas taillés", déplore M. Wolters. Quant au principal intéressé, il regrette cette "loi du silence climatique" qu'on lui impose. Si István Markó dit ignorer qui se cache derrière l'annulation, il précise quand même à LaLibre.be que (…)"avoir fait pression sur la DUC, c'est honteux! Je suis étonné, pour ne pas dire plus, qu'on en arrive à interdire un débat sur un sujet scientifique où le politique a pris le dessus." Du côté de l'université, le recteur Bruno Delvaux rappelle qu'"on ne fait pas de pression sur les académiques". En vertu de la sacro-sainte liberté académique, la vénérable institution n'a pas à empêcher ce "brillant professeur de chimie" de parler. "Cette liberté académique est une valeur essentielle reconnue par la Cour constitutionnelle de Belgique et par la charte européenne des Droits de l'Homme", poursuit Bruno Delvaux.

BEL-RTL séquence du journal parlé de 18 h du 07 février

- Journaliste : Le climat est tendu au sein de l’Université entre ceux qui défendent les thèses du réchauffement climatique , dont Jean-Pascal Van Ypersele le vice-président du GIEC et ceux que l’on appelle les climato-sceptiques, la preuve, l’annulation de la présentation d’un livre ‘Le climat, 15 vérités qui dérangent ».

- Virginie Bouchonville, directrice de la librairie où devait avoir lieu cette présentations :  On a eu des pressions de professeurs. Des menaces c’est un grand mot, mais on nous a sommé d’annuler la conférence, çà oui.

- Istvan Marko, Professeur de Chimie et co-auteur du livre : C’est très choquant, mais il s’agit d’une partie relativement faible de mes collègues à l’ UCL. D’autres collègues m’ont d’ailleurs fait signe de leur soutien.

- Bruno Delvaux, Recteur de l’Université:  C’est une bisbrouille que je regrette, car elle sort du débat scientifique, dans sa forme d’abord, sur le fond ensuite, mais d‘abord dans sa forme. … on s’adresse à des cénacles qui rassemblent l’expertise pour faire tel ou tel commentaire ou appréciation

-  Journaliste : - Le professeur Marko se dit déçu, mais il n’en restera pas là et compte bien faire la présentation du livre en un autre lieu…

Des réactions médiatiques réconfortantes, disais-je, mais pas d’enthousiasme excessif ! Le droit d’exprimer publiquement une opinion climatique divergeante est, et continuera d’être l’objet d’un combat de tous les jours.

Ah, si des faits identiques avaient concerné une publication de Greenpeace au sein d’une université de Sotchi, à quelle indignation vertueuse n’aurions-nous pas assisté dans la totalité de notre presse ?! Mais tout ceci se passe aux portes de Bruxelles…

On ne s’attaque pas impunément à d’hyper-puissants lobbies politico-écologiques, financiers et industriels.

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/02/07/ucl...

(2) http://www.lalibre.be/actu/planete/a-l-ucl-un-professeur-...

Jo Moreau

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09:59 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, ucl | |  Facebook |

07/02/2014

UCL : TRISTE VICTOIRE DES INTEGRISTES DE LA CLIMATOLOGIE

réchauffement climatique,UCL,censure,GIEC,Le Professeur Istvan Marko ainsi que le philosophe Drieu Godefridi devaient présenter le livre « Climat, 15 vérités qui dérangent », dont ils sont co-auteurs, ce 13 févier devant la Diffusion universitaire CIACO, à Louvain-la-Neuve, siège de l’Université Catholique de Louvain.

Il faut constater que décidément, ce livre dérange effectivement beaucoup de monde, car les organisateurs de cette réunion qui se voulait amicale, ont avisé leurs invités qu’ils étaient dans l’obligation d’annuler cette réunion suite à « l’ampleur de la polémique (qui) nous empêche de l’organiser sereinement ».

On peut imaginer aisément les pressions et les menaces qui se sont exercées pour que cet évènement ne puisse se dérouler, et faut-il le rappeler, si Istvan Marko est professeur à l’Université de Louvain, celle-ci abrite également un vice-président du GIEC.

Sans préjuger de l’origine des pressions qui se sont exercées aujourd‘hui., ce vice-président du GIEC fut déjà à l’origine d’une annulation similaire en septembre 2011. Je reprends ici l’extrait d’un billet que j’écrivais à cette occasion :

« Le professeur Henri Masson organise, dans le cadre d’un groupe de réflexion (think-tank) de la Société européenne des ingénieurs et industriels (SEII), qui est hébergée dans les locaux de la Fondation Universitaire à Bruxelles, des séances d‘analyse-débat dont le but est de comprendre pourquoi la théorie de l’influence humaine sur les changements climatiques est l’objet de si vives controverses. Il s’agit d’une réunion strictement privée prévue dans la perspective de la visite de deux éminents spécialistes du sujet, le Prof. émérite Fred Singer (Univ. de Virginie, USA, ancien chef de projet à la Nasa pour les mesures de température atmosphérique par satellite) et le Prof. Claes-Göran Johnson (Ecole Royale Polytechnique, Université de Stockholm ; Suède, spécialiste de la turbulence et de la thermodynamique de l’atmosphère). Or il s’agit de deux personnalités qui mettent en doute les conclusions climatiques du GIEC. Cela ne pouvait laisser indifférent notre illustre vice-président du GIEC, Monsieur Van Ypersele. Usant de pressions inqualifiables et utilisant des arguments dont il est coutumier, celui-ci parvint à faire annuler ces réunions, encore une fois privées. Ceci démontre une nouvelle fois à suffisance le pouvoir quasi-dictatorial exercé par certains pour étouffer toute velléité de débat réellement scientifique quant aux origines des changements climatiques, au profit de lobbies politico-idéologiques. » (1).

L’ épisode d’hier est à mettre en parallèle avec le refus systématique de tout débat public et contradictoire que ces gens opposent à toute occasion.

On doit très sérieusement s’inquiéter de la censure exercée désormais par les Gardiens de la Vérité Climatique distillée par le GIEC, et la main-mise dictatoriale sur ces questions dont bénéficient les groupes de pression environnementalistes ultra-puissants, qui en sont les porte-paroles.

Ce qui se passe est scandaleux et inqualifiable, et il est désolant de constater que certains groupes d’étudiants universitaires assistent sans réagir au retour en force de l’obscurantisme scientifique et à l’occultation de débats ouverts portant sur des théories scientifiques.

Même si celles-ci impliquent de très importants intérêts financiers et idéologico-politiques.

Diffusez ceci autour de vous, le plus largement possible !

Jo Moreau

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2011/08/30/inquisition-climatique-inqualifiable-en-belgique.html

 

10:33 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : réchauffement climatique, ucl, censure, giec | |  Facebook |

30/01/2014

PEER REVIEW, CLIMAT ET DEONTOLOGIE

Quatre évangiles sont reconnus et retenus parmi les textes du Nouveau Testament : Matthieu, Marc, Luc et Jean. La Bible est donc le résultat d’une sélection de textes, retenus comme écrits de référence par les communautés chrétiennes, tandis que d‘autres ont été rejetés , notamment les évangiles de Pierre et Thomas. Le principe du « peer reviewed » avait vu le jour…

Quel est le principe de fonctionnement du « peer review », ou révision par les pairs ?

Nous avons déjà pu apprécier à quel point la publication d’un article dans une revue scientifique pratiquant le « peer review » constitue pour certains le sommet, et même la condition absolue pour se voir accorder l’autorisation d’émettre un avis sur un sujet donné (dans notre cas : le réchauffement, pardon, les changements climatiques).

Mais pas dans n’importe quelle publication pratiquant le « peer review »… Pour ces censeurs sourcilleux de la pensée scientifique, encore faut-il que cette revue réponde à certains critères.

Comment cela fonctionne-t-il ? Le scientifique (ou le groupe de scientifiques) soumet son étude à l’éditeur de la revue qu‘il aura choisi (ou à plusieurs d‘entre eux). Celui-ci transmet alors le texte à des évaluateurs, experts dans la matière traitée , qui font partie de son comité de relecture : ce sont les pairs. Le nombre de relecteurs, et les critères qu’ils doivent respecter, varie en fonction de la revue. Cela va de deux experts, départagés par un troisième si leurs avis sont divergents, à l’ensemble des chercheurs de la branche concernée pour certaines autres revues.

Ceux-ci ont pour mission de juger la qualité scientifique de l’article, et la validité méthodologique de la démonstration exposée. En fonction de leur avis, l’article sera alors accepté ou rejeté, quoique l‘éditeur conserve la décision définitive. Il restera à l’auteur heureux à régler la participation financière réclamée par la revue pour la publication de son étude, et à attendre patiemment celle-ci. Car le processus peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années.

Alors, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes scientifiques ?

Et bien, beaucoup de scientifiques et non des moindres ne sont pas de cet avis. Un des plus récents n’est autre que Randy Schekman, dernier prix Nobel de Médecine.

Il déclare que son équipe n’enverra plus de document de recherche à Nature, Science ou Cell dans la mesure où ces revues à comité de relecture faussent le processus scientifique, et constituent une tyrannie qui doit être brisée.

Il accuse ces revues de sélectionner les études qu’elles publient, par exemple en fonction du fait que ces articles soit « représentent la bonne science, ou parce qu’ils sont provocateurs ». D’autres chercheurs de son laboratoire émettent un avis semblable, mais reconnaissent que sans ces articles, ils auraient des problèmes pour ouvrir les bonnes portes dans leur carrière future, ou pour l’obtention de crédits de recherche. (1)

Pierre Marage, vice-recteur à l’Université Libre de Bruxelles et Vincent Yzerbyt, son équivalent à l’Université Catholique de Louvain ainsi que Nicolas Tajjedine également de l’UCL ne disent pas autre chose quant à leur importance. « Publier ? c’est ça qui assure les carrières scientifiques. Et à tous les niveaux d’ailleurs. Pour un jeune, publier est essentiel parce que cela lui permet d’enrichir son CV, de poursuivre une carrière, d’être reconnu par ses pairs. Pour quelqu’un de plus expérimenté, c’est le principal critère pour obtenir des financements et faire prospérer son laboratoire.(…)A partir du moment où vous travaillez dans une institution publique, c’est de l’argent de la collectivité dont il est question. Il est donc légitime qu’à un moment donné, les pouvoirs subsidiants puissent contrôler ce qu’il se fait et attendre des résultats. On peut difficilement donner à des chercheurs des masses gigantesques d’argent sans attendre un retour sur investissement. » (2)

On réalise immédiatement la pression qui pèse sur les épaules des chercheurs, et le pouvoir écrasant qui se trouve dans les mains d’un éditeur de revue scientifique.

En fait, qui sont ces « pairs » ?

Dans le « Journal of the Royal Society of Médecine », Richard Smith tente d’apporter une réponse (2), et celle-ci est édifiante. J’en extrais le paragraphe suivant. Ce peut être quelqu’un qui fait exactement le même type de recherche que l‘auteur, et est dans ce cas un concurrent direct. Un expert issu de la même discipline ? Un expert sur la méthodologie ? Ou alors un expert consciencieux, qui vous demandera les données brutes, qui refera les analyses et vérifiera les références pour vous suggérer éventuellement des améliorations sur votre texte ? Inutile de préciser qu’une expertise semblable est extrêmement rare … Nous avons peu de données quant à l’efficacité réelle du processus, mais nous avons la preuve de ses défauts. En plus d'être peu efficace pour la détection de défauts graves et presque inutile pour la détection des fraudes, il est lent, coûteux, distrait le chercheur de son laboratoire, est très subjectif, tient de la loterie, et peut facilement abuser. Vous soumettez une étude pour un journal. Elle entre dans un système qui est en fait une boîte noire, puis une réponse plus ou moins justifiée sort à l'autre extrémité. La boîte noire est comme la roulette, et les profits et pertes peut être grands. Pour un universitaire, une publication dans un journal important comme Nature ou Cell équivaut à toucher le jackpot.

Richard Horton, rédacteur en chef de la revue britannique « The Lancet » , a déclaré de son côté que : « Les éditeurs et les scientifiques insistent sur l'importance cruciale de l'évaluation par les pairs. Nous la dépeignons au public comme si c'était un processus quasi-sacré qui aide à faire de la science notre accès le plus objectif à la vérité. Mais nous savons que le système d'évaluation par les pairs est biaisé, injuste, non fiable, incomplet, facilement truqué, souvent insultant, souvent ignare, parfois bête, et souvent erroné » .

Fichtre …

Le « peer review » n’est pas une garantie contre la manipulation ou la fraude.

Je ne reviendrai pas sur le récent cas « Seralini », dont l’étude sur la toxicité des OGM vient d’être retirée de la revue « Food and Chemical Toxicology ». La controverse qui l’accompagne démontre à suffisance tout l’influence idéologique et politique qui transparait dans la discussion scientifique et risque de la polluer, de quelque bord qu’elle provienne d’ailleurs.

De nombreux cas de fraudes ont eux été clairement établis, et je ne citerai que celle commise par Diederick Stapel, chercheur et professeur à l’Université de Tilburg, qui pendant une dizaine d’années a publié plus de 137 articles dans des revues à relecture, dont 55 au minimum contiennent des données inventées ou falsifiées. (4)

Dans le domaine climatique, que nous a appris le « Climategate » ?

En 2009, la divulgation de mails échangés entre des chercheurs du Climatic Research Unit (CRU), grand pourvoyeur de données au GIEC, a brièvement secoué le monde scientifique avant d’être enfoui dans un silence confortable. Les chercheurs incriminés furent ensuite blanchis par une commission du Parlement britannique.

Quelques phrases relevées dans certains de ces mails :

« Je ne veux voir aucun de ces papiers repris dans le prochain rapport du GIEC. Kevin et moi les écarterons, même si nous devons redéfinir ce qu’est la littérature peer-review. » (5)

« C'est le danger de toujours reprocher aux sceptiques de ne pas publier dans la littérature peer reviewed . De toute évidence, ils ont trouvé une solution à cela : infiltrer un journal. Alors, que faisons-nous à ce sujet? Je pense que nous devons cesser de considérer "Climate Research" comme une revue à prendre en référence. Nous devrions peut-être encourager nos collègues dans le milieu de la recherche climatique à ne plus prendre cette revue en considération. Nous devrions aussi attirer l’attention de nos collègues plus raisonnables qui actuellement siègent au comité de rédaction ... » (6)

« Hans von Storch est en partie à blâmer (pour la publication d’articles sceptiques dans Climate Research). Cela encourage la publication d’inepties scientifiques. Nous devrions prendre contact avec les éditeurs et leur montrer que leur journal est perçu comme faisant de la désinformation. J’emploie le terme ’perçu’, que cela soit vrai ou non c‘est la perception à l‘ extérieur qui compte. Nous devrions pouvoir rassembler un groupe d’environ 50 scientifiques pour signer une telle lettre ». (7)

Dans une autre suite de mails (8), les scientifiques du CRU réagissent à la parution d’un article de McIntyre dans Geophysical Research Letters, oû ils expriment leurs préoccupations au vu des relations du rédacteur en chef du journal James Saiers, avec l’Université de Virginia (et probablement Pat Michaels). « Si Saiers est un sceptique, alors il doit être éjecté via les canaux officiels du Journal. » (Saiers a effectivement été évincé).

Voilà qui doit permettre à chacun de se faire sa propre idée sur les pressions auxquelles sont soumis les éditeurs de journaux à comité de relecture. Et accessoirement sur la déontologie des champions de la Vraie Science du CRU. Et enfin sur l’opportunité de blanchir ces personnages comme l’a fait le Parlement britannique, qui -notons-le - avait à juger ses propres compatriotes agissant au sein de la prestigieuse université East Anglia.

D’autres anomalies …

Le professeur Paul Brookes, professeur agrégé à l’Université de Rochester- Medical Center a prononcé l'évaluation la plus accablante, concentrant ses flèches sur Nature Publishing Group (NPG): «Vous pouvez avoir tous les poids lourds (scientifiques) de votre côté, mais si vous contestez quelque chose qui a paru dans un Journal du NPG, vous aurez à vous battre d’abord pour entr’ouvrir la porte, suivi par une bataille rangée pour obtenir que quelque chose soit publié. NPG n'aime pas quand vous trouvez des erreurs qui auraient échappé à l'examen par les pairs ». Le professeur Brookes avait sous un pseudo, créé un site web : science-fraud.org qui avait pour but de dénoncer des documents suspects dans la littérature scientifique. En six mois, il avait répertorié environ 500 articles, et son site comptait plusieurs milliers de visiteurs quotidiens. Lorsque sa véritable identité fut découverte, des e-mails furent envoyés aux scientifiques concernés pour les inciter à déposer plainte pour diffamation, qualifiant son site comme étant « un site de haine et constituant une menace pour la communauté scientifique (!) ». Cette dénonciation fut également envoyée à ses supérieurs académiques, aux éditeurs qui l’avaient publié ainsi qu’à ses collègues qui auraient aussi pu être des « peer reviewers ». Son site fut fermé à la suite de cette cabale. (9)

« (…)les relecteurs des revues scientifiques ont souvent encouragé des pratiques irrégulières ainsi qu « une incitation à passer sous silence les résultats n'allant pas dans le bon sens ou les expériences n'ayant pas mis en évidence l'effet escompté, comme si cette absence de résultat n'était pas un résultat en soi ! "Il n'était pas rare que les revues plaident fortement en faveur de sujets intéressants, élégants, concis et irrésistibles, sans doute aux dépens de la rigueur scientifique."« (10)

Conclusion

Alors, toutes les revues scientifiques sont-elles à mettre à la poubelle, et tous les relecteurs sont-ils pourris ? Evidemment non, et je m’en voudrais de suivre le même cheminement intellectuel qu’affectionnent les partisans du GIEC à l‘encontre de leurs contradicteurs. J’ai simplement voulu montrer les failles d’un système en définitive très humain, soumis à des pressions en tous genres, intellectuelles ou financières auxquelles il est parfois difficile de résister. Comme aurait pu dire Winston Churchill, c’est un mauvais système mais c’est le moins mauvais de tous. Il appartient aux scientifiques eux-mêmes d’apprécier la manière dont-ils pourraient l’améliorer…

Je voulais aussi souligner le fait que publier dans une revue à comité de relecture ne constitue nullement une garantie de qualité ou de bien-fondé de la théorie présentée -combien de ces articles ne se sont-ils pas révélés obsolètes après un temps plus ou moins long-, et à contrario, que les arguments présentés en-dehors de ce système ne sont certainement pas à rejeter sans plus.

(1) http://www.theguardian.com/science/2013/dec/09/nobel-winn... 

(2) http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-dessous-de-la-fra... 

(3) http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1420798/

(4) http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/12/09/le-scandale-stapel-ou-comment-un-homme-seul-a-dupe-le-systeme-scientifique/

 

(5) http://consume.free.fr/climategate/1089318616.html

(6) http://consume.free.fr/climategate/1047388489.html

(7) http://consume.free.fr/climategate/1051190249.html

(8) http://consume.free.fr/climategate/1106322460.html

(9) http://www.timeshighereducation.co.uk/features/feature-lets-review-the-peer-review-process/2003180.fullarticle

(10) http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/12/09/le-scandale-stapel-ou-comment-un-homme-seul-a-dupe-le-systeme-scientifique/

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS

Jo Moreau

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12/01/2014

MEDIAS BELGES ET CLIMATO-SCEPTIQUES, LE GRAND AMALGAME

Ce 3 janvier, RTL TVI (1) et la RTBF (2), ont largement fait écho dans leurs journaux télévisés de 13h et du soir, à une étude publiée en décembre 2013 dans la revue « Climatic Change » sous la signature du sociologue et spécialiste de l’environnement Robert Brulle, consacrée au financement des « climato-sceptiques » aux USA.(3) . Le même jour, il en était fait écho dans la Libre Belgique (et peut-être dans d‘autres médias). Je reviendrai ultérieurement sur cet étonnant tir groupé assez remarquable.

Seule RTL TVI, dans son édition du soir, modéra quelque peu son propos en y incluant une courte interview du Professeur Istvan Marko. Celui-ci mit en parallèle les sommes citées dans cette étude et les financements reçus par les organismes favorables à la thèse de la responsabilité humaine dans les changements climatiques.

Que révèle cette étude ? De 2003 à 2010, 91 think tanks et organisations américaines diverses « opposées aux réchauffement climatique », ont été financées par des firmes pétrolières et industrielles se cachant derrière des fondations privées, parmi lesquelles il cite notamment ExxonMobil et Koch Industries.

En premier lieu, notons que Robert Brulle emploie le conditionnel dans nombre de ses déductions sur ces financements.

Ensuite et surtout, il apparait que la grande majorité des organisations et think-tanks incriminés, n’ont pas la problématique des changements climatiques comme préoccupation principale, loin de là. Les fonds qui leur sont alloués ne servent donc pas uniquement à l’étude des changements climatiques, et les chiffres cités par Brulle relèvent plus de la désinformation que d’une réalité objective. Afin d’esquiver préventivement cette objection, il note lui-même (mais très brièvement et sans développement) : « La majorité de ces organisations ont de multiples sujets d‘intérêt, et la totalité de leurs revenus ne sont donc pas consacrés aux activités relatives aux changements climatiques ». J’ajouterais même qu’il s’agit d’une part très minoritaire…

S’il est de bon ton de considérer ces mécanismes comme un vaste complot des affreux pétroliers immoraux contre la Pensée Climatophile, ils ne semblent pas illégaux au vu des lois américaines sur les fondations. Et l’argent dont Soros ou certaines fondations Rockefeller inondent des groupes environnementalistes ne semble émouvoir personne.

Je ne vais pas rentrer ici dans une guerre des chiffres, et comparer les montants dont bénéficient les innombrables ONG, laboratoires, centres d’études qui consacrent tout leur temps et les ressources qui leur sont octroyées à tenter de prouver la responsabilité humaine dans les changements climatiques, à côté desquelles les montants cités par Robert Brulle paraissent totalement dérisoires. Sans parler du juteux volet « business » créé dans la frénésie du « bon pour la planète » qui utilise le climat comme argument, je veux parler des subsides octroyés aux énergies renouvelables, le commerce des quotas CO2, les certificats verts, le Fonds Vert (100 milliards de dollars par an !), etc… qui, à la différence des fondations américaines, sont alimentés par l’argent public !

QUEL EST L’OBJECTIF EVIDENT DE CE GENRE D’ETUDE ?

Les tenants de la responsabilité humaine dans les changements climatiques sont assez gênés aux entournures, par la réalité actuelle, assez différente de ce que les modèles qu‘ils affectionnent nous promettaient. Le réchauffement global, qui devait s’amplifier de façon catastrophique, connaît un relatif palier depuis 17 ans alors que les émissions de CO2, elles, ne cessent d’augmenter. La responsabilité de ce gaz à effet de serre est donc mise à mal. Certains prédisaient un Océan Arctique libre de glaces dès cette année, alors que la banquise s’est considérablement renforcée. Il était donc nécessaire de redorer le blason des tenants du GIEC, ou à tout le moins, tenter de jeter le discrédit sur ceux qui doutent des conclusions de cet organisme.

Le message subliminal diffusé dans le public par nos médias tend à créer la suspicion sur tous les « climato-sceptiques », où qu’ils se trouvent (et incidemment aussi sur les quelques scientifiques belges qui se sont récemment révélés GIECosceptiques) : ce sont des scientifiques dévoyés et corrompus, inféodés à l’industrie pétrolière.

Ce n’est pas le premier essai en ce sens, et je me souviens aussi des agissements du Professeur Peter Gleick, PhD, hydroclimatologue réputé, qui excédé par les arguments des climato-sceptiques, avoua avoir utilisé des moyens illégaux afin de discréditer le Heartland Institute, celui-ci l’accusant même d’avoir falsifié des documents. Cela ne vous étonnera pas d’apprendre que malgré ses aveux partiels, il fut totalement blanchi. La justice américaine refusa d’entamer les poursuites que réclamait le think tank.

ALORS, LES CLIMATO-SCEPTIQUES, TOUS CORROMPUS ?

J’ai déjà traité de cette problématique à plusieurs reprises (4), et je ne vais donc pas la développer une nouvelle fois.

Contentons-nous de rappeler que nous nous trouvons face à une tactique habituelle des tenants du réchauffement climatique d’origine humaine : refusant systématiquement tout débat scientifique, ils tentent de discréditer leurs adversaires soit par des attaques personnelles, soit par des arguments n’ayant rien à voir avec le débat scientifique proprement dit.

UNE OFFENSIVE MEDIATIQUE QUI TOMBE VRAIMENT A PIC !

Une simple coïncidence ?

Quelques jours après la publicité donnée à cette étude américaine, le quotidien « l’Avenir » du 07 janvier nous avisait du problème rencontré par une centaine (!) d’organisations environnementales wallonnes, qui tardent parfois à recevoir et donc à se répartir le financement de 10 millions d’euros qu’elles perçoivent annuellement du gouvernement wallon.

Monsieur Philippe Henry, ministre écolo de l’Environnement, propose d’institutionnaliser ce financement. Dans les motivations, on lit avec stupéfaction ce qui suit : « En face, les lobbies ne se privent pas de financer les climato-sceptiques pour faire avancer leurs idées. C’est très nuisible au niveau mondial. Il faut avoir du répondant: le secteur associatif doit être disponible sur le terrain, au quotidien pour un travail concret (…) Ça ne suffit pas, bien sûr, mais c’est un pas en avant. Le fait de ne pas disposer d’un financement structurel pose problème pour agir. Et les pouvoirs publics doivent reconnaître à ces associations un rôle d’utilité publique. »

Tremblez, think tanks américains ! La Propaganda Abteilung Climatique a encore de beaux jours devant elle, et les amalgames également.

(1) http://www.rtl.be/videos/video/471460.aspx?CategoryID=286

(2) http://www.rtbf.be/video/detail_les-climatosceptiques-pay...

(3)  http://drexel.edu/now/news-media/releases/archive/2013/De...

(4) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2012/02/16/les...

 

Jo Moreau

15:28 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, medias | |  Facebook |

03/01/2014

L' ARCTIQUE DEVIENT-IL CLIMATOSCEPTIQUE ?

Nous avons tous pris connaissance avec un brin d’amusement (un brin seulement), des aventures mouvementées d’un bateau russe prisonnier des glaces de l’Antarctique, alors que la mission scientifique qu’il transportait devait établir l’importance de la fonte de celles-ci. Des brise-glaces qui devaient le secourir ont également dû faire demi-tour, et l‘un d‘entre eux est d‘ailleurs lui-même bloqué à l‘heure actuelle (03..01.2014) Des faits semblables ont déjà eu lieu l’an passé, quand des yachts ont été tirés d’un mauvais pas dans des circonstances similaires.

Il y avait débat sur le fait de savoir si l’Antarctique fondait ou non, sans que personne d’ailleurs ne connaisse l’influence que pouvait avoir sur ce processus éventuel, le gigantesque volcan découvert il y a peu sous les glaces.(1)

Et je ne parle pas de la fameuse chaleur manquante dans l’atmosphère (où le réchauffement global s’est pratiquement arrêté depuis bientôt 18 ans), pour aller se cacher au fond des océans, la coquine, et même sous la banquise, selon certains. Un scénario bouche-trou plutôt étonnant !

La fonte accélérée des glaces de l’Arctique était par contre un fait qui paraissait bien établi. Au point qu’on pouvait annoncer sans sourciller la fonte totale de la banquise en 2015 ou 2016, preuve s’il en était d’un réchauffement climatique catastrophique. (2)

Je n’ai pas l’habitude de me focaliser sur un fait météo ou climatique ponctuel, mais en l’occurrence je ne peux résister au plaisir de répercuter les dernières mesures relevées par le satellite « CryoSat » de l’ESO, sur l’évolution des glaces de l’Arctique, car ces mesures semblent avoir étrangement échappé à la sagacité de nos médias traditionnels, très occupés à tenter de discréditer les Giecosceptiques qu‘ils en deviennent distraits sur d‘autres faits…. (3) (4)

Or donc, le volume de la banquise arctique a augmenté de 50% par rapport à l’an dernier, a annoncé l’Agence Spatiale Européenne. L’épaisseur de la glace permanente est de 20% supérieure à celle relevée l’an dernier.

Il était inattendu que l’augmentation de la surface de la banquise, déjà observée précédemment, se reflète également sur le volume de la glace .

« Nous sommes vraiment très surpris par ce que nous avons vu en 2013. Nous ne nous attendions pas à ce que une plus grande étendue de glace constatée à la fin de la fonte d'été se refléte dans le volume. Mais cela a été le cas " déclare Rachel Tilling, du Centre pour l'observation et de la modélisation polaire (CPOM).

Le volume de la glace de l’Arctique est passé de 6.000 km3 l’an passé à 9.000 km3 à la fin de la saison de fonte. La nouvelle étude CryoSat a été présenté à San Francisco à l' American Geophysical Union (AGU) Réunion d'automne , où le Bulletin annuel de l'Arctique a également été publié.

Bien entendu, il faudra attendre pour situer cet évènement dans une évolution climatique constante ou non, car il est communément admis que le volume de la banquise arctique est un marqueur clé pour l’observation du réchauffement climatique.

(1) http://www.journaldelascience.fr/environnement/articles/v...

(2) http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/18/la-banqu...

(3) http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-25383373

(4) http://www.bfmtv.com/planete/banquise-fait-moyenne-30cm-p...

 

Jo Moreau 

21:04 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : réchauffement climatique, co2, giec, arctique, banquise | |  Facebook |

09/12/2013

L' INDUSTRIE DE L' APOCALYPSE

réchauffement climatique,GIEC,ONG,CO2,Je n’ai jamais adhéré aux thèses conspirationnistes, dans quelque domaine que ce soit, et a fortiori non plus dans le domaine climatique.

On se trouve vite engagé dans un processus de type paranoïaque, où on oublie consciemment ou non les faits incontestables, pour ne retenir que les éléments qui confortent le scénario qu’on désire défendre. Le plus bel exemple à mes yeux en est l’assassinat du Président Kennedy, qui a vu surgir plusieurs dizaines de scénarios et de responsables potentiels, tous plus crédibles les uns que les autres au gré de théories parfaitement convaincantes (et de bouquins ou films très rentables). Et je ne vous parle pas des attentats du 11 septembre !…

Dans le domaine climatique, je ne crois pas au grand complot qui aurait consisté à réunir un jour des têtes pensantes politiques, des milieux financiers et scientifiques et des activistes environnementalistes, accompagnés de journalistes ripoux dans quelque base secrète , et qui aurait pondu un scénario tel que nous le connaissons, imputant aux activités humaines une évolution catastrophique du climat.

Par contre je crois en une convergence d’intérêts qui s’est peu à peu construite autour des travaux du GIEC, et de ses conclusions impliquant la responsabilité des pays industrialisés dans les changements climatiques. Tous ces acteurs retirent aujourd’hui de multiples avantages de l’exploitation de ce scénario, mais s’y sont tellement impliqués que toute marche arrière est devenue impossible, car cela les décrédibiliserait pour longtemps aux yeux de l’opinion.

Ci-dessous, je reprends un excellent article publié dans un important journal suédois, présentant un ouvrage récent de trois auteurs : « Le Jour du Jugement Dernier ».

Une déclaration illustre parfaitement leur propos:

Quelles réformes préconisez-vous ? Demanda le journaliste Philippe Jérôme à Boutros Boutros-Ghali, ex Secrétaire Général de l’ONU. « La plus importante, répondit celui-ci, c'est la démocratisation de l'ONU et des relations internationales. Pour renforcer l'ONU dans un sens plus démocratique, il est nécessaire de lui associer des forces vives dans le monde, je pense en particulier à des ONG ou à des représentants des sociétés civiles, des grandes villes du monde, des Parlements et des milieux d'affaires... Quand la société civile participera à la vie internationale, celle-ci sera démocratisée » . Paru dans l’Humanité le 19.04.1999 (1)

Etrange conception de la démocratie, de la voir ainsi représentée par des groupes de pression qui dans leur majorité, ont la caractéristique de n’avoir justement aucune légitimité démocratique…!

(1) http://www.humanite.fr/node/385196

 Jo Moreau

Illustration : tous droits réservés.

"L’Industrie de l’Apocalypse” est devenue une Machine Autonome. publié le 02 décembre 2013 dans Dagens Nyheter, Stockholm, Suède. (traduction libre LOM/AD).

Un gagne-pain pour un nombre croissant de personnes. La machine de l’apocalypse climatique est portée par des groupes qui ont saisi toutes les opportunités qu’ils pouvaient en retirer, que ce soit pour favoriser leur carrière personnelle, ou promouvoir de vastes intérêts économiques et politiques. Nombreux sont ceux qui sont favorables à un “ordre mondial” dans lequel la démocratie est mise hors-jeu.

« Il est temps de décrypter leurs agendas » , écrivent les auteurs.

Le changement climatique est devenu l’ennemi malveillant de notre époque, et à partir de là, une problématique que tous peuvent exploiter. Une mécanique automatique a été créée, et peu de personnes veulent l’arrêter. Le réchauffement climatique est devenu tellement important comme gagne-pain et en arguments idéologiques que les éléments factuels n’y ont plus leur place.

Les grands médias Suédois ont pour la plupart joué le jeu: l’Apocalypse est un sujet commode pour faire les gros titres des journaux. Celui qui souhaiterait objectiver la menace est exclu du débat, suivant une logique incompréhensible dans la perspective des valeurs générales du respect de la diversité ainsi que des règles du journalisme .

L’Industrie de l’Apocalypse se retrouve dans une zone exempte de toute investigation journalistique.

 Ce qui reste dans la mémoire après la clôture de la 19ème conférence des Nations Unies sur le climat à Varsovie, est l’image du délégué Philippin Naderev Saños très ému, lorsqu’il dénonce les émissions de CO2 comme cause du cyclone tropical qui a frappé son pays. Mais même le Groupe d'experts des Nations Unies sur les changements climatiques (GIEC) n’accorde qu’une faible crédibilité à cette thèse, les éléments de preuve étant faibles voire inexistants. Les statistiques officielles, facilement accessibles, montrent la même chose: il n’est pas possible de démontrer une quelconque augmentation mondiale d’évènements extrêmes climatiques.

En 1945, avec l’explosion de la bombe atomique, l’Apocalypse a fait son entrée dans l’histoire contemporaine. A la fin des années 80, la guerre froide étant terminée et la menace nucléaire n'étant plus perçue comme aigue, l‘idée du réchauffement (ensuite changement) climatique a prospéré grâce à de généreux donateurs.

La puissance de cette menace s’appuie certainement sur un véritable souci pour notre planète, ainsi que sur la mauvaise conscience (judéo-chrétienne), qui semble caractériser l’Homme Moderne. Mais la menace climatique a également été utilisée consciemment par des groupes qui ont perçu son potentiel afin de promouvoir leurs intérêts économiques, leurs carrières et leurs agendas idéologiques ou politiques.

Un certain nombre de groupes de réflexion disposant de grandes ressources, ont eu et ont encore un rôle moteur dans ce processus, notamment le Conseil des Relations Etrangères, l'Institut Aspen, le Fonds des Frères Rockefeller, l’Institut Bookings, Chatham House, le Club de Rome et la Commission Trilaterale, en collaboration avec diverses organisations des Nations Unies (OMM), le PNUE, et le GIEC et depuis les années 90, également la Commission Européenne, un grand nombre d’organisations environnementales lobbyistes telles que le WWF, et l’Institut de Stockholm pour l'environnement, pour ne pas l’oublier. La logique peut sembler étrange, mais le fait est que de grandes compagnies pétrolières ont joué un rôle dans ce domaine. La sphère autour de Rockefeller est un bel exemple, avec un support important pendant des décennies à plusieurs de ces groupes de réflexion, ainsi qu’à un grand nombre de conférences sur le climat et aux organisations de protection de l'environnement, les organisations suédoises entre autres. Le milliardaire Robert O. Anderson a été un important bailleur de fonds du Worldwatch Institute et Friends of the Earth, alors qu'il exploitait du pétrole en Alaska. Maurice Strong a fait fortune en tant que Président et PDG de la société Petro-Canada, entre ses missions de Secrétaire Général de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement à Stockholm et Rio de Janeiro.

La Commission Européenne a utilisé la menace du “Changement Climatique” pour renforcer son propre positionnement sur la scène mondiale. Un des moyens utilisés a été de s’adjoindre des organisations de protection de l'environnement qu’elle finance, pour poursuivre son propre agenda. Les arguments en faveur de cet arrangement ont été donnés dans le rapport Brundtland, et sa mise en œuvre a progressé par étapes dans le programme de l'UE qui a été adopté en 1997. Les organisations environnementales apporteraient le "support public" pour les mesures proposées par l'UE, et agiraient comme catalyseurs et superviseurs sous le mandat de la Commission. Le sixième programme d'Action Communautaire pour l'Environnement 2001, a spécifié que la contribution de l'UE aux dépenses des ONG devait être limitée à 70%. Sept des huit plus grandes organisations de protection de l'environnement basées à Bruxelles ont ainsi reçu leur financement principal de la part la Commission Européenne. Dans le cadre du septième programme d’Action Communautaire pour l’Environnement (EAP, Life+) de 2007, la Commission prescrit que les organisations de protection de l'environnement, doivent assurer "la mise en œuvre des engagements pris par l'UE au titre du Protocole de Kyoto" et en particulier, le commerce des droits d'émissions.

Cela explique pourquoi les principales organisations de protection de l'environnement parlent d’une seule voix de la menace climatique, au risque sinon de perdre leur appui financier. Y a-t-il un objectif derrière tout cela? Oui, mais les motivations sont différentes.

Certains groupes de réflexion ont ouvertement exprimé l‘idée de progresser vers un monde globalisé, non seulement économique mais également politique. Les gens de gauche ainsi que les écologistes veulent obtenir un accord mondial sur l'environnement et le climat. Les organisations internationales telles que l'ONU et l'UE y voient un moyen de renforcer leur pouvoir au détriment des États.

La coopération internationale est nécessaire, mais nous discernons une caractéristique remarquable dans ces propos récurrents pour un nouvel ordre mondial, où la démocratie est décrite comme une forme de gouvernance insuffisante et même inadaptée. Nombreux sont ceux qui pensent que l’Homme doit changer. Ce courant était déjà présent dans la nouvelle "Nova Atlantis" de Francis Bacon (1624) ainsi que dans l'ambition qui a actionné en son temps le communisme soviétique. Bo Ekman, de la Fondation Tällberg, appartient à ceux qui veulent avoir un "pouvoir de supervision" économique, militaire et policier qui permettrait de "corriger les nations qui, pour diverses raisons, ne respecteraient pas les engagements et les objectifs" (DN débat 21/2 2010). Johan Rockström, Margot Wallström ( ancienne commissaire européenne pour l’environnement) et László Szombatfalvy ont pour objectif de leur nouvelle fondation, « Global Challenges » : Comment arriver à "des propositions politiques concrètes" pour « une prise de décision efficace à l'échelle mondiale ». La conférence "La Grande Transformation" à Essen en 2009 avec, entre autres le conseiller de l'UE Hans Joachim Schellnhuber, du l’Institute Potsdam (qui était initiateur de l’alarme climat de la Banque Mondiale de l’année dernière), est encore plus direct : "Les régimes démocratiques ne sont pas bien adaptés pour le degré de participation requis: les sociétés démocratiques libres peuvent-elles traiter les effets des graves changements climatiques mondiaux ? Les régimes autoritaires ne seraient-ils pas mieux adapté pour faire appliquer les mesures nécessaires? ".

Nous sommes susceptibles, à long terme, de voir un changement de climat. Mais n’est-il pas grand temps d’examiner en détail tous ces agendas déguisés en « lutte contre le changement climatique »?

Svenolof Karlsson, journaliste et auteur, Jacob Nordangård, Docteur/professeur en philosophie, Marian Radetzki, Docteur/professeur en économie nationale

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