Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

22/06/2009

LE PORT DU VOILE, une escalade ?

Le débat sur le port du voile, que ce soit chez nous ou dans certains pays musulmans, devient aigu.

Alors que ce signe extérieur de soumission à une religion se répand de plus en plus, des voix s’élèvent et s’inquiètent de son invasion.

 Rappelons d’abord que le Coran n’impose nulle part une telle contrainte, mais qu’elle résulte d‘une interprétation libre de certains préceptes appliquée d‘abord par les sunnites, et par après également par les chiites.

Dans un souci moderniste, notons que la Turquie interdit le port du voile, et que plusieurs dirigeants de pays musulmans encouragèrent les femmes dans le dévoilement. Ainsi, en Tunisie, Habib Bourguiba l’interdit dans les fonctions publiques, et en 2006 encore, le président Ben Ali condamnait le voile comme « d‘inspiration sectaire et importé de l‘extérieur «, tandis que le ministre des affaires étrangères, Monsieur Abdelwaheb Abdallah déclarait que le voile « est un slogan politique qui se dissimule derrière la religion« . On ne peut être plus clair, et je me range totalement à ce point de vue. Certains de nos hommes ou femmes politique devraient s'en inspirer.

Il y a quelques années, cette question ne se posait nullement dans nos contrées, car pratiquement aucune jeune fille ou femme ne portait le voile, ni en rue, ni à l’école. Cela ne les empêchait nullement d’être de bonnes musulmanes.

L’apparition relativement récente de celui-ci a correspondu avec le durcissement de certains milieux islamistes vis-à-vis de l’occident, et du refus des valeurs portées par celui-ci. Imposé par la pression de l’aile intégriste et impérialiste de l’Islam dans le milieu très fermé dans lequel la majorité des musulmans évoluent, il est devenu le symbole d’un repli identitaire combiné à une attitude offensive sous le couvert de la lutte contre le racisme et l‘islamophobie.

Ce repli constitue en fait un obstacle, sinon un refus de l’intégration et un appel à un nouvel apartheid (= développement séparé).

Car que se cache-t-il derrière le port du voile imposé par une fraction intégriste, sinon le rejet de nos valeurs qui prônent l’égalité de l’homme et de la femme, la séparation de l’église et de l’Etat, ainsi qu’un soutien insidieux et à des degrés divers de la polygamie, du mariage forcé, de la répudiation et de la lapidation.

Il serait intéressant d’ailleurs d’établir un parallélisme entre ce comportement soi-disant religieux et un comportement sectaire.

Il ne peut y avoir d’accommodement avec les principes de base de notre société. Ceux qui sont accueillis chez nous, à leur demande, doivent se conformer à nos lois et coutumes, et tout mettre en œuvre pour s’intégrer au pays hôte. Et non le contraire.

Accepter petit à petit le recul de nos valeurs comme nous le faisons est suicidaire (voir notamment certaines décisions de justice prenant en compte la répudiation).

Comme dans plusieurs pays musulmans, le minimum est d’interdire le port du voile dans les milieux scolaire, public et politique, et plutôt que de le tolérer , il faut appeler les femmes musulmanes à l‘arracher.

Jo Moreau

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? Laissez-moi votre commentaire.

16:09 Publié dans immigration | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : politique, culture, valeurs, intégrisme | |  Facebook |

18/06/2009

DIDIER REYNDERS RESPONSABLE DE L'ECHEC ?

Maintenant que les élections sont derrière nous, il faut s’interroger sur les raisons de ce qu’il faut bien appeler l’échec relatif du MR.

Je suis persuadé que le cumul de mandats de Didier Reynders entre le poste de ministre des finances, très exposé ces derniers mois, et celui de président de parti, soit figure de proue lors de la campagne électorale, est la première et principale cause de la fuite des électeurs MR potentiels vers d‘autres horizons.

Il y eut d’abord la crise financière, où il fut bien sûr fortement impliqué dans le sauvetage des banques, et qui est apparu comme le sauvetage des banquiers aux yeux d’une propagande au raz des pâquerettes.

Mais ni le MR, ni DR ne fut capable de renverser cette impression aux yeux d’une large couche de la population pour laquelle il reste étroitement lié au déroulement de cette crise.

DR a été largement médiatisé ces derniers mois dans l’affaire Fortis, et s’il a donné l’image d’un homme apte à prendre une décision dans un environnement « paniqué », il est aussi apparu comme quelqu‘un qui se cramponne coûte que coûte à son objectif, refusant même ne fut-ce que d’envisager d’autres éventualités.

Cette attitude rigide a sûrement incommodé les partisans d’une solution « belgo-belge », nombreux parmi la population même s’il s’agissait d’une position sentimentale, ce qui reste d’ailleurs à démontrer. Plusieurs acteurs du monde financier en effet étaient favorables à cette solution.

La confusion entre les actes d’un ministre des finances se retrouvant au centre d’une crise, et d’un président de parti en campagne électorale, confusion largement entretenue par ses adversaires (mais c’est de bonne guerre) est certainement une cause première de la défection d’une bonne partie du corps électoral.

Il faut en tirer une conclusion, bien dans l’air du temps : le cumul de mandats entre celui de président de parti, et celui de ministre surtout dans un poste sensible, doit être banni. Non seulement et surtout pour des motifs éthiques, mais également pour des motifs de stratégie politique.

Reste son attitude vis-à-vis du PS, que beaucoup ressentirent comme une attitude méprisante vis-à-vis non seulement d’un parti, mais aussi d’une partie non négligeable de la population. Une phrase malheureuse lors de moments cruciaux, peut avoir des conséquences énormes, et un président de parti ou son staff, doit être capable de maîtriser ce qui peut apparaître comme un sentiment de supériorité ou de dédain.

On pouvait aussi pointer son langage corporel lors de plusieurs débats télévisés, quand il arborait un large sourire condescendant aux propos de son adversaire principal.

Il y a ensuite le laxisme apporté à rechercher ou à poursuivre la grande fraude financière, qui n’est peut-être pas à imputer à DR personnellement, mais dont on peut au moins penser qu’il ne fut pas à la pointe du combat…

Enfin, le MR donne l’image d’un rassemblement de personnalités, mais aussi d’une réelle absence de vision commune d’un projet pouvant apporter des solutions concrètes aux problèmes que rencontrent -ou craignent de rencontrer- de nombreux citoyens. Et si des propositions existent, elles ne reçurent pas la publicité nécessaire.

Donc DR apparaît bien comme le responsable -direct ou indirect- de l’échec, combiné à l’incompétence de son bureau de « propagande et contre-information », pour autant que celui-ci existe ...

Il apparaissait déjà bien avant la date du scrutin, qu’une très importante partie des électeurs (30 à 40%) étaient indécis. L’image donnée par DR et son appareil ne fut pas propice à rallier un nombre suffisant de ces indécis.

Jo Moreau

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? Laissez-moi votre commentaire.

18:52 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, élections, cumul, didier reynders, politique | |  Facebook |

04/06/2009

MILITER POUR L'EUROPE ?

Les élections européennes vont se dérouler dans l’indifférence générale, voire dans l’hostilité vis-à-vis d’une institution gigantesque qui n’est pas à même de répondre aux besoins des populations concernées.

Les plus anciens se souviennent pourtant avec nostalgie des immenses espoirs qu’avait fait naître le Traité de Rome.

Car des points positifs, il y en a assurément. La suppression des barrières douanières, la CECA puis le Marché Commun, les premiers organismes intégrés tels Euratom, l’habitude de négocier ensemble qui a abouti à l’absence de guerres ou de tensions nationalistes, la monnaie commune, l’agence spatiale européenne et d‘autres encore.

Et puis l’enthousiasme est retombé, car le mercantilisme a pris le pas sur le rêve. L’ultralibéralisme débridé a perverti les objectifs idéalistes des fondateurs de l’idée européenne, et l’Europe a continué de se construire au seul profit des grandes sociétés et de la finance. Le « tout au privé » a même interdit aux Etats leur rôle de régulateur au profit des populations, dans une fuite en avant obsessionnelle qui n’existe même pas aux USA.

Toutes les mesures imposées aujourd’hui par l’Union Européenne -ou approuvées par elle- sont ressenties, souvent avec raison, comme visant uniquement à accroître les bénéfices des grandes sociétés.

Je cite en vrac l’intégration précipitée de pays largement au-dessous du niveau social moyen, tels que les ex-pays de l’Est, offrant ainsi de larges possibilités de délocalisation de proximité, l’esquive obstinée d’un plan commun de fiscalité, la signature des catastrophiques accords de l’OMC, l’approbation d’une myriade de mesures, lois et règlements visant à éliminer les petits exploitants et fabricants locaux, la disparition des services publics ou primordiaux (voir aussi : renationaliser l‘énergie ?), l’absence d’une politique commune d’immigration favorisant l‘importation d‘une main d‘œuvre à bon marché , etc…

On ne peut ignorer d’autre part les coûts de fonctionnement faramineux de la grande machine européenne, ses trois capitales, ses milliers de fonctionnaires et ses centaines de parlementaires, autant de signaux négatifs vis-à-vis de nos populations soumises à une crise grave. Et je ne vois pas que des pays hors UE, tels que la Suisse ou la Norvège par exemple, soient plus misérables que nous !

Si on veut sauver l’idée européenne, il est grand temps d’en revenir à une vision capable de rassembler à nouveau les jeunes européens dans un élan créateur, nous devons être capables de leur dire : oui, il y a un grand ensemble à créer, oui il y a un avenir enthousiasmant qui vous attend, ici.

Pour cela, il faut cesser de confondre l’idée européenne avec les intérêts des actionnaires. L’Europe a besoin qu’on fixe ses frontières fondées sur la géographie, un passé commun quoique pas toujours pacifique, une certaine idée des droits de l’homme et du citoyen, une façon de penser commune. La Turquie et le Maghreb peuvent être des partenaires privilégiés, mais ne sont pas et ne seront jamais « européens » même s’ils ont une civilisation et un passé équivalents aux nôtres, mais culturellement et politiquement essentiellement différents, et ressentis comme tels par nos populations.

Il faut que l’Union Européenne rétablisse la confiance de ses citoyens en adoptant des mesures capables de construire une véritable concurrence mondiale (voir mon article précédent : Europe, arrêtons le massacre), rétablisse les états dans leur rôle d’organisateurs de services publics basiques échappant aux lois du marché, empêche la fuite de sa technologie et de son savoir-faire, se préoccupe de l’avenir de ses travailleurs au même titre que de l’avenir de ses entreprises, protège son modèle social.

Il faut surtout que l’Europe rétablisse le contact avec les gens, grâce à une action politique et sociale qui les concerne directement. Et si des accords signés précédemment paraissent aujourd’hui non seulement défavorables mais peut-être même fatals, il faut avoir le courage politique de les dénoncer.

Jo Moreau.

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? Laissez-moi votre commentaire !

16:15 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : europe, politique, élections | |  Facebook |

02/06/2009

UNE BONNE NOUVELLE POUR LE CLIMAT

Le Alfred Wegener Institute est le plus grand spécialiste mondial de la glace des pôles.

Il a mené des études sur la température des mers antactiques au moyen du brise-glace Polarstern, ainsi qu’une étude sur l’épaisseur de la glace arctique avec des moyens aériens.

Il apparaît que la glace est plus épaisse de pratiquement le double que l’an dernier dans ces mêmes régions. Elle est donc bien plus épaisse que prévu. (source : http://www.radiobremen.de/wissen/nachrichten/wissenawipol...).

D’autre part, le NSIDC (National Snow and Ice Data Center) annonce qu’au printemps 2009, la surface de la zone glacée a tendance à augmenter, et sa surface actuelle a pratiquement retrouvé la valeur moyenne de la période 1979-2000 à la même époque de l’année.

Evidemment, ce genre de nouvelle ne fait pas plaisir aux réchauffistes, aussi vous ne la verrez pas reprise par nos médias, si friands de nouvelles catastrophistes.

Pourquoi ce type de nouvelle reviendra-t-il périodiquement sur mon blog ? Parce que je ne suis absolument pas convaincu par le fait que l’homme serait responsable des éventuels changements climatiques.

Je ne suis pas le seul : 650 scientifiques de haut niveau viennent encore de signer une pétition contre les conclusions du GIEC.

Ces conclusions alarmistes sont en effet la source d’une modification de la structure et de l’avenir de toute l’activité des pays industrialisés, au profit des pays émergents et des sociétés qui y délocalisent leurs activités.

Contrairement à ce qu’on prétend en effet, il est faux de dire que toute la communauté scientifique rejoindrait la thèse du réchauffement climatique causé par les activités humaines.

Jo Moreau

D’ ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? Laissez-moi votre commentaire !

17:20 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : climat, réchauffement, politique, giec | |  Facebook |

01/06/2009

MARRE DE SUBSIDIER MON VOISIN !

Mon voisin a une bien belle maison, et je l’envie un petit peu, moi qui n’ai qu’une très petite maison, et pas toujours les sous pour l’embellir. (jaloux …!)

Alors , quand je le vois installer des panneaux solaires photovoltaïques et en profiter pour refaire l‘isolation de la toiture, une nouvelle chaudière ultra-performante, un système d’alarme tout neuf , des double vitrages partout, j’ai bien regretté de ne pouvoir l‘imiter, et réaliser comme lui de confortables économies.

Mais quand j’ai appris que je subsidiais une partie non négligeable de ses travaux, (en plus de la prime qu’il a perçue à l’achat de sa nouvelle voiture -faute de moyens, je conserve mon vieux clou- ) alors là, j’ai râlé sec.

Et je ne savais pas encore qu’il allait en plus bénéficier de confortables réductions d’impôts…

Et voilà que s’il avait un peu attendu, il aurait eu droit à un « prêt vert », dont 1,5% d’intérêt sera pris en charge par … les contribuables lambda. Ben voyons …

Et j’ai entendu parler récemment de primes pour les propriétaires qui rénovent leurs habitations.

Je me suis dit que nos politiciens exagéraient un peu beaucoup avec l’argent des autres, soit celui des contribuables tels que vous et moi.

Je suis totalement opposé à ces primes tous azimuts, payées à quelques-uns par l’ensemble des citoyens, souvent bien moins nantis que les bénéficiaires !

A l’heure de la paupérisation d’une partie importante de nos concitoyens, suite notamment aux charges énormes sur les salaires auxquelles participent ces fameuses primes, je pense que la solidarité pourrait s’exercer de façon plus sociale que de promouvoir ce genre d’équipements au profit de personnes qui , pour la plupart, n’ont certainement pas besoin de ces aides. Il me semble urgent de concevoir un ordre de priorité drastique dans les dépenses prévues, alors que les rentrées budgétaires vont en s’amenuisant.

Dans le cas présent je concevrais tout au plus des prêts à taux réduit -ou même à taux zéro-, mais certainement pas de remboursement en cash cumulées à des économies d’impôts, payées par moi et par vous.

Jo Moreau 

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? Laissez-moi votre commentaire !

17:14 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, primes, climat | |  Facebook |

29/05/2009

LA VOLONTE DE L'ELECTEUR, ou la grande mystification.

Les élections approchent, au grand désarroi des citoyens, et favorisant le grand cirque des présidents de partis.

Pas ou peu de promotion pour son propre programme, la campagne se limitant à dépeindre les catastrophes épouvantables programmées si par malheur le concurrent prenait le pouvoir à la Région.

« Infréquentable », le mot a un succès fou pour qualifier l’autre. Comme si les dérapages les plus graves - soit les manipulations de la démocratie-, étaient l’apanage d’un seul. Comme si les cumuls de mandats , la copaincratie , les élus qui ne siègeront pas là ou ils se présentent, les abus commis avec l’argent du contribuable, les grands fraudeurs qui sont absous par un système défaillant, non, chez nous ça n’existe pas.

Lamentable et ridicule.

Quelle est la vision européenne de ces partis, quelle action entreprendre pour contrer la crise bancaire et sociale au cœur de l’Europe ? Que faire pour sortir l’Union Européenne du blocage actuel ?

Rien, le vide absolu sinon des clichés qui n‘engagent à rien.

Et les seuls qui me paraissent (un peu) en-dehors de cette mascarade de démocratie, me promettent des taxes toujours plus élevées au nom de principes biaisés sinon contestables et contestés.

Et tous de parler de la « volonté de l’électeur ».

C’est là un aspect vicié de notre système électoral : comment percevoir la volonté de l’électeur ?

L’électeur n’a aucune volonté, ni d’ailleurs aucun droit de regard, dans les accords pré ou post-électoraux.

Un parti qui passe de 5 à 12% des voix a-t-il gagné les élections ?

Un autre qui passe de 45 à 30%, soit en restant le parti qui a recueilli le plus de voix, a-t-il perdu et doit-il aller dans l’opposition ?

Un troisième qui reste au statu-quo à 25% des voix, est-il gagnant ou perdant ?

Encore une fois, la démocratie sera confisquée par les présidents de partis qui interprèteront la « volonté de l’électeur » comme cela les arrange.

Des présidents de partis qui ne sont même pas capables de faire régner un minimum d’ordre et d’éthique parmi leurs propres cadres et adhérents, et qui prétendent diriger une région ou un pays. (je mets un pluriel pour ne vexer personne).

Quand j’entendais Mme Milquet aux élections précédentes (mais elle n’est pas la seule) pérorer que si le CDH entrait au gouvernement régional, c’était suite à la prétendue « volonté de l’électeur », cela me hérisse.

Non, l’électeur n’a aucun moyen d’exprimer sa volonté quant à un accord gouvernemental, décidé par les seuls présidents de partis, après des tractations pré ou post-électorales qui sont tout sauf démocratiques, présidents de partis qui n’ont eux-mêmes aucune légitimité devant l’ensemble de la population, étant élus par leurs propres cadres et membres, et encore …

Mais place au grand cirque, le rideau va se lever…

Jo Moreau

(je vous renvois aussi à l’article : Pour une nouvelle loi électorale.

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ? Laissez-moi votre commentaire !

17:27 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, élections, particratie, démocratie | |  Facebook |

19/05/2009

BIEFNOT, PEDOPHILIE ET PORNOGRAPHIE

Monsieur Biefnot est laissé en liberté, mais doit se soumettre à un traitement thérapeutique.

Avant tout, entendons-nous sur deux points : Ce n’est pas parce qu’il stocke des images pédo-pornographiques qu’il est passé à l’acte pédophile, bien que ce soit un préalable inquiétant. Je pense qu’il est important de rechercher ce que ce genre de personnage attend de ces images : le caractère pédophile ou le caractère pornographique ? Ce qui est particulièrement grave, c’est que ce genre de comportement favorise l’exploitation de mineurs, qu’on peut toujours qualifier de ’forcée’, et en soi ce comportement de consommateur d’images est toujours condamnable.

Deuxièmement, je ne suis ni médecin ni spécialiste en quoi que ce soit (sinon, je me serais fait consultant…comme tant d‘autres), ceci n’est donc qu’une réflexion d’un citoyen moyen.

La pédophilie est-elle une maladie qui se soigne ? J’en doute fort. Il existe à mon sens deux grands types de pédophilie.

La pédophilie innée: on est alors pédophile comme d’autres sont hétéro ou homo. Je ne parlerai plus de ce type de pédophilie, qui bien entendu ne se soigne pas, comme on ne soigne pas quelqu’un qui est hétéro !

Par contre l’apparition de la pédophilie « acquise » chez un hétéro ou un homo est, à mon avis, favorisée par l’étalement de la pornographie « courante », depuis les clips des chaînes musicales, jusqu’aux films dits commerciaux et bien sûr les films pornos, qui peuvent être visionnés par n’importe qui n’importe où.

La satisfaction visuelle de fantasmes qui autrefois restaient enfouis au plus profond de nous-mêmes, et qui maintenant s’étalent partout, favorise chez quelques uns, la recherche de fantasmes allant « toujours plus loin ». Ceci favorise non seulement l’extension de la pédophilie active ou passive, mais également la violence , la mise en scène d’images pornographiques étant souvent baignée de violences morales ou physiques.

Innée ou acquise, la pédophilie ne se soigne pas mais peut tout au plus être contrôlée, jusqu’à ce que la pulsion devienne trop forte. Ceci fut mis en lumière par les déclarations de pédophiles suivis dans un documentaire canadien vu il y a quelques mois.

Faut-il dès lors revoir la libéralisation totale de la pornographie ? J’en suis persuadé, sans être pour autant partisan de la pudibonderie …!

Jo Moreau

13:13 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, pédophilie, politique, morale | |  Facebook |

17/05/2009

PLUS ETHIQUE QUE MOI, tu meurs.

L’émission de ce dimanche à la RTBF nous a montré des élus de nos principaux partis assoiffés de moralité, et se demandant la main sur le cœur comment ramener plus d’éthique en politique . Et de prôner de nouveaux règlements pouvant encadrer les pratiques défaillantes de certains d‘entre eux.

Il me semble évident que l’éthique ne se décrète pas, il se trouvera toujours quelques profiteurs pour contourner tous règlements internes ou écrits.

L’éthique doit se trouver dans l’état d’esprit de ceux qui s’engagent dans la représentation populaire, mais combien d’entre eux sont réellement habités par le seul but de servir, sans aucune autre arrière-pensée ? (j’allais dire par le seul but de servir, et non de se servir, mais c’eut été trop facile !)

Chaque parti a déjà sa charte éthique, aussitôt signée et aussitôt oubliée. Car le problème est immense. Après les problèmes de cumul de mandats, de profits scandaleux comme l’affaire Donfut, des nominations politiques pour les copains, restera ceux des intercommunales, des cabinets ministériels « doublant » les administrations, des milliers d’ASBL subventionnées et non contrôlées, de subventions aux syndicats via les caisses de chômage, de dépenses inconsidérées d’organismes publics (voir les dépenses des cadres du FOREM) , j’en oublie et non des moindres, le tout financé par vous et par moi.

Et ces affaires touchent tous les partis, n’en doutons pas, soit par implication directe, soit par la volonté de ne pas voir .

L’engagement de respecter à priori est inutile. Par contre , instaurer une loi qui punit l’abus de fonction publique, comme il existe une loi commerciale qui punit l’abus de position dominante, par de très lourdes peines aussi bien civiles que pénales, freinerait peut-être les abus et les sanctionnerait sûrement.

J’allais y ajouter la condamnation pour non-dénonciation de tels faits, mais on m’accuserait sûrement de favoriser la délation …. On place sa morale personnelle où on peut.

Il existe des dizaines de milliers de citoyens vivant en Wallonie sous le seuil de pauvreté . D’autres n’en sortent pas malgré qu’ils soient salariés.

Ceci en partie par le fait de ces scandaleux détournements de fonds, soit au profit personnel de quelques uns, soit au profit du « système » particratique.

14:13 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ethique, politique, belgique | |  Facebook |