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22/07/2017

REMBARQUEMENT A LA PANNE EN 1940.

Alors que sort le nouveau film "Dunkerque", il n'est pas inutile de rappeler que le rembarquement des troupes britanniques et d'éléments français et belges (16.000 soldats belges et néerlandais furent évacués) ne fut pas limité au seul port, mais s'étendit également aux plages de Malo les Bains, Bray Dunes ainsi qu' à la localité de La Panne. Si ce fait est historiquement bien connu, il est cependant ignoré par de nombreux Belges, qui fréquentent cependant régulièrement cette agréable plage.

Le Général Lord Gort, commandant en chef du Corps expéditionnaire britannique, y établit son QG à la Zeelaan 21, afin de coordonner autant que faire se peut le rembarquement du BEF. Il préféra La Panne à Dunkerque pour l'existence de lignes téléphoniques directes avec Douvres.

Deux pontons d'embarquement furent construits à La Panne, constitués de camions sur lesquels étaient fixées des planches. Un de ces pontons fut construit en face du "Kursall", bâtiment qui existe encore aujourd'hui.

L'opération de rembarquement, qui porta le nom de code "Dynamo", permit l'évacuation de 338.000 hommes, dont 100.000 depuis la plage de La Panne.

Je rassemble ici quelques photos de La Panne à cette époque rencontrées sur Internet. Les habitués reconnaîtront sans peine beaucoup d'endroits familiers ...

Jo Moreau.dunkirk 28.jpgdunkirk 13.pngdunkirk 15.pngdunkirk 19.jpgdunkirk 29.jpgdunkirk 11.jpgdunkirk.jpgdunkirk 14.jpgdunkirk 16.jpgdunkirk 18.jpgdunkirk 30.jpgdunkirk 31.jpgdunkirk 5.jpgdunkirk 4.jpgdunkirk 3.jpgdunkirk 2.jpg

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11:18 Publié dans Belgique, histoires belges, MAI 1940 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |

03/07/2017

BELGIQUE, DECUMUL, ETHIQUE ET DEMOCRATIE.

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Les responsables de nos principaux partis politiques assoiffés de moralité et de bien public, ont proclamé la main sur le cœur, dans une une explosion de déclarations médiatiques, combien ils ont été trompés par une infime minorité de moutons noirs, et détaillé les moyens qu'ils déploient pour ramener plus d’éthique en politique. Une fois de plus.

Et de prôner de nouveaux textes et règlements devant éradiquer les pratiques défaillantes mais ô combien rémunératrices qui semblent la règle dans notre pays. Et cela ne date pas d'hier, pour ceux qui n'ont pas la mémoire courte.

Il me semble évident que l’éthique ne se décrète pas, et qu'il se trouvera toujours des profiteurs pour contourner tous règlements internes aux partis.

L’éthique doit imprégner l’état d’esprit de ceux qui s’engagent dans la représentation populaire, mais combien d’entre eux sont réellement habités par le seul but de servir, sans aucune autre arrière-pensée ? (j’allais dire par le seul but de servir, et non de se servir, mais c’eut été trop facile !).

Chaque parti avait déjà sa charte éthique, aussitôt signée et aussitôt oubliée.

Car le problème est immense. Après les problèmes de cumul de mandats, des nominations politiques pour les copains, restera ceux des intercommunales, des cabinets ministériels pléthoriques « doublant » les administrations, des milliers d’ASBL subventionnées et non contrôlées, de subventions aux syndicats par des entreprises publiques ou via les caisses de chômage, d'appels à des études ou des consultants hors de prix, de politiques environnementalistes et énergétiques soutenues par des incompétents notoires, j’en oublie et non des moindres.

En bref, le coût faramineux de la particratie belge et de la multiplication de gouvernements en tous genres, le tout financé par vous et par moi.

Et ces affaires touchent tous les partis, n’en doutons pas, soit par implication directe, soit par la volonté de ne pas voir .

L’engagement de respecter une éthique à priori est inutile. Par contre , instaurer une loi qui punit l’abus de fonction publique, comme il existe une loi commerciale qui punit l’abus de position dominante, par de très lourdes peines aussi bien civiles que pénales, freinerait peut-être les abus et les sanctionnerait certainement.

J’allais y ajouter la condamnation pour non-dénonciation de tels faits, mais on m’accuserait dès lors de favoriser la délation …. On place sa morale personnelle où on peut.

Maintenant, croire que la démocratie est sauvée parce qu'on empêche un bourgmestre de devenir député est une nouvelle fois de la poudre aux yeux, et promet à coup sûr des lendemains qui déchantent.

Pour une nouvelle loi électorale en Belgique.

Plus que jamais, l’inanité du système électoral à la proportionnelle éclate au grand jour : quel que soit le résultat des urnes, l’électeur n’aura en définitive pas voix au chapitre.

Si ce système apporte une certaine modération dans les orientations politiques et économiques, il empêche un choix clair du citoyen dans l’orientation qu’il souhaite donner à sa région.

Les élections ne sont là que « pour mémoire », pour faire joli dans le paysage des pays dits démocratiques et permet de continuer à faire partie de leur club. Mais encore une fois, il s‘agit ici de particratie et non de démocratie.

Le citoyen a l’impression -justifiée- que quel que soit son vote, celui-ci n’a aucune influence sur la direction du pays, et qu’en définitive la démocratie est confisquée par les états-majors des partis.
En effet, les coalitions obligatoires post-élections, font que l’accord de gouvernement qui s’en dégage n’a plus rien à voir avec le programme du parti pour lesquel le citoyen a voté.

Vous avez voté ? Bravo et maintenant rentrez chez vous, braves gens, car on ne vous demandera plus votre avis avant plusieurs années. Laissez donc faire ceux qui détiennent la connaissance , ceux que vous avez ou non élus, des gens sérieux qui savent mieux que vous ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Voici venir le moment privilégié où ils se retrouvent enfin entre eux, débarrassés de cette campagne électorale où tout fut discuté sauf les vrais problèmes, où chacun a pu contenter son ego devant les caméras, et exposer un programme dont tout le monde sait parfaitement qu’il ne pourra jamais être mis en oeuvre.

Plusieurs se poussent en avant, ravis de pouvoir coiffer l’autre au poteau, et s’autoproclamer Président de la Région, car là non plus on n’a pas demandé votre avis.

D’ailleurs chacun sait que vous n’êtes pas assez qualifié pour le donner.

Ce fameux accord de gouvernement, disais-je , assez dilué pour plaire à tous ceux qui devront s’en accommoder , assez fadasse pour que rien ne bouge, et surtout assez flou pour qu’aucune décision un peu trop volontariste soit appliquée. Et concocté avec des partis tout-à-fait minoritaires mais qui auront l'énorme pouvoir de faire tomber un gouvernement, ou d'imposer leurs vues afin d'en former un autre.

Non, l’électeur n’a aucun moyen d’exprimer sa volonté quant à un accord gouvernemental, décidé par les seuls présidents de partis, qui n’ont eux-mêmes aucune légitimité devant l’ensemble de la population.

Afin de redonner du sens à l’exercice de la démocratie, il serait impératif de modifier la loi électorale vers un scrutin majoritaire tempéré, d'introduire le référendum d'initiative populaire limité, d'obliger les élus à occuper la fonction pour laquelle ils se sont présentés.

Mais cela, c'est une autre affaire ! Et puis, le décumul ne va-t-il pas tout solutionner ?

Jo Moreau.

 

14:00 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : décumul, élections, démocratie | |  Facebook |

10/05/2017

10 MAI 1940 - UN FUGITIF DANS LA DEBACLE

Peu après la déclaration de guerre, mon père prit le chemin de l’exode. Il avait la nationalité américaine, bien qu’ayant longuement vécu en Belgique, et il partait à la recherche de passeports et de visas afin de fuir la guerre qui venait d’éclater. A 70 ans de distance, j’ai décidé de publier de larges extraits de son texte sur mon blog, malgré ses imperfections, certaines erreurs de dates et de noms de localités, car il apporte aussi un éclairage intéressant sur la vision d’un Bruxellois de l’époque sur les Flamands, les Français et le chaos qui l’entoure… C’est un récit brut rédigé dès son retour sur base de ses souvenirs et de quelques notes jetées à la hâte sur un calepin, qui n’a, bien entendu aucune prétention littéraire ou historique. Fin 1942, mon père était arrêté et envoyé dans un camp d'internement en Haute Silésie, ensuite au Frontstalag 122 (Compiègne) et enfin brièvement au camp de Giromagny, sauvé en définitive d‘un destin plus tragique encore par sa nationalité , ce qui lui permit de revenir sain et sauf en 1945.

Jo Moreau

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17:20 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |

29/03/2017

35.000 TONNES DE MUNITIONS DEVANT KNOKKE-HEIST ET ZEEBRUGGE

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A la fin de la première guerre mondiale, de grandes quantités de munitions sont abandonnées sur les champs de bataille de Belgique, principalement en Flandre. Devant leur accumulation dans les dépôts organisés, et le danger présenté par leur traitement qui occasionne de nombreux accidents, dont l'explosion de trains entiers de munitions, l'inquiétude grandit dans la population. Il fut alors décidé de procéder à leur immersion au large des côtes de Knokke-Heist et Zeebrugge, sur le banc de sable appelé Paardenmarkt . Ce fait fut longtemps oublié, les archives militaires belges ayant d'abord été ramenées en Allemagne durant la deuxième guerre mondiale et ensuite dirigées vers l'Union Soviétique. Elles ne furent restituées (en partie) à la Belgique qu'en 2002, contre un versement de 150.000 euros à l'Etat russe.

Après la découverte fortuite d'explosifs en 1971, c'est en 1972 que des plongeurs démineurs de la Force Navale purent définir les zones concernées, qui s'étendent sur 3 km2, à une distance de 300 mètres à 1500 mètres de la côte. Elles sont depuis interdites de pêche et d'ancrage. On a pu également estimer la quantité immergée à un minimum de 35.000 tonnes d'explosifs et de munitions diverses, dont au moins un tiers de munitions aux gaz toxiques comme l'ypérite (le gaz moutarde), la chloropicrine, le diphosgène et de composés de l'arsenic (clark). D'autres estimations parlent de quantités bien plus importantes, de 50.000 à 200.000 tonnes.

Une partie de ces munitions est maintenant recouverte d'une couche variable de sédiments, entre 10 cms et 4 mètres, évoluant en fonction des courants et des travaux portuaires. Elle se trouve sous une profondeur d'eau d' environ 2 à 5 mètres. Les quelques bombes remontées en 1972 étaient dans un état de conservation remarquable. On estime que le danger présenté par les munitions au gaz toxique est relativement réduit, au vu de l'étalement dans le temps de la corrosion des obus qui pourrait prendre plusieurs centaines d'années, et de la dilution des éléments toxiques dans de grandes quantités d'eau, à moduler toutefois en fonction du gaz concerné . On ne connait pas en revanche l'évolution de ces munitions dans le futur, ni la réaction qu'entrainerait par exemple l'échouage d'un navire sur ce dépôt, scénario qui reste envisageable en cas de forte tempête, ou de manoeuvre manquée. Ainsi en 2001, un porte-container s'échoua non loin sur la plage.

Certaines sources signalent toutefois qu'après le déversement de munitions au gaz moutarde dans la mer Baltique, il fut constaté qu'il ne s'échappait pas sous forme de gaz, mais de masse poisseuse qui peut dériver ainsi pendant des années. Des brûlures graves furent occasionnées à des baigneurs allemands, ainsi qu'à des pêcheurs polonais.

Il n'est pas prévu de procéder à l'enlèvement de ces munitions, au vu du danger que représenterait cette opération, du risque de diffusion de gaz toxique et du coût du stockage et du traitement de ces munitions s'ajoutant à la quantité non négligeable (environ 200 tonnes) qui est récoltée annuellement dans les champs de Flandre.

Le Paardenmarkt ne présente aucun danger immédiat, est méticuleusement sous contrôle, notamment par des prélèvements réguliers et un contrôle de contamination éventuelle sur les poissons. D'autre part, un plan d'alerte précoce a été élaboré. Mais son emplacement doit être pris en compte pour tout projet d'extension du port, ou d'implantation de parcs d'éoliennes.

Notons l'existence d'un plan de recouvrement du site par une île artificielle, plan qui ne rencontre pas un enthousiasme unanime.

Jo Moreau.

 

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13/03/2017

JOURNALISME, INFORMATION OU PROPAGANDE ?


journalisme.jpgParticipant un jour à un mouvement social couvert par nos chaînes TV, je fus effaré en visionnant le compte rendu qu’elles en firent, dénotant une méconnaissance profonde non seulement de l’historique de l’entreprise concernée (une des plus importantes de notre pays), mais également des motivations réelles du personnel en cause.

Comme il s’agissait là d’un problème que je connaissais bien, je réalisai alors l’ampleur de ce qu’on pouvait me faire avaler sur des sujets que je ne maitrisais pas…

La presse d’opinion, a parfaitement le droit d’avoir une lecture de l’actualité conforme à ses convictions philosophiques. Le public en est averti, et sait que Radio Vatican a une autre conception de la problématique de l'avortement que l’Humanité.

Mais la fraction de la presse se réclamant d'une certaine neutralité, et à fortiori les chaînes TV ou radio de service public qui sont devenues les principales sources d’information pour la majorité du public, ont des obligations plus fondamentales vis-à-vis du citoyen, et notamment un devoir d’objectivité. Voilà le grand mot lâché, auquel beaucoup de journalistes rétorqueront d’une manière définitive que l’objectivité n’existe pas, ce qui les dispense de tout effort en ce sens, et les autorise à une véritable manipulation consciente ou non de l’information.

Il en est de même de l’expression de la vérité. « La vérité n’existe pas », entend-on alors de toutes parts. Je prétends dans la foulée que la vérité existe bien, mais qu’on peut en faire des lectures très différentes, et participer dès lors à une manipulation du public, le plus souvent en toute connaissance de cause .

Celle-ci peut s’exercer de différentes manières.

Par exemple en donnant la parole à des spécialistes très orientés politiquement, tout en omettant de préciser leur couleur politique alors que celle-ci peut influer sur l‘opinion affichée. Que par exemple Madame Anne Morelli soit une habituée des plateaux et présentée comme historienne et spécialiste de l’histoire des religions, cela est la réalité et je n’ai rien à y redire. La manipulation commence quand on omet de préciser qu’elle se définit elle-même comme étant d’une sensibilité d’extrême-gauche, ce qui est son droit le plus strict, mais la moindre des choses serait alors de préciser cette orientation politique de nature à éclairer son analyse, et la perception que le public pourrait avoir de ses propos.

Il devrait en être ainsi pour tous les intervenants à un débat. Quand celui-ci rassemble un pannel de journalistes -nationaux ou internationaux- par exemple, il serait judicieux de connaitre l'orientation du média pour lequel ils travaillent.

Un autre exemple de manipulation est le choix orienté des dépêches qui seront reprises à l’antenne. Car de plus en plus, le travail journalistique se résume à reprendre tels quels les billets des agences de presse sans aucun travail de vérification ou de développement. Dans d'autres cas, la relation d’une actualité, dans le sens le plus large du terme, peut varier drastiquement suivant le JT regardé, depuis la RTBF en passant par RTL, France 2, LCI etc… Certains faits, indispensables à la compréhension d’un évènement, sont totalement passés sous silence par certains médias et mis en évidence par d‘autres, donnant ainsi une version parfaitement biaisée de l‘actualité. Désolé, mais je ne trouve pas cela "normal".

Enfin, chacun constate les multiples apparitions à l'écran de certains intervenants, souvent issus de mouvances politiques très minoritaires, leur offrant ainsi un éclairage médiatique très interpellant.

Dans le domaine environnementaliste ou climatique, l'assujettissement des médias aux seules orientations des lobbies idéologico-politiques est encore plus flagrant. Car si la Science est neutre, les scientifiques ne le sont pas nécessairement. Un récent exemple flagrant fut une séquence du JT de la RTBF du 01 mars. Non content de faire une nouvelle fois l'amalgame trompeur et inexact entre pollution et changements climatiques, le présentateur relaye en la déformant l'étude d'un physicien de l'UCL (issu de l'Institut dirigé par Mr Van Ypersele), présentant comme une certitude ce qui n'est qu'une théorie: le retard sinon l'absence d'une nouvelle période glaciaire suite à l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère. Le journaliste de service termine en affirmant que les changements climatiques que nous connaitrions sont plus rapides que jamais, ce qui est tout aussi largement contesté.

Les journalistes, ou leurs chefs de rédaction, ne font apparemment l’objet d’aucune surveillance, ni d’aucune sanction. Ils n’ont en fait de comptes à rendre qu' à eux-mêmes, hormis le cas flagrant de fausse nouvelle. Mais même ce cas de figure, ne fera l’objet que tout à fait exceptionnellement d’une simple mise au point. D’autre part, il ne peut être bien entendu question d’une surveillance du travail journalistique, ce qui mènerait droit à la censure tellement prisée par les dictatures. C’est donc bien au journaliste lui-même qu’ incombe l’obligation morale d’analyser et de répercuter une information le plus objectivement possible, ce qui devrait être une ligne de conduite pour la presse dite neutre. Il serait alors impératif pour le journaliste de ne pas infléchir la réalité par la projection de ses propres convictions.

Or il faut réaliser que "l'orientation" idéologique de l’information est un des plus grands dangers que court notre démocratie. Les médias forment, ou déforment l’opinion publique. Hormis les cas de manipulation proprement dites, dirigée consciemment ou non (?) par les opinions personnelles du journaliste, se pose également le fait que l’information n’est pratiquement plus vérifiée. Aussitôt servie, aussitôt régurgitée, impliquée dans une véritable course de vitesse avec la concurrence, et surtout avec l’influence désastreuse d’internet et de ses fantasmes.

Il y a aussi la tentation de paraître brillant à l’antenne. Que ne ferait-on pour placer un bon mot qui fera l’admiration des confrères, mais amène parfois à tourner en dérision des hommes ou des institutions, et aboutira finalement à déconsidérer ceux-ci aux yeux du citoyen avec les conséquences désastreuses qui peuvent en découler. Quoi de plus énervant également de voir un journaliste interrompre à tout propos et sans véritable motif la personne interviewée, dans le seul but de se mettre lui-même en vedette.

Le journaliste d’un média dit neutre a une énorme responsabilité, qu’il n’assume que de plus en plus épisodiquement et imparfaitement.

Les « véritables » journalistes ont peu à peu été écartés de l’antenne, pour des motifs divers, et il faut bien constater l’amateurisme de certains nouveaux présentateurs(trices) de journaux TV , qui débitent des énormités sans même s'en rendre compte, sur le fond ou sur la forme, dénotant une carence profonde dans ce qui devrait être une honnête culture générale. Et là, les exemples foisonnent…

Jo Moreau.

11:11 Publié dans Belgique, Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |

09/05/2015

UNE ATTAQUE-SUICIDE LE 11 MAI 1940

Le 10 mai 1940, sans déclaration de guerre, l'Allemagne attaque la Belgique, la Hollande et le Luxembourg, pays neutres.

Ce même jour, à 4.15 h du matin, des parachutistes allemands transportés par planeurs atterrissent  sur le toit de la forteresse d'Eben Emael, en bordure du canal Albert, ce qu'aucun stratège n'avait prévu et le toit ne comportait donc aucune défense... Très rapidement, les tourelles d'artillerie de la forteresse sont mises hors service par l'emploi de charges creuses, dont c'était la première utilisation sur un champ de bataille.

Eben Emael, réputée la plus puissante forteresse d'Europe, est neutralisée en quelques heures. (1)

Le canal Albert devait servir de fossé antichar, mais trois ponts ne sont pas détruits et sont pris intacts par les parachutistes allemands, les ponts de Veldwezelt, de Vroenhoven et de Briegden.

Le pont de Kanne est lui finalement détruit, et les paras allemands y subissent de lourdes pertes devant les troupes belges.

Leur bombardement par l'aviation est alors envisagé.

En mai 1940, l'aviation militaire belge (Aéronautique militaire) comprend au total 370 appareils complètement dépassés, principalement des chasseurs biplans Gloster Gladiator, Fairey Fox, Renard R31, et Fiat CR42, dont la majorité furent détruits au sol lors des bombardements du 10 mai.

canal albert,mai 1940,

Les seuls appareils récents sont une dizaine de Hawker Hurricane.

14 Fairey Battle, appareils monomoteurs de reconnaissance et de bombardement léger équipent la 5e escadrille.

La Belgique, soucieuse de sa neutralité et du caractère essentiellement défensif de son armée, avait renoncé à s'équiper de bombardiers spécifiques (ainsi d'ailleurs que de blindés moyens ou lourds) afin de ne pas se voir accusée d'abriter des armes offensives.

Les Fairey Battle, dont la conception date de 1932, sont complètement obsolètes en 1940 et furent d'ailleurs retirés du service par la RAF après la campagne de France. Il s'agit au départ d'un monomoteur triplace (pilote + radio navigant ou observateur + mitrailleur arrière), transformé en biplace pour la Belgique, l'observateur disparaissant de l'équipage. L'appareil ne pouvant dépasser 350 kms/heure, les missions de bombardement n'auraient pu s'effectuer que de nuit.

canal albert,mai 1940,

 

Après une succession ahurissante d'ordres et de contre-ordres, arriva le 11 mai l'ordre d'attaquer les 3 ponts du canal Albert demeurés intacts. Trois pelotons de trois appareils furent constitués, qui devaient être escortées par 6 biplans Gloster Gladiator. Chaque Battle était équipé de bombes de 50 kgs ("Pour détruire des ponts, pourquoi pas des oranges", aurait déclaré un des pilotes...). Ils décollent vers 05.45 h du matin de la base de Aalter.

Le premier peloton, devant attaquer le pont de Veldwezelt, est attaqué en chemin par des appareils allemands et deux appareils sont abattus. Seul le troisième atteint son objectif et est accueilli par un violent barrage de flak. Il effectue deux passages et largue ses bombes qui atteignent l'objectif, sans gros dégâts... Il parviendra à rejoindre sa base.

Le deuxième peloton a le pont de Vroenhoven comme objectif. Ils évoluent souvent en rase-mottes, et sont pris sous le feu de la DCA belge, pour qui tout aéronef ne pouvait qu'être Allemand... En cours de route, ils mitraillent une colonne de blindés de la 4e Panzerdivision sous le feu nourri de la flak. Sur l'objectif, les bombes de deux appareils ne se décrochent pas, et il faut un second passage au milieu du déchaînement de la flak pour que les bombes de deux appareils atteignent l'objectif. Deux appareils, gravement touchés, sont abattus. 

Le troisième peloton doit atteindre le pont de Briegden.  Dès avant l'objectif, un appareil atteint par la DCA doit faire demi-tour. Un autre, également atteint, s'écrase en feu. Le troisième appareil atteint l'objectif, et effectue son passage en rase-motte. L'appareil est criblé de balles, et son pilote parvient à le faire regagner les lignes belges, où il effectue un atterissage sur le ventre. Le pilote s'aperçoit alors qu'il s'est posé sur ses bombes, qui ne se sont pas décrochées lors de l'attaque...

Inutile de préciser que tous les chasseurs biplans d'escorte furent abattus par des Messerschmitt 109.

La mission fut un cuisant et sanglant échec, aucun des trois ponts ne fut détruit. Ils furent attaqués ensuite, toujours sans succès, par la RAF et l'aviation française.

Il est bon de méditer aujourd'hui sur la manière dont un grand nombre d'hommes furent envoyés au massacre avec des armements insuffisants, ou obsolètes pour des raisons budgétaires.

canal albert,mai 1940,

 

Jo Moreau

 

(1) http://www.fort-eben-emael.be/fr/au-sujet-du-fort/son-histoire/l-attack

 

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11/07/2014

SUPPRIMER LE RETRAIT DU PERMIS DE CONDUIRE

Voici venu le temps des vacances, propice à la paresse. J’en profiterai donc pour mettre au goût du jour quelques billets parus il y a déjà quelques années sur mon blog, et qui me paraissent toujours d’actualité. Le premier « repêché » date de décembre 2009.

(…) J’ai -au départ- une position iconoclaste concernant le permis de conduire. Autant j’estime indispensable la possession de la licence d’apprentissage, soit la connaissance du code de la route qui doit constituer la base du permis, autant je considère l’examen pratique comme superfétatoire, sauf bien entendu pour les bénéficiaires de la ponction d’argent dans le portefeuille des candidats, bien souvent appelés à recommencer plusieurs fois une épreuve qui ne prouve rien, sauf la capacité du candidat à dominer son stress devant un examinateur au jugement forcément subjectif, ou d’avoir assimilé toutes les subtilités de la manœuvre de créneau.

Comme le disent certains, il faut bien constater que l’immense majorité des conducteurs responsables d’un accident sont titulaires d’un permis….

D’autre part, une certaine catégorie d’usagers est dispensé de ces formalités coûteuses, je veux parler des conducteurs de véhicules dits « sans permis », dont chacun peut cependant apprécier la dangerosité sur nos routes.

Le permis de conduire ne constitue nullement une garantie de parfaite maîtrise du véhicule en toutes circonstances, ce qui inclut en premier lieu le fait de savoir se maîtriser soi-même devant les « agressions » en tous genres auxquelles on est confronté dans la circulation quotidienne , ou de sa capacité à refouler les désirs de puissance ou d’affirmation de soi qui satisfassent l’égo des nouveaux conducteurs (mais pas exclusivement …).

La possession du permis de conduire, tel qu’il est aujourd’hui, me parait être un droit inaliénable et définitif, au même titre que la carte d’identité. Pour la simple raison que l’organisation de la vie contemporaine fait que l’usage d’un moyen de déplacement personnel est devenu indispensable pour une grande majorité de citoyens, que ce soit dans la vie professionnelle active -ou simplement pour se rendre à son lieu de travail-, ou dans tous les déplacements de la vie privée.

Pour ces raisons, le retrait du permis a pour une large frange des usagers, pour seule conséquence de les forcer à continuer malgré tout à user de son véhicule en toute illégalité.

Sa seule limite de validité devrait se trouver dans l’âge avancé du conducteur, amené alors à intervalles réguliers à prouver par des tests physiques ou psychologiques, sa capacité à maîtriser un véhicule, ou comme cela est déjà appliqué, une validité limitée à certaines zones géographiques.

Une autre piste pourrait être, pour les nouveaux conducteurs, une limitation de l’autorisation de conduire à des véhicules d’une puissance très limitée pendant une période à convenir. On peut évidemment se tuer (ainsi que ses passagers ou des tiers) au volant d’une Twingo, mais un jeune conducteur au volant d’une BMW risque d’avoir un comportement dicté par le type de véhicule, surtout aux yeux des copains et copines…Cela pose évidemment pas mal de problèmes, comme l’utilisation du seul véhicule familial, mais il faut savoir ce que l’on veut…

Plutôt qu’un retrait de permis parfois très théorique, on pourrait généraliser, pour les fautes particulièrement graves et volontaires, la saisie définitive du véhicule au profit de l’Etat, quel que soit le propriétaire du véhicule impliqué. Cela pourrait conscientiser aussi bien le propriétaire quant au profil de celui à qui il confie ce véhicule, qu’à l’utilisateur qui a toujours l’obligation de restituer le bien dont il a l’usage dans l’état où il l’a reçu, ou sa contrepartie financière. J’entends par fautes particulièrement graves et volontaires une conduite accidentogène (surtout pour les tiers) sur une certaine période de temps ou d‘espace, soit une vitesse que je qualifierais d’aberrante, ou encore un niveau d‘alcoolémie -ou état équivalent- manifestement exagéré.

Cela nécessiterait aussi un aménagement spécifique aux délits affectant la circulation, de la notion de « faute grave » qui, comme chacun sait, ne peut être exclusivement opposée qu’à l’auteur de cette faute.

Voilà, je ne suis sûrement pas de ceux qui considèrent les transgressions au code de roulage comme mineures, au vu du nombre des victimes annuelles. Je trouve d’ailleurs particulièrement étonnante la diffusion par les médias audio-visuels des emplacements de radars, et j’attends avec impatience des avis semblables par exemple sur l’emplacement des bureaux de poste ou de bijouteries faisant l’objet d’une surveillance policière ponctuelle, en guise d’avertissement aux candidats holdupers….

Jo Moreau

D’ ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE !

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20/03/2014

PRES DE 70% DU SALAIRE PRIS PAR L'ETAT

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Souvent, on cite la retenue de 45% exercée sur le salaire brut payé par l’employeur à un salarié belge, et on se pose des questions sur l’utilisation faite par l’Etat de cette part.

En fait, la situation est bien pire, si j’ose dire. Il suffit d’un petit calcul, sur base du salaire d’un employé.

SALAIRE MENSUEL BRUT :                                              3800 €

CHARGES PATRONALES :                                               1300 €

SOIT UN COUT SALARIAL TOTAL DE        5100 € ou annuel de 61200 €

SALAIRE MENSUEL NET                           2150 € ou annuel de 25800 €

Ces bases étant fixées, mon salaire annuel sera encore amputé de

TAXE DE CIRCULATION                                    263 €

TAXE TV                                                         100 €

TAXE EGOUTS                                                   50 €

PRECOMPTE IMMOBILIER                                 600 €

SOIT ANNUELLEMENT                                  1013 €

NOUVEAU MONTANT NET ANNUEL :       25800 € - 1013 € SOIT 24787 €

Avec ce montant, je vais pouvoir acheter des marchandises diverses et des services en tous genres, qui se verront frappés d’une TVA à 21%.

                                   SOIT 24787 € : 1.21

Ce qui me laisse un montant réel net de   24787 € -4302 €, soit 20485 €

L’Etat aura donc au total puisé un montant de      61200 € - 20485 €

                             SOIT AU TOTAL 40715 € POUR L’ ETAT

Et je n’ai pas compté les accises sur les carburants, les droits de succession éventuels, les contributions diverses sur la prime RC auto, et tout ce que j’ai oublié.

Allez, au boulot, braves citoyens contribuables, l’Etat compte sur vous !

Jo Moreau.

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30/08/2012

GRANDS PRIX DE BELGIQUE ANNEES '30

grand prix auto,spa francorchamps,Voici quelques photos des Grands Prix d’avant-guerre. Ils avaient lieu sur l’ancien circuit de Spa-Francorchamps d’une longueur d’environ 14 Kms, qui fut utilisé jusque dans les années’70. Les voitures empruntaient encore le virage de l’ancienne douane, qui fut en 1939 remplacé par le mythique virage du raidillon.

Mais il est surprenant de voir le nombre de spectateurs, qui pourrait rendre jaloux les organisateurs actuels, alors que peu d’entre eux disposaient d’un véhicule personnel, mais jusque dans les années’60, il était encore possible de rejoindre le circuit par chemin de fer.

1931. Remporté par William Grover Williams et Carlo Alberto Conelli sur Bugatti.- moyenne 131 Kms/h

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 1933 Remporté par Tazio Nuvolari sur Maserati

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1934 Remporté par René Dreyfus sur Bugatti - moyenne générale 139,861 kms/h

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1935 Remporté par Rudolf Caracciola sur Mercedes Benz- moyenne 143,518 Kms/h.

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1937 Remporté par Rudolf Hasse sur Auto Union.- moyenne 167,189 Kms/h. - Lang dépassait le 310 Kms/h dans la descente de Masta.

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Documents : "Le Patriote Illustré"

 

Jo Moreau.

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16/09/2011

BHV, UN ACCORD JUSQU AU PROCHAIN CLASH

C’est le grand soulagement, et tout le monde, ou à peu près, se congratule après l’accord obtenu sur la scission de l’arrondissement électoral de BHV, qu‘on estime merveilleusement équilibré...

C’est oublier un peu vite le raisonnement flamand intangible depuis des dizaines d’années : toutes les conquêtes politiques favorables à la Flandre deviennent « onbespreekbaar », tandis que tous les éléments favorables aux francophones seront toujours susceptibles de révision, et le seront dès que possible, n‘en doutons pas.

Le territoire flamand est maintenant entièrement homogène, et cet accord n’est rien moins qu’une ultime étape facilitant l’autonomie de la Flandre, sinon son indépendance. Le refus des mandataires politiques francophones de voir la réalité en face et ce depuis de nombreuses années, me sidère, et une nouvelle fois je les accuse sinon de cécité, au moins d’incompétence.

Attention, si je regrette cette évolution, je ne critique pas cette volonté flamande, fondée aussi bien sur de faits avérés que sur une mythologie politico-romantique. Car comme je l’ai souvent déclaré précédemment: cette volonté d’autonomie maximale est en fait leur droit le plus strict, et doit être pris en considération. Evidemment, aujourd’hui, c’est un peu tard…

 http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/06/28/les...

 Cette évolution de l’opinion flamande, qui avait son fondement dans une frange nationaliste, est maintenant partagée par une majorité de la population du Nord du pays. Elle pouvait, elle devait être discernée depuis de nombreuses années maintenant, et devint évidente depuis les dernières élections pour chacun qui voulait bien ouvrir les yeux.

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2010/05/23/les...

Il eut été judicieux que les partis francophones prennent acte de cette volonté d’autonomie, et prennent l’initiative de proposer l’ouverture d’une grande table ronde sur l’organisation future de notre pays, fondée sur des régions-états aux pouvoirs très étendus, et un état central compétent uniquement sur la politique étrangère, l’armée, la Banque centrale, un tronc commun de sécurité sociale et quelques administrations indispensables sur le plan international telles que l’agriculture ou les sports. Cette évolution ne devait pas être immédiate, mais liée à un calendrier précis.

Car c’est bien vers cette structure politique que nous allons inexorablement dans le meilleur des cas, qu‘on le veuille ou non. Mais nous y allons les yeux bandés et les pieds entravés.

Alors que cette grande négociation entre partenaires égaux, lucides mais respectueux de l‘autre -qui aurait sans ressentiment pris en compte le point de vue flamand- pouvait se faire en toute clarté et sans arrières-pensées, mais surtout en partant d’une page blanche. Elle aurait esquivé cette politique des « petits pas » qui caractérise la politique flamande depuis les années 60 et le refus du volet linguistique du recensement, par 200 bourgmestres qui se mirent alors en infraction avec la loi.

Il aurait été indispensable de prendre en compte une réalité, que les flamands préfèrent occulter et que les francophones ont eu le tort immense de ne pas clamer haut et fort : la frontière linguistique fut délimitée et acceptée en son temps dans un « environnement » politique et communautaire essentiellement différent de ce que nous connaissons aujourd’hui. Elle constituait une frontière administrative fixant l’emploi des langues dans un pays unitaire, et ne se voulait en aucun cas une frontière d’état. D’autant plus qu’elle fut fixée en 1962/1963 sur base de chiffres de population datant de 1947... .La province de Brabant était toujours unitaire, et constituait de fait une vaste région bilingue. Il fut créé des « communes à facilités », dont les plus conflictuelles sont les 6 communes situées dans la périphérie bruxelloise.

Cela constituait un « package », et la remise en cause d’un seul élément devait rendre caduque l’ensemble de l’accord.

Cela ne fut pas le cas, et il nous reste à attendre en victimes peureuses la prochaine étape du processus de conflit communautaire, qui ne tardera pas dès la concrétisation du récent accord.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? VOTRE COMMENTAIRE EST BIENVENU !

Jo Moreau.

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18:42 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bhv, fédéralisme, confédéralisme, belgique, scission bhv | |  Facebook |