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27/03/2017

LE CO2 ET LE DIALOGUE NORD-SUD.

réchauffement climatique,climat,CO2,

En 2010, peu après la conférence de Copenhague, Monsieur Olivier Cogels, PhD, professeur extraordinaire à l' Université Catholique de Louvain publiait son opinion quant à l'emballement politico-médiatique sur le climat terrestre (1).

Aujourd'hui encore, ce texte reste intégralement d'actualité.

Jo Moreau.

APRES COPENHAGUE, CHANGEONS DE CAP.

Depuis plus de 30 ans mon métier m’amène aux quatre coins de la planète pour résoudre des problèmes de sécheresse, d’inondations, de manque d’eau, etc. Un peu partout j’ai côtoyé des paysans vulnérables soumis aux caprices de celui qui sur eux a droit de vie et de mort: le Climat. J’ai donc suivi avec intérêt la pagaille de Copenhague. Un aspect a attiré mon attention plus que tout autre : désormais des centaines de millions de ressortissants des pays en développement sont amenés à croire que la cause de toutes leurs misères c’est nous, nous l’homme occidental avec ses dangereuses émissions de CO2. Que lorsque les crues emportent leurs villages et tuent leurs enfants, ce n’est plus Dieu qui se fâche, mais c’est notre CO2 qui bouleverse le climat de la terre.

Pendant des décennies, l’Afrique nous a appelés à l’aide. Aujourd’hui elle exige des "dédommagements". La nuance est de taille. Et elle a de quoi effrayer. D’un dialogue amical de coopération Nord-Sud, nos relations évoluent progressivement vers un divorce à couteaux tirés. Lancée fin des années 70, l’affirmation que le CO2 émis par l’activité humaine, le C02 dit "anthropique", est en train de bouleverser le climat a rapidement séduit une foule grossissante d’adeptes, soucieux d’une planète en bonne santé. Mais cette thèse a aussi séduit bon nombre d’alarmologues, de prédicateurs de l’apocalypse et de politiciens en mal d’électeurs.

Les anticapitalistes les plus radicaux se sont empressés de prendre la tête du cortège.

Cette thèse a dégénéré en une accusation grave de l’homme occidental. Ceux qui osent en douter sont traités de négationnistes, d’assassins, ou de constructeurs de chambres à gaz. Bref, un climat détestable a fini par s’installer. Le discours apocalyptique martelé depuis des années verse non seulement de l’huile sur le feu du dialogue Nord-Sud. Il conduit aussi à détourner l’aide internationale et à instaurer des taxes protectionnistes absurdes, approfondissant encore le gouffre qui nous sépare.

Alors qu’il n’existe pas de preuve scientifique que le CO2 anthropique est en train de bouleverser le climat, nous sommes sur le point de sanctionner l’humanité toute entière en vertu du seul principe de précaution, sur base d’indices et de présomptions. Prétendre qu’il y a un consensus sur cette question est mensonger. De nombreux doutes subsistent encore dans le monde scientifique.

Rappelons que les activités humaines n’émettent que 5 % des émissions totales de CO2 sur terre et sur mer. Que bien d’autres paramètres entrent en jeu. Que les quantités d’eau évaporées sont des milliers de fois plus élevées. Que le phénomène d’absorption du carbone par les océans est encore mal connu. Que l’agriculture, en pleine expansion, est un puissant absorbeur de CO2. Et enfin que ce gaz n’est pas un sale polluant, mais un gaz aussi noble et vital que l’oxygène.

Quant au changement climatique, il convient d’être un peu plus nuancé. L’accroissement de température n’a été que d’environ 0,7°C au siècle dernier et la montée des océans de 2 mm/an. A ce rythme il faudrait des milliers d’années pour atteindre les niveaux apocalyptiques présentés dans les medias. Et pendant que nous sommes inondés de nouvelles alarmistes, les bonnes nouvelles passent à la trappe. Qui sait qu’au Pôle Sud la glace serait en train de s’épaissir ? Qu’il ferait plus froid aujourd’hui qu’au Moyen-Age ? Que la fonte de la banquise est peut-être en train de se ralentir, ou même de s’inverser ? Que la sécheresse au Sahel toucherait à sa fin ? Qu’au Maroc, jamais les barrages n’ont été aussi pleins que cette année ? Même tendance à Assouan.

Bref, les contre-arguments ne manquent pas et il faut donc savoir garder un esprit critique. Le débat est loin d’être clos et devrait se poursuivre avec plus de tolérance et d’humilité. La planète est immense et l’homme tout petit. Il ne dispose pas encore du recul nécessaire ni des réseaux de mesure suffisamment denses et précis pour se prononcer avec autant de certitude et de dogmatisme sur des phénomènes aussi complexes et variables dans le temps et dans l’espace. Arrêtons donc de nous auto-flageller pour un crime qui est encore loin d’être prouvé. Et en attendant ces preuves, arrêtons cette course folle dans l’inconnu et changeons de cap.

Continuons à lutter pour un environnement plus sain et une gestion plus rationnelle de nos ressources, mais en évitant les amalgames et sans perdre de vue que pour des milliards d’êtres humains la priorité est d’abord de nourrir, de soigner et d’éduquer leurs enfants. C’est à juste titre que les pays pauvres souhaitent d’abord consacrer l’aumône de l’aide au développement à la croissance de leurs économies fragiles. Ceux qui n’ont pas grand-chose d’autre que leurs rêves aspirent au même bien-être que le nôtre. Et prétendre du haut de nos buildings climatisés ou de nos hélicoptères que ces rêves sont un danger mortel et qu’il faut freiner le développement est pour le moins indécent.

L’idée d’un Fonds ou d’une Agence Mondiale pour le Climat a été discutée à Copenhague. Je préfèrerais pour ma part l’idée d’un Fonds ou d’une Agence Mondiale pour l’Eau, afin d’aider les pays en développement à mieux faire face aux aléas climatiques naturels. Le développement des pays pauvres est en effet entravé par de multiples problèmes d’eau, sans que cela n’ait grand-chose à voir avec notre CO2. Inondations, sécheresses, cycles de vaches maigres et de vaches grasses existent depuis la nuit des temps. Mais ces phénomènes sont exacerbés aujourd’hui par une démographie galopante, une déforestation incontrôlée, une mauvaise gestion du territoire et un manque criant d’infrastructures.

L’eau est ainsi devenue un des enjeux majeurs de l’humanité. Et une source de conflits. Les pays développés ne parviennent à maîtriser l’eau que grâce à d’énormes investissements: des dizaines de milliers de grands barrages, des centaines de milliers de km de digues et de canaux, des centaines de millions d’hectares d’irrigation et d’innombrables stations d’épuration. C’est ce savoir-faire qu’il faut partager, en y consacrant les milliards d’euros nécessaires, tout en gardant confiance en l’homme et en sa créativité.

(1) http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/555294/apres-copenhague-changeons-de-cap.html

 


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21/03/2017

LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES DU PASSE (14)

climat (8).jpgSuite n° 14. (anno 1650-1699)

"Le contenu de la mémoire est fonction de la vitesse de l'oubli"

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus nous serions responsables !

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques, et relativise la notion même de "changements climatiques", ainsi que la définition d'un "climat stable" qui n'a jamais existé mais qu'on voudrait instaurer à tout prix.

Contexte et mise en garde, voir :
http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1-1140511.html

Anno 1650 : Le 18 janvier, terrible tempête en Angleterre. Grande chaleur et sécheresse sur l'Italie. Inondations en Bretagne.

Anno 1651 : le 5 janvier, une grande inondation noie les plaines d'Alsace. Le 23 février, hautes eaux qui causent de grands dommages aux digues des Pays-Bas. Le 4 mars, une nouvelle tempête et inondations dans le Dimmermeer et à Amsterdam. La crue de la Seine cause de grands dommages à Paris. Pluies continuelles en octobre et novembre. Inondations généralisées en France.

Anno 1652 : Chaleur et sécheresse en Angleterre. L'été en Ecosse est le plus chaud et sec "de mémoire d'homme". La chaleur sévit sur l'Europe entière. Année de la "grande sécheresse" en Alsace, jusqu'au mois d'août qui connait d'énormes crues.

Anno 1653 : Chaleur et sécheresse en Pologne. Egalement en Angleterre.

Anno 1654 : Chaleur et sécheresse exceptionnelle en Périgord et sur tout le sud de la France. Egalement sur l'Angleterre. En Suisse, baisse des eaux du lac de Genève, une partie de la rade peut être traversée à pied sec.

Anno 1655 : En janvier, grandes inondations en Angleterre. Sécheresse sur le Sud de la France.

Anno 1656 : Inondations à Rome. La sécheresse persiste sur le Sud de la France, en Provence, la chaleur fut si extraordinaire que "la plupart des bleds ne sortirent point". Le 20 juillet à Norwich, deux averses de grêle causent de nombreux morts. En juillet, le Danube sort de son lit, et les flots torrentueux détruisent ponts et constructions et 16 villes et villages sont détruits. Les orages sont la cause de nombreux incendies. Pluies excessives sur l'Angleterre. La Tamise déborde le 8 octobre.

Anno 1657 : Séisme en Touraine. En Angleterre, le temps fut excessivement chaud depuis le printemps jusque la fin de l'été. Nombreux orages en France, qui causent de nombreuses inondations. Le Rhône déborde en Camargue. En Provence, l'hiver 1657-58 "est un vrai printemps".

Anno 1658 : en février et mars, grandes inondations en France et en Belgique. La Seine dépasse de 8 mètres son niveau habituel. Paris connait une crue historique. L'été est remarquablement chaud en Angleterre. Chaleur excessive en Italie. Grande chaleur et sécheresse au Danemark. Le 3 septembre, un ouragan souffle sur toute l'Europe. L'hiver qui suit fut sans neige ni gelées.

Anno 1659 : En Suisse, hiver doux, sans gel ni neige. Grande tempête de grêle sur le Straffordshire qui cause de nombreux dégâts. Le 8 décembre, une violente tempête "telle qu'on n'en a jamais vue sur cette région" cause de grands dégâts à la ville de York.

Anno 1660 : Sécheresse extraordinaire en Provence. Important séisme dans la région de Bagnères de Bigorre - 653 morts. En novembre, la crue de la Tamise cause de grands dégâts. Le mois de décembre fut particulièrement doux. En Angleterre, l'hiver fut particulièrement tempêtueux.

Anno 1661 : Hiver particulièrement doux. En février, les arbres à fruits à noyaux étaient en fleurs. Le 18 février, une tempête très violente accompagnée d'orages et de grêle touche l'Angleterre. On dénombre de nombreux morts par l'effondrement de bâtiments. Le vent était si violent que "de nombreuses personnes furent projetées dans les airs". Le 21 février, importantes inondations dans le Kent. Ensuite, succession de sécheresses et d'inondations. Plusieurs rivières sont à sec.

Anno 1662 : En Bretagne, l'hiver fut doux. "On n'alluma pas les cheminée une seule fois" et en février, les arbres furent en fleur (période suivie d'un froid rigoureux). Le 18 février, grande tempête sur Londres. Le 30 juillet, tempête de grêle remarquable sur le West Lancashire. Le même jour, tornade faisant un "bruit hideux" dans le Cheshire. Invasion de sauterelles sur le territoire d'Arles.

Anno 1663 : Eté pluvieux et froid sur l'Europe. L'hiver est ensuite particulièrement doux et pluvieux sur l'Allemagne.

Anno 1664 : En janvier, violente tempête de grêle sur Londres. Les 26,27 et 28 janvier, marées très irrégulières sur les côtes anglaises, la mer envahissant les côtes sans se retirer. Le 4 mai et suivants, grandes inondations dans le Buckhingamshire et autres régions d4angleterre. Le 29 juillet, violente tempête de Grêle "comme des oeufs d'oie" sur Padoue (Italie).

Anno 1665 : En Angleterre, nombreuses inondations aussi bien par des crues de rivières que par des submersions marines. Sécheresse "affreuse" en Provence.

Anno 1666 : Nombreuses tempêtes et orages en début d'année en Angleterre. En Bretagne, à la suite de l’arasement des talus, le sable de mer, poussé par une violente tempête, envahit à jamais, au cours d’une nuit, l’intérieur des terres et couvre d’une couche de 20 pieds, le sol des campagnes fertíles s’étendant de Saint-Pol-de-Léon à Brignogan. France et Grande Bretagne : sévère sécheresse. La Tamise peut etre traversée à pied. Il s’ensuivra le grand incendie de Londres. Le 17 juillet, violentes tempêtes sur les côtes anglaises. Eté excessivement chaud en Alsace. les 14 et 16 octobre, grandes inondations et tempêtes en Angleterre où on dénombre de nombreuses destructions. En Suisse, le lac de Constance déborde.

Anno 1667 : Chaleur et sécheresse en Alsace, où se déclenchent de grands incendies de forêts.

1668 - 1670
Inondations catastrophiques en Europe Orientale. «Dans ces provinces, en particulier en Moldavie, il y a un grand débordement d’eau pendant trois mois en raison des averses fréquentes et pluies incessantes, jour et nuit qui détruisent semis de blé du meilleur, de l’orge, l’avoine et ils sont endommagés par une trop grande humidité et ne peuvent pas mûrir. Aussi l’herbe et les plantes herbacées dans la prairie ne peuvent pas croître à cause du froid et de l’eau ou ne peuvent pas être fauchées à cause du manque de soleil et parce que les rivières sortent de leurs lits, inondent les plaines et prennent avec l’eau les herbes et la terre avec toutes les plantes et les mélangent avec du sable. Aussi, chose surprenante, sur le territoire de Bacău, on a vu si multitude de souris, qui non seulement elles mangeaient tout dans les jardins potagers avec de grandes pertes, mais elles ont escaladé les arbres, ont attaqué et ont tout détruit avec leurs dents, et, ce qui est pis, elles sont sorties et ont dévoré le blé de champs, l’orge etc. Les habitants, alarmés par ce malheur prédisent, qu’il y aura des famines et la peste. Et l’année dernière il y a eu tant de guêpes…qu’on ne pouvait vivre qu’avec les fenêtres fermées ...».
Eté chaud et sec en Alsace.

Anno 1669 : En été grande chaleur en France. Extrême sécheresse en Angleterre sur toute l'année, avec un mois d'août parsemé de tempêtes et d'orages. En juin et juillet, nombreuses inondations en Allemagne qui font des centaines de victimes. Les Pays-Bas connaissent un printemps et un début d'été particulièrment froids, suivis d'une grande chaleur jusqu'en septembre. Le 30 octobre en Angleterre, on note un ouragan, et une tornade sur le Northamptonshire.

Anno 1670 : Grande chaleur et sécheresse dans le Languedoc, et plus généralement sur tout le Sud de la France. En octobre, grandes inondations dans le Sommerset.

Anno 1671 : La fin de l'année en Angleterre connait de nombreuses tempêtes. Nombreuses destructions à Bristol.

Anno 1672 : En mai, sécheresse sur les Pays-Bas et en Allemagne. Des cours d'eau peuvent être traversés à pied. En Angleterre, nombreuses tempêtes jusqu'en décembre.

Anno 1673 : le 19 février séisme en Rhénanie. Nombreuses tempêtes en Angleterre sur l'ensemble de l'année.

Anno 1674 : En Angleterre, tempêtes les 7 et 10 avril. En mai, grandes inondations en Angleterre. Eté très chaud et grande sécheresse en France. Tornades sur les Pays-Bas. Des bateaux ont coulé dans le port d'Amsterdam et des maisons sont détruites. Utrecht est particulièrement touchée. Bruxelles et la France sont également touchés par ces évènements. En Angleterre, l'été est particulièrement pluvieux, tandis que septembre et octobre seront chauds. Le 21 décembre, une tempête violente touche l'Ecosse. Des forêts entières sont déracinées. La Camargue est submergée par une crue du Rhône. La Provence est ravagée par des tempêtes. En Irlande, l'hiver est particulièrement doux, avec un maximum de 4 ou 5 jours de pluie.

Anno 1675 : le 24 mai en Angleterre, terrible tempête accompagnée d'orage. Eté pourri et froid en France et en Angleterre. En novembre, violente tempête sur les Pays-Bas. Rupture des digues et grandes inondations. 46 vaisseaux et leurs équipages sont perdus. Le 26 décembre, ouragan sur l'Angleterre. L'hiver qui suit ne connut pratiquement ni pluie, ni neige. En Irlande, on peut même parler d'absence d'hiver.

Anno 1676 : Le 16 juin, violente tempête de grêle sur le Staffordshire. Le 19 juin, violente tempête sur l'Angleterre. L'été qui suit fut excessivement froid en Angleterre. A l'automne, une tempête de sable engloutit les récoltes en Ecosse.

Anno 1677 : En juin ,juillet et août, violentes tempêtes et orages sur l'Angleterre.
La chaleur et la sécheresse perdurent sur la Provence. Grandes chaleurs en octobre.

Anno 1678 : En Angleterre, violente tempête en janvier, suivi d'un été très chaud et sec. Ouragan sur la ville de Blois. Parmi d'autres destructions, la cathédrale Saint Louis est détruite. Début juillet, pluies abondantes sur la région de Toulouse. La Garonne atteint des niveaux extraordinaires. Le 2 septembre : séisme sur la faille de la Durance.

Anno 1679 : Eté très chaud, également en Angleterre et en Ecosse. La sécheresse débute en mai et perdure tout l'été.

Anno 1680 : Le 11 février , marées très irrégulières en Angleterre, on constate 3 marées en 5 heures. Très violente tempête sur la Provence, telle "qu'aucun homme vivant n'en avoit veu de pareille". Le 26 juin, inondations catastrophiques à Londonderry en Irlande. Eté très chaud en Angleterre, en France et en Pologne. Le 13 septembre, terrible tempête en Angleterre.

Anno 1681 : Eté très chaud. Les puits sont à sec. Sécheresse dans le Sud de la France.
En Angleterre, chaleur et sécheresse au printemps et en été telle que "personne ne se rappelait une végétation aussi brûlée, et un air aussi sec".

Anno 1682 : Le 6 juin en Sicile, grande tempête et inondations durant 36 heures. 600 habitants sont noyés. En Angleterre, pluie, grêles et inondations durant tout l'été, causant de nombreux dommages en beaucoup d'endroits. Séisme en Savoie et dans les Vosges. Raz-de-marée aux Pays-Bas. Le 07 décembre, ouragan et submersion des côtes dans la région de l'île de Ré.

1683 - 1686
Sécheresses prolongées en Europe Orientale. «Pendant trois ans, pas une seule goutte de pluie tomba à travers la Valachie, ou en Moldavie, dont le climat est excessivement chaud, au moment où je parle, il y a eu d’extrêmement fortes chaleurs, tous les lacs et les marais ont été asséchées, mais la chose la plus étonnante est que la rivière Bahlui, sur laquelle est située la capitale et qui est de la taille de la Marne, n’avait plus d’eau, seulement dans les endroits les plus profonds.
Dans les terres boueuses il y avait des fissures si profondes qu’on ne voyait pas un homme debout. Je le répète, je doute qu’il n’existe aucun exemple d’une sécheresse si grande et si longue, et pourtant la terre était si bonne, grasse et fertile, que le champ était recouvert d’une herbe très épaisse … bonne pour les chevaux, mais qui prenait feu, au plus faible souffle de vent... J’ai toujours souffert de la chaleur accablante surtout la nuit... Et le plus grand malheur c’est que les Tatars, remarquant que l’herbe s’enflammait facilement, nous avons vu soudain toute la plaine enveloppée par le feu. La chaleur est devenue plus terrible ...».

Anno1683 : La cathédrale Notre-Dame de Rouen est très endommagée par un ouragan. Inondations en Angleterre, notamment dans le Middlesex et le Yorkshire. En Provence, la sécheresse dura 6 mois.

Anno 1684 : L'année 1684 fut la première pour laquelle nous bénéficions de relevés par thermomètres. Eté très chaud et grande sécheresse. L’année 1684, classée par J.-D. Cassini au nombre des plus chaudes, dans un tableau des grandes chaleurs de Paris, qui comprend quatre-vingt-deux ans, a présenté, seulement sous ce climat, soixante-huit jours d’une température de 25°, entre midi et trois heures ; seize jours d’une température de 31°, et trois jours d’une température de 35°. Ainsi le thermomètre s’éleva trois fois, de midi à trois heures, le 10 juillet, le 4 et le 8 août, à 35° au moins. En Angleterre également, l'été fut extrêmement chaud et sec, précédé par un printemps froid et sec.

Anno 1685 : Inondations dans le Cumberland. Le 23 octobre à Portsmouth, deux navires sont coulés après avoir été touchés par la foudre.

Anno 1686 : En Angleterre, l'hiver 1685-86 fut chaud, sans froids ni tempêtes. Le 25 mai, tempête de grêle violente sur Lille, causant de grands dégâts aux bâtiments et à la végétation. En juin, un flot dévalant des montagnes détruit les villes de Kettlewell et Starbotton dans le comté de York. L'Italie connait une grande sécheresse durant les années 1686 à 1689. L'été est très chaud en France, dont 5 jours avec des températures de plus de 35°, 8 jours de plus de 31° et 46 jours plus de 25°. Grandes inondations aux Pays-Bas.

Anno 1687 : En Irlande, violente tempête et pluies excessives à Dublin. La ville est inondée "de telle manière qu'on peut voir des bateaux dans les rues". L'année est particulièrement pluvieuse en Angleterre, avec de fréquentes tempêtes et ouragans. Tout l'été est pluvieux en Allemagne. Eté chaud en France avec 43 jours de chaleur, tandis que la sécheresse persiste en Italie.

Anno 1688 : 53 jours de chaleur durant l'été en France. Séisme en Campanie.

Anno 1689 : 35 jours de chaleur à Paris durant l'été. L'année fut la plus sèche des 30 années qui suivent. Du 4 au 10 octobre, des pluies continues dans le Suffolk causent une inondation et de grands dégâts à Norwich et qui détruit des ponts.


Anno 1690 : Le 11 janvier, extraordinaire tempête sur Londres semblable à un ouragan. Des maisons sont détruites et il y a de nombreux morts. L'hiver est anormalement chaud, sec et venteux. En Italie, après un hiver doux et presque sans neige, mars connait un véritable déluge et les inondations sont généralisées. Les pluies continuelles se poursuivent en printemps et en été, jusque fin juillet. Suivent deux mois de sécheresse et froids. En mars, crue de la Seine à Paris. L'été en France est caractérisé par de nombreux jours très chauds avec un pic de température le 31 juillet. En Bourgogne, l'été est très venteux. le 18 décembre, séisme en Rhénanie.

Anno 1691 : Les Pays-Bas connaissent un hiver sec suivi d'un été excessivement chaud et sec. Année chaude et sèche en Italie. Le 27 juillet, tempêtes et orages en Angleterre.

Anno 1692 : En février, le Rhône est si bas "qu'homme vivant n'avoit veu la rivière si bas". Suivi en août de violents débordements. Eté froid et très pluvieux en Angleterre et dans le Nord de la France. 18 septembre, séisme dont l'épicentre est dans la région verviétoise, ressenti dans le Nord de la France et à Mons. Nombreux dégâts.

Anno 1693 : L'hiver 1692-1693 est très chaud en Allemagne. Eté caniculaire et grande sécheresse en Italie, et plus généralement sur l'Europe. La chaleur devient intolérable en Sicile. Séisme en Sicile en août, faisant 60.000 morts. Séisme à Naples, 93.000 morts.

Anno 1694 : Eté très chaud et grande sécheresse en France et en Italie, qui connait 5 mois pratiquement sans pluie. Le 01 août, tornade sur le Northamptonshire. Le 2 novembre, une tempête violente souffle pendant plus de 30 heures, accompagnée de mouvements de sables mouvants en Ecosse. Certaines fermes sont ensevelies sous 30 mètres de sable.

Anno 1695 : Le printemps est remarquablement sec en Angleterre. Importantes pluies en Italie, la crue du Pô entraine la destruction des récoltes, et la famine règne dans le Nord. En Allemagne, août est froid et pluvieux, suivi de deux mois excessivement froids.

Anno 1696 : En Angleterre, les 3 premières semaines de janvier sont semblables à l'été. En été, le temps sera alternativement froid et pluvieux avec de grandes inondations. Le 16 janvier on note une température exceptionnelle de 17,9° à Paris. En juin, inondations dans le Northamptonshire. Sécheresse en Pologne. En Provence, les moulins chôment au vu de la sécheresse qui assèche les cours d'eau.

Anno 1697 : Printemps excessivement chaud en Angleterre. Extraordinaires tempêtes de grêle qui causent de grands dommages sur les bâtiments, les récoltes et le bétail. En juillet, chaleur excessive sur le Nord de la France. Des pluies continuelles causent des crues généralisées en Europe. En Angleterre, chaleur inhabituelle en décembre "aussi chaud qu'au mois d'août".

Anno 1698 : Température généralement froide sur l'Angleterre.

Anno 1699 : Tempête et ouragan sur l'Angleterre en février.
Début d'une vague de chaleur sur l'Angleterre et la France en juin. Juillet connut une chaleur intolérable. La chaleur perdura jusqu'en octobre.

Jo Moreau

A SUIVRE

10:57 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, climat, giec, co2 | |  Facebook |

19/03/2017

L' ART D'AVOIR TOUJOURS RAISON


schopenhauer.jpgArthur Schopenhauer est un philosophe allemand né en 1788 et mort en 1860.
Son ouvrage, L' Art d'avoir toujours raison, fut écrit en 1830-1831. Le texte ci-dessous en est extrait, et est toujours d'une actualité brûlante, notamment dans le domaine qui nous intéresse ! A méditer, notamment dans le processus de formation d'un prétendu "consensus" de scientifiques, ou sur la façon de formater l'opinion publique.

Jo Moreau.


La plupart des gens pensent avec Aristote: « Ce qui paraît juste à une multitude, nous disons que c’est vrai » (Éthique à Nicomaque) : il n’y a en effet aucune opinion, aussi absurde soit-elle, que les hommes n’aient pas rapidement adoptée dès qu’on a réussi à les persuader qu’elle était généralement acceptée.

L’exemple agit sur leur pensée comme sur leurs actes. Ce sont des moutons qui suivent le bélier de tête, où qu’il les conduise : il leur est plus facile de mourir que de penser. Il est très étrange que l’universalité d’une opinion ait autant de poids pour eux puisqu’ils peuvent voir sur eux-mêmes qu’on adopte des opinions sans jugement et seulement en vertu de l’exemple. Mais ils ne le voient pas parce qu’ils sont dépourvus de toute connaissance d’eux-mêmes.

Seule l’élite dit avec Platon: « à une multitude de gens, une multitude d’idées paraissent justes », c’est-à- dire le profane n’a que bêtises en tête, et si on voulait s’y arrêter, on aurait beaucoup à faire. Si on parle sérieusement, le caractère universel d’une opinion n’est ni une preuve ni même un critère de probabilité de son exactitude. [Il n’y a qu’à penser à tous les dogmes jadis reconnus officiellement par des sociétés entières et qui par la suite se sont avérés complètement faux. Par exemple, Ptolémée contre Copernic].

Ce que l’on appelle l’opinion commune est, à y bien regarder, l’opinion de deux ou trois personnes; et nous pourrions nous en convaincre si seulement nous observions comment naît une telle opinion. [Comme pour le ragot], nous verrions alors que ce sont deux ou trois personnes qui l’ont admise ou avancée ou affirmée, et qu’on a eu la bienveillance de croire qu’elles l’avaient examinée à fond; préjugeant de la compétence suffisante de celles-ci, quelques autres se sont mises également à adopter cette opinion; à leur tour, un grand nombre de personnes se sont fiées à ces dernières, leur paresse [ou séduction] les incitant à croire d’emblée les choses plutôt que de se donner le mal de les examiner. Ainsi s’est accru de jour en jour le nombre de ces adeptes paresseux et crédules [et séduits]; car une fois que l’opinion eut pour elle un bon nombre de voix, les suivants ont pensé qu’elle n’avait pu les obtenir que grâce à la justesse de ses fondements. Les autres sont alors contraints de reconnaître ce qui était communément admis pour ne pas être considérés comme des esprits inquiets s’insurgeant contre des opinions universellement admises ou comme des impertinents se croyant plus malins que tout le monde.

Adhérer devint alors un devoir.

Désormais, le petit nombre de ceux qui sont capables de juger est obligé de se taire; et ceux qui ont le droit de parler sont ceux qui sont absolument incapables de se forger une opinion et un jugement à eux, et qui ne sont donc que l’écho de l’opinion d’autrui.

Ils en sont cependant des défenseurs d’autant plus ardents et plus intolérants. Car ce qu’ils détestent chez celui qui pense autrement, ce n’est pas tant l’opinion différente qu’il prône que l’outrecuidance qu’il y a à vouloir juger par soi-même — ce qu’ils ne font bien sûr jamais eux-mêmes, et dont ils ont conscience dans leur for intérieur. Bref, très peu de gens savent réfléchir, mais tous veulent avoir des opinions; que leur reste-t-il d’autre que de les adopter telles que les autres les leur proposent au lieu de se les forger eux-mêmes? Puisqu’il en est ainsi, que vaut l’opinion de cent millions d’hommes ? Autant que, par exemple, un fait historique attesté par cent historiens quand on prouve ensuite qu’ils ont tous copié les uns sur les autres et qu’il apparaît ainsi que tout repose sur les dires d’une seule personne.

Arthur Schopenhauer.

11:23 Publié dans climat, Culture, sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

15/03/2017

POLITIQUE ET SCIENCE : UNE COMBINAISON TOXIQUE.

réchauffement climatique,climat,Je reprends ici des extraits d'un article de Matt Ridley (1) , publié le 07 février 2017 suite aux révélations du Dr John Bates (2) sur les manipulations des données climatiques du NOAA afin d' orienter les discussions de la COP21. Les liaisons dangereuses entre Science et Politique sont une nouvelle fois clairement mises en évidence ....

Il s'agit d'une "traduction maison".

Jo Moreau.

(,,,)
Un nouveau témoignage dévastateur de John Bates, ex chercheur principal à l'agence climatique principale américaine, la National Oceanic and Atmospheric Administration, allègue que les scientifiques de cet organisme livraient des fausses données et des preuves sur base de règles politiques. 


L'essai du Dr Bates sur le site Climate Etc,,, illustre des éléments d'inconduite scientifique aussi graves que celles de la campagne anti-vaccin de Andrew Wakefield. Le patron du Dr Bates, Tom Karl, un proche allié de John Holdren, conseiller scientifique du président Obama, a publié en 2015 un document délibérément émis pour influencer (la COP 21) le jamboree climatique de Paris. Ce document fut largement salué et répercuté dans les médias comme réfutant la pause de 18 ans dans le réchauffement climatique, politiquement gênante, dont l' existence avait été reconnue par le Groupe d' experts Intergouvernemental sur l' évolution du climat (GIEC) deux ans plus tôt.


Le Dr Bates dit que Tom Karl fonde son "document sur la pause climatique" d'après un ensemble de relevés de surface terrestre imparfait, qui n'a pas été vérifié ou correctement archivé; et sur un ensemble de relevés de surface océanique qui corrige des données fiables faites à partir des bouées, avec des données peu fiables de relevés faits à partir de navires, ce qui permettait d'illustrer une tendance accentuée d'un réchauffement climatique. Science Magazine envisage de retirer le papier concerné, tandis qu'un comité du Congrès affirme que les allégations confirment certains de ses soupçons.


Le Dr Bates n'est pas un « climato-sceptique ». Il a reçu la médaille d'or du gouvernement américain en 2014 pour son travail sur les données climatiques. Maintenant retraité, il dénonce la «manipulation flagrante des normes de l''intégrité scientifique et des standards d'une publication scientifique", d'un «choix du moment où la publication du document permettra d'influencer les délibérations nationales et internationales sur la politique climatique» et conclut: «Ainsi, dans tous les aspects de la préparation et de la diffusion des ensembles de données contenues dans le rapport, nous trouvons le coup de pouce de Tom Karl pour influencer les décisions qui maximisent le réchauffement et réduisent au minimum la documentation ".


Nous sommes face à bien plus qu'un scandale scientifique de routine. Tout d'abord, il émane de scientifiques qui ont accusé le président Trump et d'autres politiciens de politiser la science. Deuxièmement, il contamine potentiellement toute affirmation selon laquelle la science du climat a produit des résultats impartiaux. Troisièmement, il embarrasse les journalistes scientifiques qui ont dénoncé avec des preuves croissantes l'inconduite scientifique en médecine, en toxicologie et en psychologie, mais ignorent le même dévoiement de la science du climat, car ils en épousent la cause comme étant « une noble cause ». (,,,)


D'ailleurs, ceci est simplement le dernier scandale de la « rock science » du climat. Le principal fut le « climategate » en 2009, qui a démontré les manigances de scientifiques pour ostraciser les sceptiques, supprimer des e-mails, manipuler les « peer-reviews » et tronquer la présentation de données,(,,,)


Le Dr Bates appelle à plus d'éthique dans la science, à la promotion d'un "débat respectueux des différents points de vue auquel nous nous étions engagés après le Climategate". Il est temps pour les nombreux brillants scientifiques à la base de grandes découvertes dans le domaine des quasars et des quarks, la maladie d'Alzheimer et les allergies, les neurones, les fossiles, les télomères et l'âge de glace, de «prendre une position publique " contre la politisation de certains scientifiques au sein de leur propres rangs.


Matt Ridley.


(1) http://principia-scientific.org/politics-science-toxic-combination/


(2) Dr John BATES - PhD - Météorologie - Sciences atmosphériques - Variabilité du climat - Chercheur principal NCDC - Ex administrateur de l'American Geophysical Union.

14:40 Publié dans climat, sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, climat | |  Facebook |

10/03/2017

LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES DU PASSE (13)

Suite n° 13. (anno 1600-1649)

"Le contenu de la mémoire est fonction de la vitesse de l'oubli"

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus nous serions responsables !

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques, et relativise la notion même de "changements climatiques", ainsi que la définition d'un "climat stable" qui n'a jamais existé mais qu'on voudrait instaurer à tout prix.

Contexte et mise en garde, voir :
http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1-1140511.html

Anno 1600 : Eté froid et sec en Angleterre, suivi par une famine. En décembre, une tempête cause d'importantes inondations à Venise. Grande sécheresse sur la Russie. La famine qui s'ensuit causera 500.000 morts

Anno 1601: Hiver d'une douceur excessive. Le 1 février, une tempête cause des dégâts à Londres. En Belgique, en Suisse et en Angleterre, juin fut particulièrement chaud, et la chaleur excessive persista en juillet et août. Les fruits étaient brûlés par le soleil avant de parvenir à maturité. Le 07 août, séisme en Alsace. Le 26 octobre, une tempête particulièrement violente cause de hautes marées et une inondation importante à Ostende. En Bretagne, Le 9 (ou 19 ?) décembre 1601, Bertrand Jouhan (recteur de Plestin-les-Grèves) note que vers 10 heures du soir, il s'est produit un grand tremblement de terre ; Cette secousse sismique fut ressentie dans toute la Bretagne comme l'atteste une autre note inscrite sur la page de garde d'un registre de Saint-Melaine de Morlaix par Messire Goulven Le Goff, vicaire perpétuel de la paroisse : « Le dix neuffiesme jour de décembre l'an mil six centz ung, environ unze heures en nuict se trova ung tramblement de terre si epoventable et estoit si terrible que les chandelliers, bacins sonoient, les chambres trembloient et fut un grand épouventement au peuple. Dieu nous donne sa grâce d'éviter toutz les perils et le paradis en fin ».

Anno 1602 : Le 02 février, les îles Feroe sont frappées par une grande tempete. Un port est complètement et définitivement détruit. Les 23 et 24 février, violente tempête sur les côtes de Flandre. Importantes inondations dans le nord de la France.

Anno 1604 : le 01 mars, violente tempête sur Ostende en Flandre. Le niveau de la marée "est le plus haut de ces 40 dernières années".

Anno 1605 : Grande sécheresse en Provence. D'octobre 1604 à mai, il n'y eut qu'une seule averse de pluie. En Europe orientale, de fortes pluies causent de grandes inondations.

Anno 1607 : Le 30 janvier, inondations catastrophiques et submersion des côtes anglaises. Des dizaines de villages sont engloutis et des milliers d'habitants perdent la vie. En divers endroits, le niveau des eaux était de 8 mètres au dessus du niveau normal. L'été en Angleterre est chaud et sec.

Anno 1608 : Eté chaud et sec en Angleterre. En Allemagne, la chaleur détruit la végétation qui avait survécu au terrible hiver. Ouragan sur l'Angleterre. Chaleur sur l'Italie. Crue de la Loire.

Anno 1609 : Hiver d'une douceur excessive. le 19 janvier crue de la Tamise.
Sécheresse en Europe orientale. Sécheresse excessive en Provence. Les sauterelles étaient si abondantes "qu'elles cachaient le soleil".

Anno 1610 : Eté excessivement chaud et sec en Angleterre.

Anno 1611 : Eté humide et pluvieux en Angleterre. Les pluies provoquent de grandes inondations en novembre et décembre. Invasion de sauterelles en Provence.

Anno 1612 : Eté chaud sur la France et la Belgique. Les marais de Camargue sont asséchés. En Provence, les puits sont à sec et les sauterelles prolifèrent, les herbages sont rongés jusqu'à la racine. Le 6 septembre, en Alsace, un village est détruit par les incendies de forêt qui se déclenchent un peu partout.

Anno 1613 : Hiver doux. les roses fleurissent en janvier. Des averses de grêle causent beaucoup de dommages à Rouen. Année chaude. En juillet, nombreux orages et tempêtes qui détruisent les récoltes. En Provence, l'invasion de sauterelles s'intensifie encore. Séisme dans les Alpes Maritimes.

Anno 1614 : Dans le Lincolnshire, la mer inonda les terres sur 12 miles. A York, après la grande inondation, une sécheresse régna jusqu'en août. Les sauterelles font de grands ravages à Arles.

Anno 1615 : Hiver d'une douceur excessive.
Le 5 Juin, "grêlons prodigieusement gros, larges comme de petites assietes, ceps de vignes et grosses branches d'arbres coupés, toits de maisons enfoncés, porcs et autres animaux tués". L'été fut très chaud et sec sur toute l'Europe. Toutes les récoltes étaient détruites sur les champs. La sécheresse était si grande qu'en Allemagne, plus de 3000 maisons furent détruites par le feu. En Angleterre, grande mortalité dans le bétail. En Provence, l'invasion de sauterelles atteint son paroxysme. "En cette année 1615, les sauterelles de l'année dernière ayant abondamment pullulé par tous les endroits de campagne de la ville et principalement dans la Camargue donnèrent encore une grande apréhension d'une désolation générale des fruits".

Anno 1616 : Eté très chaud et sec en Angleterre. Inondation "extraordinaire" à Manchester. Le 8 novembre, grande tempête accompagnée de trombes d'eau.

Anno 1617 : Le 29 janvier, grande tempête en Angleterre accompagnée de tremblement de terre. Grandes inondations sur la Catalogne qui font entre 15.000 et 50.000 morts. La ville d'Arles est infestée de sauterelles.
l'hiver 1617-1618 est remarquablement doux en Belgique.

Anno 1618 : L'année fut caractérisée en Europe par "une succession extraordinaire de tempêtes, inondations par les rivières et submersions marines, séismes et météores dans les cieux".

Anno 1619 : Hiver d'une douceur excessive. Tremblement de terre dans toute la Bretagne. Chaleur excessive en Provence.

Anno 1620 : Année de sécheresse en Europe orientale, particulièrement en Moldavie. «Il était temps de déjeuner quand nous nous sommes arrêtés sur le fleuve Răut dans les champs secs, pleins de criquets, c’était très difficile à cause de la marche sous un grand soleil et parce les païens nous étouffaient avec de la fumée. D’autant plus qu’on ne pouvait obtenir de l’eau pour boire seulement dans des étangs. Beaucoup de chevaux sont morts de soif ".

Anno 1621 : les 18 et 24 juin, violentes tempêtes en Angleterre. Eté sec en Europe orientale.

Anno 1622 : En France, chaleur en janvier. arbres en fleur en février. "On n'alluma pas les cheminées une seule fois". En Allemagne, tous les arbres sont en fleur au mois de février. Eté sec et chaud en Angleterre. Dans l'été 1622, "les plus vieux habitants de Carpentras déclaraient qu'ils ne se souvenaient pas d'une sécheresse aussi prolongée, elle durait depuis six mois".

Anno 1623 : Janvier très chaud sur l'Europe. En février, les arbres sont en fleurs. Le Danube déborde et cause d'importantes inondations en Autriche et en Hongrie. Nombreuses tempêtes sur toute l'Europe.

Anno 1624 : Violents orages sur l'Italie. Nombreuses tempêtes sur l'Angleterre.
En octobre, en Angleterre survint une "merveilleuse grande tempête au cours de laquelle de nombreux navires ont péri".

Anno 1625 : En Provence, sécheresse depuis avril jusqu'en novembre. Terrible tempête sur Nuremberg accompagnée d'orages.

Anno 1626 : Nombreuses tempêtes sur toute l'année en Angleterre. Le 6 juin, grandes inondations en Angleterre. Ensuite en été, sécheresse et chaleur excessive. Sécheresse en Périgord. Décembre en Angleterre fut extrêmement doux, "comme un printemps".

Anno 1627 : Le 28 janvier, grande tempête sur le Staffordshire. De nombreuses maisons sont détruites et les arbres sont abattus. De grandes inondations dans la région de Naples font 16.000 morts. Nombreuses tempêtes sur la Bohême.

Anno 1628 : Terrible tempête en juillet.

Anno 1629 : En juin, tempête sur l'Angleterre.

Anno 1630 : En Ecosse, grande inondation de la rivière Clyde. En été, sécheresse sur le Staffordshire. Le 5 novembre, submersion d'îles danoises par la mer.

Anno 1631 : Le 24 décembre, "En ceste saison la Mozelle estoit sy débordée qu'il falloit, grande brigée (bruit), prendre la royne et aussi son bagage a Longeville, et en chemin, l'eau estoit toute au large" (arrivée de la Reine à Metz).

Anno 1632 : Eté très chaud et grande sécheresse en France. La sécheresse de 1632 dura depuis le 12 juillet jusqu’au 15 septembre. Chaleur et sécheresse exceptionnelles en Italie.

Anno 1633 : A Cork, en Irlande, "prodigieuse inondation" par la mer, qui détruit maisons et ponts.

Anno 1634 : "Cest année fut aussy debordée la rivière de Muzelle (Moselle), le jour de la Madellaine, dont oultre le Pont au Loup (bâti en avant du Pont-des-Morts en 1445 et détruit en 1750) on ny sceut passé, deux deniers il fallait payer au bastelier. Trois jours et trois nuits il tomba sy grand pluye, que tous, grands et petits, se trouvoient bien esmenée. Cest oraige ny fit bien que tout grand arrieraige, tant en vignes comme en bledz et aussi en herbaige". Le 11 octobre : avancée marine au Nordstrand (Frise) qui est qualifiée de véritable déluge. On dénombre plus de 6.000 morts.

Anno 1635 : Eté chaud et sec en Angleterre. Sécheresse en Périgord. En Holstein, grandes inondations qui causent 6.000 morts.

Anno 1636 : Printemps précoce dans le Derbyshire. Fortes chaleurs estivales. Les témoins racontent "un effroyable harassement de chaleur pendant plusieurs semaines" à Paris. On compte 500.000 morts. Eté brûlant et grande sécheresse en Alsace.
Le 4 novembre, une violente tempête destructrice atteint le Northamptonshire.

Anno 1637 : Eté excessivement chaud et sec en Angleterre et en France. Grandes inondations en Frise. La chaleur et la sécheresse perdurent en Alsace. La famine y prend de telles proportions que les actes de cannibalisme se multiplient et "qu'on dépèce les cadavres humains et ceux des petits enfants que les mères ne parviennent plus à nourrir".

Anno 1638 : Sévère sécheresse en Provence. Le Rhône peut être traversé à pied.
Nouvel été chaud et sec en Angleterre.

Anno 1639 : Fortes chaleurs estivales sur la France et la Belgique. En Angleterre, grandes inondations en octobre et plusieurs tempêtes et ouragans en décembre.

Anno 1640 : le 04 avril, séisme en Rhénanie et en Belgique orientale.
,"Le troisième jour du mois d'apvril dudit an, environ les deux heures de nuict se fit un tremblement de terre par toute l'Europe que plusieurs villes des Pais-Bas en eurent de la grande appréhension, signament à la ville de Bruxelles, capitalle de Brabant, que la plupart des habitans en furent grandement effaié, le jour ne pouvant luire et esclairer à temps assé à leur desir et souhait afin de pouvoir aller aux églises pour mander des confesseurs signament aux RR. PP. jésuites, selon que la presché en l'église abbatialle de St-Jean en Valentienne ". Le 8 avril, soudaine inondation dans le Northamptonshire, les eaux atteignant une hauteur incroyable. Le 6 juillet 1640 (à 10 h et 11 h, du soir) : Violent tremblement de terre au Mont-Saint-Michel, en Bretagne et en Normandie. Le 23 septembre, grande inondation à Dresde. Le 18 octobre en Angleterre, terrible tempête accompagnée d'orages.

Anno 1641 : Canicule et grande sécheresse en Périgord. Nombreuses averses de grêle en Angleterre.

Anno 1642 : En janvier et février, terribles tempêtes sur l'Angleterre. Ensuite, l'été fut excessivement chaud. Grande chaleur sur le sud de la France. Nouvelle invasion de sauterelles en Provence. " En l'automne, il y eut partout la province de Bretagne un grand déluge d'eau qui ruina les ponts, étangs et moulins et fit grand dommage. Ouragan sur le Périgord. Grandes inondations aux Pays-Bas.
L' hiver 1642-1643 est particulièrement doux.

Anno 1643 : En janvier, grandes inondations aux Pays-Bas par submersion marine. Nombreux dégâts aux digues et aux constructions. On voit les cadavres flotter sur l'eau. Grandes inondations en Thuringe. Après des pluies continuelles au printemps, nouvel été excessivement chaud en Angleterre. Chaleur excessive en Italie.

Anno 1644 : En mai, violentes tempêtes de grêle en Angleterre. En juin, grandes inondations en Espagne et aux Pays-Bas. En France, Après la Saint Jean : "Il vint une telle véhémente chaleur qu'on ne pouvoit durer ès champs ny en vignes, et plusieurs gens moururent au milieu des champs et aultres lieux de ceste chaleur (...) Enfin il faisoit si extrêmenent chaud que l'ont ne sceut ouwrer que le matin et à vespres, sy ce nestoit les pauvres gens qui leur estoit force" . A Montbeliard, la chaleur était telle que les poissons mouraient dans les rivières. En juin, grandes inondations en Espagne et aux Pays-Bas. Séisme dans les Alpes Maritimes.

VERS 1645, début du "minimum de Maunder" et apparition de grands froids, surtout hivernaux.

Anno 1645 : Le 29 janvier, ouragan et submersion des côtes région de Charante Maritime. Tempête extrêmement violente dans la région de Genève. "Le vent repoussa les eaux du Rhône pendant une heure de telle façon que le lit du fleuve fut asséché". Eté chaud et sec en Angleterre.

Anno 1646 : Grandes inondations par submersion marine aux Pays-Bas et au Danemark. On dénombre 10.000 morts. Aux Pays-Bas, 300 villages sont touchés.
Chaleur excessive en Angleterre et en France. Nombreuses tempêtes. "En ceste année y fut peu de cerises, encore furent elles la moitié gastées de la chaleur qu'il y faisoit. On a commença la moisson quinze jours après la saint Jean, il se fist une telle chaleur et sy véhémente qu'il y avoit plus de vingt ant qu'il n'avoit faict. Fut neuf sepmaines enthières, sçans pleuvoir qu'une petite bruine qui survint une seule fois, tellement que plusieurs moururnt de ceste chaleur au moisonner et en la vigne, tesmoin un pauvre jeune homme, nommé de Molin, qui estoit soldatz, qui mourut à Tury ès champs et une filles de Lessy qui mourut en ouvré de la vigne nommé Briate Bouvier et bien d'aultres di costé du Sablon" .

Anno 1647 : « Le 21 de février 1647, il fit un grand et si gros vent, qu'il rompit et dérassina grande quantité et grand nombre d'arbres et maisons et fit tomber grande quantité de chênes par tout le pays, et même à Luguespin plus de vingt mille chênes et hays (hêtres en ancien français), et le pin de Saint-Cricq se rompit qui était le plus grand de la France; plusieurs églises tombèrent par terre et même le clocher du Mus tomba. Les ponts de Bayonne se rompirent; plusieurs personnes et bateaux se noyèrent sur les grandes rivières, tellement que l'on ne saurait dire ni croire le grand dommage qu'il fit, et personne n'en avait jamais vu un si grand et fit aussi de grands dommages et bareys aux églises et maisons et bétail. Plusieurs personnes moururent et l'église du Bizoc tomba aussi. ».
" Le samedi 16 novembre, environ une heure de nuit la terre trembla " (Chronique des abbés Gallerne, Saint-Guen).

Anno 1648 : " Le dernier jour de mars au soir, grand tremblement de terre " .

Anno 1649 : En janvier, inondations en France. Pluies continuelles et crue de la Seine à Paris. Inondations généralisées en Angleterre.

Jo Moreau

A SUIVRE

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13/06/2016

EN SOMMEIL

Ainsi que vous l'aurez constaté, je n'ai malheureusement plus le temps de m'occuper actuellement de mon blog.

 

Je vous donne néanmoins rendez-vous sur ma page FACEBOOK : belgotopia.

 

Merci encore pour votre fidélité, et à bientôt j'espère.

 

Jo Moreau. 

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30/01/2016

INTERVIEW DU PROFESSEUR ISTVAN MARKO



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18/01/2016

LE CO2 ET LE CLIMAT AVEC ET SANS EFFET DE SERRE.

 

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Le consensus

Les scientifiques qui s’intéressent au climat, tant partisans qu’adversaires d’un réchauffement climatique d’origine anthropique, s’accordent sur les points suivants :

  • Le climat peut changer comme il l’a toujours fait et continuera à le faire
  • Pour maintenir une température constante la Terre doit dissiper l’énergie reçue du Soleil et le bilan énergétique de la Terre doit tenir compte des différents mécanismes possibles.
  • Une partie de l’énergie dissipée par la Terre l’est sous forme de rayonnement thermique qualifié aussi de rayonnement du « corps noir ».
  • Certains gaz présents dans l’atmosphère, et notamment le CO2, peuvent absorber une fraction de ce rayonnement thermique.
  • Le CO2 ayant absorbé une fraction de ce rayonnement pourrait avoir une influence sur la température de la surface terrestre ou des basses couches atmosphériques.

Le débat entre partisans et adversaires d’un changement climatique d’origine anthropique serait rapidement clôturé si on pouvait donner une base quantitative à tous ces phénomènes sur lesquels il y a accord d’un point de vue qualitatif.

Poser le problème en termes quantitatifs requiert la connaissance de :

- la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre au sommet de l’atmosphère,
- la fraction de cette énergie émise par la Terre sous forme de rayonnement thermique
- la fraction de ce rayonnement thermique absorbée par le CO2.

Plusieurs de ces grandeurs sont mal connues et ne font l’objet que d’estimations souvent contestées. Pour poser le problème en termes quantitatifs il est cependant indispensable d’accepter certaines estimations même incertaines. Nous les considérerons alors comme hypothèses de base communes aux partisans et adversaires d’un changement climatique d’origine anthropique.

Hypothèses de base communes

Il est essentiel de connaître la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre. La valeur de 340 W/m2 au sommet de l’atmosphère est généralement citée. Cette valeur n’est pas mesurée mais calculée en admettant une distribution uniforme de l’énergie sur toute la surface terrestre sans tenir compte ni d’un hémisphère non éclairé, ni d’une variation en fonction de la latitude. Elle est certainement surestimée mais une valeur correcte compte de la vitesse de rotation de la Terre et de l’inclinaison de son axe de rotation donnerait lieu à des difficultés de calcul insurmontables. Faute de mieux nous utiliserons donc cette valeur qui agrée aux partisans d’un changement climatique d’origine anthropique.

La seconde hypothèse concerne le bilan énergétique de la Terre. Le modèle le plus complet et le souvent cité est celui proposé par la NASA. Dans ce cas également il accepté par les partisans d’un changement climatique d’origine anthropique D’après ce bilan 30 % de l’énergie reçue par la Terre au sommet de l’atmosphère seraient réfléchis par les nuages, l’atmosphère et la surface terrestre (c’est l’albédo de la Terre). L’atmosphère et les nuages absorberaient en plus 19 % du rayonnement solaire transmis et finalement 51 % seulement seraient absorbés par la terre et les océans. Cette énergie serait dissipée ensuite par évaporation de l’eau des océans (23 %), par convection de l’air (7 %) et par rayonnement thermique (21 %). Bien que l’incertitude reste très grande concernant l’importance relative de ces trois mécanismes, nous utiliserons ce bilan pour déterminer quantitativement l’influence du CO2 dans un éventuel changement climatique.

La troisième valeur requise pour atteindre cet objectif est la fraction du rayonnement thermique de la Terre absorbée par ce gaz. Si on considère la Terre comme un corps noir à 15°C la loi de Wien prévoit que le rayonnement émis devrait présenter un maximum d’intensité à 10 µm et l’équation de Planck permet de calculer que 95 % du spectre seraient compris entre 5 et 40 µm. Parmi les principaux constituants atmosphériques seuls CO2 et H2O peuvent absorber le rayonnement dans ce domaine de longueurs d’onde. En particulier, le CO2 présente une bande d’absorption centrée à 15 µm qui permet l’excitation de la molécule initialement linéaire à un état de vibration impliquant sa déformation. En intégrant l’équation de Planck dans le domaine de 14 à 16 µm on calcule que 9,3 % du rayonnement thermique de la Terre est émis dans cet intervalle de longueurs d’onde à 15°C. fin de compte le CO2 ne pourrait absorber que 9,3 % de 21 % soit un peu moins de 2 % de l’énergie totale reçue du Soleil au sommet de l’atmosphère terrestre et donc environ 6 W/m2.

La divergence d’opinion entre partisans et adversaires d’un changement climatique d’origine anthropique se manifeste fondamentalement à propos du mécanisme de désactivation des molécules de CO2 excitées par absorption d’une fraction du rayonnement thermique de la Terre. Les premiers, en effet, invoquent la théorie de l’effet de serre à l’appui de leur thèse alors que les seconds contestent cette théorie.

La théorie de l’effet de serre

Rappelons d’abord la définition de l’effet de serre proposée par les partisans de la théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique.

« L’effet de serre est un phénomène radiatif causé par des gaz tels la vapeur d’eau ou le CO2 qui absorbent une fraction du rayonnement infrarouge émis par la Terre et le ré-émettent ensuite dans toutes les directions et notamment vers la surface terrestre dont la température serait, de ce fait, plus élevée qu’en l’absence de gaz absorbant l’infrarouge. Ces gaz sont dès lors qualifiés de  gaz « à effet de serre ».

Si les 2 % de l’énergie solaire absorbés par le CO2 sont ré-émis dans toutes les directions, comme le supposent les partisans de la théorie de l’effet de serre, il n’y en aurait pas plus de la moitié qui atteindrait la surface terrestre soit environ 3 W/m2. Sachant qu’un être humain au repos dissipe 60 à 100 W sous forme de chaleur l’augmentation de température due à un éventuel effet de serre serait bien inférieure à celle résultant de la présence d’un être humain occupant une surface d’un m2.

Encore faudrait-il que la surface terrestre puisse absorber spécifiquement le rayonnement infrarouge de longueur d’onde 15 µm qui serait ré-émis par le CO2. Ce serait possible pour les 71 % de la surface terrestre occupés par les océans car l’eau liquide présente une large bande d’absorption centrée à 13 µm. Connaissant le coefficient d’absorption de cette bande on peut calculer que l’absorption de ce rayonnement serait pratiquement totale sur une épaisseur de 15 microns. L’absorption d’énergie par cette couche très superficielle ne pourrait évidemment contribuer au réchauffement des océans. Elle ne pourrait qu’accentuer un peu la dissipation d’énergie par évaporation à raison d’un mg par m2 et par seconde environ. D’autre part, la partie émergée de la surface terrestre se comporterait comme un corps noir plutôt que d’absorber spécifiquement le rayonnement infrarouge de longueur d’onde 15 µm par transition entre niveaux d’énergie bien définis. On peut en conclure que l’effet de serre tel que défini par les partisans de la théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique ne pourrait conduire à un réchauffement de la surface terrestre.

 

La théorie cinétique des gaz

A la théorie de l’effet de serre on peut objecter que la probabilité de désactivation radiative du CO2 (avec ré-émisssion du rayonnement absorbé) est pratiquement nulle étant donné le nombre considérable de collisions entre molécules de l’air à des pressions voisines d’une atmosphère et à la température de 15 °C.

L’atmosphère est constituée principalement d’azote (78 %) et d’oxygène (21 %) sous forme de molécules biatomiques N2 et O2. Le troisième constituant par ordre d’abondance est l’argon Ar (environ 1 %). Le CO2 n’intervient que pour environ 0,04 %. Toutes ces molécules n’ont pratiquement pas d’interaction entre elles, si ce n’est qu’étant en constante agitation elles entrent en collisions les unes avec les autres. La théorie cinétique des gaz permet de calculer qu’à la température de 15°C les molécules atmosphériques sont animées de vitesses de l’ordre de 500 m par seconde et qu’à cette température et à la pression d’une atmosphère, chacune subit plusieurs milliards de collisions par seconde. La théorie cinétique des gaz permet aussi de calculer l’énergie cinétique moyenne des molécules biatomiques N2 et O2 qui vaut Ec = 5/2 k T (où k est la constante de Boltzmann et T la température en degrés Kelvin). L’énergie du niveau de vibration du CO2 est aussi connue : elle vaut Ev = h c / λ (où h est la constante de Planck, c la vitesse de la lumière et λ la longueur d’onde du rayonnement absorbé, dans ce cas 15 µm). Un calcul simple permet de constater que cette dernière valeur n’est que de 30 % supérieure à l’énergie cinétique moyenne des molécules environnantes. Comme ces dernières présentent une large distribution d’énergie cinétique il s’en trouve certaines qui en ont suffisamment pour amener les molécules de CO2 à ce niveau de vibration lors d’une collision. Cette conversion d’énergie cinétique de translation des molécules N2 ou O2 en énergie de vibration des molécules de CO2 est réversible. Ce ne sont pas toujours les mêmes molécules de CO2 qui vibrent mais leur proportion reste constante à une température donnée car un équilibre dynamique s’établit par suite des très nombreuses collisions. Dans ces conditions les molécules de CO2 qui auraient absorbé une fraction du rayonnement thermique émis par la Terre se désactiveront par collision en transférant leur énergie aux molécules environnantes et non en émettant un rayonnement de longueur d’onde 15 µm. On peut donc en conclure que l’effet de serre tel que défini par les partisans d’un réchauffement climatique d’origine anthropique n’existe pas.

Connaissant le coefficient d’absorption du CO2 et sa teneur dans l’air on peut calculer que l’absorption du rayonnement de longueur d’onde 15 µm est pratiquement saturée sur une épaisseur atmosphérique de 10 m. L’absorption du rayonnement thermique de la Terre entre 14 et 16 µm (à raison de 6 W/m2) est sélective par les molécules de CO2 mais suite aux collisions avec les molécules environnantes cette énergie se répartit sur l’ensemble des molécules contenues dans une colonne d’air de 10 m de hauteur. L’équation d’état des gaz parfaits permet de calculer le nombre de molécules dans 10 m3 d’air à 15°C et il apparaît que chacune ne subira en moyenne par seconde qu’une augmentation d’énergie cinétique inférieure à  0,001 %. Cette augmentation insignifiante accentuera les mouvements de convection de l’air qui ont déjà lieu en l’absence de CO2 et ne pourrait conduire qu’à une augmentation locale de température de l’ordre du dix millième de degré. Il est important de remarquer que cette valeur est calculée en tenant compte de la totalité du CO2 atmosphérique et pas seulement de la fraction d’origine anthropique dont l’effet serait encore plus infime. Par ailleurs, si l’absorption du rayonnement de longueur d’onde 15 µm n’était saturée que sur une épaisseur atmosphérique supérieure à 10 m l’effet serait encore plus faible car il se répartirait sur un nombre plus grand de molécules environnantes.

Conclusion

De cet exposé on peut conclure que :

1° L’effet de serre, tel que défini par les partisans d’un changement climatique d’origine anthropique, n‘existe pas car les molécules de CO2 ayant absorbé une fraction du rayonnement thermique de la Terre se désactivent par collisions et non par ré-émission du rayonnement absorbé.

2° L’absorption par le CO2 d’une fraction du rayonnement thermique de la Terre conduit par collisions avec les molécules environnantes à une augmentation infime de leur énergie cinétique moyenne correspondant à une augmentation locale de la température des basses couches atmosphériques de l’ordre de 0,0001 °C.

3° Le CO2 ne peut en aucune manière conduire à un réchauffement de la surface terrestre et son influence sur la température des basses couches atmosphériques est insignifiante.

Mercurius.

 

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04/12/2015

UN PEU DE SCIENCE POUR LES CLIMATOLOGUES AMATEURS

réchauffement climatique,gaz effet de serre,GIEC,CO2,La physique est un coupe-gorge pour les imprudents qui s'y risquent insuffisamment armés.

Marcel Boll, vulgarisateur des sciences modernes (1896-1971)

 

Les basses couches atmosphériques.

L'atmosphère est constituée principalement d'azote N2 (78 %) et d'oxygène O2 (21 %) sous forme de molécules biatomiques. Le troisième constituant par ordre d'abondance est l'argon Ar (environ 1 %). Le CO2 n'intervient que pour environ 0,04 %. Quant à la vapeur d'eau H2O elle intervient dans des proportions très variables de 0,1 à 5 % selon les régions. Ces molécules ont des dimensions de l'ordre de 0,1 nm à 0,2 nm et, à la pression d'une atmosphère, elles sont distantes de 400 nm en moyenne. Cette distance étant très supérieure à leurs dimensions elles n'ont pratiquement pas d'interaction entre elles, si ce n'est qu'étant en constante agitation elles entrent en collisions les unes avec les autres.

 

La théorie cinétique des gaz.

La théorie cinétique des gaz permet de calculer qu'à la température de 15°C les molécules atmosphériques sont animées de vitesses de l'ordre de 500 m par seconde, qu'elles entrent en collision les unes avec les autres et qu'à cette température et à la pression d'une atmosphère, chacune subit plusieurs milliards de collisions par seconde. L'atmosphère étant constituée essentiellement de molécules biatomiques N2 et O2 la théorie cinétique des gaz permet aussi de calculer leur énergie cinétique moyenne qui vaut Ec = 5/2 k T (où k est la constante de Boltzmann et T la température en degrés Kelvin).

En plus des mouvements de translation toutes les molécules atmosphériques (sauf les molécules monoatomiques comme l'argon) peuvent être animées de mouvements de vibration si leur énergie est suffisante. Ces vibrations impliquent une variation périodique de la longueur de la liaison pour les molécules biatomiques N2 et O2 et, en plus pour les molécules triatomiques comme le CO2 ou H2O une variation prériodique de l'angle de la liaison. En particulier, la molécule de CO2 qui est linéaire en l'absence de vibration (O=C=O) peut en vibrant se déformer et passer par un état anguleux. En accord avec la théorie quantique les niveaux énergétiques de vibration sont discontinus et leur excitation requiert l'absorption d'une quantité d'énergie bien déterminée correspondant à la transition entre niveaux.

L'énergie requise pour permettre cette transition peut provenir de collisions intermoléculaires ou de l'absorption d'un rayonnement électromagnétique de longueur d'onde bien déterminée. En particulier l'état de vibration amenant une déformation de la molécule de CO2 peut être atteint par absorption d'un rayonnement infrarouge de longueur d'onde 15 µm. L'énergie de cet état de vibration peut être calculée. Elle vaut Ev = h c / λ (où h est la constante de Planck, c la vitesse de la lumière et λ la longueur d'onde du rayonnement absorbé). Cette valeur n'est pas beaucoup plus élevée que l'énergie cinétique moyenne des molécules environnantes N2 et O2 qui peut aussi être calculée (voir ci-dessus). Comme ces molécules N2 et O2 présentent une large distribution d'énergie cinétique il s'en trouve certaines qui en ont suffisamment pour amener les molécules de CO2 à ce niveau de vibration lors d'une collision. La fonction de distribution de Maxwell-Boltzmann permet d'estimer cette fraction à 30 % des molécules de N2 et O2 à 15°C et on peut en déduire que 30 % des molécules de CO2 sont vibrationnellement excitées à cette température. Ce ne sont évidemment pas toujours les mêmes molécules de CO2 qui vibrent mais leur proportion reste constante à une température donnée. Cela résulte du fait que par suite des très nombreuses collisions un équilibre dyènamique s'établit permettant une conversion réversible d'énergie cinétique de translation des molécules N2 et O2 en énergie de vibration des molécules de CO2.

 

La théorie du corps noir.

Tout corps solide à une température supérieure au zéro absolu (-273,16°C) émet un rayonnement appelé rayonnement du corps noir ou rayonnement thermique qui peut apparaître dans le domaine visible aux hautes températures mais se limite au domaine infrarouge pour des températures voisines de la température ambiante. Ce rayonnement se présente toujours sous forme d'un spectre continu avec une forte variation d'intensité du côté des courtes longueurs d'onde (hautes énergies), passage par un maximum qui se déplace en fonction de la température et perte progressive d'intensité du côté des grandes longueurs d'onde (faibles énergies). Il est dû à l'oscillation de dipôles électriques formés par le noyau et le nuage électronique des atomes qui, en accord avec les lois de l'électromagnétisme, émettent un rayonnement de fréquence égale à la fréquence d'oscillation. En 1900 Plack proposa une équation pour décrire ce phénomènej en introduisant l'idée révolutionnaire pour l'époque, qu'à chaque longueur d'onde le rayonnement ne peut être émis que sous forme de "quanta" (c'est à dire de petits paquets d'énergie).

Si on considère la Terre comme un corps noir à 15°C la loi de Wien λmax = C / T (où C est une constante et T la température en degrés Kelvin) prévoit que le rayonnement émis devrait présenter un maximum d'intensité à 10 µm et l'équation de Planck permet de calculer que 95 % du spectre seraient compris entre 5 et 40 µm. Parmi les principaux constituants atmosphériques seuls CO2 et H2O peuvent absorber le rayonnement dans ce domaine de longueurs d'onde. En particulier, le CO2 présente une bande d'absorption centrée à 15 µm et en intégrant l'équation de Planck dans le domaine de 14 à 16 µm on calcule que 9,3 % du rayonnement thermique de la Terre est émis dans cet intervalle de longueurs d'onde à 15°C.

 

La théorie de l'effet de serre.

Les partisans d'un réchauffement climatique d'origine anthropique considèrent le CO2 comme principal responsable de ce phénomène par suite d'un "effet de serre". La théorie de l'effet de serre n'est pas nouvelle. Elle a été élaborée pour la première fois par Arrhenius en 1896 pour lier une éventuelle élévation de température à l'augmentation dans l'atmosphère de la teneur en CO2 résultant de l'activité humaine. Cet effet, considéré initialement comme bénéfique, donna lieu à partir de 1990 à une série de rapports d'évaluation de plus en plus alarmistes rédigés par le GIEC.

Pour les partisans de cette théorie "l'effet de serre est un phénomène radiatif causé par des gaz tels la vapeur d'eau ou le CO2 qui absorbent une fraction du rayonnement infrarouge émis par la Terre et le ré-émettent ensuite dans toutes les directions et notamment vers la surface terrestre dont la température serait, de ce fait, plus élevée qu'en l'absence de gaz absorbant l'infrarouge. Ces gaz sont dès lors qualifiés de gaz "à effet de serre".

Pour maintenir une température constante la Terre soit émettre vers l'atmosphère autant d'énergie qu'elle en reçoit du Soleil. La contribution du CO2 à un éventuel "effet de serre" dépend de la quantité d'énergie émise par la Terre sous forme de rayonnement thermique et de la fraction de ce rayonnement absorbée. D'après le bilan énergétique établi par la NASA 30 % de l'énergie reçue par la Terre au sommet de l'atmosphère seraient réfléchis pas les nuages, l'atmosphère et la surface terrestre (c'est l'albédo de la Terre). L'atmosphère et les nuages absorberaient 19 % du rayonnement solaire et finalement 51 % seulement seraient absorbés par la terre et les océans. Cette énergie serait dissipée ensuite par évaporation de l'eau des océans (23 %), par convection de l'air (7 %) et par rayonnement thermique (21 %). Seul ce dernier mécanisme pourrait donner lieu à un éventuel "effet de serre" et 9,3 % seulement de ce rayonnement thermique est émis dans le domaine d'absorption du CO2 (voir ci-dessus). En fin de compte ce gaz ne pourrait absorber qu'un peu moins de 2 % de l'énergie totale reçue du Soleil au sommet de l'atmosphère terrestre.

 

Influence du CO2 sur le climat.

Si 2 % de l'énergie totale reçue du Soleil sont absorbés par le CO2 et émis dans toutes les directions, comme le supposent les partisans de la théorie de l'effet de serre, il n'y en aurait pas plus de 1 % qui atteindrait la surface terrestre sous forme d'un rayonnement de longueur d'onde 15 µm. En effet, les niveaux d'énergie étant discontinus, c'est un rayonnement identique à celui qui a été absorbé qui serait émis. Si un tel évènement se produisait ce rayonnement ne pourrait être absorbé par les 71 % de la surface terrestre occupée par les océans puisqu'il n'est pas absorbé par l'eau. Cela réduirait à moins de 0,3 % la fraction d'énergie reçue du Soleil qui pourrait être restituée à la Terre par le CO2. Encore faudrait-il que le rayonnement infrarouge de longueur d'onde 15µm soit absorbé spécifiquement par la surface émergée, ce qui est très improbable. On peut en conclure que l'effet de serre tel que défini ci-dessus ne pourrait conduire à un réchauffement climatique d'origine anthropique.

De plus, à l'encontre de l'hypothèse envisagée ci-dessus, il est très peu probable que les molécules de CO2 ayant absorbé une fraction du rayonnement thermique de la Terre se désactivent par émission d'un rayonnement. En effet, ces molécules de CO2 vibrationnellement excitées subissent de très nombreuses collisions pouvant donner lieu à la conversion de leur énergie de vibration en énergie cinétique de translation des molécules environnantes. Il en résulte nécessairement une augmentation de l'énergie cinétique moyenne des molécules de N2 et O2 mais un calcul basé sur cette conversion énergétique montre que cette augmentation ne serait que de 0,001% ce qui correspondrait à une augmentation de température de quelques dix millièmes de degré seulement. L'absorption par le CO2 d'une fraction du rayonnement thermique émis par la Terre ne peut donc conduire qu'à une élévation insignifiante des basses couches atmosphériques.

Mercurius.

 

Autres billets de Mercurius sur belgotopia :

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/11/28/bilan-thermique-de-la-terre-et-effet-de-serre-1137166.html

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/04/27/l-effet-de-serre-version-giec-n-existe-pas-1142619.html

 

 

 

12:33 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : réchauffement climatique, gaz effet de serre, giec, co2 | |  Facebook |

25/11/2015

LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES DU PASSE (12)

climat ancien,climat,changements climatiques,GIEC,CO2,Suite n° 12. (anno 1500-1599)

"Le contenu de la mémoire est fonction de la vitesse de l'oubli"

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus nous serions responsables !

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques, et relativise la notion même de "changements climatiques", ainsi que la définition d'un "climat stable" qui n'a jamais existé mais qu'on voudrait instaurer à tout prix.

Contexte et mise en garde, voir :
http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1-1140511.html
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Anno 1499-1504 5 années de sécheresse sur le Sud de la France

Anno 1500 : Eté chaud - inondations dans la vallée du Rhône. Grande tempête sur Rome, qui cause de nombreuses destructions.

Anno 1501 : Des pluies presque continuelles, qui commencent à tomber en novembre 1500, et se prolongent jusqu'à la fin 1501, produisent une grande famine. "Le resal de blé atteind la somme de 10 livres, et la queue de vin, d'ordinaire à douze sous onze deniers, se vend jusqu'à quatre livres cinq sols huit deniers". Inondations en Allemagne suite à une crue de l'Elbe.

Anno 1502-1503 : Inondations dans le bassin de l'Eure. Années chaudes et vendanges précoces. La sécheresse persiste dans le Sud de la France.

Anno 1503 : En Angleterre, sévère sécheresse en été.

Anno 1504 : En Italie, l’hiver est aussi doux que le printemps. Année chaude et sèche.
« l’un des plus chauds du demi-millénaire » « Ciel de cuivre et terre de feu ». Le bétail doit descendre des montagnes. Processions dans le Lyonnais où les cours d’eau sont à sec. Eté brûlant dans le Sud de la France. Sécheresse sévère en Angleterre. Des processions sont également organisées en Italie. En Bourgogne, l’été fut extrêmement chaud et sec. Il y eut de nombreux incendies. Vendanges le 17 septembre. Année très chaude dans l’hémisphère nord. Le 23 août, séisme en Rhénanie et en Belgique orientale.

Anno 1505 : En Hongrie, la sécheresse amena une famine telle que les parents tuaient leurs propres enfants pour les manger.

Hiver 1505-1506 très doux en France, les rosiers fleurissent en janvier dans le Midi de la France.

Anno 1506 : Du 15 au 26 janvier, nombreuses tempêtes violentes accompagnées d'orages en Angleterre.

Anno 1508 : De juin à août, d'importantes inondations affectent toute la Transylvanie et sont suivies d'une famine. Inondations en Ardèche. Nombreuses tempêtes en Angleterre. Tempêtes de grêle catastrophiques en Allemagne.

Anno 1509 : Grandes inondations aux Pays-Bas. Séisme en Haute Provence. Chaleur et sécheresse dans le Sud de la France. En juillet, le Rhône atteint un bas niveau exceptionnel.

Anno 1510 : Chaleur excessive en Angleterre. Grandes inondations en Roumanie. Tempête de grêle en Italie, "qui détruisit les oiseaux, les poissons et le bétail". Tempête de grêle en France. "Des nuages noirs envahirent le ciel, et il fit nuit en plein jour. Face à l'étonnement et à la terreur de tous, un violent orage et l'averse de grêle se déclencha. Il fit de nombreuses victimes parmi les animaux et les gens". En Allemagne et aux Pays-Bas, il y eut une tempête et des orages extraordinaires, qui déclenchèrent une panique générale.

Anno 1511 : Tremblement de terre dans le Frioul. Des chutes de matériaux font plusieurs victimes à Venise. Inondations destructrices en Irlande. Grandes inondations en Roumanie.

Anno 1512 : Eté froid, la région de Metz est particulièrement touchée.

Anno 1514 : En France, il n'y eu ni pluie ni rosée du 12 Février au 12 Mai. Grandes inondations aux Pays-Bas.

Anno 1515 : Le 1 janvier, tempête destructrice au Danemark. Les forêts sont ravagées et de nombreuses constructions détruites. Il y a de nombreuses victimes. Enormes inondations en Allemagne et en Pologne.

Anno 1516 : En France, été très chaud d'avril à octobre. Vendanges très précoces, chaleur énorme, rivières très basses, du « jamais vu » sécheresse, échaudage. Chaleur et sécheresse en Angleterre. La sécheresse se poursuit en hiver.

Anno 1517 : La chaleur et la sécheresse persistent en Angleterre.

Anno 1518 : Le 10 mai, violente tempête en Angleterre. Ouragan en Suisse, disparition de la Tour Bayard près de Neuchâtel. L'été est humide et pluvieux sur le Sud de la France. Le 10 août, ouragan et submersion des côtes sur l île de Ré.

Anno 1519 : La Bretagne essuya de si furieuses tempêtes que plusieurs clochers et plusieurs forêts furent renversées.

Anno 1520 : Le 18 juin, tempête destructrice sur l'Angleterre. Chaleur et sécheresse en Provence. Des processions pour la pluie sont organisées.

Anno 1521 : Au printemps,Chaleur, sécheresse et grande mortalité en Provence. "La même année connut la plus grande sécheresse qu'une vie d'homme ait jamais vue". Invasion de sauterelles à Tarascon.

Anno 1523 : Sécheresse en france. En Provence, "les pluies furent tellement rares pendant l'année qu'on n'avait jamais vu pareille aridité". Chaleur excessive au mois d'août en italie. Eté pluvieux en Angleterre.

Anno 1524 : En France, grande sécheresse, chaleur torride du 25 mai au 24 juin. L'année du "Grand desluge". Au commencement de Janvier, les eaux passent par dessus les murs de Metz. Dégâts immenses à Pont-à-Mousson, Saint-Nicolas, Varangéville, Thionville et Sierck. Les rivières furent si grandes " qu'on ne les avoit jamais vues si hors des rives"(ou 1540). Terrible inondation à Naples. L'hiver 1524-1525 est doux et sec en Belgique.

Anno 1525 : Année chaude et sèche, sécheresse meurtrière, incendie de Troyes.

Anno 1527 : Grandes inondations en Angleterre, suite à des pluies ininterrompues en novembre et décembre 1526 et janvier 1527. causant de grandes pertes parmi les grains et le bétail. Il s'ensuit une sécheresse de février au 12 avril, et ensuite de nouvelles pluies journalières jusqu'en juin. Le 2 décembre, violente tempête de grêle à Rome.

Anno 1528 : Suite à un hiver et un printemps pluvieux, l'Angleterre est en proie à des inondations particulièrement destructrices.

Anno 1529 : Il n'y eut nulle gelée en hiver, et il fit aussi chaud en mars que d'ordinaire à la Saint-Jean. Retour d'un froid inhabituel en avril. En juin, inondations en Suisse par la crue du Rhin. Inondations en Roumanie. En octobre, crue de la Tamise.

Anno 1530 : Hiver chaud et doux en Provence. Grandes inondations à Paris, Rouen, en Jura et en Suisse. Printemps sec et doux. En avril inondation dans la vallée de l’Elbe. En été, inondations à Bâle (juillet) et en Thuringe (août). L'été est extraordinairement chaud en France. automne sec et doux. Inondations à Rome (octobre), à Paris, Belgique, Pays Bas et Angleterre (novembre). En novembre-décembre, inondations suite à un raz-de-marée aux Pays-Bas et en Flandre . On dénombre de 100.000 à 400.000 morts . Calais, Anvers, Dunkerque, Gravesend (Angleterre) et les côtes danoises sont ravagées. Les 4 et 5 novembre, violentes tempêtes en Angleterre. Les maisons et les forêts sont détruites.

Anno 1531 : Grandes inondations. Pluies excessives et « ambulatoires ». Récoltes désastreuses. En janvier, inondations en Ile de France. en avril inondations à Augsbourg. En mai inondations en Saxe, à Dresde, en vallée de l’Elbe. Sécheresse et famine dans la vallée du Rhône. En juillet inondations aux Pays-Bas. Crue du Lot à St-Céré. « On monte les chevaux au 1er étage des maisons pour pas qu’ils ne se noient » . Important tremblement de terre à Lisbonne. 30.000 morts.

Anno 1532 : Nouveau raz-de-marée aux Pays-Bas.

Anno 1533 : Inondations catastrophiques en Europe orientale, suivies d'une famine.

Anno 1534 : Le 26 avril, début d'importantes inondations en Pologne. Eté brûlant en France.

Anno 1535 : En France, pluies ininterrompues pendant 2 mois.

Anno 1536 : La sécheresse sévit en Bretagne du printemps jusqu’en décembre. Eté brûlant et très sec, vendanges très précoces chaleur et sécheresse extrêmes, rivières à sec (2 Sèvres). Nombreuses tempêtes. 24 navires sont détruits sur les côtes de la Provence, où règne une sécheresse telle que tous les cours d'eau, lacs et fontaines sont à sec.

Anno 1537 : Eté excessivement pluvieux en Angleterre. Chaleur et sécheresse en Provence accompagnée d'une invasion de sauterelles. "Le bétail périt, les fruits se pourissent. Les bouchers abattent les bêtes aussi bien malades que saines ". Le 22 août ouragan et submersion des côtes de l' île de Ré.

Anno 1537-1538 : L'Europe occidentale et centrale a connu le plus doux hiver 1537-1538 dans la mémoire vivante. Entre Noël et Nouvel An des fraises mûres se vendent sur le marché à Liège. (...) En 1538, les merles premières aurait sifflé en Février. Eté chaud et sec, vendanges très précoces. Incendie de Troyes. Eté extrêmement chaud en Italie, en France et en Angleterre où règne la sécheresse.

Anno 1539 à 1544 : Etés anormalement chauds et secs en Europe orientale. Invasion de sauterelles.

Anno 1539 : En décembre et janvier, il fait si chaud en Europe que les jardins sont couverts de fleurs. Sécheresse en Angleterre.

Anno 1540 : Année dite "chaude année", printemps très chaud et extrêmement sec. A la fin de mai, on mangea des cerises. Mois de juin très chaud tout du long.
La moisson se fait le 15 Juin, et les vendanges en Août. Le 25 juin on était au milieu des moissons. Vin extrêmement chargé de sucre. Il s’agit de l’année la plus chaude dans les Alpes. En Bretagne, le beau temps et la chaleur durèrent depuis le mois de février jusqu'au 19 septembre. Dans cet intervalle, il ne plut que six fois. Année remarquable par son extrême abondance de toutes choses nécessaires à la vie. Sécheresse anormale en Provence: aucune pluie de mai à septembre. Les puits sont à sec. Rhin et Seine franchissables à pied sec. Anticyclone bloquant dominant toute l’Europe occidentale. Automne 1540: septembre et octobre chauds et secs. La sécheresse dura 7 mois sur l'ensemble de l' Europe. Chaleur et sécheresse excessive sur l'Angleterre. Le niveau de la Tamise était si bas que l'eau de mer remonta jusque Londres. En Suisse, vif retrait du glacier de Grindelwald.

Anno 1541 : Eté extraordinairement chaud en France. Sécheresse en Angleterre.

Anno 1542 : Séisme en Italie au Nord-est de Florence. Eté très chaud sur le Nord de l'Italie.
Terrible tempête sur Budapest.

Anno 1543 : Importantes inondations dans le Vivarais et le Dauphiné, telles que de mémoire d'homme on n'avait jamais connu.

Anno 1544 : « La ville de Rennes essuya aussi, cette année-là, un tremblement de terre si violent que les meubles s'entrechoquaient dans les maisons ; mais ni le mois ni le jour de cet événement n'ont été marqués ». En novembre, crue du Rhône. Avignon, Arles et Tarascon sont dévastées.

Anno 1545 : En juillet, un ouragan dévaste Derbyshire. Eté très chaud et sec en France, vendanges précoces tandis que la chaleur persiste en automne.

Anno 1546-1548 : Sécheresse persistante en France. les moissons sont compromises.

Anno 1546 : Dans les Flandres, violent orage et une tempête de grêle cause de grandes destructions à Malines (ou 1547).

Anno 1547 : En Provence, la sécheresse était si grande que "le peuple allait de ville en ville en procession".

Anno 1548 : Année très pluvieuse avec de nombreuses inondations en France et en Angleterre. Les 4 août et 5 septembre, de violentes tempêtes de grêle causent de grands dommages à Louvain.

Anno 1549 : Des pluies continuelles causent des inondations en Angleterre.

Anno 1550 : En Ecosse au milieu de l'hiver, les cours d'eau sont à sec, tandis qu'en été elles débordent et entrainent constructions et bétail vers la mer. De nombreuses tempêtes de grêle de la taille d'oeufs de pigeon ravagent les récoltes. Une disette règne sur tout le pays. Eté chaud et sec en Provence. Le 18 décembre en Angleterre, crue de la Tamise.

Anno 1551 : Inondations importantes en Allemagne. un grand nombre d'habitants et le bétail sont balayés par une terrible tempête. Les nuages se déchirent et déversent de violentes et inhabituelles averses avec une "étrange violence". Un grand nombre de villages sont ravagés. Inondations dans le Pays de Galles. Printemps et été chauds et secs en Provence. En certains endroits, la sécheresse empêche les moulins de fonctionner.

Anno 1552 : L'hiver est chaud et sec en Italie. Le 13 janvier, suite à une violente tempête, la mer inonde les côtes du Kent, décimant le bétail. Grandes inondations aux Pays-Bas également. En juin, chaleur et sécheresse dans le Nord de la France.


Anno 1553 : En janvier, le Rhin cause d'importantes inondations aux Pays-Bas et en Allemagne. Au printemps, invasion de sauterelles en Provence, qui font "de grands maux". Eté très chaud et grande sécheresse.

Anno 1554 : En Irlande, pluies continues en hiver, cause de grandes inondations.
Le 22 mars, séisme en Limbourg hollandais. En mai, invasion de sauterelles à Arles.

Anno 1555 : L'année est excessivement pluvieuse sur toute l'Europe. En mai et juin, invasion de sauterelles sur la Camargue qui détruisent une grande partie des blés. Le 21 septembre, inondations en Angleterre suite à la crue de la Tamise.

Anno 1556 : Grande sécheresse en France. Il ne pleut pas du 26 mars jusqu’au 10 août. Printemps très chaud. Brusque coup de chaleur. Blés échaudés. Eté brûlant. Vendanges extrêmement précoces. Incendies de forêt en Normandie. Partout, les cours d’eau s’assèchent. En Italie, la chaleur est excessive. Séisme dans le Comté de Nice :150 morts . En Angleterre, le 29 décembre, a lieu une terrible tempête accompagnée d’orages.

Anno 1557/ En avril et mai, il y eut une telle sécheresse en Provence qu'il n'y eut aucune pluie pendant onze semaines. Inondations dans le Languedoc en septembre. Les gens croyaient vivre leurs derniers jours. L' Angleterre connait également des pluies excessives.

Anno 1558 : L'année connait de nombreuses tempêtes. En mars, un ouragan destructeur souffle sur l' Angleterre. Le 18 juin, une violente tempête souffle sur Calais pendant 5 jours. Eté chaud et sec en Angleterre. La Tamise est presque à sec. Terrible tempête (tornade ?) près de Nottingham le 11 juillet. Les habitations et les églises sont détruites. Un enfant est enlevé des bras de sa mère et projeté vers le ciel.

Anno 1559 : Après un hiver particulièrement doux, le printemps est très chaud dès le mois de mars. Eté très chaud et très sec, vendanges très précoces en France. En Provence, il ne plut point pendant sept mois entiers. Le 5 septembre, terrible tempête en Angleterre.

Anno 1560 : En Provence, l'été fut d'une chaleur excessive, suivi de pluies abondantes. Séisme à Perpignan. Terrible tempête en Angleterre. En Suisse, le lac de Constance déborde.

Anno 1561 : En février, grande tempête sur Londres. Le 21 avril importantes inondations à Bruxelles. En juin, violents orages sur Londres.

Anno 1562 : Gros orage « accablant » l’Europe centrale. 63 sorcières en sont jugées responsables et envoyées au bûcher. En avril chute d’énormes blocs de glace sur le Beaujolais.

Anno 1563 : Le 9 janvier, importante tempête sur Leicester. Plusieurs tempêtes toucheront L'Angleterre cette année, notamment en juin, et du 1 au 12 décembre. Importante sécheresse en Provence. Le Rhône et la Durance se passent sans bateau. La terre ne peut être cultivée. Les puits et fontaines sont taries.

Anno 1564 : Le 24 janvier, grande tempête de grêle sur Louvain. Le 17 juillet, tempête de grêle sur l'Essex. Séisme dans le Comté de Nice : 500 morts. Raz de marée dans la région de la Côte d' Azur. Le 20 septembre, importante crue de la Tamise. Grandes pertes dans le bétail. Le 26 décembre, importante tempête de grêle sur l'Angleterre.

Anno 1565 : Le 20 mai, importante tempête de grêle sur plusieurs régions en Angleterre. Le 16 juillet, nouvelle tempête de grêle. Le 24 décembre, un ouragan provoque de grands dommages suite à des inondations par la mer et la Tamise. En Provence, un procès est engagé contre les sauterelles pour qu'elles soient chassées du territoire.

Anno 1566 : Le printemps est excessivement pluvieux sur une grande partie de l'Europe. Ensuite, sécheresse en Angleterre durant tout l'été. Une tempête de grêle en Essex détruit les récoltes. Aucune pluie sur Avignon pendant 6 mois.

Anno 1567 : Un violent orage détruit l'arsenal de Venise. En mai, juin et juillet pluies continuelles sur la région parisienne. L' automne est extrêmement sec en France. Violent orage et ouragan sur Paris.

Anno 1568 : Printemps excessivement pluvieux sur l'Angleterre. Eté extrêmement chaud, causant de grandes pertes dans le bétail. Grandes inondations à Rome, suite à la crue du Tibre, détruisant une partie de la ville et causant 1500 morts. Le 18 mars, ouragan sur l'Angleterre et les Pays-Bas causant de grandes destructions. Le 1 novembre, la mer submerge de nombreuses îles aux Pays-Bas.(confusion avec 1570 ?).

Anno 1569 : Nombreuses inondations en France et en Angleterre. Le 13 juillet, grande tempête et orages sur l'Angleterre. Le 30 octobre, une tornade sur le Northamptonshire détruit tout sur son passage. Pluies excessives sur l'Italie.

Anno 1570 : Le nord de la France connut une chaleur étouffante pendant tout l'été. Le 5 octobre, ouragan et raz de marée en Angleterre, le port de Liverpool est détruit.
Raz de marée aux Pays-Bas et en Flandre du 10 au 12 novembre, plus de 20.000 morts sont dénombrés. L' eau atteint une hauteur exceptionnelle. Elle fut de 4m15 dans l’église de Scheveningen. Nombreuses destructions à Anvers. Il semble qu'une grande partie de l'Europe fut touchée par des tempêtes exceptionnelles. Crue subite du Rhône en décembre.

Anno 1571 : Sécheresse continuelle sur la Provence. Eté chaud et pluvieux. le 17 juillet, violente tempête sur l'Allemagne. Eté extrêmement pluvieux et venteux sur l'Angleterre. en août, grandes inondations sur la Flandre, l'Allemagne et la France.
Le 5 octobre, inondations en Angleterre. Le bétail est décimé et de nombreuses constructions sont détruites. Le 17 décembre, le Rhin déborde en Allemagne.

Anno 1573 : En Bretagne, les arbres se couvrirent de fleurs en janvier et abritèrent en février les nids des oiseaux. A Pâques, les blés étaient prêts pour la moisson. Le 7 juin, tempête et ouragan en Angleterre. le 1 septembre, raz-de-marée en Hollande.
L'hiver est particulièrement chaud.

Anno 1574 à 1577 Grandes chaleurs et sécheresse en Europe orientale. la famine est si grande que "les gens s'entretuent pour un morceau de pain".

Anno 1574 : A Leyden, la tempête d'équinoxe brise les digues. Le 4 septembre, grande tempête sur Londres. Le 18 novembre, ouragan en Angleterre.

Anno 1575 : Le 30 juillet, violente têmpête et grêle sur l'Angleterre. Nombreux morts et le bétail est décimé.

Anno 1577 : Le 17 mars, le Yorkshire est le théatre d'une "étrange tempête" qui détruit les forêts, les habitations et les églises. Le 4 août, tornade sur le Suffolk. Les éclairs et le bruit semèrent la terreur dans la population.

Anno 1578 : Le temps est exceptionnellement chaud sur la Belgique. En France, grande sécheresse de mai à août après un court épisode de pluie du 24 au 27 avril. Sécheresse "affreuse" sur la Provence. Prières pour implorer la pluie.

Anno 1579 : Séisme dans le centre et le sud-ouest de la France. En septembre et novembre, nombreuses tempêtes en Angleterre, qui causent des inondations marines. Tempêtes en Allemagne qui causent de grands dommages.

Anno 1580 : Le 6 avril, séisme dans le Pas de Calais, ressenti aussi en Angleterre et en Flandre. Plusieurs victimes. Plus de 30 vaissaux sont coulés sur la Manche. Deux séismes en Catalogne. Eté caniculaire sur le sud de la France, entrecoupé d'inondations et de tempêtes.

Anno 1581 : Le 26 mars, tempête sur Paris et en Beauce, de nombreux arbres sont abattus. Nouvel été caniculaire en Provence.

Anno 1582 : Le 12 août, violente tempête sur Norfolk accompagnée de grêle, qui ruina de nombreuses constructions et églises. Le 29 décembre, violente tempête sur l'Angleterre.

Anno 1583 : Printemps et été chaud et très sec sur l'Angleterre et la France. La sécheresse est épouvantable sur le Dauphiné, le Languedoc et la Provence.

Anno 1584 à 1588 : Grandes chaleurs et sécheresses en Europe orientale. La famine qui s'ensuit est terrible.

Anno 1584 : Le 24 juillet, violente tempête accompagnée d'orages et de grêle pendant 12 heures sur Chester. Le 12 novembre à 7 h. du soir, violent tremblement de terre au Mont-Saint-Michel.
L'hiver 1584 - 1585 est particulièrement doux.

Anno 1585 : L'hiver est très chaud en Provence. On voit des fleurs en janvier.

Anno 1586 : Fin septembre, ouragan destructeur sur l'Angleterre.

Anno 1587 : Inondations à Derby, détruisant ponts et constructions. Eté très chaud sur la Provence.

Anno 1588 : Le 24 janvier, brouillard particulièrement dense sur Paris et sa région. Il était si sombre et épais que deux personnes marchant ensemble dans les rues ne pouvaient se voir l'une l'autre. Un grand nombre d'oiseaux furent retrouvés morts après qu'ils eurent heurté des obstacles. Le 30 mai, violente tempête sur les côtes de l'Angleterre.

Anno 1589 : en février et en août, sévères tempêtes de grêle sur Londres. Le 8 septembre, rupture du barrage glaciaire de Mattmark. Vallée de Saas inondée. Le 11 décembre, ouragan et submersion des côtes de l'île de Ré.

Anno 1590 : L'été est si chaud et sec qu'il entraine beaucoup de problèmes en Angleterre et en Europe. (...) Même les Espagnols et les Italiens assurent que leur pays n'a jamais connu une telle chaleur en été. Les feux de forêt, landes et les villages incendiés sont à l'ordre du jour. Il n'ya pas d'eau ou de boue permettant de lutter contre les incendies. L'air est saturé par les fumées des feux de tourbe. Les sources et cours d'eau sont à sec. Nombreux incendies de forêts en Allemagne qui détruisent villes et villages. La Bohême est également ravagée par les incendies.

Anno 1591 : Le 24 février, ouragan et submersion des côtes de l' ile de Ré. Printemps et été venteux et sec en Angleterre, asséchant les cours d'eau. Le 5 octobre, aurore boréale rouge-sang à Nuremberg. « un incendie dans le ciel ».

Anno 1592 : Sécheresse extrême en Angleterre. Le manque d'eau provoque une grande mortalité dans le bétail. La Tamise est pratiquement à sec à Londres. L'hiver 1592-1593 particulierement doux en Belgique, avec seulement 5 jours de gelées.

Anno 1593 : Le 21 mars, grande tempête sur l'Angleterre, qui provoque la destruction de forêts et bâtiments. Le 15 juin, violente tempête sur l'Allemagne. Les orages causent plusieurs incendies, et des gens sont tués par la chute de gros grêlons.

Anno 1594-1598 : Fréquentes ruptures du barrage glaciaire du Ruitor (Italie).

Anno 1595 : En février, l'Allemagne, l'Angleterre, la Hollande et le reste de l'Europe sont l'objet de pluies intenses qui provoquent des inondations extraordinaires qui submergent de nombreux villages, et causent de grandes pertes humaines et parmi le bétail. Ce fut la cause d'une famine qui força la population à manger les animaux les plus divers, comme des rongeurs, les chiens et les chats, des reptiles etc... Ces conditions persistèrent en 1596. En Suisse, rupture du Glacier de Giétroz, Martigny est submergée.

Anno 1596 : Persistance des conditions de 1595. En Angleterre, tout l'été connait des pluies abondantes. 29 décembre : Crue de la Seine. Le pont de Meniers est emporté.

Anno 1598 : Mars est très chaud et sec. En France et en Angleterre, l'été est très chaud et sec. avec une grande abondance d'insectes. En décembre, grandes inondations en Italie.

Anno 1599 : En Angleterre, le printemps est particulièrement froid et sec. Ensuite, été chaud et sec, vendanges précoces également en France, suivi d'un automne extrêmement chaud et sec. En Provence, grande sécheresse de juin à septembre, suivie de pluies torrentielles.

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Jo Moreau.

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12:34 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : climat ancien, climat, changements climatiques, giec, co2 | |  Facebook |