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29/07/2017

LARSEN C, UN ICEBERG ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

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Le détachement récent de l'iceberg géant du glacier Larsen C a fait les manchettes de l'ensemble des médias, qui, pour la plupart, ont immédiatement imputé cet événement au réchauffement climatique.

L'avis d'un spécialiste de la question qui a étudié sur place le glacier est beaucoup plus nuancé, et vous trouverez ci-dessous son appréciation sur le sujet. (1)

Dans une traduction "maison", comme d'habitude...

Bonne lecture !

Jo Moreau.

 


J'ai étudié Larsen C et son iceberg géant pendant des années - ce n'est pas une simple histoire de changement climatique

L'un des plus grands icebergs jamais enregistrés vient de se détacher du plateau de glace de Larsen C en Antarctique. Au cours des dernières années, j'ai dirigé une équipe qui a étudié cette plate-forme de glace et surveillé son évolution. Nous avons passé de nombreuses semaines à camper sur la glace en étudiant l'impact de la fonte en divers endroits - et à veiller à éviter les coups de soleil, merci à la mince couche d'ozone. Notre approche principale, cependant, est d'utiliser les satellites pour surveiller les événements.

Nous avons été surpris par le niveau d'intérêt porté à ce qui peut être simplement un événement rare mais naturel. Parce qu'en dépit des médias et de la fascination du public, la crevasse de Larsen et le «largage» des icebergs ne constitue pas une menace pour une élévation imminente du niveau de la mer, et tout lien avec le changement climatique est loin d'être évident. Cet événement est cependant un épisode spectaculaire dans l'histoire récente des plates-formes de glace de l'Antarctique, impliquant des forces au-delà de l'échelle humaine, dans un endroit où peu d'entre nous ont été, et qui modifie fondamentalement la géographie de cette région.

Ces plates-formes de glace se forment à l'endroit où les glaciers rencontrent l'océan, et où le climat est assez froid pour soutenir la glace au fur et à mesure qu'elle se développe. Situées principalement autour de l'Antarctique, ces plates-formes flottantes de glace de quelques centaines de mètres d'épaisseur forment des barrières naturelles qui ralentissent l'écoulement des glaciers dans l'océan et régulent ainsi l' élévation du niveau de la mer. Dans un monde qui se réchauffe, les plates-formes de glace ont un intérêt scientifique particulier parce qu'elles sont susceptibles de provoquer à la fois un réchauffement atmosphérique au-dessus d'elles, et un réchauffement de l'océan en-dessous.

Dans les années 1890, Carl Anton Larsen, un explorateur norvégien, a navigué dans le sud de la péninsule antarctique, une branche de 1000 km de long du continent qui pointe vers l'Amérique du Sud. Le long de la côte est, il découvrit l'immense plate-forme de glace qui prit son nom.

Pour le siècle suivant, la plate-forme, ou ce que nous savons maintenant être un ensemble de plates-formes distinctes - Larsen A, B, C et D - est resté assez stable. Cependant, les largages soudains de Larsen A et B en 1995 et 2002, respectivement, et l' accélération continue des glaciers qui les ont alimentés, ont concentré l'intérêt scientifique sur leur voisin beaucoup plus vaste, Larsen C, la quatrième plus grande plate-forme de glace de l'Antarctique.

C'est pourquoi mes collègues et moi-même sommes partis en 2014 pour étudier le rôle de la fonte de surface sur la stabilité de cette plate-forme de glace. Peu après le démarrage du projet, la découverte par notre collègue Daniela Jansen d' une faille croissant rapidement à travers Larsen C nous a immédiatement fourni un phénomène important à étudier.

La nature au travail.

Le développement des fissures et le largage des icebergs fait partie du cycle naturel d'une plate-forme de glace. Ce qui rend cet iceberg inhabituel est sa taille - environ 5 800 km², ce qui est la taille d'un petit état américain. Il est également envisageable que ce qui reste de Larsen C sera susceptible de subir le même sort que Larsen B, soit s'effondrer presque entièrement.

Notre travail a mis en évidence des similitudes importantes entre le comportement antérieur de Larsen B et le développement actuel de Larsen C, dont nous avons montré que la stabilité pouvait être compromise. D'autres, cependant, sont confiants dans la stabilité future de Larsen C .

Ce qui n'est pas contesté par les scientifiques, ce sont les nombreuses années d'observation qui seront nécessaires pour savoir ce que deviendra le reste de Larsen C, qui commence à s'adapter à sa nouvelle forme, et comme l'iceberg, glisse progressivement et se désagrège . Il n'y aura certainement aucun effondrement imminent et, sans aucun doute, aucun effet direct sur le niveau de la mer parce que l'iceberg flotte déjà qu'il déplace son propre poids dans l'eau de mer.

Cela signifie que, malgré de nombreuses spéculations , il faudra observer pendant des années en quoi le comportement de la glace de Larsen C contribuera de manière significative à l'élévation du niveau de la mer. En 1995, Larsen B a connu un largage semblable . Cependant, il a fallu encore sept ans d'érosion graduelle de la glace avant que la plate-forme devienne suffisamment instable pour s'effondrer, et les glaciers retenus par elle ont pu accélérer leur glissement, et même alors la fonte de la glace de surface peut avoir influencé le processus d' effondrement.

Même si dans de nombreuses années la partie restante de Larsen C devait éventuellement s'effondrer , la hausse potentielle du niveau de la mer sera assez modeste. Le total, même après des décennies, sera probablement inférieur à un centimètre.

Est-ce un signal de changement climatique ?

Cet événement a également été largement imputé au changement climatique, mais de façon trop simpliste. Cela n'est pas surprenant car les changements notables dans les glaciers et les calottes glaciaires sont normalement associés à la hausse des températures environnementales. Les effondrements de Larsen A et B ont précédemment été liés au réchauffement régional, et le largage de Larsen C constitue un record remontant à plus de cent ans.

Cependant, dans les images satellitaires des années 1980, la faille était déjà clairement un fait établi de longue date, et il n'existe aucune preuve directe qui permette d'imputer sa croissance récente au réchauffement climatique atmosphérique, celui-ci n'influençant pas assez profondément la couche de glace, ou au réchauffement de l'océan, qui est une source de modification improbable étant donné qu'une grande partie de Larsen C s'est récemment épaissie. Il est probablement trop tôt pour imputer directement cet événement au changement climatique généré par l'homme.

Adrian Luckman- PhD - Professeur de glaciologie et de télédétection - Université de Swansea - Expert en observations par satellites.

(1) https://theconversation.com/ive-studied-larsen-c-and-its-giant-iceberg-for-years-its-not-a-simple-story-of-climate-change-80529


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29/06/2017

DES COURS DE SCIENCE OBLIGATOIRES DANS TOUS LES CURSUS.

climat,réchauffement climatique,giec,co2,

Dans un article du 25 mai 2016, le Dr Timothy Ball se penche sur la méconnaissance du public des principes de base de la méthode scientifique , et de la perméabilité à la manipulation politique qui en découle.

J'en reprends ici des extraits, dans une traduction "maison".

Jo Moreau.


La science est omniprésente directement et indirectement dans toutes les phases de la vie moderne. Elle est de plus en plus présente dans les prises de décisions sociales, politiques et économiques prises par eux ou pour eux. 

Les "climato-sceptiques" s'efforcent d'amener la majorité des gens à prendre conscience des problèmes qui découlent de l'histoire du réchauffement planétaire causé par les activités humaines telle qu'elle est prônée par le GIEC. Le problème est beaucoup plus large parce qu'il se rapporte au manque de compétences scientifiques dans une majorité de la population. Des changements obligatoires dans la réflexion et les programmes d'études sont nécessaires.
J'ai été impliqué dans de nombreuses discussions sur les programmes d'études. Elles ont globalement échoué dans la réalisation de programmes utiles à l'élève et à la société, parce qu'ils étaient contrôlés par des gens qui veillent prioritairement à ce qui les intéressait ou qui les confortaient dans leur boulot, plutôt que donner à l'élève les outils nécessaires pour devenir un citoyen informé et efficace. 

Les étudiants ne disposent pas des outils nécessaires pour éviter d'être exploités. En effet, parfois, je pense que le système les maintient dans l'ignorance afin qu'il puisse les exploiter une fois devenus adultes. Les peuples de la forêt tropicale enseignent à leurs enfants ce dont ils ont besoin pour survivre dans le monde réel et dangereux dans lequel ils vivent. Nous ne faisons cela à aucun niveau. La plupart des jeunes apprennent plus sur la vie et eux-mêmes dans les jobs d'été à temps partiel, toute autre expérience étant jugée inutile et socialement coûteuse.

Michael Crichton, plus connu pour ses romans à base scientifique comme Jurassic Park, était diplômé de Harvard Medical School. Il a écrit un roman intéressant, "State of Fear", qui illustre la façon dont les écologistes abusent de la science et du réchauffement climatique pour l'accomplissement d'un agenda politique. Cette utilisation dévoyée fonctionne car 85 pour cent de la société n'est pas capable de distinguer la réalité. 
Je savais dès le début que l'objectif était de «prouver» à tout prix que l'homme était responsable du réchauffement planétaire (AGW). Je fus ainsi très tôt en phase avec le commentaire de Richard Lindzen, soit que le "consensus" sur le sujet a été atteint avant même que la recherche n'ait commencé.


Crichton a également prononcé un discours au Commonwealth Club à San Francisco le 15 septembre 2003. Voici ses remarques préliminaires.
"On m'a demandé de parler de ce que je considère comme le défi le plus important pour l'humanité, et j'ai une réponse fondamentale. Le plus grand défi pour l'humanité est le défi de distinguer la réalité de la fantaisie, la vérité de la propagande. Percevoir la vérité a toujours été un défi pour l'humanité, mais à l'ère de l'information (ou parallèlement, l'âge de la désinformation), cela prend une importance et une urgence particulières".


Nous devons décider quotidiennement si les menaces auxquelles nous sommes confrontés sont réelles, si les solutions qu'on nous propose sont judicieuses, si les problèmes qu'on nous présente sont en fait de véritables problèmes ou des non-problèmes. Chacun d'entre nous a sa vision du monde, et nous savons tous que cette vision est partiellement formatée par ce que les autres personnes et la société nous disent, en partie générée par notre état émotionnel, et en partie par nos véritables perceptions de la réalité. 
Le thème principal de son discours est l'utilisation politique de l'environnementalisme comme religion pour l'endoctrinement et le contrôle. Sa conclusion est :


"Parce qu'en fin de compte, la science nous offre le seul moyen de sortir de la politique. Et si nous autorisons la science à devenir politisée, nous sommes perdus. Nous allons entrer dans la version Internet des âges sombres, une ère de peurs mouvantes et de préjugés sauvages, transmis à des personnes qui ne connaissent pas mieux. Ce n'est pas un bon avenir pour la race humaine: c'est notre passé. Il est donc temps d'abandonner la religion de l'environnementalisme et de revenir à la science de l'environnementalisme, et fonder nos décisions en matière de politique publique sur ce seul aspect".

Comment résolvez-vous le problème alors que 85% des gens ne comprennent pas la science? Je suis d'accord avec Crichton au sujet de l'environnementalisme, mais c'est un problème plus large. Chaque facette de la société est influencée par la science et la technologie, et est susceptible de manipulation politique.
Pour moi, la réponse évidente est d'avoir des cours obligatoires en sciences. Ils devraient exister dès le primaire, au lycée et au collège, et à l'université. Tout le monde devrait savoir ce qu'est la science, comment cela fonctionne et comment elle a évolué. 


Si tout le monde connaissait la méthode scientifique, je n'aurais pas dû faire face aux défis que j'ai rencontrés lors de ma première présentation devant le Canadian Parliamentary Committee.
L'audience portait sur la question de l'ozone. Je ne voulais pas y assister parce que je savais que c'était un théâtre conçu pour exploiter politiquement un problème environnemental, mais je n'avais pas le choix.
J'ai été regroupé avec deux autres scientifiques et nous avons eu moins de temps de présentation au total que cinq «Amis de la Terre». Je me suis également rendu compte que les politiciens connaissaient peu ou rien de la science. Cependant, la présentation d'un des scientifiques m'a le plus dérangé. Il a présenté des données sur les niveaux d'ozone sur Toronto pendant une période où je savais que de telles mesures n'existaient pas. Je me suis rendu compte qu'il s'agissait en fait de données générées par un modèle informatique. Il n'a pas expliqué cela aux politiciens qui pensaient qu'il s'agissait de données réelles. 
J'ai moi-même expliqué qu'une hypothèse scientifique était semblable à de la spéculation basée sur quelques faits choisis. La science créait constamment des hypothèses qui, en cette période d'hystérie environnementale, ont reçu l'attention des médias, mais ont également attiré des personnes qui cherchaient des fonds de recherche. J'ai exposé que je pourrais produire plusieurs hypothèses basées sur quelques faits, illustrant des catastrophes mondiales. J'ai donné un exemple, l'effondrement potentiel du champ magnétique de la Terre et les dommages qui en résulteraient aux plantes et aux animaux sans la protection qu'il fournit. Je voulais savoir ce que mon gouvernement avait prévu pour protéger les citoyens.


Le défi pour les politiciens scientifiquement peu avertis, était de décider laquelle de ces spéculations menaçantes méritait leur attention. La réponse actuelle est de financer ceux qui vont faire avancer leur carrière. Ils le font en partie en raison de la nature de la politique, mais aussi parce qu'ils sont mal équipés pour poser un meilleur jugement. S'ils connaissaient et comprenaient la science et comment cela fonctionne, ce serait différent.


Si les gens savaient que la science implique de poser des questions constamment et, à l'occasion seulement, trouver des réponses, leur compréhension s'améliorerait considérablement. Les quelques réponses acceptables ne sont que celles qui ont résisté aux défis et finalement produit des prédictions précises. Ce que tous les "sceptiques" devraient faire, c'est montrer au public, en grande partie non scientifique, quand une hypothèse climatique n'a pas répondu à la plupart des contestations, et a produit des prédictions incorrectes.

Dr Timothy BALL - PhD - Climatologue - Président du Projet Ressources Naturelles (Canada) ex Professeur de Climatologie Université de Winnipeg (Canada)

http://drtimball.com/2016/compulsory-courses-for-any-curriculum-the-science-dilemma/

 

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19/03/2017

L' ART D'AVOIR TOUJOURS RAISON


schopenhauer.jpgArthur Schopenhauer est un philosophe allemand né en 1788 et mort en 1860.
Son ouvrage, L' Art d'avoir toujours raison, fut écrit en 1830-1831. Le texte ci-dessous en est extrait, et est toujours d'une actualité brûlante, notamment dans le domaine qui nous intéresse ! A méditer, notamment dans le processus de formation d'un prétendu "consensus" de scientifiques, ou sur la façon de formater l'opinion publique.

Jo Moreau.


La plupart des gens pensent avec Aristote: « Ce qui paraît juste à une multitude, nous disons que c’est vrai » (Éthique à Nicomaque) : il n’y a en effet aucune opinion, aussi absurde soit-elle, que les hommes n’aient pas rapidement adoptée dès qu’on a réussi à les persuader qu’elle était généralement acceptée.

L’exemple agit sur leur pensée comme sur leurs actes. Ce sont des moutons qui suivent le bélier de tête, où qu’il les conduise : il leur est plus facile de mourir que de penser. Il est très étrange que l’universalité d’une opinion ait autant de poids pour eux puisqu’ils peuvent voir sur eux-mêmes qu’on adopte des opinions sans jugement et seulement en vertu de l’exemple. Mais ils ne le voient pas parce qu’ils sont dépourvus de toute connaissance d’eux-mêmes.

Seule l’élite dit avec Platon: « à une multitude de gens, une multitude d’idées paraissent justes », c’est-à- dire le profane n’a que bêtises en tête, et si on voulait s’y arrêter, on aurait beaucoup à faire. Si on parle sérieusement, le caractère universel d’une opinion n’est ni une preuve ni même un critère de probabilité de son exactitude. [Il n’y a qu’à penser à tous les dogmes jadis reconnus officiellement par des sociétés entières et qui par la suite se sont avérés complètement faux. Par exemple, Ptolémée contre Copernic].

Ce que l’on appelle l’opinion commune est, à y bien regarder, l’opinion de deux ou trois personnes; et nous pourrions nous en convaincre si seulement nous observions comment naît une telle opinion. [Comme pour le ragot], nous verrions alors que ce sont deux ou trois personnes qui l’ont admise ou avancée ou affirmée, et qu’on a eu la bienveillance de croire qu’elles l’avaient examinée à fond; préjugeant de la compétence suffisante de celles-ci, quelques autres se sont mises également à adopter cette opinion; à leur tour, un grand nombre de personnes se sont fiées à ces dernières, leur paresse [ou séduction] les incitant à croire d’emblée les choses plutôt que de se donner le mal de les examiner. Ainsi s’est accru de jour en jour le nombre de ces adeptes paresseux et crédules [et séduits]; car une fois que l’opinion eut pour elle un bon nombre de voix, les suivants ont pensé qu’elle n’avait pu les obtenir que grâce à la justesse de ses fondements. Les autres sont alors contraints de reconnaître ce qui était communément admis pour ne pas être considérés comme des esprits inquiets s’insurgeant contre des opinions universellement admises ou comme des impertinents se croyant plus malins que tout le monde.

Adhérer devint alors un devoir.

Désormais, le petit nombre de ceux qui sont capables de juger est obligé de se taire; et ceux qui ont le droit de parler sont ceux qui sont absolument incapables de se forger une opinion et un jugement à eux, et qui ne sont donc que l’écho de l’opinion d’autrui.

Ils en sont cependant des défenseurs d’autant plus ardents et plus intolérants. Car ce qu’ils détestent chez celui qui pense autrement, ce n’est pas tant l’opinion différente qu’il prône que l’outrecuidance qu’il y a à vouloir juger par soi-même — ce qu’ils ne font bien sûr jamais eux-mêmes, et dont ils ont conscience dans leur for intérieur. Bref, très peu de gens savent réfléchir, mais tous veulent avoir des opinions; que leur reste-t-il d’autre que de les adopter telles que les autres les leur proposent au lieu de se les forger eux-mêmes? Puisqu’il en est ainsi, que vaut l’opinion de cent millions d’hommes ? Autant que, par exemple, un fait historique attesté par cent historiens quand on prouve ensuite qu’ils ont tous copié les uns sur les autres et qu’il apparaît ainsi que tout repose sur les dires d’une seule personne.

Arthur Schopenhauer.

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15/03/2017

POLITIQUE ET SCIENCE : UNE COMBINAISON TOXIQUE.

réchauffement climatique,climat,Je reprends ici des extraits d'un article de Matt Ridley (1) , publié le 07 février 2017 suite aux révélations du Dr John Bates (2) sur les manipulations des données climatiques du NOAA afin d' orienter les discussions de la COP21. Les liaisons dangereuses entre Science et Politique sont une nouvelle fois clairement mises en évidence ....

Il s'agit d'une "traduction maison".

Jo Moreau.

(,,,)
Un nouveau témoignage dévastateur de John Bates, ex chercheur principal à l'agence climatique principale américaine, la National Oceanic and Atmospheric Administration, allègue que les scientifiques de cet organisme livraient des fausses données et des preuves sur base de règles politiques. 


L'essai du Dr Bates sur le site Climate Etc,,, illustre des éléments d'inconduite scientifique aussi graves que celles de la campagne anti-vaccin de Andrew Wakefield. Le patron du Dr Bates, Tom Karl, un proche allié de John Holdren, conseiller scientifique du président Obama, a publié en 2015 un document délibérément émis pour influencer (la COP 21) le jamboree climatique de Paris. Ce document fut largement salué et répercuté dans les médias comme réfutant la pause de 18 ans dans le réchauffement climatique, politiquement gênante, dont l' existence avait été reconnue par le Groupe d' experts Intergouvernemental sur l' évolution du climat (GIEC) deux ans plus tôt.


Le Dr Bates dit que Tom Karl fonde son "document sur la pause climatique" d'après un ensemble de relevés de surface terrestre imparfait, qui n'a pas été vérifié ou correctement archivé; et sur un ensemble de relevés de surface océanique qui corrige des données fiables faites à partir des bouées, avec des données peu fiables de relevés faits à partir de navires, ce qui permettait d'illustrer une tendance accentuée d'un réchauffement climatique. Science Magazine envisage de retirer le papier concerné, tandis qu'un comité du Congrès affirme que les allégations confirment certains de ses soupçons.


Le Dr Bates n'est pas un « climato-sceptique ». Il a reçu la médaille d'or du gouvernement américain en 2014 pour son travail sur les données climatiques. Maintenant retraité, il dénonce la «manipulation flagrante des normes de l''intégrité scientifique et des standards d'une publication scientifique", d'un «choix du moment où la publication du document permettra d'influencer les délibérations nationales et internationales sur la politique climatique» et conclut: «Ainsi, dans tous les aspects de la préparation et de la diffusion des ensembles de données contenues dans le rapport, nous trouvons le coup de pouce de Tom Karl pour influencer les décisions qui maximisent le réchauffement et réduisent au minimum la documentation ".


Nous sommes face à bien plus qu'un scandale scientifique de routine. Tout d'abord, il émane de scientifiques qui ont accusé le président Trump et d'autres politiciens de politiser la science. Deuxièmement, il contamine potentiellement toute affirmation selon laquelle la science du climat a produit des résultats impartiaux. Troisièmement, il embarrasse les journalistes scientifiques qui ont dénoncé avec des preuves croissantes l'inconduite scientifique en médecine, en toxicologie et en psychologie, mais ignorent le même dévoiement de la science du climat, car ils en épousent la cause comme étant « une noble cause ». (,,,)


D'ailleurs, ceci est simplement le dernier scandale de la « rock science » du climat. Le principal fut le « climategate » en 2009, qui a démontré les manigances de scientifiques pour ostraciser les sceptiques, supprimer des e-mails, manipuler les « peer-reviews » et tronquer la présentation de données,(,,,)


Le Dr Bates appelle à plus d'éthique dans la science, à la promotion d'un "débat respectueux des différents points de vue auquel nous nous étions engagés après le Climategate". Il est temps pour les nombreux brillants scientifiques à la base de grandes découvertes dans le domaine des quasars et des quarks, la maladie d'Alzheimer et les allergies, les neurones, les fossiles, les télomères et l'âge de glace, de «prendre une position publique " contre la politisation de certains scientifiques au sein de leur propres rangs.


Matt Ridley.


(1) http://principia-scientific.org/politics-science-toxic-combination/


(2) Dr John BATES - PhD - Météorologie - Sciences atmosphériques - Variabilité du climat - Chercheur principal NCDC - Ex administrateur de l'American Geophysical Union.

14:40 Publié dans climat, sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, climat | |  Facebook |

27/07/2011

OVNI SUR LA BELGIQUE : FAKE ?

L’auteur de la photo d’ovni, célèbre depuis la vague belge de 1989-90, vient d’avouer la surpercherie.

Cela a ouvert la porte à des interventions nombreuses de nos médias, qui semblent méconnaître les pérégrinations de cette photo.

Un sommet fut atteint par la présentatrice du JT RTBF de 13 heures de ce jour, qui interrogeait le plaisantin, et lui demandait : « Pourquoi n’avoir pas tout révéler à l’époque, pour éviter de mettre les F-16 en action ? » Etant bien connu que les F-16 ont poursuivi une photo…

Un petit rappel de la chronologie des évènements. La « vague belge » a débuté en novembre 1989, le 29 de ce mois vit un nombre de témoins considérable, parmi lesquels des gendarmes, des scientifiques et des militaires firent état d’un nombre étonnant d’observations -concordantes pour la plupart- d’un objet non identifié, aux performances totalement inhabituelles. Cette vague d’observations s’éteignit peu à peu durant l’année 1991.

Autre caractéristique originale de cette vague, le nombre assez élevé d’observations diurnes, par rapport aux « lumières nocturnes », toujours sujettes à confusion.

Sorties des F-16 : les 30 et 31 mars 1990. Une réaction suite à une confirmation d’observation de la Gendarmerie, et d’une observation simultanée de radars au sol.

La photo dont il est question -qui est en réalité une diapositive- apparut en août 1990. Elle fut d’abord accueillie avec circonspection par les collaborateurs de la SOBEPS*, au vu de divergences apparues dans les témoignages des deux témoins de leur prétendue observation. La politique constante de cette organisation était, même antérieurement à la « vague belge », de ne jamais considérer un document photo ou ciné comme preuve de l’existence d’un phénomène, mais uniquement comme l’illustration d‘un témoignage, au vu des possibilités de plus en plus étendues de trucage de tels documents par de simples particuliers.

Notons aussi qu’un photographe professionnel de Verviers devint détenteur du copyright sur le document, et sera chargé de sa commercialisation. (Je vous laisse libre de certaines déductions…).

Voyons maintenant un résumé des conclusions des spécialistes qui ont examiné ‘scientifiquement’ la photo, et qui l’ont fait à titre privé, et non au nom des organisations qui les emploient.

P.Magain et M. Remy - Institut d’Astrophysique - Université de Liège. « Nous ne pouvons qu’émettre les plus nettes réserves quant à l’authenticité de ce document (…) »

Prof Acheroy - Ecole Royale Militaire « L’hypothèse selon laquelle ce document serait un faux ne peut pas être rejetée jusqu’à présent, et ne le sera sans doute jamais (…).

Richard F Haynes - NASA - Examina le document sous l’angle de déductions quant à l’objet lui-même, mais ne se prononça jamais sur l’authenticité éventuelle du document.

Daniel Soumeryn - Dept photographique Institut Royal du Patrimoine Artistique. « (…)Soit cet engin est le produit d’un canular ou d’une mystification (…) ».

A ma connaissance, et contrairement à ce qui a été dit aux JT d’aujourdhui, aucune personnalité du CNRS n’a pris position.

Nous sommes donc bien loin de scientifiques qui auraient été abusés. La seule conclusion qui en a été tirée à l’époque par la SOBEPS, est que personne n’a pu établir qu’il s’agissait d’un faux, mais personne n’a affirmé qu’il était incontestable. Le cas de la photo de Petit-Rechain et de son examen occupe une vingtaine de pages du rapport de la SOBEPS sur la vague belge, sur un total de 980 pages.

La photo n’est donc nullement à l’origine de la « vague belge », mais en est une péripétie. Elle eut bien entendu un grand retentissement à l’époque, mais la révélation récente, si elle apporte incontestablement une certaine déception, n’entame nullement le fait que des évènements toujours inexpliqués eurent bien lieu dans le ciel belge de 1989 à 1991. Et ce, même s’il est probable que quelques uns des milliers de témoignages recueillis à cette époque sont également le fait de plaisantins…

Comme j’aime souvent à le répéter, ce n’est pas parce que j’ai réussi à photographier la maquette d’un Airbus A-380, que j’ai prouvé que l’A-380 est une mystification…

*SOBEPS : Société Belge d’Etude de Phénomènes Spatiaux. Fondée en 1971. Le sérieux de son étude du phénomène OVNI était reconnu, et elle bénéficiait du concours de plusieurs « scientifiques ». La SOBEPS fut également très active dans le « débunkage » (la démystification) de plusieurs soi-disants phénomènes tels que le triangle des Bermudes, ou beaucoup autres. Quant aux explications possibles des OVNIS, elle se détacha de plus en plus de l’hypothèse extra-terrestre. Elle fut dissoute en 2007.

Source : Vague d’OVNI sur la Belgique - SOBEPS.

Jo Moreau.

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28/04/2011

LE NUCLEAIRE : VADE RETRO SATANAS ?

Voici quelques années, plusieurs pays -dont l’Allemagne et la Belgique- avaient programmé l’abandon du nucléaire. J’avais toujours considéré qu’il s’agissait là d’un effet d’annonce populiste, motivée par des intérêts politiques ou électoraux souvent liés à la présence éphémère ou non de partis écologistes au sein même des gouvernements, ou influents dans la mouvance des partis.

Bingo, face aux réalités techniques et économiques, et il faut bien le dire, au vu des intérêts financiers considérables en jeu, cette sortie était récemment reportée ad vitam aeternam.

L’accident en cours à la centrale nucléaire du Fukushima, survenant par un hasard malheureux l’année du 25e anniversaire de l’explosion de Tchernobyl, a relancé le débat sur l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le domaine de la production d’électricité.

Plutôt qu’un débat constructif sur les aspects techniques et prospectifs de cette énergie, nous assistons à un combat politico-idéologique sans nuances entre ceux qui sont « pour », et ceux qui sont « contre ».

L’énergie nucléaire a toujours eu une odeur de soufre, dont l’origine remonte à Hiroshima et à la guerre froide. On assista à cette époque à de grandes manifestations contre les armes nucléaires à travers l’Europe, qui étaient surtout des manifestations anti-américaines et anti-OTAN. L’existence des bombes du petit père des peuples (Staline) et des membres du Pacte de Varsovie ne provoquait apparemment aucune allergie radio-active chez les participants. Ce type de rejet idéologiquement orienté est d’ailleurs toujours sous-jacent à ce jour.

Certains prétendent que les centrales peuvent être fermées et remplacées avantageusement par les énergies « vertes », d’autres contestent violemment ce point de vue. Je ne rentrerai pas dans ce débat, chacun se livrant à une guerre des chiffres parfaitement justifiés et tout aussi parfaitement contestés, destinée à décrédibiliser définitivement l’adversaire.

Soyons clair : si je suis le premier à adhérer à la lutte contre les pollutions évitables, ou la production et la surconsommation de produits parfaitement inutiles, je suis clairement opposé à une écologie intégriste et rétrograde, admirative du « bon sauvage » et qui rêve d’un retour à une société mythique totalement irréaliste. Cette vision du monde est principalement motivée par la peur, peur du progrès, peur de l’avenir. Je ne suis pas prêt, et je ne suis pas le seul, à abandonner tout ou partie des acquis utiles de notre façon de vivre, au bénéfice d’utopies littéraires.

Ceci dit, il faut bien constater que la filière actuelle de la fission nucléaire basée sur l’uranium est dans une impasse. Ses inconvénients sont bien connus : l’accumulation infinie de déchets fortement radio-actifs dont on ne sait que faire, des réacteurs obsolètes qu’on ne peut démanteler, la difficulté ou même l’impossibilité de la modernisation de salles de contrôle par des composants actuels, et enfin le fait que les accidents ont souvent des conséquences économiques et humaines extrêmement importantes et spectaculaires. Dans l’étude financière, on omet soigneusement de prendre en compte les sommes énormes nécessaires à l’évacuation et au relogement de populations issues des régions contaminées. Enfin, si la sécurité technique des centrales est relativement bonne, le facteur humain doit également mis dans la balance, soit l’incompétence ou la négligence des opérateurs, soit des erreurs parfois grossières dans la localisation des implantations.

Faut-il pour autant condamner « le nucléaire » ? Bien évidemment non. Des recherches sont en cours -notamment dans la filière de la fusion thermonucléaire-, très prometteuses même si de nombreux obstacles subsistent. L’ utilisation du deutérium, élément en quantité pratiquement illimitée sur Terre et ne produisant pas ou peu de radio-activité pourrait être une voie parfaitement acceptable. Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il serait aussi opportun de réévaluer la problématique du contrôle de la production nucléaire.

Malheureusement, en Belgique notamment, la perspective de l’abandon du nucléaire a mené aussi à l’abandon de cette spécialisation par de nombreux étudiants. Selon certains, la relève des techniciens employés par les centrales en activité en deviendrait même problématique.

Si le nucléaire est l’objet de toutes les avanies, il ne viendrait par contre à l’idée de personne de réclamer l’arrêt définitif de l’ensemble de l’industrie chimique par exemple. On a pudiquement « oublié » les accidents de Bhopal, qui fit à lui seul 20.000 morts et des centaines de milliers de malades, de Seveso, de AZF à Toulouse et de combien d’autres. Et que dire des accidents de circulation qui annuellement sont responsables dans le monde de dizaines de milliers de morts et d’un nombre gigantesque de blessés à des degrés divers.

En cherchant bien, on trouverait sans peine d’autres exemples de dangerosité bien plus aigue que le nucléaire, à commencer d’ailleurs par maman nature !

A l’heure actuelle, il n’y a pas d’alternative crédible à la production d’énergie par les centrales à fission nucléaire. Il faut renforcer leur sécurité d’utilisation dans l’attente de leur remplacement par d’autres filières plus fiables, y compris nucléaires.

Et même si l’Europe, continent en déclin, vertueux donneur de leçons s’abritant derrière de grands principes moralisateurs, devait seule abandonner le nucléaire, il suffit de regarder une carte du monde pour s’apercevoir que son minuscule territoire n’est nullement préservé de toute contamination accidentelle, tous les autres continents s’équipant frénétiquement de centrales nucléaires de plus en plus nombreuses.

Alors, à l’instar de nos voisins français, poursuivons les recherches fondamentales et osons des expérimentations. Plutôt qu’insuffler à nos jeunes la peur du progrès et le repli sur soi , redonnons-leur l’espoir en l’avenir et le goût en la science.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !!

Jo Moreau. 

14:15 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, énergie, politique, écologie | |  Facebook |

15/03/2011

L'AVENIR : LA FUSION NUCLEAIRE CONTROLEE

L’accident nucléaire actuellement en cours au Japon donne lieu à des débats passionnés sur la filière du nucléaire pour la production d’énergie.

 On assiste à une débauche de mauvaise foi, aussi bien dans le camp des pro que des anti-nucléaires.

D’un côté, on se glorifie sans rire du fait que ses propres (…) centrales sont parfaitement sécurisées, fiables et innocentes, contrairement à ce qui se passe ailleurs, que la filière nucléaire actuellement exploitée est la seule réponse efficace à nos besoins énergétiques, qu’elle est d’ailleurs parfaitement conforme aux nécessités découlant de la lutte contre le réchauffement climatique et qu‘on ne peut donc faire plus écologique, et enfin que les accidents de la route font en définitive bien plus de victimes que les centrales nucléaires.

De l’autre, la simple évocation du mot « nucléaire » équivaut à s’exposer à la damnation éternelle. Toute la filière est à condamner, en prenant le Japon comme exemple et en brandissant Tchernobyl à chaque occasion, en oubliant de spécifier que l’accident en cours n’est pas la conséquence directe d’un tremblement de terre, mais bien à un tsunami. En définitive, les éoliennes ou le photovoltaïque est amplement suffisant pour tous nos besoins…

Notre type de civilisation présente de nombreux autres sites dangereux, tels que les usines chimiques, les laboratoires biologiques, en bref tous les sites de type « Seveso » , qui à ma connaissance ont fait plus de victimes que le nucléaire civil sans pour cela être mis à l’index dans leur principe.

Maintenant, je suis également convaincu que la filière actuelle basée sur la fission nucléaire est effectivement dangereuse et doit être condamnée. Le danger dû à la radio-activité est bien réel, que ce soit lors d’un accident direct -et on ne peut prévoir tous les types d’accident possibles-, que lors de catastrophes naturelles. Nos régions sont peu sismiques, mais par exemple des dizaines de secousses (de faible amplitude) ont eu lieu dans le Brabant Wallon l’an passé. On peut aussi se souvenir des séismes d’une amplitude de 5 en 11/1983 (Liège), de 5,8 en 04/92 (Roermond) de 4,5 en 06/95 (Le Roeulx), de 5,1 en 07/2002 (Aachen). Il semblerait aussi qu’historiquement, il y ait eu dans les siècles passés de nombreux séismes d’une amplitude égale ou supérieure à 6 ou 7.

A côté des risques directs, comprenant les défaillances techniques ou humaines ainsi que les attentats, se posent les problèmes actuellement insolubles découlant du traitement à réserver aux déchets nucléaires, ou au démantèlement des centrales obsolètes. Il serait irresponsable de nier ces problèmes, et de fermer les yeux sur l’impasse dans laquelle se trouve la filière de la fission nucléaire.

Il existe une autre filière « propre » dont il faut accélérer la mise au point, je veux parler de la fusion thermonucléaire contrôlée. Basée sur le type de réaction qu’on retrouve dans le soleil par exemple, elle utilise comme combustible notamment du deutérium, dont les ressources terrestres sont pratiquement inépuisables, et les dégagements radio-actifs nuls ou négligeables.

Je vous engage à lire le résumé accessible par le lien suivant :

http://www.ulb.ac.be/sciences/intra/inforsc_archives/nrj/...

Jo Moreau

D’ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !

12:07 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, japon, énergie | |  Facebook |