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27/03/2013

UNE POLITIQUE RUINEUSE BATIE ...SUR DU VENT ?

Nos médias nationaux, du moins du côté francophone, relayent inlassablement la propagande idéologico-politique de Ecolo, sans jamais prendre la peine de contrôler ou au moins de relativiser les postulats qu ’elle assène à la population.

Suiviste aveugle de la Parole de GIEC et des lobbies environnementalistes, le monde politique y a vu une opportunité exceptionnelle de lever de multiples taxes et d’imposer -avec la bénédiction des électeurs-, de nouvelles contraintes ou orientations économiques, causes directes de la baisse du pouvoir d’achat et de la délocalisation d’entreprises. Outre cette manne providentielle, nos élus ont trouvé là une bonne cause à défendre, garante de la bienveillance de leurs électeurs.

Or, le coût de ce suivisme est gigantesque, depuis une politique énergétique aberrante, en passant par les quotas CO2 qui font l‘objet d‘une spéculation très juteuse pour certains.

Ces orientations économiques et politiques ont été initiées par la peur du « réchauffement climatique causé par les activités humaines », et il est indispensable de clamer que cette théorie, la base même de ces politiques, est très loin d’être une certitude établie.

Il ne s’agit que d’une théorie parmi beaucoup d’autres, et d’ailleurs régulièrement contestée, sur les causes des changements climatiques. Il est inconcevable de s’être laissé entraîner dans cette politique suicidaire à bien des égards, et aux fondements très aléatoires.

Je crois donc nécessaire de rappeler quelques éléments fondamentaux, qui ne reçoivent aucun écho dans nos médias et sont totalement ignorés par nos décideurs, consciemment ou non, et donc par l‘ensemble des citoyens…

- Le réchauffement global, pour autant que cette notion ait un sens, s’est stabilisé depuis 17 ans, alors que les émissions de CO2 d’origine humaine n’ont cessé de croître.

- S’il y a eu corrélation entre l’accroissement des émissions de CO2 d’origine humaine et un réchauffement global, il n’y a jamais eu de preuve scientifique que ce gaz était la cause d’un éventuel réchauffement climatique. Il ne faut pas confondre corrélation et causalité. Beaucoup de scientifiques contestent cette causalité.

- Le CO2 d’origine humaine représente annuellement environ 5% de l’ensemble des émissions de ce gaz à effet de serre. La totalité du CO2, y compris les 95% d’origine naturelle ne représentant quant à lui qu’une partie minoritaire de l’ensemble des gaz à effet de serre.

- Certains scientifiques contestent la théorie même de l’effet de serre, qui remettrait en cause le second principe de la thermodynamique.

- Le GIEC est l’organisme qui est à la base de l’alarmisme actuel sur le sujet. C’est une création de l’ONU, qui fut fondé pour « évaluer les informations scientifiques nécessaires pour comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine ». Le champ d’action est déjà ciblé dès l’origine, et le GIEC n’a pas pour objet d’entreprendre lui-même des recherches, mais collationne et met en perspective des études parues dans des revues scientifiques. Ses conclusions sont soumises aux gouvernements participants qui ont un droit de regard, avant toute publication. Le caractère politico-scientiste du GIEC est donc bien une réalité. (1)

- Le GIEC ne compte pas uniquement « plusieurs milliers de scientifiques », mais sa composition comprend également un nombre considérable de politiques, représentants de ministères etc… Parmi les scientifiques, seule une toute petite minorité sont des climatologues (moins d’une centaine, parait-il).

- La notion de consensus n’est valable qu’au sein même du GIEC, dont les conclusions sont cautionnées par une majorité de scientifiques qui y participent. Petit à petit, cette notion a subtilement dérapé en englobant l’ensemble du monde scientifique, qui serait censé y adhérer.

- Les opposants aux conclusions du GIEC sont généralement désignés comme un groupe d’une dizaine d’originaux tout au plus, qu’on discrédite comme étant corrompus et payés par l’industrie pétrolière pour contester ce qui doit être une évidence aux yeux de tous: il existe bien un réchauffement climatique dont l‘origine se trouve dans les activités humaines.

Une simple consultation de mes listes en cours d‘élaboration, totalisant à ce jour environ 500 avis de scientifiques et les liens qui valident leurs déclarations, est édifiante sur le débat qui reste largement ouvert, quoiqu’on essaye de nous persuader du contraire.

Voilà, je n’ai évidemment pas fait le tour du problème, mais ai simplement voulu remettre quelques évidences en mémoire, et montrer à quel point la politique actuelle est bâtie sur du sable, et nous mène au désastre.

Il appartient à chacun d’entre nous de contester cette politique partout et par tous les moyens possibles, et d’essayer d’ouvrir les yeux de nos élus sur ce qui constitue la réalité d‘un débat scientifique.

(1) Voir à ce propos l’excellent livre de Drieu Godefridi : http://giec-est-mort.com/

Jo Moreau.

19:37 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : réchauffement climatique, changements climatiques, giec, co2, écologie | |  Facebook |

14/02/2013

SUPER-ECOLO COMMUNIQUE (2)

(Dans un but d‘objectivité, belgotopia a ouvert ses colonnes à Super-Ecolo, afin de proposer de nouvelles éco-solutions aux causes du réchauffement climatique).

réchauffement climatique,écologie,CO2

 

 

 

La recherche de nouvelles sources d‘énergie, démarche indispensable quand on connaît l’importance des rejets polluants de CO2 par les énergies fossiles, est primordiale dans la lutte contre un réchauffement climatique catastrophique qui s’accélère, comme chacun sait.

Dans cette démarche citoyenne, nous vous proposons un système éco-responsable à la portée de tout bricoleur.  

 

 

 

 

 

Il suffit de construire une structure en bois dans le jardin contigu à l‘habitation, supportant un système semblable à la dynamo. La roue qui produira l’énergie électrique, est animée par 4 ou 5 personnes qui courent à l’intérieur du cylindre, par équipes. Il peut s’agir des enfants de la famille récompensés par une dringuelle, des chômeurs remis au travail, ou en Belgique, de travailleurs rémunérés par des titres-services.

 La partie du jardin recouverte par la structure pourra être consacrée à la culture de chicons bio. (des endives, pour mes amis Français).

Cette installation, outre l’aspect écologiquement champêtre présenté par les matériaux naturels employés*, séduira par le fait qu’elle peut être activée uniquement en cas de besoin, et l’ampoule (qui sera bien entendu une ampoule économique en Europe uniquement) qui est ici à l’extérieur pour la démonstration, sera mobile, soit au milieu du salon, soit là où on en a besoin, pour un éclairage durable environnementalement neutre.

 L’achat des matériaux nécessaires seront déductibles fiscalement, et une prime annuelle gouvernementale sera allouée à chaque installation fonctionnelle.

Ainsi, pas à pas, nous contribuerons au sauvetage de notre planète.

Mais, diront certains, ceux qui actionnent la roue énergétique devront-il être équipés du compteur d’émission de CO2 décrit dans le premier article de Super Écolo ? Le débat est ouvert.

* La seule contrainte imposée au citoyen responsable sera de replanter un arbre.

Super-Ecolo.

VOS COMMENTAIRES ECO-COMPATIBLES SONT BIENVENUS

16:04 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réchauffement climatique, écologie, co2 | |  Facebook |

04/07/2012

POUR L'INTERDICTION IMMEDIATE DES BARRAGES HYDROELECTRIQUES

L’écologie politique a réussi à instiller une peur quasi-mystique du nucléaire parmi la population, au point de l’imposer dans l’agenda des autres partis.

Entendons-nous bien. Comme je l’ai déjà exprimé précédemment, je suis convaincu que le modèle actuel de la fission nucléaire basé sur l’utilisation de l’uranium enrichi est dans une impasse, au vu des problèmes non résolus qu’elle pose et bien connus de tous, que sont le traitement des déchets et le démantèlement des centrales obsolètes. (Ce qui ne veut pas dire qu’il faille ipso-facto fermer les centrales existantes !). Mais il existe des filières prometteuses, qui répondent en grande partie à ces objections, telles que les réacteurs à sels fondus-thorium, ou dans une autre voie la fusion thermonucléaire contrôlée. De telle sorte qu’il serait inconscient de condamner « le nucléaire » et de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Toute activité humaine présente des dangers, et notre action doit tendre à circonscrire ces dangers autant que faire se peut, mais sûrement pas à stopper tout progrès ou à régresser dans le développement, tel que l’imposent quelques intégristes écologiques suivis par l’ensemble des hommes et femmes politiques qui les suivent aveuglément, dans un remake saisissant du « joueur de flûte d’Hamelin ».

Peur du nucléaire, des OGM, du gaz de schiste, du CO2, des carburants fossiles et de bien d‘autres choses dont nous délaissons maintenant le développement aux autres continents, ce qui nous rend de plus en plus dépendants et engagés dans un idéalisme béat qui risque bien d'être suicidaire.

Dans cet ordre d’idée, je me suis penché sur les dangers de l’hydro-électricité, énergie ô combien verte, et les catastrophes causées par les ruptures de barrages.

Parmi les causes de ces catastrophes, on en retrouve d'identiques que pour les accidents nucléaires que nous avons connus ou que nous craignons tant, soit : des erreurs humaines, des séismes, des faits de guerre, des défauts d’entretien etc… Leurs conséquences, hors les pertes en vies humaines, sont également dévastatrices pour l’environnement.

En voici une énumération, forcément incomplète car on dénombre plus de 400 ruptures de barrages dans le monde (pas tous hydroélectriques). Devons-nous pour autant, à l’instar de ce que font les écologistes à l'égard du nucléaire, demander la mise hors-service immédiate et définitive de tous les barrages et à chercher des solutions alternatives… ???

QUELQUES RUPTURES DE BARRAGES

  • - --/--/1802 Puentes (Espagne) 600 morts
  • - 12/03/1864 Sheffield (GB) 250 morts
  • - --/--/1868 Irukaike (Japon) 1.100 morts
  • - 16/05/1874 Williamstown (USA) 144 morts
  • - 10/03/1872 Fergoug l (Algérie)
  • - 15/12/1881 Fergoug ll (Algérie) 200 morts
  • - --/--/1885 Fergoug lll (Algérie)
  • - 31/05/1889 South Fork River (USA) 2.200 morts
  • - --/--/1890 Walnut Grove (USA) 129 morts
  • - --/--/1893 Austin (USA)
  • - 27/04/1895 Bouzey (France) 200 morts
  • - --/--/1911 Bayles (USA) 700 morts
  • - --/--/1912 Elwha River (USA)
  • - --/--/1917 Tigra (Inde) 1000 morts
  • - 01/12/1923 Gleno( Italie) 600 morts
  • - --/--/1925 Eiguiau (France)
  • - --/--/1925 Kundli (Inde)
  • - --/--/1926 San Alphonso (Bolivie) 1.000 morts
  • - 25/11/1927 Fergoug llll (Algérie)
  • - 31/12/1927 St Maur (Algérie)
  • - 13/03/1928 St Francis - région de Los Angeles (USA) 420 morts
  • - --/--/1943 Pagara (Inde)
  • - --/05/1943 bombardement des barrages de Mohne et Eder (Allemagne) 1300 morts
  • - 09/01/1959 Wega de Tera (Espagne) 144 morts
  • - 02/12/1959 Malpasset(France) 423 morts
  • - 28/03/1960 Oros (Brésil) 1.000 morts
  • - 13/03/1961 Kiev (Ukraine URSS) 145 morts
  • - --/--/1961 Khadakswalla (Inde) 2.000 morts
  • - 28/10/1962 Sunchon (Corée du Sud) 163 morts
  • - --/--/1963 Quebrada la Chapa (Colombie) 3300 morts
  • - 14/12/1963 Baldwin Hills (USA)
  • - 09/10/1963 Vajont (Italie) 2.000 morts
  • - --/--/1967 Nanak Sagar (Inde) 100 morts
  • - 27/11/1967 Kebumen (Indonesie) 160 morts
  • - 04/01/1970 Mendoza (Argentine) 100 morts
  • - 25/02/1972 Foledon(Colombie) 60 morts
  • - 26/02/1972 Logan (USA) 450 morts
  • - --/--/1972 Chikkaole (Inde)
  • - --/--/1975 Banqiao (Chine) 230.000 morts (victimes directes et indirectes)
  • - 05/06/1976 Teton (USA) 10 morts
  • - 11/08/1979 Morvi (Inde) 15.000 morts
  • - --/--/1980 Gotvan (Iran) 200 morts
  • - 19/07/1985 Val de Stava (Italie) 268 morts
  • - --/--/1986 Kendale (Sri Lanka) 127 morts
  • - --/--/1991 Isla Verdes (Philippinnes) 3.500 morts
  • - 27/08/1993 Prov de Qinghai (Chine) 240 morts
  • - --/--/2012 Ivanovo - Bulgarie 9 morts 

VOTRE COMMENTAIRE EST BIENVENU

Jo Moreau.

11:32 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : réchauffement climatique, nucléaire, co2, écologie | |  Facebook |

27/11/2011

LA DIABOLISATION DU NUCLEAIRE CIVIL

nucléaire,environnement,énergie,écologieLa levée de boucliers contre la filière nucléaire, instrumentalisée par les partis écologistes et reprise en chœur par les suivistes, est un nouvel exemple du caractère quasi-religieux d’une réflexion qui abandonne toute rationalité. Malheureusement, manipulés par une propagande mystique, et soucieux d’une popularité basée sur un impératif sécuritaire, les gouvernements condamnent le nucléaire dans sa globalité et ouvrent ainsi la porte à une accentuation de la crise dans laquelle nous sommes plongés.

Qu’on me comprenne bien : je considère également que la filière de la fission nucléaire souffre de ses inconvénients évidents, sans solution depuis son éclosion soit une bonne septantaine d’années. Le problème principal et le mieux connu est celui des déchets et du démantèlement des centrales. Toutefois, de grands espoirs peuvent être mis dans d’autres filières du nucléaire actuellement à l’étude, notamment le principe de la fusion nucléaire, qui minimisent ce genre d’inconvénients.

Mais l’anathème qui frappe tout ce qui porte l’étiquette « nucléaire » conduira, et conduit déjà, à la diminution sinon la coupure des crédits de recherche affectés à cette filière. La conséquence directe en est la diminution dramatique du nombre d’étudiants dans la recherche ou le génie nucléaire, découragés avec raison par un avenir devenu plus qu’aléatoire.

Du moins en Occident, car tel n’est pas le cas dans les pays émergents, tels que la Chine ou l’Inde par exemple, où le développement du nucléaire est plus que jamais d’actualité.

Ces pays risquent de prendre un avantage décisif dans l’étude et le développement de cette technologie de pointe dont l'abandon est programmé dans plusieurs pays européens, et ce pour des raisons plus idéologiques et électoralistes que scientifiques.

La catastrophe de Fukushima a évidemment apporté un éclairage inespéré aux thèses antinucléaires. Toutefois, je considère que les catastrophes de Fukushima, comme celle de Tchernobyl, découlent d’erreurs humaines et pouvaient donc être évitées, et ne peuvent donc être imputées à la technologie elle-même.Tchernobyl pour les raisons bien connues, et Fukushima par une implantation peu compréhensible de centrales nucléaires face à une faille géologique bien connue, sur une bande côtière particulièrement exposée aux séismes et par conséquent aux tsunamis.

Il faut être bien conscient des perspectives de l’abandon du nucléaire, outre les problèmes d’approvisionnement en électricité, mais aussi le fait que cette énergie subira une augmentation très importante des coûts pour tous les usagers. Non seulement les ménages, mais aussi et surtout les industries grandes utilisatrices de cette énergie. Il s’agira d’une nouvelle et peut-être décisive motivation pour une délocalisation des derniers pourvoyeurs d’emplois de nos pays vers des cieux moins sujets au catastrophisme ambiant.

Toute activité humaine comporte des risques.

Qu’il faut bien entendu circonscrire au maximum. Mais l’industrie chimique a également généré diverses catastrophes industrielles ayant fait plusieurs milliers de morts pendant la même période d’existence (sans compter les dégâts et victimes indirectes). Qui réclame la fin définitive de l’industrie chimique ?

Les laboratoires biologiques et pharmaceutiques cultivent des virus, bactéries ou autres joyeuses bestioles qu’ un accident pourrait diffuser dans l’atmosphère, et déclencher des épidémies dévastatrices dans le monde entier . Qui réclame l’arrêt définitif de ces recherches ?

Essayons de garder raison afin d’éviter un dramatique coup d’arrêt à notre développement, en faisant évoluer le parc nucléaire vers plus de sécurité. Il en va de notre avenir et de notre bien-être.

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

17:55 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, environnement, énergie, écologie | |  Facebook |

28/04/2011

LE NUCLEAIRE : VADE RETRO SATANAS ?

Voici quelques années, plusieurs pays -dont l’Allemagne et la Belgique- avaient programmé l’abandon du nucléaire. J’avais toujours considéré qu’il s’agissait là d’un effet d’annonce populiste, motivée par des intérêts politiques ou électoraux souvent liés à la présence éphémère ou non de partis écologistes au sein même des gouvernements, ou influents dans la mouvance des partis.

Bingo, face aux réalités techniques et économiques, et il faut bien le dire, au vu des intérêts financiers considérables en jeu, cette sortie était récemment reportée ad vitam aeternam.

L’accident en cours à la centrale nucléaire du Fukushima, survenant par un hasard malheureux l’année du 25e anniversaire de l’explosion de Tchernobyl, a relancé le débat sur l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le domaine de la production d’électricité.

Plutôt qu’un débat constructif sur les aspects techniques et prospectifs de cette énergie, nous assistons à un combat politico-idéologique sans nuances entre ceux qui sont « pour », et ceux qui sont « contre ».

L’énergie nucléaire a toujours eu une odeur de soufre, dont l’origine remonte à Hiroshima et à la guerre froide. On assista à cette époque à de grandes manifestations contre les armes nucléaires à travers l’Europe, qui étaient surtout des manifestations anti-américaines et anti-OTAN. L’existence des bombes du petit père des peuples (Staline) et des membres du Pacte de Varsovie ne provoquait apparemment aucune allergie radio-active chez les participants. Ce type de rejet idéologiquement orienté est d’ailleurs toujours sous-jacent à ce jour.

Certains prétendent que les centrales peuvent être fermées et remplacées avantageusement par les énergies « vertes », d’autres contestent violemment ce point de vue. Je ne rentrerai pas dans ce débat, chacun se livrant à une guerre des chiffres parfaitement justifiés et tout aussi parfaitement contestés, destinée à décrédibiliser définitivement l’adversaire.

Soyons clair : si je suis le premier à adhérer à la lutte contre les pollutions évitables, ou la production et la surconsommation de produits parfaitement inutiles, je suis clairement opposé à une écologie intégriste et rétrograde, admirative du « bon sauvage » et qui rêve d’un retour à une société mythique totalement irréaliste. Cette vision du monde est principalement motivée par la peur, peur du progrès, peur de l’avenir. Je ne suis pas prêt, et je ne suis pas le seul, à abandonner tout ou partie des acquis utiles de notre façon de vivre, au bénéfice d’utopies littéraires.

Ceci dit, il faut bien constater que la filière actuelle de la fission nucléaire basée sur l’uranium est dans une impasse. Ses inconvénients sont bien connus : l’accumulation infinie de déchets fortement radio-actifs dont on ne sait que faire, des réacteurs obsolètes qu’on ne peut démanteler, la difficulté ou même l’impossibilité de la modernisation de salles de contrôle par des composants actuels, et enfin le fait que les accidents ont souvent des conséquences économiques et humaines extrêmement importantes et spectaculaires. Dans l’étude financière, on omet soigneusement de prendre en compte les sommes énormes nécessaires à l’évacuation et au relogement de populations issues des régions contaminées. Enfin, si la sécurité technique des centrales est relativement bonne, le facteur humain doit également mis dans la balance, soit l’incompétence ou la négligence des opérateurs, soit des erreurs parfois grossières dans la localisation des implantations.

Faut-il pour autant condamner « le nucléaire » ? Bien évidemment non. Des recherches sont en cours -notamment dans la filière de la fusion thermonucléaire-, très prometteuses même si de nombreux obstacles subsistent. L’ utilisation du deutérium, élément en quantité pratiquement illimitée sur Terre et ne produisant pas ou peu de radio-activité pourrait être une voie parfaitement acceptable. Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il serait aussi opportun de réévaluer la problématique du contrôle de la production nucléaire.

Malheureusement, en Belgique notamment, la perspective de l’abandon du nucléaire a mené aussi à l’abandon de cette spécialisation par de nombreux étudiants. Selon certains, la relève des techniciens employés par les centrales en activité en deviendrait même problématique.

Si le nucléaire est l’objet de toutes les avanies, il ne viendrait par contre à l’idée de personne de réclamer l’arrêt définitif de l’ensemble de l’industrie chimique par exemple. On a pudiquement « oublié » les accidents de Bhopal, qui fit à lui seul 20.000 morts et des centaines de milliers de malades, de Seveso, de AZF à Toulouse et de combien d’autres. Et que dire des accidents de circulation qui annuellement sont responsables dans le monde de dizaines de milliers de morts et d’un nombre gigantesque de blessés à des degrés divers.

En cherchant bien, on trouverait sans peine d’autres exemples de dangerosité bien plus aigue que le nucléaire, à commencer d’ailleurs par maman nature !

A l’heure actuelle, il n’y a pas d’alternative crédible à la production d’énergie par les centrales à fission nucléaire. Il faut renforcer leur sécurité d’utilisation dans l’attente de leur remplacement par d’autres filières plus fiables, y compris nucléaires.

Et même si l’Europe, continent en déclin, vertueux donneur de leçons s’abritant derrière de grands principes moralisateurs, devait seule abandonner le nucléaire, il suffit de regarder une carte du monde pour s’apercevoir que son minuscule territoire n’est nullement préservé de toute contamination accidentelle, tous les autres continents s’équipant frénétiquement de centrales nucléaires de plus en plus nombreuses.

Alors, à l’instar de nos voisins français, poursuivons les recherches fondamentales et osons des expérimentations. Plutôt qu’insuffler à nos jeunes la peur du progrès et le repli sur soi , redonnons-leur l’espoir en l’avenir et le goût en la science.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !!

Jo Moreau. 

14:15 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, énergie, politique, écologie | |  Facebook |