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03/07/2017

BELGIQUE, DECUMUL, ETHIQUE ET DEMOCRATIE.

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Les responsables de nos principaux partis politiques assoiffés de moralité et de bien public, ont proclamé la main sur le cœur, dans une une explosion de déclarations médiatiques, combien ils ont été trompés par une infime minorité de moutons noirs, et détaillé les moyens qu'ils déploient pour ramener plus d’éthique en politique. Une fois de plus.

Et de prôner de nouveaux textes et règlements devant éradiquer les pratiques défaillantes mais ô combien rémunératrices qui semblent la règle dans notre pays. Et cela ne date pas d'hier, pour ceux qui n'ont pas la mémoire courte.

Il me semble évident que l’éthique ne se décrète pas, et qu'il se trouvera toujours des profiteurs pour contourner tous règlements internes aux partis.

L’éthique doit imprégner l’état d’esprit de ceux qui s’engagent dans la représentation populaire, mais combien d’entre eux sont réellement habités par le seul but de servir, sans aucune autre arrière-pensée ? (j’allais dire par le seul but de servir, et non de se servir, mais c’eut été trop facile !).

Chaque parti avait déjà sa charte éthique, aussitôt signée et aussitôt oubliée.

Car le problème est immense. Après les problèmes de cumul de mandats, des nominations politiques pour les copains, restera ceux des intercommunales, des cabinets ministériels pléthoriques « doublant » les administrations, des milliers d’ASBL subventionnées et non contrôlées, de subventions aux syndicats par des entreprises publiques ou via les caisses de chômage, d'appels à des études ou des consultants hors de prix, de politiques environnementalistes et énergétiques soutenues par des incompétents notoires, j’en oublie et non des moindres.

En bref, le coût faramineux de la particratie belge et de la multiplication de gouvernements en tous genres, le tout financé par vous et par moi.

Et ces affaires touchent tous les partis, n’en doutons pas, soit par implication directe, soit par la volonté de ne pas voir .

L’engagement de respecter une éthique à priori est inutile. Par contre , instaurer une loi qui punit l’abus de fonction publique, comme il existe une loi commerciale qui punit l’abus de position dominante, par de très lourdes peines aussi bien civiles que pénales, freinerait peut-être les abus et les sanctionnerait certainement.

J’allais y ajouter la condamnation pour non-dénonciation de tels faits, mais on m’accuserait dès lors de favoriser la délation …. On place sa morale personnelle où on peut.

Maintenant, croire que la démocratie est sauvée parce qu'on empêche un bourgmestre de devenir député est une nouvelle fois de la poudre aux yeux, et promet à coup sûr des lendemains qui déchantent.

Pour une nouvelle loi électorale en Belgique.

Plus que jamais, l’inanité du système électoral à la proportionnelle éclate au grand jour : quel que soit le résultat des urnes, l’électeur n’aura en définitive pas voix au chapitre.

Si ce système apporte une certaine modération dans les orientations politiques et économiques, il empêche un choix clair du citoyen dans l’orientation qu’il souhaite donner à sa région.

Les élections ne sont là que « pour mémoire », pour faire joli dans le paysage des pays dits démocratiques et permet de continuer à faire partie de leur club. Mais encore une fois, il s‘agit ici de particratie et non de démocratie.

Le citoyen a l’impression -justifiée- que quel que soit son vote, celui-ci n’a aucune influence sur la direction du pays, et qu’en définitive la démocratie est confisquée par les états-majors des partis.
En effet, les coalitions obligatoires post-élections, font que l’accord de gouvernement qui s’en dégage n’a plus rien à voir avec le programme du parti pour lesquel le citoyen a voté.

Vous avez voté ? Bravo et maintenant rentrez chez vous, braves gens, car on ne vous demandera plus votre avis avant plusieurs années. Laissez donc faire ceux qui détiennent la connaissance , ceux que vous avez ou non élus, des gens sérieux qui savent mieux que vous ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Voici venir le moment privilégié où ils se retrouvent enfin entre eux, débarrassés de cette campagne électorale où tout fut discuté sauf les vrais problèmes, où chacun a pu contenter son ego devant les caméras, et exposer un programme dont tout le monde sait parfaitement qu’il ne pourra jamais être mis en oeuvre.

Plusieurs se poussent en avant, ravis de pouvoir coiffer l’autre au poteau, et s’autoproclamer Président de la Région, car là non plus on n’a pas demandé votre avis.

D’ailleurs chacun sait que vous n’êtes pas assez qualifié pour le donner.

Ce fameux accord de gouvernement, disais-je , assez dilué pour plaire à tous ceux qui devront s’en accommoder , assez fadasse pour que rien ne bouge, et surtout assez flou pour qu’aucune décision un peu trop volontariste soit appliquée. Et concocté avec des partis tout-à-fait minoritaires mais qui auront l'énorme pouvoir de faire tomber un gouvernement, ou d'imposer leurs vues afin d'en former un autre.

Non, l’électeur n’a aucun moyen d’exprimer sa volonté quant à un accord gouvernemental, décidé par les seuls présidents de partis, qui n’ont eux-mêmes aucune légitimité devant l’ensemble de la population.

Afin de redonner du sens à l’exercice de la démocratie, il serait impératif de modifier la loi électorale vers un scrutin majoritaire tempéré, d'introduire le référendum d'initiative populaire limité, d'obliger les élus à occuper la fonction pour laquelle ils se sont présentés.

Mais cela, c'est une autre affaire ! Et puis, le décumul ne va-t-il pas tout solutionner ?

Jo Moreau.

 

14:00 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : décumul, élections, démocratie | |  Facebook |

18/06/2010

ELECTIONS...ET MAINTENANT ?

Le clash annoncé a bien eu lieu : environ 50% des Flamands ont voté pour des partis peu ou prou autonomistes, et ce en additionnant les voix de la NVA, du VB et de la LDD.

Il est inconcevable que ce résultat ait pu étonner les politiciens francophones, et démontre ce que je dénonçais dans mes billets précédents : une méconnaissance crasse des attentes d’une majorité des habitants du Nord de ce pays. Ils ont tous démontré leur incapacité à gouverner, car gouverner c’est prévoir. Leur indigence est d’autre part affolante quand on pense aux défis futurs que nous réserve la crise économique…

C’est principalement cette volonté de ne rien entendre qui a poussé une importante fraction des citoyens flamands dans les bras des plus jusqu’au-boutistes.

Le réveil est brutal pour ceux qui étaient endormis depuis longtemps sur leurs certitudes : la supériorité de la langue française qui se suffit à elle-même, justifiant le front des francophones abandonné à la direction exclusive de Monsieur Maingain, dont l’essentiel du programme politique consiste à s’opposer à toute demande flamande, quelle qu’elle soit.

Et aujourd’hui, on est prêt à accorder à la NVA et à BDW ce qu’on a toujours refusé aux partis flamands modérés : de vraies négociations institutionnelles. Mais nous ne nous trouvons plus face à des Belges néerlandophones, mais à de vrais nationalistes dont le but final est bien de larguer la Wallonie, dont il n’ont rien à cirer. Et pour sauver la face, tout le monde découvre aujourd’hui un De Wever devenu subitement parfaitement fréquentable, et dont la morgue pourtant n’a d’égal que le mépris dont les francophones tenaient jadis les Flamands…

Croire que celui-ci a modifié ses objectifs serait une profonde erreur, et d’ailleurs BDW n’a en rien renié son discours autonomiste, il y introduit simplement une notion de délai.

Ceci ne signifie pas que les Flamands sont de doux petits anges incompris, car le discours tenu par leurs hommes (et femmes..) politiques ont également une large part de responsabilité dans la situation que nous connaissons. Un discours qui s’est radicalisé dans la mesure où le nationalisme flamand a remplacé dans la majorité de la population flamande, un nationalisme belge « soft », qu’on a préféré occulter complètement au nom de je ne sais quelle idéologie humaniste qui n’a cours que chez nous. Il s’agissait là d’une erreur fondamentale qui est, parmi d’autres, à la source de l’estompement de l’idée nationale belge.

S’il a toujours existé dans l‘histoire de la Belgique, bien qu’au départ il fut simplement réformiste, le sentiment autonomiste flamand n’a jamais été aussi fort qu‘actuellement, même lors des meilleurs scores du Vlaamsch Nationaal Verbond, qui eut 16 élus en 1936 avant son virage néo-belge vers la fin de la guerre, ou de la Volksunie qui compta 21 députés, après toutefois qu‘elle aussi ait abandonné ses rêves autonomistes.

Jamais, la réputation autoproclamée de pays du surréalisme n’a autant justifié cette appellation : voir un républicain autonomiste chargé par le Roi de « sauver le brol », comme disait un certain Prince-Régent juste après la guerre, en est la parfaite illustration.

Quelle sera la suite ? Je n’en sais fichtre rien. La seule chose dont je sois certain, c’est qu’il faut aller très loin dans la réforme des institutions, vers un fédéralisme très élaboré (pour ne plus parler de confédéralisme, qui fait hurler les puristes). Si nous nous nous satisfaisons une nouvelle fois de demi-mesures, nul doute que la prochaine étape sera très douloureuse.

Voir aussi : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/11/05/reba...

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D’ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE !

Jo Moreau

17:47 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : élections, particratie, crise, communautaire, fédéralisme | |  Facebook |

23/05/2010

LES PARTIS FRANCOPHONES EN PLEINE CRISE D'AUTISME.

« L'autisme est un handicap d'apprentissage à l'origine de problèmes de comportement entraînant un décalage et un manque de compréhension de l'environnement associé à une difficulté à communiquer correctement ».

Le futur gouvernement sera confronté à deux défis principaux : la résolution qu’on espère définitive du problème communautaire, et la crise monétaire et économique qui menace la crédibilité des Etats, et jusqu‘à l‘existence même de l‘Union Européenne.

Pour ce qui concerne le communautaire, j’assiste avec consternation à la campagne électorale de nos partis francophones, et à leur absence totale de réponse « miroir » à ce qui se passe en Flandre, où ce problème est très présent dans la campagne électorale, les derniers sondages en témoignent. Rappelons-nous tout de même que le gouvernement précédent est tombé sur la question communautaire.

La montée en force des idées séparatistes en Flandre fut largement alimentée ces dernières années par le refus systématique du monde politique francophone de prendre en compte les demandes flamandes de négociations institutionnelles.

Face à cette évidence, nous avons un « Front des Francophones », dirigé à la baguette par un Maingain, qui sous des dehors jésuitiques du style « moi un extrémiste ?, où allez-vous chercher cela », ne rate pas une sortie provocatrice propre à faire échouer toute négociation. Parfaitement aidé en cela dans les récentes crises par la RTBF, pour qui il apparaissait comme le seul porte-parole francophone, face au seul porte-parole flamand Bart De Wever.

Aucun parti francophone n’ose prendre l’initiative d’un programme clair et progressiste pour l‘avenir institutionnel de notre pays, apte à servir de base de négociation crédible face aux demandes flamandes. Je ne parle pas de diverses personnalités lançant des ballons d’essai à titre strictement privé, et prêt à soutenir le lendemain le contraire de ce qu’ils ont suggéré la veille. De part et d’autre de la frontière linguistique, tous les partis en sont au même point : plus francophone (flamand) que moi, tu meurs.

Pour la survie de la Wallonie -et de la Belgique-, il serait pourtant indispensable de ne plus jouer à l‘autruche. La Flandre veut une autonomie la plus large possible, et encore une fois, c’est son droit le plus strict de mettre ce problème sur la table. En face, un monde politique francophone qui depuis des décennies ignore cette demande, et n’a jamais voulu négocier une réforme de l’Etat en partenaire responsable, au risque de voir se l’imposer demain sans plus aucun ménagement, et dans sa forme la plus intransigeante.

Comme seule riposte, nous ressortons les drapeaux, l’unité du pays et le bilinguisme comme seuls antidotes obsolètes et unilatéraux, et affirmons que le principal problème est le social et la crise. A chaque coup, nous disons que ce n’est vraiment pas le moment de s’occuper de cela, et renvoyons les Flamands à nos fantasmes d‘un pays uni où chaque francophone est partout chez lui. Or, je crains beaucoup que cette fuite en avant se clôturera le lendemain de ces élections par un tout droit dans le mur.

Nous sommes face à deux conceptions radicalement différentes de ce que doivent être les régions (con)fédérées : le droit du sol flamand, contre le droit des gens francophone. Deux notions incompatibles ? Sans doute si l’une veut s’imposer contre l’autre dès demain, mais je suis persuadé qu’un accord réaliste est envisageable et des solutions applicables dans un avenir raisonnable. Et il faut bien constater que partout dans le monde, la seule notion qui tienne la route est le droit du sol. Bien sûr, cela est difficile à admettre au sein d’un même pays, mais en va-t-il autrement dans tout pays à structure fédérale, d’autant plus lorsque nous sommes face à deux entités linguistiquement différentes, et socialement ainsi que politiquement divergentes ?

Alors que nous nous gargarisions d’être un laboratoire des « compromis à la belge » que le monde entier nous enviait (?), nous aurions intérêt aujourd’hui d’aller voir ailleurs comment cela se passe… Je parle bien entendu de pays raisonnables tels que la Suisse ou le Canada.

Encore une fois, il n’est pas question d’accepter telles quelles toutes les revendications flamandes, dont certaines sont imbuvables, mais accepter l’ouverture de négociations win-win, sans tabous ni exclusives en reprenant l‘initiative.

Pour ce qui concerne le volet social et économique, tous nos partis clament en chœur qu’il s’agit là de la véritable et unique priorité pour nos populations.

Rappelons que la crise peut se développer soit vers la perte de confiance envers la capacité de remboursement de leur dette, des pays dont on peut douter du développement ultérieur de leur économie, ou de leur capacité à réduire leurs dépenses. En toute hypothèse, il faut s’attendre à une inflation galopante au vu de la masse monétaire créée dans tous les pays développés depuis maintenant deux années.

Or que constatons-nous ? Tous les pays européens se sont engagés dans des réformes drastiques permettant, du moins on l’espère, de réduire la dette qui s’est dramatiquement creusée depuis le début de la crise qui menace l’avenir financier de nos pays. Tous les régimes, qu’ils soient de droite ou de gauche, admettent qu’il faut réduire les dépenses pour tenter de survivre.

Seule la classe politique wallonne estime que chez nous tout va bien, puisqu’ aucun parti ne prévoit une quelconque restriction drastique dans les dépenses sociales et autres, telles que le paiement d’indemnités de chômage sans limitation de durée ni contrepartie, des allocations familiales pour chaque enfant quel qu’en soit le nombre, d’une couverture médicale maximale quels que soient les revenus du bénéficiaire, d’une kyrielle de services gratuits pour certaines catégories de population, de subventions en tous genres pour des asbl aux objectifs aussi nébuleux qu’incontrôlés, d’administrations pléthoriques dont les compétences souvent se chevauchent. Je m’arrête …mais la liste n’est pas close, loin de là !

Parallèlement à ces restrictions de dépenses, il va falloir augmenter les recettes. Les pistes les plus acceptables pour préserver le développement sont la lutte contre toutes les fraudes, et la taxation des (très) hauts revenus et des transactions financières.

Mais , dans un bel élan de générosité avec l’argent des contribuables, certains programmes électoraux prévoient au contraire une augmentation des dépenses publiques, dans une totale négation de la réalité économique catastrophique dans laquelle nous sommes plongés.

Rien de tout cela n’est pris en compte dans la campagne électorale, du moins dans les partis susceptibles de gouverner. Aucune vision réaliste et garante d’un avenir pour les jeunes générations. Aucune mesure concrète n’est proposée. Les programmes qu’on nous sert aujourd’hui sont pratiquement les mêmes qu’il y a deux ans, qu’il y a dix ans.

Rien que du vent, un vide abyssal déconnecté de la réalité, un autisme intégral …

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Jo Moreau.

18:36 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : élections, particratie, crise, communautaire | |  Facebook |

01/05/2010

JE REVE DONC JE VOTE

Ma jeunesse fut baignée du merveilleux sentiment du « tout est possible, quoique vous fassiez, la réussite est au bout du chemin ». On sortait de l’Expo 58. Les arts, la mode, l’architecture connaissaient un bouillonnement extraordinaire, les transistors nasillaient du Brassens, du Brel, du Gainsbourg, Ferré n’était pas loin et bientôt les Beatles allaient bousculer toutes les habitudes. Et au bout de la décennie, la Lune s’offrait à la fascination des petites lucarnes encore en noir et blanc.

Vision idéalisée d’une époque révolue ? Sans doute, mais je l’ai vécue ainsi, et je ne suis pas le seul.

Ce fut également l’époque des premiers conflits communautaires ouverts, des « mars op Brussel », de la découverte étonnante que les francophones n’étaient pas majoritaires en Belgique, mais Dieu merci, ils en constituaient toujours l’élite économique et intellectuelle. La certitude aussi dans la bourgeoisie bruxelloise que toute revendication flamande ne pouvait être le fait que de quelques inciviques qui avaient échappé par miracle à l’épuration, sentiment qui a d’ailleurs vaguement perduré jusqu’à aujourd’hui.

Et depuis, ces conflits communautaires ont cannibalisé l’essentiel de la vie politique belge, entre une course flamande à l’autonomie, de plus en plus insistante et intransigeante, et un autisme francophone qui a débouché sur un blocage total de tout accord raisonnable.

Le clash institutionnel que nous connaissons aujourd’hui est le résultat de l’évolution des rapports entre deux communautés qui en sont venues à s’ignorer totalement, à cimenter entre elles un mur plus infranchissable encore que le mur de Berlin. Tout ceci dans un environnement économique de plus en plus déprimant, sauf pour quelques privilégiés accapareurs.

Alors, j’attends un discours politique qui me permette à nouveau de rêver, de voir un avenir différent, des voix qui me disent : voici ce que nous voulons changer et comment nous allons le faire. Un discours dépoussiéré, réaliste et idéaliste à la fois, qui proclame : nous avons un nouveau pays à créer, une région à construire, une Europe à concevoir, une démocratie à réinventer, au boulot et retroussez-vous les manches: il faut vaincre la conjuration des impossibles. Un discours qui dise aux jeunes, oui, vous avez un avenir mais c’est à vous à l’imaginer, à le bâtir. Quittez vos consoles, ne fut-ce que quelques heures par jour, elles ne font que vous inscrire dans un monde de conformisme et de violence que l’Homme doit dépasser.

Sortez, n’écoutez pas les voix de la peur, peur de la science, des OGM, des volcans, du climat, de la grippe, du nucléaire etc…en un mot, peur du progrès. Tout en cultivant le sentiment du respect, celui de l‘autre, celui de l‘environnement.

Et j’écoute le JT de ce premier mai, le premier aussi de la campagne électorale.

Monsieur Di Rupo, dans un copier-coller de la campagne précédente, peste contre le libéralisme sans rien proposer comme alternative -suivant son habitude-, tandis que Monsieur Michel père en appelle à la responsabilité du citoyen (?!?!?!), oubliant de regarder dans son assiette.

Allons, c’est pas gagné !

N' HESITEZ PAS - LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE  ! 

Jo Moreau

01.05.2010

17:09 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, élections, programmes, partis | |  Facebook |

18/06/2009

DIDIER REYNDERS RESPONSABLE DE L'ECHEC ?

Maintenant que les élections sont derrière nous, il faut s’interroger sur les raisons de ce qu’il faut bien appeler l’échec relatif du MR.

Je suis persuadé que le cumul de mandats de Didier Reynders entre le poste de ministre des finances, très exposé ces derniers mois, et celui de président de parti, soit figure de proue lors de la campagne électorale, est la première et principale cause de la fuite des électeurs MR potentiels vers d‘autres horizons.

Il y eut d’abord la crise financière, où il fut bien sûr fortement impliqué dans le sauvetage des banques, et qui est apparu comme le sauvetage des banquiers aux yeux d’une propagande au raz des pâquerettes.

Mais ni le MR, ni DR ne fut capable de renverser cette impression aux yeux d’une large couche de la population pour laquelle il reste étroitement lié au déroulement de cette crise.

DR a été largement médiatisé ces derniers mois dans l’affaire Fortis, et s’il a donné l’image d’un homme apte à prendre une décision dans un environnement « paniqué », il est aussi apparu comme quelqu‘un qui se cramponne coûte que coûte à son objectif, refusant même ne fut-ce que d’envisager d’autres éventualités.

Cette attitude rigide a sûrement incommodé les partisans d’une solution « belgo-belge », nombreux parmi la population même s’il s’agissait d’une position sentimentale, ce qui reste d’ailleurs à démontrer. Plusieurs acteurs du monde financier en effet étaient favorables à cette solution.

La confusion entre les actes d’un ministre des finances se retrouvant au centre d’une crise, et d’un président de parti en campagne électorale, confusion largement entretenue par ses adversaires (mais c’est de bonne guerre) est certainement une cause première de la défection d’une bonne partie du corps électoral.

Il faut en tirer une conclusion, bien dans l’air du temps : le cumul de mandats entre celui de président de parti, et celui de ministre surtout dans un poste sensible, doit être banni. Non seulement et surtout pour des motifs éthiques, mais également pour des motifs de stratégie politique.

Reste son attitude vis-à-vis du PS, que beaucoup ressentirent comme une attitude méprisante vis-à-vis non seulement d’un parti, mais aussi d’une partie non négligeable de la population. Une phrase malheureuse lors de moments cruciaux, peut avoir des conséquences énormes, et un président de parti ou son staff, doit être capable de maîtriser ce qui peut apparaître comme un sentiment de supériorité ou de dédain.

On pouvait aussi pointer son langage corporel lors de plusieurs débats télévisés, quand il arborait un large sourire condescendant aux propos de son adversaire principal.

Il y a ensuite le laxisme apporté à rechercher ou à poursuivre la grande fraude financière, qui n’est peut-être pas à imputer à DR personnellement, mais dont on peut au moins penser qu’il ne fut pas à la pointe du combat…

Enfin, le MR donne l’image d’un rassemblement de personnalités, mais aussi d’une réelle absence de vision commune d’un projet pouvant apporter des solutions concrètes aux problèmes que rencontrent -ou craignent de rencontrer- de nombreux citoyens. Et si des propositions existent, elles ne reçurent pas la publicité nécessaire.

Donc DR apparaît bien comme le responsable -direct ou indirect- de l’échec, combiné à l’incompétence de son bureau de « propagande et contre-information », pour autant que celui-ci existe ...

Il apparaissait déjà bien avant la date du scrutin, qu’une très importante partie des électeurs (30 à 40%) étaient indécis. L’image donnée par DR et son appareil ne fut pas propice à rallier un nombre suffisant de ces indécis.

Jo Moreau

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18:52 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, élections, cumul, didier reynders, politique | |  Facebook |

16/06/2009

LE CHOIX DE L'ELECTEUR

Nous voici fixés : ECOLO et le CDH ont choisi le PS, dans un grand mouvement de changement, voulu par l‘électeur. (ceci est un trait d’humour …)

Car c’est bien ce que nous disaient tous les commentateurs : le citoyen a voté pour le changement.

Plus que jamais, l’inanité des élections à la belge éclate au grand jour : quel que soit le résultat des urnes, l’électeur n’a définitivement pas voix au chapitre.

Les élections ne sont là que « pour mémoire », pour faire joli dans le paysage des pays démocratiques et pour continuer à faire partie de leur club. Mais plus que jamais, il s‘agit ici de particratie et non de démocratie.

Car chacun des dirigeants de partis participant à la négociation le déclare : nous respectons le choix de l’électeur. Si ces négociations échouent, et que le CDH et ECOLO se tournent vers le MR, (politique-fiction) ils ne manqueront pas de nous ressortir exactement la même phrase, la main sur le coeur.

On voit aussi les limites d’un système où ceux qui décident de l’orientation politique d’une région, sont les partis ayant recueilli le moins de voix.

Un des points principaux du programme sera une meilleure gouvernance, qui semble toutefois limitée à l’interdiction du cumul des mandats. On verra ce qui en sera après quelques mois, mais ce point n’est qu’un détail dans l’immense chantier d’une meilleure gouvernance, car il faut y ajouter les dépenses énormes dans par exemple la constellation des ASBL, des intercommunales, des organismes en tous genres qui coûtent très cher au contribuable et dont la pertinence reste à démontrer.

Pour ma part, je ne peux imaginer qu’un président qui n’a pas été capable d’imposer un minimum d’éthique parmi les cadres dirigeants de son propre parti, et ce depuis plus d’une dizaine d‘années, ait la prétention de gouverner plus blanc (ou plus vert) en quelques mois. Il n’en a d’ailleurs apparemment pas le pouvoir, au vu de la structure de son parti, mais là je peux me tromper.

Il est urgent que, par une réforme de la loi électorale, le citoyen soit réconcilié avec la démocratie. Plusieurs systèmes sont envisageable, depuis le système majoritaire à deux tours pur et simple (comme l’élection présidentielle en France), jusqu’à un système où le citoyen devrait se prononcer sur les coalitions proposées.

Pour l’heure, le système donne raison au nez rouge du PTB.

Il faut également que les choix proposés , notamment par ECOLO et les partis ayant sauté dans le train en marche de l‘écologie, aient fait l’objet de débats ouverts, impartiaux et clairs, aussi bien sur le nucléaire que sur l’importance donnée au caractère anthropique du réchauffement climatique, tous domaines qui vont profondément influer sur le développement énergétique et économique de notre pays et d‘ailleurs, confronté à l‘explosion démographique et du désir de mieux vivre et de consommation des populations mondiales.

Car il faudra bien discuter des choix de société en partant de bases scientifiques solides, et non d’un paralysant principe de précaution appliqué à tort et à travers, au profit de solutions durables convenablement étudiées, et éviter un joli flop illustré par les bio-carburants, qui nous ont déjà coûté pas mal d’argent.

Jo Moreau

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20:15 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, particratie, démocratie | |  Facebook |

12/06/2009

L'APRES ELECTIONS, ou la démocratie confisquée.

Vous avez voté ? Bravo et au-revoir, car on ne vous demandera plus votre avis avant plusieurs années. Maintenant, laissez faire ceux qui détiennent la connaissance , ceux que vous avez ou non élus, des gens sérieux qui savent mieux que vous ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Voici venir le moment privilégié où ils se retrouvent enfin entre eux, débarrassé de cette campagne électorale où tout fut discuté, sauf les vrais problèmes, où chacun a pu contenter son ego devant les caméras, exposer un programme dont tout le monde sait parfaitement qu’il ne pourra être mis en application.

Le grand rendez-vous est pris pour mettre au point ce fameux accord de coalition pour lequel vous n’avez rien à dire, et dont vous n’avez d’ailleurs rien à cirer car mieux que quiconque, vous savez que dans notre système électoral, « plus ça change, et plus c’est la même chose ».

Plusieurs se poussent en avant, depuis Demotte jusque Louis Michel, afin de pouvoir coiffer l’autre au poteau, et s’autoproclamer Président de la Région Wallonne, car là non plus on n’a pas demandé votre avis.

D’ailleurs chacun sait que vous n’êtes pas assez qualifié pour le donner.

Ce fameux accord de gouvernement, disais-je , assez dilué pour plaire à tous ceux qui devront s’en accommoder , assez fadasse pour que rien ne bouge, et surtout assez flou pour qu’aucune décision un peu trop volontariste soit appliquée.

Et nous allons bientôt retourner dans le train-train quotidien de l’envasement d’une région, qui continuera à s’embourber dans les méandres de ses faiblesses pourtant dûment répertoriées : éducation, goût de l’effort, respect des autres et de l’environnement, éthique, courage politique, frein à l‘assistanat et aux subsides tous azimuths.

Plus que jamais, pour sortir de l’immobilisme politique et social, je suis partisan d’un scrutin majoritaire à deux tours qui, s’il est loin de tout régler, permet au moins un exercice plus ouvert et plus sain de la démocratie, et ne plus la voir confisquée par les présidents de partis.

 Jo Moreau

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19:29 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : wallonie, élections, démocratie, particratie | |  Facebook |

09/06/2009

INDECROTTABLES, CES WALLONS ?!

Les résultats des élections sont maintenant connus, et , divine surprise, il ne s’est rien passé ou à peu près.

Je parle bien entendu du rapport de force entre libéraux et socialistes, sans évoquer le cas Ecolo.

Et d’aucun de s’étonner et de condamner ces satanés wallons,décidément engoncés dans leur assistanat et incapables du moindre effort pour s’en sortir.

Je pense que la majorité de ces censeurs n’est pas consciente de la réalité de la Wallonie en général, et du Borinage (que je connais parce que j’y habite) en particulier.

Ils devraient se balader dans certains patelins de cette région, où la misère et la détresse sociale règnent en maître.

Les habitants ne sont pas capables d’un raisonnement de salon, et quand on leur dit que les libéraux (entendez le MR) réservent l’argent aux banquiers, ils le croient (d’autant plus que certains économistes le croient aussi…) Quand on leur dit que les libéraux sont avides de traquer les fraudes sociales, mais agissent pour enterrer les fraudes fiscales, ils le croient (et peut-être ne sont-ils pas les seuls).

Pour eux, à tort ou à raison, ils ressentent le PS (ou le syndicat, c’est kif-kif) à leurs côtés dans les moments de détresse, d’autant plus que ceux qui ont encore le courage et la ténacité de chercher un emploi, ont des monceaux de lettres envoyées, sans jamais aucune réponse. Alors à quoi bon continuer ?

Quant à ceux qui ont encore un emploi, la question qu’ils se posent est : pour combien de temps encore ?

Il y a en Wallonie 250.000 demandeurs d’emploi indemnisés, plus ceux qui sont en stage ou en formation, plus ceux qui sont dispensés de recherche d’emploi, plus ceux qui émargent du CPAS. Cela fait combien de personnes ? 400.000 ? Je ne sais pas , je n’ai pas recherché les chiffres. 400.000 personnes qui se débrouillent comme elles peuvent, avec leur loyer, leur chauffage et leurs dettes.

Vous avez 400.000 emplois à leur proposer ?

Quel espoir le MR leur donne-t-il ? Certains leur reprochent d’avoir encore voté PS, après tout ce qu’on sait, mais raisonnablement, quel autre choix ont-ils ?

Et surtout, quel autre choix leur a-t-on donné ?

Dans la crasse et la misère pour certains d’entre eux (non, ce n’est pas du misérabilisme mais la réalité), et dans l’absence totale d’espoir en l’avenir pour les autres, une situation où on ne peut demander un raisonnement élaboré sur les mérites comparés du libéralisme et du socialisme, qu’auriez-vous fait à leur place ?

Ecolo leur passe par-dessus la tête, et n’est à leurs yeux qu’un parti d’intellos de salon. Quant au CDH, -humanisme, kèksèksa ?- n’en parlons même pas.

Avant de condamner ou de s’esbaudir, essayons de comprendre et surtout , de proposer une alternative valable.

Jo Moreau

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04/06/2009

MILITER POUR L'EUROPE ?

Les élections européennes vont se dérouler dans l’indifférence générale, voire dans l’hostilité vis-à-vis d’une institution gigantesque qui n’est pas à même de répondre aux besoins des populations concernées.

Les plus anciens se souviennent pourtant avec nostalgie des immenses espoirs qu’avait fait naître le Traité de Rome.

Car des points positifs, il y en a assurément. La suppression des barrières douanières, la CECA puis le Marché Commun, les premiers organismes intégrés tels Euratom, l’habitude de négocier ensemble qui a abouti à l’absence de guerres ou de tensions nationalistes, la monnaie commune, l’agence spatiale européenne et d‘autres encore.

Et puis l’enthousiasme est retombé, car le mercantilisme a pris le pas sur le rêve. L’ultralibéralisme débridé a perverti les objectifs idéalistes des fondateurs de l’idée européenne, et l’Europe a continué de se construire au seul profit des grandes sociétés et de la finance. Le « tout au privé » a même interdit aux Etats leur rôle de régulateur au profit des populations, dans une fuite en avant obsessionnelle qui n’existe même pas aux USA.

Toutes les mesures imposées aujourd’hui par l’Union Européenne -ou approuvées par elle- sont ressenties, souvent avec raison, comme visant uniquement à accroître les bénéfices des grandes sociétés.

Je cite en vrac l’intégration précipitée de pays largement au-dessous du niveau social moyen, tels que les ex-pays de l’Est, offrant ainsi de larges possibilités de délocalisation de proximité, l’esquive obstinée d’un plan commun de fiscalité, la signature des catastrophiques accords de l’OMC, l’approbation d’une myriade de mesures, lois et règlements visant à éliminer les petits exploitants et fabricants locaux, la disparition des services publics ou primordiaux (voir aussi : renationaliser l‘énergie ?), l’absence d’une politique commune d’immigration favorisant l‘importation d‘une main d‘œuvre à bon marché , etc…

On ne peut ignorer d’autre part les coûts de fonctionnement faramineux de la grande machine européenne, ses trois capitales, ses milliers de fonctionnaires et ses centaines de parlementaires, autant de signaux négatifs vis-à-vis de nos populations soumises à une crise grave. Et je ne vois pas que des pays hors UE, tels que la Suisse ou la Norvège par exemple, soient plus misérables que nous !

Si on veut sauver l’idée européenne, il est grand temps d’en revenir à une vision capable de rassembler à nouveau les jeunes européens dans un élan créateur, nous devons être capables de leur dire : oui, il y a un grand ensemble à créer, oui il y a un avenir enthousiasmant qui vous attend, ici.

Pour cela, il faut cesser de confondre l’idée européenne avec les intérêts des actionnaires. L’Europe a besoin qu’on fixe ses frontières fondées sur la géographie, un passé commun quoique pas toujours pacifique, une certaine idée des droits de l’homme et du citoyen, une façon de penser commune. La Turquie et le Maghreb peuvent être des partenaires privilégiés, mais ne sont pas et ne seront jamais « européens » même s’ils ont une civilisation et un passé équivalents aux nôtres, mais culturellement et politiquement essentiellement différents, et ressentis comme tels par nos populations.

Il faut que l’Union Européenne rétablisse la confiance de ses citoyens en adoptant des mesures capables de construire une véritable concurrence mondiale (voir mon article précédent : Europe, arrêtons le massacre), rétablisse les états dans leur rôle d’organisateurs de services publics basiques échappant aux lois du marché, empêche la fuite de sa technologie et de son savoir-faire, se préoccupe de l’avenir de ses travailleurs au même titre que de l’avenir de ses entreprises, protège son modèle social.

Il faut surtout que l’Europe rétablisse le contact avec les gens, grâce à une action politique et sociale qui les concerne directement. Et si des accords signés précédemment paraissent aujourd’hui non seulement défavorables mais peut-être même fatals, il faut avoir le courage politique de les dénoncer.

Jo Moreau.

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16:15 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : europe, politique, élections | |  Facebook |

29/05/2009

LA VOLONTE DE L'ELECTEUR, ou la grande mystification.

Les élections approchent, au grand désarroi des citoyens, et favorisant le grand cirque des présidents de partis.

Pas ou peu de promotion pour son propre programme, la campagne se limitant à dépeindre les catastrophes épouvantables programmées si par malheur le concurrent prenait le pouvoir à la Région.

« Infréquentable », le mot a un succès fou pour qualifier l’autre. Comme si les dérapages les plus graves - soit les manipulations de la démocratie-, étaient l’apanage d’un seul. Comme si les cumuls de mandats , la copaincratie , les élus qui ne siègeront pas là ou ils se présentent, les abus commis avec l’argent du contribuable, les grands fraudeurs qui sont absous par un système défaillant, non, chez nous ça n’existe pas.

Lamentable et ridicule.

Quelle est la vision européenne de ces partis, quelle action entreprendre pour contrer la crise bancaire et sociale au cœur de l’Europe ? Que faire pour sortir l’Union Européenne du blocage actuel ?

Rien, le vide absolu sinon des clichés qui n‘engagent à rien.

Et les seuls qui me paraissent (un peu) en-dehors de cette mascarade de démocratie, me promettent des taxes toujours plus élevées au nom de principes biaisés sinon contestables et contestés.

Et tous de parler de la « volonté de l’électeur ».

C’est là un aspect vicié de notre système électoral : comment percevoir la volonté de l’électeur ?

L’électeur n’a aucune volonté, ni d’ailleurs aucun droit de regard, dans les accords pré ou post-électoraux.

Un parti qui passe de 5 à 12% des voix a-t-il gagné les élections ?

Un autre qui passe de 45 à 30%, soit en restant le parti qui a recueilli le plus de voix, a-t-il perdu et doit-il aller dans l’opposition ?

Un troisième qui reste au statu-quo à 25% des voix, est-il gagnant ou perdant ?

Encore une fois, la démocratie sera confisquée par les présidents de partis qui interprèteront la « volonté de l’électeur » comme cela les arrange.

Des présidents de partis qui ne sont même pas capables de faire régner un minimum d’ordre et d’éthique parmi leurs propres cadres et adhérents, et qui prétendent diriger une région ou un pays. (je mets un pluriel pour ne vexer personne).

Quand j’entendais Mme Milquet aux élections précédentes (mais elle n’est pas la seule) pérorer que si le CDH entrait au gouvernement régional, c’était suite à la prétendue « volonté de l’électeur », cela me hérisse.

Non, l’électeur n’a aucun moyen d’exprimer sa volonté quant à un accord gouvernemental, décidé par les seuls présidents de partis, après des tractations pré ou post-électorales qui sont tout sauf démocratiques, présidents de partis qui n’ont eux-mêmes aucune légitimité devant l’ensemble de la population, étant élus par leurs propres cadres et membres, et encore …

Mais place au grand cirque, le rideau va se lever…

Jo Moreau

(je vous renvois aussi à l’article : Pour une nouvelle loi électorale.

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