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15/12/2011

DEBOIRES PHOTOVOLTAIQUES EN NOVEMBRE 2011

Aux dires de certains, la filière des énergies renouvelables dont fait partie l’énergie photovoltaïque, doit remplacer les énergies dites fossiles, charbon, gaz, pétrole, ainsi que l’énergie nucléaire dans un avenir qualifié de proche.

Cette filière devrait également créer des dizaines de milliers d’emplois -sinon plus selon les déclarations d'un optimisme des plus débridés, -dont celles de Madame Merkel-, dans la mesure où on occulte pudiquement les emplois supprimés dans les filières dites classiques ou nucléaire. Areva, leader du nucléaire, vient à ce sujet d’évoquer un plan social dû à l’arrêt du nucléaire dans plusieurs pays, qui pourrait coûter à terme plusieurs milliers d’emplois dans le monde.

Je crains cependant que la technologie actuelle ne soit pas à la hauteur des espérances, tout comme l’éolien d’ailleurs, et n’est viable que par l’injection massive de moyens financiers par l’Etat, autrement dit par l’ensemble des contribuables.

Si on peut effectivement entrevoir de grands espoirs pour l’avenir, les moyens technologiques actuellement utilisés sont tout au plus d’amusants gadgets non rentables, et qui risquent de devenir rapidement obsolètes.

Voici quelques déboires survenus dans le seul mois de novembre 2011.

- 02.11 . L’Allemagne et la Grande-Bretagne réduisent le tarif d’achat de l’énergie produite par les panneaux solaires. Dans les deux pays, le tarif sera d’environ 0.20 € le kw/h.

- 02.11 :Le norvégien « REC » supprime 700 emplois dans le solaire et ferme 3 usines.

- 02.11 : L’entreprise allemande « SOLARWORLD » va déposer plainte pour dumping contre la Chine, qui subventionne à concurrence de 21 milliards d’euros son industrie de panneaux photovoltaïques. Cela permet à ses entreprises d’inonder le marché avec des panneaux à bas prix. http://www.euractiv.fr/tornade-subventions-solaires-chino...

- 02.11 : Un nouveau système de soutien à l’énergie photovoltaïque est mis en place au 01/11 par la Région Wallonne. "Avec la déductibilité fiscale et le compteur qui tourne à l'envers, ce mécanisme adapté permettra de garantir aux ménages qui investissent dans le photovoltaïque de rembourser une installation de bonne qualité en quatre ans, soit encore plus rapidement qu'aujourd'hui", selon le ministre wallon de l'Energie Jean-Marc Nollet (Ecolo). (belga) (Je rappelle que tout cela est en définitive payé par l’ensemble des contribuables, majoritairement par ceux qui ne peuvent investir dans ces aménagements).

- 04.11 : France : nouvelle baisse du prix de rachat de l’électricité photovoltaïque.

- 04.11 : La firme allemande « Q-CELLS » construit la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe. Je rappelle toutefois que Q-CELLS délocalise sa production vers la Malaisie.

 -04.11 : « ATS » , maison-mère de « PHOTOWATT » , prévoit de fermer l’usine française de Bourgoin-Jallieu, et de délocaliser sa production de panneaux photovoltaïques en Pologne et en Malaisie.

- 07.11 : « PHOTOWATT » , leader français du photovoltaïque, dépose le bilan. « Le marché subit la concurrence chinoise, qui n’a jamais pratiqué de prix aussi bas ».400 emplois menacés, le groupe avait déjà supprimé 72 emplois précédemment.

-09.11 : Une nouvelle technologie (à développer) , les cellules en polymère souple, rendrait les panneaux photovoltaïques bientôt obsolètes. http://www.voseconomiesdenergie.fr/actualite/panneaux-pho...

- 15.11 : Les fabricants de cellules photovoltaïques confrontés à une surproduction mondiale. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/11/14/04016-20111...

-17.11 : La firme Lyonnaise « ECOSYSTEM Développement Durable » 120 salariés, dépose le bilan.

- 18.11 : L’ Ontario, qui offrait un super-tarif de rachat de l’énergie solaire, va réduire celui-ci

-18.11 : La Commission Européenne va probablement lever l’exception dont bénéficie le recyclage des panneaux solaires, soit probablement plus de 2.000 tonnes par an en 2020. Ils seront également soumis à la directive relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) qui contraint les industriels à recycler ce type de produit en fin de vie. De plus, la fabrication de panneaux solaires de couche mince devrait normalement être limitée. En effet, ces panneaux sont conçus à partir de Cadmium et de Tellure, deux métaux fortement toxiques.

 - 18.11 : Le réseau de franchisés du secteur photovoltaïque « SOLEIL EN TETE » , ayant compté 250 salariés, placée en redressement judiciaire.

- 21.11 : Avignon : Le patron de la firme « BSP » placé en garde à vue. « BSP » , spécialisée dans le placement de panneaux solaires et mise en liquidation, est soupçonnée d’une vaste escroquerie et fait l’objet de plaintes de 500 clients ayant investi chacun entre 25 et 30.000 euros pour des installations jamais ou partiellement installées. La firme a compté jusqu’à 50 salariés.

- 29.11 : « ISOFOTON » , vétéran espagnol du photovoltaïque, contraint de vendre sa technologie au Coréen SAMSUNG, qui investit dans l’entreprise.

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

10:43 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photovoltaïque, énergie, co2, énergies vertes | |  Facebook |

27/11/2011

LA DIABOLISATION DU NUCLEAIRE CIVIL

nucléaire,environnement,énergie,écologieLa levée de boucliers contre la filière nucléaire, instrumentalisée par les partis écologistes et reprise en chœur par les suivistes, est un nouvel exemple du caractère quasi-religieux d’une réflexion qui abandonne toute rationalité. Malheureusement, manipulés par une propagande mystique, et soucieux d’une popularité basée sur un impératif sécuritaire, les gouvernements condamnent le nucléaire dans sa globalité et ouvrent ainsi la porte à une accentuation de la crise dans laquelle nous sommes plongés.

Qu’on me comprenne bien : je considère également que la filière de la fission nucléaire souffre de ses inconvénients évidents, sans solution depuis son éclosion soit une bonne septantaine d’années. Le problème principal et le mieux connu est celui des déchets et du démantèlement des centrales. Toutefois, de grands espoirs peuvent être mis dans d’autres filières du nucléaire actuellement à l’étude, notamment le principe de la fusion nucléaire, qui minimisent ce genre d’inconvénients.

Mais l’anathème qui frappe tout ce qui porte l’étiquette « nucléaire » conduira, et conduit déjà, à la diminution sinon la coupure des crédits de recherche affectés à cette filière. La conséquence directe en est la diminution dramatique du nombre d’étudiants dans la recherche ou le génie nucléaire, découragés avec raison par un avenir devenu plus qu’aléatoire.

Du moins en Occident, car tel n’est pas le cas dans les pays émergents, tels que la Chine ou l’Inde par exemple, où le développement du nucléaire est plus que jamais d’actualité.

Ces pays risquent de prendre un avantage décisif dans l’étude et le développement de cette technologie de pointe dont l'abandon est programmé dans plusieurs pays européens, et ce pour des raisons plus idéologiques et électoralistes que scientifiques.

La catastrophe de Fukushima a évidemment apporté un éclairage inespéré aux thèses antinucléaires. Toutefois, je considère que les catastrophes de Fukushima, comme celle de Tchernobyl, découlent d’erreurs humaines et pouvaient donc être évitées, et ne peuvent donc être imputées à la technologie elle-même.Tchernobyl pour les raisons bien connues, et Fukushima par une implantation peu compréhensible de centrales nucléaires face à une faille géologique bien connue, sur une bande côtière particulièrement exposée aux séismes et par conséquent aux tsunamis.

Il faut être bien conscient des perspectives de l’abandon du nucléaire, outre les problèmes d’approvisionnement en électricité, mais aussi le fait que cette énergie subira une augmentation très importante des coûts pour tous les usagers. Non seulement les ménages, mais aussi et surtout les industries grandes utilisatrices de cette énergie. Il s’agira d’une nouvelle et peut-être décisive motivation pour une délocalisation des derniers pourvoyeurs d’emplois de nos pays vers des cieux moins sujets au catastrophisme ambiant.

Toute activité humaine comporte des risques.

Qu’il faut bien entendu circonscrire au maximum. Mais l’industrie chimique a également généré diverses catastrophes industrielles ayant fait plusieurs milliers de morts pendant la même période d’existence (sans compter les dégâts et victimes indirectes). Qui réclame la fin définitive de l’industrie chimique ?

Les laboratoires biologiques et pharmaceutiques cultivent des virus, bactéries ou autres joyeuses bestioles qu’ un accident pourrait diffuser dans l’atmosphère, et déclencher des épidémies dévastatrices dans le monde entier . Qui réclame l’arrêt définitif de ces recherches ?

Essayons de garder raison afin d’éviter un dramatique coup d’arrêt à notre développement, en faisant évoluer le parc nucléaire vers plus de sécurité. Il en va de notre avenir et de notre bien-être.

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

17:55 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, environnement, énergie, écologie | |  Facebook |

28/04/2011

LE NUCLEAIRE : VADE RETRO SATANAS ?

Voici quelques années, plusieurs pays -dont l’Allemagne et la Belgique- avaient programmé l’abandon du nucléaire. J’avais toujours considéré qu’il s’agissait là d’un effet d’annonce populiste, motivée par des intérêts politiques ou électoraux souvent liés à la présence éphémère ou non de partis écologistes au sein même des gouvernements, ou influents dans la mouvance des partis.

Bingo, face aux réalités techniques et économiques, et il faut bien le dire, au vu des intérêts financiers considérables en jeu, cette sortie était récemment reportée ad vitam aeternam.

L’accident en cours à la centrale nucléaire du Fukushima, survenant par un hasard malheureux l’année du 25e anniversaire de l’explosion de Tchernobyl, a relancé le débat sur l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le domaine de la production d’électricité.

Plutôt qu’un débat constructif sur les aspects techniques et prospectifs de cette énergie, nous assistons à un combat politico-idéologique sans nuances entre ceux qui sont « pour », et ceux qui sont « contre ».

L’énergie nucléaire a toujours eu une odeur de soufre, dont l’origine remonte à Hiroshima et à la guerre froide. On assista à cette époque à de grandes manifestations contre les armes nucléaires à travers l’Europe, qui étaient surtout des manifestations anti-américaines et anti-OTAN. L’existence des bombes du petit père des peuples (Staline) et des membres du Pacte de Varsovie ne provoquait apparemment aucune allergie radio-active chez les participants. Ce type de rejet idéologiquement orienté est d’ailleurs toujours sous-jacent à ce jour.

Certains prétendent que les centrales peuvent être fermées et remplacées avantageusement par les énergies « vertes », d’autres contestent violemment ce point de vue. Je ne rentrerai pas dans ce débat, chacun se livrant à une guerre des chiffres parfaitement justifiés et tout aussi parfaitement contestés, destinée à décrédibiliser définitivement l’adversaire.

Soyons clair : si je suis le premier à adhérer à la lutte contre les pollutions évitables, ou la production et la surconsommation de produits parfaitement inutiles, je suis clairement opposé à une écologie intégriste et rétrograde, admirative du « bon sauvage » et qui rêve d’un retour à une société mythique totalement irréaliste. Cette vision du monde est principalement motivée par la peur, peur du progrès, peur de l’avenir. Je ne suis pas prêt, et je ne suis pas le seul, à abandonner tout ou partie des acquis utiles de notre façon de vivre, au bénéfice d’utopies littéraires.

Ceci dit, il faut bien constater que la filière actuelle de la fission nucléaire basée sur l’uranium est dans une impasse. Ses inconvénients sont bien connus : l’accumulation infinie de déchets fortement radio-actifs dont on ne sait que faire, des réacteurs obsolètes qu’on ne peut démanteler, la difficulté ou même l’impossibilité de la modernisation de salles de contrôle par des composants actuels, et enfin le fait que les accidents ont souvent des conséquences économiques et humaines extrêmement importantes et spectaculaires. Dans l’étude financière, on omet soigneusement de prendre en compte les sommes énormes nécessaires à l’évacuation et au relogement de populations issues des régions contaminées. Enfin, si la sécurité technique des centrales est relativement bonne, le facteur humain doit également mis dans la balance, soit l’incompétence ou la négligence des opérateurs, soit des erreurs parfois grossières dans la localisation des implantations.

Faut-il pour autant condamner « le nucléaire » ? Bien évidemment non. Des recherches sont en cours -notamment dans la filière de la fusion thermonucléaire-, très prometteuses même si de nombreux obstacles subsistent. L’ utilisation du deutérium, élément en quantité pratiquement illimitée sur Terre et ne produisant pas ou peu de radio-activité pourrait être une voie parfaitement acceptable. Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il serait aussi opportun de réévaluer la problématique du contrôle de la production nucléaire.

Malheureusement, en Belgique notamment, la perspective de l’abandon du nucléaire a mené aussi à l’abandon de cette spécialisation par de nombreux étudiants. Selon certains, la relève des techniciens employés par les centrales en activité en deviendrait même problématique.

Si le nucléaire est l’objet de toutes les avanies, il ne viendrait par contre à l’idée de personne de réclamer l’arrêt définitif de l’ensemble de l’industrie chimique par exemple. On a pudiquement « oublié » les accidents de Bhopal, qui fit à lui seul 20.000 morts et des centaines de milliers de malades, de Seveso, de AZF à Toulouse et de combien d’autres. Et que dire des accidents de circulation qui annuellement sont responsables dans le monde de dizaines de milliers de morts et d’un nombre gigantesque de blessés à des degrés divers.

En cherchant bien, on trouverait sans peine d’autres exemples de dangerosité bien plus aigue que le nucléaire, à commencer d’ailleurs par maman nature !

A l’heure actuelle, il n’y a pas d’alternative crédible à la production d’énergie par les centrales à fission nucléaire. Il faut renforcer leur sécurité d’utilisation dans l’attente de leur remplacement par d’autres filières plus fiables, y compris nucléaires.

Et même si l’Europe, continent en déclin, vertueux donneur de leçons s’abritant derrière de grands principes moralisateurs, devait seule abandonner le nucléaire, il suffit de regarder une carte du monde pour s’apercevoir que son minuscule territoire n’est nullement préservé de toute contamination accidentelle, tous les autres continents s’équipant frénétiquement de centrales nucléaires de plus en plus nombreuses.

Alors, à l’instar de nos voisins français, poursuivons les recherches fondamentales et osons des expérimentations. Plutôt qu’insuffler à nos jeunes la peur du progrès et le repli sur soi , redonnons-leur l’espoir en l’avenir et le goût en la science.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !!

Jo Moreau. 

14:15 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, énergie, politique, écologie | |  Facebook |

15/03/2011

L'AVENIR : LA FUSION NUCLEAIRE CONTROLEE

L’accident nucléaire actuellement en cours au Japon donne lieu à des débats passionnés sur la filière du nucléaire pour la production d’énergie.

 On assiste à une débauche de mauvaise foi, aussi bien dans le camp des pro que des anti-nucléaires.

D’un côté, on se glorifie sans rire du fait que ses propres (…) centrales sont parfaitement sécurisées, fiables et innocentes, contrairement à ce qui se passe ailleurs, que la filière nucléaire actuellement exploitée est la seule réponse efficace à nos besoins énergétiques, qu’elle est d’ailleurs parfaitement conforme aux nécessités découlant de la lutte contre le réchauffement climatique et qu‘on ne peut donc faire plus écologique, et enfin que les accidents de la route font en définitive bien plus de victimes que les centrales nucléaires.

De l’autre, la simple évocation du mot « nucléaire » équivaut à s’exposer à la damnation éternelle. Toute la filière est à condamner, en prenant le Japon comme exemple et en brandissant Tchernobyl à chaque occasion, en oubliant de spécifier que l’accident en cours n’est pas la conséquence directe d’un tremblement de terre, mais bien à un tsunami. En définitive, les éoliennes ou le photovoltaïque est amplement suffisant pour tous nos besoins…

Notre type de civilisation présente de nombreux autres sites dangereux, tels que les usines chimiques, les laboratoires biologiques, en bref tous les sites de type « Seveso » , qui à ma connaissance ont fait plus de victimes que le nucléaire civil sans pour cela être mis à l’index dans leur principe.

Maintenant, je suis également convaincu que la filière actuelle basée sur la fission nucléaire est effectivement dangereuse et doit être condamnée. Le danger dû à la radio-activité est bien réel, que ce soit lors d’un accident direct -et on ne peut prévoir tous les types d’accident possibles-, que lors de catastrophes naturelles. Nos régions sont peu sismiques, mais par exemple des dizaines de secousses (de faible amplitude) ont eu lieu dans le Brabant Wallon l’an passé. On peut aussi se souvenir des séismes d’une amplitude de 5 en 11/1983 (Liège), de 5,8 en 04/92 (Roermond) de 4,5 en 06/95 (Le Roeulx), de 5,1 en 07/2002 (Aachen). Il semblerait aussi qu’historiquement, il y ait eu dans les siècles passés de nombreux séismes d’une amplitude égale ou supérieure à 6 ou 7.

A côté des risques directs, comprenant les défaillances techniques ou humaines ainsi que les attentats, se posent les problèmes actuellement insolubles découlant du traitement à réserver aux déchets nucléaires, ou au démantèlement des centrales obsolètes. Il serait irresponsable de nier ces problèmes, et de fermer les yeux sur l’impasse dans laquelle se trouve la filière de la fission nucléaire.

Il existe une autre filière « propre » dont il faut accélérer la mise au point, je veux parler de la fusion thermonucléaire contrôlée. Basée sur le type de réaction qu’on retrouve dans le soleil par exemple, elle utilise comme combustible notamment du deutérium, dont les ressources terrestres sont pratiquement inépuisables, et les dégagements radio-actifs nuls ou négligeables.

Je vous engage à lire le résumé accessible par le lien suivant :

http://www.ulb.ac.be/sciences/intra/inforsc_archives/nrj/...

Jo Moreau

D’ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !

12:07 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, japon, énergie | |  Facebook |

27/05/2009

RENATIONALISER L'ENERGIE ?

Poussés par les décisions de l’Union Européenne qui enjoint le « tout au privé » dans une espèce de fuite en avant déstructurante, les pays européens sont contraints de se séparer de services publics, qui auraient pourtant dû échapper aux contraintes des sacro-saintes lois du marché.

Même dans une société libérale, il est du devoir de l’état de contrôler les services indispensables à la vie journalière de la population, et de garantir à l‘ensemble des citoyens l‘accès à ces services de base.

Dans cette optique, il est primordial que les états aient la possibilité de reprendre sous leur contrôle notamment l’approvisionnement et la distribution et la tarification du gaz et de l’électricité .

Que se passera-t-il en effet si l’an prochain, GDF SUEZ tombait en faillite, ou, si suite à une modification de l’actionnariat, elle décidait de se retirer du marché européen, ou encore que cet actionnariat soit contrôlé par des nations ou ressortissants de nations hostiles à nos intérêts ?

 Cela vous parait invraisemblable ? Il y a seulement cinq ans, la faillite du géant General Motors était-elle envisageable ?

Il est également important de contrôler les sources d’approvisionnement, pour des raisons politique et stratégique. On peut constater, dans beaucoup de domaines de la politique internationale, à quel point nous sommes les otages de conflits locaux impliquant des pays qui sont nos fournisseurs.

En-dehors des approvisionnements, il y a aussi le problème de la production, de l’avenir des centrales nucléaires pour lesquelles la population belge s’est déjà fait gruger, du développement et de l’entretien du réseau de distribution, toutes choses engageant non seulement la sécurité mais qui devraient également dépendre de choix politiques.

Il est dès lors impérieux que les élus belges à l’Europe oeuvrent pour la révision de sa politique assez incompréhensible du « tout au privé ».

 Aucun accord , aucun traité fut-il international n’est éternel. Si nous nous apercevons que ces accords ou traités sont défavorables à nos populations, il est alors du devoir du politique de les modifier ou de les dénoncer.

Dans beaucoup de domaines, dont la privatisation à tout va, les accords climatiques (dont il y aurait beaucoup à dire), l’aide aux pays étrangers, l’accueil des immigrés, les accords de l’OMC, l’Europe en général et la Belgique en particulier sont les champions du ’plus citoyen que moi tu meurs’.

Ceci payé bien entendu par les contribuables, à qui on ne demande pas leur avis.

D’autres pays, comme les USA ou la Chine, considèrent ces accords comme étant à géométrie variable, en fonction de leurs intérêts propres.

Il est grand temps que l’Union Européenne, elle aussi, en revienne à une politique pragmatique prenant en compte les intérêts non seulement de ses industriels, mais aussi et surtout de ses citoyens.

Dans le même esprit, je prône le maintien de certains services publics basiques comme la poste ou les transports, dans une certaine mesure. Mais j’y reviendrai plus tard.

Jo Moreau

 D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ? Laissez-moi votre commentaire.

10:53 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, énergie, privatisation, état, belgique | |  Facebook |