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05/07/2017

LA CHASSE A L' HERESIE CLIMATIQUE AU XXIe SIECLE.

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Frank Furedi - PhD -Professeur de Sociologie à l'Université du Kent - Auteur de plusieurs ouvrages sur la Politique de la Peur - est un sociologue qui explore les réactions de notre société face à la peur, le risque et l'inconnu. Il pose la question : la persécution de la dissidence est-elle un danger pour la démocratie, la liberté et la vérité elle-même ? Il traite du déni appliqué notamment au débat climatique, alors que les GIECosceptiques sont traités de "deniers" outre Atlantique, ou de "négationnistes" dans nos belles contrées.

Voici de larges extraits de son texte (1), dans une traduction "maison".

Bonne lecture,

Jo Moreau.


La société contemporaine est plus à l'aise avec des valeurs floues plutôt qu'avec une seule valeur à laquelle chacun pourrait adhérer. Au lieu de LA vérité, la société préfère une interprétation sur LES vérités. La célébration du non-jugement et de la différence peut être interprétée comme une tentative d'éviter d'avoir à poser des jugements moraux. Les éducateurs informent constamment les étudiants universitaires - en particulier dans les sciences sociales et humaines - qu'il n'existe ni réponse exacte ni erronée. Au lieu d'un code moral explicite, la société occidentale cherche à contrôler le comportement à travers une rhétorique diffuse qui évite de prendre position face à des questions existentielles fondamentales.

Paradoxalement, l'absence de clarté morale encourage le développement de comportements intolérants. Dans un monde où les moralistes professent la difficulté de distinguer clairement le bien du mal, il est important qu'une frontière soit tracée entre un comportement acceptable et inacceptable. L'Holocauste a été extrait de son tragique contexte historique, et transformé en une métaphore générique du mal. La pollution de l'environnement est associée à une représentation très visuelle de la dépravation morale. La découverte de nouveaux tabous fait partie du travail des chasseurs d'hérésie aujourd'hui. Les très rares exemples de mal indiscutable - la pédophilie, l'Holocauste, la pollution - sont constamment mis en évidence pour cibler les actes de transgression morale potentielle.

Au cours des deux décennies de ce 21e siècle, l'acte de déni est devenu la caractéristique la plus assimilée à l' hérésie .

La stigmatisation du déni a dépassé le domaine des controverses historiques entourant les actes de génocide, à d'autres sujets de débat. Le déni a acquis le statut d'un blasphème qui peut s'appliquer à diverses controverses. Un adversaire des climato-sceptiques constate que les formulations «changement climatique »,« réchauffement climatique », « impacts humains » contiennent en eux-même une forme de déni (dans le sens où elles admettraient des causes naturelles plutôt que l'exclusive responsabilité humaine).

Il semble que les croisés de la morale, dénonçant l'acte de déni à l'occasion de sujets de plus en plus diversifiés, ne peuvent plus le différencier d'une divergence d'opinion. L'inflation rhétorique des conséquences du déni est éclairée par le désir de construire une idéologie plausible du mal. Le terme même «déni» implique que ce qui est en jeu est le statut de la vérité. Ceux qui nient refusent délibérément de reconnaître la vérité évidente, ce qui les exclut d'avoir voix au chapitre.

Malheureusement, ne pas accepter une sagesse révélée est souvent interprété non pas comme un désaccord, mais comme un acte de déni - et avec la stigmatisation du déni, cette accusation a acquis la forme d'un blasphème laïc. La revue "Nature" a justifié ainsi son rejet d' un livre écrit par un auteur sceptique sur la pensée écologiste dominante : "Le texte emploit la stratégie de ceux qui, par exemple, font valoir que les homosexuels ne meurent pas du sida, que les juifs n'ont pas été sélectionnés par les nazis pour l'extermination, et ainsi de suite." La suggestion selon laquelle il existe une stratégie commune du déni utilisé dans ces trois problèmes à forte charge émotive trahit l'imagination conspirative des chasseurs d'hérésie.

La stigmatisation du déni est une ouverture vers une demande de censure, tendant à réduire au silence toute personne qui émet des doutes quant à la représentation catastrophique du changement climatique. De tels sceptiques sont fréquemment stigmatisés comme «deniers du réchauffement de la planète» et leur comportement est souvent comparé à celui des négationnistes antisémites de l'Holocauste. Certains avocats de la cause prônent une politique de tolérance zéro sur la justification de leur croisade: l'argumentaire utilisé pour condamner l'hérétique fait généralement appel à une autorité sacrée qui ne doit pas être remise en cause. Selon ce modèle, la «preuve écrasante» sert d'équivalent à la vérité religieuse révélée et ceux qui osent interpeller les «scientifiques de réputation incontestée» - c'est-à-dire une nouvelle caste sacerdotale - sont coupables de blasphème.

Les chasseurs d'hérésie qui accusent leurs adversaires d'un "déni écologique" préviennent également que «le temps pour disserter est révolu». Il semble que le déni écologique ou le refus d'adopter un discours écologique soit le préalable à une longue liste de «crimes écologiques». Ceux qui combattent la nouvelle hérésie ne peuvent souvent pas résister à la tentation de refuser tout débat. Certains prétendent que, comme les négateurs de l'Holocauste, ceux qui refusent d'avaliser le récit sacré sur le réchauffement climatique devraient simplement être réduits au silence dans les médias. "Il arrive un moment dans le journalisme où la recherche d'équilibre devient irresponsable", affirme Scott Pelley, journaliste de CBS, en justifiant cette censure orientée. De ce point de vue liberticide, les médias ont la responsabilité de réduire au silence les deniers du réchauffement planétaire par tous les moyens nécessaires.

Les combattants du déni ne se contentent pas seulement de réduire leurs adversaires au silence. Dans la tradition de la chasse à l'hérésie, ils veulent aussi infliger des châtiments à ceux qui nient la vraie vérité.

Le journaliste australien Margo Kingston a écrit "David Irving a été arrêté en Autriche pour déni de l'Holocauste" peut-être "y a-t-il lieu de faire en sorte que le déni du changement climatique soit une infraction". Pourquoi? Parce que c'est un «crime contre l'humanité, après tout». David Roberts, un journaliste du magazine en ligne Grist , voudrait également voir les climato-sceptiques poursuivis au même titre que les criminels de guerre nazis. Avec le ton au vitriol caractéristique des inquisiteurs dogmatiques, il note que «nous devrions avoir des procès pour crimes de guerre pour ces bâtards», en ajoutant «une sorte de Nüremberg du climat».

Les arguments utilisés par les inquisiteurs dogmatiques suggèrent que le déni constituait l'arme employée par la religion traditionnelle pour classer des idées immorales ou dangereuses. Il y a longtemps, les théocrates se sont rendus compte que l'autorité de leur système de croyance serait renforcée si elle s'appuyait sur le fait que « Dieu punit l'impiété ». En outre, ils doivent également être punis en raison de l'impact néfaste que leur blasphème a sur les autres. Les inquisiteurs d'aujourd'hui ont adopté un point de vue semblable et insistent pour que, puisque les gens doivent être protégés contre l'incrédulité, sa répression constitue un comportement responsable.

(1) https://iainews.iai.tv/articles/21st-century-heresy-hunting-auid-491

 

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12:39 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : climat, censure, giec, co2, réchauffement climatique | |  Facebook |

07/02/2014

UCL : TRISTE VICTOIRE DES INTEGRISTES DE LA CLIMATOLOGIE

réchauffement climatique,UCL,censure,GIEC,Le Professeur Istvan Marko ainsi que le philosophe Drieu Godefridi devaient présenter le livre « Climat, 15 vérités qui dérangent », dont ils sont co-auteurs, ce 13 févier devant la Diffusion universitaire CIACO, à Louvain-la-Neuve, siège de l’Université Catholique de Louvain.

Il faut constater que décidément, ce livre dérange effectivement beaucoup de monde, car les organisateurs de cette réunion qui se voulait amicale, ont avisé leurs invités qu’ils étaient dans l’obligation d’annuler cette réunion suite à « l’ampleur de la polémique (qui) nous empêche de l’organiser sereinement ».

On peut imaginer aisément les pressions et les menaces qui se sont exercées pour que cet évènement ne puisse se dérouler, et faut-il le rappeler, si Istvan Marko est professeur à l’Université de Louvain, celle-ci abrite également un vice-président du GIEC.

Sans préjuger de l’origine des pressions qui se sont exercées aujourd‘hui., ce vice-président du GIEC fut déjà à l’origine d’une annulation similaire en septembre 2011. Je reprends ici l’extrait d’un billet que j’écrivais à cette occasion :

« Le professeur Henri Masson organise, dans le cadre d’un groupe de réflexion (think-tank) de la Société européenne des ingénieurs et industriels (SEII), qui est hébergée dans les locaux de la Fondation Universitaire à Bruxelles, des séances d‘analyse-débat dont le but est de comprendre pourquoi la théorie de l’influence humaine sur les changements climatiques est l’objet de si vives controverses. Il s’agit d’une réunion strictement privée prévue dans la perspective de la visite de deux éminents spécialistes du sujet, le Prof. émérite Fred Singer (Univ. de Virginie, USA, ancien chef de projet à la Nasa pour les mesures de température atmosphérique par satellite) et le Prof. Claes-Göran Johnson (Ecole Royale Polytechnique, Université de Stockholm ; Suède, spécialiste de la turbulence et de la thermodynamique de l’atmosphère). Or il s’agit de deux personnalités qui mettent en doute les conclusions climatiques du GIEC. Cela ne pouvait laisser indifférent notre illustre vice-président du GIEC, Monsieur Van Ypersele. Usant de pressions inqualifiables et utilisant des arguments dont il est coutumier, celui-ci parvint à faire annuler ces réunions, encore une fois privées. Ceci démontre une nouvelle fois à suffisance le pouvoir quasi-dictatorial exercé par certains pour étouffer toute velléité de débat réellement scientifique quant aux origines des changements climatiques, au profit de lobbies politico-idéologiques. » (1).

L’ épisode d’hier est à mettre en parallèle avec le refus systématique de tout débat public et contradictoire que ces gens opposent à toute occasion.

On doit très sérieusement s’inquiéter de la censure exercée désormais par les Gardiens de la Vérité Climatique distillée par le GIEC, et la main-mise dictatoriale sur ces questions dont bénéficient les groupes de pression environnementalistes ultra-puissants, qui en sont les porte-paroles.

Ce qui se passe est scandaleux et inqualifiable, et il est désolant de constater que certains groupes d’étudiants universitaires assistent sans réagir au retour en force de l’obscurantisme scientifique et à l’occultation de débats ouverts portant sur des théories scientifiques.

Même si celles-ci impliquent de très importants intérêts financiers et idéologico-politiques.

Diffusez ceci autour de vous, le plus largement possible !

Jo Moreau

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2011/08/30/inquisition-climatique-inqualifiable-en-belgique.html

 

10:33 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : réchauffement climatique, ucl, censure, giec | |  Facebook |

30/08/2011

INQUISITION CLIMATIQUE INQUALIFIABLE EN BELGIQUE

Une « affaire » vient d’éclater en Belgique, digne de l’obscurantisme le plus absolu. Vous trouverez ci-dessous les liens utiles, bien plus explicites que tout ce que j’aurais pu écrire et qui ne serait qu’un copié-collé de ces articles.

Ces faits me furent dénoncés par un correspondant (Marcus) que je remercie ici, et qui apparurent dans des commentaires parus dans l’excellent site Skyfall

http://www.skyfall.fr/?page_id=2

Voir le commentaire du Professeur Masson. Je résume toutefois, pour mes lecteurs pressés.

Le professeur Henri Masson organise, dans le cadre d’un groupe de réflexion (think-tank) de la Société européenne des ingénieurs et industriels (SEII), qui est hébergée dans les locaux de la Fondation Universitaire, à Bruxelles des séances d‘analyse-débat dont le but est de comprendre pourquoi la théorie de l’influence humaine sur les changements climatiques est l’objet de si vives controverses.

Il s’agit d’une réunion strictement privée prévue dans la perspective de la visite de deux éminents spécialistes du sujet, le Prof. émérite Fred Singer (Univ. de Virginie, USA, ancien chef de projet à la Nasa pour les mesures de température atmosphérique par satellite) et le Prof. Claes-Göran Johnson (Ecole Royale Polytechnique, Université de Stockholm ; Suède, spécialiste de la turbulence et de la thermodynamique de l’atmosphère).

Or il s’agit de deux personnalités qui mettent en doute les conclusions climatiques du GIEC.

Cela ne pouvait laisser indifférent notre illustre vice-président du GIEC, Monsieur Van Ypersele. Usant de pressions inqualifiables et utilisant des arguments dont il est coutumier, celui-ci parvint à faire annuler ces réunions, encore une fois privées. Ceci démontre une nouvelle fois à suffisance le pouvoir quasi-dictatorial exercé par certains pour étouffer toute velléité de débat réellement scientifique quant aux origines des changements climatiques, au profit de lobbies politico-idéologiques.

Je reprends la dernière phrase du Professeur Masson : « Certains pays, et non des moindres (USA, Allemagne) ont en effet déjà compris, et semblent décidés à ne plus financer les travaux du GIEC à l’avenir. La Belgique sera-t-elle le dernier pays au monde où la vérité éclatera ? »

Evidemment, aucun média local « aux ordres » ne s’élève contre de genre de pratiques dignes d’un obscurantisme d’un autre âge. Autres liens :

http://www.worldnews-net.com/index.php/Societe-Politique/...

http://claesjohnson.blogspot.com/2011/08/ipcc-censorship....

http://www.nada.kth.se/~cgjoh/privateinvitation.pdf

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS

Jo Moreau

18:26 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, censure, changements climatiques | |  Facebook |