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23/01/2010

OPEL ANVERS : LA DEMISSION DES ELITES

La fermeture de l’usine d’Opel à Anvers n’est qu’un épisode supplémentaire de la grande désindustrialisation de l’Europe, continent en voie de régression -au même titre d’ailleurs que les USA à un degré toutefois moins visible-.

On peut en effet prédire à moyen terme la disparition quasi complète de toute industrie lourde ou manufacturière de notre continent, ou plutôt sa délocalisation vers des pays émergents, nettement plus compréhensifs quant au bien-être d’une main-d’œuvre employée souvent à la limite de l’esclavage.

Cette délocalisation massive a été rendue possible par les accords de l’OMC, débouchant sur une mondialisation exclusivement profitable aux seuls financiers, propriétaires d’entreprises dont-ils ne soupçonnent même pas le fonctionnement, et desquelles ils ponctionnent des profits maximum, quels que soient les moyens et sans aucun égard pour les pays qui ont favorisé leur développement, et à fortiori pour leurs populations.

Ce processus est parfaitement en phase avec l’idéologie financiériste actuelle, soit la confiscation systématique par quelques uns de la richesse mondiale, sans aucun return vers ceux à qui ils sont -en partie du moins- redevables.

Ceci n’a plus rien à voir avec le libéralisme, du moins « mon » libéralisme qui s‘oppose à l‘oppression de l‘individu, et ce n’est plus non plus du capitalisme, soit la fourniture aux entreprises des capitaux nécessaires à leur développement.

Cette hystérie de l’accaparement des richesses se fait avec la complicité du monde politique, dont aucun composant n’a le courage ou la volonté de s’opposer fermement et sans concession à cette vision dévoyée du fonctionnement de l’économie mondiale. Il faudrait évidemment une stature à la mesure du défi, qui se situe à un autre niveau que l’avenir de BHV.

Ils feignent de considérer ces délocalisations comme inéluctables, dans le respect des accords signés.

Aucun accord, aucun traité n’est éternel. Maintenant que nous pouvons réaliser leurs conséquences néfastes et même fatales pour notre conception de la société, il est du devoir impérieux des états européens de dénoncer ces accords, et nos hommes politiques doivent se réapproprier leur fonction essentielle : la protection du bien-être des populations qui les ont élu, qui découle du maintien d‘une activité économique puissante. Cela n’est évidemment concevable qu’au niveau de l’Union Européenne.

Voir à ce sujet : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/05/11/eur...

La dénonciation des accords de l’OMC et la conception saine d’une réelle concurrence fondée sur une recherche d’équivalence des systèmes sociaux au niveau mondial, est la seule voie qui puisse renverser la vapeur et mettre un terme à la paupérisation inéluctable de nos populations. Rappelons-nous les chiffres de Monsieur Defeyt : 750.000 personnes sont sans emploi en Belgique, quel que soit le vocable sous lequel on les classe, et ce chiffre ne pourra que croître.

Il faut avoir le courage de dire tout haut ce que chacun sait ou soupçonne : sans une révision radicale de notre politique commerciale et industrielle, et de notre vision du commerce mondial, nous ne serons bientôt plus en état de payer les allocations sociales , que ce soient les indemnités de chômage ou les pensions, faute de financements suffisants.

Il faut aussi réinventer le libéralisme et le capitalisme, à mon avis seuls capables de garantir une évolution dynamique de nos sociétés, mais certainement pas dans leurs dérives hallucinantes actuelles…

Jo Moreau

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE !

17:48 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : économie, belgique, mondialisation, délocalisation, chomage | |  Facebook |

22/05/2009

LE CHOMAGE DES ANCIENS

Quoi qu’en disent certains, le nombre réel d’emplois offerts est très loin de satisfaire les demandes.

Certains tests montrent que la publication d’offres d’emplois, que ce soit dans la presse ou via les nouveaux médias, tiennent plus du marketing et de la promotion de la marque, que d’emplois réellement disponibles.

Il existe parait-il des milliers d’emplois disponibles en Flandre, que les Wallons mépriseraient.

Mais on oublie de dire que les patrons flamands préfèreront toujours engager un travailleur français, d’abord pour les avantages fiscaux liés à l’emploi de travailleurs frontaliers, et ensuite par méfiance pour ces ouvriers wallons fainéants et revendicatifs. Et oui, la propagande politique laisse des traces …

D’autre part, même si un chômeur habitant Hout-si-plout trouvait un emploi à Broebelbeek, dans la campagne entre Bruges et Gand, comment s’y rendre ?? En voiture, à vélo ??

Il faut aussi tenir compte de la segmentation des travailleurs d’un certain âge, licenciés sans espoir de retrouver un emploi.

Il est donc exclu de limiter dans le temps le droit aux indemnités de chômage.

D’ un autre côté, les communes ou collectivités diverses manquent elles aussi cruellement de moyens face à des besoins croissants qu‘elles sont incapables de satisfaire.

Je propose dès lors de joindre ces deux problèmes.

Qui serait concerné ? Tout demandeur d’emploi indemnisé depuis minimum 3 ans, et âgé au maximum de 45 ans (ou sur base du volontariat en-dehors de ce cadre)- Pourquoi minimum 3 ans ? Pour lui permettre pendant ces 3 premières années la recherche d'emploi, des formations complémentaires etc.. Ensuite, le découragement risque de le gagner et d'ankyloser sa volonté. 

Pour faire quoi ? Il est mis au service de la collectivité, celle-là même qui finance ses indemnités. 

A quelle fréquence ? 2 demi-journées par semaine. (ou sur base du volontariat pour une fréquence plus élevée). Pourquoi seulement 2 demi-journées? Afin justement de lui laisser l'opportunité de continuer à chercher un emploi, et d'autre part pour éviter un caractère "punitif" de cette mesure.

Quelle serait la sanction en cas de refus ou d’absence injustifiée ? La cessation, partielle ou définitive, du paiement des indemnités de chômage.

Il faut évidemment veiller à ce qu’il n’y ait aucune concurrence avec le personnel en place, et éviter que ces collectivités ne procèdent à des licenciements, afin de profiter de cette main-d’œuvre pour elle gratuite !. Il faudra en outre résoudre les problèmes d’organisation, d’encadrement, d’assurances etc…

Un autre avantage sera la réhabilitation du chômeur aussi bien aux yeux de son milieu familial que du voisinage.

L’éventail des tâches à remplir est particulièrement vaste, et est bien entendu fonction de la formation , de l’âge, et des préférences personnelles autant que faire se peut.

Cela va de l’aide pour les surveillances scolaires, les gardes d’enfants, l’aide aux devoirs pour les enfants en retard scolaire, la compagnie des personnes âgées, la préparation de repas, l’entretien des voiries, des bois, des rivières et ruisseaux, des espaces verts, la préservation du patrimoine, l’étude de la pertinence des devis pour les travaux publics, j’en passe et des meilleurs.

Jo Moreau

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15:01 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, emploi, collectivité, motivation | |  Facebook |

21/05/2009

LE CHOMAGE DES JEUNES

Je ne prétends détenir aucun remède miracle à la résorption du chômage, hélas.

Voir toutefois mon post précédent intitulé : « Europe, arrêtons le massacre« . Mais restons réalistes…

Ma réflexion s’oriente sur les points suivants :

Le casse-tête du financement des indemnités des demandeurs d’emploi, dont le nombre va croissant . Corollaire direct : les caisses se vident, faute de cotisants en nombre suffisant.

Or il est indispensable de ne pas limiter dans le temps le paiement de ces indemnités, au vu notamment du licenciements de travailleurs d’un certain âge dont le marché de l’emploi ne veut plus.

Il deviendra donc indispensable de faire des choix, parfois déchirants.

Constatons aussi certaines évidences : 

  • La démotivation des jeunes face à l’école est profonde.
  • Le nombre, déjà élevé, de jeunes sans aucune formation ni diplôme lancés sur le marché de l’emploi va croissant.
  • D’autre part, continuer à financer des indemnités pour des jeunes débarquant sur le marché de l’emploi et qui n’ont jamais travaillé ni cotisé, devient un luxe (relativement récent) aujourd’hui impayable pour la collectivité.

Pour toutes les catégories de travailleurs, et surtout pour les jeunes, un préalable incontournable et urgent sera la diminution drastique des charges sur les salaires les plus bas, afin d’augmenter le « net » et ainsi creuser la différence entre les revenus du travail et les indemnités de chômage. Cette mesure est susceptible également de réduire peu ou prou le travail au noir.

Je propose dès lors, afin de rencontrer les trois points précédents, pour les jeunes qui n‘ont jamais travaillé, qu’une indemnité de chômage ne serait allouée que dans les cas suivants :

  •  Aucune indemnité pour ceux qui n’ont pas réussi au minimum le cycle d’études moyennes inférieures ou l’équivalent technique ou professionnel.
  • Si réussite de ce cycle : indemnités à 50%.
  • Si réussite du cycle d’études moyennes supérieures ou l’équivalent technique ou professionnel : indemnités à 70%.
  • Si réussite minimum d’une licence ou d’un régendat : indemnités à 100%.

Les examens de cycle moyen inférieur et supérieur, ainsi que les équivalents technique et professionnels seraient cotés par des professeurs anonymes, extérieurs aux établissements fréquentés, afin d’éviter toute influence ou intimidation.

Il reste évidemment pas mal de filières à raccrocher à ces catégories (cours du soir, artistiques, etc…)

Ces indemnités seraient versées pendant 12 mois, après le stage d'attente, le montant de référence étant fixé à 250 eur à moduler si chef de ménage.   

Les 12 mois suivants, elles sont réduites de 50%.

Elles sont ensuite supprimées.

Les droits normaux seraient intégralement récupérés après 12 mois de travail effectif. 

D’ACCORD ? PAS D ’ACCORD ? Laissez-moi votre commentaire !

Jo Moreau

12:23 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chômage, emploi, qualification, motivation | |  Facebook |

11/05/2009

EUROPE : arrêtons le massacre des emplois

Les élections européennes approchent, et on est bien obligé de constater l’absence totale de vision européenne proposée par les partis, et leur incapacité à s‘attaquer aux véritables problèmes que nous devons affronter aujourd’hui.

L’Union Européenne (UE) est maintenant au cœur de la plus grave crise de son histoire. Partout, le chômage s’accroît , les industries sont frappées durement et sa technologie s’évade hors frontières. La mondialisation sans nuances à laquelle nous sommes confrontés, conduit à la délocalisation de nombreuses productions autrefois fabriquées dans nos contrées, et qui seront réimportées à bas prix.

Comme corollaire, nous constatons outre la destruction grandissante des emplois , la dilution du modèle social européen. Avec la complicité des dirigeants politiques des pays émergents, la main-d’œuvre locale est pratiquement toujours exploitée à la limite de l‘esclavage. Et ne parlons pas de l’impact écologique de l’industrialisation de pays curieusement exonérés de toute obligation à cet égard, grâce à la complicité étonnante des alter-mondialistes et des industriels , et du coût écologique du transport de ces marchandises.

Une autre conséquence, et non des moindres, de cet appauvrissement global de l’Europe, est la perte de son indépendance politique, de plus en plus soumise à des contingences commerciales et financières.

Certains dirigeants de sociétés sont pratiquement obligés de délocaliser sous peine de disparaître. D’autres en profitent pour accroître les bénéfices des actionnaires, mais en aucune manière il n’y a un quelconque return pour nos populations, sauf la possibilité d’acquérir à bas prix des produits médiocres. Certains de ceux-ci mettent d’ailleurs en péril la sécurité de nos populations. Un seul exemple: les composants électroniques des salles de contrôle des nouvelles centrales nucléaires, à la fiabilité très douteuse aux dires même des spécialistes.

Il semble évident que lorsque la crise financière sera derrière nous, une gigantesque restructuration industrielle mondiale aura eu lieu, nous laissant avec une Union Européenne définitivement sinistrée économiquement.

Il existe pourtant un moyen de contrer ce scénario : Une imposition des produits et services importés, calculée au prorata du niveau social du pays exportateur.

Il s’agit ainsi de rétablir une véritable concurrence basée sur des critères objectifs, susceptible de ramener dans les frontières européennes un tissus industriel digne de ce nom et un renouveau de l’esprit d’entreprise. Elle contribuerait aussi à l’amélioration notable des conditions de vie des habitants de ces pays exportateurs , dont les gouvernants et industriels auront intérêt à se voir dégrèver de cette taxe le plus rapidement possible.

Quand on parle de niveau social, il faut prendre notamment en compte :

  • Le niveau du salaire.
  • La législation sur les heures hebdomadaires de travail, de congés obligatoires et l‘interdiction du travail des enfants.
  • La possibilité d’arrêter de travailler à un âge raisonnable.
  • La possibilité d’accéder aux soins de santé.
  • L’accès à un revenu de remplacement en cas de chômage.

Un coëfficient sera imputé à chacun de ces points, dont la somme déterminera le taux de taxation imposé à l’importation dans l‘ UE. Cette taxe serait appliquée sur tous les produits finis ou composants provenant de ces pays extra-européens, ainsi que sur les services à destination des consommateurs européens.

Le taux pourra être revu à la demande du pays concerné. Pourront être exonérés de cette taxe, en tout ou en partie, les produits en provenance de pays ayant adopté une législation ad-hoc , ou proposé un calendrier à respecter dans des délais chiffrés. Les matières stratégiques ou n’ayant pas de concurrence possible en UE pourront également être exonérés de cette taxe.

Il ne s’agit donc nullement d’un protectionnisme bête et méchant, mais d’une remise à niveau des normes de  concurrence mondiale.

Jo Moreau

 

10:35 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mondialisation, europe, chômage | |  Facebook |