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03/04/2018

GREENPEACE ET CONSENSUS , INTERVIEW DE WILLIAM HAPPER

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Cette interview fut reprise par l'excellent site WUWT en janvier 2017 (1). William Happer y aborde ses démêlés avec la toute-puissante ONG idéologico-politique GREENPEACE. Il redéfinit ce que doit être un véritable travail scientifique, par opposition à la dictature du consensus.

J'en reprends ici quelques paragraphes dans une traduction "maison".

Jo Moreau.

William Happer est physicien, professeur émérite au département de physique de l'Université de Princeton. Membre de longue date de JASON, un groupe de scientifiques qui fournit des conseils indépendants au gouvernement des États-Unis sur les questions relatives à la science, à la technologie et à la sécurité nationale, Happer a été directeur du Bureau of Science de l'US Department of Energy de 1991 à 1993.

Plus connu du grand public en tant que critique du «consensus» du GIEC sur le réchauffement climatique, il a été appelé fréquemment à témoigner parmi divers comités d'experts sur le réchauffement climatique devant le Congrès américain. En 2015, il s'est retrouvé au centre d'une controverse impliquant une opération dite "sting" organisée par Greenpeace (2).

(...)

En regardant les nouvelles du soir, j'étais souvent indigné par les approximations assénées par des intervenants lamentables et scientifiquement ignorants sur le CO2 et le climat.

Greenpeace est l'une des nombreuses organisations qui ont fabriqué une image alarmiste sur la menace supposée du réchauffement climatique. Ils sont incapables de la défendre sur base d' arguments scientifiques. Donc, ils diabolisent non seulement le «polluant» supposé, le CO2 atmosphérique, mais aussi les scientifiques qui semblent réfuter efficacement leur propagande.

Je suppose que je devrais être flatté d'être l'une des cibles de Greenpeace : "Je mehr Feinde, Je mehr Ehre" ("plus d'ennemis, plus d'honneur"), comme le dit le vieux dicton allemand. Les conséquences sont plus légères pour moi, que celles subies par des scientifiques comme Willie Soon, Patrick Michaels et d'autres, qui ne sont pas seulement vilipendés, mais subissent également certaines conséquences dans leur vie professionnelle.

L'attaque de Greenpeace eut également comme conséquences de nombreux appels téléphoniques et des courriels hostiles et obscènes avec des menaces à mon égard, envers ma famille et même mes petits-enfants.

Greenpeace et d'autres éléments encore plus fanatiques de la mouvance du réchauffement planétaire adhèrent pleinement à l'idée que leur finalité idéologique - l'élimination des combustibles fossiles - justifie la mise en oeuvre de tous les moyens, y compris la falsification de données scientifiques et la destruction de l'image de leurs adversaires.

La position officielle du GIEC est la suivante :
- Le réchauffement climatique est un fait établi.
- Les activités humaines en sont la cause.
- C'est un problème majeur pour l'humanité.
- Une action à l'échelle planétaire est nécessaire pour l'endiguer.

"Le réchauffement climatique est un fait bien établi". Cette déclaration n'est que à moitié vraie. Une déclaration plus correcte serait que «le réchauffement climatique et le refroidissement global sont des faits bien établis». Depuis l'année 1800, la Terre s'est réchauffée d'environ 1 ° C, une grande partie de ce réchauffement ayant eu lieu avant toute augmentation notable du CO2 atmosphérique. Il y a eu un refroidissement assez important dans les années 1940 à 1975. Il n'y a eu pratiquement aucun réchauffement au cours des 20 dernières années, lorsque les niveaux de CO2 ont augmenté le plus rapidement. La même alternance de réchauffement et de refroidissement a caractérisé le climat de la Terre pour toute l'histoire géologique.

La tentative récente de la NOAA d'effacer le "hiatus" est un exemple du même processus de pensée qui a guidé le traitement du graphique dit "la crosse de hockey". Si les observations ne concordent pas avec la théorie politiquement correcte, révisez les observations.

Si une théorie n'est pas confirmée par les observations, c'est qu'elle est fausse. La clé de la science réside dans cette simple déclaration.

Je ne doute pas que la terre se soit réchauffée depuis la fin du "petit âge de glace", mais je suis persuadé que la plus grande partie du réchauffement était dû à des causes naturelles, sur lesquelles les gouvernements n'ont aucune prise. Je suis déconcerté par les tentatives hystériques de maintenir des niveaux de CO2 inférieurs à 350 ppm, ou toute autre valeur apparemment choisie par la numérologie de la Cabale, et non par la science.

Il est frappant de constater que de nombreux sceptiques déclarés, comme moi, soient à la retraite. A part nous assassiner, les partisans du consensus climatique n'ont dès lors pas beaucoup de prise sur nous. Mais les jeunes universitaires savent très bien qu'ils risquent leur carrière s'ils expriment le moindre doute quant à la théorie du réchauffement climatique.

Historiquement, la revendication de l'existence d'un consensus des scientifiques a été le premier refuge des falsificateurs. C'est le moyen d'éviter le débat en affirmant que la question est déjà réglée. Chaque fois que vous entendrez proclamer qu'un consensus des scientifiques s'accorde sur quelque chose, préparez votre portefeuille.

Soyons clairs: un consensus n'a rien à voir avec la science. Le consensus est l'affaire de la politique. La science, au contraire, se suffit d'un seul chercheur qui ait des résultats vérifiables par des observations, et qui soient reproductibles. Les plus grands scientifiques de l'histoire sont remarquables précisément parce qu'ils ont rompu avec le consensus de leur époque.

Il n'existe pas de science de consensus. Si c'est un consensus, ce n'est pas de la science. Si c'est de la science, il n'est pas besoin de consensus. Point à la ligne.

La preuve que le CO2 est un polluant tellement redoutable que nous devons renoncer à la démocratie, punir les «sceptiques» et appauvrir une grande partie du monde en éliminant l'utilisation des combustibles fossiles apparaît de plus en plus comme une preuve fantôme. Et si vous ne parvenez pas à trouver de véritables preuves scientifiques pour justifier l'alarmisme, fabriquez-en par des graphiques de "crosse de hockey", niez les hiatus et débarrassez-vous de vos contradicteurs dès que possible.

Pendant la Grande Terreur de Staline, Léon Trotsky et ses partisans étaient semblables aux "sceptiques" actuels . Ils étaient une menace directe pour le contrôle de Staline sur le mouvement communiste mondial, tout comme les sceptiques du climat sont considérés aujourd'hui comme une menace existentielle pour la mouvance du réchauffement climatique.

(1) https://wattsupwiththat.com/2017/01/10/the-william-happer-interview/

(2) "Sting" était une opération d'infiltration de Greenpeace, visant à discréditer les scientifiques "deniers", en dévoilant leurs relations avec des groupes industriels. Happer avait accepté de produire un document sur les avantages du CO2, en contrepartie sa rémunération devait être versée au bénéfice du groupement "CO2 coalition".

 

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25/03/2018

LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES DU PASSE (18)

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Suite n° 18. (anno 1800-1849)

"Le contenu de la mémoire est fonction de la vitesse de l'oubli"

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus l'homme serait responsable !

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques, et relativise la notion même de "changements climatiques", ainsi que la définition d'un "climat stable" qui n'a jamais existé mais qu'on voudrait instaurer à tout prix.

Contexte et mise en garde, voir :
http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1-1140511.html

 


Anno 1800 : Hiver très doux en Belgique. En été, très hautes températures sur l'Europe. Sécheresse en France depuis juin jusque août. En Belgique, "l'été a été remarquable par la sécheresse de 52 jours, ce qui est sans exemple". En Allemagne, la sécheresse commence en avril, de nombreux incendies de forêt détruisent des villages entiers. Tempêtes de grêle en Angleterre le 19 août et le 10 septembre. Tempêtes en Angleterre le 22 août, 3 et 8 novembre. Le 19 novembre, violente tempête sur le nord de la France et la Belgique.

Anno 1801 : Février très doux en Alsace Moselle. Importante crue du Rhin. En été, grande chaleur sur la France et la Belgique. Tempête de grêle en Angleterre le 16 juillet. Le 4 septembre, tornade en Loire-Atrlantique. Le 21 novembre, inondations sur le littoral en Allemagne et aux Pays Bas, une tempête balaye l'Angleterre et la mer Baltique. D'octobre à décembre, inondations en Ile-de-France. En décembre, grandes inondations dues au Rhône. Décembre anormalement doux en Alsace.

Anno 1802 : Le 3 janvier, crue de la Seine à Paris. Crue du Rhin en ALsace- Moselle. Le 21 janvier, tempête et inondations à Anvers. Tempêtes en Angleterre le 21 janvier, le 18 juillet, les 18 et 24 août. En janvier et février, importantes inondations en Irlande. Les 13 et 23 mai, tornades en Gironde et les Deux-Sèvres. Canicule estivale en France, en Brabant et en Hainaut. Chaleur anormale aux Pays-Bas. En juillet, le Petit Rhône peut être traversé à pied. Tempêtes de grêle en Angleterre les 10 et 28 août. La sécheresse persistante depuis plusieurs années cause de grands dommages à la végétation. Le 26 octobre, crue du Rhône.

Anno 1803 : Le 1 janvier, tempête en Angleterre. Eté très chaud et grande sécheresse en Europe. Il pleut très peu du 4 juin au 1er octobre. La pluie augmenta vers le commencement d’octobre ; après quoi, la sécheresse reprit jusqu’au 9 novembre. Les puits et les fontaines tarirent. A Paris, le petit bras de la Seine resta presque à sec, et le niveau du fleuve indiqua, le 21 et le 27 novembre, 24 centimètres au-dessous de zéro. Dans quelques départements, l’eau manquait absolument ; on allait en chercher à trois ou quatre lieues, et il en coûtait trente sous pour abreuver un cheval. En Normandie, on nota une suite ininterrompue de 95 jours sans pluie. A Londres, la Tamise est asséchée. Tempête de grêle sur l'Angleterre le 21 juillet.

Anno 1804 : Les 8,19 et 22 janvier, 4 et 11 mai ouragans et tempêtes sur l'Angleterre. Janvier très doux en Alsace. En Angleterre, tempêtes de grêle les 4 et 8 mai, le 1 novembre. Les sauterelles "en nombre prodigieux" causent de grands dégâts dans la région de Marseille. Le 28 décembre, la Tamise atteint un niveau "jamais vu" à Londres.

Anno 1805 : En avril, tornade sur la Manche. En Angleterre tempêtes de grêle les 28 juin et 30 juillet. Tempêtes sur l'Angleterre les 6 juillet, 8 et 9 novembre. Eté très chaud en Poitou.

Anno 1806 : Le 1 janvier, raz-de-marée et inondations à Anvers. En janvier violente tempête sur le Nord de la France et la Belgique faisant de nombreux dégâts. Tempêtes de grêle sur l'Angleterre les 6 juin, 7 ,22, 24 juillet, 29 août. En Provence, la sécheresse débute en mai. En juillet, le Rhône à un niveau très bas. Submersion des côtes de la baie du Mont-Saint-Michel suite à de violents tempêtes.

Anno 1807 : Le 3 mars, inondations à Paris. Tempêtes de grêle en Angleterre les 2,10,26 mai. Le 29 mai, tornades sur les Vosges et la Côte-d'Or. L'été fut caractérisé en Europe par des fortes chaleurs, des tempêtes, des chutes de grêle intenses et une grande sécheresse. L'Italie connait une vague de chaleur. Vague de chaleur également sur l'Allemagne, la Suède, la Russie. Le 31 juillet tornade sur le Pas-de-Calais.

Anno 1808 : Les 14 et 15 janvier, raz-de-marée aux Pays-Bas et en Flandre. Le 2 février, tempête à Cherbourg. Le 8 février séisme à Montpellier. Chaleur et sécheresse débutent en mai en Alsace. Le 25 juin, ouragan sur le nord de l'Italie. Tempêtes de grêle en Angleterre les 13,15 et 16 juillet, Le 30 août, tempête violente en Hongrie. Eté très chaud en Belgique. Sécheresse sur une grande partie de l'Europe, y compris en Russie. Le 17 novembre, violente tempête et submersion des côtes charentaises. Le 9 décembre, crue de la Tamise et inondations à Londres.

Anno 1809 : Hiver très doux sur le nord de la France et en Belgique. Grandes inondations aux Pays-Bas. Tempêtes de grêle en Angleterre les 28 mars,18 mai, Le 29 mai, tornade sur Paris et la Saône-et-Loire. L'été est qualifié de froid et pluvieux sur le sud de la France, avec de nombreuses averses de grêle.

Anno 1810 : En janvier, grande sécheresse en France. Le 16 février séisme à Héraklion faisant 2500 morts. Le 6 mars, violente tempête sur Cadix. Le 1 juillet, violente tempête sur l'Angleterre. Averses de grêle sur l'Angleterre les 15 juillet, 4, 14 et 15 aout, Le 19 septembre, tornade sur la Meuse. Les 3 et 10 novembre, marées exceptionnelles en Angleterre qui causent de nombreux dégâts.

Anno 1811 : En avril, importantes inondations en Hongrie. D'avril à juin, nombreuses tempêtes en France. Le 1 mai, tornade sur Paris et le Calvados.
Les 27 et 28 mai, tempêtes et grêle en Angleterre. Le 4 juin, raz-de-marée à Portsmouth. En Angleterre, tempêtes de grêle les 5 et 8 juin. France et Italie très affectés par la canicule. Eté très chaud et grande sécheresse sur toute l'Europe, marqué aussi par de nombreuses tempêtes . Les chaleurs furent partout précoces, intenses et prolongées. Les moyennes mensuelles de la température de Paris dépassent, cette année, de plusieurs degrés, les mois de janvier et d’août exceptés, les moyennes mensuelles déduites de vingt-et-un ans. Cet excès de chaleur éclata dès le mois de février ; et se poursuivit en augmentant de mois en mois, pendant les mois de mars, d’avril et de mai, avant de marquer une pause. Cette chaleur sèche tarit de bonne heure un grand nombre de ruisseaux que personne n’avait jamais vus à sec. Dans le Midi, les vents du sud, vents chauds, humides et étouffants, se prolongèrent en Provence jusqu’à la fin de l’année. Au midi comme au nord, la chaleur et la sécheresse épuisèrent la plupart des sources, desséchèrent les torrents et les fleuves, précipitèrent la maturité des fruits, consumèrent les plantes fourrageuses, et favorisèrent, en général, les récoltes de vin. A Toulon et environs, on mange les cadavres d’animaux dans l’état où on les trouve. Le 3 août, tempête en Irlande. Le 1 novembre, déluge de pluie sur l' Ecosse "tel qu'on n'en a jamais vu".

Anno 1812 : En janvier, on traverse le Rhône à pied sec. Le 10 janvier, brouillard sur Londres tel qu'à midi, la visibilité est de maximum 3 mètres. Le 20 mars séisme en Provence. Le 28 mai, tornade meurtrière sur l'Artois et le Pas-de-Calais. L'été est froid sur le nord de la France et la Bourgogne, mais sécheresse sur le Languedoc et la Provence. Le 21 octobre, la Tamise déborde.

Les années 1812 à 1818 voient se succéder des périodes de sécheresse catastrophique sur le bassin méditerranéen.

Anno 1813 : Durant l'été, des pluies incessantes causent des inondations sur l'est de l'Europe. Plusieurs tempêtes sont observées sur la France. En Angleterre, tempêtes de grêle les 17 mai et 9 juin. En juin et juillet, importantes inondations en Prusse et en Silésie. En juillet, Marseille est infestée de sauterelles. Le 26 juillet, tempête sur l'Angleterre. Le 15 août, importantes inondations en Croatie. Le 14 septembre, le Danube déborde. Le 28 septembre, importantes inondations en Europe de l'est. Du 20 au 27 décembre, brouillards intenses sur Londres.

Anno 1814 : Le 10 janvier, tempête sur Belfast, occasionnant une centaine de morts. Le 22 février importantes inondations en Angleterre. La période de février à mai est exceptionnellement sèche en Alsace. En Angleterre, tempêtes de grêle les 28 juillet et le 1 septembre. Sécheresse persistante sur la Provence. Les 16 et 17 décembre, ouragan sur l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande.

Anno 1815 : Nouveau printemps sec en Alsace. Sécheresse persistante en Provence et en Languedoc. Eté très chaud sur la France et la Belgique. En Angleterre, tempête de grêle le 6 août. Au Portugal, sécheresse intense qui cause d'immenses pertes dans le bétail. La Provence est envahie par les sauterelles.

Anno 1816 : Le 2 janvier, inondations en Irlande. En février, inondations en Angleterre. Année "sans été", températures fraiches, "les plus basses qu'on ait jamais vues", et fortes pluies continuelles en Europe, qui provoquent de nombreuses inondations et une catastrophe agricole. Le 10 juin, tempête de grêle en Bavière. Le 28 juin, ouragan en Allemagne. Le 11 juillet, tempête de grêle en Hongrie. En Angleterre, tempête de grêle le 21 juillet, et en août. En juin et juillet, inondations importantes aux Pays-Bas. Le 31 août, tempête en Angleterre. Le 2 septembre, importantes chutes de neige en Angleterre.

Anno 1817 : Le 21 janvier, tempête en Angleterre. Hiver doux en Alsace. Le 26 et 27 février, ouragan en Ecosse, en Irlande, en Angleterre et aux Pays-Bas. En mars, inondations importantes en Allemagne, en Angleterre et en France. Le 20 mars, ouragan sur Paris. Le 26 mai, inondations en Allemagne. Tempêtes de grêle en Angleterre les 21 et 23 juin, le 28 juillet. Les 4 et 5 juillet. Tempête et inondations importantes en Suisse. Le 11 juillet, tornade en Angleterre et en Allemagne. Eté très chaud et grande sécheresse sur l'Europe de l'ouest. De juin à septembre en Italie, on ne peut sortir qu'une fois la nuit venue. De nombreuses tempêtes (plusieurs dizaines) et chutes de grêle sont recensées sur toute l'Europe, dont l'énumération serait trop fastidieuse. Fonte accélérée des glaces au Groenland.

Anno 1818 : Les 12 et 15 janvier, ouragan sur l' Ecosse. Le 15, ouragan sur l'Europe accompagné d'inondations. Le 1 mars, ouragan sur Marseille. Le 4 mars, ouragan sur l'Angleterre. le 7 avril une tempête cause de nombreuses destructions sur la Suède. Le 26 avril, tornade sur le Middlesex. Le 8 mai, de fortes pluies causent des inondations en Angleterre. Le 16 mai, une violente tempête de grêle ravage la Saône-et-Loire. A partir du 15 mai, une vague de chaleur règne sur une grande partie de l'Europe. Eté caniculaire en Alsace. En Angleterre, tempêtes de grêle les 19 et 27 juillet. En août, tornade sur le Lincolnshire. Automne inhabituellement chaud en Angleterre. Le 28 décembre, brouillard épais et impénétrable sur Londres et sa région.

Anno 1819 : Grandes inondations en Irlande du Nord. La Camargue est "dévastée" par les sauterelles. En juin, importantes inondations dans le Lincolnshire. tempête de grêle le 4 juillet dans le Yorkshire, le 13 juillet à Norfolk, le 24 juillet dans le Lincolnshire. Le 7 juillet, tempête en France. "Terrifiante" tempête de grêle dans la région de Montargis. Le 10 juillet violente tempête en Bretagne. En juillet, la chaleur est telle en Autriche que des gens meurent dans les rues. Chaleur torride en été en Provence. En septembre, tempête de grêle en Irlande. En France, une chaleur et une sécheresse inhabituelle précèdent l'hiver. En octobre, l'assèchement du Rhône permet des découvertes archéologiques. Le 2 novembre, pluie rouge sur Blankenberge.

Anno 1820 : Le 23 janvier, raz-de-marée aux Pays-Bas. Le 7 juillet, violente tempête en France. Les 30 et 31 juillet, tempêtes de grêle en Angleterre.

Anno 1821 : Sécheresse dans le Sud de la France. De août à novembre, pluies désastreuses et inondations en Irlande qui entrainent une famine. En automne une période de grande sécheresse commence en Belgique, période qui se poursuivra l'année suivante. En novembre, violente tempête en Cornouaille. En décembre, violentes tempêtes sur la France. Début d'hiver d'une douceur exceptionnelle sur la France, l'Italie et l'Espagne.

Anno 1822 : En janvier, plusieurs tempêtes sur la Grande-Bretagne. Inondations à Genève. Le 7 mai, grande tempête de grêle sur l'Allemagne. Tempêtes de grêle sur l'Angleterre les 25 et 30 mai. Après un hiver "extraordinairement clément", chaleur et sécheresse sur la France et la Belgique, et plus généralement sur toute l'Europe. Les températures du printemps sont équivalentes à celles relevées en août. En Provence, les moyennes sont très supérieures à la moyenne générale. Eté très chaud en Alsace. En Italie, la chaleur et la sécheresse sont excessives. Le 6 juillet, tornade en Pas-de-Calais. Le 22 août tornade en Seine-et-Marne. Le 12 décembre, ouragan sur l' Irlande. Séisme en Bresse.

Anno 1823 : En janvier, violente tempête en Espagne. Le 26 août, tornade en Eure-et-Loire, nombreux dégâts et 3 morts.

Anno 1824 : Inondations à Belfast en Irlande. Averses de grêle en Angleterre les 22 mai ,20 juin,14 juillet,3 août. Pluies abondantes sur le nord de la France en été. Nombreuses inondations en Alsace-Moselle suite aux pluies abondantes pendant plusieurs mois. Grandes chaleurs sur le sud, tempête le 8 juillet et chaleur excessive à partir du 11 juillet. Le 14 juillet, tempête sur Londres. Invasion de sauterelles en Provence. Importante inondation en Allemagne, causant de nombreux morts. Grande sécheresse en Europe orientale. Les champs sont brûlés. Le 23 novembre, ouragan sur l'Angleterre. Violente tempête sur l'Alsace.

Anno 1825 : Violente tempête au Danemark, la mer submerge une partie du Jutland qui devient une île. Inondations à Rotterdam. Le 10 juillet tempête de grêle en Irlande. Eté très chaud et grande sécheresse en France et en Belgique. Des gens meurent sur les champs. La phase critique de la sécheresse débute en novembre 1824 et se poursuit jusque octobre 1825. La chaleur s'étend à l'Europe. Raz-de-marée aux Pays-Bas.

Anno 1826 : La chaleur et la sécheresse persistent en Europe, avec toutefois des pluies abondantes sur le sud. Tempêtes de grêle en Angleterre les 12, 18, 27, 28 juin. Les 3-4 août 1826 : Secousses ressenties à Saint-Malo . Le 26 août, tornade en Aude. En Suède et au Danemark, la chaleur exceptionnelle combinée à la sécheresse détruit les récoltes. Les journées sont obscurcies par les incendies de forêt. Eté caniculaire en Belgique.

Anno 1827 : Inondations destructrices à Naples. Tempêtes de grêle en Angleterre les 1 mai, 17 août. En été, grande chaleur en Suisse. Pluies abondantes sur le sud de la France. Inondations en Alsace en octobre.

Anno 1828 : Les 12 et 13 janvier, violente tempête sur l'Angleterre. Le 18 février, tempête sur Gibraltar et les côtes d'Espagne. Le 23 février, séisme en Hesbaye, dégâts aux bâtiments. Le 21 mars, tornade dans l'Eure. Le 23 mars, séisme dans le Nord de la France. Pluies abondantes et tempêtes sur le nord de la France. Chaleur et sécheresse sur le sud pendant le printemps et l'été . Le 17 juin, tornade dans le Doubs. Le 12 septembre tempête de grêle en Angleterre. Le 13 septembre, inondations en Irlande. Le 3 décembre, séisme en Rhénanie et en Belgique orientale.

Anno 1829 : Le 9 avril, inondations à Dantzig. Pluies abondantes et tempêtes en France. En juin, violente tempête de grêle en Espagne, on relève des glaces de plus de 2 kgs. Tempêtes de grêle en Angleterre les 14 et 31 juillet. En août, importantes inondations en Ecosse.

Anno 1830 : En janvier, sévères inondations et ouragan en Ecosse. En France, le début de l'année et l'été sont caractérisés par une alternance inhabituelle de froid et de douceur. Les 25 juin, 17 août, tempête de grêle en Angleterre. Le 25 juin, tornade en Seine-Maritime. Tempêtes et pluies sur l'Irlande. Le 11 juillet, violente tempête en France. Août connait ensuite une succession de tempêtes. Crue de la Seine en Seine-et-Marne.

Anno 1831 : En février, importantes inondations en Irlande. Tempête de grêle en Angleterre le 28 mai. En août, un brouillard extraordinaire baigne une partie de l'Europe, lumineux la nuit et diminuant la clarté du jour.

Anno 1832 : Janvier et février doux en France. A partir de mars, nombreuses tempêtes jusqu'en automne. Tempête de grêle en Angleterre le 16 juin. L'été est sec en France, la Seine est à son minimum en septembre. L'invasion de sauterelles s'intensifie en Provence. Le 18 août, tempête de grêle en Irlande. Douceur "anormale" en novembre et décembre en Alsace.

Anno 1833 : Le 2 juin, ouragan en Angleterre. Le 14 août, tempête sur Strasbourg. L'hiver 1833-1834 fut particulièrement doux en Belgique.8 mois consécutifs (de décembre à juillet) au-dessus des normales. Grand abaissement du niveau de la Fontaine-de-Vaucluse. 

Anno 1834 : Fait exceptionnel, au cours du mois de janvier 1834 il n’y eut aucun jour de gelée à Bruxelles. Pendant l'hiver, nombreuses tempêtes sur les côtes d'Angleterre, d'Irlande et d' Ecosse. Tempêtes de grêle en Angleterre les 31 mai, 21 juin, 5 et 31 juillet,22 août . En août, tempête de grêle en Italie. Eté chaud en France accompagné d'une sécheresse sévère. Brouillards épais sur l'Europe et la Russie, causés par les incendies de tourbe et de forêts dus à la sécheresse. Après 7 mois de sécheresse, une pluie abondante tombe sur la Provence.

Anno 1835 : Hiver doux sur l'ensemble de l'Europe. Le 6 février, violente tempête sur la Méditerrannée et le centre de la France. Tempêtes de grêle en Angleterre les 10 juin, 10 et 11 juillet. En août, chaleur et sécheresse sur la France. Séisme dans les Alpes de Haute Provence. Le 13 septembre, tornade sur la Vienne. Le 2 octobre, tornade en Maine-et-Loire.

Anno 1836 : Violentes tempêtes hivernales sur la Manche et la Méditerrannée.
Une violente tempête traverse l' Angleterre et la Belgique. les rafales dépassent 130 km/h à l'intérieur des terres. Ces tempêtes se poursuivront pendant le printemps et l'été, et gagneront en intensité. Le 30 janvier, tornade en Côtes-d'Armor. En mars, crue de la Seine en Seine-et-Marne. Le 8 mai, inondations à Paris. Inondations en Alsace à la mi-mai. Tempêtes de grêle en Angleterre les 4 et 6 juillet. L'été est très chaud dans le sud de la France. Une chaleur "anormale" règne également au Danemark, en Prusse et en Espagne. En août, sécheresse sur la France. Le 11 août, tornade en Haute-Garonne. Le 14 août, violente tempête en Angleterre. Le 29 novembre, "terrible ouragan" sur Londres et toute l'Angleterre, et les sur les côtes de France et de Flandre.

Anno 1837 : Le 30 juillet, tempête de grêle en Irlande.

Anno 1838 : Le 24 février violente tempête et submersion des côtes charentaises. Fortes crues du Rhin. Le 18 avril, ouragan sur l'Irlande. Le 15 juin, tornade dans l'Aisne. Le 17 juin tornade en Loire-Atlantique. Tempête de grêle en Angleterre le 4 juillet. En Provence, année de grande sécheresse. Durant l'automne, succession de terribles tempêtes en Europe. Le 28 octobre, ouragan sur la région de Londres.

Anno 1839 : Les 6 et 7 janvier terrible ouragan sur l' Angleterre et l'Irlande. Immenses destructions à Liverpool où il y a de nombreux morts. Importantes inondations en Ecosse dues à des pluies abondantes. Nombreuses tempêtes en janvier et février. Tempête de grêle en Angleterre les 18 et 2 juin et 7 juillet. Le 18 juin, tornade en Seine-et-Oise. Une succession de tempêtes de grêle en Allemagne ruine une compagnie d'assurance. Grande chaleur et sécheresse extrême sur le sud de la France "la plus grande sécheresse dont on se souvienne", par contre le Nord connait de nombreuses pluies. Le 28 août, violente tempête sur Paris. Décembre très doux en belgique: le 25, il fait 14.7°.

Anno 1840 : De mai à novembre, nombreuses averses de pluie sur la France. Le 6 mai, tempête sur Paris. Manque absolu de pluie en Provence en juillet et août. Les bateaux à vapeur ne peuvent circuler sur le Rhône. le 07 novembre, une tornade ravage le nord-est de la Charente-Maritime et le sud des Deux-Sèvres. des villages sont ravagés. Inondation à Paris et sur l'ensemble de la France. En octobre, crue "calamiteuse" du Rhône.

Anno 1841 : Le 16 janvier, inondations en Angleterre. Tempêtes de grêle en Angleterre les 28 mai ,15 juillet et le 18 octobre. Succession de tempêtes violentes et de tornades en France, les 23 et 30 avril, le 3 mai, du 25 au 30 mai, les 7 et 23 juin, les 4 et 18 juillet, les 8 et 11 août. L'été est généralement froid. En Italie, l'été est très chaud. En novembre, graves inondations dans la région de Macon.

Anno 1842 : Averses de grêle en Angleterre les 28 avril, 27 mai, 1 ,2 et 25 juin, le 20 juillet, les 10, 29 et 31 août. Le 22 juin, un violent orage ravage la région de Macon. Tornade en Saône-et-Loire. Eté très chaud et grande sécheresse en France. la chaleur étant plus intense dans le nord que dans le Midi. A Paris, elle commença dès le 5 juin, et se prolongea sauf de rares intermittences jusqu’au mois de septembre. Il survint également de violentes tempêtes. Le 25 juillet et 24 août, tornades en Aude. Cette chaleur règne également en Europe.

Anno 1843 : Le 06 avril, séisme en Brabant. Le 23 mai, tornade en Hautes- Pyrénées. Tempête de grêle en Angleterre le 28 mai, le 10 juin, les 5 et 6 juillet, les 7 et 9 août.

Anno 1844 : Crue de la Loire en mars. Le 10 juillet, tornade sur le territoire de Belfort. Le 29 juillet, tornade dans le Nord de la France. Le 19 septembre tornade en Haute-Garonne .Le 22 octobre, tornade en Hérault

Anno 1845 : En mai, tempête de grêle en Irlande. Nombreuses averses de grêle en France. le 19 août, tornade sur la région de Haute-Normandie. Des gens furent projetés dans les airs. des arbres et des bâtiments furent pulvérisés. Il y eut 79 morts. En octobre, tempête de grêle sur le sud de la France. Inondations en Irlande.

Anno 1846 : Le 26 janvier, tornade en Eure-et-Loire. Les 18 mars et 24 juin, tempêtes de grêle en Irlande. Le 13 avril, tornade dans le dept du Nord. Printemps et été très chauds. Canicule et sécheresse en France, en Angleterre et en Belgique. 30% des récoltes sont détruites. Nombreux malaises et décès dûs à la chaleur. Le 29 juillet, séisme en Rhénanie. Le 1 août, tempête de grêle en Angleterre. Le 22 octobre, importantes inondations dans le centre et l'ouest de la France. Le 27 décembre, crue de la Seine à Paris.

Anno 1847 : Eté très chaud en Espagne et en Italie. Eté caniculaire mais pluvieux en Alsace.

Anno 1848 : Inondations en Ecosse. Le 10 juin, tornade dans l'Orne.

Anno 1849 : Fortes chaleurs de mai à juillet sur l'Alsace. Chaleur excessive sur le sud de la France.

AUX ENVIRONS DE 1850, FIN DU "PETIT AGE GLACIAIRE" et début d'un réchauffement du climat, surtout perceptible en hiver.

Jo Moreau

A suivre.

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19/03/2018

QUI CONNAIT LA TEMPERATURE GLOBALE REELLE DE LA PLANETE ?

 

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La question est posée dans un excellent article de Pierre Gosselin paru en juin 2017 sur son site incontournable (1).

Personnellement, et je ne suis évidemment pas le seul, je n'accorde aucun crédit aux annonces tonitruantes d' "année la plus chaude", de "record de température" dont sont si friands nos médias, et je conserve un scepticisme identique pour la détermination de la température globale moyenne de la planète. En effet, pour qui s'intéresse à l'actualité climatique, les contradictions et manipulations dans les relevés de température terrestre sont monnaie courante, sous prétexte bien souvent d'ajustements et de mise à niveau, que ce soit pour les relevés actuels ou "l'actualisation" de données anciennes...
"L'avenir est connu, il suffit de modifier le passé".

Les satellites, par exemple, ne collectent pas directement des températures comme telles, mais captent la luminance de l'atmosphère et de la mer à l'aide de capteurs infra-rouge. Ces données sont ensuite transformées en températures au moyen de modèles informatiques. Et les instruments de capture des satellites actuels ne sont pas identiques à ceux du premier satellite météo en 1960...

Pour ce qui concerne les relevés terrestres, un premier réseau de stations météo est établi en France fin du 18e siècle, et en Europe vers 1860, mais les instruments tout comme l'architecture des stations ne sont pas standardisés, et évolueront techniquement et pas toujours parallèlement. Des normes internationales seront imposées par l'OMM en 1951.
Depuis 1995 environ, les thermomètres classiques ont été remplacés par des thermomètres électroniques. Le climatologue Klaus Hager constatait que ces derniers étaient bien plus sensibles, et affichaient des températures en moyenne plus élevées de 0.9° C que leurs prédécesseurs.(2) . L'évolution technique des anémomètres entre autres est également spectaculaire, au même titre que tous les instruments de mesure météorologiques.

station météo 3.jpg


.
On pourrait également parler de la localisation des stations météo, aux relevés parfois très influencés par la modification de leur environnement, soit lorsqu'elles sont peu à peu "avalées" par la ville, soit par les changements du "paysage", agricole ou forestier. Lorsque l' IRM (3) par exemple parle de "record de température" à Bruxelles, il n'y a jamais aucune réserve quant à l'influence du phénomène de "puits de chaleur", qui s'intensifie avec l'expansion urbaine.

Il faut aussi tenir compte de l'imprécision des mesures, dues par exemple à "des imprécisions de l’instrument de mesure, le mauvais fonctionnement des senseurs, les imprécisions liées à la calibration des senseurs, les imprécisions liées à l’installation de la station de mesure (emplacement, …) et les erreurs d’observation ou de lecture des données" . (4)

Le même processus peut s'appliquer aux températures des océans, depuis le seau d'eau de mer remonté par les équipages pour y plonger un thermomètre dans des temps pas tellement reculés, jusqu'aux balises Argo actuelles.

Mais revenons à l'article de Pierre Gosselin, qui parle ici du "record d'année la plus chaude en 2016" dont je ne reprends ci-dessous que quelques paragraphes, dans une traduction "maison".

Jo Moreau.


Quel bordel! Der Spiegel illustre le fait que les scientifiques ne connaissent pas la température réelle de la planète

L' Institut européen pour l'énergie et le climat (EIKE) , basé en Allemagne, indique ici qu'il est évident que personne connait réellement la vraie température moyenne mondiale, et affirmer que la planète est la plus chaude depuis le début des mesures n'a aucun sens .

En 1995, elle était de 15,4 ° C. En 2016, on nous présente 14.8°c comme étant un nouveau record !
Pendant des décennies, on a supposé que la température moyenne normale du globe du 20ème siècle était de 15 ° C. Mais soudain, cette année, il est signalé dans tout les médias que 2016 a atteint un nouveau record: 14.8 ° C !

En 1995, Der Spiegel et beaucoup d'autres, citant James Hansen, ont signalé que la température globale avait atteint un «record» de 15,4 ° C !

Cela a amené le vice-président d'EIKE, Michael Limburg, à écrire : " L'année la plus chaude depuis le début des mesures est révélée significativement plus fraiche que la valeur moyenne de 1995, soit 15,4 ° C ".

"Quelque chose d'étonnant"

Il s'avère que les chercheurs du "Klimamanifestes von Heiligenroth" ont publié une vidéo qui examine la valeur de la température absolue du globe . Et ce qu'ils ont trouvé dans la littérature est quelque chose d'étonnant, Limbourg écrit:

L'année proclamée la plus chaude de 2016 (14,8 ° C) est en fait 0,6 ° C plus frais que 1995 (15,4 ° C)!

La vidéo résume l'histoire de la température moyenne globale globale absolue , qui depuis des dizaines d'années a été supposée être de 15 ° C. Voici la chronologie de ce que la littérature a déclaré dans le passé:

1896: Svante Arrhenius, 15,0 ° C
1975: Stephen H. Schneider, 15,0 ° C
1979: Christian Schönwiese, 15,0 ° C
1981: James Hansen, 15,0 ° C
1986: Spiegel, 15 ° C
1988: Hansen, NYT, 15 ° C
1988/1989: Der Spiegel, James Hansen, 15,4 ° C
1995: aucune publication trouvée inférieure à 15 ° C.
1995: Der Spiegel, citant James Hansen, 15,4 ° C
Température globale de 1995: 15,4 ° C.

En 2017: OMM, ZDF, Der Spiegel, 14,8 ° C (=température record)

Jusqu'en 1995, la température moyenne globale avait toujours été supposée être de 15 ° C, et sa remontée à 15,5 ° C a été considérée comme un signe de réchauffement rapide.

Der Spiegel dans son édition imprimée en 2015 a abaissé drastiquement la température absolue, et a utilisé une toute nouvelle source de données: Japan Meteorological Agency. Le principal objectif était de montrer aux lecteurs l'augmentation rapide des températures.

Puis, le 18 janvier 2017, le Der Spiegel en ligne a soudainement adopté la nouvelle base de 14 ° C, proclamant un nouveau record de tous les temps de 14,8 ° C.

Sans aucun doute, Der Spiegel a mis en lumière la confusion généralisée concernant la température moyenne globale, le fait qu'elle semble avoir été rabaissée de 1 ° C, de 15 ° C à 14 ° C sans que personne ne sache ce qu'il en est réellement.

Questionné à plusieurs reprises sur ce fait par mail, l'éditeur de Der Spiegel, Marco Evers, a répondu de manière cavalière qu'il n'avait « aucune raison de poursuivre le débat plus avant», qu'ils s'appuyaient sur la littérature évaluée par les pairs et des documents d'institutions comme le GIEC, ainsi que la NASA et l'OMM ".

De toute évidence, il existe une confusion complète quant à savoir quelle devrait être la température moyenne absolue du globe. Selon la source, il est soit 14,8 ° C (OMM), soit 15,8 ° C (NASA). Ici, nous parlons d'une différence notable par rapport à des organismes qui revendiquent la capacité de mesurer la température globale avec une précision de quelques centièmes de degrés.

Il n'est pas étonnant que certains lecteurs aient récemment interrogé Der Spiegel sur cette importante divergence, auxquels l'hebdomadaire allemand a refusé de répondre. De toute évidence, la question est très embarrassante.


(1) http://notrickszone.com/2017/06/17/what-a-mess-spiegel-reveals-scientists-dont-know-real-temperature-of-the-planet/#sthash.Tsa2mYRu.4ebe6h8r.dpbs

(2) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/01/19/interview-du-climatologue-klaus-hager-1138917.html

(3) Institut Royal Météorologique.

(4) http://www.agrometeo.ch/sites/default/files/u10/stations_meteo-fr.pdf


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09/03/2018

LES CONFLITS D' INTERET AU GIEC


CONFLIT.jpgDonna Laframboise est une journaliste canadienne fortement impliquée dans le combat anti-pensée unique dans le domaine climatique, et auteur de nombreux articles et ouvrages sur le sujet. Dans ce billet paru sur son site (1), elle reprend des éléments déjà connus, mais qu'il est bon de rappeler, sur des failles importantes dans ce qui devrait être une approche déontologique rigoureuse du travail du GIEC.

En dehors même de ces conflits d'intérêt, on peut également noter la reprise dans des rapports du GIEC, de rapports de GREENPEACE, notamment sur l'intérêt des énergies renouvelables publié par Sven Teske. 

Complémentairement à l'article de Donna Laframboise, il semblerait que les différents groupes de travail du GIEC n'aient pas la même définition d'un conflit d'intérêt. On peut identifier deux formes principales de conflit d'intérêt : soit l'utilisation d'une étude rédigée par un auteur ou coauteur du GIEC, ce qui revient à publier des études qu'on utilisera ensuite dans une auto-justification, (voir aussi à ce sujet un billet précédent : http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2013/01/03/methodes-interpellantes-au-sein-du-giec.html ), soit la présence en ses rangs d'un salarié de l'industrie ou d'un membre ou d'un proche d'une ONG militant dans le domaine idéologico-politique.

On se rappelle que des contributeurs du GIEC, salariés de l'industrie chimique, avaient été accusés par diverses sources de conflit d'intérêt en 2016, que dire alors de membres ou proches d'ONG militantes, qui semblent de plus en plus se substituer aux organes démocratiques dans la direction de nos sociétés...

En 2011, Si le groupe n° 1 a décrété qu'un membre d'une ONG impliquée dans les questions climatiques ou énergétiques ne pouvait être l'auteur principal d'un rapport du GIEC, il n'en était pas ainsi dans les autres groupes. D'autre part, les obligations découlant de la possibilité d'un conflit d'intérêt décrétées par le GIEC en 2014 restent très vagues sur ces points. 

En 2004, Monsieur Jean-Pascal VAN YPERSELE, élu vice-président du GIEC en 2008, avait ainsi co-rédigé un rapport de GREENPEACE sur l'évolution du climat en Belgique, impliquant l'utilisation massive de combustibles fossiles comme cause du changement climatique. (14)

L'absence de règles claires dans la nomination des experts est un vrai problème, un de plus, qui entache le travail du GIEC.

Mais revenons au billet de Donna Laframboise.

En voici une traduction maison.

Jo Moreau.


"Le GIEC devrait développer et adopter une politique rigoureuse quant aux conflits d'intérêt, qui s'appliquerait à toutes les personnes directement impliquées dans la préparation des rapports du GIEC".
Conseil inter-académique - Revue du GIEC 2010.

La décision climatique la plus importante de l'histoire a été prise par des personnes impliquées dans d'importants conflits d'intérêts.

En novembre 1995, le Groupe d'experts intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC) a proclamé pour la première fois que les humains étaient la cause des changements climatiques. Cette conclusion se fondait alors sur une seule étude non-publiée. Quatre mois après cette déclaration, l'étude a été soumise à une revue de premier plan. Trois mois plus tard, elle était publiée (3) .

Le monde a alors appris que 25% du personnel du GIEC chargé de prendre cette orientation cruciale était impliqué dans cette recherche. Neuf personnes, dirigées par Ben Santer , ont évalué le caractère pertinent de leur propre travail scientifique - et ont jugé que cela semblait suffisant pour changer l'orientation de l'histoire industrielle. Un premier conflit d'intérêt flagrant était né.

Les revues académiques reçoivent chaque année des milliers d'articles scientifiques de la part de chercheurs qui espèrent voir leur travail publié. Les documents sont envoyés à des tiers compétents pour évaluation. Ce système, connu sous le nom de peer review, présente de nombreuses lacunes. Mais quand le système fonctionne comme il est censé le faire, il freine les revendications exagérées.

Dans "Searching for the Catastrophe Signal" (2), Bernie Lewin note que cette étude a été édulcorée pendant le processus de pré-publication. (Si les critiques des relecteurs sont jugées valables, les revues insisteront sur des modifications comme condition de publication.)

Selon les termes de Lewin, le titre de la version publiée ne proclame aucune conclusion, mais décrit seulement le processus de recherche sur l' influence humaine (son accent) (3). Le résumé qui l'accompagne nous dit qu'il est probable qu'une tendance de la température est «en partie due aux activités humaines, bien que de nombreuses incertitudes demeurent ...» (souligné par mes soins).

En d'autres termes, la première fois que des spécialistes extérieurs ont eu l'occasion de se pencher sur cette étude, ils ne furent pas convaincus par les conclusions péremptoires qu'en tira le GIEC. Les normes d'une revue scientifique sont évidemment plus élevées que celles d'un organe des Nations-Unies.

Un examen des procédures du GIEC en 2010 a identifié de nombreux domaines de préoccupation . Parmi eux, le fait surprenant que, 22 ans après sa création, le GIEC n'avait toujours pas de politique quant à d'éventuels conflits d'intérêts.

Les scientifiques du GIEC citent régulièrement leur propre travail - et se prononcent sur le travail d'autres scientifiques. Mais nous sommes priés de prendre leurs conclusions au sérieux.

Donna LAFRAMBOISE.

 

(1) https://nofrakkingconsensus.com/2018/01/29/crucial-climate-verdict-naked-conflict-of-interest/

(2) https://www.amazon.com/Searching-Catastrophe-Signal-Origins-Intergovernmental-ebook/dp/B077N36Q3Z/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1511464090&sr=8-1&keywords=bernie+lewin

(3) https://www.nature.com/articles/382039a0

 


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05/03/2018

SUR L' ECOLOGISME

écologisme,climat,politique,réchauffement climatique,Voici un texte paru en 2010 sur le site "Droit de Cités" (5).

Comme d'autres, plus ou moins récents et dont je me suis déjà fait l'écho (6), il dénonce le caractère rétrograde d'une idéologie tournée vers la malédiction du progrès, le refus du débat dans le domaine climatique notamment, et la promotion d'une grande religion planétaire ayant vocation à diriger le monde.

Si ce texte conserve intégralement sa pertinence, l'évolution la plus marquante depuis 2010, réside dans le fait que l'idéologie écologiste a -en Europe principalement- quitté son confinement sectaire pour être aujourd'hui adoptée par l'ensemble du monde politique, du public, des médias, louant inlassablement un discours passéiste à caractère totalitaire.

Jo Moreau

L’écologisme qui commence sous nos yeux à élaborer ses rituels culpabilistes est le plus crédible des candidats à une sacralité renouvelée et réinvestie pour le siècle nouveau. Si le problème du monde ci-devant judéo-chrétien est toujours celui d’un Salut par l’ascèse, le salut écologique a, à mon avis, un bon potentiel. Je pense que l’idéologie écologiste qui carbure à l’angoisse des technologies nouvelles, en contraste absolu avec le goût des cheminées d’usine crachant leurs suies roboratives du productivisme socialiste d’autrefois, est une des expressions contemporaines de l’angoisse sacrée comme régulateur social faute de projets communs. Elle est sans rapport de continuité avec la ci-devant pensée progressiste-historiciste mais elle en forme précisément la Umwertung der Werte, l’inversion des valeurs, remplaçant la validation des industries humaines et l’impératif saint-simonienne de la maîtrise de la nature par leur dévaluation au profit du culte inverse de la nature impolluée. «L’écologie entretient au contraire des relations de bon voisinage (…) avec l’attachement à la terre, au passé, à l’identité qui expriment, même modernisés, le vieil atavisme conservateur», remarque Alain Minc. [1]


L’écologisme est non seulement le seul mouvement actuel qui présente un potentiel de mutation en millénarisme, mais en fait, on peut voir en «temps réel» cette mutation s’opérer en Amérique. Des sectes écolo-millénaristes attendent une catastrophe ultime qui engloutira les Pollueurs, suivie d’une régénérescence écologique où ne survivront qu’une poignée de Verts. L’esprit eschatologique, chassé de l’histoire, se réfugie ainsi en une nature réifiée comme de «l’anti-histoire»: c’est une hypothèse élégante qui est celle développée par D. Folscheid. [2]

Si un nouveau syncrétisme doit naître, les quatre ingrédients, victimalisme/culpabilisme, droit-de-l’hommisme, écologisme, pacifisme sont tous disponibles pour une synthèse à venir. On voit déjà l’écologisme et ses variantes les plus mystiques comme l’écolo-féminisme, se combiner tout naturellement avec le New Age et les millénarismes américains. On verra en allemand, la «Petite théologie politique du Mouvement Ökopax [écolo-pacifiste]» extrapolée par Otto Kallscheuer, Glaubens Fragen. Über Karl Marx und Christus und andere Tote. [3]

Quelque chose de gnostique persiste dans le renversement même des valeurs dont je fais état, du progressisme à l’écolo-religiosité : la civilisation industrielle est et demeure, du socialisme utopique à l’écologisme, l’Empire de l’Antéchrist. On perçoit ou entrevoit le potentiel passionnel de zèle de la sacralisation écologique avec son esprit de censure et d’intimidation, sa volonté de rééducation des méchants, son fanatisme possible. La «bonne conscience» des croyants humanitaires et écologiques et l’ébauche de chasses aux sorcières par ces nouveaux enthousiastes complète un tableau psycho-social virtuel conforme à la religio perennis. «L’illusion persécutrice, disait René Girard, sévit plus que jamais». [4]

Marc ANGENOT

D. Phil & Lit., MSRC. Chaire James Mc Gill d’étude du discours social. James McGill Professorshjip of social discourse theory, MPcGill University.


[1] Le nouveau Moyen Âge, Paris, Gallimard, 1993, 111.
[2] Dominique Folscheid. L’esprit de l’athéisme et son destin. Paris: Éditions Universitaires, 1991. Format poche, éd. revue: Paris: La Table ronde, 2003.
[3] Frankfurt aM: Frankf. Verlagsanstalt, 1991.
[4] R. Girard, Le bouc émissaire. Paris: Grasset, 1982, 64.

(5) http://droitdecites.org/2010/03/15/marc-angenot/

(6) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2017/09/26/la-grande-religion-climatique-1160350.html

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2017/08/28/la-peur-du-rechauffement-et-l-exces-dans-la-malediction-1159925.html

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2017/07/05/la-chasse-a-l-heresie-climatique-au-xxie-siecle-1159212.html

et d'autres ...


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10/12/2017

OURS AFFAME, VOYEURISME ET RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

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Susan J Crockford est zoologue, professeure adjointe à l'Université de Victoria, et auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux ours polaires. Via son site (1), elle réagit à la récente vidéo montrant la mort d'un ours polaire, la qualifiant de voyeurisme sans fondement.

J'en reprends ici quelques passages, dans une traduction maison.

Jo Moreau.

Nous avons un nouvel exemple de cette mode qui proclame victime du changement climatique chaque ours polaire mort de faim (ou en voie de mourir de faim) : un jeune ours sur l'île de Somerset près de Baffin Island, au Nunavut, a été filmé en août dernier lors de ses dernières heures d'agonie par des membres d'une organisation activiste appelée SeaLegacy .

" J'ai filmé avec des larmes qui coulaient sur mes joues."

Des images qui déchirent le cœur montrent un ours polaire affamé sur son lit de mort, et qui lutte pour marcher sur une terre sans glace. National Geographic a publié cette histoire, à l'instar d'autres médias, soulignant de manière complaisante la menace présentée par le réchauffement climatique vantée par les photographes.

Ce n'est pas différent de "l'ours qui est mort du changement climatique" de Ian Stirling en 2013 , ou plusieurs autres depuis. Un de ces épisodes impliquait déjà Paul Nicklen, le photographe auteur du présent reportage.

J'ai appelé cette pratique de filmer des ours morts ou mourants, et de répandre les photos à travers les pages des journaux et de l' internet de "tragédie porno" - une sorte de voyeurisme qui laisse les gens victimes de manipulation émotionnelle.

Voici le cofondateur de SeaLegacy ( CBC Radio ) qui explique pourquoi ils ont filmé l'incident et publié la vidéo :

Le groupe de conservation SeaLegacy a diffusé une vidéo d'un ours polaire émacié près des îles de Baffin. Ils disent que le changement climatique a conduit l'animal à la famine. (SeaLegacy / Caters news)

"Nous entendons dire par des scientifiques que dans les 100 à 150 prochaines années, les ours polaires vont disparaître", a déclaré Cristina Mittermeier, cofondatrice de SeaLegacy.

"Nous voulions que le monde voie ce qu'est la famine d'un animal majestueux comme celui-ci."

C'est peut-être ainsi que vous incitez les gens crédules à donner de l'argent à une cause, mais ce n'est pas scientifique : rien n'indique que cet ours affamé ait été «victime» de l'absence de glace causée par le réchauffement climatique.

La cofondatrice de SeaLegacy, Cristina Mittermeier, l'a admis plus tard dans l'interview citée ci-dessus et a déclaré que la raison de sa mort était sans importance, admettant essentiellement qu'elle utilisait la photo de ce malheureux épisode pour illustrer le destin futur qu'elle imagine pour l'ensemble des ours.

"Il est impossible de dire pourquoi il était dans cet état. Peut-être que cela aurait pu être à cause d'une blessure ou d'une maladie ", a déclaré Mittermeier....

Bien que Mittermeier ait dit que l'ours n'avait pas de blessures évidentes et qu'elle croyait qu'il était trop jeune pour mourir de vieillesse, elle soutient que cela n'a pas d'importance.

"Le fait est qu'il était affamé, et ... comme nous perdons de la glace de mer dans l'Arctique, les ours polaires vont mourir de faim."

En août, comme la plupart des ours sont les plus gros à cette période de l'année, quelque chose d'inhabituel a dû affecter sa capacité de chasser ou à se nourrir. Cela aurait pu être quelque chose d'aussi simple qu' avoir été concurrencé au printemps par des animaux plus âgés.

Mais si la perte de la glace de mer due au réchauffement de la planète par l'homme avait été responsable, cet ours n'aurait pas été le seul à mourir de faim: le paysage aurait été jonché de carcasses. C'est un ours qui mourait d'une mort horrible comme il arrive tout le temps dans la nature.

En fait, les recherches menées par des spécialistes des ours polaires qui travaillent sur le terrain montrent que la cause naturelle la plus fréquente de mort des ours polaires est la famine, causée par une cause ou une autre (animaux trop jeunes, trop âgés, blessés ou malades) (Amstrup 2003) :

"La famine affectant les animaux jeunes et âgés explique une grande partie de la mortalité naturelle des ours polaires ... De plus, les données sur la structure par âge montrent que les subadultes âgés de 2 à 5 ans survivent à des taux inférieurs à ceux des adultes (Amstrup 1995). car ils sont encore en apprentissage des techniques de chasse et de survie . »

Mais comme Mittermeier l'a précisé, les faits n'ont pas d'importance dans des cas comme la mort de cet ours de l'île Somerset: tout est dans le message...

J'ai déjà posé cette question parce qu'elle reflète le climat politique actuel. Où étaient les appels à venir en aide aux nombreux ours polaires affamés au printemps 1974, alors que les femelles et leurs petits naissaient dans l'est de la mer de Beaufort et que l'épaisseur de la glace de mer avait chassé les phoques annelés avant qu'elles ne mettent bas (Stirling 2002)?

Ce que Stirling et Lunn ont observé et documenté est une preuve scientifique que la variation naturelle de la glace de mer au printemps peut avoir des effets dévastateurs sur les ours polaires, y compris des épisodes de mortalité massive (Crockford, 2017). Cependant, nous n'avons constaté aucun épisode de famine de masse similaire, qui aurait été démontré de façon concluante comme étant une conséquence de l'état de la glace de mer en été.

Un ours affamé n'est pas une preuve scientifique que le réchauffement climatique causé par l'homme a déjà affecté négativement les ours polaires, mais il est évident que certains activistes utiliseront n'importe quel stratagème pour promouvoir leur programme et attirer les dons.

Dans une interview publiée hier dans le Victoria Times-Colonist (ma ville natale), le photographe Nicklen a déclaré :

"La glace fond plus tôt chaque printemps et gèle plus tard chaque automne. Les ours sont conçus pour survivre jusqu'à deux mois sans glace, mais certainement pas pendant quatre ou cinq mois. Et bien, la vidéo montre à quoi cela ressemble quand les ours polaires sont contraints de vivre sur la terre."

Nicklen devrait s'informer un peu plus : les ours polaires de l'ouest de la baie d'Hudson passent de quatre à cinq mois sans glace. Quatre mois étaient normaux au bon vieux temps (environ 1980) et près de cinq mois quelques années plus tard (Castro de la Guardia et al 2017, Cherry et al 2013, Ramsay et Stirling 1988, Stirling et Lunn 1997). Les femelles enceintes de la Western Hudson Bay passent 8 mois ou plus sur la terre sans effets nocifs qui pourraient être imputés de façon concluante à une période légèrement plus longue sans glace (Crockford 2017). Les ours polaires du sud de la baie d'Hudson passent autant de temps sans glace (Obbard et al., 2016).

Susan Crockford

(1) https://polarbearscience.com/2017/12/09/one-starving-bear-is-not-evidence-of-climate-change-despite-gruesome-photos/

climat,réchauffement climatique,ours polaires,

 

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03/12/2017

CLIMAT, ENVIRONNEMENT ET GOUVERNEMENT MONDIAL

climat,réchauffement climatique,gouvernement mondial,

Joseph d'Aleo est ex-professeur de météorologie au Lyndon State College, très actif dans les milieux de la météorologie, notamment au sein de l'American Meteorological Society.
Je reprends ici quelques passages d'un essai paru sur le site "Carlin Economics and Science" sous le titre "L'énergie verte débouche sur la pauvreté énergétique" (1), dans une traduction "maison" comme d'habitude ...
Bien que l'article complet soit orienté vers l'énergie et le climat, j'ai principalement retenu les passages consacrés au gouvernement mondial qu'on nous prépare.

Bonne lecture !

Jo Moreau

(...)

Le programme de réchauffement de la planète n'a rien à voir avec la science, mais tout à voir avec la politique et l'idéologie. En 1961, dans son discours d'adieu à la nation, le président Eisenhower mettait en garde contre le danger d'une industrie de l'armement en pleine expansion, qualifiée de «complexe militaro-industriel», et les risques posés par une élite scientifico-technologique.

Il a noté que la révolution technologique des décennies précédentes avait été alimentée par une recherche coûteuse et centralisée, de plus en plus subventionnée par le gouvernement fédéral.

Eisenhower a averti: «En partie à cause des coûts énormes, un contrat gouvernemental remplace pratiquement la curiosité intellectuelle». Tout en continuant à respecter la découverte et la recherche scientifique, il a déclaré: «Nous devons également être alertés par le danger de voir la politique publique devenir captive d'une élite scientifique et technologique ".

Le Club de Rome est une organisation formée en 1968 composée de chefs d'État, de bureaucrates de l'ONU, de politiciens de haut niveau et de représentants du gouvernement, de diplomates, de scientifiques, d'économistes et de dirigeants d'entreprises du monde entier. Il a focalisé l'attention du public en 1972 avec son rapport intitulé "The Limits to Growth" .

La mission du Club était «d'agir comme un catalyseur mondial du changement par l'identification et l'analyse des problèmes cruciaux auxquels l'humanité est confrontée». Ils ont décidé qu'un contrôle plus centralisé sous un gouvernement mondial était nécessaire. Dans leur livre "The First Global Revolution" en 1991, ils ont écrit: "En cherchant un nouvel ennemi pour nous unir, nous avons émis l'idée que la pollution, la menace du réchauffement climatique ... ferait l'affaire ... Peu importe si cet ennemi commun est " réel ou ... inventé pour l'objectif fixé."

172 pays ont participé au Sommet de Rio en 1992 et se sont accordés sur la Convention sur le changement climatique, qui a abouti à la création du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), au Protocole de Kyoto qui ne fut pas respecté, puis à l'Accord de Paris.

Dans son discours de présidente en 1999 à l'Association américaine pour l'avancement des Sciences (AAAS), l'ancienne directrice de l'Administration nationale des océans et de l'aéronautique (NOAA), Jane Lubchenco, a prouvé qu' Eisenhower avait raison quand il prédisait que les politiques publiques pouvaient elles-mêmes devenir la proie d'une élite scientifico-technologique. "Des changements environnementaux et sociaux urgents et sans précédent mettent les scientifiques au défi de définir un nouveau contrat social. Ce contrat représente un engagement de leur part à consacrer leurs énergies et leurs talents aux problèmes les plus urgents qui se présentent, proportionnellement à leur importance, en échange de financements publics ".


L'ancienne gouverneur de l'État de Washington, Dixy Lee Ray, avait anticipé le deuxième traité de Paris. "L'avenir est à un gouvernement mondial avec une planification centralisée par les Nations-Unies", a-t-elle déclaré. "La peur de crises environnementales - qu'elles soient réelles ou non - devrait conduire à notre ralliement".

Un gouvernement mondial sous les auspices de l'ONU se profile maintenant sous l'appellation "Agenda 2030" .

Il a les faveurs de l' establishment. (...) Le gouvernement unique contrôlerait tous les aspects de la vie, l'endroit où les gens peuvent vivre, le nombre d'enfants que les couples pourraient avoir, le type d'énergie utilisée, l'approvisionnement alimentaire, etc.

Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la CCNUCC (convention des Nations-Unies sur les changements climatiques), a déclaré sans ambages: «Notre objectif n'est pas de sauver le monde de la calamité écologique mais de changer le système économique mondial ...» En termes simples, elle entend remplacer la libre-entreprise par le contrôle économique centralisé d'un gouvernement mondial.

(...) L'élite scientifique, hébergée dans des sociétés, des agences gouvernementales et les universités ont créé avec des politiciens, des éducateurs et les médias ce qui pourrait être le plus grand canular de l'histoire de la civilisation.

(...) Notre plus grand défi est celui relevé par Mark Twain: «Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu'ils ont été bernés".

Partout où le lobby environnementaliste gagne, les gens sont perdants. Les prix de l'électricité dans le paradis australien des énergies renouvelables de l'Australie-Méridionale ont poussé 102 000 Australiens du Sud à demander l'aide d'organisations caritatives, selon un grand journal sud-australien. Ces gens ont été obligés de sauter des repas pour payer leurs factures d'électricité.

En Europe, la croissance rapide de projets d'énergie renouvelable généreusement subventionnés a laissé les utilisateurs finaux, les contribuables, face à des factures en augmentation, alors que les investisseurs privés ont réalisé des profits lucratifs. Plus de 25% des ménages britanniques, en particulier les retraités sont dans ce qu'on appelle la pauvreté énergétique, ayant à choisir entre le chauffage et l'alimentation.

En Allemagne, le résultat de ces politiques a comme conséquence que les entreprises et les familles payent maintenant le deuxième prix le plus élevé en Europe, après le Danemark: 45 cents par kilowatt-heure.

Joseph d'Aleo

(1) http://www.carlineconomics.com/archives/4008


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11/10/2017

LA PEUR COMME MOTEUR MEDIATIQUE

réchauffement climatique,climat,médias,

En 2015, le Dr. Daniel W NEBERT, professeur émérite de santé environnementale au Centre médical de l'Université de Cincinnati, soulevait le problème de l'effroi du public devant les mythes successifs véhiculés par les médias. Que ceux-ci soient guidés par le souci de l'audience, ou manipulés par des organisations politiques ou environnementalistes, ils sont les porteurs des grandes peurs actuelles répandues dans le public. On peut y ajouter la masse de rumeurs et de fantasmes qui foisonnent sur internet.

Voici la "traduction maison" d'un article paru dans le Cincinnati Enquirer, sous le titre "Don't join the panic, just pay attention".

Bonne lecture !

Jo Moreau.

Les médias s'efforcent constamment d'accroître la diffusion de journaux et magazines; mais aussi l'audience des stations de radio et le nombre de téléspectateurs. Un moyen efficace d'atteindre cet objectif est d'exploiter le thème: " Dois-je avoir peur ? "

Par exemple, après la Seconde Guerre mondiale, la crainte d'une invasion extra-terrestre portée par la médiatisation des "soucoupes volantes" a certainement fait vendre plus de journaux et de magazines et a augmenté l'attrait de la télévision. Cette préoccupation a également conduit au programme financé par le gouvernement, Search for Extraterrestrial Intelligence (SETI).

Dans les années 1940-1950, certains étaient convaincus que la fluoration de l'eau potable était une «conspiration communiste». La crainte est restée suffisamment forte dans certaines communautés, de sorte que le fluorure n'est toujours pas ajouté aux approvisionnements en eau de distribution - malgré les avantages avancés par la médecine montrant que les enfants qui boivent de l'eau fluorée ont moins de caries dentaires en raison du renforcement de l'émail.

À la fin des années 1940, la peur de l' «hiver nucléaire» a été répandue par Carl Sagan et d'autres. Les explosions de plusieurs bombes nucléaires, provoquant de nombreux incendies et libérant une énorme quantité de poussière atmosphérique, étaient susceptibles de bloquer la lumière du soleil et provoquer un refroidissement climatique.

Dans les années 1960, Paul Ehrlich et d'autres ont promu l'arrêt de la croissance de la population terrestre. Si d'ici à l'an 2000, la population de la Terre continuait d'augmenter, l'approvisionnement en nourriture serait épuisé. Certains partisans de ce mouvement politique ont réellement décidé d'avoir moins d'enfants en raison de cette peur.

Entre 1950 et 1970, un temps plus frais a prévalu aux États-Unis et en Europe, par rapport aux années 1930-1940. Le «refroidissement global» est devenu une préoccupation. Les principaux articles dans les magazines Time (1974) et Newsweek (1975) ont soutenu l'hypothèse que la Terre puisse entrer dans un nouvel "âge glaciaire". Pourtant, dès 1978, cette tendance au refroidissement de 1945 à 75 avait disparu.

En 1975, dans un article de la revue "Science", Wallace Broecker, géochimiste de l'Université de Columbia a été crédité d'avoir le premier utilisé le terme de «réchauffement climatique». En 1988, le Groupe Intergouvernemental d'Experts des Nations Unies sur l'évolution du climat (GIEC) a tenu sa première réunion, ce qui a marqué le début de l'hystérie du réchauffement climatique.

A la fin de 1978, les mesures extrêmement précises des températures de surface par satellite ont débuté, et ont montré un réchauffement de quelques dixièmes de degré jusqu'en 1997. Cela a coïncidé la même année avec l'attribution du Prix Nobel de la paix conjointement à Al Gore et au GIEC pour "avoir créé la sensibilisation au réchauffement climatique".

Au cours des 18 dernières années, cependant, aucune augmentation statistiquement significative des températures mondiales de surface n'a été constatée - alors que l'agenda politique de l'entretien de la peur envers les «niveaux croissants de dioxyde de carbone» et du «changement climatique» s'est poursuivie sans discontinuer dans les médias.

Les énergies éolienne et solaire, fortement subventionnées par des fonds gouvernementaux à défaut d'être rentables, ont ainsi été imposées par les écologistes.

Ensuite nous connûmes l'effroi du "Bug de l'an 2000", ou la crainte du crash simultané de tous les ordinateurs du monde lors du passage du 31 décembre 1999 au 1er janvier 2000. Le "problème informatique qui a effrayé le monde" - ne s'est jamais concrétisé.

Il y a d'autres sujets de préoccupation. Les vaccinations infantiles causant un trouble du spectre autistique (ASD) ou un trouble déficitaire de l'attention et l'hyperactivité (TDAH). Les cancers causés par la consommation de nourriture préparée commercialement ou d'aliments contenant des conservateurs, plutôt que des aliments "biologiques", et l'exposition aux produits génétiquement modifiés. Tout ce qui précède, et bien d'autres choses, sont désignés comme responsables des augmentations spectaculaires du TEA, du TDAH, de l'asthme et de l'obésité observés aujourd'hui dans les sociétés occidentales.

Chaque jour, en consultant les médias, chacun de nous est placé devant un choix : « Dois-je m'inquiéter? "ou" Dois-je ignorer tout ce battage médiatique? "

Etre attentif à ces problèmes est judicieux. En être paniqué n'est pas sain.

Daniel W NEBERT.

(1) http://www.cincinnati.com/story/opinion/contributors/2015/05/19/join-panic-just-pay-attention/27575319/

 

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26/09/2017

LA GRANDE RELIGION CLIMATIQUE.

réchauffement climatique,changements climatiques,dérèglements climatiques,GIEC,climat,développement,

Sylvie Brunel est professeur à l' université Paris-Sorbonne. Agrégée en Géographie, Docteur en économie, spécialiste des questions de développement, elle a travaillé pendant 15 ans dans l'humanitaire.
Elle a dénoncé l'évolution de certaines ONG "qui utilisent les victimes pour capter des budgets".

Auteur d'un nombre impressionnant d'articles et d'ouvrages principalement consacrés à l'alimentation, la croissance et le développement des pays africains, l'article qui suit a paru originellement dans "La Revue", magazine du groupe "Jeune Afrique" en novembre 2015, soit avant la conclusion de la COP21, et également sur le site de la Société de Géographie (1) .

Sylvie Brunel y dénonce magistralement l'imposture des grandes messes internationales sur le climat dont le but inavoué est d'imposer une gouvernance mondiale. Elle énumère tous les poncifs à la mode, depuis le développement durable en passant par les énergies renouvelables, les bâtiments dits à énergie positive, les villes durables, l'agriculture «climato-intelligente » et dénonce leur récupération par le capitalisme de connivence.

Cet article devrait être largement diffusé parmi nos décideurs et nos enseignants, complices involontaires (ou non) de la soumission béate de nos sociétés à l'idéologie politique diffusée par les nouveaux prophètes des ONG environnementalistes.

Bonne lecture !

Jo Moreau.

Pourquoi organiser régulièrement de grandes messes planétaires sur l’environnement qui débouchent au mieux sur une accumulation de voeux pieux ? Prendre solennellement des engagements dont seuls vos successeurs auront à assumer les coûts et la difficulté de mise en œuvre est un exercice dans lequel certains gouvernements excellent. On se souvient de Jacques Chirac jurant en 1988 que les Parisiens se baigneraient dans la Seine cinq ans plus tard. Il est vrai que c’est le même qui confiait la même année que les promesses n’engageaient que ceux qui y croyaient…

Les sommets consacrés au climat illustrent parfaitement cet aphorisme. En 2002, lors du Sommet mondial pour le développement durable, à Johannesburg, Jacques Chirac toujours, décidément inspiré, déclare : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.» Les participants ne parvenant pas à s’entendre, l’incendie se poursuit tranquillement pendant la décennie suivante.
Aujourd’hui, il n’est pas de sujet plus chaud que le climat, devenu la grande religion planétaire depuis qu’il se serait déréglé, bien évidemment a cause des hommes, qui ont toujours adoré se placer au centre de l’univers. Ce terme de «dérèglement», sans cesse employé, interpelle : y a-t-il dans l’histoire géologique de la Terre une période où le climat aurait été «réglé»? Existe-t-il un optimum climatique, une sorte de paradis perdu qu’il faudrait à tout prix recréer? Quand et où le climat de la Terre a-t-il été idéal pour les hommes, qui se sont obstinés à vivre dans les déserts, à occuper les montagnes et les régions glacées, à subir la chaleur tropicale et les blizzards new-yorkais ?

Le «petit âge glaciaire» qui frappe l’hémisphère Nord du XIVe au XIXe siècle provoque des hivers terribles où la Tamise, la Seine ou le port de New York gèlent. Il suscite bon nombre de guerres, de drames et d’exodes, mais on ne parle pas encore de «réfugiés climatiques». Et s’achève dans la deuxième moitié du XIXe siècle, au moment où la révolution industrielle entraîne le décollage économique de l’Europe. Que les deux événements soient liés paraît hautement hypothétique car les quantités de gaz à effet de serre envoyées dans l’atmosphère restent encore très limitées et très localisées. Mais cette crise climatique, responsable de ce que l’historien Jean Delumeau qualifie de «malheur des temps», laisse dans la mémoire des hommes une empreinte si négative que, dans les années 1970, la grande peur planétaire concerne un apparent refroidissement de la planète, alors en pleine explosion démographique. Comment nourrir une population qui s’accroît à grande vitesse (l’apogée est atteint en 1963 avec +2.2% par an contre —1,2% par an aujourd’hui) si les récoltes ne sont pas au rendez-vous? Les experts se demandent comment agir.

Ils n’auront pas à le faire. La Terre se réchauffe, les mers montent. En 1988 les Nations Unies créent un obscur organisme dont l’acronyme, depuis, a fait recette : le GIEC ou Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. Sa mission : démontrer la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. Il va s’en acquitter avec brio, au point de recevoir en 2007 le prix Nobel de la Paix, conjointement avec Al Gore qui vient de ficeler son film Une Vérité qui dérange, montage apocalyptique sur ce qu’on appelle désormais le dérèglement climatique. Dès lors, le sentiment de l’urgence et la peur du lendemain vont dicter la grande dramaturgie planétaire du climat.

Les Mayas faisaient des sacrifices humains pour séduire les dieux de la pluie. Ils auraient annoncé la fin du monde pour 2012. Nostradamus prévoyait de terribles événements pour 2015. Le Jour d’après, Noé, Pacific Rim, 2012… Hollywood a renoué avec la scénographie du désastre et la menace du déluge glacial a remplacé celle des Indiens et des communistes pour drainer les spectateurs. L’évolution du climat s’inscrit ainsi dans la vieille tradition de la mobilisation planétaire qui, de bug informatique en menace terroriste, trouve toujours des sujets pour faire trembler le monde des nantis et légitimer les mesures les plus impopulaires.

En 1992 se tient à Rio de Janeiro le Sommet de la Terre, deuxième du nom. Le premier avait eu lieu à Stockholm en 1972. Il avait donné naissance au concept d’«éco-développement», avec la création des premiers ministères de l’Environnement dans les pays riches, mais les inquiétudes concernant la planète avaient été aussitôt évincées par les préoccupations de la guerre froide. Rio est au contraire la première grande réunion internationale après la disparition de l’Union Soviétique qui, en faisant tomber le rideau de fer, crée pour la première fois un espace mondial où les ONG peuvent se déployer et s’organiser en réseaux grâce à l’apparition d’internet. Face à la montée des pays émergents, qui prétendent imiter le mode de vie des pays riches, le Nord développé se mobilise. Le concept (foireux) d’empreinte écologique et de limitation des ressources met l’environnement au premier rang, devant l’économie et le social. Le Sommet ce de Rio accouche ainsi des trois conventions phares de ce qu’on appelle désormais le développement durable: une sur la désertification, l’autre sur la biodiversité, la troisième enfin, celle qui va connaître la plus grande notoriété, sur le changement climatique.

Portée tous les cinq ans par les rapports du GIEC, plus catégoriques et alarmistes à chaque nouvelle livraison, la menace climatique s’impose dans l’agenda international. Les sommets mondiaux se succèdent, intercalés de réunions censées les préparer. La COP21 à Paris est ainsi la 21e réunion des «parties», les États, depuis Rio. Depuis un quart de siècle, un nombre incalculable de sherpas climato-assermentés parcourt donc le monde pour tenter de bâtir une gouvernance mondiale.

Le bilan s’avère hélas peu glorieux. La parution du quatrième rapport du GIEC, en 2007, débouche en 2009 sur le grand Sommet de Copenhague, quinzième du genre (COP15), qualifié de «réunion de la dernière chance» pour sauver la planète. Mais les participants ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente. Seul lot de consolation: la création d’un «fonds vert» doté de 100 milliards de dollars par an (autant que l’aide publique au développement, APD), destiné à permettre aux pays en développement de s’adapter au changement climatique. En 2020. En 2015, le fonds n’a pu réunir encore que 5 milliards de… promesses de dons. Le processus rappelle celui de l’APD, censée depuis 1970 atteindre 0,7% du PNB des pays riches, et qui n’a jamais dépassé la moitié, la plupart des pays, hormis les Scandinaves, se situant bien en deçà de cette moyenne.

Comment agir face au changement climatique ? Schématiquement, par deux types d’actions. Les premières, dites mesures d’atténuation (mitigation en anglais), consistent à tenter de limiter le volume de gaz à effet de serre, au premier rang desquels l’oxyde de carbone, envoyé par l’activité humaine dans l’atmosphère, avec l’espoir de ralentir le réchauffement de la planète. Enclencher la transition énergétique, décarboner l’économie, le défi est de taille. Le capitalisme sachant parfaitement recycler les grandes peurs humaines, cela se traduit en pratique par une guerre des technologies dites propres, qui oppose anciens pays industrialisés et nouveaux pays émergents. Énergies renouvelables, bâtiments dits à énergie positive, villes durables, agriculture «climato-intelligente »… tous les domaines de l’activité humaine sont concernés.

En misant sur un découplage croissant entre activité humaine et consommation d’énergie fossile, l’atténuation ouvre ainsi un formidable champ au progrès technique. Mais elle comporte aussi ses moines en robe de bure, pour lesquels seuls l’ascèse et le renoncement, entendez la décroissance, sont des options tolérables. «La meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas», «le transport le plus respectueux pour la planète est celui qu’on ne fait pas». De telles formules font florès. On pourrait ajouter que l’être humain le plus vertueux est le pauvre qui ne mange pas, ne se déplace pas, ne se soigne pas. L’effacement de l’homme devient la seule voie acceptable pour la «planète», qui d’ailleurs s’en contrefout.

Pour atténuer la violence de leur vision du monde, les nouveaux prophètes (qui ne s’appliquent pas toujours leurs propres règles) prônent à l’envi le lien social, censé pallier la quête vaine et sans fin du «toujours plus», l’accumulation boulimique de biens matériels. L’expérience montre cependant que le lien social fonctionne essentiellement sur l’utilisation, si possible gratuite, des biens que les mauvais citoyens s’obstinent à vouloir posséder (donc à produire, à acheter et autres activités répréhensibles). On ne passe plus le permis, on n’a plus de voiture mais en compte sur le covoiturage et le si efficace TGV (à l’électricité nucléaire), l’appartement gracieusement prêté, les légumes du bon paysan de proximité. Le café, le chocolat et autres denrees tropicales ont eux le droit de traverser la planète, le commerce de l’«équitable», judicieusement mis en oeuvre par quelques organismes péremptoires, permettant d’absoudre leur consommation. Cigarettes, alcools et diverses substances échappent quant à eux aux oukases de ceux qui refusent la société de consommation.

Le second type d’action s’appelle l’adaptation. Pendant longtemps, elle a eu mauvaise presse car elle supposait implicitement que l’atténuation avait échoué. Mais comme même une diminution radicale des émissions de CO2 ne l’empêcherait pas de rester plus d’un siècle dans l’atmosphère, il vaut mieux dès à présent préparer les territoires aux conséquences du changement climatique. L’adaptation ne se satisfait pas de solutions toutes faites et demande une grande connaissance des territoires à l’échelle locale. Comprenant que, guerre économique oblige, le discours vertueux des pays riches n’allait quand même pas jusqu’à partager avec eux les technologies propres, les pays dits en développement exigent désormais des réparations pour les «pertes et dommages» que l’industrialisation du méchant Nord aurait causé au gentil Sud. Après que les méfaits de la colonisation ont expliqué toutes les difficultés d’une partie du monde, le concept de «dette écologique» a remplacé celui de combat anti-impérialiste.

L’humanité sur le banc des accusés

Entre atténuation et adaptation, l’architecture mondiale de la gouvernance du changement climatique (pardonnez la pédanterie) progresse cahin-caha, de plus en plus touffue et complexe, mais elle progresse: remise en question des pratiques jugées néfastes, comme les subventions au charbon, multiplication des textes et des mécanismes de financement écologique, ainsi que des organismes censés les mettre en œuvre… le climat est devenu une usine à gaz portée par une forêt de publications dressant l’interminable liste des désastres s’abattant sur la planète et contribuant ainsi activement à la déforestation qu’elles dénoncent. Tandis que se multiplient les COP (sur le climat, mais aussi sur la biodiversité, les océans, etc.), surgissent de multiples prophètes qui appellent leurs concitoyens à la rédemption en battant leur coulpe sur leur vie passée. Pour les climate born again, le succès d’audience est assuré.

En 2014, la publication du cinquième rapport du GIEC enfonce le clou une fois de plus: le changement climatique est une réalité tangible et son origine anthropique ne fait plus de doute. Multiplication des épisodes violents, fonte accélérée du pôle Nord (la recharge du pôle Sud faisant curieusement moins de gros titres), sixième grande extinction de la biodiversité, montée trop rapide des mers menaçant les deltas, les estuaires et certains États insulaires, la planète est définitivement malade. Responsable? L’humanité bien sûr, trop nombreuse et trop avide, et sur laquelle la punition du ciel a déjà commencé à s’abattre. Toutes les catastrophes naturelles, de Katrina à la Nouvelle-Orléans en 2005, au Vanuatu en 2015, tous les exodes et toutes les migrations sont désormais analysés comme des manifestations du fameux dérèglement climatique. Car l’anthropocène a commencé. L’homme façonne la planète. La messe du climat est dite et les rares climatosceptiques qui bougent encore, excommuniés.

Le Sommet de Paris mobilise donc pendant dix jours à proximité de Paris 40 000 délégués issus de 195 pays. Une fois de plus, l’enjeu du Sommet est crucial : aboutir à un accord international contraignant, visant à limiter les émissions mondiales de gaz à effet de serre, de façon à rester en dessous de la limite fatidique de 450 ppm (parties par million), considérée comme déterminante pour ne pas dépasser 2°C d’augmentation des températures par rapport à l’ère préindustrielle. Il y avait 270 ppm en 1870, 350 en 1990. 400 ont été atteints en 2010 selon l’observatoire d’Hawaii, entraînant une hausse de température de 0,8 degré en un siècle.

Pour la France, le Sommet de Paris représente autant un défi interne (relégitimer un gouvernement en mal de popularité) qu’international: réaffirmer sa place dans le monde, alors qu’elle apparaît comme un des pays les moins généreux en matière d’accueil des migrants et que son choix du nucléaire fait grincer les dents vertes. Pour l’Europe aussi, un succès apporterait la preuve qu’elle est bien le chef de file du développement durable, elle qui a pris les engagements les plus ambitieux en matière de climat. Chaque pays doit prendre ses propres engagements pour initier la transition énergétique. Représentant 40% des émissions à eux deux, les États-Unis et la Chine affirment qu’ils réduiront leurs émissions… après-demain, 2025 pour les premiers, 2030 pour la seconde.

Les résultats du Sommet ne sont pas encore connus, mais l’expérience montre qu’ils s’enlisent généralement dans des arguties sans fin sans parvenir à imposer au monde un accord international contraignant. Les intérêts respectifs des États en présence divergent tant qu’il ne peut exister de consensus planétaire. Que la Russie, le Canada et tous les pays nordiques bénéficient du changement climatique, qui leur ouvre de nouvelles routes, de nouvelles terres cultivables et de nouvelles ressources minières, est indéniable. Qu’un certain nombre de pays en développement en souffrent, parce qu’ils subissent la perte des glaciers pour les nations andines, la montée des eaux pour les petits États insulaires du Pacifique, la multiplication des épisodes violents pour ceux situés aux basses latitudes, l’est tout autant, même si le sous-développement, la mauvaise gouvernance et la corruption rendent infiniment plus vulnérables aux maux de la nature. Les îles tropicales souffriraient moins de la montée des eaux si elles cessaient de dilapider leur corail en matériaux de construction, de détruire leurs mangroves, de polluer leurs lagons, de tolérer la surpêche. Les agriculteurs africains seraient beaucoup plus capables de faire face aux aléas climatiques s’ils étaient correctement rémunérés pour leur travail et sécurisés sur leurs terres.

Qu’il faille une politique de coopération généreuse à l’égard des pays pauvres, personne n’en doute, mais trop souvent, le climat a bon dos pour se défausser de ses propres responsabilités. Demander au Nord de «réparer les pertes et dommages» dus au changement climatique-devenu la nouvelle grille de lecture de tous les aléas et de toutes les catastrophes- est plus facile que de gérer avec sagesse des villes et des campagnes en mutation rapide, surtout quand les pauvres voient rarement la couleur des financements exigés en leur nom.

Les politiques climatiques souffrent de ce que Hardin qualifiait en 1968 de «tragédie des biens communs»: un certain nombre de ressources étant en libre accès, comme la haute mer, l’intérêt des fameuses «parties» est de se les approprier avant les autres. Intérêt individuel immédiat s’oppose souvent à l’intérêt collectif lointain. Si je prélève la ressource, je m’enrichis immédiatement, tant pis si la collectivité en subit les conséquences néfastes à long terme. Comment exiger des investissements coûteux immédiats aux industriels, aux collectivités locales, aux transporteurs, aux agriculteurs, quand leur impact sur le changement climatique reste fondamentalement incertain et ne se fera de toute façon pas sentir avant plusieurs décennies?

Pourtant, les travaux d’Elinor Ostrom, Prix Nobel d’économie en 2009 (avec Oliver Williamson), montrent que les communautés d’acteurs locaux, lorsqu’elles sont associées aux bénéfices de la protection de leurs ressources, s’engagent collectivement dans des démarches visant à en assurer l’exploitation durable. La recherche de l’efficience énergétique et écologique, dans l’irrigation et dans les itinéraires techniques mis en œuvre en agriculture par exemple est aussi déjà une réalité. La même évolution s’observe dans les nouvelles technologies, où la préoccupation de produire propre avec moins, de repenser le cycle de vie des produits, leur recyclage ou leur réutilisation, se généralise partout, y compris dans les pays émergents. L’exemple de la Chine ou de la Corée du Sude le montre: à partir d’un certain niveau de vie, la protection de l’environnement devient une préoccupation, car les classes moyennes sont soucieuses de leur cadre de vie et ne veulent plus subir les ravages d’un environnement dégradé. Partout, sauf là où la lutte contre la misère est la première des priorités, la recherche de la durabilité devient ainsi une réalité.

S’en sortir par le développement

Voilà pourquoi le discours culpabilisateur, qui jette l’opprobre sur certains et victimise les autres, est une stratégie beaucoup moins efficace que celle qui consiste à montrer les bienfaits des politiques respectueuses de l’environnement. Celles-ci s’imposent d’elles-mémes quand elles permettent de faire des économies et de créer des opportunités. Pendant longtemps, c’est l’idée de rareté, d’épuisement des ressources («nous n’avons pas de planète de rechange») qui a dicté le discours du développement durable. Pour éviter l’apocalypse annoncée, les masses étaient censées s’amender, au besoin par la contrainte.

Mais le discours malthusien, porté par les prix élevés des matières premières et du pétrole, a justifié au contraire la recherche effrénée de nouvelles sources d’énergie, tels les hydrocarbures non conventionnels, la mise en œuvre de puits de pétrole profonds ou offshore. Paradoxalement, la planète croule désormais sous les matières premières (pétrole compris) dont les prix s’effondrent. Ce qui a d’ailleurs pour conséquence d’ajourner nombre d’investissements miniers dans l’acier, le fer ou le charbon: l’abondance des sources d’énergie et la chute des prix jouent en faveur de la lutte contre le changement climatique en limitant l’emballement des émergents. Brésil, Chine, Russie, Afrique du Sud, les Brics (hormis l’Inde, importatrice), pays pétroliers et exportateurs de produits agricoles et miniers, voient leur croissance ralentir et émettent donc moins.

Pourtant, voir dans de telles crises la solution serait une erreur: il faut de la croissance pour financer la lutte contre la pauvreté et les politiques de redistribution. L’aspiration au développement reste une demande mondiale, notamment pour les pauvres qui, selon la formule du Programme des Nations unis pour le développement (PNUD), n’ont ni avoir, ni savoir, ni pouvoir, et ne peuvent en conséquence exercer leur capacité de choix. Les modèles alternatifs ne sont pas crédibles car ils reposent trop souvent sur l’exploitation du pauvre par le pauvre, comme le montre le micro-crédit tant vanté, qui aboutit trop souvent à la perpétuation de micro-activités assorties à des macro-endettements liés aux taux d’usure pratiqués.

Faire l’apologie des nouvelles sociétés connectées ne doit pas faire oublier que l’analphabétisme, les problèmes de faim et de santé restent une réalité, que l’accès à l’énergie (même pour brancher une lampe) reste un rêve inaccessible pour un milliard de pauvres. Or la consommation immense d’énergie de la société connectée, les serveurs colossaux de Google ou de Facebook ne sont pas plus «amis de la planète» que ces énergéticiens tant décriés que sont les firmes pétrolières, premières aujourd’hui à investir dans la recherche d’énergies renouvelables.

Le secteur productif reste donc la base du développement, qu’il s’agisse de l’agriculture (60 % de la population mondiale) ou de l’industrie: sans transformation sur place des matières premières, aucun pays ne peut sortir du sous-développement, car il subit la fluctuation extrême des cours et ne reçoit qu’une faible part de la valeur ajoutée produite. Quand l’agriculture est en crise, les pénuries alimentaires guettent. Quand l’industrialisation fait défaut, la vulnérabilité des pays devient insurmontable. L’économie traditionnelle a donc encore de beaux jours devant elle : en Afrique, les seuls pays qui se développent sont ceux qui mettent en place une économie diversifiée. Pour pouvoir répartir, il faut produire, créer des emplois, une classe moyenne. Et quand la classe moyenne se renforce, la volonté de préserver l’environnement devient une réalité. Pour répartir, il faut produire. Pour protéger, il faut répartir. Toute vision qui fait l’impasse sur l’un des trois volets est vouée à l’échec.

La bonne nouvelle, c’est que le progrès durable se généralise : le nombre de pauvres et de malnutris chute, l’espérance de vie s’allonge, la classe moyenne compte de plus en plus d’humains. Lutter contre le changement climatique en mettant en œuvre des politiques d’atténuation et d’adaptation à l’échelle locale, avec des acteurs maîtres de leur destin et sensibilisés aux enjeux de la protection de leur environne¬ment, devient une réalité universelle et partagée. Ainsi, que les sommets onusiens débouchent généralement sur d’apparents échecs ne doit pas faire oublier qu’ils contribuent à l’apparition d’une conscience écologique planétaire.

Sylvie Brunel.

 

(1) https://socgeo.com/2015/11/01/la-grande-religion-climatique/

 

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21/09/2017

LES OURAGANS NE SONT NI PLUS FREQUENTS NI PLUS VIOLENTS

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L'article original (1) est paru le 12 septembre 2017, soit avant le passage de l'ouragan Maria. Celui-ci ne modifie cependant pas fondamentalement les observations relevées par l'auteur.

A l'heure où l'ensemble des médias accorde une importance inégalée à ces phénomènes dévastateurs, en proposant souvent des causes conformes à l'idéologie climatique dominante, il est bon de rappeler quelques éléments historiques et fondamentaux.

Voici une traduction maison de cet article.

Jo Moreau


Avant tout, comprenons que chacun d'entre nous peut éprouver la crainte des conséquences d'une tempête tropicale ou d'un épisode d'ouragan, et d'autant plus ceux qui vivent à Houston et dans d'autres régions le long de la côte du Texas, ainsi que mes nombreux amis de l'ensemble de la Floride. Dans le même temps, réalisons également que de tels phénomènes sont survenus avec une fréquence beaucoup plus grande et des conséquences dramatiques par les générations qui ont précédé la nôtre.

Un relevé des tempêtes tropicales de l'Atlantique Nord et des modèles d'ouragan ne révèle aucune tendance à l'accentuation depuis plus d'un siècle. Le récent ouragan-tempête tropicale Harvey et l'ouragan Irma ont finalement mis fin à une absence de près de 12 ans d'ouragans de catégorie 3 à 5 ayant touché les côtes américaines depuis Wilma en 2005, alors que 14 monstres encore plus forts de catégorie 4-5 se sont produits entre 1926 et 1969.

Harvey a perdu son statut de catégorie 4 peu de temps après avoir touché les côtes, mais a néanmoins causé des dégâts catastrophiques suite aux inondations dues à la pluie le long de la côte sud-est du Texas. La région de Houston a reçu 132,08 cms de pluie en quatre jours.

Néanmoins, ce n'était pas tout à fait unique, non plus. Le cyclone tropical Amelia a déversé 122 cms d'eau sur le Texas en 1978; La tempête tropicale Claudette a inondé la ville d'Alvin, au Texas, avec 137 cms en 1979, déversant 109 cms en seulement 24 heures; et l'ouragan Easy a inondé la Floride avec 115 cms en 1950.

Les saisons 2005 et 1961 ont partagé des records avec leurs sept principaux ouragans terrestres américains depuis 1946, lorsque la base de données sur la force des vents et de pression atmosphérique a été considérée comme relativement fiable. L'année 1983 a établi un record inverse avec un seul ouragan.

Beaucoup de puissantes tempêtes atlantiques se sont formées entre 1870 et 1899- 19 sur la seule saison 1887- , mais sont devenues ensuite moins fréquentes entre 1900 et 1925. Le nombre d'ouragans destructeurs a augmenté entre 1926 et 1960, comprenant de nombreux événements majeurs en Nouvelle-Angleterre.

Les ouragans majeurs ont régulièrement ravagé les côtes américaines, de la Floride et plus au nord, au cours d'une décennie entre 1950 et 1960, dont Hazel (1954), Carol (1954), Connie (1955), Ione (1956), Audrey (1957), Gracie (1959), et Donna (1960). Vingt et une tempêtes tropicales atlantiques se sont formées sur la seule année 1933, un record seulement dépassé en 2005, qui en a dénombré 28.

Certaines tempêtes tropicales majeures et des ouragans de catégorie inférieure ont également causé des ravages importants. A noter "Superstorm Sandy", qui a ravagé la côte nord de l'Est, qui a entraîné plus d'une centaine de morts.

En termes de tragédie humaine connue, l'événement le plus meurtrier a été en 1780 le grand ouragan des Antilles, qui a frappé la Barbade en causant 22 000 morts. Pour ce qui concerne les USA, le plus meurtrier a été l'ouragan du 29 août 1900 à Galveston, qui a sans doute causé la mort de 12 000 personnes. L'ouragan Okeechobee, également connu sous le nom de San Filipe Segundo Hurricane, a frappé la Floride en 1928 et a tué 2 500 personnes.

Katrina, qui avait atteint un niveau d'ouragan au niveau de la catégorie 5 en 2005 avant de régresser en tempête tropicale en atteignant les côtes de la Louisiane, a causé environ 1 800 décès. Il a produit des vitesses de vent atteignant 282 kms/h, avec une onde de tempête de 20 pieds au-dessus de la normale.

De fortes tempêtes se forment souvent dans les eaux chaudes du golfe du Mexique, de la mer des Caraïbes et de l'océan Atlantique tropical aussi loin à l'est que les îles du Cap-Vert. Ils se renforcent souvent sur le Gulf Stream au large des côtes de l'est des États-Unis chaque fois que les températures dépassent 26,5°c.

Bien que la température de l'eau de surface dans le Golfe ait récemment été observée à environ 4 ° F au-dessus de la moyenne, l'impact de cette influence sur Irma et Harvey peut être mise en question. Le record des ouragans entre 1870 et 2010 montre qu'ils se sont produits avec une fréquence identique, que ces conditions de température soient inférieures ou supérieures à la moyenne. La chaleur dans le golfe est chaque été suffisante pour produire un ouragan majeur.

Comme avec Irma, il semble que plus la tempête est puissante, plus elle s'affaiblit en atteignant la côte. Harvey a été transformé en un événement de pluie intense par un grand courant frais associé à une perturbation en mouvement des nuages, des précipitations, des vents et de la pression qui traverse la planète tous les 30 à 60 jours environ. .

En réalité, alors que nous ne pouvons pas influer sur les conditions météorologiques, il est vraiment dans notre intérêt d'anticiper ces événements désastreux, et de préparer nos communautés et nos familles à en atténuer les conséquences. Que l'un de ces épisodes soit médiatisé comme «le plus grand jamais», «le plus fort jamais», «le plus meurtrier jamais», ou «le plus cher jamais», il peut être considéré pour vous comme "le pire jamais"...

Considérez cette sombre réalité bien avant toute saison d'ouragan, quand il est encore temps de planifier et de prendre des mesures préventives et de prudence. Malheureusement, il est très facile d'oublier de préparer cela, pendant de belles journées ensoleillées.

Larry Bell
Directeur du programme d'études supérieures en architecture spatiale à l'Université de Houston. Il a fondé et dirige le Centre international de l'architecture spatiale de Sasakawa.

 

(1) http://www.cfact.org/2017/09/12/no-hurricanes-arent-more-frequent-or-severe/

 


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12:16 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ouragan, climat, réchauffement climatique, changement climatique | |  Facebook |