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27/03/2017

LE CO2 ET LE DIALOGUE NORD-SUD.

réchauffement climatique,climat,CO2,

En 2010, peu après la conférence de Copenhague, Monsieur Olivier Cogels, PhD, professeur extraordinaire à l' Université Catholique de Louvain publiait son opinion quant à l'emballement politico-médiatique sur le climat terrestre (1).

Aujourd'hui encore, ce texte reste intégralement d'actualité.

Jo Moreau.

APRES COPENHAGUE, CHANGEONS DE CAP.

Depuis plus de 30 ans mon métier m’amène aux quatre coins de la planète pour résoudre des problèmes de sécheresse, d’inondations, de manque d’eau, etc. Un peu partout j’ai côtoyé des paysans vulnérables soumis aux caprices de celui qui sur eux a droit de vie et de mort: le Climat. J’ai donc suivi avec intérêt la pagaille de Copenhague. Un aspect a attiré mon attention plus que tout autre : désormais des centaines de millions de ressortissants des pays en développement sont amenés à croire que la cause de toutes leurs misères c’est nous, nous l’homme occidental avec ses dangereuses émissions de CO2. Que lorsque les crues emportent leurs villages et tuent leurs enfants, ce n’est plus Dieu qui se fâche, mais c’est notre CO2 qui bouleverse le climat de la terre.

Pendant des décennies, l’Afrique nous a appelés à l’aide. Aujourd’hui elle exige des "dédommagements". La nuance est de taille. Et elle a de quoi effrayer. D’un dialogue amical de coopération Nord-Sud, nos relations évoluent progressivement vers un divorce à couteaux tirés. Lancée fin des années 70, l’affirmation que le CO2 émis par l’activité humaine, le C02 dit "anthropique", est en train de bouleverser le climat a rapidement séduit une foule grossissante d’adeptes, soucieux d’une planète en bonne santé. Mais cette thèse a aussi séduit bon nombre d’alarmologues, de prédicateurs de l’apocalypse et de politiciens en mal d’électeurs.

Les anticapitalistes les plus radicaux se sont empressés de prendre la tête du cortège.

Cette thèse a dégénéré en une accusation grave de l’homme occidental. Ceux qui osent en douter sont traités de négationnistes, d’assassins, ou de constructeurs de chambres à gaz. Bref, un climat détestable a fini par s’installer. Le discours apocalyptique martelé depuis des années verse non seulement de l’huile sur le feu du dialogue Nord-Sud. Il conduit aussi à détourner l’aide internationale et à instaurer des taxes protectionnistes absurdes, approfondissant encore le gouffre qui nous sépare.

Alors qu’il n’existe pas de preuve scientifique que le CO2 anthropique est en train de bouleverser le climat, nous sommes sur le point de sanctionner l’humanité toute entière en vertu du seul principe de précaution, sur base d’indices et de présomptions. Prétendre qu’il y a un consensus sur cette question est mensonger. De nombreux doutes subsistent encore dans le monde scientifique.

Rappelons que les activités humaines n’émettent que 5 % des émissions totales de CO2 sur terre et sur mer. Que bien d’autres paramètres entrent en jeu. Que les quantités d’eau évaporées sont des milliers de fois plus élevées. Que le phénomène d’absorption du carbone par les océans est encore mal connu. Que l’agriculture, en pleine expansion, est un puissant absorbeur de CO2. Et enfin que ce gaz n’est pas un sale polluant, mais un gaz aussi noble et vital que l’oxygène.

Quant au changement climatique, il convient d’être un peu plus nuancé. L’accroissement de température n’a été que d’environ 0,7°C au siècle dernier et la montée des océans de 2 mm/an. A ce rythme il faudrait des milliers d’années pour atteindre les niveaux apocalyptiques présentés dans les medias. Et pendant que nous sommes inondés de nouvelles alarmistes, les bonnes nouvelles passent à la trappe. Qui sait qu’au Pôle Sud la glace serait en train de s’épaissir ? Qu’il ferait plus froid aujourd’hui qu’au Moyen-Age ? Que la fonte de la banquise est peut-être en train de se ralentir, ou même de s’inverser ? Que la sécheresse au Sahel toucherait à sa fin ? Qu’au Maroc, jamais les barrages n’ont été aussi pleins que cette année ? Même tendance à Assouan.

Bref, les contre-arguments ne manquent pas et il faut donc savoir garder un esprit critique. Le débat est loin d’être clos et devrait se poursuivre avec plus de tolérance et d’humilité. La planète est immense et l’homme tout petit. Il ne dispose pas encore du recul nécessaire ni des réseaux de mesure suffisamment denses et précis pour se prononcer avec autant de certitude et de dogmatisme sur des phénomènes aussi complexes et variables dans le temps et dans l’espace. Arrêtons donc de nous auto-flageller pour un crime qui est encore loin d’être prouvé. Et en attendant ces preuves, arrêtons cette course folle dans l’inconnu et changeons de cap.

Continuons à lutter pour un environnement plus sain et une gestion plus rationnelle de nos ressources, mais en évitant les amalgames et sans perdre de vue que pour des milliards d’êtres humains la priorité est d’abord de nourrir, de soigner et d’éduquer leurs enfants. C’est à juste titre que les pays pauvres souhaitent d’abord consacrer l’aumône de l’aide au développement à la croissance de leurs économies fragiles. Ceux qui n’ont pas grand-chose d’autre que leurs rêves aspirent au même bien-être que le nôtre. Et prétendre du haut de nos buildings climatisés ou de nos hélicoptères que ces rêves sont un danger mortel et qu’il faut freiner le développement est pour le moins indécent.

L’idée d’un Fonds ou d’une Agence Mondiale pour le Climat a été discutée à Copenhague. Je préfèrerais pour ma part l’idée d’un Fonds ou d’une Agence Mondiale pour l’Eau, afin d’aider les pays en développement à mieux faire face aux aléas climatiques naturels. Le développement des pays pauvres est en effet entravé par de multiples problèmes d’eau, sans que cela n’ait grand-chose à voir avec notre CO2. Inondations, sécheresses, cycles de vaches maigres et de vaches grasses existent depuis la nuit des temps. Mais ces phénomènes sont exacerbés aujourd’hui par une démographie galopante, une déforestation incontrôlée, une mauvaise gestion du territoire et un manque criant d’infrastructures.

L’eau est ainsi devenue un des enjeux majeurs de l’humanité. Et une source de conflits. Les pays développés ne parviennent à maîtriser l’eau que grâce à d’énormes investissements: des dizaines de milliers de grands barrages, des centaines de milliers de km de digues et de canaux, des centaines de millions d’hectares d’irrigation et d’innombrables stations d’épuration. C’est ce savoir-faire qu’il faut partager, en y consacrant les milliards d’euros nécessaires, tout en gardant confiance en l’homme et en sa créativité.

(1) http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/555294/apres-copenhague-changeons-de-cap.html

 


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21/03/2017

LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES DU PASSE (14)

climat (8).jpgSuite n° 14. (anno 1650-1699)

"Le contenu de la mémoire est fonction de la vitesse de l'oubli"

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus nous serions responsables !

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques, et relativise la notion même de "changements climatiques", ainsi que la définition d'un "climat stable" qui n'a jamais existé mais qu'on voudrait instaurer à tout prix.

Contexte et mise en garde, voir :
http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1-1140511.html

Anno 1650 : Le 18 janvier, terrible tempête en Angleterre. Grande chaleur et sécheresse sur l'Italie. Inondations en Bretagne.

Anno 1651 : le 5 janvier, une grande inondation noie les plaines d'Alsace. Le 23 février, hautes eaux qui causent de grands dommages aux digues des Pays-Bas. Le 4 mars, une nouvelle tempête et inondations dans le Dimmermeer et à Amsterdam. La crue de la Seine cause de grands dommages à Paris. Pluies continuelles en octobre et novembre. Inondations généralisées en France.

Anno 1652 : Chaleur et sécheresse en Angleterre. L'été en Ecosse est le plus chaud et sec "de mémoire d'homme". La chaleur sévit sur l'Europe entière. Année de la "grande sécheresse" en Alsace, jusqu'au mois d'août qui connait d'énormes crues.

Anno 1653 : Chaleur et sécheresse en Pologne. Egalement en Angleterre.

Anno 1654 : Chaleur et sécheresse exceptionnelle en Périgord et sur tout le sud de la France. Egalement sur l'Angleterre. En Suisse, baisse des eaux du lac de Genève, une partie de la rade peut être traversée à pied sec.

Anno 1655 : En janvier, grandes inondations en Angleterre. Sécheresse sur le Sud de la France.

Anno 1656 : Inondations à Rome. La sécheresse persiste sur le Sud de la France, en Provence, la chaleur fut si extraordinaire que "la plupart des bleds ne sortirent point". Le 20 juillet à Norwich, deux averses de grêle causent de nombreux morts. En juillet, le Danube sort de son lit, et les flots torrentueux détruisent ponts et constructions et 16 villes et villages sont détruits. Les orages sont la cause de nombreux incendies. Pluies excessives sur l'Angleterre. La Tamise déborde le 8 octobre.

Anno 1657 : Séisme en Touraine. En Angleterre, le temps fut excessivement chaud depuis le printemps jusque la fin de l'été. Nombreux orages en France, qui causent de nombreuses inondations. Le Rhône déborde en Camargue. En Provence, l'hiver 1657-58 "est un vrai printemps".

Anno 1658 : en février et mars, grandes inondations en France et en Belgique. La Seine dépasse de 8 mètres son niveau habituel. Paris connait une crue historique. L'été est remarquablement chaud en Angleterre. Chaleur excessive en Italie. Grande chaleur et sécheresse au Danemark. Le 3 septembre, un ouragan souffle sur toute l'Europe. L'hiver qui suit fut sans neige ni gelées.

Anno 1659 : En Suisse, hiver doux, sans gel ni neige. Grande tempête de grêle sur le Straffordshire qui cause de nombreux dégâts. Le 8 décembre, une violente tempête "telle qu'on n'en a jamais vue sur cette région" cause de grands dégâts à la ville de York.

Anno 1660 : Sécheresse extraordinaire en Provence. Important séisme dans la région de Bagnères de Bigorre - 653 morts. En novembre, la crue de la Tamise cause de grands dégâts. Le mois de décembre fut particulièrement doux. En Angleterre, l'hiver fut particulièrement tempêtueux.

Anno 1661 : Hiver particulièrement doux. En février, les arbres à fruits à noyaux étaient en fleurs. Le 18 février, une tempête très violente accompagnée d'orages et de grêle touche l'Angleterre. On dénombre de nombreux morts par l'effondrement de bâtiments. Le vent était si violent que "de nombreuses personnes furent projetées dans les airs". Le 21 février, importantes inondations dans le Kent. Ensuite, succession de sécheresses et d'inondations. Plusieurs rivières sont à sec.

Anno 1662 : En Bretagne, l'hiver fut doux. "On n'alluma pas les cheminée une seule fois" et en février, les arbres furent en fleur (période suivie d'un froid rigoureux). Le 18 février, grande tempête sur Londres. Le 30 juillet, tempête de grêle remarquable sur le West Lancashire. Le même jour, tornade faisant un "bruit hideux" dans le Cheshire. Invasion de sauterelles sur le territoire d'Arles.

Anno 1663 : Eté pluvieux et froid sur l'Europe. L'hiver est ensuite particulièrement doux et pluvieux sur l'Allemagne.

Anno 1664 : En janvier, violente tempête de grêle sur Londres. Les 26,27 et 28 janvier, marées très irrégulières sur les côtes anglaises, la mer envahissant les côtes sans se retirer. Le 4 mai et suivants, grandes inondations dans le Buckhingamshire et autres régions d4angleterre. Le 29 juillet, violente tempête de Grêle "comme des oeufs d'oie" sur Padoue (Italie).

Anno 1665 : En Angleterre, nombreuses inondations aussi bien par des crues de rivières que par des submersions marines. Sécheresse "affreuse" en Provence.

Anno 1666 : Nombreuses tempêtes et orages en début d'année en Angleterre. En Bretagne, à la suite de l’arasement des talus, le sable de mer, poussé par une violente tempête, envahit à jamais, au cours d’une nuit, l’intérieur des terres et couvre d’une couche de 20 pieds, le sol des campagnes fertíles s’étendant de Saint-Pol-de-Léon à Brignogan. France et Grande Bretagne : sévère sécheresse. La Tamise peut etre traversée à pied. Il s’ensuivra le grand incendie de Londres. Le 17 juillet, violentes tempêtes sur les côtes anglaises. Eté excessivement chaud en Alsace. les 14 et 16 octobre, grandes inondations et tempêtes en Angleterre où on dénombre de nombreuses destructions. En Suisse, le lac de Constance déborde.

Anno 1667 : Chaleur et sécheresse en Alsace, où se déclenchent de grands incendies de forêts.

1668 - 1670
Inondations catastrophiques en Europe Orientale. «Dans ces provinces, en particulier en Moldavie, il y a un grand débordement d’eau pendant trois mois en raison des averses fréquentes et pluies incessantes, jour et nuit qui détruisent semis de blé du meilleur, de l’orge, l’avoine et ils sont endommagés par une trop grande humidité et ne peuvent pas mûrir. Aussi l’herbe et les plantes herbacées dans la prairie ne peuvent pas croître à cause du froid et de l’eau ou ne peuvent pas être fauchées à cause du manque de soleil et parce que les rivières sortent de leurs lits, inondent les plaines et prennent avec l’eau les herbes et la terre avec toutes les plantes et les mélangent avec du sable. Aussi, chose surprenante, sur le territoire de Bacău, on a vu si multitude de souris, qui non seulement elles mangeaient tout dans les jardins potagers avec de grandes pertes, mais elles ont escaladé les arbres, ont attaqué et ont tout détruit avec leurs dents, et, ce qui est pis, elles sont sorties et ont dévoré le blé de champs, l’orge etc. Les habitants, alarmés par ce malheur prédisent, qu’il y aura des famines et la peste. Et l’année dernière il y a eu tant de guêpes…qu’on ne pouvait vivre qu’avec les fenêtres fermées ...».
Eté chaud et sec en Alsace.

Anno 1669 : En été grande chaleur en France. Extrême sécheresse en Angleterre sur toute l'année, avec un mois d'août parsemé de tempêtes et d'orages. En juin et juillet, nombreuses inondations en Allemagne qui font des centaines de victimes. Les Pays-Bas connaissent un printemps et un début d'été particulièrment froids, suivis d'une grande chaleur jusqu'en septembre. Le 30 octobre en Angleterre, on note un ouragan, et une tornade sur le Northamptonshire.

Anno 1670 : Grande chaleur et sécheresse dans le Languedoc, et plus généralement sur tout le Sud de la France. En octobre, grandes inondations dans le Sommerset.

Anno 1671 : La fin de l'année en Angleterre connait de nombreuses tempêtes. Nombreuses destructions à Bristol.

Anno 1672 : En mai, sécheresse sur les Pays-Bas et en Allemagne. Des cours d'eau peuvent être traversés à pied. En Angleterre, nombreuses tempêtes jusqu'en décembre.

Anno 1673 : le 19 février séisme en Rhénanie. Nombreuses tempêtes en Angleterre sur l'ensemble de l'année.

Anno 1674 : En Angleterre, tempêtes les 7 et 10 avril. En mai, grandes inondations en Angleterre. Eté très chaud et grande sécheresse en France. Tornades sur les Pays-Bas. Des bateaux ont coulé dans le port d'Amsterdam et des maisons sont détruites. Utrecht est particulièrement touchée. Bruxelles et la France sont également touchés par ces évènements. En Angleterre, l'été est particulièrement pluvieux, tandis que septembre et octobre seront chauds. Le 21 décembre, une tempête violente touche l'Ecosse. Des forêts entières sont déracinées. La Camargue est submergée par une crue du Rhône. La Provence est ravagée par des tempêtes. En Irlande, l'hiver est particulièrement doux, avec un maximum de 4 ou 5 jours de pluie.

Anno 1675 : le 24 mai en Angleterre, terrible tempête accompagnée d'orage. Eté pourri et froid en France et en Angleterre. En novembre, violente tempête sur les Pays-Bas. Rupture des digues et grandes inondations. 46 vaisseaux et leurs équipages sont perdus. Le 26 décembre, ouragan sur l'Angleterre. L'hiver qui suit ne connut pratiquement ni pluie, ni neige. En Irlande, on peut même parler d'absence d'hiver.

Anno 1676 : Le 16 juin, violente tempête de grêle sur le Staffordshire. Le 19 juin, violente tempête sur l'Angleterre. L'été qui suit fut excessivement froid en Angleterre. A l'automne, une tempête de sable engloutit les récoltes en Ecosse.

Anno 1677 : En juin ,juillet et août, violentes tempêtes et orages sur l'Angleterre.
La chaleur et la sécheresse perdurent sur la Provence. Grandes chaleurs en octobre.

Anno 1678 : En Angleterre, violente tempête en janvier, suivi d'un été très chaud et sec. Ouragan sur la ville de Blois. Parmi d'autres destructions, la cathédrale Saint Louis est détruite. Début juillet, pluies abondantes sur la région de Toulouse. La Garonne atteint des niveaux extraordinaires. Le 2 septembre : séisme sur la faille de la Durance.

Anno 1679 : Eté très chaud, également en Angleterre et en Ecosse. La sécheresse débute en mai et perdure tout l'été.

Anno 1680 : Le 11 février , marées très irrégulières en Angleterre, on constate 3 marées en 5 heures. Très violente tempête sur la Provence, telle "qu'aucun homme vivant n'en avoit veu de pareille". Le 26 juin, inondations catastrophiques à Londonderry en Irlande. Eté très chaud en Angleterre, en France et en Pologne. Le 13 septembre, terrible tempête en Angleterre.

Anno 1681 : Eté très chaud. Les puits sont à sec. Sécheresse dans le Sud de la France.
En Angleterre, chaleur et sécheresse au printemps et en été telle que "personne ne se rappelait une végétation aussi brûlée, et un air aussi sec".

Anno 1682 : Le 6 juin en Sicile, grande tempête et inondations durant 36 heures. 600 habitants sont noyés. En Angleterre, pluie, grêles et inondations durant tout l'été, causant de nombreux dommages en beaucoup d'endroits. Séisme en Savoie et dans les Vosges. Raz-de-marée aux Pays-Bas. Le 07 décembre, ouragan et submersion des côtes dans la région de l'île de Ré.

1683 - 1686
Sécheresses prolongées en Europe Orientale. «Pendant trois ans, pas une seule goutte de pluie tomba à travers la Valachie, ou en Moldavie, dont le climat est excessivement chaud, au moment où je parle, il y a eu d’extrêmement fortes chaleurs, tous les lacs et les marais ont été asséchées, mais la chose la plus étonnante est que la rivière Bahlui, sur laquelle est située la capitale et qui est de la taille de la Marne, n’avait plus d’eau, seulement dans les endroits les plus profonds.
Dans les terres boueuses il y avait des fissures si profondes qu’on ne voyait pas un homme debout. Je le répète, je doute qu’il n’existe aucun exemple d’une sécheresse si grande et si longue, et pourtant la terre était si bonne, grasse et fertile, que le champ était recouvert d’une herbe très épaisse … bonne pour les chevaux, mais qui prenait feu, au plus faible souffle de vent... J’ai toujours souffert de la chaleur accablante surtout la nuit... Et le plus grand malheur c’est que les Tatars, remarquant que l’herbe s’enflammait facilement, nous avons vu soudain toute la plaine enveloppée par le feu. La chaleur est devenue plus terrible ...».

Anno1683 : La cathédrale Notre-Dame de Rouen est très endommagée par un ouragan. Inondations en Angleterre, notamment dans le Middlesex et le Yorkshire. En Provence, la sécheresse dura 6 mois.

Anno 1684 : L'année 1684 fut la première pour laquelle nous bénéficions de relevés par thermomètres. Eté très chaud et grande sécheresse. L’année 1684, classée par J.-D. Cassini au nombre des plus chaudes, dans un tableau des grandes chaleurs de Paris, qui comprend quatre-vingt-deux ans, a présenté, seulement sous ce climat, soixante-huit jours d’une température de 25°, entre midi et trois heures ; seize jours d’une température de 31°, et trois jours d’une température de 35°. Ainsi le thermomètre s’éleva trois fois, de midi à trois heures, le 10 juillet, le 4 et le 8 août, à 35° au moins. En Angleterre également, l'été fut extrêmement chaud et sec, précédé par un printemps froid et sec.

Anno 1685 : Inondations dans le Cumberland. Le 23 octobre à Portsmouth, deux navires sont coulés après avoir été touchés par la foudre.

Anno 1686 : En Angleterre, l'hiver 1685-86 fut chaud, sans froids ni tempêtes. Le 25 mai, tempête de grêle violente sur Lille, causant de grands dégâts aux bâtiments et à la végétation. En juin, un flot dévalant des montagnes détruit les villes de Kettlewell et Starbotton dans le comté de York. L'Italie connait une grande sécheresse durant les années 1686 à 1689. L'été est très chaud en France, dont 5 jours avec des températures de plus de 35°, 8 jours de plus de 31° et 46 jours plus de 25°. Grandes inondations aux Pays-Bas.

Anno 1687 : En Irlande, violente tempête et pluies excessives à Dublin. La ville est inondée "de telle manière qu'on peut voir des bateaux dans les rues". L'année est particulièrement pluvieuse en Angleterre, avec de fréquentes tempêtes et ouragans. Tout l'été est pluvieux en Allemagne. Eté chaud en France avec 43 jours de chaleur, tandis que la sécheresse persiste en Italie.

Anno 1688 : 53 jours de chaleur durant l'été en France. Séisme en Campanie.

Anno 1689 : 35 jours de chaleur à Paris durant l'été. L'année fut la plus sèche des 30 années qui suivent. Du 4 au 10 octobre, des pluies continues dans le Suffolk causent une inondation et de grands dégâts à Norwich et qui détruit des ponts.


Anno 1690 : Le 11 janvier, extraordinaire tempête sur Londres semblable à un ouragan. Des maisons sont détruites et il y a de nombreux morts. L'hiver est anormalement chaud, sec et venteux. En Italie, après un hiver doux et presque sans neige, mars connait un véritable déluge et les inondations sont généralisées. Les pluies continuelles se poursuivent en printemps et en été, jusque fin juillet. Suivent deux mois de sécheresse et froids. En mars, crue de la Seine à Paris. L'été en France est caractérisé par de nombreux jours très chauds avec un pic de température le 31 juillet. En Bourgogne, l'été est très venteux. le 18 décembre, séisme en Rhénanie.

Anno 1691 : Les Pays-Bas connaissent un hiver sec suivi d'un été excessivement chaud et sec. Année chaude et sèche en Italie. Le 27 juillet, tempêtes et orages en Angleterre.

Anno 1692 : En février, le Rhône est si bas "qu'homme vivant n'avoit veu la rivière si bas". Suivi en août de violents débordements. Eté froid et très pluvieux en Angleterre et dans le Nord de la France. 18 septembre, séisme dont l'épicentre est dans la région verviétoise, ressenti dans le Nord de la France et à Mons. Nombreux dégâts.

Anno 1693 : L'hiver 1692-1693 est très chaud en Allemagne. Eté caniculaire et grande sécheresse en Italie, et plus généralement sur l'Europe. La chaleur devient intolérable en Sicile. Séisme en Sicile en août, faisant 60.000 morts. Séisme à Naples, 93.000 morts.

Anno 1694 : Eté très chaud et grande sécheresse en France et en Italie, qui connait 5 mois pratiquement sans pluie. Le 01 août, tornade sur le Northamptonshire. Le 2 novembre, une tempête violente souffle pendant plus de 30 heures, accompagnée de mouvements de sables mouvants en Ecosse. Certaines fermes sont ensevelies sous 30 mètres de sable.

Anno 1695 : Le printemps est remarquablement sec en Angleterre. Importantes pluies en Italie, la crue du Pô entraine la destruction des récoltes, et la famine règne dans le Nord. En Allemagne, août est froid et pluvieux, suivi de deux mois excessivement froids.

Anno 1696 : En Angleterre, les 3 premières semaines de janvier sont semblables à l'été. En été, le temps sera alternativement froid et pluvieux avec de grandes inondations. Le 16 janvier on note une température exceptionnelle de 17,9° à Paris. En juin, inondations dans le Northamptonshire. Sécheresse en Pologne. En Provence, les moulins chôment au vu de la sécheresse qui assèche les cours d'eau.

Anno 1697 : Printemps excessivement chaud en Angleterre. Extraordinaires tempêtes de grêle qui causent de grands dommages sur les bâtiments, les récoltes et le bétail. En juillet, chaleur excessive sur le Nord de la France. Des pluies continuelles causent des crues généralisées en Europe. En Angleterre, chaleur inhabituelle en décembre "aussi chaud qu'au mois d'août".

Anno 1698 : Température généralement froide sur l'Angleterre.

Anno 1699 : Tempête et ouragan sur l'Angleterre en février.
Début d'une vague de chaleur sur l'Angleterre et la France en juin. Juillet connut une chaleur intolérable. La chaleur perdura jusqu'en octobre.

Jo Moreau

A SUIVRE

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30/01/2016

INTERVIEW DU PROFESSEUR ISTVAN MARKO



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18/01/2016

LE CO2 ET LE CLIMAT AVEC ET SANS EFFET DE SERRE.

 

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Le consensus

Les scientifiques qui s’intéressent au climat, tant partisans qu’adversaires d’un réchauffement climatique d’origine anthropique, s’accordent sur les points suivants :

  • Le climat peut changer comme il l’a toujours fait et continuera à le faire
  • Pour maintenir une température constante la Terre doit dissiper l’énergie reçue du Soleil et le bilan énergétique de la Terre doit tenir compte des différents mécanismes possibles.
  • Une partie de l’énergie dissipée par la Terre l’est sous forme de rayonnement thermique qualifié aussi de rayonnement du « corps noir ».
  • Certains gaz présents dans l’atmosphère, et notamment le CO2, peuvent absorber une fraction de ce rayonnement thermique.
  • Le CO2 ayant absorbé une fraction de ce rayonnement pourrait avoir une influence sur la température de la surface terrestre ou des basses couches atmosphériques.

Le débat entre partisans et adversaires d’un changement climatique d’origine anthropique serait rapidement clôturé si on pouvait donner une base quantitative à tous ces phénomènes sur lesquels il y a accord d’un point de vue qualitatif.

Poser le problème en termes quantitatifs requiert la connaissance de :

- la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre au sommet de l’atmosphère,
- la fraction de cette énergie émise par la Terre sous forme de rayonnement thermique
- la fraction de ce rayonnement thermique absorbée par le CO2.

Plusieurs de ces grandeurs sont mal connues et ne font l’objet que d’estimations souvent contestées. Pour poser le problème en termes quantitatifs il est cependant indispensable d’accepter certaines estimations même incertaines. Nous les considérerons alors comme hypothèses de base communes aux partisans et adversaires d’un changement climatique d’origine anthropique.

Hypothèses de base communes

Il est essentiel de connaître la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre. La valeur de 340 W/m2 au sommet de l’atmosphère est généralement citée. Cette valeur n’est pas mesurée mais calculée en admettant une distribution uniforme de l’énergie sur toute la surface terrestre sans tenir compte ni d’un hémisphère non éclairé, ni d’une variation en fonction de la latitude. Elle est certainement surestimée mais une valeur correcte compte de la vitesse de rotation de la Terre et de l’inclinaison de son axe de rotation donnerait lieu à des difficultés de calcul insurmontables. Faute de mieux nous utiliserons donc cette valeur qui agrée aux partisans d’un changement climatique d’origine anthropique.

La seconde hypothèse concerne le bilan énergétique de la Terre. Le modèle le plus complet et le souvent cité est celui proposé par la NASA. Dans ce cas également il accepté par les partisans d’un changement climatique d’origine anthropique D’après ce bilan 30 % de l’énergie reçue par la Terre au sommet de l’atmosphère seraient réfléchis par les nuages, l’atmosphère et la surface terrestre (c’est l’albédo de la Terre). L’atmosphère et les nuages absorberaient en plus 19 % du rayonnement solaire transmis et finalement 51 % seulement seraient absorbés par la terre et les océans. Cette énergie serait dissipée ensuite par évaporation de l’eau des océans (23 %), par convection de l’air (7 %) et par rayonnement thermique (21 %). Bien que l’incertitude reste très grande concernant l’importance relative de ces trois mécanismes, nous utiliserons ce bilan pour déterminer quantitativement l’influence du CO2 dans un éventuel changement climatique.

La troisième valeur requise pour atteindre cet objectif est la fraction du rayonnement thermique de la Terre absorbée par ce gaz. Si on considère la Terre comme un corps noir à 15°C la loi de Wien prévoit que le rayonnement émis devrait présenter un maximum d’intensité à 10 µm et l’équation de Planck permet de calculer que 95 % du spectre seraient compris entre 5 et 40 µm. Parmi les principaux constituants atmosphériques seuls CO2 et H2O peuvent absorber le rayonnement dans ce domaine de longueurs d’onde. En particulier, le CO2 présente une bande d’absorption centrée à 15 µm qui permet l’excitation de la molécule initialement linéaire à un état de vibration impliquant sa déformation. En intégrant l’équation de Planck dans le domaine de 14 à 16 µm on calcule que 9,3 % du rayonnement thermique de la Terre est émis dans cet intervalle de longueurs d’onde à 15°C. fin de compte le CO2 ne pourrait absorber que 9,3 % de 21 % soit un peu moins de 2 % de l’énergie totale reçue du Soleil au sommet de l’atmosphère terrestre et donc environ 6 W/m2.

La divergence d’opinion entre partisans et adversaires d’un changement climatique d’origine anthropique se manifeste fondamentalement à propos du mécanisme de désactivation des molécules de CO2 excitées par absorption d’une fraction du rayonnement thermique de la Terre. Les premiers, en effet, invoquent la théorie de l’effet de serre à l’appui de leur thèse alors que les seconds contestent cette théorie.

La théorie de l’effet de serre

Rappelons d’abord la définition de l’effet de serre proposée par les partisans de la théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique.

« L’effet de serre est un phénomène radiatif causé par des gaz tels la vapeur d’eau ou le CO2 qui absorbent une fraction du rayonnement infrarouge émis par la Terre et le ré-émettent ensuite dans toutes les directions et notamment vers la surface terrestre dont la température serait, de ce fait, plus élevée qu’en l’absence de gaz absorbant l’infrarouge. Ces gaz sont dès lors qualifiés de  gaz « à effet de serre ».

Si les 2 % de l’énergie solaire absorbés par le CO2 sont ré-émis dans toutes les directions, comme le supposent les partisans de la théorie de l’effet de serre, il n’y en aurait pas plus de la moitié qui atteindrait la surface terrestre soit environ 3 W/m2. Sachant qu’un être humain au repos dissipe 60 à 100 W sous forme de chaleur l’augmentation de température due à un éventuel effet de serre serait bien inférieure à celle résultant de la présence d’un être humain occupant une surface d’un m2.

Encore faudrait-il que la surface terrestre puisse absorber spécifiquement le rayonnement infrarouge de longueur d’onde 15 µm qui serait ré-émis par le CO2. Ce serait possible pour les 71 % de la surface terrestre occupés par les océans car l’eau liquide présente une large bande d’absorption centrée à 13 µm. Connaissant le coefficient d’absorption de cette bande on peut calculer que l’absorption de ce rayonnement serait pratiquement totale sur une épaisseur de 15 microns. L’absorption d’énergie par cette couche très superficielle ne pourrait évidemment contribuer au réchauffement des océans. Elle ne pourrait qu’accentuer un peu la dissipation d’énergie par évaporation à raison d’un mg par m2 et par seconde environ. D’autre part, la partie émergée de la surface terrestre se comporterait comme un corps noir plutôt que d’absorber spécifiquement le rayonnement infrarouge de longueur d’onde 15 µm par transition entre niveaux d’énergie bien définis. On peut en conclure que l’effet de serre tel que défini par les partisans de la théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique ne pourrait conduire à un réchauffement de la surface terrestre.

 

La théorie cinétique des gaz

A la théorie de l’effet de serre on peut objecter que la probabilité de désactivation radiative du CO2 (avec ré-émisssion du rayonnement absorbé) est pratiquement nulle étant donné le nombre considérable de collisions entre molécules de l’air à des pressions voisines d’une atmosphère et à la température de 15 °C.

L’atmosphère est constituée principalement d’azote (78 %) et d’oxygène (21 %) sous forme de molécules biatomiques N2 et O2. Le troisième constituant par ordre d’abondance est l’argon Ar (environ 1 %). Le CO2 n’intervient que pour environ 0,04 %. Toutes ces molécules n’ont pratiquement pas d’interaction entre elles, si ce n’est qu’étant en constante agitation elles entrent en collisions les unes avec les autres. La théorie cinétique des gaz permet de calculer qu’à la température de 15°C les molécules atmosphériques sont animées de vitesses de l’ordre de 500 m par seconde et qu’à cette température et à la pression d’une atmosphère, chacune subit plusieurs milliards de collisions par seconde. La théorie cinétique des gaz permet aussi de calculer l’énergie cinétique moyenne des molécules biatomiques N2 et O2 qui vaut Ec = 5/2 k T (où k est la constante de Boltzmann et T la température en degrés Kelvin). L’énergie du niveau de vibration du CO2 est aussi connue : elle vaut Ev = h c / λ (où h est la constante de Planck, c la vitesse de la lumière et λ la longueur d’onde du rayonnement absorbé, dans ce cas 15 µm). Un calcul simple permet de constater que cette dernière valeur n’est que de 30 % supérieure à l’énergie cinétique moyenne des molécules environnantes. Comme ces dernières présentent une large distribution d’énergie cinétique il s’en trouve certaines qui en ont suffisamment pour amener les molécules de CO2 à ce niveau de vibration lors d’une collision. Cette conversion d’énergie cinétique de translation des molécules N2 ou O2 en énergie de vibration des molécules de CO2 est réversible. Ce ne sont pas toujours les mêmes molécules de CO2 qui vibrent mais leur proportion reste constante à une température donnée car un équilibre dynamique s’établit par suite des très nombreuses collisions. Dans ces conditions les molécules de CO2 qui auraient absorbé une fraction du rayonnement thermique émis par la Terre se désactiveront par collision en transférant leur énergie aux molécules environnantes et non en émettant un rayonnement de longueur d’onde 15 µm. On peut donc en conclure que l’effet de serre tel que défini par les partisans d’un réchauffement climatique d’origine anthropique n’existe pas.

Connaissant le coefficient d’absorption du CO2 et sa teneur dans l’air on peut calculer que l’absorption du rayonnement de longueur d’onde 15 µm est pratiquement saturée sur une épaisseur atmosphérique de 10 m. L’absorption du rayonnement thermique de la Terre entre 14 et 16 µm (à raison de 6 W/m2) est sélective par les molécules de CO2 mais suite aux collisions avec les molécules environnantes cette énergie se répartit sur l’ensemble des molécules contenues dans une colonne d’air de 10 m de hauteur. L’équation d’état des gaz parfaits permet de calculer le nombre de molécules dans 10 m3 d’air à 15°C et il apparaît que chacune ne subira en moyenne par seconde qu’une augmentation d’énergie cinétique inférieure à  0,001 %. Cette augmentation insignifiante accentuera les mouvements de convection de l’air qui ont déjà lieu en l’absence de CO2 et ne pourrait conduire qu’à une augmentation locale de température de l’ordre du dix millième de degré. Il est important de remarquer que cette valeur est calculée en tenant compte de la totalité du CO2 atmosphérique et pas seulement de la fraction d’origine anthropique dont l’effet serait encore plus infime. Par ailleurs, si l’absorption du rayonnement de longueur d’onde 15 µm n’était saturée que sur une épaisseur atmosphérique supérieure à 10 m l’effet serait encore plus faible car il se répartirait sur un nombre plus grand de molécules environnantes.

Conclusion

De cet exposé on peut conclure que :

1° L’effet de serre, tel que défini par les partisans d’un changement climatique d’origine anthropique, n‘existe pas car les molécules de CO2 ayant absorbé une fraction du rayonnement thermique de la Terre se désactivent par collisions et non par ré-émission du rayonnement absorbé.

2° L’absorption par le CO2 d’une fraction du rayonnement thermique de la Terre conduit par collisions avec les molécules environnantes à une augmentation infime de leur énergie cinétique moyenne correspondant à une augmentation locale de la température des basses couches atmosphériques de l’ordre de 0,0001 °C.

3° Le CO2 ne peut en aucune manière conduire à un réchauffement de la surface terrestre et son influence sur la température des basses couches atmosphériques est insignifiante.

Mercurius.

 

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04/12/2015

UN PEU DE SCIENCE POUR LES CLIMATOLOGUES AMATEURS

réchauffement climatique,gaz effet de serre,GIEC,CO2,La physique est un coupe-gorge pour les imprudents qui s'y risquent insuffisamment armés.

Marcel Boll, vulgarisateur des sciences modernes (1896-1971)

 

Les basses couches atmosphériques.

L'atmosphère est constituée principalement d'azote N2 (78 %) et d'oxygène O2 (21 %) sous forme de molécules biatomiques. Le troisième constituant par ordre d'abondance est l'argon Ar (environ 1 %). Le CO2 n'intervient que pour environ 0,04 %. Quant à la vapeur d'eau H2O elle intervient dans des proportions très variables de 0,1 à 5 % selon les régions. Ces molécules ont des dimensions de l'ordre de 0,1 nm à 0,2 nm et, à la pression d'une atmosphère, elles sont distantes de 400 nm en moyenne. Cette distance étant très supérieure à leurs dimensions elles n'ont pratiquement pas d'interaction entre elles, si ce n'est qu'étant en constante agitation elles entrent en collisions les unes avec les autres.

 

La théorie cinétique des gaz.

La théorie cinétique des gaz permet de calculer qu'à la température de 15°C les molécules atmosphériques sont animées de vitesses de l'ordre de 500 m par seconde, qu'elles entrent en collision les unes avec les autres et qu'à cette température et à la pression d'une atmosphère, chacune subit plusieurs milliards de collisions par seconde. L'atmosphère étant constituée essentiellement de molécules biatomiques N2 et O2 la théorie cinétique des gaz permet aussi de calculer leur énergie cinétique moyenne qui vaut Ec = 5/2 k T (où k est la constante de Boltzmann et T la température en degrés Kelvin).

En plus des mouvements de translation toutes les molécules atmosphériques (sauf les molécules monoatomiques comme l'argon) peuvent être animées de mouvements de vibration si leur énergie est suffisante. Ces vibrations impliquent une variation périodique de la longueur de la liaison pour les molécules biatomiques N2 et O2 et, en plus pour les molécules triatomiques comme le CO2 ou H2O une variation prériodique de l'angle de la liaison. En particulier, la molécule de CO2 qui est linéaire en l'absence de vibration (O=C=O) peut en vibrant se déformer et passer par un état anguleux. En accord avec la théorie quantique les niveaux énergétiques de vibration sont discontinus et leur excitation requiert l'absorption d'une quantité d'énergie bien déterminée correspondant à la transition entre niveaux.

L'énergie requise pour permettre cette transition peut provenir de collisions intermoléculaires ou de l'absorption d'un rayonnement électromagnétique de longueur d'onde bien déterminée. En particulier l'état de vibration amenant une déformation de la molécule de CO2 peut être atteint par absorption d'un rayonnement infrarouge de longueur d'onde 15 µm. L'énergie de cet état de vibration peut être calculée. Elle vaut Ev = h c / λ (où h est la constante de Planck, c la vitesse de la lumière et λ la longueur d'onde du rayonnement absorbé). Cette valeur n'est pas beaucoup plus élevée que l'énergie cinétique moyenne des molécules environnantes N2 et O2 qui peut aussi être calculée (voir ci-dessus). Comme ces molécules N2 et O2 présentent une large distribution d'énergie cinétique il s'en trouve certaines qui en ont suffisamment pour amener les molécules de CO2 à ce niveau de vibration lors d'une collision. La fonction de distribution de Maxwell-Boltzmann permet d'estimer cette fraction à 30 % des molécules de N2 et O2 à 15°C et on peut en déduire que 30 % des molécules de CO2 sont vibrationnellement excitées à cette température. Ce ne sont évidemment pas toujours les mêmes molécules de CO2 qui vibrent mais leur proportion reste constante à une température donnée. Cela résulte du fait que par suite des très nombreuses collisions un équilibre dyènamique s'établit permettant une conversion réversible d'énergie cinétique de translation des molécules N2 et O2 en énergie de vibration des molécules de CO2.

 

La théorie du corps noir.

Tout corps solide à une température supérieure au zéro absolu (-273,16°C) émet un rayonnement appelé rayonnement du corps noir ou rayonnement thermique qui peut apparaître dans le domaine visible aux hautes températures mais se limite au domaine infrarouge pour des températures voisines de la température ambiante. Ce rayonnement se présente toujours sous forme d'un spectre continu avec une forte variation d'intensité du côté des courtes longueurs d'onde (hautes énergies), passage par un maximum qui se déplace en fonction de la température et perte progressive d'intensité du côté des grandes longueurs d'onde (faibles énergies). Il est dû à l'oscillation de dipôles électriques formés par le noyau et le nuage électronique des atomes qui, en accord avec les lois de l'électromagnétisme, émettent un rayonnement de fréquence égale à la fréquence d'oscillation. En 1900 Plack proposa une équation pour décrire ce phénomènej en introduisant l'idée révolutionnaire pour l'époque, qu'à chaque longueur d'onde le rayonnement ne peut être émis que sous forme de "quanta" (c'est à dire de petits paquets d'énergie).

Si on considère la Terre comme un corps noir à 15°C la loi de Wien λmax = C / T (où C est une constante et T la température en degrés Kelvin) prévoit que le rayonnement émis devrait présenter un maximum d'intensité à 10 µm et l'équation de Planck permet de calculer que 95 % du spectre seraient compris entre 5 et 40 µm. Parmi les principaux constituants atmosphériques seuls CO2 et H2O peuvent absorber le rayonnement dans ce domaine de longueurs d'onde. En particulier, le CO2 présente une bande d'absorption centrée à 15 µm et en intégrant l'équation de Planck dans le domaine de 14 à 16 µm on calcule que 9,3 % du rayonnement thermique de la Terre est émis dans cet intervalle de longueurs d'onde à 15°C.

 

La théorie de l'effet de serre.

Les partisans d'un réchauffement climatique d'origine anthropique considèrent le CO2 comme principal responsable de ce phénomène par suite d'un "effet de serre". La théorie de l'effet de serre n'est pas nouvelle. Elle a été élaborée pour la première fois par Arrhenius en 1896 pour lier une éventuelle élévation de température à l'augmentation dans l'atmosphère de la teneur en CO2 résultant de l'activité humaine. Cet effet, considéré initialement comme bénéfique, donna lieu à partir de 1990 à une série de rapports d'évaluation de plus en plus alarmistes rédigés par le GIEC.

Pour les partisans de cette théorie "l'effet de serre est un phénomène radiatif causé par des gaz tels la vapeur d'eau ou le CO2 qui absorbent une fraction du rayonnement infrarouge émis par la Terre et le ré-émettent ensuite dans toutes les directions et notamment vers la surface terrestre dont la température serait, de ce fait, plus élevée qu'en l'absence de gaz absorbant l'infrarouge. Ces gaz sont dès lors qualifiés de gaz "à effet de serre".

Pour maintenir une température constante la Terre soit émettre vers l'atmosphère autant d'énergie qu'elle en reçoit du Soleil. La contribution du CO2 à un éventuel "effet de serre" dépend de la quantité d'énergie émise par la Terre sous forme de rayonnement thermique et de la fraction de ce rayonnement absorbée. D'après le bilan énergétique établi par la NASA 30 % de l'énergie reçue par la Terre au sommet de l'atmosphère seraient réfléchis pas les nuages, l'atmosphère et la surface terrestre (c'est l'albédo de la Terre). L'atmosphère et les nuages absorberaient 19 % du rayonnement solaire et finalement 51 % seulement seraient absorbés par la terre et les océans. Cette énergie serait dissipée ensuite par évaporation de l'eau des océans (23 %), par convection de l'air (7 %) et par rayonnement thermique (21 %). Seul ce dernier mécanisme pourrait donner lieu à un éventuel "effet de serre" et 9,3 % seulement de ce rayonnement thermique est émis dans le domaine d'absorption du CO2 (voir ci-dessus). En fin de compte ce gaz ne pourrait absorber qu'un peu moins de 2 % de l'énergie totale reçue du Soleil au sommet de l'atmosphère terrestre.

 

Influence du CO2 sur le climat.

Si 2 % de l'énergie totale reçue du Soleil sont absorbés par le CO2 et émis dans toutes les directions, comme le supposent les partisans de la théorie de l'effet de serre, il n'y en aurait pas plus de 1 % qui atteindrait la surface terrestre sous forme d'un rayonnement de longueur d'onde 15 µm. En effet, les niveaux d'énergie étant discontinus, c'est un rayonnement identique à celui qui a été absorbé qui serait émis. Si un tel évènement se produisait ce rayonnement ne pourrait être absorbé par les 71 % de la surface terrestre occupée par les océans puisqu'il n'est pas absorbé par l'eau. Cela réduirait à moins de 0,3 % la fraction d'énergie reçue du Soleil qui pourrait être restituée à la Terre par le CO2. Encore faudrait-il que le rayonnement infrarouge de longueur d'onde 15µm soit absorbé spécifiquement par la surface émergée, ce qui est très improbable. On peut en conclure que l'effet de serre tel que défini ci-dessus ne pourrait conduire à un réchauffement climatique d'origine anthropique.

De plus, à l'encontre de l'hypothèse envisagée ci-dessus, il est très peu probable que les molécules de CO2 ayant absorbé une fraction du rayonnement thermique de la Terre se désactivent par émission d'un rayonnement. En effet, ces molécules de CO2 vibrationnellement excitées subissent de très nombreuses collisions pouvant donner lieu à la conversion de leur énergie de vibration en énergie cinétique de translation des molécules environnantes. Il en résulte nécessairement une augmentation de l'énergie cinétique moyenne des molécules de N2 et O2 mais un calcul basé sur cette conversion énergétique montre que cette augmentation ne serait que de 0,001% ce qui correspondrait à une augmentation de température de quelques dix millièmes de degré seulement. L'absorption par le CO2 d'une fraction du rayonnement thermique émis par la Terre ne peut donc conduire qu'à une élévation insignifiante des basses couches atmosphériques.

Mercurius.

 

Autres billets de Mercurius sur belgotopia :

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/11/28/bilan-thermique-de-la-terre-et-effet-de-serre-1137166.html

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/04/27/l-effet-de-serre-version-giec-n-existe-pas-1142619.html

 

 

 

12:33 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : réchauffement climatique, gaz effet de serre, giec, co2 | |  Facebook |

25/11/2015

LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES DU PASSE (12)

climat ancien,climat,changements climatiques,GIEC,CO2,Suite n° 12. (anno 1500-1599)

"Le contenu de la mémoire est fonction de la vitesse de l'oubli"

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique qui parait-il nous menace, mais dont en plus nous serions responsables !

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques, et relativise la notion même de "changements climatiques", ainsi que la définition d'un "climat stable" qui n'a jamais existé mais qu'on voudrait instaurer à tout prix.

Contexte et mise en garde, voir :
http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1-1140511.html
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Anno 1499-1504 5 années de sécheresse sur le Sud de la France

Anno 1500 : Eté chaud - inondations dans la vallée du Rhône. Grande tempête sur Rome, qui cause de nombreuses destructions.

Anno 1501 : Des pluies presque continuelles, qui commencent à tomber en novembre 1500, et se prolongent jusqu'à la fin 1501, produisent une grande famine. "Le resal de blé atteind la somme de 10 livres, et la queue de vin, d'ordinaire à douze sous onze deniers, se vend jusqu'à quatre livres cinq sols huit deniers". Inondations en Allemagne suite à une crue de l'Elbe.

Anno 1502-1503 : Inondations dans le bassin de l'Eure. Années chaudes et vendanges précoces. La sécheresse persiste dans le Sud de la France.

Anno 1503 : En Angleterre, sévère sécheresse en été.

Anno 1504 : En Italie, l’hiver est aussi doux que le printemps. Année chaude et sèche.
« l’un des plus chauds du demi-millénaire » « Ciel de cuivre et terre de feu ». Le bétail doit descendre des montagnes. Processions dans le Lyonnais où les cours d’eau sont à sec. Eté brûlant dans le Sud de la France. Sécheresse sévère en Angleterre. Des processions sont également organisées en Italie. En Bourgogne, l’été fut extrêmement chaud et sec. Il y eut de nombreux incendies. Vendanges le 17 septembre. Année très chaude dans l’hémisphère nord. Le 23 août, séisme en Rhénanie et en Belgique orientale.

Anno 1505 : En Hongrie, la sécheresse amena une famine telle que les parents tuaient leurs propres enfants pour les manger.

Hiver 1505-1506 très doux en France, les rosiers fleurissent en janvier dans le Midi de la France.

Anno 1506 : Du 15 au 26 janvier, nombreuses tempêtes violentes accompagnées d'orages en Angleterre.

Anno 1508 : De juin à août, d'importantes inondations affectent toute la Transylvanie et sont suivies d'une famine. Inondations en Ardèche. Nombreuses tempêtes en Angleterre. Tempêtes de grêle catastrophiques en Allemagne.

Anno 1509 : Grandes inondations aux Pays-Bas. Séisme en Haute Provence. Chaleur et sécheresse dans le Sud de la France. En juillet, le Rhône atteint un bas niveau exceptionnel.

Anno 1510 : Chaleur excessive en Angleterre. Grandes inondations en Roumanie. Tempête de grêle en Italie, "qui détruisit les oiseaux, les poissons et le bétail". Tempête de grêle en France. "Des nuages noirs envahirent le ciel, et il fit nuit en plein jour. Face à l'étonnement et à la terreur de tous, un violent orage et l'averse de grêle se déclencha. Il fit de nombreuses victimes parmi les animaux et les gens". En Allemagne et aux Pays-Bas, il y eut une tempête et des orages extraordinaires, qui déclenchèrent une panique générale.

Anno 1511 : Tremblement de terre dans le Frioul. Des chutes de matériaux font plusieurs victimes à Venise. Inondations destructrices en Irlande. Grandes inondations en Roumanie.

Anno 1512 : Eté froid, la région de Metz est particulièrement touchée.

Anno 1514 : En France, il n'y eu ni pluie ni rosée du 12 Février au 12 Mai. Grandes inondations aux Pays-Bas.

Anno 1515 : Le 1 janvier, tempête destructrice au Danemark. Les forêts sont ravagées et de nombreuses constructions détruites. Il y a de nombreuses victimes. Enormes inondations en Allemagne et en Pologne.

Anno 1516 : En France, été très chaud d'avril à octobre. Vendanges très précoces, chaleur énorme, rivières très basses, du « jamais vu » sécheresse, échaudage. Chaleur et sécheresse en Angleterre. La sécheresse se poursuit en hiver.

Anno 1517 : La chaleur et la sécheresse persistent en Angleterre.

Anno 1518 : Le 10 mai, violente tempête en Angleterre. Ouragan en Suisse, disparition de la Tour Bayard près de Neuchâtel. L'été est humide et pluvieux sur le Sud de la France. Le 10 août, ouragan et submersion des côtes sur l île de Ré.

Anno 1519 : La Bretagne essuya de si furieuses tempêtes que plusieurs clochers et plusieurs forêts furent renversées.

Anno 1520 : Le 18 juin, tempête destructrice sur l'Angleterre. Chaleur et sécheresse en Provence. Des processions pour la pluie sont organisées.

Anno 1521 : Au printemps,Chaleur, sécheresse et grande mortalité en Provence. "La même année connut la plus grande sécheresse qu'une vie d'homme ait jamais vue". Invasion de sauterelles à Tarascon.

Anno 1523 : Sécheresse en france. En Provence, "les pluies furent tellement rares pendant l'année qu'on n'avait jamais vu pareille aridité". Chaleur excessive au mois d'août en italie. Eté pluvieux en Angleterre.

Anno 1524 : En France, grande sécheresse, chaleur torride du 25 mai au 24 juin. L'année du "Grand desluge". Au commencement de Janvier, les eaux passent par dessus les murs de Metz. Dégâts immenses à Pont-à-Mousson, Saint-Nicolas, Varangéville, Thionville et Sierck. Les rivières furent si grandes " qu'on ne les avoit jamais vues si hors des rives"(ou 1540). Terrible inondation à Naples. L'hiver 1524-1525 est doux et sec en Belgique.

Anno 1525 : Année chaude et sèche, sécheresse meurtrière, incendie de Troyes.

Anno 1527 : Grandes inondations en Angleterre, suite à des pluies ininterrompues en novembre et décembre 1526 et janvier 1527. causant de grandes pertes parmi les grains et le bétail. Il s'ensuit une sécheresse de février au 12 avril, et ensuite de nouvelles pluies journalières jusqu'en juin. Le 2 décembre, violente tempête de grêle à Rome.

Anno 1528 : Suite à un hiver et un printemps pluvieux, l'Angleterre est en proie à des inondations particulièrement destructrices.

Anno 1529 : Il n'y eut nulle gelée en hiver, et il fit aussi chaud en mars que d'ordinaire à la Saint-Jean. Retour d'un froid inhabituel en avril. En juin, inondations en Suisse par la crue du Rhin. Inondations en Roumanie. En octobre, crue de la Tamise.

Anno 1530 : Hiver chaud et doux en Provence. Grandes inondations à Paris, Rouen, en Jura et en Suisse. Printemps sec et doux. En avril inondation dans la vallée de l’Elbe. En été, inondations à Bâle (juillet) et en Thuringe (août). L'été est extraordinairement chaud en France. automne sec et doux. Inondations à Rome (octobre), à Paris, Belgique, Pays Bas et Angleterre (novembre). En novembre-décembre, inondations suite à un raz-de-marée aux Pays-Bas et en Flandre . On dénombre de 100.000 à 400.000 morts . Calais, Anvers, Dunkerque, Gravesend (Angleterre) et les côtes danoises sont ravagées. Les 4 et 5 novembre, violentes tempêtes en Angleterre. Les maisons et les forêts sont détruites.

Anno 1531 : Grandes inondations. Pluies excessives et « ambulatoires ». Récoltes désastreuses. En janvier, inondations en Ile de France. en avril inondations à Augsbourg. En mai inondations en Saxe, à Dresde, en vallée de l’Elbe. Sécheresse et famine dans la vallée du Rhône. En juillet inondations aux Pays-Bas. Crue du Lot à St-Céré. « On monte les chevaux au 1er étage des maisons pour pas qu’ils ne se noient » . Important tremblement de terre à Lisbonne. 30.000 morts.

Anno 1532 : Nouveau raz-de-marée aux Pays-Bas.

Anno 1533 : Inondations catastrophiques en Europe orientale, suivies d'une famine.

Anno 1534 : Le 26 avril, début d'importantes inondations en Pologne. Eté brûlant en France.

Anno 1535 : En France, pluies ininterrompues pendant 2 mois.

Anno 1536 : La sécheresse sévit en Bretagne du printemps jusqu’en décembre. Eté brûlant et très sec, vendanges très précoces chaleur et sécheresse extrêmes, rivières à sec (2 Sèvres). Nombreuses tempêtes. 24 navires sont détruits sur les côtes de la Provence, où règne une sécheresse telle que tous les cours d'eau, lacs et fontaines sont à sec.

Anno 1537 : Eté excessivement pluvieux en Angleterre. Chaleur et sécheresse en Provence accompagnée d'une invasion de sauterelles. "Le bétail périt, les fruits se pourissent. Les bouchers abattent les bêtes aussi bien malades que saines ". Le 22 août ouragan et submersion des côtes de l' île de Ré.

Anno 1537-1538 : L'Europe occidentale et centrale a connu le plus doux hiver 1537-1538 dans la mémoire vivante. Entre Noël et Nouvel An des fraises mûres se vendent sur le marché à Liège. (...) En 1538, les merles premières aurait sifflé en Février. Eté chaud et sec, vendanges très précoces. Incendie de Troyes. Eté extrêmement chaud en Italie, en France et en Angleterre où règne la sécheresse.

Anno 1539 à 1544 : Etés anormalement chauds et secs en Europe orientale. Invasion de sauterelles.

Anno 1539 : En décembre et janvier, il fait si chaud en Europe que les jardins sont couverts de fleurs. Sécheresse en Angleterre.

Anno 1540 : Année dite "chaude année", printemps très chaud et extrêmement sec. A la fin de mai, on mangea des cerises. Mois de juin très chaud tout du long.
La moisson se fait le 15 Juin, et les vendanges en Août. Le 25 juin on était au milieu des moissons. Vin extrêmement chargé de sucre. Il s’agit de l’année la plus chaude dans les Alpes. En Bretagne, le beau temps et la chaleur durèrent depuis le mois de février jusqu'au 19 septembre. Dans cet intervalle, il ne plut que six fois. Année remarquable par son extrême abondance de toutes choses nécessaires à la vie. Sécheresse anormale en Provence: aucune pluie de mai à septembre. Les puits sont à sec. Rhin et Seine franchissables à pied sec. Anticyclone bloquant dominant toute l’Europe occidentale. Automne 1540: septembre et octobre chauds et secs. La sécheresse dura 7 mois sur l'ensemble de l' Europe. Chaleur et sécheresse excessive sur l'Angleterre. Le niveau de la Tamise était si bas que l'eau de mer remonta jusque Londres. En Suisse, vif retrait du glacier de Grindelwald.

Anno 1541 : Eté extraordinairement chaud en France. Sécheresse en Angleterre.

Anno 1542 : Séisme en Italie au Nord-est de Florence. Eté très chaud sur le Nord de l'Italie.
Terrible tempête sur Budapest.

Anno 1543 : Importantes inondations dans le Vivarais et le Dauphiné, telles que de mémoire d'homme on n'avait jamais connu.

Anno 1544 : « La ville de Rennes essuya aussi, cette année-là, un tremblement de terre si violent que les meubles s'entrechoquaient dans les maisons ; mais ni le mois ni le jour de cet événement n'ont été marqués ». En novembre, crue du Rhône. Avignon, Arles et Tarascon sont dévastées.

Anno 1545 : En juillet, un ouragan dévaste Derbyshire. Eté très chaud et sec en France, vendanges précoces tandis que la chaleur persiste en automne.

Anno 1546-1548 : Sécheresse persistante en France. les moissons sont compromises.

Anno 1546 : Dans les Flandres, violent orage et une tempête de grêle cause de grandes destructions à Malines (ou 1547).

Anno 1547 : En Provence, la sécheresse était si grande que "le peuple allait de ville en ville en procession".

Anno 1548 : Année très pluvieuse avec de nombreuses inondations en France et en Angleterre. Les 4 août et 5 septembre, de violentes tempêtes de grêle causent de grands dommages à Louvain.

Anno 1549 : Des pluies continuelles causent des inondations en Angleterre.

Anno 1550 : En Ecosse au milieu de l'hiver, les cours d'eau sont à sec, tandis qu'en été elles débordent et entrainent constructions et bétail vers la mer. De nombreuses tempêtes de grêle de la taille d'oeufs de pigeon ravagent les récoltes. Une disette règne sur tout le pays. Eté chaud et sec en Provence. Le 18 décembre en Angleterre, crue de la Tamise.

Anno 1551 : Inondations importantes en Allemagne. un grand nombre d'habitants et le bétail sont balayés par une terrible tempête. Les nuages se déchirent et déversent de violentes et inhabituelles averses avec une "étrange violence". Un grand nombre de villages sont ravagés. Inondations dans le Pays de Galles. Printemps et été chauds et secs en Provence. En certains endroits, la sécheresse empêche les moulins de fonctionner.

Anno 1552 : L'hiver est chaud et sec en Italie. Le 13 janvier, suite à une violente tempête, la mer inonde les côtes du Kent, décimant le bétail. Grandes inondations aux Pays-Bas également. En juin, chaleur et sécheresse dans le Nord de la France.


Anno 1553 : En janvier, le Rhin cause d'importantes inondations aux Pays-Bas et en Allemagne. Au printemps, invasion de sauterelles en Provence, qui font "de grands maux". Eté très chaud et grande sécheresse.

Anno 1554 : En Irlande, pluies continues en hiver, cause de grandes inondations.
Le 22 mars, séisme en Limbourg hollandais. En mai, invasion de sauterelles à Arles.

Anno 1555 : L'année est excessivement pluvieuse sur toute l'Europe. En mai et juin, invasion de sauterelles sur la Camargue qui détruisent une grande partie des blés. Le 21 septembre, inondations en Angleterre suite à la crue de la Tamise.

Anno 1556 : Grande sécheresse en France. Il ne pleut pas du 26 mars jusqu’au 10 août. Printemps très chaud. Brusque coup de chaleur. Blés échaudés. Eté brûlant. Vendanges extrêmement précoces. Incendies de forêt en Normandie. Partout, les cours d’eau s’assèchent. En Italie, la chaleur est excessive. Séisme dans le Comté de Nice :150 morts . En Angleterre, le 29 décembre, a lieu une terrible tempête accompagnée d’orages.

Anno 1557/ En avril et mai, il y eut une telle sécheresse en Provence qu'il n'y eut aucune pluie pendant onze semaines. Inondations dans le Languedoc en septembre. Les gens croyaient vivre leurs derniers jours. L' Angleterre connait également des pluies excessives.

Anno 1558 : L'année connait de nombreuses tempêtes. En mars, un ouragan destructeur souffle sur l' Angleterre. Le 18 juin, une violente tempête souffle sur Calais pendant 5 jours. Eté chaud et sec en Angleterre. La Tamise est presque à sec. Terrible tempête (tornade ?) près de Nottingham le 11 juillet. Les habitations et les églises sont détruites. Un enfant est enlevé des bras de sa mère et projeté vers le ciel.

Anno 1559 : Après un hiver particulièrement doux, le printemps est très chaud dès le mois de mars. Eté très chaud et très sec, vendanges très précoces en France. En Provence, il ne plut point pendant sept mois entiers. Le 5 septembre, terrible tempête en Angleterre.

Anno 1560 : En Provence, l'été fut d'une chaleur excessive, suivi de pluies abondantes. Séisme à Perpignan. Terrible tempête en Angleterre. En Suisse, le lac de Constance déborde.

Anno 1561 : En février, grande tempête sur Londres. Le 21 avril importantes inondations à Bruxelles. En juin, violents orages sur Londres.

Anno 1562 : Gros orage « accablant » l’Europe centrale. 63 sorcières en sont jugées responsables et envoyées au bûcher. En avril chute d’énormes blocs de glace sur le Beaujolais.

Anno 1563 : Le 9 janvier, importante tempête sur Leicester. Plusieurs tempêtes toucheront L'Angleterre cette année, notamment en juin, et du 1 au 12 décembre. Importante sécheresse en Provence. Le Rhône et la Durance se passent sans bateau. La terre ne peut être cultivée. Les puits et fontaines sont taries.

Anno 1564 : Le 24 janvier, grande tempête de grêle sur Louvain. Le 17 juillet, tempête de grêle sur l'Essex. Séisme dans le Comté de Nice : 500 morts. Raz de marée dans la région de la Côte d' Azur. Le 20 septembre, importante crue de la Tamise. Grandes pertes dans le bétail. Le 26 décembre, importante tempête de grêle sur l'Angleterre.

Anno 1565 : Le 20 mai, importante tempête de grêle sur plusieurs régions en Angleterre. Le 16 juillet, nouvelle tempête de grêle. Le 24 décembre, un ouragan provoque de grands dommages suite à des inondations par la mer et la Tamise. En Provence, un procès est engagé contre les sauterelles pour qu'elles soient chassées du territoire.

Anno 1566 : Le printemps est excessivement pluvieux sur une grande partie de l'Europe. Ensuite, sécheresse en Angleterre durant tout l'été. Une tempête de grêle en Essex détruit les récoltes. Aucune pluie sur Avignon pendant 6 mois.

Anno 1567 : Un violent orage détruit l'arsenal de Venise. En mai, juin et juillet pluies continuelles sur la région parisienne. L' automne est extrêmement sec en France. Violent orage et ouragan sur Paris.

Anno 1568 : Printemps excessivement pluvieux sur l'Angleterre. Eté extrêmement chaud, causant de grandes pertes dans le bétail. Grandes inondations à Rome, suite à la crue du Tibre, détruisant une partie de la ville et causant 1500 morts. Le 18 mars, ouragan sur l'Angleterre et les Pays-Bas causant de grandes destructions. Le 1 novembre, la mer submerge de nombreuses îles aux Pays-Bas.(confusion avec 1570 ?).

Anno 1569 : Nombreuses inondations en France et en Angleterre. Le 13 juillet, grande tempête et orages sur l'Angleterre. Le 30 octobre, une tornade sur le Northamptonshire détruit tout sur son passage. Pluies excessives sur l'Italie.

Anno 1570 : Le nord de la France connut une chaleur étouffante pendant tout l'été. Le 5 octobre, ouragan et raz de marée en Angleterre, le port de Liverpool est détruit.
Raz de marée aux Pays-Bas et en Flandre du 10 au 12 novembre, plus de 20.000 morts sont dénombrés. L' eau atteint une hauteur exceptionnelle. Elle fut de 4m15 dans l’église de Scheveningen. Nombreuses destructions à Anvers. Il semble qu'une grande partie de l'Europe fut touchée par des tempêtes exceptionnelles. Crue subite du Rhône en décembre.

Anno 1571 : Sécheresse continuelle sur la Provence. Eté chaud et pluvieux. le 17 juillet, violente tempête sur l'Allemagne. Eté extrêmement pluvieux et venteux sur l'Angleterre. en août, grandes inondations sur la Flandre, l'Allemagne et la France.
Le 5 octobre, inondations en Angleterre. Le bétail est décimé et de nombreuses constructions sont détruites. Le 17 décembre, le Rhin déborde en Allemagne.

Anno 1573 : En Bretagne, les arbres se couvrirent de fleurs en janvier et abritèrent en février les nids des oiseaux. A Pâques, les blés étaient prêts pour la moisson. Le 7 juin, tempête et ouragan en Angleterre. le 1 septembre, raz-de-marée en Hollande.
L'hiver est particulièrement chaud.

Anno 1574 à 1577 Grandes chaleurs et sécheresse en Europe orientale. la famine est si grande que "les gens s'entretuent pour un morceau de pain".

Anno 1574 : A Leyden, la tempête d'équinoxe brise les digues. Le 4 septembre, grande tempête sur Londres. Le 18 novembre, ouragan en Angleterre.

Anno 1575 : Le 30 juillet, violente têmpête et grêle sur l'Angleterre. Nombreux morts et le bétail est décimé.

Anno 1577 : Le 17 mars, le Yorkshire est le théatre d'une "étrange tempête" qui détruit les forêts, les habitations et les églises. Le 4 août, tornade sur le Suffolk. Les éclairs et le bruit semèrent la terreur dans la population.

Anno 1578 : Le temps est exceptionnellement chaud sur la Belgique. En France, grande sécheresse de mai à août après un court épisode de pluie du 24 au 27 avril. Sécheresse "affreuse" sur la Provence. Prières pour implorer la pluie.

Anno 1579 : Séisme dans le centre et le sud-ouest de la France. En septembre et novembre, nombreuses tempêtes en Angleterre, qui causent des inondations marines. Tempêtes en Allemagne qui causent de grands dommages.

Anno 1580 : Le 6 avril, séisme dans le Pas de Calais, ressenti aussi en Angleterre et en Flandre. Plusieurs victimes. Plus de 30 vaissaux sont coulés sur la Manche. Deux séismes en Catalogne. Eté caniculaire sur le sud de la France, entrecoupé d'inondations et de tempêtes.

Anno 1581 : Le 26 mars, tempête sur Paris et en Beauce, de nombreux arbres sont abattus. Nouvel été caniculaire en Provence.

Anno 1582 : Le 12 août, violente tempête sur Norfolk accompagnée de grêle, qui ruina de nombreuses constructions et églises. Le 29 décembre, violente tempête sur l'Angleterre.

Anno 1583 : Printemps et été chaud et très sec sur l'Angleterre et la France. La sécheresse est épouvantable sur le Dauphiné, le Languedoc et la Provence.

Anno 1584 à 1588 : Grandes chaleurs et sécheresses en Europe orientale. La famine qui s'ensuit est terrible.

Anno 1584 : Le 24 juillet, violente tempête accompagnée d'orages et de grêle pendant 12 heures sur Chester. Le 12 novembre à 7 h. du soir, violent tremblement de terre au Mont-Saint-Michel.
L'hiver 1584 - 1585 est particulièrement doux.

Anno 1585 : L'hiver est très chaud en Provence. On voit des fleurs en janvier.

Anno 1586 : Fin septembre, ouragan destructeur sur l'Angleterre.

Anno 1587 : Inondations à Derby, détruisant ponts et constructions. Eté très chaud sur la Provence.

Anno 1588 : Le 24 janvier, brouillard particulièrement dense sur Paris et sa région. Il était si sombre et épais que deux personnes marchant ensemble dans les rues ne pouvaient se voir l'une l'autre. Un grand nombre d'oiseaux furent retrouvés morts après qu'ils eurent heurté des obstacles. Le 30 mai, violente tempête sur les côtes de l'Angleterre.

Anno 1589 : en février et en août, sévères tempêtes de grêle sur Londres. Le 8 septembre, rupture du barrage glaciaire de Mattmark. Vallée de Saas inondée. Le 11 décembre, ouragan et submersion des côtes de l'île de Ré.

Anno 1590 : L'été est si chaud et sec qu'il entraine beaucoup de problèmes en Angleterre et en Europe. (...) Même les Espagnols et les Italiens assurent que leur pays n'a jamais connu une telle chaleur en été. Les feux de forêt, landes et les villages incendiés sont à l'ordre du jour. Il n'ya pas d'eau ou de boue permettant de lutter contre les incendies. L'air est saturé par les fumées des feux de tourbe. Les sources et cours d'eau sont à sec. Nombreux incendies de forêts en Allemagne qui détruisent villes et villages. La Bohême est également ravagée par les incendies.

Anno 1591 : Le 24 février, ouragan et submersion des côtes de l' ile de Ré. Printemps et été venteux et sec en Angleterre, asséchant les cours d'eau. Le 5 octobre, aurore boréale rouge-sang à Nuremberg. « un incendie dans le ciel ».

Anno 1592 : Sécheresse extrême en Angleterre. Le manque d'eau provoque une grande mortalité dans le bétail. La Tamise est pratiquement à sec à Londres. L'hiver 1592-1593 particulierement doux en Belgique, avec seulement 5 jours de gelées.

Anno 1593 : Le 21 mars, grande tempête sur l'Angleterre, qui provoque la destruction de forêts et bâtiments. Le 15 juin, violente tempête sur l'Allemagne. Les orages causent plusieurs incendies, et des gens sont tués par la chute de gros grêlons.

Anno 1594-1598 : Fréquentes ruptures du barrage glaciaire du Ruitor (Italie).

Anno 1595 : En février, l'Allemagne, l'Angleterre, la Hollande et le reste de l'Europe sont l'objet de pluies intenses qui provoquent des inondations extraordinaires qui submergent de nombreux villages, et causent de grandes pertes humaines et parmi le bétail. Ce fut la cause d'une famine qui força la population à manger les animaux les plus divers, comme des rongeurs, les chiens et les chats, des reptiles etc... Ces conditions persistèrent en 1596. En Suisse, rupture du Glacier de Giétroz, Martigny est submergée.

Anno 1596 : Persistance des conditions de 1595. En Angleterre, tout l'été connait des pluies abondantes. 29 décembre : Crue de la Seine. Le pont de Meniers est emporté.

Anno 1598 : Mars est très chaud et sec. En France et en Angleterre, l'été est très chaud et sec. avec une grande abondance d'insectes. En décembre, grandes inondations en Italie.

Anno 1599 : En Angleterre, le printemps est particulièrement froid et sec. Ensuite, été chaud et sec, vendanges précoces également en France, suivi d'un automne extrêmement chaud et sec. En Provence, grande sécheresse de juin à septembre, suivie de pluies torrentielles.

A SUIVRE

Jo Moreau.

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12/11/2015

MODIFICATIONS CLIMATIQUES BRUTALES DANS L'HISTOIRE

réchauffement climatique,GIEC,climat,COP21,CO2,Un des arguments les plus fréquemment utilisés pour impliquer les activités humaines dans le réchauffement climatique récent, consiste à proclamer que dans l’histoire de la Terre, jamais ces changements n’avaient été aussi rapides. Nonobstant le fait qu’une augmentation de la température globale de 0,7°c constatée sur tout le XXe siècle puisse paraître très éloigné de la notion de modification rapide, des études relativement récentes contredisent cette affirmation.

Le Professeur Peter Ditlevsen, de l’ Institut Niels Bohr, branche de l’Université de Copenhague et par ailleurs chercheur au Ice and Climate Group , a publié en 2010 dans la revue Geophysical Research Letters une étude qui conforte le fait que des changements climatiques très brutaux ont bien eu lieu dans le passé (1).

L’étude des carottes de glace extraites notamment au Groenland montre qu’à la fin de la dernière époque glaciaire, la température augmenta de 10 à 15 degrés en moins de 10 ans. Ce réchauffement brutal dura environ un millénaire et tout aussi brusquement, la température a de nouveau chuté de façon drastique. Ces épisodes ne sont pas uniques, et sont imbriqués dans les cycles période glaciaire-période interglaciaire décrits comme les évènements de Dansgaard-Oescher, qui impliquent les courants océaniques. L’origine exacte de ces « points de basculement » fait toujours l’objet de théories diverses, et ne sont pas reproductibles dans les modèles climatiques actuels.

L’étude de Peter Ditlevsen conclut à la responsabilité de causes chaotiques, influencées peu ou prou par les tempêtes, de fortes précipitations, les fluctuations des calottes glaciaires etc. Cela démontre l’ extrême difficulté de prévoir ces changements de climat. Pour être complet, signalons que Ditlevsen n’exclut pas l’influence éventuelle du CO2 antropique comme facteur supplémentaire dans l’actuel changement climatique, mais précise que ses recherches ne concernent que le passé.

Mais je soupçonne fort qu'il s'agit là d'une utilisation prudente de la "phrase magique", utilisée par nombre de chercheurs pour préserver leur réputation, et leur ouvrir la possibilité de publier leur étude dans une revue à comité de lecture ? (2)

Cela fit également l’objet d’une étude du CNRS parue en 2008, sur un basculement semblable il y a environ 14700 ans par un réchauffement rapide de plus de 10°c, suivi à -12900 d’un refroidissement causant un nouvel épisode glaciaire, et enfin un nouveau réchauffement menant à la fin de la dernière période glaciaire il y a 11700 ans (3). Cette étude, à laquelle participèrent des paléoclimatologues du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, concluait quant à elle à la responsabilité des modifications radicales dans les courants atmosphériques. Les chercheurs ont montré que le climat a véritablement basculé d’une année à l’autre. « Les renversements climatiques ont véritablement eu lieu comme si quelqu’un avait appuyé sur un bouton » a constaté Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet de forage glaciaire NorthGrip.

Les scientifiques mettent en cause notamment le contenu en poussières de l’atmosphère, entraînant les modifications brutales de la circulation atmosphérique tropicale, puis polaire.

En juillet 2011, une équipe européenne (Université d’Utrecht) mettait en évidence un changement climatique brutal survenu il y a 200 millions d’années, simultanément à une extinction massive d’espèces marines et de vertébrés (4). Selon ces scientifiques, ce changement climatique fut causé par un largage massif de méthane (sans doute aux environs de 12.000 gigatonnes) consécutif à un épisode volcanique géant en Sibérie. Cela n’est pas un épisode unique dans l’histoire de la Terre, puisqu’il se produisit aussi il y a 55 millions d’années. Ce largage de méthane provient du plancher océanique, les bactéries qui le produisent étant stimulées par un réchauffement climatique déjà en cours.

Il peut aussi exister d’autres causes possibles, parmi lesquelles on peut citer des modifications dans le régime du Gulf Stream. Celui-ci réchauffe l’Atlantique Nord (et l’Europe par la même occasion) surtout en hiver. Certaines études font coïncider un arrêt ou un ralentissement de ce courant marin avec de brusques changements climatiques passés.

Ils peuvent bien entendu aussi se produire soit par des causes extra-terrestres, notamment la chute de météorites ou de comètes sur notre planète, de modifications de l‘activité solaire, un bombardement de particules cosmiques, soit aussi par des éruptions volcaniques « mégacolossales », parmi lesquelles l‘éruption du Lac Toba il y a 75000 ans, qui causa un mini âge glaciaire qui dura un millier d‘années.

Dans une période plus récente, David Hodell, du département de Géologie de l'Université de Floride, implique ainsi des changements climatiques, caractérisés par une sécheresse implacable, à la fin brutale de la civilisation Maya vers les années 900 (5).

L’étude des carottes glaciaires met en évidence non seulement l'existence de modifications climatiques brutales dans le passé, mais également le fait que la période de relative stabilité actuelle est exceptionnelle.

A cela, les tenants de la responsabilité humaine dans les modifications climatiques récentes me diront : tout cela, nous le savions déjà et il n’y a aucun point commun avec le réchauffement actuel (?). Cela ne les empêche pas de persister à utiliser cet argument en toutes occasions. Cependant, il reste une certitude absolue : lors des périodes glaciaires et interglaciaires, les activités humaines ne pouvaient en aucun cas être mises en cause…!

(1) http://climatechangepsychology.blogspot.com/2010/08/peter-ditlevsen-sudden-climate-change.html

(2) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/02/18/la-phrase-magique-merveilleux-conte-climatique-1124655.html

(3) http://www.insu.cnrs.fr/co/environnement/climats-du-passe/le-climat-a-bascule-de-facon-extremement-brutale-a-la-fin-de-la-derni

(4) http://meetingorganizer.copernicus.org/EGU2010/EGU2010-7212.pdf

(5) http://www.nature.com/nature/journal/v375/n6530/abs/375391a0.html

 

Jo Moreau

 

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06/11/2015

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : QUEL CONSENSUS ? (50)

Suite n°50

(Voir les 49 listes précédentes dans la catégorie « climat »).

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer que contrairement à un prétendu consensus, de nombreux scientifiques et spécialistes du climat ont émis un avis personnel et contestent tout ou partie des conclusions climatiques émises par le GIEC. 

D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

558 - "Un article de "Nature" prétendait que la preuve scientifique de l'influence du CO2 (sur le climat) était établie. Les mesures démontrent exactement le contraire".

Siegfried Dittrich - Physicien - Chimiste (D).

http://notrickszone.com/2015/03/08/german-physical-chemistry-scientist-on-nature-article-of-proof-of-co2-forcing-measurements-show-exact-opposite/#sthash.PSNu9mK9.dpbs

559 - "Nous croyons que la théorie de l'impact du CO2 émis par l'homme sur un changement climatique mondial catastrophique n'est pas étayée".

Harold H Doiron - PhD - Physicien - Mathématicien - Ex collaborateur à la NASA. 

http://www.therightclimatestuff.com/BoundingClimateSensitivityForRegDecisions.pdf

560 - "Le climat est devenu un sujet complètement artificiel calé sur un calendrier diplomatique et politique".

Philippe Verdier - Master en développement durable - Présentateur météo TV - Chef du service météo France Télévision.

https://www.dailymotion.com/video/x2vp3yz_teaser-climat-investigation-philippe-verdier_news?start=4

561 - "Les scientifiques qui émettent des doutes sur l'exactitude des modèles climatiques (du GIEC) sont stigmatisés et assimilés à ceux qui nient les crimes nazis".

Gordon Brown - PhD - Physicien - Professeur de physique Duke University.

http://gradyent.blogspot.be/2013/12/global-warming-spitting-in-wind.lhtm

562 - "Malgré les tentatives de lier tous les événements météorologiques au réchauffement climatique, la température de la Terre a été globalement stable depuis 2002".

Bill Steffen - Météorologue en chef Wood TV.

http://gradyent.blogspot.be/2013/12/global-warming-spitting-in-wind.html

563 - "Le climat change et a toujours changé. (...) Même si l'influence humaine peut avoir de notables conséquences, elle est peu de chose au vu de l'ensemble du système climatique".

Steven E Koonin - PhD - Physique théorique- Directeur du Centre pour la science Université de New York. Ex sous-secrétaire pour la science du gouvernement Obama.

http://www.wsj.com/articles/climate-science-is-not-settled-1411143565

564 - "L'évolution du climat ne peut s'évaluer que sur un grand nombre d'années, voire des décennies ou des millénaires, et sur de vastes étendues géographiques".

Scott Sabol - Météorologue - WJW FOX 8.

http://sabolscience.blogspot.be/2012/04/dallas-tornadoes-global-warming.html

565 - "La diminution de l'activité solaire conduira à un mini âge glaciaire vers 2030, semblable à celui connu par notre planète vers 1645".

Valentina Zharkova - PhD - Astrophysique - Astronomie - Northumbria University (GB).

http://www.ras.org.uk/news-and-press/2680-irregular-heartbeat-of-the-sun-driven-by-double-dynamo

566 - "Nous allons tout droit vers des hivers très rudes, vers un mini âge de glace"

Richard Harrison - PhD - Physique spatiale - Scientifique en chef Rutheford Appleton Laboratory (GB)

http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/07/13/01008-20150713ARTFIG00193-une-mini-periode-glaciaire-pourrait-toucher-la-terre-a-partir-de-2030.php

567 - "On n'a pas assez de données pour dire que l'homme est seul responsable du réchauffement climatique".

Luc Trullemans - Météorologue (B)

http://www.sudinfo.be/1398094/article/2015-10-16/luc-trullemans-ne-croit-pas-au-rechauffement-climatique-cause-par-l-homme-oui-je?utm_medium=twitter&utm_source=twitterfeed

568 - "Je suis bouleversé par la quantité de mauvaise science publiée simplement parce qu'elle abonde dans le sens de l'idéologie dominante des catastrophes climatiques (...) causées par le CO2"

Jim Steele - MSc - Environnementaliste - Biologiste.

http://www.mercurynews.com/pacifica/ci_24317137/avid-environmentalist-challenges-climate-change-alarmists-book-event

 

A  SUIVRE

Voir la liste complète arrêtée au 10/10/2015 : 

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/10/10/550-scientifiques-giecosceptiques-1146796.html 

 

Jo Moreau

 

Un nouveau livre sous la direction du Professeur Istvan Marko. Peut être commandé via :

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20/08/2015

SUR LES EVENEMENTS CLIMATIQUES EXTREMES (8)

réchauffement climatique,climat,GIEC,CO2, Suite n° 8.  (anno 1100-1199)

"IL N'Y A DE NOUVEAU QUE CE QUI EST OUBLIE" (Melle Bertin)

Désormais, chaque inondation quelque peu catastrophique, chaque tornade, chaque anomalie météorologique est rattachée au réchauffement climatique  qui parait-il nous menace, mais dont en plus nous serions responsables !

Pourtant, la consultation de chroniques ou récits anciens est révélatrice de précédents tout aussi apocalyptiques,  et met à mal la notion même de "changements climatiques", et la définition d'un "climat stable" qu'on voudrait instaurer à tout prix.

Contexte et mise en garde, voir : 

 

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/02/27/sur-les-evenements-climatiques-extremes-1-1140511.html

 

 

Anno 1102 : Grande chaleur et sécheresse en Angleterre.

Anno 1103 : Le 10 août, grande tempête en Angleterre.

Anno 1105 : En Angleterre, de grandes inondations provoquent une famine.

Anno 1106 : En juin, séisme et raz de marée en Angleterre. Il y eut également des tempêtes.  Venise est touchée par un tremblement de terre suivi d'un raz-de-marée.

Anno 1108 : Une grande partie de la Flandre est submergée par un raz-de-marée, forçant de nombreux habitants à l‘exil; beaucoup s‘établirent dans le Pembrokeshire sur autorisation du Roi Henry 1er. La ville et le port de Oostende sont totalement submergés.  

Anno 1109 : Crue de la Loire. 

Anno 1111 : Grande sécheresse en France.

Anno 1112 : Le 20 avril, séisme à Aix-la-Chapelle.  Grande sécheresse dans le sud de la France.  Tempêtes effroyables dans le golfe normanno-breton. Chute des tours et des pinacles des églises.

Anno 1113 : En juin il fait si chaud en Angleterre que les forêts et les champs sont en feu.  La situation est identique en Italie.

Anno 1114 : Terrible sécheresse en Bretagne.  Grande chaleur et sécheresse en Angleterre.  Un terrible ouragan détruit maisons, villages et forêts en Angleterre. La mer se retire de telle manière qu’on peut marcher sur le sable sec pendant toute une journée. Beaucoup de fleuves et rivières sont à sec, et à Londres, le niveau de la Tamise arrive au genou d’un homme.

Anno 1115 : 14/04 : (ou 1119 ?) Tempêtes effroyables dans le golfe normanno-breton. Le ciel est en feu et la lune est couleur de sang. Puis terrible tremblement de terre dans le golfe normanno-breton. Le monastère du Mont-Saint-Michel est incendié par la foudre, dont les éclats accompagnent les secousses du sol (A. Chèvremont).  Hiver doux. Vente de fraises à la Noël à Liège.

Anno 1116 : Une grande tempête frappe l’ Angleterre.

Anno 1117 : Le 3 janvier, grand tremblement de terre à Liège ressenti jusque Reims. Un deuxième séisme eut lieu le 12 mai.  Tempêtes effroyables dans le golfe normanno-breton. des églises sont détruites.  Séisme en Italie à Vérone et tout le Nord de l'Italie.  En Angleterre, des pluies incessantes et des tempêtes sont la cause d’une famine. En novembre et décembre, on note d’effroyables tempêtes notamment à Liège.  Une crue de l’Arno en Italie cause de nombreuses destructions notamment du pont de Monte Vecchio.

Anno 1118 : En janvier et février, il y a de grandes tempêtes et des orages qui font de nombreuses victimes.  En Bretagne, un grand tremblement de terre "subvertit les édifices et les arbres actuellement fichés et la cité de Nantes fut misérablement brûlée " . Un grand tremblement de terre fit s’écrouler les édifices et coucha des forêts entières, comme celle de Vertou près de Nantes.  Le 21 décembre, il y a un grand ouragan en Angleterre.  

Anno 1119 : crue de la Seine.  En Pologne et dans les pays voisins il y a de constantes inondations telles que les semailles sont rendues impossibles.

Anno 1121-1122 : Grande chaleur et sécheresse en Angleterre pendant 3 mois de printemps.  En décembre 1121, il y eut un terrible ouragan sur tout le pays.  le 10 décembre séisme (Région de Aix-la-Chapelle ?).

Anno 1122 : En Angleterre, des ouragans dévastateurs soufflent en avril et en août.

Anno 1124 : En Angleterre, de multiples tempêtes détruisent les récoltes.  En Italie des inondations surviennent à Rome. 

Anno 1125 : Nouvelles grandes inondations qui emportent les ponts en Angleterre. Pendant tout l’ été il y eut des pluies incessantes et de nombreuses villes sont inondées. Il s'ensuivit une grande famine. On rapporte les mêmes faits dans toute l'Europe notamment en Allemagne, en France  et en Italie.  En France, crue de la Seine.

Anno 1130-1131-1132 :Chaleur extrême et sécheresse en Angleterre et en France. Tous les cours d eau sont à sec et le bétail est décimé.

Anno 1133 : En France, des pluies violentes causent de nombreuses inondations.  

Anno 1134 : Séchersse extrême dans le Nord de la France.  En juin, un vent chaud assèche la Normandie. Un peu partout les gens assoiffés se jettent dans les cours d'eau et les rivières et beaucoup se noient.  En septembre en Normandie et ailleurs, beaucoup de villes et de villages sont entièrement détruits par le feu, comme Le Mans, Chartres, Alençon, Nogent et Verneuil.  Assèchement subit de la Sambre à Namur.  Raz de marée sur les côtes de la Mer du Nord en septembre ou en octobre. Une nuit, la mer envahit les terres sur une profondeur de 7 miles, renversant les villages et les habitations . La catastrophe touche la Flandre et les pays voisins.  En décembre, grandes inondations en Normandie. Les crues atteignent les toits des habitations. 

Anno 1135 : Grande chaleur et sécheresse généralisée en France et en Angleterre. « Il fit si grand chaud que la terre brûlait en divers endroits de la France ». Les pâtures et les champs sont grillés et il s’ensuivit une grande famine. Les rivières et les lacs sont à sec. Les bruyères dans les montagnes et les forêts prennent feu par l‘action du soleil. En Allemagne, le Rhin est presque entiè!rement à sec et peut être traversé à pied. Les forêts sont en feu.  Le 1 décembre l Angleterre fut balayée par un ouragan.

Anno 1136 : La sécheresse se poursuit. En France la chaleur était intense.  Eté très chaud et sécheresse en Europe orientale.  le 27 octobre, un ouragan détruit de nombreux bâtiments en France.

Anno 1137 : Eté très chaud et grande sécheresse dans toute l' Europe. Les cours d' eau sont à sec. En France, la sécheresse persiste de mars à septembre. les puits, fontaines et fleuves sont taris et beaucoup de gens meurent de soif. Dans le Nord de la France, la chaleur était étouffante. Au milieu de cette chaleur, plusieurs villes furent détruites par le feu, en Allemagne Mayence et Speyer notamment.  En Angleterre, la famine régnait et la sécheresse etait générale.  En Italie, des feux souterrains apparurent qui durèrent trois ans.

Anno 1141 : le 24 avril, séisme à Aix-la-Chapelle.  En Angleterre, une tornade détruit en partie de la ville de Wellesbourne.

Anno 1142 : En Europe orientale, un été chaud et sec cause famine et de nombreux morts.

Anno 1143 : En janvier en France, de violentes tempêtes sont la cause de grandes destructions.

Anno 1144 : Le 14 février, un ouragan fait de grands dégâts en Angleterre.  Grande sécheresse pendant plusieurs mois en Angleterre, et une grande famine en découle.

Anno 1146 : Une quinzaine de séismes secoue la région de Disibodenberg en Germanie.

Anno 1148 : L hiver 1148-1149 fut chaud et sec.  Un ouragan balaye l' Angleterre pendant 4 jours.

Anno 1149 : En Angleterre il y eut de nombreuses tempêtes. 

Anno 1150 : Grandes inondations dans la vallée du Danube, dues à des pluies abondantes. 

Anno 1151 : Crue de la Seine.  L'Europe orientale est soumise à des pluies abondantes de juin à la mi-août et à des inondations..

Anno 1152 : Grande sécheresse en Angleterre.  Eté chaud et sec en Europe orientale.

Anno 1154 : Il y eut une "horrible tempête" en Angleterre.

Anno 1155 : Au début d'avril, : violentes secousses sismiques au Mont-Saint-Michel et à Tombelaine.  Séisme en Bourgogne. "La terre fut trois fois ébranlée en une seule nuit". 

Anno 1156 : Sécheresse excessive dans le sud de la France.  En juillet, nombreuses tempêtes en Angleterre.

Anno 1157 : En Italie et en Allemagne, grandes chaleurs et sécheresse.  Une grande tempête fit de nombreuses victimes en Normandie.  Grande tempête en Italie qui fait de nombreux dégâts et victimes.  Grandes inondations en Normandie, en Italie en Allemagne et en Angleterre.  Probablement un raz-de-marée en Allemagne.

Anno 1159 : crue de la Seine.

Anno 1161 : Un raz-de-marée en Sicile fait plus de 5000 morts et de grandes destructions.  Une tornade fait de grands dégâts au village de Landavran en Bretagne.  Tremblement de terre dans le Cotentin et dans les îles Anglo-Normandes . 

Anno 1162 : En Allemagne, il y a de nombreuses inondations et des milliers de morts dus aux crues de l Elbe et de la Weser.  Le 14 mars, de grandes tempêtes soufflent en Allemagne.  Notre chronique (Bonaventure du Plesseix) marque que dans la même année il y eut une grande famine en Bretagne qui obligea les hommes à manger la terre et quelques-uns leurs propres enfants et elle ajoute pour marquer la cherté des vivres que le septier d’avoine coutoit cinquante sols, somme prodigieuse pour un temps ou on ne comptoit que treize sols quatre deniers dans un marc d’argent. (Quimperlé - A. de Blois, 1881, p. 129).

Anno 1163 : Le 21 décembre, un raz-de-marée aux Pays-Bas, fait de nombreuses victimes.

Anno 1164 : Il y a une grande tempête en Allemagne, qui détruisit de nombreuses habitations et églises.  Le 17 février, une inondation par la mer entre le Rhin et l Elbe touche 20000 personnes. L'eau salée envahit le pays sur une profondeur de 12 miles.  Nouveau raz-de-marée d’une hauteur exceptionnelle aux Pays-Bas.

Anno 1165 : Raz-de-marée en Sicile. On dénombre 12000 morts.  En été, des vents brûlants détruisent les récoltes.

Anno 1167 : Le 20 janvier séisme à Cologne.

Anno 1170 : En janvier et février , il y eut de grandes tempêtes en France.  Raz-de-marée et grandes inondations en Hollande, Frise et à Utrecht.  Il y eut une grande tempête en Allemagne qui pousse la mer à des niveaux inhabituels.  Grande tempête en décembre. 

Anno 1171 : En janvier, grande tempête en France.  En Angleterre, la mer submerge les côtes causant de grandes destructions en plusieurs endroits, et cause la mort de beaucoup d‘habitants et de bétail. En décembre, une grande tempête balaye l’Angleterre, l' Irlande, l' Ecosse et la France. La foudre cause de grands dommages.

Pendant l’ hiver 1171-1172, une terrible tempête ayant l’intensité d’un ouragan, balaye les côtes de Galles du sud et d' autres régions de l' Ouest. Le vent soufflait avec tellement de violence que le sable fut entièrement soufflé des côtes. Les vagues furent telles que les poissons furent projetés au sommet des rochers.

Anno 1172 : hiver extrêmement doux. En Belgique, à fin janvier, il y a déjà des feuilles aux arbres, à mi-février les oiseaux ont construit leur nids et couvent déjà leurs œufs.  En Irlande, de nombreux habitants sont noyés par des inondations.  En France et en Angleterre, il y eut une terrible tempête.  Raz-de-marée sans précédent. L’océan couvre la partie occidentale de l’évêché de Saint-Pol-de-Léon. A Landerneau et à Morlaix, près de 1000 personnes sont emportées par les eaux.  Des orages détruisent des maisons et des églises.  En Allemagne, crue du Rhin désastreuse.

Anno 1173 : En Hollande, une grande tempête recule les limites du Zuiderzee.  En Angleterre, il y eut une grande tempête accompagnée d’orages.

Anno 1174 : L’année fut extrêmement pluvieuse. Le Nord-Est de la France connut de grandes inondations. L’air extrêmement humide provoqua de très nombreux décès suite aux rhumes et inflammations respiratoires.

Anno 1175 : En automne en France, il y eut à nouveau de grandes inondations, notamment de la Seine, qui submergèrent un grand nombre de fermes.

Anno 1176 : La mer submerge les côtes du Lincolnshire et de Hollande, occasionnant de nombreuses morts par noyade. Il fallut 2 jours pour que la mer se retire. En Angleterre il y eut plusieurs ouragans pendant l' année.

Anno 1177 : L' été fut très chaud et sec à travers l’Europe. Les grains et semences furent perdues.  Cependant, durant les moissons il y eut des tempêtes et des orages qui causèrent la perte de nombreux bateaux en mer.  La nuit du 3 décembre, il y eut un terrible ouragan qui détruisit les maisons, les églises et les forêts.   

Anno 1178 : En janvier, la mer submerge les côtes anglaises détruisant les villes, les villages et les troupeaux   Sécheresse dans le  Quercy, suivie d'une famine.  Pendant l' hiver il y eut de grandes inondations qui détruisirent de nombreuses constructions.

Anno 1179 : Le 5 juin il y eut un grand ouragan en Angleterre. En France, crue de la Loire.  Le 1 août, important séisme (à Liège ?).

Anno 1182 : Eté chaud.

Anno 1183 : Eté très chaud et grande sécheresse. En France, une sécheresse insolite accompagna la grande chaleur de 1183 ; elle assécha en plusieurs endroits les rivières, les fontaines et les puits.

Anno 1185 : En décembre il y eut un grand ouragan.

Anno 1186 : Dès janvier, l’hiver fut particulièrement doux en Allemagne et en France. La végétation était très en avance et en France, les arbres furent en fleurs au milieu de l' hiver. En février, le temps était printanier et les poules et les oiseaux commencèrent à pondre. A la fin mai on commença à récolter le grain.  Grandes chaleurs sur l'Europe orientale.

Anno 1187 : Importantes inondations en Angleterre.  Très grandes chaleurs. Nombreux incendies en France. 

Anno 1188 : En France, été très chaud et grande sécheresse. Une sécheresse insolite accompagna la grande chaleur comme en 1183 ; elle assécha dans plusieurs endroits les rivières, les fontaines et les puits. Les mêmes phénomènes trahissent la sécheresse de 1188 : un grand nombre d’incendies se déclarèrent à Tours, à Chartres, à Beauvais, à Auxerre, à Troyes, etc.  En Angleterre, la mer submerge les côtes en causant de grands dégâts et de nombreux morts.

Anno 1189 : Un grand ouragan souffle sur l' Angleterre. 

Anno 1190 : Loudun, en France, est ravagée par un ouragan.

Anno 1193 - 1196 :

Ces quatre années furent caractérisées en France, dans les Flandres et en Angleterre par des pluies incessantes qui occasionnèrent une grande mortalité par maladies et  famine. Les habitants valides étaient si peu nombreux qu’ils ne suffisaient pas à ensevelir les morts.

Anno 1194 : des pluies accompagnées de tempêtes et d'orages ont anéanti la région de Compiègne. 

Anno 1195 : Invasion de sauterelles dans toute l’Europe jusqu' en Hongrie. Automne chaud.

Anno 1196 : il y eut de subites inondations, notamment de la Seine, en beaucoup d’endroits qui détruisirent villes, villages et leurs habitants.  Il y eut également plusieurs ouragans pendant cette période.

Anno 1198 ; A Liège, temps printanier en hiver, suivi d'une grande sécheresse. 

Anno 1199 : En Angleterre, la pluie provoque de grandes inondations qui détruisent les ponts et les habitations.

 

A SUIVRE

 

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

 

Jo Moreau

 

14:31 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : réchauffement climatique, climat, giec, co2 | |  Facebook |

11/08/2015

LETTRE OUVERTE AU PAPE SUR LE CLIMAT.

réchauffement climatique,GIEC,CO2,cop21,Cette lettre ouverte a été publiée par le média informatique "Contrepoints" le 31 juillet.

http://www.contrepoints.org/2015/07/31/216181-lettre-ouverte-au-pape-sur-le-climat.

Jo Moreau.

 

 

 

 

Le Pape a-t-il envisagé les conséquences désastreuses de son ralliement à l'idéologie climatique ?

Par Istvan E. Marko.

Votre Sainteté,

Si le sort de nos frères humains, de la nature et de notre environnement est d’une importance capitale, il est tout aussi impératif, dans une démarche se revendiquant de la science, que les règles fondamentales de celle-ci soient scrupuleusement respectées. Force est de constater en lisant votre encyclique, dont la parution à quelques mois de la prochaine congrégation sur le changement climatique à Paris (COP21) donne un signal fort d’encouragement aux dirigeants de notre monde et aux organismes alarmistes non-gouvernementaux, et montre que vous avez choisi de vous aligner sur les thèses officielles basées sur les conclusions du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Etude du Climat).

Au lieu de produire un rapport pour décideurs prudent et basé sur des preuves scientifiques irréfutables, cet organisme politique, émanation de l’ONU, nous propose des affirmations hautement spéculatives et purement théoriques présentées comme des vérités scientifiques affirmées. Au cours de ce processus, la science elle-même est pervertie. De nombreuses autorités politiques, morales et religieuses, toutes bien intentionnées, tentent d’offrir des solutions à des problèmes inexistants, basés sur une science tronquée et trompeuse, dont les conséquences risquent d’être dramatiques pour ceux-là mêmes que nous cherchons à aider.

Aujourd’hui, lorsque des scientifiques utilisent des modèles climatiques simplistes pour simuler des systèmes naturels d’une complexité inouïe, tel le climat de la terre, ils oublient trop facilement, ainsi que le public et les décideurs, que les modèles informatiques ne sont pas la réalité mais seulement « de bien séduisantes simulations ». Si les résultats de ces prévisions sont en désaccord avec l’observation, alors les modèles, et non pas la nature, doivent être corrigés et la théorie sous-jacente jetée et remplacée. En climatologie, science aujourd’hui corrodée par le politique, l’inverse tient lieu de règle. Je viens d’en avoir une preuve supplémentaire en écrivant au Vice-Président de la Commission européenne, Maros Šefčovič pour lui en faire part. La réponse que j’ai reçue ne peut que désespérer d’un monde politique ignare de la réalité, à moins qu’il ne soit hypocrite pour ne pas se départir du politiquement correct, ce qui in fine est encore pire.Parallèlement à l’utilisation d’une science exacte et honnête, il est impératif de tenir compte, lors des décisions en matière de politique climatique, du bien-être des plus pauvres parce qu’ils sont les plus vulnérables et les moins en mesure de se protéger. Dès lors, nous devons éviter tout choix dogmatique ou idéologique qui entraverait leur ascension hors de la pauvreté.

Il est préoccupant de constater que de nombreuses voix éminentes considèrent aujourd’hui l’humanité comme étant un fléau pour notre terre, estimant que l’homme est LE problème de notre planète. Ce n’est heureusement pas votre position. Mais il est quand même surprenant que vous défendiez une thèse qui est le fonds de commerce de ceux qui se battent pour limiter le parasite de la nature : l’homme. Affirmant que « la science du climat est totalement maîtrisée» et qu’un réchauffement climatique catastrophique dû à l’homme risque de perturber irrémédiablement notre planète d’ici l’an 2100, ces voix exigent l’abandon des combustibles fossiles, qui fournissent pourtant l’essentiel (86,3% en 2014) de l’énergie nécessaire à l’épanouissement humain, quand bien même cela signifie rester dans le dénuement ou y retourner.

L’extrême pauvreté, la faim généralisée, les maladies endémiques et une existence pénible et écourtée étaient les conditions ordinaires de l’humanité jusqu’à ces derniers deux siècles et demi.

Ces tragédies semblent normales pour les mouvements environnementaux qui préfèrent que les êtres humains vivent et soient traités comme de simples animaux se soumettant à la Nature, plutôt que de l’adapter à leur besoin tout en la respectant. La délivrance de la plus grande partie de l’humanité de la pauvreté matérielle absolue résulte notamment d’un accès à de l’énergie fiable, abondante et bon marché, générée à partir de combustibles à haute densité énergétique que sont les matières fossiles et nucléaires. En remplaçant l’animal, le muscle humain, y compris l’esclavage, le bois et la bouse séchée, les combustibles fossiles et nucléaires ont libéré les hommes des tâches associées à leur simple survie et ont engendré les immenses progrès scientifiques, technologiques et médicaux qui ont façonné notre société moderne.

Sous l’impulsion de personnes influentes et de puissantes organisations internationales, s’est répandue l’idée que la production de CO2 conduisait à un réchauffement climatique dangereux et sans précédent historique. Toujours à l’affut pour exploiter les naïfs, le système financier est devenu le paladin de la cause tant il y a de l’argent à gagner grâce aux gigantesques subsides accordés pour faire diminuer de quelques pourcents à peine la part des énergies fossiles (elle a diminué de 0,4% de 2013 à 2014 !). Pourtant, à ce jour, aucune preuve scientifique n’est venue étayer cette affirmation, basée uniquement sur les résultats de modèles climatiques plus qu’imparfaits. Ceux-ci sont tellement peu fiables que 98% d’entre eux prédisent plus du double du réchauffement réellement mesuré. Non seulement y a-t-il une divergence croissante entre les observations de la température du monde réel et les simulations des modèles, mais aucun de ces modèles n’a été capable de prédire l’absence complète de réchauffement observée au cours des 18 dernières années, un comble pour « une science totalement maîtrisée ». De plus, les erreurs des modèles ne sont pas aléatoires, mais apparaissent clairement biaisées et constamment au-dessus des températures observées. Ces modèles obéissent aux demandes de leurs maîtres et de leurs financeurs, leur offrant une fausse légitimité scientifique sur laquelle ils formulent leurs désidératas et exigent de nouvelles lois liberticides, de plus en plus contraignantes.

Les énergies renouvelables, en raison de leurs coûts élevés, de leur efficacité réduite et de leur intermittence, ne peuvent remplacer les énergies fossiles aussi simplement que l’on tente de nous le faire croire. La catastrophique transition énergétique allemande est une parfaite illustration de l’irrationalité d’une telle décision. Elle aurait dû servir d’exemple aux autres nations, tout comme le choix de Bill Gates et celui de Google d’abandonner les énergies renouvelables, après plus de 10 ans de recherches. Une telle substitution serait insupportable pour les pauvres de ce monde conduisant, non seulement à une augmentation du coût de l’énergie, mais aussi à celle des biens et des services qui en dépendent largement. La décision de remplacer les énergies fossiles par d’autres bien moins efficaces ralentira la sortie des pauvres de la précarité et pourrait même en renvoyer des millions d’autres à la misère.

Plus de 1,3 milliard d’êtres humains n’ont pas accès du tout à l’électricité et plus de 2,7 milliards vivant dans les pays en développement dépendent encore du bois et de bouse séchée pour cuisiner et se chauffer. Les fumées produites par ces combustibles naturels, ces énergies renouvelables tant vantées, tuent plus de 4 millions de personnes chaque année et en handicapent des centaines de millions d’autres annuellement. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s‘en est vivement inquiétée et demande que l’on offre à ces malheureux un accès à une énergie « moderne ». Plus les coûts de l’énergie augmenteront, pire sera la situation des pauvres, y compris ceux des pays « riches ». Certains mourront de froid parce qu’ils ne pourront payer leurs factures d’électricité et de chauffage, comme observé au Royaume-Uni où des dizaines de milliers de personnes sont déjà mortes lors des hivers récents, en raison de la précipitation de la Grande-Bretagne à substituer l’éolien et le solaire au charbon.

Les risques associés à l’indigence et à des politiques énergétiques erronées sont bien plus importants et plus graves que les hypothétiques dangers dus au changement climatique. Une richesse adéquate permet aux hommes de prospérer dans un large éventail de climats ; la pauvreté, elle, sape toute prospérité humaine, même dans le meilleur des climats. Il en résulte que la réduction de l’utilisation de combustibles fossiles condamne les sociétés pauvres à le rester et oblige leurs habitants à se sacrifier pour le bien des « riches » de ce monde. Il s’agit là d’une injustice manifeste et intolérable.

Ce fut d’ailleurs une grande désillusion pour le mouvement environnementaliste que vous défendez dans votre encyclique lorsqu’en 2013, pour fêter les 20 ans du « Sommet de la terre » de Rio de Janeiro qui sanctifiait l’écologisme, la présidente Brésilienne Vilma Roussef est parvenue à modifier la déclaration finale afin qu’elle ne soit pas centrée sur l’écologisme politique – le changement climatique – mais au contraire sur la question de la pauvreté énergétique que je viens d’évoquer.

Tandis qu’ajouter du dioxyde de carbone dans l’atmosphère ne semble pas provoquer le réchauffement climatique catastrophique tant espéré par certains (plus d’un tiers du CO2 produit par l’homme depuis l’ère industrielle a été émis dans l’atmosphère au cours de ces 18 dernières années sans que la température globale ne change d’un iota), le CO2 a un effet positif sur la vie des plantes. Avec plus de dioxyde de carbone dans l’air, les plantes poussent davantage, font un meilleur usage des nutriments du sol et de l’eau, résistent mieux aux maladies, augmentent leur production de fruits, élargissent leur territoire et « verdissent » la Terre. Davantage de nourriture devient ainsi disponible et, les rendements agricoles augmentant, l’alimentation devient plus abordable pour les pauvres de ce monde.

 

Réduire le taux de CO2 – une action qui non seulement coûtera des trillions d’euros mais dont le résultat sur le réchauffement climatique est essentiellement nul –frappera de nouveau de plein fouet les populations pauvres que vous défendez tant, en augmentant les coûts de l’énergie et en réduisant la production alimentaire. Une telle décision est moralement inacceptable, condamnera des centaines de millions de nos frères humains à une pauvreté constante et ne peut décemment recevoir votre aval.

 

19:12 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, cop21 | |  Facebook |