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12/11/2015

MODIFICATIONS CLIMATIQUES BRUTALES DANS L'HISTOIRE

réchauffement climatique,GIEC,climat,COP21,CO2,Un des arguments les plus fréquemment utilisés pour impliquer les activités humaines dans le réchauffement climatique récent, consiste à proclamer que dans l’histoire de la Terre, jamais ces changements n’avaient été aussi rapides. Nonobstant le fait qu’une augmentation de la température globale de 0,7°c constatée sur tout le XXe siècle puisse paraître très éloigné de la notion de modification rapide, des études relativement récentes contredisent cette affirmation.

Le Professeur Peter Ditlevsen, de l’ Institut Niels Bohr, branche de l’Université de Copenhague et par ailleurs chercheur au Ice and Climate Group , a publié en 2010 dans la revue Geophysical Research Letters une étude qui conforte le fait que des changements climatiques très brutaux ont bien eu lieu dans le passé (1).

L’étude des carottes de glace extraites notamment au Groenland montre qu’à la fin de la dernière époque glaciaire, la température augmenta de 10 à 15 degrés en moins de 10 ans. Ce réchauffement brutal dura environ un millénaire et tout aussi brusquement, la température a de nouveau chuté de façon drastique. Ces épisodes ne sont pas uniques, et sont imbriqués dans les cycles période glaciaire-période interglaciaire décrits comme les évènements de Dansgaard-Oescher, qui impliquent les courants océaniques. L’origine exacte de ces « points de basculement » fait toujours l’objet de théories diverses, et ne sont pas reproductibles dans les modèles climatiques actuels.

L’étude de Peter Ditlevsen conclut à la responsabilité de causes chaotiques, influencées peu ou prou par les tempêtes, de fortes précipitations, les fluctuations des calottes glaciaires etc. Cela démontre l’ extrême difficulté de prévoir ces changements de climat. Pour être complet, signalons que Ditlevsen n’exclut pas l’influence éventuelle du CO2 antropique comme facteur supplémentaire dans l’actuel changement climatique, mais précise que ses recherches ne concernent que le passé.

Mais je soupçonne fort qu'il s'agit là d'une utilisation prudente de la "phrase magique", utilisée par nombre de chercheurs pour préserver leur réputation, et leur ouvrir la possibilité de publier leur étude dans une revue à comité de lecture ? (2)

Cela fit également l’objet d’une étude du CNRS parue en 2008, sur un basculement semblable il y a environ 14700 ans par un réchauffement rapide de plus de 10°c, suivi à -12900 d’un refroidissement causant un nouvel épisode glaciaire, et enfin un nouveau réchauffement menant à la fin de la dernière période glaciaire il y a 11700 ans (3). Cette étude, à laquelle participèrent des paléoclimatologues du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, concluait quant à elle à la responsabilité des modifications radicales dans les courants atmosphériques. Les chercheurs ont montré que le climat a véritablement basculé d’une année à l’autre. « Les renversements climatiques ont véritablement eu lieu comme si quelqu’un avait appuyé sur un bouton » a constaté Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet de forage glaciaire NorthGrip.

Les scientifiques mettent en cause notamment le contenu en poussières de l’atmosphère, entraînant les modifications brutales de la circulation atmosphérique tropicale, puis polaire.

En juillet 2011, une équipe européenne (Université d’Utrecht) mettait en évidence un changement climatique brutal survenu il y a 200 millions d’années, simultanément à une extinction massive d’espèces marines et de vertébrés (4). Selon ces scientifiques, ce changement climatique fut causé par un largage massif de méthane (sans doute aux environs de 12.000 gigatonnes) consécutif à un épisode volcanique géant en Sibérie. Cela n’est pas un épisode unique dans l’histoire de la Terre, puisqu’il se produisit aussi il y a 55 millions d’années. Ce largage de méthane provient du plancher océanique, les bactéries qui le produisent étant stimulées par un réchauffement climatique déjà en cours.

Il peut aussi exister d’autres causes possibles, parmi lesquelles on peut citer des modifications dans le régime du Gulf Stream. Celui-ci réchauffe l’Atlantique Nord (et l’Europe par la même occasion) surtout en hiver. Certaines études font coïncider un arrêt ou un ralentissement de ce courant marin avec de brusques changements climatiques passés.

Ils peuvent bien entendu aussi se produire soit par des causes extra-terrestres, notamment la chute de météorites ou de comètes sur notre planète, de modifications de l‘activité solaire, un bombardement de particules cosmiques, soit aussi par des éruptions volcaniques « mégacolossales », parmi lesquelles l‘éruption du Lac Toba il y a 75000 ans, qui causa un mini âge glaciaire qui dura un millier d‘années.

Dans une période plus récente, David Hodell, du département de Géologie de l'Université de Floride, implique ainsi des changements climatiques, caractérisés par une sécheresse implacable, à la fin brutale de la civilisation Maya vers les années 900 (5).

L’étude des carottes glaciaires met en évidence non seulement l'existence de modifications climatiques brutales dans le passé, mais également le fait que la période de relative stabilité actuelle est exceptionnelle.

A cela, les tenants de la responsabilité humaine dans les modifications climatiques récentes me diront : tout cela, nous le savions déjà et il n’y a aucun point commun avec le réchauffement actuel (?). Cela ne les empêche pas de persister à utiliser cet argument en toutes occasions. Cependant, il reste une certitude absolue : lors des périodes glaciaires et interglaciaires, les activités humaines ne pouvaient en aucun cas être mises en cause…!

(1) http://climatechangepsychology.blogspot.com/2010/08/peter-ditlevsen-sudden-climate-change.html

(2) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/02/18/la-phrase-magique-merveilleux-conte-climatique-1124655.html

(3) http://www.insu.cnrs.fr/co/environnement/climats-du-passe/le-climat-a-bascule-de-facon-extremement-brutale-a-la-fin-de-la-derni

(4) http://meetingorganizer.copernicus.org/EGU2010/EGU2010-7212.pdf

(5) http://www.nature.com/nature/journal/v375/n6530/abs/375391a0.html

 

Jo Moreau

 

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06/11/2015

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : QUEL CONSENSUS ? (50)

Suite n°50

(Voir les 49 listes précédentes dans la catégorie « climat »).

Mon seul but par ce genre de billet : démontrer que contrairement à un prétendu consensus, de nombreux scientifiques et spécialistes du climat ont émis un avis personnel et contestent tout ou partie des conclusions climatiques émises par le GIEC. 

D’autres citations contredisent certaines idées reçues.

558 - "Un article de "Nature" prétendait que la preuve scientifique de l'influence du CO2 (sur le climat) était établie. Les mesures démontrent exactement le contraire".

Siegfried Dittrich - Physicien - Chimiste (D).

http://notrickszone.com/2015/03/08/german-physical-chemistry-scientist-on-nature-article-of-proof-of-co2-forcing-measurements-show-exact-opposite/#sthash.PSNu9mK9.dpbs

559 - "Nous croyons que la théorie de l'impact du CO2 émis par l'homme sur un changement climatique mondial catastrophique n'est pas étayée".

Harold H Doiron - PhD - Physicien - Mathématicien - Ex collaborateur à la NASA. 

http://www.therightclimatestuff.com/BoundingClimateSensitivityForRegDecisions.pdf

560 - "Le climat est devenu un sujet complètement artificiel calé sur un calendrier diplomatique et politique".

Philippe Verdier - Master en développement durable - Présentateur météo TV - Chef du service météo France Télévision.

https://www.dailymotion.com/video/x2vp3yz_teaser-climat-investigation-philippe-verdier_news?start=4

561 - "Les scientifiques qui émettent des doutes sur l'exactitude des modèles climatiques (du GIEC) sont stigmatisés et assimilés à ceux qui nient les crimes nazis".

Gordon Brown - PhD - Physicien - Professeur de physique Duke University.

http://gradyent.blogspot.be/2013/12/global-warming-spitting-in-wind.lhtm

562 - "Malgré les tentatives de lier tous les événements météorologiques au réchauffement climatique, la température de la Terre a été globalement stable depuis 2002".

Bill Steffen - Météorologue en chef Wood TV.

http://gradyent.blogspot.be/2013/12/global-warming-spitting-in-wind.html

563 - "Le climat change et a toujours changé. (...) Même si l'influence humaine peut avoir de notables conséquences, elle est peu de chose au vu de l'ensemble du système climatique".

Steven E Koonin - PhD - Physique théorique- Directeur du Centre pour la science Université de New York. Ex sous-secrétaire pour la science du gouvernement Obama.

http://www.wsj.com/articles/climate-science-is-not-settled-1411143565

564 - "L'évolution du climat ne peut s'évaluer que sur un grand nombre d'années, voire des décennies ou des millénaires, et sur de vastes étendues géographiques".

Scott Sabol - Météorologue - WJW FOX 8.

http://sabolscience.blogspot.be/2012/04/dallas-tornadoes-global-warming.html

565 - "La diminution de l'activité solaire conduira à un mini âge glaciaire vers 2030, semblable à celui connu par notre planète vers 1645".

Valentina Zharkova - PhD - Astrophysique - Astronomie - Northumbria University (GB).

http://www.ras.org.uk/news-and-press/2680-irregular-heartbeat-of-the-sun-driven-by-double-dynamo

566 - "Nous allons tout droit vers des hivers très rudes, vers un mini âge de glace"

Richard Harrison - PhD - Physique spatiale - Scientifique en chef Rutheford Appleton Laboratory (GB)

http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/07/13/01008-20150713ARTFIG00193-une-mini-periode-glaciaire-pourrait-toucher-la-terre-a-partir-de-2030.php

567 - "On n'a pas assez de données pour dire que l'homme est seul responsable du réchauffement climatique".

Luc Trullemans - Météorologue (B)

http://www.sudinfo.be/1398094/article/2015-10-16/luc-trullemans-ne-croit-pas-au-rechauffement-climatique-cause-par-l-homme-oui-je?utm_medium=twitter&utm_source=twitterfeed

568 - "Je suis bouleversé par la quantité de mauvaise science publiée simplement parce qu'elle abonde dans le sens de l'idéologie dominante des catastrophes climatiques (...) causées par le CO2"

Jim Steele - MSc - Environnementaliste - Biologiste.

http://www.mercurynews.com/pacifica/ci_24317137/avid-environmentalist-challenges-climate-change-alarmists-book-event

 

A  SUIVRE

Voir la liste complète arrêtée au 10/10/2015 : 

http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2015/10/10/550-scientifiques-giecosceptiques-1146796.html 

 

Jo Moreau

 

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15/09/2015

PARIS, PROCHAINE DESTINATION DU TOURISME CLIMATIQUE

 

 

 

 

cop21,réchauffement climatique,GIEC,climat,La chaîne de la télévision d'état FRANCE 2 nous informe que COP21, la grand-messe sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre prochain, accueillera 20,000 participants et coûtera au minimum 170 millions d'euros au budget national. Toutefois, d'autres sources citent le chiffre plus probable de 40,000 personnes attendues.

Pour des raisons de politique intérieure aussi bien qu' internationale, le gouvernement français veut faire de cet évènement un succès éclatant.

Et cet objectif est largement partagé par certains milieux scientifiques, les milieux financiers et industriels, et bien entendu portés par les puissants lobbies idéologico-environnementalistes. Monsieur Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, a même reçu les présentateurs météo afin de les persuader de propager la bonne parole climatique. (1)

On espère cette fois imposer des normes restrictives impératives aux Etats qui douteraient encore de l’existence d’un thermostat climatique, à l'aide duquel l’homme règlerait à volonté la température planétaire. Tout ceci est appuyé par des interventions médiatiques de plus en plus apocalyptiques à l’approche de cette date. On est en effet abreuvé presque journellement d'événements climatiques et environnementaux catastrophiques, aussitôt catalogués comme conséquences du réchauffement climatique. Ce sera, n'en doutons pas, la Xe dernière chance de « sauver la planète ».

Les pays « émergents », quant à eux, trépignent d'impatience devant la manne ANNUELLE de 100 milliards de dollars qui leur a étépromise lors de la conférence de Copenhague, et qu'ils comptent bien revendiquer à cette occasion.

Tout ce beau monde préfère occulter un fait incontestable : le réchauffement global a considérablement ralenti, sinon plafonné depuis 1998, démentant tous les modèles climatiques qui n’ont pas prévu ce phénomène embarrassant, parmi d‘autres réalités tout aussi déconcertantes et tout aussi occultées d‘ailleurs.

Dans le billet repris ci-dessous, Viv Forbes s’émeut du fait que la seule Australie ait envoyé une équipe de 114 personnes -dont son Premier Ministre- à la Conférence de Copenhague. Que dire alors des Belges, dont la délégation à Copenhague comptait 120 personnes, à Cancun, 108 participants, les autres conférences à l’avenant. Un somptueux « Magical Climatic Tour » !

La conférence de Rio +20 en 2012 a rassemblé à elle seule 50.000 participants, dont plus d’une centaine de chefs d’états.

Ces dernières années dans le monde, des millions de personnes sont mortes dans des conflits armés, d’autres dans des famines ou par manque d’eau potable, et jusque dans nos pays des citoyens meurent de froid car ils n’ont pas les moyens de se chauffer ou même de s’abriter, tandis que des millions de personnes sont parquées dans des camps de réfugiés, ou ont pris le chemin périlleux d'une Europe qui décompte les dixièmes de degrés qui parait-il la menace.

Personne n’est mort par la faute du réchauffement climatique. Un réchauffement global de 0,7°C -sept dixièmes de degré- sur tout le XXe siècle, rappelons-le .

Alors, où sont les priorités, et est-il judicieux que les contribuables continuent à financer directement ou indirectement les séjours de nos (ir)responsables dans des paradis touristiques souvent tropicaux, afin qu’ils fassent acte de présence dans des conclaves cycliques qui débouchent d’ailleurs sur autant d’échecs ? Il serait aussi amusant de calculer « l’empreinte écologique » de ces gigantesques conventions destinées à rebooster le catastrophisme climatique.

 

Voici les passages significatifs du billet publié par Viv Forbes dans le site WUWT de Anthony Watts (1) (traduction maison)

 

Jo Moreau.


Il y a vingt-deux ans, un groupe de militants verts se faisant appeler "Le Sommet de la Terre" s'est réuni à Rio et a inventé une façon de visiter le monde aux frais des contribuables : initier des conférences sans fin sur les alarmes menaçant l'environnement.

(…) Mais ils ont découvert le plus juteux des filons avec leur création appelée "Réchauffement Global", et ses sous-branches "Changement Climatique" et "Phénomènes Météorologiques Extrêmes".

Ces «nobles causes» ont généré une profusion de comités de pilotage, comités de référence, les comités politiques, sous-groupes scientifiques, des comités de travail, les évaluateurs et les organismes de pointe, et ont généré des réunions avec 20.000 participants de 178 pays en des lieux tels que Rio, Berlin, Genève , Kyoto, Buenos Aires, Bonn, La Haye, Marrakech, New Delhi, Milan, Montréal, Nairobi, Bali, Poznan, Copenhague, Cancun, Durban, Qatar, Doha, Varsovie, Stockholm, Lima, Abu Dhabi et New York.

Le circuit des Conférences climatiques est devenu une véritable aubaine pour les compagnies aériennes, les hôtels et restaurants raffinés, plus encore que les Jeux olympiques ou le G20.

Les contribuables du monde entier ont financé depuis 21 ans des dépenses inutiles, qui auraient été bien mieux employées dans une infrastructure pour la maîtrise des inondations, l'approvisionnement en eau potable des populations victimes de la sécheresse endémique, et à la lutte contre la pollution.

 

(1) http://www.huffingtonpost.fr/2014/06/02/rechauffement-climatique-laurent-fabius-presentateur-meteo_n_5430183.html

 

  1. http://wattsupwiththat.com/2014/08/25/cut-the-costly-clim...

 

 

 

 

D’ACCORD, PAS D’ACCORD ? VOTRE COMMENTAIRE EST BIENVENU…

 

 

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11/08/2015

LETTRE OUVERTE AU PAPE SUR LE CLIMAT.

réchauffement climatique,GIEC,CO2,cop21,Cette lettre ouverte a été publiée par le média informatique "Contrepoints" le 31 juillet.

http://www.contrepoints.org/2015/07/31/216181-lettre-ouverte-au-pape-sur-le-climat.

Jo Moreau.

 

 

 

 

Le Pape a-t-il envisagé les conséquences désastreuses de son ralliement à l'idéologie climatique ?

Par Istvan E. Marko.

Votre Sainteté,

Si le sort de nos frères humains, de la nature et de notre environnement est d’une importance capitale, il est tout aussi impératif, dans une démarche se revendiquant de la science, que les règles fondamentales de celle-ci soient scrupuleusement respectées. Force est de constater en lisant votre encyclique, dont la parution à quelques mois de la prochaine congrégation sur le changement climatique à Paris (COP21) donne un signal fort d’encouragement aux dirigeants de notre monde et aux organismes alarmistes non-gouvernementaux, et montre que vous avez choisi de vous aligner sur les thèses officielles basées sur les conclusions du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Etude du Climat).

Au lieu de produire un rapport pour décideurs prudent et basé sur des preuves scientifiques irréfutables, cet organisme politique, émanation de l’ONU, nous propose des affirmations hautement spéculatives et purement théoriques présentées comme des vérités scientifiques affirmées. Au cours de ce processus, la science elle-même est pervertie. De nombreuses autorités politiques, morales et religieuses, toutes bien intentionnées, tentent d’offrir des solutions à des problèmes inexistants, basés sur une science tronquée et trompeuse, dont les conséquences risquent d’être dramatiques pour ceux-là mêmes que nous cherchons à aider.

Aujourd’hui, lorsque des scientifiques utilisent des modèles climatiques simplistes pour simuler des systèmes naturels d’une complexité inouïe, tel le climat de la terre, ils oublient trop facilement, ainsi que le public et les décideurs, que les modèles informatiques ne sont pas la réalité mais seulement « de bien séduisantes simulations ». Si les résultats de ces prévisions sont en désaccord avec l’observation, alors les modèles, et non pas la nature, doivent être corrigés et la théorie sous-jacente jetée et remplacée. En climatologie, science aujourd’hui corrodée par le politique, l’inverse tient lieu de règle. Je viens d’en avoir une preuve supplémentaire en écrivant au Vice-Président de la Commission européenne, Maros Šefčovič pour lui en faire part. La réponse que j’ai reçue ne peut que désespérer d’un monde politique ignare de la réalité, à moins qu’il ne soit hypocrite pour ne pas se départir du politiquement correct, ce qui in fine est encore pire.Parallèlement à l’utilisation d’une science exacte et honnête, il est impératif de tenir compte, lors des décisions en matière de politique climatique, du bien-être des plus pauvres parce qu’ils sont les plus vulnérables et les moins en mesure de se protéger. Dès lors, nous devons éviter tout choix dogmatique ou idéologique qui entraverait leur ascension hors de la pauvreté.

Il est préoccupant de constater que de nombreuses voix éminentes considèrent aujourd’hui l’humanité comme étant un fléau pour notre terre, estimant que l’homme est LE problème de notre planète. Ce n’est heureusement pas votre position. Mais il est quand même surprenant que vous défendiez une thèse qui est le fonds de commerce de ceux qui se battent pour limiter le parasite de la nature : l’homme. Affirmant que « la science du climat est totalement maîtrisée» et qu’un réchauffement climatique catastrophique dû à l’homme risque de perturber irrémédiablement notre planète d’ici l’an 2100, ces voix exigent l’abandon des combustibles fossiles, qui fournissent pourtant l’essentiel (86,3% en 2014) de l’énergie nécessaire à l’épanouissement humain, quand bien même cela signifie rester dans le dénuement ou y retourner.

L’extrême pauvreté, la faim généralisée, les maladies endémiques et une existence pénible et écourtée étaient les conditions ordinaires de l’humanité jusqu’à ces derniers deux siècles et demi.

Ces tragédies semblent normales pour les mouvements environnementaux qui préfèrent que les êtres humains vivent et soient traités comme de simples animaux se soumettant à la Nature, plutôt que de l’adapter à leur besoin tout en la respectant. La délivrance de la plus grande partie de l’humanité de la pauvreté matérielle absolue résulte notamment d’un accès à de l’énergie fiable, abondante et bon marché, générée à partir de combustibles à haute densité énergétique que sont les matières fossiles et nucléaires. En remplaçant l’animal, le muscle humain, y compris l’esclavage, le bois et la bouse séchée, les combustibles fossiles et nucléaires ont libéré les hommes des tâches associées à leur simple survie et ont engendré les immenses progrès scientifiques, technologiques et médicaux qui ont façonné notre société moderne.

Sous l’impulsion de personnes influentes et de puissantes organisations internationales, s’est répandue l’idée que la production de CO2 conduisait à un réchauffement climatique dangereux et sans précédent historique. Toujours à l’affut pour exploiter les naïfs, le système financier est devenu le paladin de la cause tant il y a de l’argent à gagner grâce aux gigantesques subsides accordés pour faire diminuer de quelques pourcents à peine la part des énergies fossiles (elle a diminué de 0,4% de 2013 à 2014 !). Pourtant, à ce jour, aucune preuve scientifique n’est venue étayer cette affirmation, basée uniquement sur les résultats de modèles climatiques plus qu’imparfaits. Ceux-ci sont tellement peu fiables que 98% d’entre eux prédisent plus du double du réchauffement réellement mesuré. Non seulement y a-t-il une divergence croissante entre les observations de la température du monde réel et les simulations des modèles, mais aucun de ces modèles n’a été capable de prédire l’absence complète de réchauffement observée au cours des 18 dernières années, un comble pour « une science totalement maîtrisée ». De plus, les erreurs des modèles ne sont pas aléatoires, mais apparaissent clairement biaisées et constamment au-dessus des températures observées. Ces modèles obéissent aux demandes de leurs maîtres et de leurs financeurs, leur offrant une fausse légitimité scientifique sur laquelle ils formulent leurs désidératas et exigent de nouvelles lois liberticides, de plus en plus contraignantes.

Les énergies renouvelables, en raison de leurs coûts élevés, de leur efficacité réduite et de leur intermittence, ne peuvent remplacer les énergies fossiles aussi simplement que l’on tente de nous le faire croire. La catastrophique transition énergétique allemande est une parfaite illustration de l’irrationalité d’une telle décision. Elle aurait dû servir d’exemple aux autres nations, tout comme le choix de Bill Gates et celui de Google d’abandonner les énergies renouvelables, après plus de 10 ans de recherches. Une telle substitution serait insupportable pour les pauvres de ce monde conduisant, non seulement à une augmentation du coût de l’énergie, mais aussi à celle des biens et des services qui en dépendent largement. La décision de remplacer les énergies fossiles par d’autres bien moins efficaces ralentira la sortie des pauvres de la précarité et pourrait même en renvoyer des millions d’autres à la misère.

Plus de 1,3 milliard d’êtres humains n’ont pas accès du tout à l’électricité et plus de 2,7 milliards vivant dans les pays en développement dépendent encore du bois et de bouse séchée pour cuisiner et se chauffer. Les fumées produites par ces combustibles naturels, ces énergies renouvelables tant vantées, tuent plus de 4 millions de personnes chaque année et en handicapent des centaines de millions d’autres annuellement. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s‘en est vivement inquiétée et demande que l’on offre à ces malheureux un accès à une énergie « moderne ». Plus les coûts de l’énergie augmenteront, pire sera la situation des pauvres, y compris ceux des pays « riches ». Certains mourront de froid parce qu’ils ne pourront payer leurs factures d’électricité et de chauffage, comme observé au Royaume-Uni où des dizaines de milliers de personnes sont déjà mortes lors des hivers récents, en raison de la précipitation de la Grande-Bretagne à substituer l’éolien et le solaire au charbon.

Les risques associés à l’indigence et à des politiques énergétiques erronées sont bien plus importants et plus graves que les hypothétiques dangers dus au changement climatique. Une richesse adéquate permet aux hommes de prospérer dans un large éventail de climats ; la pauvreté, elle, sape toute prospérité humaine, même dans le meilleur des climats. Il en résulte que la réduction de l’utilisation de combustibles fossiles condamne les sociétés pauvres à le rester et oblige leurs habitants à se sacrifier pour le bien des « riches » de ce monde. Il s’agit là d’une injustice manifeste et intolérable.

Ce fut d’ailleurs une grande désillusion pour le mouvement environnementaliste que vous défendez dans votre encyclique lorsqu’en 2013, pour fêter les 20 ans du « Sommet de la terre » de Rio de Janeiro qui sanctifiait l’écologisme, la présidente Brésilienne Vilma Roussef est parvenue à modifier la déclaration finale afin qu’elle ne soit pas centrée sur l’écologisme politique – le changement climatique – mais au contraire sur la question de la pauvreté énergétique que je viens d’évoquer.

Tandis qu’ajouter du dioxyde de carbone dans l’atmosphère ne semble pas provoquer le réchauffement climatique catastrophique tant espéré par certains (plus d’un tiers du CO2 produit par l’homme depuis l’ère industrielle a été émis dans l’atmosphère au cours de ces 18 dernières années sans que la température globale ne change d’un iota), le CO2 a un effet positif sur la vie des plantes. Avec plus de dioxyde de carbone dans l’air, les plantes poussent davantage, font un meilleur usage des nutriments du sol et de l’eau, résistent mieux aux maladies, augmentent leur production de fruits, élargissent leur territoire et « verdissent » la Terre. Davantage de nourriture devient ainsi disponible et, les rendements agricoles augmentant, l’alimentation devient plus abordable pour les pauvres de ce monde.

 

Réduire le taux de CO2 – une action qui non seulement coûtera des trillions d’euros mais dont le résultat sur le réchauffement climatique est essentiellement nul –frappera de nouveau de plein fouet les populations pauvres que vous défendez tant, en augmentant les coûts de l’énergie et en réduisant la production alimentaire. Une telle décision est moralement inacceptable, condamnera des centaines de millions de nos frères humains à une pauvreté constante et ne peut décemment recevoir votre aval.

 

19:12 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : réchauffement climatique, giec, co2, cop21 | |  Facebook |

21/05/2015

LA CONFERENCE DE PARIS 2015 SUR LE CLIMAT ARRIVE TROP TARD.

cop21,climat,climat paris 2015,réchauffement climatique,GIEC,La conférence de Paris sur le climat, qui au même titre que ses devancières dont les plus récentes sont Bali en 2007, Poznan en 2008, Copenhague en 2009, Cancun en 2010, Durban en 2011, Rio de Janeiro et Doha en 2012, Varsovie en 2013, Montreal, New York et Lima en 2014, sera comme annoncé à chaque fois, la toute dernière occasion pour sauver la planète.

Malheureusement, ce sera trop tard... ! 

Non seulement, les épisodes météo catastrophiques (comme nous n'en avons jamais connus auparavant) se succèdent à un rythme de plus en plus rapide, ainsi que le prédisait d'ailleurs judicieusement Madame J. Hèque il y a peu (1), et même le petit bon Dieu, par la voix de son représentant sur Terre, nous adressait récemment un avertissement solennel.

"Le sommet sur le climat (de Paris 2015) est sans doute la dernière possibilité de limiter à 2°C le réchauffement de la planète"

(Dirigeants mondiaux religieux et politiques réunis au Vatican - 28 avril 2015) .

Le 30 juin 1989 déjà, Monsieur Noël BROWN, expert environnemental à l' ONU, lançait un avertissement solennel :

« Des officiels des Nations-Unies s’attendent à des désastres, déclarant que l’ augmentation des gaz à effet de serre pourrait amener la disparition de nations entières à cause de la montée des eaux si le réchauffement climatique n'est pas maitrisé jusqu’aux années 2000. Les inondations côtières et l’absence consécutive de récoltes créeront des exodes d’éco-réfugiés, engendrant de graves troubles politiques », prévient Brown, le directeur du bureau de New York au Programme environnemental des Nations-Unies. Il ajoute que les gouvernements ont un délai de 10 ans pour résoudre le problème des émissions de gaz à effet de serre. » 

Ce délai qui expirait en 1999 est donc largement dépassé et la liste des nations englouties par la montée des eaux ne cesse de s'allonger. Le précédent malheureux de l'Atlantide n'aura donc servi à rien !

« Je pense que nous sommes confrontés à un grave dilemme. Quand vous réalisez le peu de temps qu’il nous reste – à peine 10 ans pour sauver les forêts tropicales, et dans de nombreux cas seulement 5 ans. Madagascar disparaitra largement dans 5 ans si rien n’est entrepris. » 22 avril 1990, ABC, The Miracle Planet.

Les géographes, stupides et persistant dans leur négationnisme borné, refusent encore aujourd'hui de supprimer Madagascar de la cartographie nouvelle.

L'astronome américain bien connu, Carl Sagan, déclarait quant à lui le 15 octobre 1990 :

« La planète pourrait faire face à ‘une catastrophe écologique et agricole’ d’ici la prochaine décennie si la tendance au réchauffement climatique continue ainsi. » 

Depuis l'an 2000 donc, nous sommes plongés dans la catastrophe sans le savoir. Ou alors, faut-il penser que le réchauffement climatique n'a pas continué "ainsi" ? Non, bien sûr, quelle bêtise allez-vous inventer là ?

 " L’appauvrissement en ozone et le réchauffement climatique menacent les réserves alimentaires, mais le Nord riche jouira d’un sursis temporaire en achetant les produits du Sud. Des émeutes parmi les affamés conduiront à l’instabilité politique, qui sera contenue au Nord par la puissance militaire. Un triste avenir donc, inévitable à moins que de changer notre façon de vivre… Au niveau d’exploitation actuelle il n’y aura probablement plus de forêts tropicales dans 10 ans. Si des mesures ne sont pas prises dès maintenant, l’effet de serre pourrait être irréversible d’ici 12 à 15 ans. » Edward Goldsmith, 5000 Jours pour sauver la planète. 1991.

Depuis 2006, l'effet de serre est donc irréversible. Cela est aggravé par la disparition des forêts tropicales depuis 2001, ce qui a rendu impossible le recyclage salvateur du CO2.  

Le GUARDIAN lançait un avertissement angoissé dans son édition du 11/09/1999 :

« Un rapport paru la semaine dernière indiquait que dans une dizaine d’années, la malaria sera courante sur les côtes espagnoles. Les effets du réchauffement climatique reviennent s’installer dans les pays développés. » 

L'épidémie décime donc la péninsule ibérique depuis 2009, et le tourisme s'est effondré en fonction de la panique qui a gagné les vacanciers européens.

 Al Gore - Prix Nobel de la Paix - nous affirmait en 2007 : 

« Il n’y aura plus de glace au Pôle Nord d’ici 2013 environ en raison du réchauffement climatique d’origine humaine ».

Dès l'an prochain, il me revient qu'il proposera d'y organiser les championnats du monde de natation.

"Le Président Obama a 4 ans pour sauver la planète", déclarait péremptoirement le climatologue Jim Hansen, directeur à la NASA, le 18 janvier 2009. Le Président avait donc jusqu'en 2013. Malheureusement il semble bien qu'il ait perdu son temps dans des problèmes tout-à-fait secondaires comme le nucléaire iranien...

"Sauver la planète d'un réchauffement climatique catastrophique est une question d'heures".

Elisabeth May - Leader écologiste au Canada - 2009.

La relativité de l'écoulement du temps est connue depuis Einstein. Evidemment, tout le monde ne peut pas se payer une Rolex. 

Le Premier Ministre britannique, Monsieur Gordon Brown, lançait un avertissement solennel le 19 octobre 2006 :

"Il ne reste que 50 jours pour sauver le monde du réchauffement climatique".

Janvier 2007 fut donc le début du naufrage climatique mondial, ce que chacun d'entre nous peut constater quotidiennement.

"Nous avons 500 jours pour éviter le chaos climatique" 

Affirmation de Monsieur Laurent Fabius - Ministre français des Affaires Etrangères le 12 mai 2014.

La conférence de Paris 2015 arrive donc 65 jours trop tard. Il constate ainsi lui-même l'inutilité absolue de cette conférence, ce qui n'a pu qu'attrister profondément son Président. Quoique celui-ci peut maintenant user de son scooter sans arrière-pensée.

"Si nous n'agissons pas avant 2012, ce sera trop tard".

Et c'est Monsieur Rajendra Pachauri - Président du GIEC, qui le constatait le 18 novembre 2007. Devant le constat inéluctable de son inutilité future, le GIEC a dès lors décidé de se saborder.

 

Toutes ces déclarations, parmi bien d'autres, démontrent l'inutilité absolue de la conférence climatique prévue à Paris en décembre 2015.

Quand on connait les frais énormes engendrés par ces grandes foires épisodiques rassemblant des dizaines de milliers de spécialistes on ne peut plus fiables (2), nul doute que l'annulation de cette conférence devenue parfaitement inutile va être annoncée dans les prochains jours. 

Je me suis largement inspiré de : 

http://dailycaller.com/2015/05/04/25-years-of-predicting-the-global-warming-tipping-point/ 

(1) http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/12/27/2015-annus-horribilis-1138095.html

(2)  http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2014/09/10/tourisme-climatique-et-priorites-humanitaires-1134589.html

Jo Moreau

 

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11:15 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cop21, climat, climat paris 2015, réchauffement climatique, giec | |  Facebook |