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10/05/2011

MICHELE MARTIN ET LA VOLONTE DU CITOYEN

Ainsi donc, Michèle Martin qui avait été condamnée à 30 ans de prison par un jury populaire, va vraisemblablement être libérée après 15 ans de détention.

Rappelons que Michèle Martin fut reconnue coupable de complicité dans les enlèvements et séquestration de Sabine et Laetitia, d’An et Eefje, de Julie et Melissa avec la circonstance aggravante d’avoir entraîné la mort de ces deux dernières, et du viol de Yancka Mackova.

Mais ce qui a été arrêté par un jury populaire va être défait par le Tribunal d’Application des Peines, car cette libération est « affaire de professionnels », comme le définit si joliment un de nos médias favoris, et dans cette décision, ni les proches des victimes, ni les citoyens qui avaient décidé de la peine, ne seront impliqués.

Une nouvelle fois, comme dans tant d’autres domaines dans notre beau pays, (et dans beaucoup d’autres d’ailleurs), on fait semblant de donner la parole au citoyen, pour aussitôt la lui confisquer au profit d’une caste d’élites autoproclamée.

Il en va ainsi en politique, quand après avoir voté pour un homme ou un programme, on estime que vous en avez fait assez. Maintenant on se tait et on laisse faire ceux qui savent : les Présidents de Partis, qui se garderont bien de redemander votre avis sur un programme de gouvernement qu’ils auront concocté en catimini, et en faveur duquel personne n’est autorisé à se prononcer.

Dans le cas de cette libération anticipée, le principe est en définitive le même : le jury populaire s’est prononcé, chacun rentre chez soi et laisse la place aux Détenteurs de la Connaissance, qui ont toute latitude pour défaire ce qui a été décidé.

Comprenons-nous bien, je ne suis pas opposé au principe des libérations anticipées, mais celles-ci devraient être le pendant de peines incompressibles. Et si la peine a été décidée par un jury populaire, que celui-ci soit également impliqué dans la décision de libération anticipée.

Il faut bien entendu maintenir l’indépendance de la Justice, mais quand des décisions de juges ne tiennent aucun compte de l’impact qu’elles peuvent avoir sur l’opinion et les sentiments des citoyens, on peut aussi s’interroger sur le privilège qui leur est donné de ne devoir rendre de comptes à personne.

Mais de quoi nous plaignons-nous, puisque nous vivons en démocratie…

D’ ACCORD, PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !

Jo Moreau.

12:12 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, démocratie, dutroux, peines incompressibles | |  Facebook |

16/06/2009

LE CHOIX DE L'ELECTEUR

Nous voici fixés : ECOLO et le CDH ont choisi le PS, dans un grand mouvement de changement, voulu par l‘électeur. (ceci est un trait d’humour …)

Car c’est bien ce que nous disaient tous les commentateurs : le citoyen a voté pour le changement.

Plus que jamais, l’inanité des élections à la belge éclate au grand jour : quel que soit le résultat des urnes, l’électeur n’a définitivement pas voix au chapitre.

Les élections ne sont là que « pour mémoire », pour faire joli dans le paysage des pays démocratiques et pour continuer à faire partie de leur club. Mais plus que jamais, il s‘agit ici de particratie et non de démocratie.

Car chacun des dirigeants de partis participant à la négociation le déclare : nous respectons le choix de l’électeur. Si ces négociations échouent, et que le CDH et ECOLO se tournent vers le MR, (politique-fiction) ils ne manqueront pas de nous ressortir exactement la même phrase, la main sur le coeur.

On voit aussi les limites d’un système où ceux qui décident de l’orientation politique d’une région, sont les partis ayant recueilli le moins de voix.

Un des points principaux du programme sera une meilleure gouvernance, qui semble toutefois limitée à l’interdiction du cumul des mandats. On verra ce qui en sera après quelques mois, mais ce point n’est qu’un détail dans l’immense chantier d’une meilleure gouvernance, car il faut y ajouter les dépenses énormes dans par exemple la constellation des ASBL, des intercommunales, des organismes en tous genres qui coûtent très cher au contribuable et dont la pertinence reste à démontrer.

Pour ma part, je ne peux imaginer qu’un président qui n’a pas été capable d’imposer un minimum d’éthique parmi les cadres dirigeants de son propre parti, et ce depuis plus d’une dizaine d‘années, ait la prétention de gouverner plus blanc (ou plus vert) en quelques mois. Il n’en a d’ailleurs apparemment pas le pouvoir, au vu de la structure de son parti, mais là je peux me tromper.

Il est urgent que, par une réforme de la loi électorale, le citoyen soit réconcilié avec la démocratie. Plusieurs systèmes sont envisageable, depuis le système majoritaire à deux tours pur et simple (comme l’élection présidentielle en France), jusqu’à un système où le citoyen devrait se prononcer sur les coalitions proposées.

Pour l’heure, le système donne raison au nez rouge du PTB.

Il faut également que les choix proposés , notamment par ECOLO et les partis ayant sauté dans le train en marche de l‘écologie, aient fait l’objet de débats ouverts, impartiaux et clairs, aussi bien sur le nucléaire que sur l’importance donnée au caractère anthropique du réchauffement climatique, tous domaines qui vont profondément influer sur le développement énergétique et économique de notre pays et d‘ailleurs, confronté à l‘explosion démographique et du désir de mieux vivre et de consommation des populations mondiales.

Car il faudra bien discuter des choix de société en partant de bases scientifiques solides, et non d’un paralysant principe de précaution appliqué à tort et à travers, au profit de solutions durables convenablement étudiées, et éviter un joli flop illustré par les bio-carburants, qui nous ont déjà coûté pas mal d’argent.

Jo Moreau

D ‘ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? Laissez-moi votre commentaire !

20:15 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, particratie, démocratie | |  Facebook |

12/06/2009

L'APRES ELECTIONS, ou la démocratie confisquée.

Vous avez voté ? Bravo et au-revoir, car on ne vous demandera plus votre avis avant plusieurs années. Maintenant, laissez faire ceux qui détiennent la connaissance , ceux que vous avez ou non élus, des gens sérieux qui savent mieux que vous ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Voici venir le moment privilégié où ils se retrouvent enfin entre eux, débarrassé de cette campagne électorale où tout fut discuté, sauf les vrais problèmes, où chacun a pu contenter son ego devant les caméras, exposer un programme dont tout le monde sait parfaitement qu’il ne pourra être mis en application.

Le grand rendez-vous est pris pour mettre au point ce fameux accord de coalition pour lequel vous n’avez rien à dire, et dont vous n’avez d’ailleurs rien à cirer car mieux que quiconque, vous savez que dans notre système électoral, « plus ça change, et plus c’est la même chose ».

Plusieurs se poussent en avant, depuis Demotte jusque Louis Michel, afin de pouvoir coiffer l’autre au poteau, et s’autoproclamer Président de la Région Wallonne, car là non plus on n’a pas demandé votre avis.

D’ailleurs chacun sait que vous n’êtes pas assez qualifié pour le donner.

Ce fameux accord de gouvernement, disais-je , assez dilué pour plaire à tous ceux qui devront s’en accommoder , assez fadasse pour que rien ne bouge, et surtout assez flou pour qu’aucune décision un peu trop volontariste soit appliquée.

Et nous allons bientôt retourner dans le train-train quotidien de l’envasement d’une région, qui continuera à s’embourber dans les méandres de ses faiblesses pourtant dûment répertoriées : éducation, goût de l’effort, respect des autres et de l’environnement, éthique, courage politique, frein à l‘assistanat et aux subsides tous azimuths.

Plus que jamais, pour sortir de l’immobilisme politique et social, je suis partisan d’un scrutin majoritaire à deux tours qui, s’il est loin de tout régler, permet au moins un exercice plus ouvert et plus sain de la démocratie, et ne plus la voir confisquée par les présidents de partis.

 Jo Moreau

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19:29 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : wallonie, élections, démocratie, particratie | |  Facebook |

29/05/2009

LA VOLONTE DE L'ELECTEUR, ou la grande mystification.

Les élections approchent, au grand désarroi des citoyens, et favorisant le grand cirque des présidents de partis.

Pas ou peu de promotion pour son propre programme, la campagne se limitant à dépeindre les catastrophes épouvantables programmées si par malheur le concurrent prenait le pouvoir à la Région.

« Infréquentable », le mot a un succès fou pour qualifier l’autre. Comme si les dérapages les plus graves - soit les manipulations de la démocratie-, étaient l’apanage d’un seul. Comme si les cumuls de mandats , la copaincratie , les élus qui ne siègeront pas là ou ils se présentent, les abus commis avec l’argent du contribuable, les grands fraudeurs qui sont absous par un système défaillant, non, chez nous ça n’existe pas.

Lamentable et ridicule.

Quelle est la vision européenne de ces partis, quelle action entreprendre pour contrer la crise bancaire et sociale au cœur de l’Europe ? Que faire pour sortir l’Union Européenne du blocage actuel ?

Rien, le vide absolu sinon des clichés qui n‘engagent à rien.

Et les seuls qui me paraissent (un peu) en-dehors de cette mascarade de démocratie, me promettent des taxes toujours plus élevées au nom de principes biaisés sinon contestables et contestés.

Et tous de parler de la « volonté de l’électeur ».

C’est là un aspect vicié de notre système électoral : comment percevoir la volonté de l’électeur ?

L’électeur n’a aucune volonté, ni d’ailleurs aucun droit de regard, dans les accords pré ou post-électoraux.

Un parti qui passe de 5 à 12% des voix a-t-il gagné les élections ?

Un autre qui passe de 45 à 30%, soit en restant le parti qui a recueilli le plus de voix, a-t-il perdu et doit-il aller dans l’opposition ?

Un troisième qui reste au statu-quo à 25% des voix, est-il gagnant ou perdant ?

Encore une fois, la démocratie sera confisquée par les présidents de partis qui interprèteront la « volonté de l’électeur » comme cela les arrange.

Des présidents de partis qui ne sont même pas capables de faire régner un minimum d’ordre et d’éthique parmi leurs propres cadres et adhérents, et qui prétendent diriger une région ou un pays. (je mets un pluriel pour ne vexer personne).

Quand j’entendais Mme Milquet aux élections précédentes (mais elle n’est pas la seule) pérorer que si le CDH entrait au gouvernement régional, c’était suite à la prétendue « volonté de l’électeur », cela me hérisse.

Non, l’électeur n’a aucun moyen d’exprimer sa volonté quant à un accord gouvernemental, décidé par les seuls présidents de partis, après des tractations pré ou post-électorales qui sont tout sauf démocratiques, présidents de partis qui n’ont eux-mêmes aucune légitimité devant l’ensemble de la population, étant élus par leurs propres cadres et membres, et encore …

Mais place au grand cirque, le rideau va se lever…

Jo Moreau

(je vous renvois aussi à l’article : Pour une nouvelle loi électorale.

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17:27 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, élections, particratie, démocratie | |  Facebook |

12/05/2009

POUR UNE NOUVELLE LOI ELECTORALE

Aujourd’hui, le citoyen constate que son vote n’a qu’une influence infime sur la direction politique du pays.

La faute en incombe au système électoral, qui dans les faits, impose une coalition pour recueillir la majorité requise pour l’exercice du pouvoir. Si ce système apporte une certaine modération dans les orientations politiques et économiques, il empêche un choix clair du citoyen dans l’orientation politique qu’il souhaite donner à sa région. Il a donc l’impression -justifiée- que quel que soit son vote, celui-ci n’a aucune influence sur la direction du pays, et qu’en définitive la démocratie est en fait confisquée par les états-majors des partis.

En effet, les coalitions obligatoires post-élections, font qu’un accord de gouvernement qui s’en dégage n’a plus rien à voir avec les programmes des partis pour lesquels le citoyen a voté. Afin de redonner du sens à l’exercice de la démocratie , nous préconisons l’adoption d’une nouvelle loi électorale au niveau régional, aussi susceptible d’apporter une solution à la multiplication d’élections qui aboutit à une campagne électorale permanente, source de paralysie de la vie politique.

Donc, 3 objectifs :

1. Davantage de démocratie. 2. Prendre en compte l’organisation régionale de la Belgique, tout en ménageant l’équilibre au niveau fédéral. 3. Regrouper les élections régionales et fédérales , une fois tous les 4 ans.

Comment ?

NIVEAU REGIONAL L ‘élection régionale se passera sur le principe d’un scrutin majoritaire à 2 tours. Chaque parti autorisé à se présenter désigne son candidat, qui mènera la campagne électorale. Les deux candidats ayant recueilli le plus de voix se présentent au second tour, qui a lieu 15 jours plus tard.

Entre les deux tours, des alliances peuvent se former mais un programme clair devra être présenté aux citoyens. 

Le candidat vainqueur au 2e tour est nommé ministre-président de sa région. Celui-ci ne pourra exercer aucune autre fonction au niveau du gouvernement fédéral ou de son parti.

Le parti (ou coalition) vainqueur au 2e tour est assuré d’obtenir au minimum la majorité des sièges au parlement régional. Le solde des sièges est réparti entre les autres partis ayant obtenu au minimum 5% des voix, au prorata des voix obtenues au 1er tour. Le ministre-président régional élu formera ensuite son gouvernement.

L’électeur aura ainsi le choix entre des programmes impliquant une orientation politique claire de sa région. Il y aura obligation d’exercer le mandat pour lequel on a été élu.

NIVEAU NATIONAL L’élection pour le parlement national aura lieu en même temps que le second tour de l’élection régionale. La répartition des sièges se fera à la proportionnelle sans modification fondamentale avec la situation actuelle, au vu de l‘organisation politique et communautaire actuelle du pays.

Les députés élus seront obligatoirement ceux ayant obtenu le plus de voix sur leurs listes respectives. Chaque député élu aura l’obligation d’assumer son mandat, et ne pourra se désister pour remplir un autre mandat politique, à l’exception éventuelle d’un mandat ministériel au niveau régional.

Jo Moreau

18:23 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, région wallonne, démocratie | |  Facebook |