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25/08/2011

LA DOUBLE NATIONALITE, OBSTACLE MAJEUR A L' INTEGRATION

A l’heure où il devient évident que le principe de la société multiculturelle est un échec partout où elle fut imposée, il devient impérieux de revoir le problème posé par la double (et parfois triple) nationalité dont peuvent bénéficier certains « super citoyens » issus de l’immigration, et qui constitue à mes yeux un obstacle majeur à une intégration réussie.

Je les appelle des super-citoyens, parce qu’ils bénéficient d’avantages et de droits dont ne bénéficient pas les autochtones. Car le binational conserve l’intégralité des droits et obligations de son pays d’origine dans les limites éventuelles décidées par celui-ci, et acquiert l’intégralité des droits et obligations de sa nouvelle nationalité.

Ils disposent par exemple de droits de vote non seulement dans leur propre pays, mais également dans le nôtre, ce qui est totalement anti-démocratique notamment dans le cas de personnes issues de l‘Union Européenne. Selon les pays, ils y conservent tous leurs droits, notamment celui d’y avoir une activité politique, ou y restent soumis aux obligations militaires. Dans certaines circonstances, ils ont aussi la faculté de choisir la solution la plus avantageuse pour eux, selon le lieu où elle se présente.

Pour qui ne le connaît pas, Mehdi Carcela est un joueur de football qui évolue au Standard de Liège. Il est né et a vécu en Belgique, y a fait toutes ses études, a profité des facilités et des infrastructures de son pays d’accueil pour arriver parmi les élites du sport qu‘il pratique. Comme ses parents sont originaires du Maroc, il bénéficie automatiquement de la nationalité de ce pays en plus de la nationalité belge. Lorsqu’est venue l’heure du choix entre l’équipe nationale belge ou l’équipe nationale marocaine, il a choisi cette dernière. Ces avantages sont également favorisés par les instances internationales. Ainsi, pour rester dans le domaine sportif, les nouvelles dispositions de la FIFA permettent aux bi-nationaux de changer de nationalité sportive, et cela même après avoir été sélectionné par un autre pays.

Je considère les nouveaux Belges bénéficiant d’une double nationalité, comme demi-Belges, n‘ayant pour la plupart acquis cette nouvelle nationalité que pour des raisons uniquement administratives, et continuent à vivre une espèce de schizophrénie identitaire.

Or le choix de la nationalité du pays d’accueil doit être bien plus que cela, un véritable choix de vie et de société et non une simple acquisition à bon compte d’avantages de toutes natures.

L’octroi de la nationalité belge ne pourra être effective que suite à une demande expresse de l’intéressé majeur. Les autres moyens d’acquisition (par mariage, lieu de naissance etc..) seraient abrogés, sauf bien entendu pour les enfants nés d’un père ayant la nationalité belge exclusive au moment de la naissance.

Ce choix conscient et définitif devrait être obligatoire, et se ferait en deux étapes.

La première consisterait en une demande formelle, qui serait suivie d’une période probatoire de trois ans au cours de laquelle le postulant bénéficierait encore de la double nationalité. Il prendrait alors connaissance des conditions mises à l’obtention définitive de la nationalité belge. Cette demande ne pourrait être renouvelée. Pendant cette période, une implication dans certains faits délictueux pourrait aussi signifier non seulement la perte de tout droit à l’obtention de la nationalité, mais également l’extradition dans le pays d’origine.

A l’expiration de ce délai d’attente, l’octroi définitif aurait comme condition absolue la renonciation expresse à la nationalité d’origine. Lorsque le pays d’origine n’accepte pas cette renonciation (par exemple le Maroc), la nationalité belge pourra être retirée dès que le ressortissant aurait revendiqué sa nationalité d’origine pour quelque raison que ce soit, notamment pour obtenir un droit ou un avantage quelconque.

La renonciation à la nationalité d’origine devrait s’accompagner d’un engagement formel d’adhésion au respect et à la défense des valeurs que nous promouvons, dont notamment :

  • Le respect intégral des lois et règlements, des us et coutumes en usage dans le pays d’accueil.
  • L’égalité entre l’homme et la femme. 
  • Le respect de la dignité de l’Homme, la lutte contre le racisme.
  • La défense de la démocratie.
  • La séparation entre l’Eglise et l’Etat.
  • La défense et le respect de ces valeurs, parmi d’autres, qui ne sont pas négociables, et ce même si elles ne sont pas toutes intégralement atteintes à l‘heure actuelle.

Ce processus serait également proposé aux personnes qui bénéficient déjà de la double nationalité.

Les problèmes qui se posent aujourd’hui par une immigration non contrôlée et souvent provoqués par des pressions communautaristes, sont essentiellement différents de la situation d’il y a cinquante ans, et il devient impérieux d’adapter nos lois et règlements en conséquence.

La situation de nos sociétés est potentiellement explosive et historiquement entièrement nouvelle, il importe de proposer des mesures adaptées et raisonnables, susceptibles de la maintenir sous contrôle.

Cette Europe tellement décriée par d’aucuns, reste pourtant l’ultime espoir pour de nombreuses populations dans le monde. Il me semble essentiel que ceux qui viennent y chercher un refuge et un avenir, le fassent en toute connaissance de cause et dans la volonté de s’y intégrer, sans renier pour autant ni ses origines ni sa spécificité.

Ce sera aussi la condition de leur accueil fraternel et sans réserves parmi nous.

Les velléités de certains d’importer ici et de reproduire dans de véritables ghettos des modes de vie qui furent souvent à l’origine même de leur départ vers nos cieux, est un non-sens absolu qui dissimule mal un arrière-plan politico-idéologique de reprise en main à caractère hostile et expansionniste.

D’ ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? VOS COMMENTAIRES (mesurés) SONT BIENVENUS.

Jo Moreau

18:38 Publié dans immigration | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : binationalité, double nationalité, intégration, immigrés | |  Facebook |

02/02/2010

LES NOUVEAUX BELGES ET L' INTEGRATION

La position des autorités belges , qu’elles soient politique ou morale, vis-à-vis de l‘immigration, a varié dans le temps, passant de la volonté d’intégration à la célébration de la société multiculturelle.

Abandonner le principe d‘intégration de ces populations est une lourde erreur, qui ne peut déboucher que sur des affrontements de plus en plus violents entre des communautés antagonistes, ayant souvent un passé historique, politique ou culturel conflictuel. On observe ce phénomène non seulement en Grande-Bretagne, où ces affrontements sont fréquents, mais aussi de plus en plus couramment chez nous. Les derniers accrochages viennent d’avoir lieu en ce début janvier 2010 en Italie, en Australie et aux Pays-Bas, où un quartier marocain a été attaqué par des Moluquois.

Cela nous a conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui : un raidissement de la population largement majoritaire d’origine belge, en position de rejet contre ce qu’elle considère comme une inclusion étrangère aux revendications parfois excessives, dénaturant un paysage de vie de moins en moins familier, et face à elle des populations immigrées ghettoïsées et victimisées.

L’avenir d’une société multiculturelle ne peut être que parsemé de violences, et ne mène en définitive qu‘à l‘émergence d‘un racisme affirmé.

 Pour éviter ces manifestations anarchiques, le monde politique est prêt à toutes les compromissions et tous les reniements, allant même jusqu’à accepter l’apparition d’un véritable « apartheid » (ou développement séparé), comme en témoignent les appels de plus en plus pressants à des « accommodements raisonnables » dans plusieurs secteurs de la vie quotidienne, professionnelle, scolaire et même juridique, ou à l‘existence de zones dites de non-droit, qui ne sont rien d’autre en définitive que des colonies d‘implantation, tellement décriées par ailleurs…

Il y eut de tout temps une défiance certaine vis-à-vis de l’immigration étrangère. Par exemple l’immigration polonaise ou italienne avant ou juste après la guerre. Or il s’agissait de populations religieusement et culturellement très proches de nous, et issues de pays d‘un niveau économique globalement équivalent. Après des débuts particulièrement pénibles pour ces gens, parqués dans des camps de baraquements en bois et en butte à la défiance ambiante, l’intégration dans la société belge s’est finalement harmonieusement réalisée, la célébration des origines se perpétuant aujourd’hui uniquement dans des clubs, des soirées culturelles ou festives. Car s’intégrer ne signifie pas nécessairement renier ses origines.

Il n’en est plus de même aujourd’hui avec une fraction non négligeable de la communauté musulmane, avec en prime la différence religieuse et culturelle, qu‘il serait ridicule de nier car elle est la raison principale de ce rejet apparent.

A contrario, il faut citer une autre partie de cette communauté, parfaitement intégrée tout en continuant à respecter -pour ceux qui le désire- les principes de leur religion dans le cadre de leur vie privée , et occupant des positions de plus en plus élevées dans les structures publiques ou commerciales. Les rapports excellents qu’ils entretiennent avec leurs collègues dans de nombreux lieux de travail est la preuve indéniable que cette intégration est parfaitement réalisable, y compris entre ressortissants de cultures fondamentalement différentes.

Le problème principal vient souvent des deuxième et troisième générations ghettoïsées et de plus en plus repliées sur elles-mêmes. Un nombre grandissant de jeunes peu ou pas scolarisés entrent en révolte permanente, entraînant leurs proches par l‘intimidation.

Les causes ? En premier lieu l’activisme d’un noyau actif d’islamistes fondamentalistes, prônant un islamofascisme anti-occidental et des principes religieux en totale contradiction avec notre propre vision de la vie.

Il y a ensuite le discours électoralement et idéologiquement intéressé d’une grande partie du monde politique et associatif belge, présentant ces jeunes générations comme de malheureuses victimes d’une société raciste, tout en omettant soigneusement de les mettre devant leurs propres responsabilités quant à leur éventuel échec social.

Il y a aussi la situation internationale -au Proche-Orient notamment-, les problèmes de violence souvent liés au contrôle du trafic de drogues, la dualisation entre la société belge (ou européenne) et leur propre sentiment de déracinement total.

Pour enrayer ce processus d’apartheid en phase de consolidation, évident pour tout un chacun qui accepte de voir les réalités en face, il faut promouvoir certaines mesures allant dans le sens de l’intégration.

Il y a bien entendu plusieurs catégories d’immigrés, arrivant chez nous avec des motivations différentes, mais je m’attacherai principalement à ceux qui se sont solidement implantés dans notre pays, et désirent en acquérir la nationalité.

Parmi ces mesures, la renonciation au principe de la double nationalité me parait primordial.

Le choix doit être obligatoire, et la nationalité belge ne devrait être définitivement acquise qu’après un délai de 3 ans à dater de la demande, délai pendant lequel le demandeur bénéficierait encore de la double nationalité. Son octroi final a comme condition première la renonciation expresse à la nationalité d’origine. Lorsque le pays d’origine n’accepte pas cette renonciation (par exemple le Maroc), la nationalité belge pourra être retirée dès que le ressortissant aura revendiqué sa nationalité d’origine pour quelque raison que ce soit. L’octroi de la nationalité belge ne pourra être effective que suite à une demande expresse de l’intéressé majeur. Les autres moyens d’acquisition (par mariage, lieu de naissance etc..) seraient abrogés, sauf bien entendu pour les enfants mineurs dont le père est belge.

La condition sine qua non à l’obtention de la nationalité belge devrait s’accompagner d’un engagement d’intégration à la société accueillante, et surtout d’adhésion au respect et à la défense des valeurs que nous promouvons, dont notamment :

  • Le respect intégral des lois, règlements, us et coutumes en usage dans le pays d’accueil, dans l’optique également de la reconnaissance des fondements judéo-chrétiens de la société européenne.
  • L’égalité entre l’homme et la femme.
  • Le respect de la tolérance, soit aussi la capacité de comprendre le point de vue d’autrui,
  • La liberté, y compris la libre circulation des hommes et des idées. Ceci comprend la liberté de culte.
  • Bâtir une société basée sur la possibilité de se réunir librement, de penser et d’écrire, d’exprimer ses opinions , pour autant qu’elles ne constituent pas une incitation à la violence quelle qu’elle soit.
  • Le respect de la dignité de l’Homme, la lutte contre le racisme.
  • La défense de la démocratie.
  • La séparation entre l’Eglise et l’Etat,
  • La défense et le respect de ces valeurs, parmi d’autres, qui ne sont pas négociables, et ce même si elles ne sont pas toutes intégralement atteintes à l‘heure actuelle.

Ce choix serait également proposé aux personnes ayant déjà acquis la nationalité belge. D’autres mesures sont également envisageables dans le contexte plus large de l‘immigration légale.

- Limitation stricte du principe de regroupement familial au conjoint et enfants du demandeur. Abrogation des exceptions actuellement en cours (notamment au bénéfice de la communauté turque).

- Possibilité d’expulsion de ressortissants étrangers vers le pays d’origine pour certains faits graves à définir, comme crimes, participation ou incitation à des actes de terrorisme, destructions en bandes organisées etc.

Je n’ai pas la prétention de résoudre tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés par un exercice périlleux de « yaka », mais devant une situation sociétale potentiellement explosive et historiquement entièrement nouvelle à laquelle nous sommes confrontés, il importe de proposer des mesures raisonnables, susceptibles de la maintenir sous contrôle.

Qu’on me comprenne bien : mon discours n’est en aucun cas à caractère raciste, mais se veut une ébauche de solution au problème actuel de ghettoïsation - favorisée par certains courants parfois contradictoires- d’une partie de la population issue de l’immigration.

Cette Europe tellement décriée par d’aucuns, reste pourtant l’ultime espoir pour de nombreuses populations dans le monde.

Il me semble essentiel que ceux qui viennent y chercher un refuge et un avenir, le fassent en toute connaissance de cause et dans la volonté de s’y intégrer, sans renier pour autant ni ses origines ni sa spécificité.

Ce sera aussi la condition de leur accueil fraternel et sans réserves parmi nous.

Les velléités de certains d’importer ici les conditions de vie qui furent pour beaucoup à l’origine même de leur départ vers nos cieux, est un non-sens absolu qui dissimule mal un arrière-plan politico-idéologique à caractère hostile.

Jo Moreau

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