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30/06/2011

FRANCE-BELGIQUE : UNE IDYLLE SANS NUAGES ?

Comme une majorité de Belges, j’ai une énorme sympathie pour mes voisins Français et leur beau pays. Par contre, leur incorrigible égocentrisme ne manque pas de me hérisser régulièrement. Leurs journaux télévisés nous ramènent régulièrement au temps de la réflexion du savoureux Major Thompson : « Chaque jour, le monde entier se réveille avec le regard fixé sur la France… » (dixit Pierre Daninos).

La diffusion ce 28 juin par la chaîne câblée Histoire, d’une séquence de la série « Histoire de comprendre » consacrée à Kolwezi, fut proprement renversante par le silence total -même pas une allusion- au sujet du rôle de la Belgique, et éclairant d’un jour nouveau tout un pan des relations parfois tortueuses entre nos deux pays.

Mais de quoi s’agit-il ? Au printemps 1978, 3 à 4000 rebelles katangais venant d’Angola et transportés par la 2e division cubaine, prennent possession de la ville de Kolwezi dans la province congolaise du Shaba (ex-Katanga). Bientôt, des exactions sont commises et provoquent la mort d’environ 700 Congolais et de plusieurs dizaines d’Européens (plus de 250 suivant certaines sources), tandis que 3000 autres -dont une majorité de Belges- sont dans une situation très précaire.

Nous sommes alors en pleine guerre froide, et l’influence de l’Union Soviétique grandit en Afrique, en symbiose avec l’intervention armée des Cubains dans plusieurs pays. La contagion risque de gagner l’Afrique francophone, suscitant l’inquiétude du président français Valery Giscard d’Estaing. Les mutins de Kolwezi menacent le régime du Président Mobutu, qui appelle à l’aide les Français et les Belges.

Une opération conjointe est alors envisagée, mais dès la première réunion entre les autorités militaires des deux pays, des divergences profondes quant aux buts d’une intervention apparaissent. Les Français désirent une véritable opération militaire en appui des troupes du Général Mobutu qui repousserait l‘insurrection, les Belges voulant se limiter strictement à une opération humanitaire, car le torchon brûle déjà entre Bruxelles et le régime de Kinshasa. Le Président Giscard d’Estaing voit là une excellente occasion de supplanter définitivement les Belges au Congo, et de renforcer son influence sur toute l’Afrique francophone.

Les Français vont alors tout faire pour retarder l’intervention belge, afin de recueillir tout le bénéfice politique de l‘action militaire. Ils ne donneront l’autorisation de survol de leur territoire par les C130 belges qu’avec plusieurs heures de retard, tandis que l’Algérie, qui a autorisé le survol par les Français, le refusent aux Belges. Ceux-ci doivent allonger considérablement les plans de vol de leurs appareils jusqu’à ce que l’ autorisation de traverser l’espace aérien français leur parvienne enfin . Les C130, qui devaient ravitailler sur une base française en Afrique, seront bloqués sur cette base d’autres innombrables heures avant de pouvoir poursuivre leur vol. Le timing exact est encore assez trouble, et diverge suivant les sources. Ce qui est établi voit les éléments du 2e REP (Légion Etrangère) sauter sur Kolwezi dès le 19 mai, tandis que les C130 belges amenant les premiers éléments des 1100 para-commandos qui étaient bloqués à Melsbroeck n’arriveront que le 20, mais feront quand même un boulot remarqué dans le ratissage de la ville et le sauvetage des otages. Les « frictions » entre les responsables militaires se poursuivront sur place.

Dans l’émission sus-mentionnée, pas un seul mot sur l’intervention belge. D’autre part, l’intervention de la Légion est présentée comme une grande première, ignorant magnifiquement l’opération Dragon Rouge de novembre 1964, lorsque les parachutistes belges ont sauté sur Stanleyville et Paulis (opération Dragon Noir), sauvant ainsi des milliers d’otages européens. Pour mémoire, cette opération fut ainsi qualifiée par les Américains : « The Dragon operations in the Congo-Dragon Rouge and Dragon Noir-were the first, and in many ways the most complex, hostage rescue missions of the cold war, Aimed at securing the release of nearly 2,000 European residents taken hostage during the Simba Rebellion in 1964 ».

Cette émission confirme une fois de plus le fait que l’historien ne fait rien d’autre que défendre une vision de l'Histoire qui corresponde à ses propres convictions, et d’autre part qu’un seul épisode aussi manifestement biaisé déprécie la crédibilité de l’ensemble de la série.

Je n’ai pas dû faire de longues recherches pour trouver des éléments qui confortent l’opinion que les relations franco-belge n’ont décidément pas toujours été idylliques. Et ce, sans remonter à la période d’une vingtaine d’années qui vit le rattachement des provinces belges à la France (1795-1815), et qui fut émaillée de nombreux incidents (dont la « guerre des paysans », et le soulèvement contre la conscription obligatoire).

Pour rester dans un contexte de guerre, nous nous rappelons aussi l’attitude particulièrement hostile du gouvernement français lors de la capitulation belge en 1940, alors qu’il s’apprêtait à agir de même…

Je suis par contre assez circonspect quant à l’éventuelle promesse d’intervention, rapportée par certains, de deux divisions françaises pour appuyer une éventuelle sécession de la Wallonie, lors de « l’affaire royale » en 1950, qui me parait relever plus de propos de bistrot que de la réalité historique.

Dans le livre de Pierre Stephany « Les années 60 en Belgique » par contre, j’ai trouvé les passages suivants, qui ne font que confirmer d’autres sources.

- Quant au rôle ambigu de la France, on le trouve dans de nombreuses sources faisant état de l’inquiétude et de l’irritation du gouvernement belge devant l’attitude de Paris. « Les Wallons constituent la prochaine sérieuse cible de la subversion française », écrivait à Londres le 13 février 1968 l’ambassadeur britannique à Bruxelles.

Selon l’ambassadeur de Belgique à Paris, des agents de l’Elysée poussaient à l’affrontement, et les organisations extrémistes flamandes recevaient des subventions françaises.

La Sûreté belge s’inquiétait tout autant de l’aide française à l’activisme wallon. (…) L’ambassadeur britannique à Paris pensait que le général (De Gaulle) encourageait le séparatisme dans l’idée de favoriser un jour la naissance, avec le voisin wallon, d’une grande francophonie. -

Il semble qu’ensuite, les convoitises de Paris sur la Wallonie se soient estompées, parallèlement au déclin industriel et à la paupérisation de celle-ci…

J’ai cité ces quelques éléments pour étayer ce qui est bien connu, soit que l’Histoire, jalonnée de grands discours et de visites officielles clinquantes et fraternelles, dissimule de nombreux et tortueux objectifs. Mais çà, ce n’est pas un scoop ! La Grande-Bretagne ne fut d’ailleurs pas en reste, dans son projet de mettre la main sur le Congo belge, (et sur le Katanga en particulier) et ce, jusque dans les années 30 sinon au-delà.

Quant à moi, c’est absolument sans arrière-pensée que j’attends avec impatience mes futures vacances en France !

VOS COMMENTAIRES (MODERES) SONT BIENVENUS !

Jo Moreau.

16:08 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, histoire, journalisme | |  Facebook |

09/09/2010

LA RTBF OU LA DESINFORMATION CLIMATIQUE MAJUSCULE

Je viens de regarder l’émission sur le climat concoctée ce 08 septembre par notre grand média de sévice public , et je suis encore révolté par la volonté de disqualifier de la façon la plus abjecte non seulement les scientifiques, mais avec eux tous ceux qui ne partagent pas aveuglément les thèses officielles du GIEC.

Alors que cette émission était annoncée comme présentant les thèses des tenants et des opposants de l’impact des activités humaines sur les changements climatiques, nous eûmes droit à une succession de courtes interventions enregistrées des intervenants, sans débat aucun. Mais le pire était à venir : les ¾ du temps de l’émission servirent à tenter de disqualifier parfois de façon carrément diffamatoire ceux qui apportent d’autres hypothèses aux modifications climatiques. En un mot : si vous osez contester le point de vue officiel du GIEC, c’est que vous êtes en faveur du tabagisme. (lol)

Mais revenons au début de l’émission, qui s’annonce prometteur. Intervenants en faveur du GIEC : Monsieur Van Ypersele de Strihou -qui en est le vice-président- (Climatologue) - et Monsieur André Berger, (Mathématicien) - tous deux membres de l’Institut d’Astronomie et de Géophysique de l’UCL (Université Catholique de Louvain-La-Neuve). L’autre camp sera représenté par Monsieur Vincent Courtillot (Géophysicien - Professeur à l’Université de Paris Vll - Directeur de l’Institut de Physique du Globe ) et Monsieur Laurent Cabrol, ancien présentateur Météo à la Télévision française.

Le premier sujet abordé porte sur l’augmentation éventuelle des évènements météorologiques extrêmes.

Alors que Monsieur Berger lui-même déclare que dans l’état actuel des recherches, on ne peut établir un lien certain avec le réchauffement climatique, le présentateur déclare : « on ne peut départager les tenants des changements climatiques des climato-sceptiques ». Le ton est immédiatement donné, et la Grande Confusion insinuée : on mélange la réalité de l’existence des changements climatiques avec la cause présumée de ceux-ci. Le réflexe de Pavlov va jouer : dès qu’on parle de changement climatique, il est évident que la cause ne peut qu’être les activités humaines. Et cette confusion se base sur le fait que certains sembleraient établir que le climat est quelque chose d’immuablement stable, seulement troublé ces dernières années par les activités humaines et les émissions de CO2.

Mais ô miracle, Monsieur Van Ypersele de Strihou reconnaît que les émissions humaines de CO2 ne représentent qu’environ 5% de la totalité de ce gaz à effet de serre, et conclut de façon réellement étonnante que la nature qui émet les 95 % restants, recycle celui-ci, sous-entendu qu’elle serait incapable de recycler également ces malheureux 5%… (Et comme d’habitude, le fait que l’ensemble du CO2 atmosphérique ne représente qu’une petite partie des gaz à effet de serre est escamoté, mais soit).

Dès ce préambule, Monsieur Berger met immédiatement les choses au point : les climato-sceptiques ne sont dans leur ensemble que des manipulateurs. A bon entendeur…

Vient ensuite une séquence consacrée à la fonte des glaciers et à la montée des océans, avec des conclusions qui ne verront aucune hypothèse autre que l’officielle. On y répète inlassablement qu’on n’a jamais vu historiquement de modifications aussi rapides, ce qui est évidemment faux et en contradiction avec par exemple les seules variations de la Mer du Nord dans le haut Moyen Age (transgressions marines Dunkerque ll ou lll) , ou des données établies par le CNRS, pourtant peu coupable de manipulation (voir notamment http://www.insu.cnrs.fr/a2622,climat-bascule-facon-extrem...

Monsieur Courtillot est ensuite accusé sans nuances de fraude caractérisée, sans aucune possibilité pour lui de se défendre ou de présenter ses arguments. Le voici donc définitivement disqualifié.

Une brave américaine nous déclare ensuite sans rire qu’aux USA, seuls 3 ou 4 scientifiques sérieux s’opposent aux thèses du GIEC, affirmation pour le moins interpelante pour qui veut bien lire au minimum mes billets « consensus climatique … », et qui démontre la volonté de tromper l‘opinion publique.

Vient ensuite une longue disgression sur le « Climategate« , qui est réduit à 2 mails controversés, alors que ceux qui s’intéressent un peu à ce problème savent pertinemment que ce sont 1500 mails qui ont été publiés, dont des dizaines ont ensuite été soigneusement occultés, mais évidemment cela demanderait un travail journalistique d’investigation manifestement hors de portée de notre réalisateur, ou plus exactement une recherche qu’il n’a pas envie de faire.

Je pense notamment à ces mails qui menacent de retirer du pannel des revues sélectionnées par le GIEC, celles qui publieraient encore des articles opposés aux thèses de celui-ci.

Je passe sur d’autres données clairement inexactes concernant ce qui reste un véritable scandale, pour en arriver à la conclusion que le « Climategate » fut concocté, peut-être par les services secrets (ben tiens), pour torpiller la conférence de Copenhague. Rappelons que ces mails furent divulgués par Wikileaks, qui en d’autres circonstances, bénéficie pourtant d’un grand écho et de la grande bienveillance de nos médias, lorsqu‘il diffuse des éléments conformes à l’idéologie de ceux-ci.

Alors qu’il a été montré que certaines conclusions du dernier rapport du GIEC sont tirées telles quelles de revues écologiques militantes, les erreurs sont ramenées à une faute de frappe… Consternant.

L’émission est parsemée d’une multitude d’autres affirmations fausses ou biaisées, notamment sur le rôle de Georges W. Bush (l’affreux valet des pétroliers) qui a refusé de signer les accords de Kyoto, alors qu’il n’avait aucun pouvoir de le faire sans l’aval du Congrès.

Vient enfin la longue conclusion finale et sans appel de cette triste pantalonnade : les climato-sceptiques ne sont que des gens corrompus et payés grassement par l’industrie pétrolière. Ces climato-sceptiques sont d’ailleurs représentés dans l’émission par un scientifique américain dont on cite d’autres conclusions sujettes à caution mais hors-propos, et qui sert d’épouvantail bien commode pour discréditer tous les autres. Une manipulation bien dans les habitudes de notre RTBF. On oublie d’ailleurs de mentionner les enjeux financiers des alliés du GIEC, voir notamment : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/10/13/al-g...

Et les magouilles probables du président du GIEC : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2010/02/04/pach...

Car à abaisser le débat au niveau des égouts, on risque d’y retrouver beaucoup de monde.

Je ne crains pas de qualifier cette émission scandaleusement tendancieuse, de nouvelle manipulation de l’opinion publique par notre RTBF , destinée à remettre impérativement nos populations dans le droit chemin de l’Eglise de Climatologie, dont il se confirme qu’elle en est devenue le porte-parole inconditionnel.

Rien de changé depuis un an, et mon précédent billet concernant ce média qui méconnait les rudiments de tout travail journalistique honnête, et dont il faut quand même rappeler qu’elle est financée par l’argent de tous : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/11/24/clim...

Beaucoup de choses restent à dire sur cette émission dégoulinante de soumission au seul GIEC, mais je m’arrête ici, au risque de vous lasser.

Cela m’a amené aussi à réduire au minimum les liens, mais ceux que je cite dans ce billet me semblent exemplatifs, même si d’autres ont développé certains thèmes bien mieux et plus complètement que moi.

En conclusion, la façon dont ce sujet a été traité disqualifie automatiquement à mes yeux tout autre sujet traité par la RTBF.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE !

Jo Moreau

11:08 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : climat, réchauffement, politique, giec, journalisme | |  Facebook |

24/11/2009

CLIMATEGATE : DESINFORMATION ET POLITIQUEMENT CORRECT

Le JT de la RTBF d’hier soir nous a une nouvelle fois montré la capacité de désinformation de notre chaîne publique. Je veux parler des commentaires sur ce qu’il est maintenant convenu d’appeler le « climategate ».

De quoi s’agit-il ? Des « hackers » ont piraté la boite mail du Climate Research Unity (CRU) , organisme sur les travaux duquel le GIEC se fonde (entre autres) pour ses travaux sur le réchauffement climatique causé par les activités humaines. La réalité de ces mails ne semble pas contestée.

C’est pas bien de faire çà ? J’en conviens aisément. Mais la publication de ces mails démontre ce que beaucoup affirment déjà depuis longtemps : Les travaux du GIEC sont caviardés de façon à conclure dans le sens voulu : l’homme est responsable du changement climatique, en manipulant les données scientifiques qui contrediraient cette thèse, et ce qui me semble plus graves, d’autres mails suggèrent la façon de discréditer les collègues qui ne partagent pas leur façon dont il faut voir les choses.

Ceux qui veulent en savoir plus peuvent taper « climategate » sur leur moteur de recherche.

Ce scandale fait irruption dans l’ensemble des médias anglo-saxons il y a quelques jours, notamment à la BBC et dans plusieurs journaux de premier plan, tel le New-York Times et de nombreux autres.Les commentaires envahissent le web, on s’en doute. Heureusement d’ailleurs, car notre presse francophone, qu’elle soit belge, française ou québecqoise, n’en pipe pas un mot. Cette même presse qui s’est toujours engagée à fonds dans les thèse du GIEC, et a toujours refusé l’accès des médias d’information aux théories ou scientifiques qui les mettaient en doute.

 Mais voilà, sous la pression, les premières réactions virent enfin le jour, et notamment via le JT de la RTBF du 23/11 à 19.30 H. Un travail journalistique indépendant ? Que nenni, une entreprise de désinformation absolue sous le contrôle de Monsieur Van Ypersele, vice-président (belge) du GIEC. Si je ne m’étais pas informé à d’autres sources, j’aurais retenu que quelques pirates informatiques ont volé des mails à l’authenticité douteuse, qui tendent à discréditer le GIEC, dans le seul but de torpiller les travaux de la conférence de Copenhague qui doit se tenir sous peu, sans détails aucun sur la teneur de ces documents.

Plutôt que de réfuter ceux-ci (ce qui semble difficile) , Monsieur Van Ypersele a détourné le débat et a jeté l’opprobe sur ses collègues qui avaient l’outrecuidance de ne pas partager ses vues (qui sont bien entendu celles du GIEC), en affirmant sans nuance que ceux-ci étaient corrompus et payés par l’industrie pétrolière. Cette accusation est inopérante : le pétrole que nous ne consommerons pas sera consommé par d’autres, et notamment les pays émergents, mais il ne restera pas au fond des puits; et je rassure Monsieur Van Ypersele qui fait semblant de l’ignorer : les bénéfices des pétroliers ne sont absolument pas menacés.

Il a d’autre part réaffirmé que « 90% des scientifiques sont d’accord avec les thèses du GIEC ». Encore une fois, rappelons que cet organisme rassemble 2500 scientifiques (dont je ne mets pas en cause la bonne foi, les pauvres, si on leur donne des éléments falsifiés …), mais des dizaines de milliers d’autres existent de par le monde et aucun décompte n’a jamais été établi. Il s’agit manifestement d’un consensus autoproclamé.

Là s’est arrêté le travail des « journalistes » de la RTBF, soit ne surtout pas parler du contenu des mails les plus révélateurs, et donner une tribune au seul politiquement correct. Et la nomination d’une écolo à la tête du conseil d’administration de cet organisme ne me rassure pas sur les suites données à ce débat, mais ne préjugeons pas.

Quant à la presse écrite (en ligne), c’est un silence assourdissant… Il n’est évidemment pas facile de remettre en cause les thèses qu’on défend inconditionnellement depuis tant d’années.

Voir autres billets dans la catégorie « climat » et aussi http://belgotopia.blogs.lalibre.be/archive/2009/07/25/de-...

Jo Moreau

D’ACCORD ? PAS D ’ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE

11:34 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : climat, réchauffement, politique, giec, journalisme | |  Facebook |

25/07/2009

DE LA RESPONSABILITE DU JOURNALISTE

Je fus un jour partie prenante d’un mouvement social couvert par nos chaînes TV. Je fus effrayé de constater le compte rendu qu’elles en firent, dénotant une méconnaissance profonde non seulement de l’historique de l’entreprise concernée (une des principales de notre pays), mais également des motivations du personnel.

Il s’agissait là d’un problème que je connaissais bien, et je réalisai alors l’ampleur de ce qu’on pouvait me faire avaler sur des sujets que je ne maîtrisais pas…

La presse d’opinion, pour autant qu’elle existe encore en Belgique, a parfaitement le droit d’avoir une lecture de l’actualité conforme à ses convictions philosophiques. Le lecteur en est averti, et sait que Radio Vatican a une autre conception de la problématique du préservatif que l’Humanité.

Mais la presse se voulant neutre, et à fortiori les chaînes TV ou radio, devenues les seules sources d’information pour la majorité du public, ont des obligations plus fondamentales vis-à-vis du citoyen, et notamment un devoir d’objectivité. Voilà le grand mot lâché, auquel beaucoup de journalistes rétorqueront d’une manière définitive que l’objectivité n’existe pas, ce qui les dispense de tout effort en ce sens, et les autorise à une véritable manipulation de l’information, consciente ou non.

Il en est de même de l’expression de la vérité. « La vérité n’existe pas », entend-on alors de toutes parts. Je prétends dans la foulée que la vérité existe bien, mais qu’on peut en faire des lectures très différentes, et participer dès lors à la manipulation.

Celle-ci peut s’exercer de différentes manières.

Par exemple en interviewant des spécialistes très orientés politiquement, en ne précisant pas cette orientation quand celle-ci peut influer sur l‘opinion affichée. Que par exemple Madame Anne Morelli soit une habituée des plateaux et présentée comme historienne et spécialiste de l’histoire des religions, cela est la réalité et je n’ai rien à y redire. La manipulation commence quand on omet de préciser qu’elle se définit elle-même comme étant d’une sensibilité d’extrême-gauche, ce qui est son droit le plus strict, mais mériterait aussi l‘avis parallèle d‘un confrère ayant une autre lecture du problème soulevé.

L’influence de la RTBF lors des négociations communautaires de l’Orange Bleue mériterait à elle-seule un billet, notamment dans le choix des personnalités interviewées quotidiennement…

Un autre exemple de manipulation est le choix orienté des dépêches qui seront reprises à l’antenne.

La vision d’un évènement dans le sens le plus large du terme peut varier drastiquement suivant le JT regardé, depuis la RTBF en passant par RTL, France 2, LCI etc… Désolé, mais cela n’est pas normal.

Certains faits, indispensables à la compréhension d’un évènement, sont totalement passés sous silence par certains médias et non par d‘autres, donnant ainsi une version parfaitement biaisée de l‘actualité.

Un exemple récent de manipulation, au départ cette fois-ci de l‘agence de presse : le crash récent du Tupolev iranien (donc le précédent...).

Que ce soient les commentaires des JT de la RTBF ou de RTL-TVI, ou des dépêches reprises sur les sites web des journaux en ligne, ce crash est mis en parallèle avec l’embargo américain sur les marchandises à destination de l’Iran, rejetant ainsi implicitement la responsabilité du crash sur les USA par le biais d’ une rédaction plutôt alambiquée du communiqué. Or il s’agissait d’un avion de construction russe, et je ne vois vraiment pas la relation de cause à effet… On peut aussi constater que la dépêche d’agence concernée a été reprise à l’identique, que ce soit sur les journaux ou à la télé. Plus aucun travail de journalisme: il s’agit d’une utilisation telle quelle d‘une dépêche d‘agence, d‘un service « fast food » si je peux m’exprimer ainsi.

Les journalistes, ou leurs chefs de rédaction, ne font apparemment l’objet d’aucune surveillance, ni d’aucune sanction. Ils n’ont en fait de comptes à rendre qu ‘à eux-mêmes, hormis le cas flagrant de fausse nouvelle. Mais même ce cas de figure ne fera l’objet que d’une simple mise au point. D’autre part, il ne peut être question d’une surveillance du travail journalistique, ce qui mènerait droit à la censure si prisée des dictatures. C’est donc bien au journaliste lui-même qu’ incombe l’obligation d’analyse et de répercuter une information la plus objective possible, ce qui doit être une obligation pour la presse dite neutre. Il faut alors que le journaliste se fasse violence pour ne pas entacher la réalité par la projection de ses propres convictions.

Or il faut réaliser que la manipulation de l’information est un des plus grands dangers que court notre démocratie. Les médias forment, ou déforment l’opinion publique. Hormis les cas de manipulation à proprement parler, dirigée consciemment ou non (?) par les opinions personnelles du journaliste, se pose également le fait que l’information n’est pratiquement plus vérifiée. Aussitôt servie, aussitôt régurgitée, impliquée dans une véritable course de vitesse avec la concurrence, et surtout avec l’influence désastreuse d’internet et de ses fantasmes.

Il y a aussi la tentation de paraître brillant à l’antenne. Que ne ferait-on pour placer un bon mot qui fera l’admiration des confrères, mais qui amène à tourner en dérision des hommes ou des institutions, et finalement à déconsidérer ceux-ci aux yeux du citoyen avec les conséquences désastreuses qui peuvent en découler.

Le journaliste d’un média dit neutre a une énorme responsabilité, qu’il n’assume que de plus en plus épisodiquement et imparfaitement.

Les « véritables » journalistes (opinion personnelle) sont peu à peu écartés de l’antenne, pour des motifs divers, et il faut bien constater l’amateurisme de certains nouveaux présentateurs(trices) de journaux TV , qui débitent des énormités sans même s’en rendre compte, que ce soit sur le fond ou dans la forme, dénotant une carence certaine dans ce qui devrait être une honnête culture générale. Et là, les exemples abondent…

Jo Moreau

D’ACCORD ? PAS D’ACCORD ?? Laissez-moi votre commentaire !

09:09 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, presse, journalisme, opinion, manipulation, télévision | |  Facebook |