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22/05/2009

LE CHOMAGE DES ANCIENS

Quoi qu’en disent certains, le nombre réel d’emplois offerts est très loin de satisfaire les demandes.

Certains tests montrent que la publication d’offres d’emplois, que ce soit dans la presse ou via les nouveaux médias, tiennent plus du marketing et de la promotion de la marque, que d’emplois réellement disponibles.

Il existe parait-il des milliers d’emplois disponibles en Flandre, que les Wallons mépriseraient.

Mais on oublie de dire que les patrons flamands préfèreront toujours engager un travailleur français, d’abord pour les avantages fiscaux liés à l’emploi de travailleurs frontaliers, et ensuite par méfiance pour ces ouvriers wallons fainéants et revendicatifs. Et oui, la propagande politique laisse des traces …

D’autre part, même si un chômeur habitant Hout-si-plout trouvait un emploi à Broebelbeek, dans la campagne entre Bruges et Gand, comment s’y rendre ?? En voiture, à vélo ??

Il faut aussi tenir compte de la segmentation des travailleurs d’un certain âge, licenciés sans espoir de retrouver un emploi.

Il est donc exclu de limiter dans le temps le droit aux indemnités de chômage.

D’ un autre côté, les communes ou collectivités diverses manquent elles aussi cruellement de moyens face à des besoins croissants qu‘elles sont incapables de satisfaire.

Je propose dès lors de joindre ces deux problèmes.

Qui serait concerné ? Tout demandeur d’emploi indemnisé depuis minimum 3 ans, et âgé au maximum de 45 ans (ou sur base du volontariat en-dehors de ce cadre)- Pourquoi minimum 3 ans ? Pour lui permettre pendant ces 3 premières années la recherche d'emploi, des formations complémentaires etc.. Ensuite, le découragement risque de le gagner et d'ankyloser sa volonté. 

Pour faire quoi ? Il est mis au service de la collectivité, celle-là même qui finance ses indemnités. 

A quelle fréquence ? 2 demi-journées par semaine. (ou sur base du volontariat pour une fréquence plus élevée). Pourquoi seulement 2 demi-journées? Afin justement de lui laisser l'opportunité de continuer à chercher un emploi, et d'autre part pour éviter un caractère "punitif" de cette mesure.

Quelle serait la sanction en cas de refus ou d’absence injustifiée ? La cessation, partielle ou définitive, du paiement des indemnités de chômage.

Il faut évidemment veiller à ce qu’il n’y ait aucune concurrence avec le personnel en place, et éviter que ces collectivités ne procèdent à des licenciements, afin de profiter de cette main-d’œuvre pour elle gratuite !. Il faudra en outre résoudre les problèmes d’organisation, d’encadrement, d’assurances etc…

Un autre avantage sera la réhabilitation du chômeur aussi bien aux yeux de son milieu familial que du voisinage.

L’éventail des tâches à remplir est particulièrement vaste, et est bien entendu fonction de la formation , de l’âge, et des préférences personnelles autant que faire se peut.

Cela va de l’aide pour les surveillances scolaires, les gardes d’enfants, l’aide aux devoirs pour les enfants en retard scolaire, la compagnie des personnes âgées, la préparation de repas, l’entretien des voiries, des bois, des rivières et ruisseaux, des espaces verts, la préservation du patrimoine, l’étude de la pertinence des devis pour les travaux publics, j’en passe et des meilleurs.

Jo Moreau

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15:01 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, emploi, collectivité, motivation | |  Facebook |

21/05/2009

LE CHOMAGE DES JEUNES

Je ne prétends détenir aucun remède miracle à la résorption du chômage, hélas.

Voir toutefois mon post précédent intitulé : « Europe, arrêtons le massacre« . Mais restons réalistes…

Ma réflexion s’oriente sur les points suivants :

Le casse-tête du financement des indemnités des demandeurs d’emploi, dont le nombre va croissant . Corollaire direct : les caisses se vident, faute de cotisants en nombre suffisant.

Or il est indispensable de ne pas limiter dans le temps le paiement de ces indemnités, au vu notamment du licenciements de travailleurs d’un certain âge dont le marché de l’emploi ne veut plus.

Il deviendra donc indispensable de faire des choix, parfois déchirants.

Constatons aussi certaines évidences : 

  • La démotivation des jeunes face à l’école est profonde.
  • Le nombre, déjà élevé, de jeunes sans aucune formation ni diplôme lancés sur le marché de l’emploi va croissant.
  • D’autre part, continuer à financer des indemnités pour des jeunes débarquant sur le marché de l’emploi et qui n’ont jamais travaillé ni cotisé, devient un luxe (relativement récent) aujourd’hui impayable pour la collectivité.

Pour toutes les catégories de travailleurs, et surtout pour les jeunes, un préalable incontournable et urgent sera la diminution drastique des charges sur les salaires les plus bas, afin d’augmenter le « net » et ainsi creuser la différence entre les revenus du travail et les indemnités de chômage. Cette mesure est susceptible également de réduire peu ou prou le travail au noir.

Je propose dès lors, afin de rencontrer les trois points précédents, pour les jeunes qui n‘ont jamais travaillé, qu’une indemnité de chômage ne serait allouée que dans les cas suivants :

  •  Aucune indemnité pour ceux qui n’ont pas réussi au minimum le cycle d’études moyennes inférieures ou l’équivalent technique ou professionnel.
  • Si réussite de ce cycle : indemnités à 50%.
  • Si réussite du cycle d’études moyennes supérieures ou l’équivalent technique ou professionnel : indemnités à 70%.
  • Si réussite minimum d’une licence ou d’un régendat : indemnités à 100%.

Les examens de cycle moyen inférieur et supérieur, ainsi que les équivalents technique et professionnels seraient cotés par des professeurs anonymes, extérieurs aux établissements fréquentés, afin d’éviter toute influence ou intimidation.

Il reste évidemment pas mal de filières à raccrocher à ces catégories (cours du soir, artistiques, etc…)

Ces indemnités seraient versées pendant 12 mois, après le stage d'attente, le montant de référence étant fixé à 250 eur à moduler si chef de ménage.   

Les 12 mois suivants, elles sont réduites de 50%.

Elles sont ensuite supprimées.

Les droits normaux seraient intégralement récupérés après 12 mois de travail effectif. 

D’ACCORD ? PAS D ’ACCORD ? Laissez-moi votre commentaire !

Jo Moreau

12:23 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chômage, emploi, qualification, motivation | |  Facebook |