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04/07/2012

POUR L'INTERDICTION IMMEDIATE DES BARRAGES HYDROELECTRIQUES

L’écologie politique a réussi à instiller une peur quasi-mystique du nucléaire parmi la population, au point de l’imposer dans l’agenda des autres partis.

Entendons-nous bien. Comme je l’ai déjà exprimé précédemment, je suis convaincu que le modèle actuel de la fission nucléaire basé sur l’utilisation de l’uranium enrichi est dans une impasse, au vu des problèmes non résolus qu’elle pose et bien connus de tous, que sont le traitement des déchets et le démantèlement des centrales obsolètes. (Ce qui ne veut pas dire qu’il faille ipso-facto fermer les centrales existantes !). Mais il existe des filières prometteuses, qui répondent en grande partie à ces objections, telles que les réacteurs à sels fondus-thorium, ou dans une autre voie la fusion thermonucléaire contrôlée. De telle sorte qu’il serait inconscient de condamner « le nucléaire » et de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Toute activité humaine présente des dangers, et notre action doit tendre à circonscrire ces dangers autant que faire se peut, mais sûrement pas à stopper tout progrès ou à régresser dans le développement, tel que l’imposent quelques intégristes écologiques suivis par l’ensemble des hommes et femmes politiques qui les suivent aveuglément, dans un remake saisissant du « joueur de flûte d’Hamelin ».

Peur du nucléaire, des OGM, du gaz de schiste, du CO2, des carburants fossiles et de bien d‘autres choses dont nous délaissons maintenant le développement aux autres continents, ce qui nous rend de plus en plus dépendants et engagés dans un idéalisme béat qui risque bien d'être suicidaire.

Dans cet ordre d’idée, je me suis penché sur les dangers de l’hydro-électricité, énergie ô combien verte, et les catastrophes causées par les ruptures de barrages.

Parmi les causes de ces catastrophes, on en retrouve d'identiques que pour les accidents nucléaires que nous avons connus ou que nous craignons tant, soit : des erreurs humaines, des séismes, des faits de guerre, des défauts d’entretien etc… Leurs conséquences, hors les pertes en vies humaines, sont également dévastatrices pour l’environnement.

En voici une énumération, forcément incomplète car on dénombre plus de 400 ruptures de barrages dans le monde (pas tous hydroélectriques). Devons-nous pour autant, à l’instar de ce que font les écologistes à l'égard du nucléaire, demander la mise hors-service immédiate et définitive de tous les barrages et à chercher des solutions alternatives… ???

QUELQUES RUPTURES DE BARRAGES

  • - --/--/1802 Puentes (Espagne) 600 morts
  • - 12/03/1864 Sheffield (GB) 250 morts
  • - --/--/1868 Irukaike (Japon) 1.100 morts
  • - 16/05/1874 Williamstown (USA) 144 morts
  • - 10/03/1872 Fergoug l (Algérie)
  • - 15/12/1881 Fergoug ll (Algérie) 200 morts
  • - --/--/1885 Fergoug lll (Algérie)
  • - 31/05/1889 South Fork River (USA) 2.200 morts
  • - --/--/1890 Walnut Grove (USA) 129 morts
  • - --/--/1893 Austin (USA)
  • - 27/04/1895 Bouzey (France) 200 morts
  • - --/--/1911 Bayles (USA) 700 morts
  • - --/--/1912 Elwha River (USA)
  • - --/--/1917 Tigra (Inde) 1000 morts
  • - 01/12/1923 Gleno( Italie) 600 morts
  • - --/--/1925 Eiguiau (France)
  • - --/--/1925 Kundli (Inde)
  • - --/--/1926 San Alphonso (Bolivie) 1.000 morts
  • - 25/11/1927 Fergoug llll (Algérie)
  • - 31/12/1927 St Maur (Algérie)
  • - 13/03/1928 St Francis - région de Los Angeles (USA) 420 morts
  • - --/--/1943 Pagara (Inde)
  • - --/05/1943 bombardement des barrages de Mohne et Eder (Allemagne) 1300 morts
  • - 09/01/1959 Wega de Tera (Espagne) 144 morts
  • - 02/12/1959 Malpasset(France) 423 morts
  • - 28/03/1960 Oros (Brésil) 1.000 morts
  • - 13/03/1961 Kiev (Ukraine URSS) 145 morts
  • - --/--/1961 Khadakswalla (Inde) 2.000 morts
  • - 28/10/1962 Sunchon (Corée du Sud) 163 morts
  • - --/--/1963 Quebrada la Chapa (Colombie) 3300 morts
  • - 14/12/1963 Baldwin Hills (USA)
  • - 09/10/1963 Vajont (Italie) 2.000 morts
  • - --/--/1967 Nanak Sagar (Inde) 100 morts
  • - 27/11/1967 Kebumen (Indonesie) 160 morts
  • - 04/01/1970 Mendoza (Argentine) 100 morts
  • - 25/02/1972 Foledon(Colombie) 60 morts
  • - 26/02/1972 Logan (USA) 450 morts
  • - --/--/1972 Chikkaole (Inde)
  • - --/--/1975 Banqiao (Chine) 230.000 morts (victimes directes et indirectes)
  • - 05/06/1976 Teton (USA) 10 morts
  • - 11/08/1979 Morvi (Inde) 15.000 morts
  • - --/--/1980 Gotvan (Iran) 200 morts
  • - 19/07/1985 Val de Stava (Italie) 268 morts
  • - --/--/1986 Kendale (Sri Lanka) 127 morts
  • - --/--/1991 Isla Verdes (Philippinnes) 3.500 morts
  • - 27/08/1993 Prov de Qinghai (Chine) 240 morts
  • - --/--/2012 Ivanovo - Bulgarie 9 morts 

VOTRE COMMENTAIRE EST BIENVENU

Jo Moreau.

11:32 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : réchauffement climatique, nucléaire, co2, écologie | |  Facebook |

19/01/2012

L'EUROPE ET LA GRANDE PEUR.

Il fut un temps où chaque catastrophe engendrée par une nouvelle invention induisait des recherches sur les causes du dysfonctionnement, et débouchait sur les perfectionnements et les modifications permettant de les éviter, ou du moins d’en atténuer les conséquences.

Les premiers chemins de fer furent la cause de multiples catastrophes entraînant la mort de nombreux passagers. Déjà à l’époque, les médias se déchaînèrent contre cette « invention du diable » qui affolait les troupeaux. Mais heureusement, les responsables politiques et les industriels ne remirent nullement en cause ce formidable outil de développement.

Que dire de l’application du gaz de houille, au début du XIXe siècle, d’abord nauséabond et dangereux à l’usage, au vu de ses composants très toxiques. Il était produit dans des « usines à gaz », à proximité immédiate des villes dont il éclairait les nuits. Après de multiples améliorations, il fut dans l’après-guerre remplacé par le gaz naturel que nous connaissons aujourd’hui, nettement plus sécurisant. Mais à aucun moment, le principe même de l’usage du gaz ne fut remis en question.

Les premiers avions à réaction commerciaux furent également un dramatique échec. Mais les progrès technologiques découlant de l’étude des épaves des De Havilland « Comet » britanniques qui s’écrasaient permirent ensuite la mise en service de « jets » plus sûrs et plus performants.

On pourrait ainsi multiplier les exemples, car le chemin qui mena au bien-être et aux facilités dont nous jouissons chaque jour fut balisé d’erreurs, d’errements, d’approximations peu à peu rectifiées et faisant l’objet d’évolutions constantes.

Mais aujourd’hui, l’Europe a peur, une peur quasi-religieuse et obsessionnelle de l’apocalypse annoncée par des prédicateurs d‘une nouvelle Eglise, et cette peur paralyse de plus en plus les différents vecteurs de son dynamisme et de son développement.

Le nucléaire qui nous menace tous, un réchauffement climatique catastrophique provoqué par les activités humaines, des OGM qui nous promettent des mutations monstrueuses, une pollution qui nous étouffe lentement, des gaz de schiste dont l’exploitation va bouleverser notre environnement, des micro-ondes qui nous cuisent à petit feu et j‘en passe. Plutôt que pousser la recherche et débattre sereinement des problèmes pour trouver des solutions, l’Europe, fatiguée de tout et surtout d’elle-même, préfère le renoncement scientifique, politique, économique, moral et culturel.

Nous assistons à une capitulation sur tous les fronts dans un pathétique remake hollywoodien de la chute de l‘empire romain.

Heureusement, on a inventé le merveilleux et hyper-populiste « principe de précaution », destiné à préserver nos malheureuses populations de toutes ces inventions du diable et des innombrables catastrophes qui en sont les conséquences inévitables. Et qui permet au monde politique de surfer sur la vague électoralement rentable de la sécurité à tout prix. Si certaines recherches fondamentales se poursuivent malgré tout, c’est presque honteusement et en toute discrétion.

Et pendant que la Chine prépare la conquête de l’espace avec de nouveaux véhicules spatiaux, l’ Europe a construit une avionnette propulsée à l’énergie solaire. Avant de redécouvrir le cerf-volant ? A chacun ses ambitions.

Minuscule Europe sur une carte du monde, que ses renoncements frileux ne pourront cependant protéger des pseudo-dangers qu‘elle redoute tant, entraînée dans un rêve d’avènement d’une société pastorale confraternelle et angélique, nourrie au fromage de chèvre. Un fantasme qui n’aura d’autre issue qu’une paupérisation dramatique de ses populations, et une soumission totale aux autres puissances émergentes partout dans le monde.

Des sociétés qui fondent l’espoir de leur développement sur la confiance en la science pour maîtriser les errances des nouvelles technologies, mais certainement pas sur leur interdiction.

Comme le fit l’Europe dans des temps maintenant révolus, quand elle n’avait pas peur du progrès.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !

Jo Moreau.

18:12 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : progrès, crise, nucléaire | |  Facebook |

27/11/2011

LA DIABOLISATION DU NUCLEAIRE CIVIL

nucléaire,environnement,énergie,écologieLa levée de boucliers contre la filière nucléaire, instrumentalisée par les partis écologistes et reprise en chœur par les suivistes, est un nouvel exemple du caractère quasi-religieux d’une réflexion qui abandonne toute rationalité. Malheureusement, manipulés par une propagande mystique, et soucieux d’une popularité basée sur un impératif sécuritaire, les gouvernements condamnent le nucléaire dans sa globalité et ouvrent ainsi la porte à une accentuation de la crise dans laquelle nous sommes plongés.

Qu’on me comprenne bien : je considère également que la filière de la fission nucléaire souffre de ses inconvénients évidents, sans solution depuis son éclosion soit une bonne septantaine d’années. Le problème principal et le mieux connu est celui des déchets et du démantèlement des centrales. Toutefois, de grands espoirs peuvent être mis dans d’autres filières du nucléaire actuellement à l’étude, notamment le principe de la fusion nucléaire, qui minimisent ce genre d’inconvénients.

Mais l’anathème qui frappe tout ce qui porte l’étiquette « nucléaire » conduira, et conduit déjà, à la diminution sinon la coupure des crédits de recherche affectés à cette filière. La conséquence directe en est la diminution dramatique du nombre d’étudiants dans la recherche ou le génie nucléaire, découragés avec raison par un avenir devenu plus qu’aléatoire.

Du moins en Occident, car tel n’est pas le cas dans les pays émergents, tels que la Chine ou l’Inde par exemple, où le développement du nucléaire est plus que jamais d’actualité.

Ces pays risquent de prendre un avantage décisif dans l’étude et le développement de cette technologie de pointe dont l'abandon est programmé dans plusieurs pays européens, et ce pour des raisons plus idéologiques et électoralistes que scientifiques.

La catastrophe de Fukushima a évidemment apporté un éclairage inespéré aux thèses antinucléaires. Toutefois, je considère que les catastrophes de Fukushima, comme celle de Tchernobyl, découlent d’erreurs humaines et pouvaient donc être évitées, et ne peuvent donc être imputées à la technologie elle-même.Tchernobyl pour les raisons bien connues, et Fukushima par une implantation peu compréhensible de centrales nucléaires face à une faille géologique bien connue, sur une bande côtière particulièrement exposée aux séismes et par conséquent aux tsunamis.

Il faut être bien conscient des perspectives de l’abandon du nucléaire, outre les problèmes d’approvisionnement en électricité, mais aussi le fait que cette énergie subira une augmentation très importante des coûts pour tous les usagers. Non seulement les ménages, mais aussi et surtout les industries grandes utilisatrices de cette énergie. Il s’agira d’une nouvelle et peut-être décisive motivation pour une délocalisation des derniers pourvoyeurs d’emplois de nos pays vers des cieux moins sujets au catastrophisme ambiant.

Toute activité humaine comporte des risques.

Qu’il faut bien entendu circonscrire au maximum. Mais l’industrie chimique a également généré diverses catastrophes industrielles ayant fait plusieurs milliers de morts pendant la même période d’existence (sans compter les dégâts et victimes indirectes). Qui réclame la fin définitive de l’industrie chimique ?

Les laboratoires biologiques et pharmaceutiques cultivent des virus, bactéries ou autres joyeuses bestioles qu’ un accident pourrait diffuser dans l’atmosphère, et déclencher des épidémies dévastatrices dans le monde entier . Qui réclame l’arrêt définitif de ces recherches ?

Essayons de garder raison afin d’éviter un dramatique coup d’arrêt à notre développement, en faisant évoluer le parc nucléaire vers plus de sécurité. Il en va de notre avenir et de notre bien-être.

VOS COMMENTAIRES SONT BIENVENUS.

Jo Moreau.

17:55 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, environnement, énergie, écologie | |  Facebook |

28/04/2011

LE NUCLEAIRE : VADE RETRO SATANAS ?

Voici quelques années, plusieurs pays -dont l’Allemagne et la Belgique- avaient programmé l’abandon du nucléaire. J’avais toujours considéré qu’il s’agissait là d’un effet d’annonce populiste, motivée par des intérêts politiques ou électoraux souvent liés à la présence éphémère ou non de partis écologistes au sein même des gouvernements, ou influents dans la mouvance des partis.

Bingo, face aux réalités techniques et économiques, et il faut bien le dire, au vu des intérêts financiers considérables en jeu, cette sortie était récemment reportée ad vitam aeternam.

L’accident en cours à la centrale nucléaire du Fukushima, survenant par un hasard malheureux l’année du 25e anniversaire de l’explosion de Tchernobyl, a relancé le débat sur l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le domaine de la production d’électricité.

Plutôt qu’un débat constructif sur les aspects techniques et prospectifs de cette énergie, nous assistons à un combat politico-idéologique sans nuances entre ceux qui sont « pour », et ceux qui sont « contre ».

L’énergie nucléaire a toujours eu une odeur de soufre, dont l’origine remonte à Hiroshima et à la guerre froide. On assista à cette époque à de grandes manifestations contre les armes nucléaires à travers l’Europe, qui étaient surtout des manifestations anti-américaines et anti-OTAN. L’existence des bombes du petit père des peuples (Staline) et des membres du Pacte de Varsovie ne provoquait apparemment aucune allergie radio-active chez les participants. Ce type de rejet idéologiquement orienté est d’ailleurs toujours sous-jacent à ce jour.

Certains prétendent que les centrales peuvent être fermées et remplacées avantageusement par les énergies « vertes », d’autres contestent violemment ce point de vue. Je ne rentrerai pas dans ce débat, chacun se livrant à une guerre des chiffres parfaitement justifiés et tout aussi parfaitement contestés, destinée à décrédibiliser définitivement l’adversaire.

Soyons clair : si je suis le premier à adhérer à la lutte contre les pollutions évitables, ou la production et la surconsommation de produits parfaitement inutiles, je suis clairement opposé à une écologie intégriste et rétrograde, admirative du « bon sauvage » et qui rêve d’un retour à une société mythique totalement irréaliste. Cette vision du monde est principalement motivée par la peur, peur du progrès, peur de l’avenir. Je ne suis pas prêt, et je ne suis pas le seul, à abandonner tout ou partie des acquis utiles de notre façon de vivre, au bénéfice d’utopies littéraires.

Ceci dit, il faut bien constater que la filière actuelle de la fission nucléaire basée sur l’uranium est dans une impasse. Ses inconvénients sont bien connus : l’accumulation infinie de déchets fortement radio-actifs dont on ne sait que faire, des réacteurs obsolètes qu’on ne peut démanteler, la difficulté ou même l’impossibilité de la modernisation de salles de contrôle par des composants actuels, et enfin le fait que les accidents ont souvent des conséquences économiques et humaines extrêmement importantes et spectaculaires. Dans l’étude financière, on omet soigneusement de prendre en compte les sommes énormes nécessaires à l’évacuation et au relogement de populations issues des régions contaminées. Enfin, si la sécurité technique des centrales est relativement bonne, le facteur humain doit également mis dans la balance, soit l’incompétence ou la négligence des opérateurs, soit des erreurs parfois grossières dans la localisation des implantations.

Faut-il pour autant condamner « le nucléaire » ? Bien évidemment non. Des recherches sont en cours -notamment dans la filière de la fusion thermonucléaire-, très prometteuses même si de nombreux obstacles subsistent. L’ utilisation du deutérium, élément en quantité pratiquement illimitée sur Terre et ne produisant pas ou peu de radio-activité pourrait être une voie parfaitement acceptable. Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il serait aussi opportun de réévaluer la problématique du contrôle de la production nucléaire.

Malheureusement, en Belgique notamment, la perspective de l’abandon du nucléaire a mené aussi à l’abandon de cette spécialisation par de nombreux étudiants. Selon certains, la relève des techniciens employés par les centrales en activité en deviendrait même problématique.

Si le nucléaire est l’objet de toutes les avanies, il ne viendrait par contre à l’idée de personne de réclamer l’arrêt définitif de l’ensemble de l’industrie chimique par exemple. On a pudiquement « oublié » les accidents de Bhopal, qui fit à lui seul 20.000 morts et des centaines de milliers de malades, de Seveso, de AZF à Toulouse et de combien d’autres. Et que dire des accidents de circulation qui annuellement sont responsables dans le monde de dizaines de milliers de morts et d’un nombre gigantesque de blessés à des degrés divers.

En cherchant bien, on trouverait sans peine d’autres exemples de dangerosité bien plus aigue que le nucléaire, à commencer d’ailleurs par maman nature !

A l’heure actuelle, il n’y a pas d’alternative crédible à la production d’énergie par les centrales à fission nucléaire. Il faut renforcer leur sécurité d’utilisation dans l’attente de leur remplacement par d’autres filières plus fiables, y compris nucléaires.

Et même si l’Europe, continent en déclin, vertueux donneur de leçons s’abritant derrière de grands principes moralisateurs, devait seule abandonner le nucléaire, il suffit de regarder une carte du monde pour s’apercevoir que son minuscule territoire n’est nullement préservé de toute contamination accidentelle, tous les autres continents s’équipant frénétiquement de centrales nucléaires de plus en plus nombreuses.

Alors, à l’instar de nos voisins français, poursuivons les recherches fondamentales et osons des expérimentations. Plutôt qu’insuffler à nos jeunes la peur du progrès et le repli sur soi , redonnons-leur l’espoir en l’avenir et le goût en la science.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !!

Jo Moreau. 

14:15 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, énergie, politique, écologie | |  Facebook |

15/03/2011

L'AVENIR : LA FUSION NUCLEAIRE CONTROLEE

L’accident nucléaire actuellement en cours au Japon donne lieu à des débats passionnés sur la filière du nucléaire pour la production d’énergie.

 On assiste à une débauche de mauvaise foi, aussi bien dans le camp des pro que des anti-nucléaires.

D’un côté, on se glorifie sans rire du fait que ses propres (…) centrales sont parfaitement sécurisées, fiables et innocentes, contrairement à ce qui se passe ailleurs, que la filière nucléaire actuellement exploitée est la seule réponse efficace à nos besoins énergétiques, qu’elle est d’ailleurs parfaitement conforme aux nécessités découlant de la lutte contre le réchauffement climatique et qu‘on ne peut donc faire plus écologique, et enfin que les accidents de la route font en définitive bien plus de victimes que les centrales nucléaires.

De l’autre, la simple évocation du mot « nucléaire » équivaut à s’exposer à la damnation éternelle. Toute la filière est à condamner, en prenant le Japon comme exemple et en brandissant Tchernobyl à chaque occasion, en oubliant de spécifier que l’accident en cours n’est pas la conséquence directe d’un tremblement de terre, mais bien à un tsunami. En définitive, les éoliennes ou le photovoltaïque est amplement suffisant pour tous nos besoins…

Notre type de civilisation présente de nombreux autres sites dangereux, tels que les usines chimiques, les laboratoires biologiques, en bref tous les sites de type « Seveso » , qui à ma connaissance ont fait plus de victimes que le nucléaire civil sans pour cela être mis à l’index dans leur principe.

Maintenant, je suis également convaincu que la filière actuelle basée sur la fission nucléaire est effectivement dangereuse et doit être condamnée. Le danger dû à la radio-activité est bien réel, que ce soit lors d’un accident direct -et on ne peut prévoir tous les types d’accident possibles-, que lors de catastrophes naturelles. Nos régions sont peu sismiques, mais par exemple des dizaines de secousses (de faible amplitude) ont eu lieu dans le Brabant Wallon l’an passé. On peut aussi se souvenir des séismes d’une amplitude de 5 en 11/1983 (Liège), de 5,8 en 04/92 (Roermond) de 4,5 en 06/95 (Le Roeulx), de 5,1 en 07/2002 (Aachen). Il semblerait aussi qu’historiquement, il y ait eu dans les siècles passés de nombreux séismes d’une amplitude égale ou supérieure à 6 ou 7.

A côté des risques directs, comprenant les défaillances techniques ou humaines ainsi que les attentats, se posent les problèmes actuellement insolubles découlant du traitement à réserver aux déchets nucléaires, ou au démantèlement des centrales obsolètes. Il serait irresponsable de nier ces problèmes, et de fermer les yeux sur l’impasse dans laquelle se trouve la filière de la fission nucléaire.

Il existe une autre filière « propre » dont il faut accélérer la mise au point, je veux parler de la fusion thermonucléaire contrôlée. Basée sur le type de réaction qu’on retrouve dans le soleil par exemple, elle utilise comme combustible notamment du deutérium, dont les ressources terrestres sont pratiquement inépuisables, et les dégagements radio-actifs nuls ou négligeables.

Je vous engage à lire le résumé accessible par le lien suivant :

http://www.ulb.ac.be/sciences/intra/inforsc_archives/nrj/...

Jo Moreau

D’ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !

12:07 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, japon, énergie | |  Facebook |

29/11/2009

LE LIBAN, ENTRE LE MARTEAU ET L'ENCLUME

Des informations récentes (répercutées par France24 ce 29/11) font état du réarmement du Hezbollah libanais par l’Iran, notamment en missiles capables d’atteindre n’importe quel point du territoire israélien. De telles armes auraient aussi été mises à la disposition du Hamas, dans la bande de Ghaza.

Ces nouvelles trouvent une certaine vraisemblance, lorsqu’on sait que le nouveau gouvernement libanais vient de décider que le Hezbollah, qui est une de ses composantes, pourra conserver ses armes, ce qui est en totale contradiction avec la résolution 1701 de l’ONU, prise suite à la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais. (source : le Quotidien du Peuple 25/11/2009). On se souvient également de l’arraisonnement récent d’un cargo chargé d’armes iraniennes par la marine israélienne.

La réponse n’a pas tardé : un communiqué du gouvernement israélien prévient qu’une action militaire entreprise suite à des bombardements de son territoire ne se limiterait plus à l’encontre des militants du Hezbollah, mais se ferait contre l’Etat libanais, qui tolère cette situation. (Guysen International)

Il est un fait que le gouvernement iranien, (imitant en cela le gouvernement nord-coréen dans un autre contexte), se moque ouvertement de l’opinion internationale, et prolonge systématiquement des négociations élastiques, remettant sans cesse en cause des avancées péniblement acquises, tablant avec raison sur l’impuissance grandissante des anciennes puissances.

Alors, Israël laissera-t-il l’Iran mener à terme son développement nucléaire, manifestement militaire, sans réagir ?

L’hypothèse actuellement privilégiée est celle d’une attaque israélienne contre les cibles nucléaires iraniennes, scénario qui arrangerait bien l’ensemble des pays non fondamentalistes, musulmans ou non, leur évitant une intervention directe très embarrassante , et dont l’issue ne serait manifestement pas plus glorieuse qu’en Irak ou en Afghanistan.

Il existe des précédents connus, lorsque l’aviation israélienne détruisit le site nucléaire irakien Al Tuwaitha en 1981, et le site nucléaire syrien d’Al Kibar en septembre 2007. (Ce dernier semble d’ailleurs être l’objet d’une remise en état avec l’aide de la Corée du Nord).

La situation est cependant essentiellement différente aujourd‘hui, que ce soit sur le plan militaire ou sur le plan politique.

Sur le plan militaire d’abord, l’existence avérée de missiles iraniens pleinement opérationnels et pouvant occasionner de sérieux dégâts au cœur d’ Israël a profondément modifié la mise. Lors de la guerre du Golfe, on se souvient de l’emploi par l’Irak de missiles « Scud » modifiés contre les villes israéliennes. Toutefois, cette action qui avait pour but d’obliger Israël à intervenir dans le conflit afin de décrédibiliser celui-ci, échoua dans ses objectifs par la faute principalement de caractéristiques déficientes du matériel employé.

Les actuels missiles iraniens sont bien plus efficaces, aussi bien dans leur capacité de destruction, que dans leur autonomie et la précision des tirs. Plusieurs pays européens deviennent par la même occasion des cibles potentielles, ce qui n’est pas à négliger pour une évaluation correcte de la situation stratégique et politique.

Comme on l’a vu d‘autre part, ces représailles pourraient provenir de plusieurs origines géographiques, impliquant une nouvelle fois le risque d’embrasement généralisé.

En dépit de la supériorité stratégique de Tsahal, Israël ne sera donc pas à l’abri de destructions cette fois-ci dévastatrices en cas d’action militaire.

Sur le plan politique, les hésitations actuelles vis-à-vis de l’Iran démontrent l’embarras de la communauté internationale, face à ce qui pourrait aussi apparaître comme un soutien au gouvernement israélien dominé aujourd’hui par l’extrême-droite.

La prolifération nucléaire ne pourra être contenue dans un futur proche, et de plus en plus de pays -notamment au Moyen-Orient- revendiquent le droit à la possession de l’arme nucléaire dans le cas où l’Iran serait « nucléarisé », ses voisins n‘étant pas nécessairement ses alliés !

Alors, que nous réserve l’avenir ? C’est une excellente question et je vous remercie de l’avoir posée !

Jo Moreau

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18:00 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, israel, nucléaire, hezbollah | |  Facebook |