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09/12/2013

L' INDUSTRIE DE L' APOCALYPSE

réchauffement climatique,GIEC,ONG,CO2,Je n’ai jamais adhéré aux thèses conspirationnistes, dans quelque domaine que ce soit, et a fortiori non plus dans le domaine climatique.

On se trouve vite engagé dans un processus de type paranoïaque, où on oublie consciemment ou non les faits incontestables, pour ne retenir que les éléments qui confortent le scénario qu’on désire défendre. Le plus bel exemple à mes yeux en est l’assassinat du Président Kennedy, qui a vu surgir plusieurs dizaines de scénarios et de responsables potentiels, tous plus crédibles les uns que les autres au gré de théories parfaitement convaincantes (et de bouquins ou films très rentables). Et je ne vous parle pas des attentats du 11 septembre !…

Dans le domaine climatique, je ne crois pas au grand complot qui aurait consisté à réunir un jour des têtes pensantes politiques, des milieux financiers et scientifiques et des activistes environnementalistes, accompagnés de journalistes ripoux dans quelque base secrète , et qui aurait pondu un scénario tel que nous le connaissons, imputant aux activités humaines une évolution catastrophique du climat.

Par contre je crois en une convergence d’intérêts qui s’est peu à peu construite autour des travaux du GIEC, et de ses conclusions impliquant la responsabilité des pays industrialisés dans les changements climatiques. Tous ces acteurs retirent aujourd’hui de multiples avantages de l’exploitation de ce scénario, mais s’y sont tellement impliqués que toute marche arrière est devenue impossible, car cela les décrédibiliserait pour longtemps aux yeux de l’opinion.

Ci-dessous, je reprends un excellent article publié dans un important journal suédois, présentant un ouvrage récent de trois auteurs : « Le Jour du Jugement Dernier ».

Une déclaration illustre parfaitement leur propos:

Quelles réformes préconisez-vous ? Demanda le journaliste Philippe Jérôme à Boutros Boutros-Ghali, ex Secrétaire Général de l’ONU. « La plus importante, répondit celui-ci, c'est la démocratisation de l'ONU et des relations internationales. Pour renforcer l'ONU dans un sens plus démocratique, il est nécessaire de lui associer des forces vives dans le monde, je pense en particulier à des ONG ou à des représentants des sociétés civiles, des grandes villes du monde, des Parlements et des milieux d'affaires... Quand la société civile participera à la vie internationale, celle-ci sera démocratisée » . Paru dans l’Humanité le 19.04.1999 (1)

Etrange conception de la démocratie, de la voir ainsi représentée par des groupes de pression qui dans leur majorité, ont la caractéristique de n’avoir justement aucune légitimité démocratique…!

(1) http://www.humanite.fr/node/385196

 Jo Moreau

Illustration : tous droits réservés.

"L’Industrie de l’Apocalypse” est devenue une Machine Autonome. publié le 02 décembre 2013 dans Dagens Nyheter, Stockholm, Suède. (traduction libre LOM/AD).

Un gagne-pain pour un nombre croissant de personnes. La machine de l’apocalypse climatique est portée par des groupes qui ont saisi toutes les opportunités qu’ils pouvaient en retirer, que ce soit pour favoriser leur carrière personnelle, ou promouvoir de vastes intérêts économiques et politiques. Nombreux sont ceux qui sont favorables à un “ordre mondial” dans lequel la démocratie est mise hors-jeu.

« Il est temps de décrypter leurs agendas » , écrivent les auteurs.

Le changement climatique est devenu l’ennemi malveillant de notre époque, et à partir de là, une problématique que tous peuvent exploiter. Une mécanique automatique a été créée, et peu de personnes veulent l’arrêter. Le réchauffement climatique est devenu tellement important comme gagne-pain et en arguments idéologiques que les éléments factuels n’y ont plus leur place.

Les grands médias Suédois ont pour la plupart joué le jeu: l’Apocalypse est un sujet commode pour faire les gros titres des journaux. Celui qui souhaiterait objectiver la menace est exclu du débat, suivant une logique incompréhensible dans la perspective des valeurs générales du respect de la diversité ainsi que des règles du journalisme .

L’Industrie de l’Apocalypse se retrouve dans une zone exempte de toute investigation journalistique.

 Ce qui reste dans la mémoire après la clôture de la 19ème conférence des Nations Unies sur le climat à Varsovie, est l’image du délégué Philippin Naderev Saños très ému, lorsqu’il dénonce les émissions de CO2 comme cause du cyclone tropical qui a frappé son pays. Mais même le Groupe d'experts des Nations Unies sur les changements climatiques (GIEC) n’accorde qu’une faible crédibilité à cette thèse, les éléments de preuve étant faibles voire inexistants. Les statistiques officielles, facilement accessibles, montrent la même chose: il n’est pas possible de démontrer une quelconque augmentation mondiale d’évènements extrêmes climatiques.

En 1945, avec l’explosion de la bombe atomique, l’Apocalypse a fait son entrée dans l’histoire contemporaine. A la fin des années 80, la guerre froide étant terminée et la menace nucléaire n'étant plus perçue comme aigue, l‘idée du réchauffement (ensuite changement) climatique a prospéré grâce à de généreux donateurs.

La puissance de cette menace s’appuie certainement sur un véritable souci pour notre planète, ainsi que sur la mauvaise conscience (judéo-chrétienne), qui semble caractériser l’Homme Moderne. Mais la menace climatique a également été utilisée consciemment par des groupes qui ont perçu son potentiel afin de promouvoir leurs intérêts économiques, leurs carrières et leurs agendas idéologiques ou politiques.

Un certain nombre de groupes de réflexion disposant de grandes ressources, ont eu et ont encore un rôle moteur dans ce processus, notamment le Conseil des Relations Etrangères, l'Institut Aspen, le Fonds des Frères Rockefeller, l’Institut Bookings, Chatham House, le Club de Rome et la Commission Trilaterale, en collaboration avec diverses organisations des Nations Unies (OMM), le PNUE, et le GIEC et depuis les années 90, également la Commission Européenne, un grand nombre d’organisations environnementales lobbyistes telles que le WWF, et l’Institut de Stockholm pour l'environnement, pour ne pas l’oublier. La logique peut sembler étrange, mais le fait est que de grandes compagnies pétrolières ont joué un rôle dans ce domaine. La sphère autour de Rockefeller est un bel exemple, avec un support important pendant des décennies à plusieurs de ces groupes de réflexion, ainsi qu’à un grand nombre de conférences sur le climat et aux organisations de protection de l'environnement, les organisations suédoises entre autres. Le milliardaire Robert O. Anderson a été un important bailleur de fonds du Worldwatch Institute et Friends of the Earth, alors qu'il exploitait du pétrole en Alaska. Maurice Strong a fait fortune en tant que Président et PDG de la société Petro-Canada, entre ses missions de Secrétaire Général de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement à Stockholm et Rio de Janeiro.

La Commission Européenne a utilisé la menace du “Changement Climatique” pour renforcer son propre positionnement sur la scène mondiale. Un des moyens utilisés a été de s’adjoindre des organisations de protection de l'environnement qu’elle finance, pour poursuivre son propre agenda. Les arguments en faveur de cet arrangement ont été donnés dans le rapport Brundtland, et sa mise en œuvre a progressé par étapes dans le programme de l'UE qui a été adopté en 1997. Les organisations environnementales apporteraient le "support public" pour les mesures proposées par l'UE, et agiraient comme catalyseurs et superviseurs sous le mandat de la Commission. Le sixième programme d'Action Communautaire pour l'Environnement 2001, a spécifié que la contribution de l'UE aux dépenses des ONG devait être limitée à 70%. Sept des huit plus grandes organisations de protection de l'environnement basées à Bruxelles ont ainsi reçu leur financement principal de la part la Commission Européenne. Dans le cadre du septième programme d’Action Communautaire pour l’Environnement (EAP, Life+) de 2007, la Commission prescrit que les organisations de protection de l'environnement, doivent assurer "la mise en œuvre des engagements pris par l'UE au titre du Protocole de Kyoto" et en particulier, le commerce des droits d'émissions.

Cela explique pourquoi les principales organisations de protection de l'environnement parlent d’une seule voix de la menace climatique, au risque sinon de perdre leur appui financier. Y a-t-il un objectif derrière tout cela? Oui, mais les motivations sont différentes.

Certains groupes de réflexion ont ouvertement exprimé l‘idée de progresser vers un monde globalisé, non seulement économique mais également politique. Les gens de gauche ainsi que les écologistes veulent obtenir un accord mondial sur l'environnement et le climat. Les organisations internationales telles que l'ONU et l'UE y voient un moyen de renforcer leur pouvoir au détriment des États.

La coopération internationale est nécessaire, mais nous discernons une caractéristique remarquable dans ces propos récurrents pour un nouvel ordre mondial, où la démocratie est décrite comme une forme de gouvernance insuffisante et même inadaptée. Nombreux sont ceux qui pensent que l’Homme doit changer. Ce courant était déjà présent dans la nouvelle "Nova Atlantis" de Francis Bacon (1624) ainsi que dans l'ambition qui a actionné en son temps le communisme soviétique. Bo Ekman, de la Fondation Tällberg, appartient à ceux qui veulent avoir un "pouvoir de supervision" économique, militaire et policier qui permettrait de "corriger les nations qui, pour diverses raisons, ne respecteraient pas les engagements et les objectifs" (DN débat 21/2 2010). Johan Rockström, Margot Wallström ( ancienne commissaire européenne pour l’environnement) et László Szombatfalvy ont pour objectif de leur nouvelle fondation, « Global Challenges » : Comment arriver à "des propositions politiques concrètes" pour « une prise de décision efficace à l'échelle mondiale ». La conférence "La Grande Transformation" à Essen en 2009 avec, entre autres le conseiller de l'UE Hans Joachim Schellnhuber, du l’Institute Potsdam (qui était initiateur de l’alarme climat de la Banque Mondiale de l’année dernière), est encore plus direct : "Les régimes démocratiques ne sont pas bien adaptés pour le degré de participation requis: les sociétés démocratiques libres peuvent-elles traiter les effets des graves changements climatiques mondiaux ? Les régimes autoritaires ne seraient-ils pas mieux adapté pour faire appliquer les mesures nécessaires? ".

Nous sommes susceptibles, à long terme, de voir un changement de climat. Mais n’est-il pas grand temps d’examiner en détail tous ces agendas déguisés en « lutte contre le changement climatique »?

Svenolof Karlsson, journaliste et auteur, Jacob Nordangård, Docteur/professeur en philosophie, Marian Radetzki, Docteur/professeur en économie nationale

10:48 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : réchauffement climatique, giec, ong, co2 | |  Facebook |

18/01/2011

HAITI, DONS EVAPORES ET CAPITAUX ERRANTS.

Il y a un an, Port-Au-Prince était détruit par un violent tremblement de terre.

De nombreux dons furent récoltés par des ONG, des ASBL ou même par des initiatives privées multiples et diverses, et des promesses de transferts de fonds furent annoncés par les gouvernements, même s’ils furent -parait-il- bien moins nombreux que ceux recueillis lors du tsunami en Thaïlande.

Il y a certainement un effet de lassitude, mais surtout de grandes interrogations de la population quant au sort réservé aux montants récoltés ou promis par les gouvernements, et qui sont en fait sortis eux aussi de la poche du contribuable.

On se souvient des questions qui se posèrent sur la répartition des aides destinées à la Thaïlande, et des interrogations graves soulevées par la Cour des Comptes sur les considérables « frais de gestion » retenus par la Région Wallonne.

Ces points ont-ils reçu une justification satisfaisante, ou cela est-il tombé dans un confortable oubli ?

On se souvient aussi qu’ils servirent -en petite partie- au déplacement sur place d’une délégation parlementaire, une goutte d’eau dans l’océan, si j’ose dire, mais interpellante malgré tout quant à l‘usage que certains réservent aux fonds publics.

Le chiffre d’une aide totale de 13,5 milliards de dollars a été cité pour la Thaïlande.

Revenons à Haïti. On nous dit que les aides promises par les Etats ne sont pas arrivées à destination dans leur intégralité. Je veux bien, mais une partie au moins a été transmise. Combien, à qui, et à quoi ont-ils servi ? A voir l’état actuel de la ville 1 an après la catastrophe, et les conditions désastreuses dans lesquelles les malheureux habitants doivent survivre, j’ai de sérieux doutes quant à la pertinence de leurs destinataires… Il y a deux ou trois jours, une ministre haïtienne, très élégante, était interviewée dans le cadre d’un JT. Devant l’étonnement du journaliste quant à l’état actuel de la ville, elle se félicita du fait que les voiries avaient été dégagées, même si les décombres étaient toujours en place. Un an après…

Si certaines (rares) ONG sont bien connues pour leur action volontaire et positive, il en existe quantité d’autres qui recueillent également des fonds, mais dont personne ne sait très bien quelle est leur finalité exacte, ni leur action effective sur place.

Lorsqu’il est fait appel à la solidarité de tous suite à une catastrophe (ou pour toute autre raison), et que des fonds publics sont engagés, j’estime qu’il faut impérativement fournir à la population ,de façon transparente et évolutive:

  • L’identité des structures ayant recueilli des fonds, et leur montant exact.
  • Le décompte des « frais de gestion » et des transferts d’argent réellement effectués, que ce soit par des ONG ou par les pouvoirs publics, et leur(s) destinataire(s).
  • L’obligation pour ceux-ci d’en détailler l’utilisation, quelle que soit l’origine des fonds.
  • Un contrôle strict et indépendant de tout ceci. Il est indispensable de restaurer la confiance de la population, actuellement largement entamée…

Le retour récent de Jean-Claude Duvalier dans le pays dont il fut chassé autrefois, me semble à cet égard surtout justifié par la douce odeur du dollar de l’aide internationale…

Je voudrais aussi relater mon expérience personnelle, bien que ce soit un peu hors sujet. Il y a maintenant de nombreux mois, j’ai effectué un don (minime) à une ONG. Depuis, ma boite aux lettres est encombrée presque quotidiennement par des demandes de dons d‘organismes aussi divers qu‘inconnus de moi, souvent accompagnées de petits cadeaux allant de bics, et passant par des boussoles, des loupes, des porte-clés, des agendas, j’en passe et des meilleurs. Souvent, leurs demandes sont appuyées par des dépliants et revues parfois luxueuses. Et de plus, la lettre d’accompagnement me rend directement responsable de la mort de nombreux petits enfants ou de la misère définitive de nombreuses familles si je n’effectue pas un versement immédiat au moyen du bulletin annexé.

Ce qui me chagrine, et me convainc malheureusement de ne plus jamais recommencer, c’est le coût de cette débauche de publicités et de gadgets en tous genres, qui est de nombreuses fois plus élevé que le don fait au départ …

Jo Moreau.

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE…

11:56 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : haïti, aide internationale, ong, catastrophes | |  Facebook |