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18/06/2010

ELECTIONS...ET MAINTENANT ?

Le clash annoncé a bien eu lieu : environ 50% des Flamands ont voté pour des partis peu ou prou autonomistes, et ce en additionnant les voix de la NVA, du VB et de la LDD.

Il est inconcevable que ce résultat ait pu étonner les politiciens francophones, et démontre ce que je dénonçais dans mes billets précédents : une méconnaissance crasse des attentes d’une majorité des habitants du Nord de ce pays. Ils ont tous démontré leur incapacité à gouverner, car gouverner c’est prévoir. Leur indigence est d’autre part affolante quand on pense aux défis futurs que nous réserve la crise économique…

C’est principalement cette volonté de ne rien entendre qui a poussé une importante fraction des citoyens flamands dans les bras des plus jusqu’au-boutistes.

Le réveil est brutal pour ceux qui étaient endormis depuis longtemps sur leurs certitudes : la supériorité de la langue française qui se suffit à elle-même, justifiant le front des francophones abandonné à la direction exclusive de Monsieur Maingain, dont l’essentiel du programme politique consiste à s’opposer à toute demande flamande, quelle qu’elle soit.

Et aujourd’hui, on est prêt à accorder à la NVA et à BDW ce qu’on a toujours refusé aux partis flamands modérés : de vraies négociations institutionnelles. Mais nous ne nous trouvons plus face à des Belges néerlandophones, mais à de vrais nationalistes dont le but final est bien de larguer la Wallonie, dont il n’ont rien à cirer. Et pour sauver la face, tout le monde découvre aujourd’hui un De Wever devenu subitement parfaitement fréquentable, et dont la morgue pourtant n’a d’égal que le mépris dont les francophones tenaient jadis les Flamands…

Croire que celui-ci a modifié ses objectifs serait une profonde erreur, et d’ailleurs BDW n’a en rien renié son discours autonomiste, il y introduit simplement une notion de délai.

Ceci ne signifie pas que les Flamands sont de doux petits anges incompris, car le discours tenu par leurs hommes (et femmes..) politiques ont également une large part de responsabilité dans la situation que nous connaissons. Un discours qui s’est radicalisé dans la mesure où le nationalisme flamand a remplacé dans la majorité de la population flamande, un nationalisme belge « soft », qu’on a préféré occulter complètement au nom de je ne sais quelle idéologie humaniste qui n’a cours que chez nous. Il s’agissait là d’une erreur fondamentale qui est, parmi d’autres, à la source de l’estompement de l’idée nationale belge.

S’il a toujours existé dans l‘histoire de la Belgique, bien qu’au départ il fut simplement réformiste, le sentiment autonomiste flamand n’a jamais été aussi fort qu‘actuellement, même lors des meilleurs scores du Vlaamsch Nationaal Verbond, qui eut 16 élus en 1936 avant son virage néo-belge vers la fin de la guerre, ou de la Volksunie qui compta 21 députés, après toutefois qu‘elle aussi ait abandonné ses rêves autonomistes.

Jamais, la réputation autoproclamée de pays du surréalisme n’a autant justifié cette appellation : voir un républicain autonomiste chargé par le Roi de « sauver le brol », comme disait un certain Prince-Régent juste après la guerre, en est la parfaite illustration.

Quelle sera la suite ? Je n’en sais fichtre rien. La seule chose dont je sois certain, c’est qu’il faut aller très loin dans la réforme des institutions, vers un fédéralisme très élaboré (pour ne plus parler de confédéralisme, qui fait hurler les puristes). Si nous nous nous satisfaisons une nouvelle fois de demi-mesures, nul doute que la prochaine étape sera très douloureuse.

Voir aussi : http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/11/05/reba...

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D’ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ-MOI VOTRE COMMENTAIRE !

Jo Moreau

17:47 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : élections, particratie, crise, communautaire, fédéralisme | |  Facebook |

23/05/2010

LES PARTIS FRANCOPHONES EN PLEINE CRISE D'AUTISME.

« L'autisme est un handicap d'apprentissage à l'origine de problèmes de comportement entraînant un décalage et un manque de compréhension de l'environnement associé à une difficulté à communiquer correctement ».

Le futur gouvernement sera confronté à deux défis principaux : la résolution qu’on espère définitive du problème communautaire, et la crise monétaire et économique qui menace la crédibilité des Etats, et jusqu‘à l‘existence même de l‘Union Européenne.

Pour ce qui concerne le communautaire, j’assiste avec consternation à la campagne électorale de nos partis francophones, et à leur absence totale de réponse « miroir » à ce qui se passe en Flandre, où ce problème est très présent dans la campagne électorale, les derniers sondages en témoignent. Rappelons-nous tout de même que le gouvernement précédent est tombé sur la question communautaire.

La montée en force des idées séparatistes en Flandre fut largement alimentée ces dernières années par le refus systématique du monde politique francophone de prendre en compte les demandes flamandes de négociations institutionnelles.

Face à cette évidence, nous avons un « Front des Francophones », dirigé à la baguette par un Maingain, qui sous des dehors jésuitiques du style « moi un extrémiste ?, où allez-vous chercher cela », ne rate pas une sortie provocatrice propre à faire échouer toute négociation. Parfaitement aidé en cela dans les récentes crises par la RTBF, pour qui il apparaissait comme le seul porte-parole francophone, face au seul porte-parole flamand Bart De Wever.

Aucun parti francophone n’ose prendre l’initiative d’un programme clair et progressiste pour l‘avenir institutionnel de notre pays, apte à servir de base de négociation crédible face aux demandes flamandes. Je ne parle pas de diverses personnalités lançant des ballons d’essai à titre strictement privé, et prêt à soutenir le lendemain le contraire de ce qu’ils ont suggéré la veille. De part et d’autre de la frontière linguistique, tous les partis en sont au même point : plus francophone (flamand) que moi, tu meurs.

Pour la survie de la Wallonie -et de la Belgique-, il serait pourtant indispensable de ne plus jouer à l‘autruche. La Flandre veut une autonomie la plus large possible, et encore une fois, c’est son droit le plus strict de mettre ce problème sur la table. En face, un monde politique francophone qui depuis des décennies ignore cette demande, et n’a jamais voulu négocier une réforme de l’Etat en partenaire responsable, au risque de voir se l’imposer demain sans plus aucun ménagement, et dans sa forme la plus intransigeante.

Comme seule riposte, nous ressortons les drapeaux, l’unité du pays et le bilinguisme comme seuls antidotes obsolètes et unilatéraux, et affirmons que le principal problème est le social et la crise. A chaque coup, nous disons que ce n’est vraiment pas le moment de s’occuper de cela, et renvoyons les Flamands à nos fantasmes d‘un pays uni où chaque francophone est partout chez lui. Or, je crains beaucoup que cette fuite en avant se clôturera le lendemain de ces élections par un tout droit dans le mur.

Nous sommes face à deux conceptions radicalement différentes de ce que doivent être les régions (con)fédérées : le droit du sol flamand, contre le droit des gens francophone. Deux notions incompatibles ? Sans doute si l’une veut s’imposer contre l’autre dès demain, mais je suis persuadé qu’un accord réaliste est envisageable et des solutions applicables dans un avenir raisonnable. Et il faut bien constater que partout dans le monde, la seule notion qui tienne la route est le droit du sol. Bien sûr, cela est difficile à admettre au sein d’un même pays, mais en va-t-il autrement dans tout pays à structure fédérale, d’autant plus lorsque nous sommes face à deux entités linguistiquement différentes, et socialement ainsi que politiquement divergentes ?

Alors que nous nous gargarisions d’être un laboratoire des « compromis à la belge » que le monde entier nous enviait (?), nous aurions intérêt aujourd’hui d’aller voir ailleurs comment cela se passe… Je parle bien entendu de pays raisonnables tels que la Suisse ou le Canada.

Encore une fois, il n’est pas question d’accepter telles quelles toutes les revendications flamandes, dont certaines sont imbuvables, mais accepter l’ouverture de négociations win-win, sans tabous ni exclusives en reprenant l‘initiative.

Pour ce qui concerne le volet social et économique, tous nos partis clament en chœur qu’il s’agit là de la véritable et unique priorité pour nos populations.

Rappelons que la crise peut se développer soit vers la perte de confiance envers la capacité de remboursement de leur dette, des pays dont on peut douter du développement ultérieur de leur économie, ou de leur capacité à réduire leurs dépenses. En toute hypothèse, il faut s’attendre à une inflation galopante au vu de la masse monétaire créée dans tous les pays développés depuis maintenant deux années.

Or que constatons-nous ? Tous les pays européens se sont engagés dans des réformes drastiques permettant, du moins on l’espère, de réduire la dette qui s’est dramatiquement creusée depuis le début de la crise qui menace l’avenir financier de nos pays. Tous les régimes, qu’ils soient de droite ou de gauche, admettent qu’il faut réduire les dépenses pour tenter de survivre.

Seule la classe politique wallonne estime que chez nous tout va bien, puisqu’ aucun parti ne prévoit une quelconque restriction drastique dans les dépenses sociales et autres, telles que le paiement d’indemnités de chômage sans limitation de durée ni contrepartie, des allocations familiales pour chaque enfant quel qu’en soit le nombre, d’une couverture médicale maximale quels que soient les revenus du bénéficiaire, d’une kyrielle de services gratuits pour certaines catégories de population, de subventions en tous genres pour des asbl aux objectifs aussi nébuleux qu’incontrôlés, d’administrations pléthoriques dont les compétences souvent se chevauchent. Je m’arrête …mais la liste n’est pas close, loin de là !

Parallèlement à ces restrictions de dépenses, il va falloir augmenter les recettes. Les pistes les plus acceptables pour préserver le développement sont la lutte contre toutes les fraudes, et la taxation des (très) hauts revenus et des transactions financières.

Mais , dans un bel élan de générosité avec l’argent des contribuables, certains programmes électoraux prévoient au contraire une augmentation des dépenses publiques, dans une totale négation de la réalité économique catastrophique dans laquelle nous sommes plongés.

Rien de tout cela n’est pris en compte dans la campagne électorale, du moins dans les partis susceptibles de gouverner. Aucune vision réaliste et garante d’un avenir pour les jeunes générations. Aucune mesure concrète n’est proposée. Les programmes qu’on nous sert aujourd’hui sont pratiquement les mêmes qu’il y a deux ans, qu’il y a dix ans.

Rien que du vent, un vide abyssal déconnecté de la réalité, un autisme intégral …

D’ ACCORD ? PAS D’ ACCORD ?? LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE !

Jo Moreau.

18:36 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : élections, particratie, crise, communautaire | |  Facebook |

16/06/2009

LE CHOIX DE L'ELECTEUR

Nous voici fixés : ECOLO et le CDH ont choisi le PS, dans un grand mouvement de changement, voulu par l‘électeur. (ceci est un trait d’humour …)

Car c’est bien ce que nous disaient tous les commentateurs : le citoyen a voté pour le changement.

Plus que jamais, l’inanité des élections à la belge éclate au grand jour : quel que soit le résultat des urnes, l’électeur n’a définitivement pas voix au chapitre.

Les élections ne sont là que « pour mémoire », pour faire joli dans le paysage des pays démocratiques et pour continuer à faire partie de leur club. Mais plus que jamais, il s‘agit ici de particratie et non de démocratie.

Car chacun des dirigeants de partis participant à la négociation le déclare : nous respectons le choix de l’électeur. Si ces négociations échouent, et que le CDH et ECOLO se tournent vers le MR, (politique-fiction) ils ne manqueront pas de nous ressortir exactement la même phrase, la main sur le coeur.

On voit aussi les limites d’un système où ceux qui décident de l’orientation politique d’une région, sont les partis ayant recueilli le moins de voix.

Un des points principaux du programme sera une meilleure gouvernance, qui semble toutefois limitée à l’interdiction du cumul des mandats. On verra ce qui en sera après quelques mois, mais ce point n’est qu’un détail dans l’immense chantier d’une meilleure gouvernance, car il faut y ajouter les dépenses énormes dans par exemple la constellation des ASBL, des intercommunales, des organismes en tous genres qui coûtent très cher au contribuable et dont la pertinence reste à démontrer.

Pour ma part, je ne peux imaginer qu’un président qui n’a pas été capable d’imposer un minimum d’éthique parmi les cadres dirigeants de son propre parti, et ce depuis plus d’une dizaine d‘années, ait la prétention de gouverner plus blanc (ou plus vert) en quelques mois. Il n’en a d’ailleurs apparemment pas le pouvoir, au vu de la structure de son parti, mais là je peux me tromper.

Il est urgent que, par une réforme de la loi électorale, le citoyen soit réconcilié avec la démocratie. Plusieurs systèmes sont envisageable, depuis le système majoritaire à deux tours pur et simple (comme l’élection présidentielle en France), jusqu’à un système où le citoyen devrait se prononcer sur les coalitions proposées.

Pour l’heure, le système donne raison au nez rouge du PTB.

Il faut également que les choix proposés , notamment par ECOLO et les partis ayant sauté dans le train en marche de l‘écologie, aient fait l’objet de débats ouverts, impartiaux et clairs, aussi bien sur le nucléaire que sur l’importance donnée au caractère anthropique du réchauffement climatique, tous domaines qui vont profondément influer sur le développement énergétique et économique de notre pays et d‘ailleurs, confronté à l‘explosion démographique et du désir de mieux vivre et de consommation des populations mondiales.

Car il faudra bien discuter des choix de société en partant de bases scientifiques solides, et non d’un paralysant principe de précaution appliqué à tort et à travers, au profit de solutions durables convenablement étudiées, et éviter un joli flop illustré par les bio-carburants, qui nous ont déjà coûté pas mal d’argent.

Jo Moreau

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20:15 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, particratie, démocratie | |  Facebook |

12/06/2009

L'APRES ELECTIONS, ou la démocratie confisquée.

Vous avez voté ? Bravo et au-revoir, car on ne vous demandera plus votre avis avant plusieurs années. Maintenant, laissez faire ceux qui détiennent la connaissance , ceux que vous avez ou non élus, des gens sérieux qui savent mieux que vous ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Voici venir le moment privilégié où ils se retrouvent enfin entre eux, débarrassé de cette campagne électorale où tout fut discuté, sauf les vrais problèmes, où chacun a pu contenter son ego devant les caméras, exposer un programme dont tout le monde sait parfaitement qu’il ne pourra être mis en application.

Le grand rendez-vous est pris pour mettre au point ce fameux accord de coalition pour lequel vous n’avez rien à dire, et dont vous n’avez d’ailleurs rien à cirer car mieux que quiconque, vous savez que dans notre système électoral, « plus ça change, et plus c’est la même chose ».

Plusieurs se poussent en avant, depuis Demotte jusque Louis Michel, afin de pouvoir coiffer l’autre au poteau, et s’autoproclamer Président de la Région Wallonne, car là non plus on n’a pas demandé votre avis.

D’ailleurs chacun sait que vous n’êtes pas assez qualifié pour le donner.

Ce fameux accord de gouvernement, disais-je , assez dilué pour plaire à tous ceux qui devront s’en accommoder , assez fadasse pour que rien ne bouge, et surtout assez flou pour qu’aucune décision un peu trop volontariste soit appliquée.

Et nous allons bientôt retourner dans le train-train quotidien de l’envasement d’une région, qui continuera à s’embourber dans les méandres de ses faiblesses pourtant dûment répertoriées : éducation, goût de l’effort, respect des autres et de l’environnement, éthique, courage politique, frein à l‘assistanat et aux subsides tous azimuths.

Plus que jamais, pour sortir de l’immobilisme politique et social, je suis partisan d’un scrutin majoritaire à deux tours qui, s’il est loin de tout régler, permet au moins un exercice plus ouvert et plus sain de la démocratie, et ne plus la voir confisquée par les présidents de partis.

 Jo Moreau

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19:29 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : wallonie, élections, démocratie, particratie | |  Facebook |

29/05/2009

LA VOLONTE DE L'ELECTEUR, ou la grande mystification.

Les élections approchent, au grand désarroi des citoyens, et favorisant le grand cirque des présidents de partis.

Pas ou peu de promotion pour son propre programme, la campagne se limitant à dépeindre les catastrophes épouvantables programmées si par malheur le concurrent prenait le pouvoir à la Région.

« Infréquentable », le mot a un succès fou pour qualifier l’autre. Comme si les dérapages les plus graves - soit les manipulations de la démocratie-, étaient l’apanage d’un seul. Comme si les cumuls de mandats , la copaincratie , les élus qui ne siègeront pas là ou ils se présentent, les abus commis avec l’argent du contribuable, les grands fraudeurs qui sont absous par un système défaillant, non, chez nous ça n’existe pas.

Lamentable et ridicule.

Quelle est la vision européenne de ces partis, quelle action entreprendre pour contrer la crise bancaire et sociale au cœur de l’Europe ? Que faire pour sortir l’Union Européenne du blocage actuel ?

Rien, le vide absolu sinon des clichés qui n‘engagent à rien.

Et les seuls qui me paraissent (un peu) en-dehors de cette mascarade de démocratie, me promettent des taxes toujours plus élevées au nom de principes biaisés sinon contestables et contestés.

Et tous de parler de la « volonté de l’électeur ».

C’est là un aspect vicié de notre système électoral : comment percevoir la volonté de l’électeur ?

L’électeur n’a aucune volonté, ni d’ailleurs aucun droit de regard, dans les accords pré ou post-électoraux.

Un parti qui passe de 5 à 12% des voix a-t-il gagné les élections ?

Un autre qui passe de 45 à 30%, soit en restant le parti qui a recueilli le plus de voix, a-t-il perdu et doit-il aller dans l’opposition ?

Un troisième qui reste au statu-quo à 25% des voix, est-il gagnant ou perdant ?

Encore une fois, la démocratie sera confisquée par les présidents de partis qui interprèteront la « volonté de l’électeur » comme cela les arrange.

Des présidents de partis qui ne sont même pas capables de faire régner un minimum d’ordre et d’éthique parmi leurs propres cadres et adhérents, et qui prétendent diriger une région ou un pays. (je mets un pluriel pour ne vexer personne).

Quand j’entendais Mme Milquet aux élections précédentes (mais elle n’est pas la seule) pérorer que si le CDH entrait au gouvernement régional, c’était suite à la prétendue « volonté de l’électeur », cela me hérisse.

Non, l’électeur n’a aucun moyen d’exprimer sa volonté quant à un accord gouvernemental, décidé par les seuls présidents de partis, après des tractations pré ou post-électorales qui sont tout sauf démocratiques, présidents de partis qui n’ont eux-mêmes aucune légitimité devant l’ensemble de la population, étant élus par leurs propres cadres et membres, et encore …

Mais place au grand cirque, le rideau va se lever…

Jo Moreau

(je vous renvois aussi à l’article : Pour une nouvelle loi électorale.

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17:27 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, élections, particratie, démocratie | |  Facebook |

16/05/2009

ETHIQUE et CONSULTANCE.

Nous voici submergés par la révélation d’affaires en tous genres, qu’en fait tout le monde ou à peu près connaissait ou à tout le moins, soupçonnait.

Le détonateur médiatique, d’ailleurs initié par un citoyen blogueur -Olivier Baum-, en fut clairement le voyage californien de nos élites parlementaires accompagnées de leurs épouses , et qui n’était que le dernier voyage d’une longue série, ceci dans un contexte de crise profonde et de pauvreté croissante.

Le cas Donfut met le doigt sur la multiplication des consultants en tous genres, souvent liés au monde politique quant ils n’en sont pas tout simplement issus. J’aimerais qu’on m’explique la nécessité de faire appel à des consultants, quand les hommes politiques disposent d’une administration pléthorique, souvent doublée de cabinets ministériels, refuges rémunérateurs pour les copains et assimilés. En quoi ces consultants -grassement payés par l’argent du contribuable- font-ils un travail plus efficace que ce que les administrations sus-nommées auraient pu effectuer ?

Dans le cas Donfut, un ministre, coiffant une casquette de consultant, se fait un plantureux second salaire pour un travail qu’il aurait parfaitement pu accomplir dans le cadre de ses fonctions, à condition qu’il ait été nommé à la bonne place .

Il y a donc un carrousel rémunérateur à caractère maffieux à exploiter : spécialiste (auto-proclamé ou non) dans un domaine particulier, je me fais nommer ministre dans un tout autre domaine, et je deviens en plus consultant dans ma spécialité pour un autre copain ministre…

Le cas Chastel, qu’il soit ou non justifiable, met le doigt sur les milliers d’ ASBL (sans but lucratif ??) subsidiées par l’argent des contribuables (j’emploierai toujours cette phraséologie, car l’argent de l’état, de la région, de la communauté, c’est le mien, c’est le vôtre), ASBL dont personne ne contrôle ni la justification, ni le travail effectué, ni l’usage fait des fonds confiés.

La seule COCOF subsidie plus de 3700 ASBL…. Ceci est favorisé par notre système électoral, où nos adversaires actuels pourraient bien devenir nos alliés d’après élections, et chaque parti (y compris Ecolo, qui ne participe pas mais qui sait et se tait) a avantage à faire profil bas.

Le système uninominal à deux tours , de par le fait même qu’il n’y a plus d’alliance indispensable à la formation d‘un gouvernement régional, est plus à même d’éliminer pas mal de ces magouilles, même s‘il ne s‘agit pas de la solution à tout.

14:54 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éthique, belgique, wallonie, particratie | |  Facebook |