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14/10/2010

MAI 68, LE RETOUR ??

Un peu partout en Europe, on assiste à des mouvements sociaux de plus en plus nombreux, et rassemblant de plus en plus de participants. La motivation profonde de certains de ces mouvements échappe toutefois à des analyses rationnelles.

Le meilleur exemple me semble être la récente grève totale des aiguilleurs du ciel en Belgique, dont personne, pas même les syndicats qui d’ailleurs ne cautionnèrent pas cette grève, ne put discerner la raison objective qui la déclencha, car on ne peut retenir le déplacement de deux personnes de Bruxelles à Charleroi (50 Kms) comme une raison valable au blocage du ciel belge…

On a vu aussi, parmi d’autres, l’arrêt des usines Arcelor-Mittal à Liège et à Châtelet, avec toutefois un arrière-plan social plus affirmé, et la grève des chemins de fer « marchandise », aussitôt embrayée « par solidarité (!?) » par certains cheminots. Quoiqu’on soit conscient que cette catégorie de fonctionnaires est toujours prête à démontrer sa solidarité…

Il y a bien sûr la revendication sous-jacente d’augmentation du pouvoir d’achat, mais consciemment ou non, chacun reconnaît que le pouvoir d’achat a vu ses capacités restreintes par de nouveaux besoins inconnus il y a quelques années, tels que l‘informatique, les GSM dont on a fait un produit de mode, les écrans plats, les abonnements pour faire fonctionner tout cela et pas mal d‘autres choses encore.

Mais plus que les revendications matérielles, ce qui transparaît dans tout cela est un sentiment de gigantesque ras-le-bol, devant un avenir de plus en plus bouché.

Ras-le-bol devant l’indifférence d’un monde industriel qui, depuis la mutation du capitalisme en financiérisme, a laissé tomber la population locale en se tournant vers l’exploitation d’un étranger asiatique ou africain bien plus prometteur en profits gigantesques.

Ras-le-bol devant le spectacle de ceux qui loin de subir durement l’évolution du monde et les conséquences de la crise, continuent à s’enrichir d‘une façon qu’il faut bien qualifier d‘indécente, et ceci est un doux euphémisme !

Ras-le-bol devant l’absence de réponse du monde politique, qu’il soit de droite ou de gauche, qui a porté la mondialisation sur les fonts baptismaux et se réfugie aujourd’hui derrière elle pour tenter d’expliquer son impuissance.

Et angoisse d’une large part de nos concitoyens qui craignent de rejoindre ceux, déjà nombreux, qui ne sont plus capables de trouver un logement décent, de se chauffer, ou de payer les factures des produits dont on l’a persuadé qu’ils étaient indispensables à son bonheur, et qui n’ont même plus accès à notre système de soins de santé que-le-monde-nous-envie.

Mais le pire dans la situation actuelle est qu’on a confisqué le rêve et l’espoir à une immense majorité de la population, rêve dans un avenir meilleur, dans la certitude que la vie de nos enfants sera plus douce que la nôtre, rêve dans les progrès de la science et de la civilisation.

Et la confiscation de ces rêves -combinée aux problèmes sociaux qui ne font qu‘amplifier-, pourrait mener à une situation bien plusexplosive et incontrôlable que ce que nous connûmes en mai 68.

Voir aussi :

http://belgotopia.lalibreblogs.be/archive/2009/05/11/euro...

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Jo Moreau

17:32 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, économie, valeurs, crise, inégalités sociales | |  Facebook |

18/07/2010

AMNISTIE OU PARDON ?

Numériser0003.jpg Des dépêches d’agence impliquent le pré-formateur Elio di Rupo dans un processus d’amnistie pour les collaborateurs condamnés après la libération.

Cela me paraît tout d’abord une interprétation très exagérée. A ma connaissance le vice-premier a simplement pris l’opinion du psychiatre Van Meerbeeck, favorable lui à une telle mesure qui favoriserait -dit-il- une réconciliation entre tous les Belges. Mais la manipulation ou la distorsion de l’information par les médias ou par des commentateurs divers n’est pas un fait nouveau.

Contrairement à la Wallonie, la question est surtout sensible du côté flamand, ce point ayant toujours été une revendication des mouvements nationalistes du nord du pays (et ce dès après la première guerre mondiale). Non pas qu’objectivement la collaboration ait été plus intense en Flandre qu’en Wallonie, le nombre de condamnations pour faits de collaboration étant proportionnellement équivalente pour chaque communauté, mais elle fut pour certains d’un autre ordre. Les collaborateurs flamands ont été pour une partie, convaincus que le régime nazi serait le vecteur d’un autre avenir pour une Flandre en-dehors de la Belgique, soit au sein du Reich, soit dans une indépendance musclée.

Ce en quoi ils devaient en définitive être bien déçus, mais pas découragés !

Mais que ce soit dans le Nord ou le Sud du pays, il y eut la masse de dénonciateurs, des assassins, des profiteurs, des traîtres à leur pays qui n’hésitèrent pas à porter l’uniforme de l’ennemi, alors qu’aucun traité de paix n’était signé. Et puis tous ceux qui adhérèrent avec enthousiasme à une idéologie dont le caractère criminel ne pouvait échapper à personne.

Une grande partie d’entre eux s’échappèrent du pays en 1944, la plupart en Amérique du Sud où ils fondèrent de véritables communautés, notamment en Argentine, où eux ou leurs descendants perpétuent encore aujourd‘hui le souvenir de leurs exploits, comme cela existe chez nous également.

Alors, quand on me parle de « réconciliation entre les Belges » en faveur de ceux qui n’avaient -et n’ont toujours- de cesse de hurler « België barst  » (que la Belgique crève) me ferait doucement rigoler, si ce n‘était si triste…

Quand je vois des milliers de spectateurs de courses cyclistes agiter en toute innocence des drapeaux flamingants qui leur ont été distribués par des représentants de mouvements extrémistes dirigés par des nostalgiques de la croix gammée, je suis révolté. (Malgré une certaine ressemblance, il ne s’agit en effet pas du drapeau de la Région flamande).

Le pardon ? Pourquoi pas, au cas par cas, pour celui qui le demande et qui est conscient de s’être trompé.

L’effacement de certaines conséquences pour les descendants ? A examiner, mais des indemnités quelconques pour quelque raison que ce soit sont à exclure.

L’amnistie ? J’aurais l’impression d’inverser les rôles, et que nous reconnaîtrions une injustice à l’égard de ces dévoyés. Je ne conçois pas d’amnistie généralisée, qui bénéficierait surtout à ceux qui n’ont en rien renié leur idéologie.

Qu’ils soient Flamands ou Wallons.

Certains faits particulièrement graves ne peuvent être passés par pertes et profits, et chacun doit être conscient que certains choix ont des conséquences irréversibles. Cela était vrai hier, et ce doit encore l’être aujourd’hui.

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Jo Moreau.

16:08 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, culture, valeurs | |  Facebook |

02/02/2010

LES NOUVEAUX BELGES ET L' INTEGRATION

La position des autorités belges , qu’elles soient politique ou morale, vis-à-vis de l‘immigration, a varié dans le temps, passant de la volonté d’intégration à la célébration de la société multiculturelle.

Abandonner le principe d‘intégration de ces populations est une lourde erreur, qui ne peut déboucher que sur des affrontements de plus en plus violents entre des communautés antagonistes, ayant souvent un passé historique, politique ou culturel conflictuel. On observe ce phénomène non seulement en Grande-Bretagne, où ces affrontements sont fréquents, mais aussi de plus en plus couramment chez nous. Les derniers accrochages viennent d’avoir lieu en ce début janvier 2010 en Italie, en Australie et aux Pays-Bas, où un quartier marocain a été attaqué par des Moluquois.

Cela nous a conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui : un raidissement de la population largement majoritaire d’origine belge, en position de rejet contre ce qu’elle considère comme une inclusion étrangère aux revendications parfois excessives, dénaturant un paysage de vie de moins en moins familier, et face à elle des populations immigrées ghettoïsées et victimisées.

L’avenir d’une société multiculturelle ne peut être que parsemé de violences, et ne mène en définitive qu‘à l‘émergence d‘un racisme affirmé.

 Pour éviter ces manifestations anarchiques, le monde politique est prêt à toutes les compromissions et tous les reniements, allant même jusqu’à accepter l’apparition d’un véritable « apartheid » (ou développement séparé), comme en témoignent les appels de plus en plus pressants à des « accommodements raisonnables » dans plusieurs secteurs de la vie quotidienne, professionnelle, scolaire et même juridique, ou à l‘existence de zones dites de non-droit, qui ne sont rien d’autre en définitive que des colonies d‘implantation, tellement décriées par ailleurs…

Il y eut de tout temps une défiance certaine vis-à-vis de l’immigration étrangère. Par exemple l’immigration polonaise ou italienne avant ou juste après la guerre. Or il s’agissait de populations religieusement et culturellement très proches de nous, et issues de pays d‘un niveau économique globalement équivalent. Après des débuts particulièrement pénibles pour ces gens, parqués dans des camps de baraquements en bois et en butte à la défiance ambiante, l’intégration dans la société belge s’est finalement harmonieusement réalisée, la célébration des origines se perpétuant aujourd’hui uniquement dans des clubs, des soirées culturelles ou festives. Car s’intégrer ne signifie pas nécessairement renier ses origines.

Il n’en est plus de même aujourd’hui avec une fraction non négligeable de la communauté musulmane, avec en prime la différence religieuse et culturelle, qu‘il serait ridicule de nier car elle est la raison principale de ce rejet apparent.

A contrario, il faut citer une autre partie de cette communauté, parfaitement intégrée tout en continuant à respecter -pour ceux qui le désire- les principes de leur religion dans le cadre de leur vie privée , et occupant des positions de plus en plus élevées dans les structures publiques ou commerciales. Les rapports excellents qu’ils entretiennent avec leurs collègues dans de nombreux lieux de travail est la preuve indéniable que cette intégration est parfaitement réalisable, y compris entre ressortissants de cultures fondamentalement différentes.

Le problème principal vient souvent des deuxième et troisième générations ghettoïsées et de plus en plus repliées sur elles-mêmes. Un nombre grandissant de jeunes peu ou pas scolarisés entrent en révolte permanente, entraînant leurs proches par l‘intimidation.

Les causes ? En premier lieu l’activisme d’un noyau actif d’islamistes fondamentalistes, prônant un islamofascisme anti-occidental et des principes religieux en totale contradiction avec notre propre vision de la vie.

Il y a ensuite le discours électoralement et idéologiquement intéressé d’une grande partie du monde politique et associatif belge, présentant ces jeunes générations comme de malheureuses victimes d’une société raciste, tout en omettant soigneusement de les mettre devant leurs propres responsabilités quant à leur éventuel échec social.

Il y a aussi la situation internationale -au Proche-Orient notamment-, les problèmes de violence souvent liés au contrôle du trafic de drogues, la dualisation entre la société belge (ou européenne) et leur propre sentiment de déracinement total.

Pour enrayer ce processus d’apartheid en phase de consolidation, évident pour tout un chacun qui accepte de voir les réalités en face, il faut promouvoir certaines mesures allant dans le sens de l’intégration.

Il y a bien entendu plusieurs catégories d’immigrés, arrivant chez nous avec des motivations différentes, mais je m’attacherai principalement à ceux qui se sont solidement implantés dans notre pays, et désirent en acquérir la nationalité.

Parmi ces mesures, la renonciation au principe de la double nationalité me parait primordial.

Le choix doit être obligatoire, et la nationalité belge ne devrait être définitivement acquise qu’après un délai de 3 ans à dater de la demande, délai pendant lequel le demandeur bénéficierait encore de la double nationalité. Son octroi final a comme condition première la renonciation expresse à la nationalité d’origine. Lorsque le pays d’origine n’accepte pas cette renonciation (par exemple le Maroc), la nationalité belge pourra être retirée dès que le ressortissant aura revendiqué sa nationalité d’origine pour quelque raison que ce soit. L’octroi de la nationalité belge ne pourra être effective que suite à une demande expresse de l’intéressé majeur. Les autres moyens d’acquisition (par mariage, lieu de naissance etc..) seraient abrogés, sauf bien entendu pour les enfants mineurs dont le père est belge.

La condition sine qua non à l’obtention de la nationalité belge devrait s’accompagner d’un engagement d’intégration à la société accueillante, et surtout d’adhésion au respect et à la défense des valeurs que nous promouvons, dont notamment :

  • Le respect intégral des lois, règlements, us et coutumes en usage dans le pays d’accueil, dans l’optique également de la reconnaissance des fondements judéo-chrétiens de la société européenne.
  • L’égalité entre l’homme et la femme.
  • Le respect de la tolérance, soit aussi la capacité de comprendre le point de vue d’autrui,
  • La liberté, y compris la libre circulation des hommes et des idées. Ceci comprend la liberté de culte.
  • Bâtir une société basée sur la possibilité de se réunir librement, de penser et d’écrire, d’exprimer ses opinions , pour autant qu’elles ne constituent pas une incitation à la violence quelle qu’elle soit.
  • Le respect de la dignité de l’Homme, la lutte contre le racisme.
  • La défense de la démocratie.
  • La séparation entre l’Eglise et l’Etat,
  • La défense et le respect de ces valeurs, parmi d’autres, qui ne sont pas négociables, et ce même si elles ne sont pas toutes intégralement atteintes à l‘heure actuelle.

Ce choix serait également proposé aux personnes ayant déjà acquis la nationalité belge. D’autres mesures sont également envisageables dans le contexte plus large de l‘immigration légale.

- Limitation stricte du principe de regroupement familial au conjoint et enfants du demandeur. Abrogation des exceptions actuellement en cours (notamment au bénéfice de la communauté turque).

- Possibilité d’expulsion de ressortissants étrangers vers le pays d’origine pour certains faits graves à définir, comme crimes, participation ou incitation à des actes de terrorisme, destructions en bandes organisées etc.

Je n’ai pas la prétention de résoudre tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés par un exercice périlleux de « yaka », mais devant une situation sociétale potentiellement explosive et historiquement entièrement nouvelle à laquelle nous sommes confrontés, il importe de proposer des mesures raisonnables, susceptibles de la maintenir sous contrôle.

Qu’on me comprenne bien : mon discours n’est en aucun cas à caractère raciste, mais se veut une ébauche de solution au problème actuel de ghettoïsation - favorisée par certains courants parfois contradictoires- d’une partie de la population issue de l’immigration.

Cette Europe tellement décriée par d’aucuns, reste pourtant l’ultime espoir pour de nombreuses populations dans le monde.

Il me semble essentiel que ceux qui viennent y chercher un refuge et un avenir, le fassent en toute connaissance de cause et dans la volonté de s’y intégrer, sans renier pour autant ni ses origines ni sa spécificité.

Ce sera aussi la condition de leur accueil fraternel et sans réserves parmi nous.

Les velléités de certains d’importer ici les conditions de vie qui furent pour beaucoup à l’origine même de leur départ vers nos cieux, est un non-sens absolu qui dissimule mal un arrière-plan politico-idéologique à caractère hostile.

Jo Moreau

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22/06/2009

LE PORT DU VOILE, une escalade ?

Le débat sur le port du voile, que ce soit chez nous ou dans certains pays musulmans, devient aigu.

Alors que ce signe extérieur de soumission à une religion se répand de plus en plus, des voix s’élèvent et s’inquiètent de son invasion.

 Rappelons d’abord que le Coran n’impose nulle part une telle contrainte, mais qu’elle résulte d‘une interprétation libre de certains préceptes appliquée d‘abord par les sunnites, et par après également par les chiites.

Dans un souci moderniste, notons que la Turquie interdit le port du voile, et que plusieurs dirigeants de pays musulmans encouragèrent les femmes dans le dévoilement. Ainsi, en Tunisie, Habib Bourguiba l’interdit dans les fonctions publiques, et en 2006 encore, le président Ben Ali condamnait le voile comme « d‘inspiration sectaire et importé de l‘extérieur «, tandis que le ministre des affaires étrangères, Monsieur Abdelwaheb Abdallah déclarait que le voile « est un slogan politique qui se dissimule derrière la religion« . On ne peut être plus clair, et je me range totalement à ce point de vue. Certains de nos hommes ou femmes politique devraient s'en inspirer.

Il y a quelques années, cette question ne se posait nullement dans nos contrées, car pratiquement aucune jeune fille ou femme ne portait le voile, ni en rue, ni à l’école. Cela ne les empêchait nullement d’être de bonnes musulmanes.

L’apparition relativement récente de celui-ci a correspondu avec le durcissement de certains milieux islamistes vis-à-vis de l’occident, et du refus des valeurs portées par celui-ci. Imposé par la pression de l’aile intégriste et impérialiste de l’Islam dans le milieu très fermé dans lequel la majorité des musulmans évoluent, il est devenu le symbole d’un repli identitaire combiné à une attitude offensive sous le couvert de la lutte contre le racisme et l‘islamophobie.

Ce repli constitue en fait un obstacle, sinon un refus de l’intégration et un appel à un nouvel apartheid (= développement séparé).

Car que se cache-t-il derrière le port du voile imposé par une fraction intégriste, sinon le rejet de nos valeurs qui prônent l’égalité de l’homme et de la femme, la séparation de l’église et de l’Etat, ainsi qu’un soutien insidieux et à des degrés divers de la polygamie, du mariage forcé, de la répudiation et de la lapidation.

Il serait intéressant d’ailleurs d’établir un parallélisme entre ce comportement soi-disant religieux et un comportement sectaire.

Il ne peut y avoir d’accommodement avec les principes de base de notre société. Ceux qui sont accueillis chez nous, à leur demande, doivent se conformer à nos lois et coutumes, et tout mettre en œuvre pour s’intégrer au pays hôte. Et non le contraire.

Accepter petit à petit le recul de nos valeurs comme nous le faisons est suicidaire (voir notamment certaines décisions de justice prenant en compte la répudiation).

Comme dans plusieurs pays musulmans, le minimum est d’interdire le port du voile dans les milieux scolaire, public et politique, et plutôt que de le tolérer , il faut appeler les femmes musulmanes à l‘arracher.

Jo Moreau

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16:09 Publié dans immigration | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : politique, culture, valeurs, intégrisme | |  Facebook |